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Crise financière: le référentiel comptable international est- il responsable?


par Ahmed Atef OUSSII
Université de Tunis - Maà®trise en sciences comptables 2009
Dans la categorie: Economie et Finance
   
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Conclusion générale

En guise de conclusion, on peut affirmer que l'environnement comptable international a été marqué par ce que l'on appelle : le phénomène d'harmonisation comptable. En effet, le référentiel comptable de l'IASB gagne de plus en plus de terrain quoique cette organisation fasse l'objet de nombreuses critiques surtout suite à la crise financière née aux Etats-Unis avant de devenir mondiale.

L'ampleur et la durée de la crise des subprimes montrent que la titrisation, combinée à une mauvaise distribution du crédit, à des méthodes d'évaluation inadéquates et à un contrôle réglementaire insuffisant, a porté un coup très dur à la stabilité financière.

De nombreux observateurs ont accusé les normes comptables internationales produites par l'IASB qui font référence à la juste valeur d'avoir amplifié l'effet de la crise financière actuelle, considérée la plus dangereuse depuis celle de 1929 puisque les variations de la juste valeur des instruments financiers sont enregistrées au compte de résultat ou en capitaux propres, ce qui influence le résultat et les exigences en capitaux propres et engendre une volatilité du ratio de solvabilité des établissements bancaires et financières.

Par contre, d'autres, croient que l'évaluation à la juste valeur ne doit guerre être abandonnée, les IFRS ne sont pas responsables de la crise. Toutefois, lorsqu'elles sont combinées avec les règles prudentielles de Bâle II, elles engendrent une certaine volatilité excessive.

Nous pensons que « la juste valeur » ne doit en aucun cas céder sa place au  « coût historique ». Le principe de « fair value » sur le quel se basent les normes comptables internationales IAS/IFRS présente certainement des failles, ses insuffisances apparaissent en période de crise. Dés lors, la juste valeur sera « injuste », d'où, les régulateurs doivent imposer dans ces cas aux établissements du secteur bancaire et financier d'abandonner provisoirement le « mark to market » au profit du « mark to model » tout en fixant les paramètres du modèle.

De ce fait, les IFRS sont impliquées dans la crise financière quoi qu'indirectement. C'est ce qui explique l'amendement de l'IAS 39 par l'IASB.

Par ailleurs, et si la majorité des observateurs ont tendance à remettre en cause la titrisation des créances hypothécaires à risque, le travail des agences de notation et de rating et les IAS/IFRS, il ne faut pas fermer les yeux sur le rôle de la corruption et de la mauvaise gestion de la part des dirigeants et des politiciens. En fait, corruption et politique se retrouvent dans une combinaison qui n'est pas nouvelle.

D'ailleurs, Le rapport du groupe « Wall Street Watch » a montré que le secteur financier américain a dépensé entre 1998 et 2008 plus que 5 milliards de dollar afin d'influencer les décideurs à Washington dans des affaires liés au marché financier américain, c'est ce qui a contribué à la chute actuelle du système. NATCHOV et LACROIX (2007)

De plus,  la révélation que Bernard MADOFF, un grand investisseur très connu dans les bourses internationales, était un escroc, a choqué le monde entier, de façon forte compréhensible. L'ampleur prise par son escroquerie pyramidale de 50 milliards de dollars est difficile à comprendre. » KRUGMAN (2009)

Dans ce cadre, KRUGMAN (2009) affirme : « Ce MADOFF est-il le mouton noir de Wall Street ou bien l'exemple type d'un secteur qui se serait affranchi de toute morale dans sa quête frénétique de l'enrichissement rapide ? 

Maintenant que nous constatons les dégâts en tentant de comprendre comment les choses ont pu tourner aussi mal, aussi rapidement, la réponse est très simple : Ce que nous avons sous les yeux, ce sont les conséquences d'un monde devenu fou, devenu MADOFF. »

 

Ainsi, et suite à ces troubles financières mondiales, la Tunisie a lancé une panoplie de mesures préventives afin de mettre le secteur financier et bancaire à l'abri de la crise. La Tunisie, qui n'a pas encore choisi son camp comptable se trouve anxieuse suite à la dernière crise comptable qui a révélé les limites du système comptable proposé par l'IASB quoique la Tunisie semble être sur le chemin d'adopter les IAS/IFRS au moins pour une certaine catégorie d'entreprises, celle d'intérêt public. Cette réforme probable va nécessiter la mise en oeuvre de plusieurs mesures afin d'assurer la réussite de cette refonte.

Enfin, la question qui se pose à cet égard est de savoir si les IAS/IFRS vont garder la gloire qu'elles ont connue avant la crise financière, ou bien ces normes ne vont plus résister aux critiques et on y assistera à un retour vers une hétérogénie comptable ? Tout est possible !

De toute façon, Les années prochaines apporteront la réponse.

Références

Ouvrages et articles

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Interview avec S. DHIBI dirigé par M. MAHROUG, le nouveau conseil de l'Ordre des Experts-comptables de Tunisie et son plan d'action 2006-2008 in www.webmanagercenter.com/management/article, dernière fois visité : 26/04/2009.

Colloques et Congrès 

« Les agences de notation et la crise de crédit : faux procès et vrai débat.», discours de Michel PRADA, président de l'AMF.

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