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EPIGRAPHE
L'entrepreneur est l'agent de l'innovation qui, par sa
créativité, transforme l'économie et génère
des nouvelles opportunités d'emploi.
Joseph SCHUMPETER 1935
DEDICACE
A vous mes tendres parents dont le sang coule dans mes veines,
Joseph BINGILAYI et Rose BIBOMBA, pour m'avoir appris à grimper l'arbre
afin de déguster le meilleur fruit au lieu de rester dans l'attente de
sa chute.
REMERCIEMENTS
« La gratitude peut illuminer une journée,
voire changer une vie. Il suffit que vous acceptiez de la mettre en mots pour
qu'elle devienne une réalité », dicton français.
L'élaboration du présent travail est le fruit d'une mutualisation
des efforts et abnégations de plusieurs personnes auxquelles nous
voudrions ainsi nous acquitter d'un devoir vénérable celui de
remercier tous ceux qui, matériellement, moralement et scientifiquement
nous ont assistés.En termes de gratitude, nous nous sentons redevable :
A l'éternel Dieu tout puissant, source d'intelligence
et de la sagesse qui nous a donné la vie et qui continue à nous
remplir de son amour.
A vous Chère Professeure Josée KAPINGA ILUNGA
pour avoir mené à bien la direction de ce travail. Infiniment,
nous vous rendons un vibrant hommage.
A vous Monsieur, l'Assistant Glory KANGODIA, votre encadrement
nous a été comme une étoile qui nous a conduit à
l'émergence durant l'élaboration de ce travail.
Une marque particulière à nos vaillants
formateurs pour l'inculcation des connaissances, des valeurs d'éthique
léguant à la nation congolaise, des cadres dignes de la
relève, un capital humain bien outillé pour le
développement du pays. Une pensée pieuse aux professeurs LUBANZA
NGOMA Germain, MUSAMPA TSHIBALABALA Raphaël, TSHILENGE ILUNGA Marcel,
KALOMBO NTUMBA Anaclet, KAZADI NKESE François, KAZADI NTITA Frank, NTITA
NTITA Jean Christophe et MATATA MAKALAMBA Patrick.
Aux masters et chefs des travaux pour un zèle hors du
commun. Nous citons : KIPUPI KITENGE Anaclet et Sylvain KALONJI MUKOKA.
Aux éminents assistants : CIEPELA Jean Luc, NZENGU
Felly et CIBOLA CIBANDA Nathan.
A vous mes frères et soeurs : Patrick MBIYA, Justin
CILUMBA, Christian MUKENDI, Aimé MUANGA, Irène KEYI, MBOMBOLA
Dan, Gracia KAJA et Franklin TSHISEKEDI pour avoir été comme
notre bras droit durant ce parcours académique. Soyez remerciés.
Enfin, aux amis, connaissances et collègues pour le
partage des bons et mauvais moments ayant caractérisé notre
carrière.
LISTE DES ABREVIATIONS ET ACRONYMES
|
OIT
|
:
|
Organisation Internationale du Travail
|
|
ONU
|
:
|
Organisation des nations unies
|
|
ODD
|
:
|
Objectifs de développements durables
|
|
ANPE
|
:
|
Agence Nationale Pour l'Emploi
|
|
BM
|
:
|
Banque Mondiale
|
|
FMI
|
:
|
Fonds Monétaire internationale
|
|
OCDE
|
:
|
Organisation de Coopération et Développement
Economique
|
|
RDC
|
:
|
République Démocratique Du Congo
|
|
PME
|
:
|
Petites et Moyennes Entreprises
|
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1: La synthèse théorique
portant sur l'auto-emploi et le chômage
3
Tableau 2: présentation des
différents travaux empiriques de l'auto emploi
13
Tableau 3 : présentant les statistiques de
la population
30
Tableau 4: statistiques de la population
étrangère
30
Tableau 5: présentant la population de
Bipemba selon les quartiers et sexes
30
Tableau 6: Qualité du modèle
global
46
Tableau 7: Test d'ajustement R2
47
LISTE DES GRAPHIQUES
Figure 1 : Statut matrimonial des
enquêtés
3
Figure 2 : Niveau d'instruction des
enquêtés
38
Figure 3 : Expérience d'un emploi
salarié
38
Figure 4 : Secteur d'activité principal des
auto-employés
40
Figure 5 : Capital de démarrage des
activités
40
Figure 6 : Appui externe reçu au
démarrage
41
Figure 7 : Recherche préalable d'emploi
salarié
43
Figure 8 : Motifs du choix de l'auto-emploi
44
Figure 9 : Perception de l'auto-emploi comme
solution au chômage
45
RESUMES
Ce mémoire étudie l'auto-emploi comme une
alternative efficace contre le chômage, particulièrement dans les
économies caractérisées par l'instabilité où
les opportunités d'emplois salariés demeurent limitées.
Dans un contexte marqué par l'insuffisance des infrastructures, la
faible diversification de l'économie, l'insuffisance des politiques
d'emploi, l'auto-emploi apparaît non seulement comme une source de
création professionnelles et génératrice de revenus, mais
aussi une voie d'intégration socioéconomique durable et moyen de
réduction de la pauvreté.
En analysant les rôles de l'auto-emploi dans la
réduction du chômage, cette recherche met aussi en évidence
ses facteurs explicatifs de motivation qui poussent la population à
s'auto employer et le contrainte sur la croissance inclusive.
Toutefois, l'étude révèle que plusieurs
contraintes freinent son développement, notamment le manque de
financement, l'insuffisance de formations entrepreneuriales, les
microcrédits, la fiscalité excessive et la
précarité des infrastructures.
Pour surmonter ces obstacles, ce mémoire recommande la
mise en place des politiques publiques favorisant l'accès au
crédit, la promotion de la culture entrepreneuriale et la renforcement
des dispositifs d'appuis aux petites entreprises.
ABSTRACT
This thesis examines self-employment as an effective
alternative to unemployment, particularly in economies characterized by
instability where wage employment opportunities remain limited. In a context
marked by inadequate infrastructure, low economic diversification, and
insufficient employment policies, self-employment emerges not only as a source
of job creation and income generation but also as a sustainable path to
socioeconomic integration and a means of reducing poverty.
By analyzing the role of self-employment in reducing
unemployment, this research also highlights the motivating factors that drive
people to become self-employed and the constraints that hinder inclusive
growth.
However, the study reveals that several challenges slow down
its development, notably the lack of financing, insufficient entrepreneurial
training, limited access to microcredit, excessive taxation, and poor
infrastructure.
To overcome these obstacles, this thesis recommends the
implementation of public policies that promote access to credit, encourage
entrepreneurial culture, and strengthen support mechanisms for small
businesses.
INTRODUCTION
Parler de l'auto emploi dans le contexte de la Commune de
Bipemba c'est évoquer la dynamique de la création
d'activité.(Djawe et Bita)
L'activité confère à son promoteur le statut
d'employé. L'activité c'est d'abord une idée qui au fil du
temps se traduit en véritable objectif poursuivi par son promoteur.
Des chercheurs en entrepreneuriat, à l'instar de
Verstraete Thierry et Saporta Bernard, pensent qu' « il n'est
pas déraisonnable de concevoir le projet ou l'activité comme
n'existant, à l'origine, que dans l'immatérialité de la
pensée du créateur désirant le concrétiser ».
Ce qui se traduit Clairement que « tout projet,
avant d'exister concrètement dans le monde réel, il existe
d'abord dans la pensée du créateur » Cependant, des
controverses existent sur l'âge exact de l'activité. Son existence
commence-t-elle avec la vision ou simplement au moment où la vision
s'est matérialisée ?
L'auto emploi dans sa dénomination de
« travail autonome » ou « travail
indépendant », selon des études récentes, se
conçoit aujourd'hui comme alternative potentielle et prometteuse dans un
contexte économique marqué par les défis multiples en
matière d'emploi et du chômage en offrant aux individus La
possibilité de générer leurs propres revenus a travers des
initiatives individuelles ou collectives et devenir acteur de leur propre
destin professionnel (Jean Pierre Lemaire et Armatya sen 1980
)
L'emploi et le chômage sont des facteurs
Socio-économique touchant a des degrés divers tous les pays du
monde notamment dans la Ville de Mbujimayi, Province du Kasaï-Oriental en
République démocratique du Congo où la Commune de Bipemba
ne fait exception.
Cette situation alarmante est exacerbée par des
facteurs structurels tels que l'insuffisance des infrastructures, la faible
diversification de l'économie, l'instabilité économique et
politique qui caractérise le pays depuis plusieurs décennies
(Banque Mondiale 2018).
Les statistiques montrent que sur 975911 d'habitants plus de
85% sont chômeurs ce qui engendre l'insertion en masse dans le secteur
informel représentant 80% de la population totale. (Rapport des
statistiques communales)
Les dimensions sociales à l'instar de
l'éducation et l'accès à la formation d'auto-emploi
s'avèrent déterminantes. Muhammad yunus souligne
que l'accès à l'éducation et la formation et aux
ressources nécessaires à l'entrepreneuriat peuvent offrir aux
individus une chance de sortir du chômage et devenir autonome.
1. PHENOMENE OBSERVE
A l'échelle mondiale, l'auto-emploi rencontre les
défis et les précarités, selon Guy standing
dans son concept de la
« Précariat » qui désigne un
nouveau groupe social de travailleurs, caractérisés par des
emplois précaires, temporaires, instables, et mal
rémunéré.
Dans le cadre de l'auto-emploi, Guy standing
souligne que de plus en plus, des travailleurs sont poussés
à s'auto-employer non par choix mais par nécessité en
raison de la diminution des emplois stable,et de la transformation des
structures économiques globale marquée par les points tels
que :
Ø La précarisation du travail :
loin d'être une solution idéale,
l'auto-emploi peut offrir peut de sécurité, d'avantages sociaux,
et des revenus irréguliers. Les travailleurs indépendants ne
bénéficient pas des mêmes protections sociales que les
salariés (assurance maladies, les retraites, les congés
payés) cela les exposent a un grand risque.
Ø Accès limités aux
financements :ce qui empêche d'une manière aussi
complexe les auto entrepreneurs a développé leurs
activités. Les institutions financières sont souvent plus
réticentes à prêter aux travailleurs indépendants
surtout si l'on n'a pas d'antécédents financiers suffisants.
Ø Instabilité financière :
qui est l'un de plus grands risques associés a l'auto-emploi et
l'irrégularité des revenus.
Contrairement à un emploi salarié avec un
salaire stable, l'auto-entrepreneur doit souvent faire face à des
fluctuations des revenus, ce qui peut compliquer la gestion de ses
finances.
L'OIT (organisation internationale du travail )
souligne aussi que les mauvaises conditions du travail sont les
principales problèmes mondiale de l'emploi, a tel point que
l'ONU a fait du travail décent pour tous l'une de ses
priorités pour la fin de la décennie a venir dans le cadre des
objectifs de développements durables(ODD n°8).
Damian Grimshaw responsable de la recherche a
l'OIT souligne pour elle que, « avoir un emploi ne garantis
pas toujours un mode de vie décent » la preuve :700
millions de personnes vivent dans une situation d'extrême pauvreté
ou de pauvreté modérée bien qu'elles ait un emploi.
Un chiffre est particulièrement
révélateur de l'ampleur du problème :61 % de la main
d'oeuvre mondiale soit 2 milliards de personnes occupent aujourd'hui un emploi
informel,
C'est-à-dire qui échappe aux règles
encadrant les droits des employeurs et des salariés avec des nombreux
problèmes a la clef : absence de protection sociale, environnement
de travail dangereux.
En Afrique, plus particulièrement à Bamako
capitale du mali, malgré les multiples efforts déployés
par les autorités publiques pour infléchir la courbe du
chômage et du sous emploi, la crise de l'emploi persiste, apparaissant
presque comme un problème insoluble.
Le marché du travail semble en effet être
saturé et l'apport des structures créées pour juguler le
fléau s'avère limités. Et les statistiques
établissent que les salaires ne dépassent guère les cinq
pourcent (5%) de la main d'oeuvre nationale et que la majorité des
ressources humaines se trouve dans une situation d'auto-emploi (ANPE
2006).
Il Sied de noté que ce dernier reste confronté
à des difficultés de manque de formations adaptées aux
besoins du marché du travail, accès difficile au financement
(Mamadou TOLOBA 2006).
En République démocratique du Congo (RDC) les
défis de l'auto emploi reposent sur une analyse des obstacles
structurels (Infrastructures, instabilité politique et
économique, accès limité au financement, manque de
formations et de compétences, culture entrepreneuriale faible) qui
freinent la croissance de l'entrepreneuriat (Claude Sumata
2020).
Il plaide pour une amélioration des conditions
économiques afin de faciliter l'auto-emploi et l'entrepreneuriat en RDC.
A Matadi le chef-lieu du kongo central, les infrastructures sont
dégradées (les routes, le réseau ferroviaire et les
installations énergétique sont en mauvais état, ce
qui complique les activités des auto-entrepreneurs.
La concurrence déloyale domine l'économie locale
par des entrepreneurs étrangers, notamment les indo-pakistanais et les
Libanais qui occupent presque tous les segments du marché (Radio
Okapi.Net)
A Mbujimayi l'économie est dominée par
l'exploitation minière, artisanale et micro entreprise, ce qui ne permet
pas d'infléchir la courbe du chômage, l'auto-emploi apparaissant
comme solution viable, est confronté aux multiples défis sous
divers plans notamment :
Personnellement parlantles auto-entrepreneurs manquent
d'expériences, compétences professionnelles et entrepreneuriale.
Ils ont La peur de l'échec ; Le manque de confiance ensoi ; La
peur des risques.
Les normes sociales et culturelles influencent L'auto-emploi
dans la ville de Mbujimayi d'une manière ambivalente. Elles peuvent
encourager l'esprit d'initiative du créateur, la
créativité, la solidarité et la responsabilité
sociale. Elles peuvent également décourager l'innovation, la
prise de risques, l'indépendance et la compétitivité.
De par leurs environnements, les entrepreneurs sont
confrontés aux manques de formations entrepreneuriales. L'accès
limité au financement. Les difficultés d'accès aux
marchés. La concurrence déloyale. Les lourdeurs administratives
et la complexité du cadre réglementaire et pression fiscale. Le
manque de service de soutien a l'entrepreneuriat. Les infrastructures
inadéquates,l'instabilité politique et économique. Dans la
Commune de Bipemba, les défis de l'auto-emploi sont identiques que
proportionnels à la ville de Mbujimayi.
2. CHOIX ET INTERET DU SUJET
Ce choix porte sur le sujet: l'auto-emploi et la
réduction du chômage dans laCommune de Bipemba, s'inscrivant dans
une volonté de comprendre et d'analyser comment l'auto-emploi peut
représenter une réponse concrète au problème
persistant du chômage Dans un contexte où le marché du
travail est souvent saturé et/où les opportunités d'emploi
salarié se raréfient.
De plus en plus les personnes se tournent vers la
création de leurs propres activités. Ce phénomène
mérite une attention particulière, car il transforme
profondément les dynamiques économiques et sociales.
L'intérêt de ce sujet dans la contribution
scientifique réside dans l'enrichissement de la littérature
académique sur l'auto-emploi en faveur des chercheurs.
Son intérêt social réside dans le
renforcement de la cohésion sociale en offrant aux jeunes et les femmes
une alternative à l'exclusion sociale à Mbujimayi plus
particulièrement dans la Commune de Bipemba où une proportion
significative de la population vit en dessous du seuil de la pauvreté.
L'entrepreneuriat individuel constitue un levier pour sortir de la
précarité et renforcer le tissu social local.
Son intérêt personnel met en lumière la
capacité des individus à devenir acteurs de leur propre insertion
professionnelle, tout en contribuant à la croissance économique.
En analysant les conditions de réussite de
l'auto-emploi, ses avantages, ses limites, ainsi que les politiques publiques
d'accompagnement, on peut mieux cerner son rôle dans la lutte contre le
chômage, en particulier chez les jeunes et les personnes en
reconversion.
Il permet découvrir les défis qui se
conçoivent comme frein au développement de l'auto emplois dans la
ville de Mbujimayi en général et la Commune de Bipemba en
particulier.
3. METHODE
Pour l'élaboration de ce travail,l'usage de la
méthode suivante permettra l'atteinte des objectifs.
La méthode statistique :Qui
permet de décrire, quantifier et synthétiser les données
récoltées par le calcul de certaines mesures et procéder
à leur représentation sous forme de tableaux et graphiques, elles
servent à décrire les caractéristiques des
enquêtés, interpréter et représenter les
données recueillies.
4. TECHNIQUES DE RECHERCHE
Pour ce qui est des techniques de recherche, celles
utilisées pour cette étude sont : la technique documentaire et
celle d'enquête par questionnaire. Ces méthodes et techniques
seront développées au chapitre lié à
l'empirisme.
5. DELIMITATION
SPATIO-TEMPORELLE
Les données sur lesquelles se focalise ce travail sont
les résultats d'enquête menée dans la ville de Mbujimayi
particulièrement dans la commune de Bipemba sur une période
allant du mois de mai au moi juin 2025.
6. SUBDIVISION DU TRAVAIL
Ce travail s'articule autour de trois chapitres hormis
l'introduction et la conclusion. Le premier chapitre est consacré
à la littérature empirique,théorique et questionnement.Le
second aborde laméthodologie de l'étude et la,présentation
du cadre de recherche,le troisième parle de la présentation des
résultats et discussion.
CHAPITRE I : REVUE DE
LITTERATURE THEORIQUE, EMPIRIQUEET QUESTIONNEMENT
Ce chapitre explore les concepts modèles et
théoriques existants en lien avec le sujet, clarifier les notions
clés, présenter les courants des pensées ou approches
scientifiques, construire un cadre théoriques solide sur lequel
s'appuiera la suite des recherches. Comparer les méthodes
employées et leur limites (repérer les résultats concrets
ou constats observés dans des contextes similaires) en suite formuler
une problématique claire et pertinente et définir des questions
de recherche précises et éventuellement des hypothèses.
SECTION 1. REVUE DE
LITTERATURE THEORIQUE
Cette section explore les fondements théoriques du
sujet de recherche en analysant les différents courants de
pensées, puis établir un socle conceptuel solide.
Tableau 1: La
synthèse théorique portant sur l'auto-emploi et le
chômage
|
Auteurs et thématique
|
Pertinence
|
Limite et démarcation
|
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Gary becker(1964)
La théorie du capital humain
|
Cet auteur montre que l'auto-emploi est plus variable lorsque
les individus disposent des compétences adéquates en ce sens que
l'investissement dans l'éducation et la formation accroissent la
productivité et l'employabilité, l'optimisation des revenus et
l'adaptation aux changements en créant des opportunités dans un
environnement de plus en plus compétitif.
|
Dans cette recherche, cette étude se démarque
par le fait que le capital humain joue un rôle fondamental dans le
succès de l'auto-emploi alors que ce travail se focalise sur
l'auto-emploi comme
alternative au chômage.
|
|
Asterbo, chen et Thompson (date)
La théorie des frictions des marchés du
travail
|
Ces trois auteurs montrent comment les frictions sont des
barrières sur le marché du travail ne permettant pas aux
chômeurs de trouver l'emploi aussi rapidement possible a cause de
problèmes d'informations ,de mobilité ,de formation ou de
rigidité institutionnelle.
|
Cette étude présente l'auto-emploi comme
solution lorsque les frictions rendent l'accès à l'emploi
salarié difficile.les individus peuvent se tournés a la
création de leur propres emploi lorsqu'ils n'arrivent pas à
être embauchés.
|
|
Montgomery(1991)
Modèle de la sélection adverse
|
Cette théorie repose sur la manière dont les
asymétries d'informations influencent les décisions de travails
des individus et des employeurs en ce sens que les employeurs ne peuvent pas
observés la productivité des candidats .d'où les
travailleurs les plus compétents peuvent être traités comme
les moins. cela conduit à la sélection adverse. alors les
travailleurs les plus qualifiés ou les plus confiants en leurs propre
productivité peuvent refusés les emplois salariés mal
rémunérés ou peu valorisants et cherchés d'autres
options comme « l'auto-emploi»
|
L'auto emploi dévient alors une stratégie de
signalement de la qualité ou un moyen de maximiser son revenu en
contournant les limitations liées à la sélection
adverses.
|
|
Saridas, Mendoza et Munoz (2016)
La relation entre l'auto-emploi et le chômage à
long terme
|
Ces chercheurs ont observés que dans des situations de
chômage à long terme ou de stagnation économique, les
personnes qui été sans emplois pendant une longue période
peuvent voir dans l'auto-emploi un moyen de réintégré le
marché du travail, même si c'est ne pas toujours sous une formes
traditionnelle. cela les permet non seulement de générer des
revenus mais aussi de maintenir ou d'acquérir des compétences qui
peuvent les aider à évoluer professionnellement.
|
Cette étude présente l'auto-emploi comme
réponse pertinente pour certains chômeurs afin de maintenir le
capital qui es une base importante dans l'intégration au secteur
d'auto-emploi
|
|
Herreco & occampo Diaz(2023)
Microcrédit et auto-emploi de subsistance.
|
Les études de ces chercheurs montrent le
microcrédit comme levier pour l'auto-emploi permettant aux
bénéficiaires de créés leurs propres revenus et
développer les activités de petit échelles (commerces,
agriculture, artisanat etc.)qu'ils gèrent eux même afin de sortir
de la précarité.
|
Dans le cadre de l'auto-emploi comme alternative au
problème du chômage, le microcrédit aide certains individus
à se lancer dans le secteur entrepreneurial afin de sortir du
chômage particulièrement ceux à incapacité
financière.
|
|
Egert & Mourougane (2024)
Facteurs institutionnels et politiques fiscales
|
Ces auteurs soulignent que les institutions favorables comme
la réglementation flexible du marché du travail peuvent rendre
l'auto-emploi plus attrayant dans les environnement ou les règles du
travail sont strictes et/ou les coûts liés à l'emploi
très élevés (par exemple en raison des cotisations
sociales élevées ou des protections légales
coûteuses pour les salariés.les individus peuvent être
enclin à choisir l'auto-emploi comme alternative. alors les politiques
fiscales favorables notamment les réductions d'impôts pour les
auto-entrepreneurs peuvent encourager les individus à se lancer dans
l'auto-emploi.
|
Cette étude se démarque dans ce travail en
montrant comment les facteurs institutionnels comme la réglementation du
marché du travail et le système de soutien à
l'entrepreneuriat notamment la simplification fiscale joue un rôle
clé dans la promotion de l'auto-emploi.
|
|
Evans & leighton (1989)
La théorie de push et pull ou les facteurs d'incitation
et de dissuasion
|
Ces auteurs montrent comment cette théorie est
incitative et sélective en auto emploi en ce sens que la théorie
push fait référence aux facteurs qui poussent l'individu à
quitter une situation donnée comme le chômage ou la
précarité d'emploi, l'absence des opportunités d'emploi en
se tournant vers l'auto-emploi tandis que la théorie pull attire les
individus vers les nouvelles situations telles que l'aspiration à
l'indépendance, le désir de réaliser un projet
personnel.
|
Cette étude se démarque dans le présent
travail en soulignant l'importance de ces deux types de facteurs dans le cadre
de l'auto-emploi pour les individus confrontés a des conditions de
travail insatisfaisants ou à un chômage persistant.
|
|
Doering & Piore(1971)
La théorie de la segmentation du marché du
travail
|
Cette théorie montre que le marché du travail
est divisé en deux segments
Le marché primaire qui est caractérisé
par des emplois stables, bien rémunérés avec des
perspectives de carrière, des protections sociales et des conditions de
travail favorables;
Alors que le marché secondaire est
caractérisé par des emplois précaire, mal payés et
sans perspective d'évolution ni des sécurités.
|
Les individus de la catégorie secondaire doivent se
tournés vers l'auto emploi en vertu de leurs exclusion au marché
primaire pour n'est pas demeurés dans le chômage.
|
|
Dvouletly (2004)
La satisfaction et l'autonomie économique
|
Cette étude montre que l'auto emploi permet non
seulement de répondre aux besoins économiques de l'individu mais
aussi d'assurer un degré d'autonomie et de satisfaction personnelle plus
élevé par rapport à l'emploi salarié
traditionnel.
|
L'auto-emploi offre un degré élevé
d'indépendance. l'entrepreneur est libre de prendre ses propres
décisions, ce qui lui permet une plus grande flexibilité dans la
gestion de son revenu et son travail
|
|
Gabriel attal (2004)
La théorie du chômage volontaire et la reforme de
l'assurance chômage
|
Cet auteur indique que certains demandeurs d'emploi pourraient
choisir de rester sans travail en raison des allocations chômage plus
avantageuses que certains emplois, alors que l'assurance chômage
introduit plusieurs mesures visant à réduire la durée
d'indemnisation et à réduire l'accès, car plus les
conditions sont difficiles, le chômage subsiste
|
Cette théorie vise à encourager le retour
à l'emploi et à promouvoir l'auto-emploi comme alternative au
choix de vouloir rester sans emploi
|
Source: Élaboré sur base de
théories recensées, positionnement de l'étude de saridas,
Mendoza et munoz
SECTION2 REVUE DE
LITTERATURE EMPIRIQUE
Cette section se concentre sur les études menées
par d'autres chercheurs sur des sujet similaires ou connexe dans le but de
comprendre ce qui a déjà été fait, de quelle
manière cela a été fait, et identifier les aspects qui
n'ont pas encore été suffisamment étudié.
Tableau 2:
présentation des différents travaux empiriques de l'auto
emploi
|
Auteurs et thématiques
|
Pertinence
|
Démarcation
|
|
Alorys mahwa(2007)
L'impact de l'auto emploi sur le chômage et la
pauvreté au Cameroun
|
Dans sa recherche Alorys mahwa accorde une importance
particulière aux ratios financiers pour évaluer
la viabilité et la pérennité des activités
d'auto-emploi par les aspects suivants:
-la structure financière et Ratios d'endettement: qui
met en évidence le ratio de la dette par rapport aux capitaux propres
pour évaluer la structure financière des projets.
-Analyse de la rentabilité et de la performance: qui
permet d'évaluer la rentabilité des activités à
travers des indicateurs financiers tels que le chiffre d'affaire, la marge
bénéficiaire et le résultats nets et comparer les
performances réelles aux prévisions établies dans le
business plan offrant ainsi une vision claire de la santé
financière de l'entreprise.
-impact du taux d' intérêt sur la
pérennité qui montre qu'un taux d' intérêt
élevé augmente le coût de la dette, ce qui peut affecter
négativement la rentabilité et la capacité de
remboursement des promoteurs réduisant ainsi la viabilité
à long terme des activités.
-utilisations de ratios pour l'évaluation des
projets
L'application de ratios tels que le ratio de liquidité,
le ratio de rentabilité et le ratio d'endettement est essentielle pour
évaluer la performance et la viabilité des projets d'auto-emploi
et permettre les promoteurs et les institutions financières de prendre
des décisions éclairées concernant le financement et le
suivi des activités.
|
Se référant de la pertinence, cette recherche se
démarque dans le présent travail en montrant comment
l'intégration des ratios financiers dans l'évaluation des projets
d'auto-emploi est cruciale pour assurer leur viabilité et leur
pérennité.et pour les promoteurs et pour les institutions
financières
|
|
Grégoire leclerq (2009)
La connaissance et le soutien de l'auto-emploi
|
Cet auteur à analyser les impacts de la crise sanitaire
sur les travailleurs indépendants montrant les difficultés
rencontrés par cette catégorie pendants les périodes de
confinement et autres restriction sanitaire comme la covid19
|
Cette étude se démarqué dans ce travail
en montrant comment les politiques publiques doivent penser au soutiens des
auto-entrepreneurs par cette situation qui met en péril la subsistance
de nombreux indépendants et leur chiffre d'affaire.
|
|
David blanchflower(1998)
Déterminants de l'auto emploi et comparaison des
pays.
|
Cette recherche permet d' identifier les facteurs
influençant la probabilité l'être auto-entrepreneur en se
référant à d'autres pays, notamment la démographie,
la libéralisation financière comme aux royaume unis où la
hausse de prix de l'immobilier a stimuler l'accès a l'auto-emploi.
Les contraintes financières limitent l'accès au
capital freinant l'entrepreneuriat. ce phénomène est
particulièrement marqué chez les minorités et les femmes
aux États-Unis, en Finlande en Australie, au canada et en
suède
|
Cette étude se démarque dans ce travail en
montrant que le taux d'auto-emploi varie considérablement d'un pays
à l'autre ou d'une ville à l'autre en raison des politiques
publiques à soutenir les auto-entrepreneurs en facilitant l'accès
au financement, et certains facteurs sociaux.
Permettre aux entrepreneurs d'étudier et identifier les
facteurs indispensables pour la promotion de leurs activités.
|
|
Gilbert blardone(2000)
Analyse de l'économie sociale et solidarité sur
l'auto-emploi
|
Cet auteur souligne que l'économie doit être au
service de l'homme et non l'inverse. C'est un facteur clé qui contribue
à la réduction du chômage.
|
l'économie sociale et solidaire permet la croissance
de l'auto emploi par l'accès facile aux financement, permet les
alternatives à l'emploi traditionnel ce qui permet aux personnes
éloignées du marché du travail (jeune, personne en
situation d'handicap etc.) de créés leurs propres emplois a
travers cette économie solidaire.
|
|
Marie jahoda,paul lazarsfeld et hans
zeisel(1930)
Conséquences sociales du chômage
|
Dans leurs ouvrage nommée marienthal
ils ont tirés plusieurs conclusions sur les
conséquences du chômage à long termes telles que:
-le chômage affecte l'identité sociale
personnelle: en entraînant une perte d'estime de soi, un sentiment
d'inutilité, et une déstructuration des rôles sociaux.
-effets sur la communauté: le chômage affaiblit
la solidarité collective. contrairement a ce que l'on pouvait penser, il
ne renforce pas automatiquement l'esprit communautaire.
Ils ont de ce fait soulignés l'auto-emploi comme
alternative.
|
L'auto-emploi est crucial non seulement pour l'autonomie
financière et l'indépendance face au marché du travail,
mais aussi pour la protection de dynamismes sociaux.
|
|
Robert W Ferlie(1996)
Auto-emplois chez les minorités ethniques, effets du
capital humain du patrimoine
|
Cet auteur souligne que l'auto-emploi est une voie
d'intégration économique importante pour le minorité
lorsqu'elle rencontre les barrières à l'emploi salarié
(discrimination, manque de réseaux, qualification non reconnue etc.) il
montre que les individus avec un capital humain élevé sont
généralement plus successibles à créés une
entreprise, mais souvent ce sont les individus qui ont moins d'actifs et leurs
entreprises sont moins capitalisés et vulnérables
|
Cette étude montre que l'amélioration du capital
humain est indispensable car elle assure une bonne carrière et beaucoup
des chances d'être un entrepreneur voué a la réussite dans
l'exercice de ses activités.
Cette étude fait aussi appel aux soutiens des
autorités publiques pour les individus au capital humain
élevé mais en vulnérabilité financière, car
l'auto-emploi demeure une solution palliative au problème du
chômage.
|
|
Mark Taylor (1996)
Auto-emploi et bien être individuel
|
Selon Mark l'auto-emploi est une réponse
stratégique aux défis du marché du travail moderne offrant
aux individus les moyens de créés les opportunités
professionnelles alignées avec leurs valeurs et objectifs personnels.
|
L'étude de Taylor se démarque en montrant aux
individus comment ils peuvent désormais créés des
entreprises à petite échelle grâce a des compétences
spécifiques et l'utilisation des technologies numériques sans
toute fois nécessité des capitaux importantes.
|
|
Evans & Jovanovic(1989)
Contraintes financières et choix de l'auto-emploi.
|
Ces auteurs montrent que les marchés de crédits
imparfaits c'est-à-dire les difficultés d'accès
financement freine l'esprit entrepreneurial et certains individus bien qu'ils
aient le désir ou les compétences pour devenir entrepreneur
choisissent de ne pas le faire.
|
Étant donner que beaucoup des individus sont
confrontés aux difficultés d'accès au crédit, la
grande chance d'accéder à l'entrepreneuriat reviens aux individus
avec plus des capitaux ce qui l'objectif de cette recherches d'où le
pouvoir publique doit intervenir.
|
|
André Rosanvallon (2013)
Contexte et enjeux de l'auto-emploi.
|
En matière d'emploi, l'auto-emploi est une
réponse aux déséquilibres quantitatifs et qualitatifs des
emplois décents en matière de développement
économique et social, il contribue à la réduction de la
pauvreté en renforçant le capital social et humain de la
population pauvre.
En matières d'environnement financier il renforce le
système de financement notamment la micro finance afin de
répondre aux besoins spécifiques des porteurs de projets.
|
Loin d'être une solution isolée, l'auto-emploi
intègre dans une approche globale de développement prenant en
compte les réalités locales, les besoins spécifiques des
populations et les conditions nécessaires de réussite
|
|
Jean baptiste Say (1803)
Rôle de l'entrepreneur dans la création des
richesses et d'emploi.
|
L'entrepreneur est un acteur dynamique qui combine les
facteurs de production (terre, travail, et capital) pour créer de la
valeur. Et son rôle réside dans les facteurs suivants
-l'organisation et la coordination: ici
l'entrepreneur rassemble les ressources nécessaires à la
production, les organise de manière efficace et assume la
responsabilité de la réussite ou l'échec de
l'entreprise.
-la prise des risques: il accepte
l'incertitude et prend des décisions dans un contexte souvent instable
«ce qui lui distingue des simples travailleurs»
-la prise en compte de la lois des
débouchés ou loi de Say qui stipule que l'offre
crée sa propre demande. Ceci souligne que la production pilotée
par les entrepreneurs est la source première de la richesse et de la
dynamique économique.
|
L'étude de Say se démarque dans cette recherche
en montrant comment les entrepreneurs peuvent réussir et
créés les richesses. Il est donc question de jouer lamentablement
ses rôles entant qu'entrepreneur et rester certain surtout dans les
périodes de fléaux entrepreneurials.
|
Source: Elaborer sur base de travaux
recensés de Mark Taylor
SECTION3 QUESTIONNEMENT DE
RECHERCHE
Cette section permet d'explorer les questions claires,
précises et cohérentes qui découlent de l'analyse de la
littérature pour afin comprendre une relation entre les variables
à résoudre un problème ou combler une lacune
scientifique.
3.1 PROBLEMATIQUE
La question de l'emploi occupe une place
prépondérante dans les débats politiques de
développement de toutes les nations du monde entier. Elle retient
l'attention des gouvernements qui cherches les voies et moyens les plus
appropriés pour pallier le problème du chômage afin de
sortir leurs populations de la fragilité.
Le souci principal des gouvernements est de permettre à
leur population non seulement de subvenir à leur besoin mais aussi de
contribuer au développement socio-économique.
Constat fait, malgré les efforts des gouvernements dans
la recherche des moyens pour la réduction du chômage, il continue
de prendre l'ampleur dans le monde (O.I.T 2019).
Cette situation de chômage en particulier chez les
jeunes, a plusieurs causes. Elle est due aux crises économiques et
politiques, à l'accroissement démographique, et
l'incapacité du marché d'emploi à immiscer vagues
successives des diplômés. Et aussi par l'inadaptation de la
formation aux exigences de ce marché.
Par conséquent, la solution entrepreneuriale semble une
option crédible que proposent plusieurs gouvernement et organismes
internationaux, tels que la BM, le F.M.I, l'O.C.D........
De ce fait, l'auto-emploi est considéré comme
étant l'un des mécanismes de développement
économique et social les plus importants. Il permet en effet la
création d'emploi, l'innovation, la richesse et le bien-être.
(Acs & audretsch 1988).
Comme moteur de la croissance économique, l'auto-emploi
à attirer énormément d'attention ces dernières
décennies partout dans le monde. Il est souvent mis de l'avent comme
facteur d'accroissement du dynamisme et de la prospérité d'une
nation.
L'auto-emploi demeure un facteur important dans la
société et bénéficie d'un intérêt
particulier de la part des économistes, des sociologues et des
décideurs politiques.
Cet intérêt est sans conteste du a la place de la
création d'entreprises dans le développement économiques
et social, l'augmentation de la production et du revenu, la résorption
du chômage, la diversification de l'industrie ainsi que la promotion de
l'innovation (Rasmussen & Rosheim 2016 ; Minniti & Levesque
2008).
En effet, diverses forces poussent un nombre croissant
d'hommes et femmes à considérer la création ou la reprise
d'une entreprise comme une alternative crédible à un emploi
salarié.
Parmi ces forces on peut citer : L'accélération
incessante des mutations technologiques, l'évolution des
équilibres sociaux, la versatilité croissante des emplois
salariés dans les grandes organisations, la volonté d'avoir un
travail conforme à ses propres valeurs, ainsi que la perspective
d'être son propre patron.
Sur le continent africain, généralement, les
jeunes hommes et femmes constituent les catégories sociales ayant
d'immenses difficulté à trouver un emploi et à gagner un
revenu décent (Kouty & Douzounet 2020).Ce qui
occasionne un taux élevé du chômage dans diverses
régions, notamment dans la ville de Mbujimayi en RD Congo.
Partant de cette réflexion avec but de remédier
à cette situation alarmante au moyen de l'auto-emploi, la question
centrale suivante est cruciale d'être posée.
« Dans quelle mesure l'auto-emploi
constitue-t-il une solution durable à la réduction du
chômage de la Commune de Bipemba? »
De cette question centrale découle les questions
complémentaires suivantes:
Ø Quels sont les facteurs explicatifs de la perception
de l'auto emploi comme solution au chômage ?
Ø Quelles sont les motivations qui poussent la
population de la commune de Bipemba à s'auto-employer?
3.2 HYPOTHESES
L'hypothèse principale de cette étude stipule
que l'auto-emploi est une solution durable au chômage car, il contribue
à la création des emplois directs et indirects.
La perception de l'auto-emploi comme solution durable au
chômage est expliqué par plusieurs facteurs, notamment le niveau
d'instruction, les formations suivis, le fait d'avoir déjà
exercé un emploi salarié, l'accès au financement et
mentorat, etc.
Enfin l'exercice de l'auto-emploi nait de plusieurs
motivations, la rareté des emplois salariés, le goût de
l'indépendance, les antécédents familiaux
(héritage) et d'autres motifs.
3.3 OBJECTIFS
L'objectif général de cette étude est de
déterminer l'effet de l'auto-emploi sur la réduction du
chômage dans la commune de Bipemba.
De manière spécifique, les objectifs
ci-après sont poursuivis :
- Déterminer les facteurs explicatifs de la perception
de l'auto emploi comme solution au chômage ;
- Ressortir les motivations qui poussent la population de la
commune de Bipemba à se lancer dans l'auto-emploi.
CHAPITRE II :
METHODOLOGIE ET PRESENTATION DU CADRE DE RECHERCHE
Section 1 : approche
méthodologique
La méthodologie représente le coeur de toute
recherche scientifique. Elle indique la voie suivie pour transformer une
idée de départ en connaissances vérifiables. Dans cette
étude portant sur l'auto-emploi comme solution de
réduction du chômage dans la commune de bipemba, la
démarche méthodologique adoptée a été
pensée de manière à conjuguer rigueur scientifique et
adaptation au contexte local.
1. Type et nature de
l'étude
La recherche que nous avons menée est à la fois
descriptive et explicative. Elle est descriptive dans la
mesure où elle s'est attachée à dresser un portrait de la
situation des habitants de bipemba face au chômage et à
l'auto-emploi. Elle est explicative parce qu'elle a cherché à
identifier, à travers un modèle statistique, les facteurs qui
influencent réellement la perception de l'auto-emploi comme solution
durable au chômage.
2. Population et
échantillonnage
A) population cible
La population cible est constituée des habitants de la
commune de bipemba, à mbujimayi. Elle inclut à
la fois des personnes en quête d'emploi, des jeunes en âge
d'insertion professionnelle et des auto-entrepreneurs déjà
engagés dans des initiatives locales. Ce choix se justifie par le fait
que ces catégories sont les plus directement concernées par le
chômage et susceptibles d'adopter l'auto-emploi comme solution.
B) échantillon et taille
Dans toute recherche quantitative, la détermination de
la taille de l'échantillon constitue une étape essentielle pour
garantir la fiabilité et la représentativité des
résultats. Elle permet de fixer le nombre minimum de participants
nécessaires afin d'assurer une précision statistique suffisante
et de réduire le risque d'erreur.
Étant donné que le nombre exact de personnes en
situation de chômage dans la commune de bipemba reste difficile à
estimer avec exactitude, il a été fait recours à une
formule statistique qui ne dépend pas de la taille totale de la
population. Cette formule est largement utilisée dans les enquêtes
sociales et se présente comme suit :

Avec :
· n : taille minimale de l'échantillon à
interroger ;
· t : valeur de la loi normale
centrée réduite au seuil de 5 %, soit 1,96 ;
· p : proportion attendue de la
caractéristique dans la population, fixée à 0,5 afin de
maximiser la variance ;
· q : complément de la proportion
(1-p), soit également 0,5 ;
· m : marge d'erreur
tolérée, fixée à 5 % (0,05).
En appliquant cette formule, on obtient :
= 384
Ainsi, la taille de l'échantillon retenue a
été de 384 enquêtés de la commune
de bipemba, choisis comme représentatifs de la population cible. Ce
nombre garantit un degré de précision suffisant pour
répondre aux objectifs de l'étude.
2.3.1. Critères de sélection
Afin d'assurer la pertinence de l'échantillon, des
critères clairs d'inclusion et de non-inclusion ont été
définis :
· Critères d'inclusion : a
été inclus dans l'étude tout homme ou femme,
âgé(e) de 18 ans ou plus, résidant dans la commune de
bipemba, se déclarant en situation de chômage ou exerçant
une activité d'auto-emploi, et acceptant volontairement de
répondre au questionnaire.
· Critères de non-inclusion : ont
été exclus de l'étude les personnes n'ayant pas atteint
l'âge de 18 ans, celles qui exerçaient déjà un
emploi stable au moment de l'enquête, ainsi que toute personne refusant
de participer à l'étude.
L'échantillon retenu devait permettre de
refléter cette diversité. Sa taille a été
déterminée en tenant compte des contraintes de temps et de
ressources, tout en veillant à assurer une
représentativité en termes de sexe, d'âge et de niveau
d'études.
C) technique d'échantillonnage
Nous avons opté pour un échantillonnage
raisonné. En effet, l'objectif n'était pas de toucher un
grand nombre de personnes au hasard, mais plutôt de cibler celles qui, de
par leur situation, pouvaient apporter des réponses pertinentes aux
questions de recherche.
3. Méthodes et
instruments de collecte des données
A) la méthode documentaire
La première étape a consisté à
consulter des ouvrages scientifiques, des articles, des rapports
institutionnels (banque mondiale, oit, ins-rdc), ainsi que des travaux
académiques antérieurs. Cette démarche a fourni un cadre
théorique solide et a permis de situer l'étude dans un ensemble
de connaissances existantes.
B) l'enquête de terrain
La seconde étape a consisté en une
enquête directe auprès des habitants de la
commune de bipemba. Pour ce faire, nous avons élaboré un
questionnaire structuré, composé essentiellement
de questions fermées pour faciliter le traitement statistique, mais
intégrant également quelques questions ouvertes afin de
recueillir des opinions personnelles.
Les thèmes abordés portaient notamment sur :
· Les caractéristiques sociodémographiques
des répondants (âge, sexe, statut matrimonial, niveau
d'études, etc.) ;
· Leurs expériences professionnelles (emploi
salarié antérieur, secteur d'activité, capital de
démarrage) ;
· Leurs ressources et modes de financement ;
· Leur perception et leurs motivations liées
à l'auto-emploi.
4. Méthodes de
traitement et d'analyse des données
A) analyse descriptive
Dans un premier temps, les données ont
été codées et saisies dans un logiciel statistique
(spss). Des analyses de fréquences et de pourcentages
ont été effectuées, puis présentées à
travers des tableaux et des graphiques. Cette étape a permis de donner
une vue d'ensemble de la situation.
B) analyse économétrique : la
régression logistique
Dans un second temps, nous avons appliqué une
régression logistique binaire afin de vérifier
les déterminants de la perception de l'auto-emploi comme solution au
chômage. Ce choix s'est imposé car la variable dépendante -
la perception de l'auto-emploi - est dichotomique, codée 1 = oui et 0 =
non.
Les coefficients issus de cette régression ont permis
d'évaluer l'impact de chaque variable indépendante (âge,
statut matrimonial, niveau d'instruction, secteur d'activité, capital de
démarrage, appui externe, motivations, etc.) sur la probabilité
de percevoir l'auto-emploi comme solution crédible.
5. Justification des choix
méthodologiques
Le recours à une combinaison de méthodes -
documentaires, descriptives et économétriques -
se justifie par la volonté d'obtenir des résultats complets et
fiables. La description statistique a permis de rendre compte de la
réalité vécue dans la commune de bipemba, tandis que
l'analyse par régression logistique a fourni une explication plus fine
et rigoureuse des déterminants de la perception de l'auto-emploi.
Ainsi, cette méthodologie a permis non seulement de
répondre à la problématique de l'étude, mais aussi
de vérifier les hypothèses de manière objective
SECTION 2: PRESENTATION DE
LA COMMUNE DE BIPEMBA
Bipemba est une commune située dans ville de
Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï-Oriental en république
démocratique du Congo. Elle est une commune dynamique qui reflète
à la fois les potentiels et les défis de la région du
Kasaï-Oriental.son développement économique, culturelle et
social est en cours avec des perspectives d'amélioration grâce
à des initiatives locales et des investissements.
2.2.1 Historique de la commune
de Bipemba
La commune de Bipemba est l'une de cinq communes de la ville
de Mbujimayi. Elle a été baptisée comme entité
communale par l'ordonnance loi N°22-067 du 03 Mai 1967.
2.2.2. Situation
géographique

Source:wikipedia.com
Étant une entité à grande échelle
spatiale, elle est bordée:
Ø Au nord: par la commune Diulu et la rivière
Muya
Ø Au sud : par le territoire de Lupatapata et la
rivière Kanshi,
Ø A l'est: par la rivière kanshi;
Ø A l'ouest: par les rivières Nzaba et Kanshi
qui la séparent du territoire de Lupatapata.
Elle s'étend sur les coordonnées longitudinales
Est de 23°33'33''et 6°06'23'' au sud par rapport au méridien
de Greenwich s'étendant sur une superficie de 57,6km2.. Elle
est la plus vaste de cinq entités communales en Mbuji-Mayi.
2.2.3. Relief:
La commune de Bipemba est située dans la région
du plateau central du Congo, caractérisée par un relief
généralement plat.L'altitude moyenne de la commune de Bipemba se
situe autour de 600 mètres, avec quelques légères
variations.
2.2.4. Hydrographie
La rivière Bushima, un affluent du fleuve Kasaï
traverse la commune de Bipemba. Cette rivière est une source d'eau
importante pour la population locale et pour les activités agricoles.
L'hydrographie locale est également influencée par des nombreux
cours d'eau temporaire qui se forment pendant la saison de pluies.
2.2.5.
Végétation
La végétation originelle de la commune
était principalement de type savane, avec des herbes hautes et des
arbres clairsemés.L'urbanisation et l'exploitation de ressources
naturelles ont fortement modifié ce paysage. On trouve désormais
des arbres fruitiers (manguier, avocatiers, etc.) dans les zones
résidentielles ainsi que des plantes ornementales.Cependant la
déforestation et la pollution liée à l'extraction de
diamants ont également entraîné une dégradation de
la végétation dans certaines zones.
2.2.6. Environnement:
L'environnement de Bipemba est fortement marqué par
l'activité humaine, notamment l'exploitation minière
(diamants).cette activité entraîne une pollution des sols et de
l'eau, ainsi qu'une dégradation de la qualité de l'air.
L'urbanisation rapide et non planifiée a également
contribué à la dégradation de l'environnement avec la
construction de logement précaires et l'absence d'infrastructures
sanitaire. Le manque de gestion des déchets et l'absence de
systèmes d'assainissement adéquats aggravent la situation.
2.2.7. Climat
Le climat de la commune de Bipemba est de type tropical
humide. Cela signifie que les températures sont
généralement élevées tout au long de l'année
avec une saison des pluies marquées.
Les températures maximales peuvent dépasser les
30°C en journée et les minimales ne descendent que rarement en
dessous de 20°C, même pendant la fraîche.
L'humidité est généralement
élevée surtout pendant la saison des pluies, rendant, La saison
des pluies s'étend généralement de septembre à mai,
avec des précipitations abondantes; Alors que la saison sèche
plus courte, se situe entre juin et août avec des précipitations
moins fréquentes.
2.2.8. Organisation
sociodémographique
La commune de Bipemba, située à Mbujimayi est
une entité urbaine avec une population d'environ 975,911 habitants,
subdivisée en 41 quartiers et 425 cellules administratives. Elle est la
commune la plus peuplée de la ville et à connu une croissance
démographique importante.
Elle a connu une croissance démographique rapide au fil
des décennies passant de 25615habitant en 1970 à 486235en 1984
puis 1,193,891 habitants en 1999.cette croissance est en partie liée
à l'afflux de personnes à la recherche de diamants,
l'activité minière étant importante dans la région.
La forte densité de la population dans commune de Bipemba pose des
défis en terme de logement, d'infrastructures et d'accès aux
services de base tels que l'eau et l'assainissement.
La malnutrition, notamment chez enfants est un problème
préoccupant dans la zone de santé de Bipemba avec un taux de
malnutrition aiguë de 17,6% chez les enfants de 6 à 59 mois
selon la radio okapi.
2.2.9. Statistiques de la
commune de Bipemba
a) Nationaux
Tableau 3 :
présentant les statistiques de la population
|
HOMMES
|
FEMMES
|
GARCONS
|
FILLES
|
TOTAL
|
|
230,855
|
244,908
|
247,765
|
262,383
|
975,911
|
Source: Elaborer sur base du rapport du bureau communal
2024
Tableau 4: statistiques
de la population étrangère
|
HOMMES
|
FEMMES
|
GARCONS
|
FILLES
|
TOTAL
|
|
11
|
3
|
-
|
-
|
14
|
Source: élaborer sur base du rapport du bureau
communal
Tableau 5:
présentant la population de Bipemba selon les quartiers et
sexes
|
N°
|
QUARTIERS
|
HOMMES
|
FEMMES
|
GARCONS
|
FILLES
|
TOTAL
|
|
1
|
DIOVO
|
5005
|
5796
|
5610
|
6616
|
23027
|
|
2
|
DITUNGA DIETU
|
5332
|
5336
|
5360
|
5367
|
21395
|
|
3
|
DIOWOLA
|
5836
|
5037
|
5585
|
5625
|
21193
|
|
4
|
KABONGO WA LUSASA
|
4292
|
4297
|
5288
|
4493
|
18370
|
|
5
|
KABUATSHIA
|
4597
|
4668
|
4568
|
4651
|
18484
|
|
6
|
KABUBA MPETEMBA
|
4776
|
5047
|
4659
|
5242
|
17724
|
|
7
|
KALUNDU
|
9565
|
9843
|
9693
|
9745
|
38846
|
|
8
|
KAMUANGA BITANDA
|
4879
|
5048
|
3774
|
3621
|
17322
|
|
9
|
KANDOLO
|
8218
|
8807
|
8135
|
4575
|
34731
|
|
10
|
KANJIYA
|
5046
|
5219
|
5065
|
4964
|
20294
|
|
11
|
KANKELENGA
|
8225
|
5553
|
8179
|
9205
|
31162
|
|
12
|
KANSHI
|
4482
|
4145
|
4223
|
4255
|
17045
|
|
13
|
KANZEU
|
5793
|
5832
|
5708
|
5873
|
23266
|
|
14
|
KATANGAMBUYI
|
4095
|
5155
|
4047
|
5180
|
18477
|
|
15
|
LUBAMBA
|
4676
|
5731
|
5058
|
5103
|
20770
|
|
16
|
LUBI
|
4319
|
4667
|
4424
|
4559
|
17969
|
|
17
|
LUBUEBUA
|
7775
|
8579
|
4235
|
8529
|
29118
|
|
18
|
MAKALA
|
5614
|
5971
|
9564
|
9581
|
30930
|
|
19
|
MASHALA
|
4566
|
5584
|
8311
|
8289
|
26750
|
|
20
|
MBUJI-MAYI
|
4483
|
4635
|
4643
|
4647
|
18408
|
|
21
|
DE LA MISSION
|
7439
|
7797
|
8963
|
9603
|
33734
|
|
22
|
MPOKOLO
|
4416
|
4323
|
8065
|
5700
|
22504
|
|
23
|
MULEKAYI
|
11493
|
11693
|
8886
|
9037
|
41109
|
|
24
|
MULOMBA KABAMBA
|
4639
|
5595
|
4647
|
4469
|
19350
|
|
25
|
MUTONJI MAYANDA
|
5415
|
5583
|
4333
|
4642
|
19973
|
|
26
|
MUYA
|
5514
|
5775
|
5660
|
5762
|
22711
|
|
27
|
NGELEKA KANGUWU
|
5165
|
5295
|
5289
|
5336
|
21085
|
|
28
|
NTAMBUA KASANZU
|
4878
|
5942
|
4412
|
4509
|
19741
|
|
29
|
NZABA
|
4246
|
4576
|
4700
|
4937
|
18459
|
|
30
|
ODIA DAVID
|
7281
|
7797
|
8646
|
8786
|
32510
|
|
31
|
DE LA PLAINE
|
6866
|
7042
|
8769
|
9305
|
31982
|
|
32
|
PMKO
|
5825
|
5840
|
4918
|
5846
|
22429
|
|
33
|
RESI DESO
|
5877
|
7037
|
7925
|
9224
|
30063
|
|
34
|
RVA
|
6622
|
6744
|
4050
|
4143
|
21529
|
|
35
|
TATU KANYINDA
|
5157
|
5226
|
4250
|
4445
|
19078
|
|
36
|
TSHIBALA KAKUNESA
|
5386
|
5428
|
6368
|
7552
|
24734
|
|
37
|
TSHIELELE
|
5239
|
5962
|
4255
|
5092
|
20548
|
|
38
|
TSHINTUNTA
|
4148
|
4278
|
9654
|
9860
|
27940
|
|
39
|
TSHIOMBELA
|
5324
|
4425
|
9184
|
9404
|
28337
|
|
40
|
TSHITANDAYI
|
5423
|
5354
|
4315
|
4437
|
19529
|
|
41
|
TSHIULA MUTOMBO
|
7002
|
7193
|
4127
|
4168
|
22490
|
|
TOTAL
|
230,855
|
234,908
|
247,765
|
262,383
|
975911
|
Source: Elaborer sur base du rapport annuel du bureau
communal des statistiques 2024.
2.2.10 Etat de lieu.
a) sur le plan administratif
v La commune de Bipemba est administrée actuellement
par Madame MBALAYI MALABA Irène, en qualité du bourgmestre
titulaire.
v Seconder par madame KABAMBI MUKUNA Jeannette, bourgmestre
adjoint
v Un chef de bureau qui s'occupe de la l'administration;
v Un secrétaire administratif qui as en sa charge tous
les courriers de l'entité;
v U comptable chargé de la gestion des recettes et
dépenses;
v Un service de budget qui est chargé de
l'élaboration du budget de la commune, et dirigé par un
mandataire du budget;
v Un bureau d'Etat civil chapeauté par un
préposé de l'Etat civil ;
v Un bureau de recensement chargé du recensement dans
cette entité communale, il est dirigé par un
préposé au recensement;
v Un service de législation sociale et tutelle qui
s'occupe de la situation de travailleurs retraités et dirigé
par un préposé à la législation sociale.
La commune compte 30 services techniques; chaque service
présente une division et est dirigé par un chef de service.
L'entité communale regorge 43 quartiers et 350 cellules; chaque quartier
est chapeauter par un chef de quartier secondé par deux adjoints et un
secrétaire de la cellule.
2.2.11 l'auto-emploi dans la
commune de bipemba.
L'auto-emploi est une activité qui consiste à
créer où à reprendre une entreprise par des personnes
âgées de 15 à 35 ans.il s'agit d'une forme d'insertion
socio-économique qui peut contribuer au développement local,
à la création d'emploi, à l'innovation et à la
lutte contre la pauvreté.
Le secteur informel est devenu une source de régulation
pour les opportunités d'emplois tant pour les nouveaux chercheurs
d'emplois que pour les travailleurs recyclés où reconvertis en
Afrique.
Par suite de la prédominance du secteur informel dans
l'économie congolaise et au manque de structure d'encadrement dans ce
secteur, la situation d'auto-emploi demeurera complexe.
Il sied de noter que l'entrepreneuriat en RDC est qualifier
comme un entrepreneuriat de survie où l'entrepreneur crée son
entreprise par contrainte social, pas par nécessité et non pour
exploiter une opportunité.
Plusieurs lancent d'une manière créative des
petites entreprises ou activités commerciales ou des productions,
généralement dans l'économie informelle, pour sortir de la
pauvreté par leurs propres moyens. Cependant, ils le font sans
maîtrises des techniques entrepreneuriales de base ou sans conseil.
En dépit du contexte socio-économique
particulièrement difficile, l'initiative privée autochtone, a
travers les PME et parfois les micro-entreprises et
l'informel, ont fait preuve d'un fort esprit d'imagination et de
créativité pour maintenir l'activité économique.
Dans la commune de Bipemba, l'entrepreneuriat est une
réalité qui se manifeste a travers divers secteurs
d'activités, tels que le commerce, l'artisanat, l'agriculture, etc.
Les entrepreneurs sont motivés par des facteurs tels
que le besoin de sortir du chômage, le besoin l'indépendance
financière, la passion pour une activité ou l'opportunité
du marché. Un bon nombre fait preuve de créativité,
d'adaptabilité et de résilience face aux difficultés
qu'ils rencontrent.
Toutefois, l'entrepreneuriat de cette commune est
confronté à plusieurs obstacles qui limitent son potentiel et sa
durabilité. Parmi ces obstacles, on peut citer: le manque de
financement, le manque de formation, le risque d'échec, le manque des
compétences, le faible accès aux marchés ou aux
réseaux professionnels, etc. Ces obstacles nécessitent les
solutions adaptées qui impliquent les acteurs publics, privés et
associatifs, ainsi les entrepreneurs eux-mêmes.
2.2.12 Activités
économiques
Bipemba, bien qu'elle ne soit pas le centre administratif
principal, joue un rôle important dans l'économie informelle de
Mbujimayi avec des marchés du petit commerce, et des activités
artisanales.
2.2. 13. Le commerce
informel
Le petit commerce, l'alimentation, et les services de
transport sont les activités les plus répandues dans la commune
de bipemba.il se manifeste sous plusieurs formes:
l Marchés de proximités: vente
de vivres (manioc, mais, légumes, poissons fumés etc. )
l Boutiques de quartiers: produits de
première nécessité (riz, sucre, savons, huile, etc.)
l Kiosques et étals ambulants:
articles divers (crédits téléphonique, vêtements,
accessoires)
l Revendeuses (mamans commerçantes)
2.2.14 Transport et moto
taxis
Le transport local est assuré en grande partie par les
motards.
- transport de personnes des quartiers de Bipemba et autres
communes.
- livraisons de marchandises pour les commerçants.
Ce secteur emploie majoritairement des jeunes sans emploi
formel
2.2.15 Petits activités
artisanales
L'artisanat à Bipemba est varié mais en grande
partie non structuré:
l Menuiserie: (fabrication de meubles)
l Couture (tenues traditionnelles et
modernes)
l Coiffure et esthétiques (salons de
coiffure de fortune)
l Fabrication de briques en terre cuite
(utilisées dans la construction locale)
2.2.16 Agriculture
périurbaine
Même si Bipemba est une commune urbaine, on y pratique
encore:
-Petite agriculture de subsistance: manioc,
arachides, mais, légumes cultivés dans les espaces libres.
-Elevage domestiques: poules, chèvres,
porcs, surtout dans les zones périphériques.
2.2.17 Exploitation et
commerce du diamant (activités indirectes)
Bien que l'exploitation artisanale des diamants soit
concentrée dans d'autres zones de Mbujimayi, certains habitants de
Bipemba y participent:
l Comme les creuseurs artisanaux dans les zones
diamantifères voisines.
l En tant que petits négociants ou
intermédiaires.
2.2.18 Service de
proximité
l Enseignement privé: de nombreuses
écoles privées créées pour répondre aux
besoins de formation.
l Centres de santé privés ou
communautaires.
l Réparation de téléphones et
appareils électronique
2.2.19 Enjeux
économiques: malgré le dynamisme de sa population, Bipemba
fait face à plusieurs défis:
- Manques d'accès au financement pour développer
les PME.
- Insuffisances des infrastructures (routes, marchés
aménagés)
- Poids de l'économie informelle et faible
présence de l'Etat.
- Chômage élevé, surtout chez les jeunes
diplômés.
2.2.20 Conditions des vies des
ménages
Les conditions des vies des ménages dans communes de
Bipemba sont marquées par une forte prévalence de la
pauvreté et de l'insécurité alimentaire, avec des
défis spécifiques liés à l'eau potable, à
l'assainissement et à l'éducation. La recherche d'un emploi et la
génération de revenus sont des défis importants pour les
ménages, en particulier pour les jeunes.
CHAPITRE III. PRESENTATION ET DISCUSSION DES RESULTATS
Les investigations empiriques menées sur Auto-emploi et
réduction du chômage dans la commune de Bipemba,
révèle des faits pertinents sur les déterminants de
l'auto-emploi et ceux de sa perception comme solution pérenne pour la
réduction du chômage.
III.1. Analyse graphique
Dans l'objectif d'avoir une vue globale sur les
caractéristiques sociodémographiques, professionnelles et
économiques des personnes enquêtées, il s'est
avéré indispensable d'effectuer une analyse graphique avant de
passer à l'analyse économétrique.
III.1.1. Profil des enquêtés
Figure 1 : Statut
matrimonial des enquêtés

Source : élaboré sur base des
données
Il ressort de ce graphique que 47,7 % des
enquêtés sont mariés, 45,1 % célibataires et 7,3 %
divorcés ou veufs. La catégorie des mariés domine
légèrement sur les célibataires, mais l'écart reste
faible. Cela signifie que l'auto-emploi attire aussi bien les personnes seules
que celles en couple. Ce constat révèle que l'engagement
matrimonial, lié aux charges familiales, constitue un facteur de
motivation pour entreprendre.
Figure 2 : Niveau
d'instruction des enquêtés

Source : élaboré sur base des
données
Il ressort de ce graphique que 38,8 % des
enquêtés ont un niveau secondaire, 29,9 % un niveau
supérieur ou universitaire, tandis que 15,6 % n'ont aucune instruction
et la même proportion n'a que le primaire. On observe donc une forte
représentation de l'éducation intermédiaire. Cela indique
que l'auto-emploi n'exclut pas les moins instruits, mais reste plus
fréquent chez ceux ayant une certaine formation. Ce résultat
illustre l'importance du niveau scolaire dans l'accès aux
opportunités d'auto-emploi.
III.1.2. Pratiques professionnelles
Figure 3 :
Expérience d'un emploi salarié

Source : élaboré sur base des
données
Il ressort de ce graphique que 56 % ont déjà
exercé un emploi salarié, contre 44 % qui n'en ont jamais eu.
Cela démontre que plus de la moitié des auto-employés
avaient une expérience préalable sur le marché du travail.
Ce passage du salariat à l'auto-emploi reflète une reconversion
liée soit à la perte d'emploi soit à la recherche
d'autonomie. L'absence d'expérience pour une partie non
négligeable montre aussi que certains choisissent directement
l'auto-emploi comme première option.
Figure 4 : Secteur
d'activité principal des auto-employés

Source : élaboré sur base des
données
Il ressort de ce graphique que le commerce domine largement
avec 51,6 %, suivi des services (22,1 %), de l'artisanat (14,8 %), de
l'agriculture (8,6 %) et des autres activités (2,9 %). Cette forte
concentration dans le commerce s'explique par la facilité d'accès
et la faible exigence en compétences techniques. Les services et
l'artisanat occupent une part notable mais restent secondaires. L'agriculture,
pourtant secteur vital, apparaît faiblement représentée, ce
qui illustre un désintérêt ou un manque de soutien.
Figure 5 : Capital de
démarrage des activités

Source : élaboré sur base des
données
Il ressort de ce graphique que 90,4 % ont financé leur
activité par un capital personnel, contre seulement 9,6 % qui n'en
disposaient pas. L'autofinancement est donc la règle dominante dans le
lancement des activités. Ce constat montre la difficulté
d'accès aux financements extérieurs, tels que crédits ou
subventions. Il illustre aussi la résilience et la capacité
d'initiative individuelle des auto-employés malgré des ressources
limitées.
Figure 6 : Appui
externe reçu au démarrage

Source : élaboré sur base des
données
Il ressort de ce graphique que 72,1 % n'ont
bénéficié d'aucun appui externe, contre seulement 27,9 %
qui ont eu accès à une aide (prêt, formation, subvention).
Cela signifie que la grande majorité des auto-employés se lancent
sans soutien institutionnel. Ce manque d'accompagnement constitue un frein
à la croissance et à la pérennité de leurs
initiatives. La minorité ayant bénéficié d'un appui
représente les mieux positionnés pour renforcer leurs
activités.
Figure 7 : Recherche
préalable d'emploi salarié

Source : élaboré sur base des
données
Il ressort de ce graphique que 93,5 % des
enquêtés avaient cherché un emploi salarié avant de
se tourner vers l'auto-emploi, contre 6,5 % seulement qui ne l'avaient pas
fait. Ce résultat montre que l'auto-emploi est principalement choisi par
contrainte. Faute d'opportunités sur le marché formel, les
individus se réorientent vers l'auto-emploi. Cela illustre le rôle
de l'auto-emploi comme solution alternative face au chômage.
Figure 8 : Motifs du
choix de l'auto-emploi

Source : élaboré sur base des
données
Il ressort de ce graphique que 57,3 % des répondants
ont opté pour l'auto-emploi en raison de l'absence d'emploi
salarié, 35,4 % par goût de l'indépendance, 6 % grâce
à l'héritage familial et 1,3 % pour d'autres motifs. L'absence
d'opportunité d'emploi apparaît donc comme le moteur principal.
Toutefois, une part non négligeable évoque des motivations
volontaires, notamment l'indépendance. Cela prouve que l'auto-emploi
combine à la fois des logiques de contrainte et de choix personnel.
Figure 9 : Perception
de l'auto-emploi comme solution au chômage

Source : élaboré sur base des
données
Il ressort de ce graphique que 82,3 % considèrent
l'auto-emploi comme une solution durable contre le chômage, tandis que
17,7 % n'y croient pas. Ce résultat traduit une forte confiance des
populations dans ce mode d'activité. La majorité pense que
l'auto-emploi peut réduire le chômage dans leur commune.
Toutefois, une minorité reste sceptique, ce qui pourrait s'expliquer par
la précarité ou l'instabilité de certaines initiatives.
III.2. Analyse économétrique
En complément de l'analyse graphique, cette partie
cherche à enrichir l'étude en utilisant la régression
logistique binaire pour éclairer les facteurs qui influencent la
perception de l'auto-emploi comme une solution pérenne pour
réduire le chômage dans la commune de Bipemba.
Pour ce faire, la variable dépendante retenue est la
perception de l'auto-emploi comme solution au chômage, codée en
binaire : 1 = Oui lorsque l'enquêté considère que
l'auto-emploi constitue une alternative efficace au chômage, et 0 = Non
lorsqu'il ne partage pas cette opinion. L'intérêt de ce choix
réside dans le fait qu'il permet de mesurer non seulement
l'adhésion des individus à l'auto-emploi comme stratégie
de survie économique, mais aussi son efficacité perçue
dans la lutte contre le chômage au niveau local.
Les tableaux ci-après présentent ces
résultats :
Tableau 6: Qualité
du modèle global
|
|
Chi-square
|
Sig.
|
|
Step 1
|
Step
|
94,000
|
0,000
|
|
Block
|
94,000
|
0,000
|
|
Model
|
94,000
|
0,000
|
Source : élaboré sur base des
données
Il ressort de ce tableau que le modèle logistique est
globalement significatif, avec un Khi-deux de 94,000 et une
probabilité associée inférieure à 0,001. Cela
indique que les variables introduites expliquent de manière pertinente
la variable dépendante.
Tableau 7: Test
d'ajustement R2
|
Step
|
Nagelkerke R Square
|
|
1
|
0,428
|
Source : élaboré sur base des
données
Il ressort de ce tableau que le coefficient de
détermination de Nagelkerke est de 0,428, ce qui
signifie que près de 43 % de la variance est expliquée. Ainsi, le
modèle est valide et fiable pour analyser l'auto-emploi dans la commune
de Bipemba.
Tableau 8 : Effet des caractéristiques
entrepreneuriales et motivationnelles
|
|
B
|
Sig.
|
|
Âge (réf : Moins de 25ans)
|
|
,935
|
|
|
25 à 34 ans
|
1,061
|
,014
|
|
|
35 à 44 ans
|
1,447
|
,053
|
|
|
45 ans et plus
|
-,558
|
1,000
|
|
Statut matrimonial (réf :
Marié)
|
|
,028
|
|
|
Célibataire
|
,361
|
,039
|
|
|
Divorcé(e) /Veuf(ve)
|
1,102
|
,60
|
|
Niveau d'instruction (réf :
supérieur/Universitaire)
|
|
,033
|
|
|
Primaire
|
1,766
|
,997
|
|
|
Sans instruction
|
-,779
|
,636
|
|
|
Secondaire
|
1,358
|
,049
|
|
Avoir déjà exercé un emploi
salarié (Non > Oui)
|
,840
|
,042
|
|
Capital de démarrage personnel (Oui >
Non)
|
1,224
|
,030
|
|
Avoir bénéficié d'un appui
(prêt, formation, subvention) (Oui > Non)
|
1,389
|
,039
|
|
Autonomie financière obtenue grâce
à l'auto-emploi (Oui > Non)
|
,266
|
,044
|
|
Motif ayant poussé à opter pour l'auto
emploi (réf : Héritage ou entreprise familiale)
|
|
,030
|
|
|
Absence d'emploi
|
2,008
|
,002
|
|
|
Autre
|
0,611
|
,020
|
|
|
Goût pour l'indépendance
|
1,125
|
,096
|
|
|
Constant
|
6,715
|
,993
|
Source : élaboré sur base des
données
Ce tableau met en évidence l'influence des ressources
et des motivations sur la perception de l'auto-emploi comme solution au
chômage.
Âge et perception de l'auto-emploi
Il ressort de ce tableau que l'âge exerce une influence
notable sur la perception de l'auto-emploi. Les individus âgés de
25 à 34 ans présentent un coefficient B positif de 1,061 (p =
0,014), ce qui indique que cette catégorie croit fortement en
l'auto-emploi comme solution au chômage, avec une probabilité
accrue. De même, les enquêtés de 35 à 44 ans
affichent un coefficient B de 1,447 (p 0,053), renforçant cette
tendance. En revanche, les personnes âgées de 45 ans et plus
présentent un coefficient B négatif (-0,558), traduisant une
perception plus sceptique de l'auto-emploi, probablement en raison de
contraintes d'âge ou de difficultés à s'adapter aux
exigences entrepreneuriales.
Statut matrimonial et perception de
l'auto-emploi
Le statut matrimonial apparaît aussi déterminant.
Les célibataires ont un coefficient B de 0,361 (p = 0,039), ce qui
reflète une probabilité plus forte de considérer
l'auto-emploi comme alternative au chômage par rapport aux mariés.
Cette tendance peut s'expliquer par leur liberté décisionnelle et
leur plus grande flexibilité. Par contre, les divorcés ou veufs
présentent un B de 1,102 mais non significatif (p = 0,60), ce qui rend
leur perception statistiquement incertaine. Globalement, ces résultats
confirment que les contraintes familiales influencent la vision de
l'auto-emploi.
Niveau d'instruction et perception de
l'auto-emploi
Le niveau d'instruction joue un rôle clé dans la
perception. Les personnes ayant atteint le secondaire affichent un coefficient
B de 1,358 (p = 0,049), ce qui signifie qu'elles adhèrent davantage
à l'idée que l'auto-emploi constitue une solution durable au
chômage que les diplômés du supérieur. À
l'opposé, les non-instruits (B = -0,779) et les diplômés du
primaire (B = 1,766 mais non significatif) ne présentent pas d'effet
probant. Ces résultats montrent que l'auto-emploi séduit
particulièrement ceux qui ont un bagage scolaire intermédiaire,
sans aller jusqu'à des qualifications universitaires.
Expérience professionnelle
Il ressort que l'expérience d'un emploi salarié
influence positivement la perception de l'auto-emploi. En effet, ceux qui ont
déjà travaillé affichent un coefficient B de 0,840 (p =
0,042), traduisant une conviction renforcée que l'auto-emploi est une
voie crédible de sortie du chômage.
Ressources et accompagnement
Les résultats montrent que disposer de ressources
financières et d'un appui institutionnel est essentiel. Les
enquêtés ayant un capital personnel présentent un
coefficient B positif de 1,224 (p = 0,030), ce qui indique qu'ils croient
davantage en l'auto-emploi comme outil de lutte contre le chômage. De
même, bénéficier d'un prêt, d'une formation ou d'une
subvention donne un B de 1,389 (p = 0,039), traduisant un effet significatif
sur la perception. Ces résultats corroborent l'hypothèse selon
laquelle le soutien financier et institutionnel favorise la valorisation de
l'auto-emploi dans la lutte contre le chômage.
Autonomie financière et motivations
L'autonomie financière obtenue grâce à
l'auto-emploi se traduit par un coefficient B positif de 0,266 (p = 0,044).
Bien que modeste, ce résultat confirme que l'atteinte d'une
indépendance économique conduit à percevoir l'auto-emploi
comme une voie crédible pour réduire le chômage. Enfin, les
motifs de choix révèlent que l'absence d'emploi salarié
est la plus déterminante (B = 2,008 ; p = 0,002), traduisant une
probabilité très élevée de percevoir l'auto-emploi
comme solution. Le goût pour l'indépendance (B = 1,125 ; p =
0,096) et d'autres raisons (B = 0,611 ; p = 0,020) renforcent également
cette perception, bien que de manière moins prononcée.
DISCUSSION DES RÉSULTATS
Les résultats de cette étude
révèlent clairement que l'auto-emploi est perçu
comme une solution durable de réduction du chômage par 82,3 % des
enquêtés. Cette forte adhésion traduit une
conviction partagée que la création d'activités
indépendantes permet non seulement de générer des revenus
et atteindre la liberté, mais aussi de compenser l'insuffisance
d'emplois salariés formels dans un contexte marqué par un
chômage structurel élevé. Ce constat confirme
l'hypothèse selon laquelle l'auto-emploi constitue une alternative
crédible face à la précarité et à la
marginalisation des jeunes.
Les analyses économétriques ont
révélé que certains facteurs sociodémographiques et
professionnels influencent significativement cette perception. Par exemple, les
jeunes adultes de 25 à 44 ans affichent un coefficient B positif et
significatif, traduisant une forte probabilité de voir dans
l'auto-emploi une réponse adaptée au chômage. Ces
résultats rejoignent les travaux de Saridas, Mendoza et Munoz (2016) qui
soulignaient que les personnes confrontées au chômage de longue
durée considèrent l'auto-emploi comme un moyen de
réintégration. Ils s'inscrivent également dans la logique
de la théorie du capital humain de Becker (1964), selon
laquelle l'investissement en compétences accroît la
productivité et l'employabilité, condition essentielle pour
réussir dans l'auto-emploi.
De plus, l'importance de l'autofinancement se confirme
d'ailleurs ici : 90,4 % des enquêtés ont
démarré leurs activités avec un capital
personnel, et le coefficient B de 1,224 illustre bien que la
possession de ressources propres augmente la confiance en l'auto-emploi comme
outil de lutte contre le chômage. Cela rejoint la théorie
de la contrainte financière d'Evans & Jovanovic (1989), qui
stipule que l'accès limité au crédit freine
l'entrepreneuriat.
Le rôle des appuis externes est également
déterminant : avoir bénéficié d'un prêt,
d'une formation ou d'une subvention accroît fortement la
probabilité de percevoir l'auto-emploi comme une alternative viable (B =
1,389).
Par ailleurs, les habitants de la commune de Bipemba
justifient l'exerce de l'auto-emploi par le goût de liberté et
indépendance, la volonté de créer de l'emploi, la
rareté des emplois salariés, les antécédents
familiaux (héritage) et autres motifs. En plus, l'analyse
économétrique démontre que l'absence d'emploi
salarié est le moteur principal (B = 2,008) de l'exercice de
l'auto-emploi et sa perception comme solution durable au chômage,
confirmant la dimension « push » de la théorie
push-pull de Evans & Leighton (1989), où la contrainte du
chômage pousse les individus à s'auto-employer.
En somme, cette étude confirme que l'auto-emploi, bien
qu'issu en grande partie d'une contrainte de survie, est valorisé comme
un instrument efficace de réduction du chômage dans la commune de
Bipemba. Toutefois, son efficacité réelle dépend de
l'accès aux ressources, de l'accompagnement institutionnel et des
conditions économiques locales.
RECOMMANDATIONS
L'investigation empirique réalisée auprès
des habitants de la commune de Bipemba a permis de démontrer que
l'auto-emploi est perçu comme une solution crédible au
chômage, mais qu'il demeure limité par plusieurs obstacles.
À ce titre, les recommandations suivantes s'imposent :
1. Aux autorités publiques :
· Mettre en place des programmes de soutien financier
(microcrédits, prêts à taux réduits, subventions)
afin d'alléger le poids de l'autofinancement qui constitue un frein
majeur.
· Simplifier la fiscalité et réduire les
charges administratives pour favoriser l'éclosion et la
pérennité des micro-entreprises.
· Développer des infrastructures de base (routes,
marchés, électricité) qui constituent des conditions
essentielles pour stimuler l'activité économique.
2. Aux institutions de formation et ONG :
· Organiser des formations techniques et
entrepreneuriales adaptées aux besoins du marché, afin de
renforcer les compétences des jeunes et leur capacité à
innover.
· Mettre en place des dispositifs d'accompagnement
(mentorat, incubateurs, coopératives) pour guider les
auto-employés dans la gestion de leurs initiatives.
3. Aux jeunes et auto-entrepreneurs
eux-mêmes :
· Renforcer leur esprit d'innovation et de
créativité pour diversifier les secteurs d'activités,
au-delà du commerce, qui concentre aujourd'hui la majorité des
initiatives.
· Adopter une gestion rigoureuse de leurs ressources et
chercher à formaliser leurs activités afin de
bénéficier d'un meilleur accès au crédit et aux
protections sociales.
CONCLUSION
Au terme de la présente étude ayant porté
sur « Auto-emploi et réduction du chômage dans la
commune de Bipemba », il a été question d'analyser
dans quelle mesure l'auto-emploi constitue une solution durable à la
réduction du chômage. L'étude s'est basée sur les
hypothèses selon lesquelles :
- L'auto-emploi est une solution durable au chômage car,
il contribue à la création des emplois directs et indirects.
- La perception de l'auto-emploi comme solution durable au
chômage est expliqué par plusieurs facteurs, notamment le niveau
d'instruction, les formations suivis, avoir déjà exercé un
emploi salarié, l'accès au financement et mentorat, etc.
- Enfin l'exercice de l'auto-emploi nait de plusieurs
motivations, la rareté des emplois salariés, le goût de
l'indépendance, les antécédents familiaux
(héritage) et d'autres motifs.
Pour parvenir à la vérification de ces
hypothèses, la méthodologie adoptée s'est appuyée
sur une enquête par questionnaire auprès de 384
enquêtés de la commune de Bipemba, combinée à une
analyse descriptive (à l'aide des graphiques) et
économétrique fondée sur la régression logistique
binaire.
Par ailleurs :
· Le premier chapitre a
présenté le cadre conceptuel et théorique, en
définissant les concepts clés et en exposant les théories
économiques ainsi que les travaux antérieurs liés à
la thématique.
· Le deuxième chapitre a
porté sur la méthodologie de recherche, décrivant la zone
d'étude, la population, l'échantillonnage et les outils d'analyse
retenus.
· Le troisième chapitre a
constitué le compte rendu des investigations empiriques, combinant
l'analyse graphique et l'analyse explicative.
Il en est ressorti que 82,3 % des
enquêtés considèrent l'auto-emploi comme une solution
durable au chômage. Ce résultat confirme la
première hypothèse, selon laquelle l'auto-emploi constitue une
voie d'insertion sociale et un facteur de stabilité communautaire. De
plus, l'analyse montre que les individus âgés de 25
à 44 ans, ainsi que les célibataires,
sont plus enclins à percevoir l'auto-emploi comme une réponse
crédible, ce qui atteste du rôle des caractéristiques
sociodémographiques dans la valorisation de cette stratégie.
Les résultats indiquent aussi que la
disponibilité d'un capital de démarrage personnel (B =
1,224 ; p = 0,030) et le bénéfice d'un appui
externe (B = 1,389 ; p = 0,039) renforcent significativement la
perception de l'auto-emploi comme solution. Cela valide la deuxième
hypothèse en montrant que les soutiens financiers et institutionnels
constituent des leviers indispensables pour renforcer l'impact de l'auto-emploi
dans la lutte contre le chômage.
Par ailleurs, les enquêtés ayant atteint une
autonomie financière (B = 0,266 ; p = 0,044)
adhèrent davantage à l'idée que l'auto-emploi constitue
une alternative crédible. Enfin, le facteur le plus déterminant
demeure l'absence d'emploi salarié (B = 2,008 ; p =
0,002), qui motive largement le recours à l'auto-emploi. Ainsi
donc, ces résultats permettent de confirmer l'hypothèse H2. Le
constant selon lequel les principaux motifs tels que le goût de
liberté et indépendance, la volonté de créer de
l'emploi, la rareté des emplois salariés, les
antécédents familiaux (héritage), etc. permet de confirmer
l'hypothèse H3.
Cependant, il n'est pas possible d'affirmer que ce travail n'a
pas de limites. La recherche s'est concentrée sur une seule commune, ce
qui limite la généralisation des résultats. De plus,
certaines variables macroéconomiques (politiques fiscales, environnement
d'affaires, infrastructures locales) n'ont pas pu être
intégrées. Les prochaines recherches sur une thématique
similaire gagneraient à élargir le champ d'étude à
plusieurs communes, à comparer les résultats entre zones urbaines
et rurales, et à approfondir l'impact réel des politiques
publiques de soutien à l'auto-emploi dans la lutte contre le
chômage.
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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33. Yunus, M. (2006). Vers un monde sans pauvreté.
Paris : J.-C. Lattès.
TABLE DES MATIERES
EPIGRAPHE
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défini.
DEDICACE
II
REMERCIEMENTS
III
LISTE DES ABREVIATIONS ET ACRONYMES
IV
LISTE DES TABLEAUX
V
LISTE DES GRAPHIQUES
VI
INTRODUCTION
1
1. PHENOMENE OBSERVE
2
2. CHOIX ET INTERET DU SUJET
4
3. METHODE
5
4. TECHNIQUES DE RECHERCHE
5
5. DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE
6
6. SUBDIVISION DU TRAVAIL
7
CHAPITRE I : REVUE DE LITTERATURE THEORIQUE,
EMPIRIQUE ET QUESTIONNEMENT
8
SECTION 1. REVUE DE LITTERATURE THEORIQUE
8
SECTION2 REVUE DE LITTERATURE EMPIRIQUE
13
SECTION3 QUESTIONNEMENT DE RECHERCHE
18
3.1 PROBLEMATIQUE
18
3.2 HYPOTHESES
20
3.3 OBJECTIFS
20
CHAPITRE II : METHODOLOGIE ET PRESENTATION DU
CADRE DE RECHERCHE
22
Section 1 : approche méthodologique
22
1. Type et nature de l'étude
22
2. Population et échantillonnage
22
3. Méthodes et instruments de collecte des
données
24
4. Méthodes de traitement et d'analyse des
données
25
5. Justification des choix
méthodologiques
25
SECTION 2: PRESENTATION DE LA COMMUNE DE
BIPEMBA
27
2.2.1 Historique de la commune de Bipemba
27
2.2.2. Situation géographique
27
2.2.3. Relief:
28
2.2.4. Hydrographie
28
2.2.5. Végétation
28
2.2.6. Environnement:
28
2.2.7. Climat
29
2.2.8. Organisation sociodémographique
29
2.2.9. Statistiques de la commune de Bipemba
30
2.2.10 Etat de lieu.
32
2.2.11 l'auto-emploi dans la commune de
bipemba.
33
2.2.12 Activités économiques
34
2.2. 13. Le commerce informel
34
2.2.14 Transport et moto taxis
35
2.2.15 Petits activités artisanales
35
2.2.16 Agriculture périurbaine
35
2.2.17 Exploitation et commerce du diamant
(activités indirectes)
36
2.2.18 Service de proximité
36
2.2.19 Enjeux économiques: malgré le
dynamisme de sa population, Bipemba fait
36
2.2.20 Conditions des vies des ménages
36
CHAPITRE III. PRESENTATION ET DISCUSSION DES
RESULTATS
37
III.1. Analyse graphique
37
III.1.1. Profil des enquêtés
37
III.1.2. Pratiques professionnelles
38
III.2. Analyse économétrique
46
DISCUSSION DES RÉSULTATS
51
RECOMMANDATIONS
53
CONCLUSION
55
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
58
TABLE DES MATIERES
61
ANNEXE
1
Questionnaire d'enquête
1
I. Informations générales
1
II. Situation professionnelle et
économique
2
III. Perception et motivation
3
IV. Conditions et obstacles
3
ANNEXE
Questionnaire d'enquête
Bonjour,
Dans le cadre de la réalisation d'un
mémoire de fin d'études en sciences économiques et de
gestion, nous menons une enquête sur le thème : «
L'auto-emploi et la réduction du chômage dans la commune de
Bipemba ».
Votre participation est totalement anonyme et confidentielle.
Veuillez répondre sincèrement à toutes les questions en
cochant la réponse qui vous correspond.
Merci pour votre
précieuse collaboration.
I. Informations
générales
1. Sexe : ? Masculin ? Féminin
2. Âge : ? Moins de 25 ans ? 25 à 34 ans ?
35 à 44 ans ? 45 ans et plus
3. Statut matrimonial : ? Célibataire ?
Marié(e) ? Divorcé(e) / Veuf(ve)
4. Niveau d'instruction : ? Sans instruction ?
Primaire ? Secondaire ? Supérieur/Université
II. Situation professionnelle
et économique
5. Avez-vous déjà exercé un emploi
salarié ? ? Oui ? Non
6. Actuellement, êtes-vous en situation d'auto-emploi
? ? Oui ? Non
7. Si oui, depuis combien d'années êtes-vous
auto-employé ? ? Moins d'1 an ? 1 à 3 ans ? Plus de 3
ans ? Non concerné
8. Quel est votre secteur d'activité principal ? ?
Commerce ? Artisanat ? Agriculture ? Services ? Autres
(précisez)
9. Disposez-vous d'un capital de démarrage personnel
? ? Oui ? Non
10. Avez-vous bénéficié d'un appui
(prêt, formation, subvention) pour démarrer votre activité
? ? Oui ? Non
11. Vos revenus actuels sont-ils suffisants pour subvenir
à vos besoins ? ? Oui ? Non
12. Avez-vous déjà cherché un emploi
salarié avant de vous lancer dans l'auto-emploi ? ? Oui ? Non
III. Perception et
motivation
13. Qu'est-ce qui vous a poussé à opter pour
l'auto-emploi ? ? Absence d'emploi salarié ? Goût pour
l'indépendance ? Héritage ou entreprise familiale ? Autre
(précisez)
14. Pensez-vous que l'auto-emploi est une solution durable contre
le chômage ? ? Oui ? Non
15. Souhaiteriez-vous passer à un emploi salarié si
l'occasion se présentait ? ? Oui ? Non
IV. Conditions et obstacles
16. Quels sont les principaux obstacles à votre
activité ? ? Manque de financement ? Faible accès au
marché ? Insuffisance de formation ? Instabilité
économique
17. Avez-vous reçu une formation en entrepreneuriat ? ?
Oui ? Non
18. Avez-vous des employés ou collaborateurs sous votre
charge ? ? Oui ? Non
|