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Analyse des outils de communication utilisés dans la lutte contre le paludisme au Burundi: cas du Programme National Intégré de Lutte contre le paludisme( PNILP )

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par Thierry et Denis KEZIMANA et UWIMANA
Université Lumière de Bujumbura - En vue de l'obtention du grade de licencié en sciences de la communication.  2011
  

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INTRODUCTION GENERALE

Actuellement, la santé de la population constitue une préoccupation majeure dans les pays en voie de développement comme le Burundi. Parmi les maladies qui affectent gravement les Burundais figurent le paludisme. Cette maladie se classe en première position avant le VIH/SIDA. Le paludisme tue beaucoup de personnes et touche majoritairement les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans. Au Burundi, l'évolution du paludisme depuis les années 1990 montre une croissance élevée. Il serait sous forme endémo-épidémique et constitue de ce fait un problème de santé publique au regard des chiffres, de décès et des situations de morbidité enregistrés par les services du Ministère de la santé. Depuis 1991, les études menées par les autorités Burundaises en collaboration avec l'OMS montrent que «le paludisme s'étend sur les plateaux centraux (......), causant des épidémies meurtrières au sein de la population »1(*).

Aujourd'hui, au 3e millénaire, il est difficile de se passer de la communication qui est devenue un moyen incontournable dans tous les domaines de la vie. Nous estimons que la communication est un élément central des réponses développées face au paludisme bien qu'elle ne puisse pas être à elle seule une solution à tous les problèmes qui se posent. Le secteur de la santé qui était considéré comme une affaire des médecins et des agents de la santé, doit être accompagné par la communication surtout dans la sensibilisation et dans l'acquisition de nouvelles connaissances sur certaines épidémies et cela serait une occasion de conscientiser la population pour qu'elle change de comportement face à une épidémie donnée.

Ainsi, STOETZEL précise que « parmi les raisons de besoin d'être informés, il y a l'intention de se mêler aux problèmes de l'actualité, de participer aux connaissances et aux opinions de groupe »2(*)

Enfin, la communication est efficace quand les messages élaborés et les outils de communication choisis tiennent compte du contexte socioculturel de la population afin d'éviter les influences indésirables. C'est ainsi que dans la présente étude intitulée : « L'analyse des outils de communication utilisés dans la lutte contre le paludisme au Burundi : Cas du PNILP », nous voulons analyser la place des outils de communication dans la prévention du paludisme.

Dans cette partie introductive, nous allons évoquer la problématique, le choix et l'intérêt du sujet, l'hypothèse de recherche, la méthodologie, la délimitation et la subdivision du travail.

1. Problématique Communicationnelle

Le paludisme reste une maladie endémique dans beaucoup de pays du Tiers-Monde et plus particulièrement en Afrique Subsaharienne. En considérant le nombre de victimes que cette maladie occasionne, le paludisme est devenu un problème social qui fait que presque tous les pays de cette zone géographique ont mis en place des programmes de lutte contre cette maladie. Ainsi,

« environ 90% de tous les décès actuellement dus au paludisme dans le monde surviennent en Afrique. La majorité des infections en Afrique sont en effet imputables au plasmodium falciparum, la plus dangereuse des 4 espèces de protozoaires. On estime qu'un million de personnes, pour la plupart des enfants de moins de 5 ans meurent chaque année en Afrique suite au paludisme. »3(*)

Le paludisme est une maladie qui fait des ravages dans le monde en général et au Burundi en particulier. Il exerce ces ravages sous forme endo-épidémique et constitue le premier problème de santé publique sur le plan de la morbidité et de la mortalité. Selon le rapport annuel EPISTAT 2010, chaque année plus d'un million de cas de paludisme sont notifiés dans tout le pays : 34,5% des malades paludéens sont des enfants de moins de cinq ans et constitue la catégorie la plus touchée et 2,4% des malades sont des femmes enceintes. Le paludisme représente 77,4% de cas de morbidité pris en charge dans les centres de santé tandis que le taux de mortalité est de 37,8% en 20104(*).

Au niveau mondial, en nombre absolu, cette maladie tue journalièrement 3000 enfants de moins de 5 ans. Elle cause donc une mortalité très supérieure à celle du SIDA. Les enfants mortellement atteints meurent souvent moins de 72 heures après l'apparition des symptômes.

Le paludisme est aussi particulièrement dangereux pendant la grossesse. Il cause une anémie chez les femmes dans les régions d'endémie palustre. Ainsi, il contribue à l'anémie mortelle, au faible poids à la naissance et à la mortalité infantile. C'est la cause principale la plus connue de l'avortement spontané dans beaucoup de pays africains.

En définitive, les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans sont les plus vulnérables au Burundi. Une des solutions face à cette problématique est que la communication efficace peut constituer la base de changement de comportement chez tous les concernés : les femmes, leurs familles, les leaders communautaires, les directions de programmes, etc. Selon WATZLAWICK et ses collaborateurs : « La communication ne fait pas que véhiculer de l'information, elle impose aussi un comportement.»5(*)

La lutte antipaludique n'est pas du ressort exclusif des agents de santé. C'est l'affaire de tout le monde et chacun doit y contribuer. Tous les membres de la communauté doivent y être associés car elle exige la participation de tous. Mais toutes les activités doivent être accompagnées par la communication. Nous allons travailler autour d'une question générale de recherche formulée comme suit : le PNILP dispose-t-il des outils de communication qui accompagnent ses activités ? A partir de cette question générale, il ya d'autres interrogations auxquelles nous allons tenter de trouver des réponses. Ces interrogations sont entre autres : Est-ce que ces outils sont en mesure de contribuer à réduire le taux de morbidité et de mortalité au Burundi ? Dans le cas contraire, quelle serait la stratégie de communication à adopter ? Nous allons vérifier que ces outils de communication affichent des atouts remarquables ou alors s'ils affichent des faiblesses. Dans ce cas là, nous allons proposer une stratégie de communication adaptée à la lutte contre le paludisme au Burundi.

* 1 Dr IBRAHIMA C. et al., Analyse du système de santé et de lutte contre le paludisme à Bujumbura, 2002, p.39.

* 2 STOETZEL, J., Fonction de la presse dans les études de presse, Institution financière française, Vol. III, n°1,

juillet 1938, p.38.

* 3 Demography and Healthy Survey (DHS), Calverton, MD, ORC, Marco http://www.measuremedhs.com.

* 4 Ministère de la Santé Publique et de Lutte contre le Sida, Rapport annuel EPISTAT, 2010.

* 5 WATZLAWICK, P. et al. Une logique de la communication, Paris, Seuil, 1972.

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