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L'auto-emploi et la réduction du chômage dans la commune de Bipemba


par Martin KABUYI
Université officielle de Mbujimayi (U.O.M) - Licence en sciences économiques et de gestion, option Gestion financière  2025
  

Disponible en mode multipage

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EPIGRAPHE

L'entrepreneur est l'agent de l'innovation qui, par sa créativité, transforme l'économie et génère des nouvelles opportunités d'emploi.

Joseph SCHUMPETER 1935

DEDICACE

A vous mes tendres parents dont le sang coule dans mes veines, Joseph BINGILAYI et Rose BIBOMBA, pour m'avoir appris à grimper l'arbre afin de déguster le meilleur fruit au lieu de rester dans l'attente de sa chute.

REMERCIEMENTS

« La gratitude peut illuminer une journée, voire changer une vie. Il suffit que vous acceptiez de la mettre en mots pour qu'elle devienne une réalité », dicton français. L'élaboration du présent travail est le fruit d'une mutualisation des efforts et abnégations de plusieurs personnes auxquelles nous voudrions ainsi nous acquitter d'un devoir vénérable celui de remercier tous ceux qui, matériellement, moralement et scientifiquement nous ont assistés.En termes de gratitude, nous nous sentons redevable :

A l'éternel Dieu tout puissant, source d'intelligence et de la sagesse qui nous a donné la vie et qui continue à nous remplir de son amour.

A vous Chère Professeure Josée KAPINGA ILUNGA pour avoir mené à bien la direction de ce travail. Infiniment, nous vous rendons un vibrant hommage.

A vous Monsieur, l'Assistant Glory KANGODIA, votre encadrement nous a été comme une étoile qui nous a conduit à l'émergence durant l'élaboration de ce travail.

Une marque particulière à nos vaillants formateurs pour l'inculcation des connaissances, des valeurs d'éthique léguant à la nation congolaise, des cadres dignes de la relève, un capital humain bien outillé pour le développement du pays. Une pensée pieuse aux professeurs LUBANZA NGOMA Germain, MUSAMPA TSHIBALABALA Raphaël, TSHILENGE ILUNGA Marcel, KALOMBO NTUMBA Anaclet, KAZADI NKESE François, KAZADI NTITA Frank, NTITA NTITA Jean Christophe et MATATA MAKALAMBA Patrick.

Aux masters et chefs des travaux pour un zèle hors du commun. Nous citons : KIPUPI KITENGE Anaclet et Sylvain KALONJI MUKOKA.

Aux éminents assistants : CIEPELA Jean Luc, NZENGU Felly et CIBOLA CIBANDA Nathan.

A vous mes frères et soeurs : Patrick MBIYA, Justin CILUMBA, Christian MUKENDI, Aimé MUANGA, Irène KEYI, MBOMBOLA Dan, Gracia KAJA et Franklin TSHISEKEDI pour avoir été comme notre bras droit durant ce parcours académique. Soyez remerciés.

Enfin, aux amis, connaissances et collègues pour le partage des bons et mauvais moments ayant caractérisé notre carrière.

LISTE DES ABREVIATIONS ET ACRONYMES

OIT

:

Organisation Internationale du Travail

ONU

:

Organisation des nations unies

ODD

:

Objectifs de développements durables

ANPE 

:

Agence Nationale Pour l'Emploi

BM

:

Banque Mondiale

FMI

:

Fonds Monétaire internationale

OCDE

:

Organisation de Coopération et Développement Economique

RDC

:

République Démocratique Du Congo

PME

:

Petites et Moyennes Entreprises

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1: La synthèse théorique portant sur l'auto-emploi et le chômage 3

Tableau 2: présentation des différents travaux empiriques de l'auto emploi 13

Tableau 3 : présentant les statistiques de la population 30

Tableau 4: statistiques de la population étrangère 30

Tableau 5: présentant la population de Bipemba selon les quartiers et sexes 30

Tableau 6: Qualité du modèle global 46

Tableau 7: Test d'ajustement R2 47

LISTE DES GRAPHIQUES

Figure 1 : Statut matrimonial des enquêtés 3

Figure 2 : Niveau d'instruction des enquêtés 38

Figure 3 : Expérience d'un emploi salarié 38

Figure 4 : Secteur d'activité principal des auto-employés 40

Figure 5 : Capital de démarrage des activités 40

Figure 6 : Appui externe reçu au démarrage 41

Figure 7 : Recherche préalable d'emploi salarié 43

Figure 8 : Motifs du choix de l'auto-emploi 44

Figure 9 : Perception de l'auto-emploi comme solution au chômage 45

RESUMES

Ce mémoire étudie l'auto-emploi comme une alternative efficace contre le chômage, particulièrement dans les économies caractérisées par l'instabilité où les opportunités d'emplois salariés demeurent limitées. Dans un contexte marqué par l'insuffisance des infrastructures, la faible diversification de l'économie, l'insuffisance des politiques d'emploi, l'auto-emploi apparaît non seulement comme une source de création professionnelles et génératrice de revenus, mais aussi une voie d'intégration socioéconomique durable et moyen de réduction de la pauvreté.

En analysant les rôles de l'auto-emploi dans la réduction du chômage, cette recherche met aussi en évidence ses facteurs explicatifs de motivation qui poussent la population à s'auto employer et le contrainte sur la croissance inclusive.

Toutefois, l'étude révèle que plusieurs contraintes freinent son développement, notamment le manque de financement, l'insuffisance de formations entrepreneuriales, les microcrédits, la fiscalité excessive et la précarité des infrastructures.

Pour surmonter ces obstacles, ce mémoire recommande la mise en place des politiques publiques favorisant l'accès au crédit, la promotion de la culture entrepreneuriale et la renforcement des dispositifs d'appuis aux petites entreprises.

ABSTRACT

This thesis examines self-employment as an effective alternative to unemployment, particularly in economies characterized by instability where wage employment opportunities remain limited. In a context marked by inadequate infrastructure, low economic diversification, and insufficient employment policies, self-employment emerges not only as a source of job creation and income generation but also as a sustainable path to socioeconomic integration and a means of reducing poverty.

By analyzing the role of self-employment in reducing unemployment, this research also highlights the motivating factors that drive people to become self-employed and the constraints that hinder inclusive growth.

However, the study reveals that several challenges slow down its development, notably the lack of financing, insufficient entrepreneurial training, limited access to microcredit, excessive taxation, and poor infrastructure.

To overcome these obstacles, this thesis recommends the implementation of public policies that promote access to credit, encourage entrepreneurial culture, and strengthen support mechanisms for small businesses.

INTRODUCTION

Parler de l'auto emploi dans le contexte de la Commune de Bipemba c'est évoquer la dynamique de la création d'activité.(Djawe et Bita) L'activité confère à son promoteur le statut d'employé. L'activité c'est d'abord une idée qui au fil du temps se traduit en véritable objectif poursuivi par son promoteur.

Des chercheurs en entrepreneuriat, à l'instar de Verstraete Thierry et Saporta Bernard, pensent qu' « il n'est pas déraisonnable de concevoir le projet ou l'activité comme n'existant, à l'origine, que dans l'immatérialité de la pensée du créateur désirant le concrétiser ».

Ce qui se traduit Clairement que « tout projet, avant d'exister concrètement dans le monde réel, il existe d'abord dans la pensée du créateur » Cependant, des controverses existent sur l'âge exact de l'activité. Son existence commence-t-elle avec la vision ou simplement au moment où la vision s'est matérialisée ?

L'auto emploi dans sa dénomination de « travail autonome » ou « travail indépendant », selon des études récentes, se conçoit aujourd'hui comme alternative potentielle et prometteuse dans un contexte économique marqué par les défis multiples en matière d'emploi et du chômage en offrant aux individus La possibilité de générer leurs propres revenus a travers des initiatives individuelles ou collectives et devenir acteur de leur propre destin professionnel (Jean Pierre Lemaire et Armatya sen 1980 )

L'emploi et le chômage sont des facteurs Socio-économique touchant a des degrés divers tous les pays du monde notamment dans la Ville de Mbujimayi, Province du Kasaï-Oriental en République démocratique du Congo où la Commune de Bipemba ne fait exception.

Cette situation alarmante est exacerbée par des facteurs structurels tels que l'insuffisance des infrastructures, la faible diversification de l'économie, l'instabilité économique et politique qui caractérise le pays depuis plusieurs décennies (Banque Mondiale 2018).

Les statistiques montrent que sur 975911 d'habitants plus de 85% sont chômeurs ce qui engendre l'insertion en masse dans le secteur informel représentant 80% de la population totale. (Rapport des statistiques communales)

Les dimensions sociales à l'instar de l'éducation et l'accès à la formation d'auto-emploi s'avèrent déterminantes. Muhammad yunus souligne que l'accès à l'éducation et la formation et aux ressources nécessaires à l'entrepreneuriat peuvent offrir aux individus une chance de sortir du chômage et devenir autonome.

1. PHENOMENE OBSERVE

A l'échelle mondiale, l'auto-emploi rencontre les défis et les précarités, selon Guy standing dans son concept de la « Précariat » qui désigne un nouveau groupe social de travailleurs, caractérisés par des emplois précaires, temporaires, instables, et mal rémunéré.

Dans le cadre de l'auto-emploi, Guy standing souligne que de plus en plus, des travailleurs sont poussés à s'auto-employer non par choix mais par nécessité en raison de la diminution des emplois stable,et de la transformation des structures économiques globale marquée par les points tels que :

Ø La précarisation du travail : loin d'être une solution idéale, l'auto-emploi peut offrir peut de sécurité, d'avantages sociaux, et des revenus irréguliers. Les travailleurs indépendants ne bénéficient pas des mêmes protections sociales que les salariés (assurance maladies, les retraites, les congés payés) cela les exposent a un grand risque.

Ø Accès limités aux financements :ce qui empêche d'une manière aussi complexe les auto entrepreneurs a développé leurs activités. Les institutions financières sont souvent plus réticentes à prêter aux travailleurs indépendants surtout si l'on n'a pas d'antécédents financiers suffisants.

Ø Instabilité financière : qui est l'un de plus grands risques associés a l'auto-emploi et l'irrégularité des revenus.

Contrairement à un emploi salarié avec un salaire stable, l'auto-entrepreneur doit souvent faire face à des fluctuations des revenus, ce qui peut compliquer la gestion de ses finances.

L'OIT (organisation internationale du travail ) souligne aussi que les mauvaises conditions du travail sont les principales problèmes mondiale de l'emploi, a tel point que l'ONU a fait du travail décent pour tous l'une de ses priorités pour la fin de la décennie a venir dans le cadre des objectifs de développements durables(ODD n°8).

Damian Grimshaw responsable de la recherche a l'OIT souligne pour elle que, « avoir un emploi ne garantis pas toujours un mode de vie décent » la preuve :700 millions de personnes vivent dans une situation d'extrême pauvreté ou de pauvreté modérée bien qu'elles ait un emploi.

Un chiffre est particulièrement révélateur de l'ampleur du problème :61 % de la main d'oeuvre mondiale soit 2 milliards de personnes occupent aujourd'hui un emploi informel,

C'est-à-dire qui échappe aux règles encadrant les droits des employeurs et des salariés avec des nombreux problèmes a la clef : absence de protection sociale, environnement de travail dangereux.

En Afrique, plus particulièrement à Bamako capitale du mali, malgré les multiples efforts déployés par les autorités publiques pour infléchir la courbe du chômage et du sous emploi, la crise de l'emploi persiste, apparaissant presque comme un problème insoluble.

Le marché du travail semble en effet être saturé et l'apport des structures créées pour juguler le fléau s'avère limités. Et les statistiques établissent que les salaires ne dépassent guère les cinq pourcent (5%) de la main d'oeuvre nationale et que la majorité des ressources humaines se trouve dans une situation d'auto-emploi (ANPE 2006).

Il Sied de noté que ce dernier reste confronté à des difficultés de manque de formations adaptées aux besoins du marché du travail, accès difficile au financement (Mamadou TOLOBA 2006).

En République démocratique du Congo (RDC) les défis de l'auto emploi reposent sur une analyse des obstacles structurels (Infrastructures, instabilité politique et économique, accès limité au financement, manque de formations et de compétences, culture entrepreneuriale faible) qui freinent la croissance de l'entrepreneuriat (Claude Sumata 2020).

Il plaide pour une amélioration des conditions économiques afin de faciliter l'auto-emploi et l'entrepreneuriat en RDC. A Matadi le chef-lieu du kongo central, les infrastructures sont dégradées (les routes, le réseau ferroviaire et les installations énergétique sont en mauvais état, ce qui complique les activités des auto-entrepreneurs.

La concurrence déloyale domine l'économie locale par des entrepreneurs étrangers, notamment les indo-pakistanais et les Libanais qui occupent presque tous les segments du marché (Radio Okapi.Net)

A Mbujimayi l'économie est dominée par l'exploitation minière, artisanale et micro entreprise, ce qui ne permet pas d'infléchir la courbe du chômage, l'auto-emploi apparaissant comme solution viable, est confronté aux multiples défis sous divers plans notamment :

Personnellement parlantles auto-entrepreneurs manquent d'expériences, compétences professionnelles et entrepreneuriale. Ils ont La peur de l'échec ; Le manque de confiance ensoi ; La peur des risques.

Les normes sociales et culturelles influencent L'auto-emploi dans la ville de Mbujimayi d'une manière ambivalente. Elles peuvent encourager l'esprit d'initiative du créateur, la créativité, la solidarité et la responsabilité sociale. Elles peuvent également décourager l'innovation, la prise de risques, l'indépendance et la compétitivité.

De par leurs environnements, les entrepreneurs sont confrontés aux manques de formations entrepreneuriales. L'accès limité au financement. Les difficultés d'accès aux marchés. La concurrence déloyale. Les lourdeurs administratives et la complexité du cadre réglementaire et pression fiscale. Le manque de service de soutien a l'entrepreneuriat. Les infrastructures inadéquates,l'instabilité politique et économique. Dans la Commune de Bipemba, les défis de l'auto-emploi sont identiques que proportionnels à la ville de Mbujimayi.

2. CHOIX ET INTERET DU SUJET

Ce choix porte sur le sujet: l'auto-emploi et la réduction du chômage dans laCommune de Bipemba, s'inscrivant dans une volonté de comprendre et d'analyser comment l'auto-emploi peut représenter une réponse concrète au problème persistant du chômage Dans un contexte où le marché du travail est souvent saturé et/où les opportunités d'emploi salarié se raréfient.

De plus en plus les personnes se tournent vers la création de leurs propres activités. Ce phénomène mérite une attention particulière, car il transforme profondément les dynamiques économiques et sociales.

L'intérêt de ce sujet dans la contribution scientifique réside dans l'enrichissement de la littérature académique sur l'auto-emploi en faveur des chercheurs.

Son intérêt social réside dans le renforcement de la cohésion sociale en offrant aux jeunes et les femmes une alternative à l'exclusion sociale à Mbujimayi plus particulièrement dans la Commune de Bipemba où une proportion significative de la population vit en dessous du seuil de la pauvreté. L'entrepreneuriat individuel constitue un levier pour sortir de la précarité et renforcer le tissu social local.

Son intérêt personnel met en lumière la capacité des individus à devenir acteurs de leur propre insertion professionnelle, tout en contribuant à la croissance économique.

En analysant les conditions de réussite de l'auto-emploi, ses avantages, ses limites, ainsi que les politiques publiques d'accompagnement, on peut mieux cerner son rôle dans la lutte contre le chômage, en particulier chez les jeunes et les personnes en reconversion.

Il permet découvrir les défis qui se conçoivent comme frein au développement de l'auto emplois dans la ville de Mbujimayi en général et la Commune de Bipemba en particulier.

3. METHODE

Pour l'élaboration de ce travail,l'usage de la méthode suivante permettra l'atteinte des objectifs.

La méthode statistique :Qui permet de décrire, quantifier et synthétiser les données récoltées par le calcul de certaines mesures et procéder à leur représentation sous forme de tableaux et graphiques, elles servent à décrire les caractéristiques des enquêtés, interpréter et représenter les données recueillies.

4. TECHNIQUES DE RECHERCHE

Pour ce qui est des techniques de recherche, celles utilisées pour cette étude sont : la technique documentaire et celle d'enquête par questionnaire. Ces méthodes et techniques seront développées au chapitre lié à l'empirisme.

5. DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE

Les données sur lesquelles se focalise ce travail sont les résultats d'enquête menée dans la ville de Mbujimayi particulièrement dans la commune de Bipemba sur une période allant du mois de mai au moi juin 2025.

6. SUBDIVISION DU TRAVAIL

Ce travail s'articule autour de trois chapitres hormis l'introduction et la conclusion. Le premier chapitre est consacré à la littérature empirique,théorique et questionnement.Le second aborde laméthodologie de l'étude et la,présentation du cadre de recherche,le troisième parle de la présentation des résultats et discussion.

CHAPITRE I : REVUE DE LITTERATURE THEORIQUE, EMPIRIQUEET QUESTIONNEMENT

Ce chapitre explore les concepts modèles et théoriques existants en lien avec le sujet, clarifier les notions clés, présenter les courants des pensées ou approches scientifiques, construire un cadre théoriques solide sur lequel s'appuiera la suite des recherches. Comparer les méthodes employées et leur limites (repérer les résultats concrets ou constats observés dans des contextes similaires) en suite formuler une problématique claire et pertinente et définir des questions de recherche précises et éventuellement des hypothèses.

SECTION 1. REVUE DE LITTERATURE THEORIQUE

Cette section explore les fondements théoriques du sujet de recherche en analysant les différents courants de pensées, puis établir un socle conceptuel solide.

Tableau 1: La synthèse théorique portant sur l'auto-emploi et le chômage

Auteurs et thématique

Pertinence

Limite et démarcation

Gary becker(1964)

La théorie du capital humain

Cet auteur montre que l'auto-emploi est plus variable lorsque les individus disposent des compétences adéquates en ce sens que l'investissement dans l'éducation et la formation accroissent la productivité et l'employabilité, l'optimisation des revenus et l'adaptation aux changements en créant des opportunités dans un environnement de plus en plus compétitif.

Dans cette recherche, cette étude se démarque par le fait que le capital humain joue un rôle fondamental dans le succès de l'auto-emploi alors que ce travail se focalise sur l'auto-emploi comme

alternative au chômage.

Asterbo, chen et Thompson (date)

La théorie des frictions des marchés du travail

Ces trois auteurs montrent comment les frictions sont des barrières sur le marché du travail ne permettant pas aux chômeurs de trouver l'emploi aussi rapidement possible a cause de problèmes d'informations ,de mobilité ,de formation ou de rigidité institutionnelle.

Cette étude présente l'auto-emploi comme solution lorsque les frictions rendent l'accès à l'emploi salarié difficile.les individus peuvent se tournés a la création de leur propres emploi lorsqu'ils n'arrivent pas à être embauchés.

Montgomery(1991)

Modèle de la sélection adverse

Cette théorie repose sur la manière dont les asymétries d'informations influencent les décisions de travails des individus et des employeurs en ce sens que les employeurs ne peuvent pas observés la productivité des candidats .d'où les travailleurs les plus compétents peuvent être traités comme les moins. cela conduit à la sélection adverse. alors les travailleurs les plus qualifiés ou les plus confiants en leurs propre productivité peuvent refusés les emplois salariés mal rémunérés ou peu valorisants et cherchés d'autres options comme « l'auto-emploi»

L'auto emploi dévient alors une stratégie de signalement de la qualité ou un moyen de maximiser son revenu en contournant les limitations liées à la sélection adverses.

Saridas, Mendoza et Munoz (2016)

La relation entre l'auto-emploi et le chômage à long terme

Ces chercheurs ont observés que dans des situations de chômage à long terme ou de stagnation économique, les personnes qui été sans emplois pendant une longue période peuvent voir dans l'auto-emploi un moyen de réintégré le marché du travail, même si c'est ne pas toujours sous une formes traditionnelle. cela les permet non seulement de générer des revenus mais aussi de maintenir ou d'acquérir des compétences qui peuvent les aider à évoluer professionnellement.

Cette étude présente l'auto-emploi comme réponse pertinente pour certains chômeurs afin de maintenir le capital qui es une base importante dans l'intégration au secteur d'auto-emploi

Herreco & occampo Diaz(2023)

Microcrédit et auto-emploi de subsistance.

Les études de ces chercheurs montrent le microcrédit comme levier pour l'auto-emploi permettant aux bénéficiaires de créés leurs propres revenus et développer les activités de petit échelles (commerces, agriculture, artisanat etc.)qu'ils gèrent eux même afin de sortir de la précarité.

Dans le cadre de l'auto-emploi comme alternative au problème du chômage, le microcrédit aide certains individus à se lancer dans le secteur entrepreneurial afin de sortir du chômage particulièrement ceux à incapacité financière.

Egert & Mourougane (2024)

Facteurs institutionnels et politiques fiscales

Ces auteurs soulignent que les institutions favorables comme la réglementation flexible du marché du travail peuvent rendre l'auto-emploi plus attrayant dans les environnement ou les règles du travail sont strictes et/ou les coûts liés à l'emploi très élevés (par exemple en raison des cotisations sociales élevées ou des protections légales coûteuses pour les salariés.les individus peuvent être enclin à choisir l'auto-emploi comme alternative. alors les politiques fiscales favorables notamment les réductions d'impôts pour les auto-entrepreneurs peuvent encourager les individus à se lancer dans l'auto-emploi.

Cette étude se démarque dans ce travail en montrant comment les facteurs institutionnels comme la réglementation du marché du travail et le système de soutien à l'entrepreneuriat notamment la simplification fiscale joue un rôle clé dans la promotion de l'auto-emploi.

Evans & leighton (1989)

La théorie de push et pull ou les facteurs d'incitation et de dissuasion

Ces auteurs montrent comment cette théorie est incitative et sélective en auto emploi en ce sens que la théorie push fait référence aux facteurs qui poussent l'individu à quitter une situation donnée comme le chômage ou la précarité d'emploi, l'absence des opportunités d'emploi en se tournant vers l'auto-emploi tandis que la théorie pull attire les individus vers les nouvelles situations telles que l'aspiration à l'indépendance, le désir de réaliser un projet personnel.

Cette étude se démarque dans le présent travail en soulignant l'importance de ces deux types de facteurs dans le cadre de l'auto-emploi pour les individus confrontés a des conditions de travail insatisfaisants ou à un chômage persistant.

Doering & Piore(1971)

La théorie de la segmentation du marché du travail

Cette théorie montre que le marché du travail est divisé en deux segments

Le marché primaire qui est caractérisé par des emplois stables, bien rémunérés avec des perspectives de carrière, des protections sociales et des conditions de travail favorables;

Alors que le marché secondaire est caractérisé par des emplois précaire, mal payés et sans perspective d'évolution ni des sécurités.

Les individus de la catégorie secondaire doivent se tournés vers l'auto emploi en vertu de leurs exclusion au marché primaire pour n'est pas demeurés dans le chômage.

Dvouletly (2004)

La satisfaction et l'autonomie économique

Cette étude montre que l'auto emploi permet non seulement de répondre aux besoins économiques de l'individu mais aussi d'assurer un degré d'autonomie et de satisfaction personnelle plus élevé par rapport à l'emploi salarié traditionnel.

L'auto-emploi offre un degré élevé d'indépendance. l'entrepreneur est libre de prendre ses propres décisions, ce qui lui permet une plus grande flexibilité dans la gestion de son revenu et son travail

Gabriel attal (2004)

La théorie du chômage volontaire et la reforme de l'assurance chômage

Cet auteur indique que certains demandeurs d'emploi pourraient choisir de rester sans travail en raison des allocations chômage plus avantageuses que certains emplois, alors que l'assurance chômage introduit plusieurs mesures visant à réduire la durée d'indemnisation et à réduire l'accès, car plus les conditions sont difficiles, le chômage subsiste

Cette théorie vise à encourager le retour à l'emploi et à promouvoir l'auto-emploi comme alternative au choix de vouloir rester sans emploi

Source: Élaboré sur base de théories recensées, positionnement de l'étude de saridas, Mendoza et munoz

SECTION2 REVUE DE LITTERATURE EMPIRIQUE

Cette section se concentre sur les études menées par d'autres chercheurs sur des sujet similaires ou connexe dans le but de comprendre ce qui a déjà été fait, de quelle manière cela a été fait, et identifier les aspects qui n'ont pas encore été suffisamment étudié.

Tableau 2: présentation des différents travaux empiriques de l'auto emploi

Auteurs et thématiques

Pertinence

Démarcation

Alorys mahwa(2007)

L'impact de l'auto emploi sur le chômage et la pauvreté au Cameroun

Dans sa recherche Alorys mahwa accorde une importance particulière aux ratios financiers pour évaluer la viabilité et la pérennité des activités d'auto-emploi par les aspects suivants:

-la structure financière et Ratios d'endettement: qui met en évidence le ratio de la dette par rapport aux capitaux propres pour évaluer la structure financière des projets.

-Analyse de la rentabilité et de la performance: qui permet d'évaluer la rentabilité des activités à travers des indicateurs financiers tels que le chiffre d'affaire, la marge bénéficiaire et le résultats nets et comparer les performances réelles aux prévisions établies dans le business plan offrant ainsi une vision claire de la santé financière de l'entreprise.

-impact du taux d' intérêt sur la pérennité qui montre qu'un taux d' intérêt élevé augmente le coût de la dette, ce qui peut affecter négativement la rentabilité et la capacité de remboursement des promoteurs réduisant ainsi la viabilité à long terme des activités.

-utilisations de ratios pour l'évaluation des projets

L'application de ratios tels que le ratio de liquidité, le ratio de rentabilité et le ratio d'endettement est essentielle pour évaluer la performance et la viabilité des projets d'auto-emploi et permettre les promoteurs et les institutions financières de prendre des décisions éclairées concernant le financement et le suivi des activités.

Se référant de la pertinence, cette recherche se démarque dans le présent travail en montrant comment l'intégration des ratios financiers dans l'évaluation des projets d'auto-emploi est cruciale pour assurer leur viabilité et leur pérennité.et pour les promoteurs et pour les institutions financières

Grégoire leclerq (2009)

La connaissance et le soutien de l'auto-emploi

Cet auteur à analyser les impacts de la crise sanitaire sur les travailleurs indépendants montrant les difficultés rencontrés par cette catégorie pendants les périodes de confinement et autres restriction sanitaire comme la covid19

Cette étude se démarqué dans ce travail en montrant comment les politiques publiques doivent penser au soutiens des auto-entrepreneurs par cette situation qui met en péril la subsistance de nombreux indépendants et leur chiffre d'affaire.

David blanchflower(1998)

Déterminants de l'auto emploi et comparaison des pays.

Cette recherche permet d' identifier les facteurs influençant la probabilité l'être auto-entrepreneur en se référant à d'autres pays, notamment la démographie, la libéralisation financière comme aux royaume unis où la hausse de prix de l'immobilier a stimuler l'accès a l'auto-emploi.

Les contraintes financières limitent l'accès au capital freinant l'entrepreneuriat. ce phénomène est particulièrement marqué chez les minorités et les femmes aux États-Unis, en Finlande en Australie, au canada et en suède

Cette étude se démarque dans ce travail en montrant que le taux d'auto-emploi varie considérablement d'un pays à l'autre ou d'une ville à l'autre en raison des politiques publiques à soutenir les auto-entrepreneurs en facilitant l'accès au financement, et certains facteurs sociaux.

Permettre aux entrepreneurs d'étudier et identifier les facteurs indispensables pour la promotion de leurs activités.

Gilbert blardone(2000)

Analyse de l'économie sociale et solidarité sur l'auto-emploi

Cet auteur souligne que l'économie doit être au service de l'homme et non l'inverse. C'est un facteur clé qui contribue à la réduction du chômage.

l'économie sociale et solidaire permet la croissance de l'auto emploi par l'accès facile aux financement, permet les alternatives à l'emploi traditionnel ce qui permet aux personnes éloignées du marché du travail (jeune, personne en situation d'handicap etc.) de créés leurs propres emplois a travers cette économie solidaire.

Marie jahoda,paul lazarsfeld et hans zeisel(1930)

Conséquences sociales du chômage

Dans leurs ouvrage nommée marienthal ils ont tirés plusieurs conclusions sur les conséquences du chômage à long termes telles que:

-le chômage affecte l'identité sociale personnelle: en entraînant une perte d'estime de soi, un sentiment d'inutilité, et une déstructuration des rôles sociaux.

-effets sur la communauté: le chômage affaiblit la solidarité collective. contrairement a ce que l'on pouvait penser, il ne renforce pas automatiquement l'esprit communautaire.

Ils ont de ce fait soulignés l'auto-emploi comme alternative.

L'auto-emploi est crucial non seulement pour l'autonomie financière et l'indépendance face au marché du travail, mais aussi pour la protection de dynamismes sociaux.

Robert W Ferlie(1996)

Auto-emplois chez les minorités ethniques, effets du capital humain du patrimoine

Cet auteur souligne que l'auto-emploi est une voie d'intégration économique importante pour le minorité lorsqu'elle rencontre les barrières à l'emploi salarié (discrimination, manque de réseaux, qualification non reconnue etc.) il montre que les individus avec un capital humain élevé sont généralement plus successibles à créés une entreprise, mais souvent ce sont les individus qui ont moins d'actifs et leurs entreprises sont moins capitalisés et vulnérables

Cette étude montre que l'amélioration du capital humain est indispensable car elle assure une bonne carrière et beaucoup des chances d'être un entrepreneur voué a la réussite dans l'exercice de ses activités.

Cette étude fait aussi appel aux soutiens des autorités publiques pour les individus au capital humain élevé mais en vulnérabilité financière, car l'auto-emploi demeure une solution palliative au problème du chômage.

Mark Taylor (1996)

Auto-emploi et bien être individuel

Selon Mark l'auto-emploi est une réponse stratégique aux défis du marché du travail moderne offrant aux individus les moyens de créés les opportunités professionnelles alignées avec leurs valeurs et objectifs personnels.

L'étude de Taylor se démarque en montrant aux individus comment ils peuvent désormais créés des entreprises à petite échelle grâce a des compétences spécifiques et l'utilisation des technologies numériques sans toute fois nécessité des capitaux importantes.

Evans & Jovanovic(1989)

Contraintes financières et choix de l'auto-emploi.

Ces auteurs montrent que les marchés de crédits imparfaits c'est-à-dire les difficultés d'accès financement freine l'esprit entrepreneurial et certains individus bien qu'ils aient le désir ou les compétences pour devenir entrepreneur choisissent de ne pas le faire.

Étant donner que beaucoup des individus sont confrontés aux difficultés d'accès au crédit, la grande chance d'accéder à l'entrepreneuriat reviens aux individus avec plus des capitaux ce qui l'objectif de cette recherches d'où le pouvoir publique doit intervenir.

André Rosanvallon (2013)

Contexte et enjeux de l'auto-emploi.

En matière d'emploi, l'auto-emploi est une réponse aux déséquilibres quantitatifs et qualitatifs des emplois décents en matière de développement économique et social, il contribue à la réduction de la pauvreté en renforçant le capital social et humain de la population pauvre.

En matières d'environnement financier il renforce le système de financement notamment la micro finance afin de répondre aux besoins spécifiques des porteurs de projets.

Loin d'être une solution isolée, l'auto-emploi intègre dans une approche globale de développement prenant en compte les réalités locales, les besoins spécifiques des populations et les conditions nécessaires de réussite

Jean baptiste Say (1803)

Rôle de l'entrepreneur dans la création des richesses et d'emploi.

L'entrepreneur est un acteur dynamique qui combine les facteurs de production (terre, travail, et capital) pour créer de la valeur. Et son rôle réside dans les facteurs suivants

-l'organisation et la coordination: ici l'entrepreneur rassemble les ressources nécessaires à la production, les organise de manière efficace et assume la responsabilité de la réussite ou l'échec de l'entreprise.

-la prise des risques: il accepte l'incertitude et prend des décisions dans un contexte souvent instable «ce qui lui distingue des simples travailleurs»

-la prise en compte de la lois des débouchés ou loi de Say qui stipule que l'offre crée sa propre demande. Ceci souligne que la production pilotée par les entrepreneurs est la source première de la richesse et de la dynamique économique.

L'étude de Say se démarque dans cette recherche en montrant comment les entrepreneurs peuvent réussir et créés les richesses. Il est donc question de jouer lamentablement ses rôles entant qu'entrepreneur et rester certain surtout dans les périodes de fléaux entrepreneurials.

Source: Elaborer sur base de travaux recensés de Mark Taylor

SECTION3 QUESTIONNEMENT DE RECHERCHE

Cette section permet d'explorer les questions claires, précises et cohérentes qui découlent de l'analyse de la littérature pour afin comprendre une relation entre les variables à résoudre un problème ou combler une lacune scientifique.

3.1 PROBLEMATIQUE

La question de l'emploi occupe une place prépondérante dans les débats politiques de développement de toutes les nations du monde entier. Elle retient l'attention des gouvernements qui cherches les voies et moyens les plus appropriés pour pallier le problème du chômage afin de sortir leurs populations de la fragilité.

Le souci principal des gouvernements est de permettre à leur population non seulement de subvenir à leur besoin mais aussi de contribuer au développement socio-économique.

Constat fait, malgré les efforts des gouvernements dans la recherche des moyens pour la réduction du chômage, il continue de prendre l'ampleur dans le monde (O.I.T 2019).

Cette situation de chômage en particulier chez les jeunes, a plusieurs causes. Elle est due aux crises économiques et politiques, à l'accroissement démographique, et l'incapacité du marché d'emploi à immiscer vagues successives des diplômés. Et aussi par l'inadaptation de la formation aux exigences de ce marché.

Par conséquent, la solution entrepreneuriale semble une option crédible que proposent plusieurs gouvernement et organismes internationaux, tels que la BM, le F.M.I, l'O.C.D........

De ce fait, l'auto-emploi est considéré comme étant l'un des mécanismes de développement économique et social les plus importants. Il permet en effet la création d'emploi, l'innovation, la richesse et le bien-être. (Acs & audretsch 1988).

Comme moteur de la croissance économique, l'auto-emploi à attirer énormément d'attention ces dernières décennies partout dans le monde. Il est souvent mis de l'avent comme facteur d'accroissement du dynamisme et de la prospérité d'une nation.

L'auto-emploi demeure un facteur important dans la société et bénéficie d'un intérêt particulier de la part des économistes, des sociologues et des décideurs politiques.

Cet intérêt est sans conteste du a la place de la création d'entreprises dans le développement économiques et social, l'augmentation de la production et du revenu, la résorption du chômage, la diversification de l'industrie ainsi que la promotion de l'innovation (Rasmussen & Rosheim 2016 ; Minniti & Levesque 2008).

En effet, diverses forces poussent un nombre croissant d'hommes et femmes à considérer la création ou la reprise d'une entreprise comme une alternative crédible à un emploi salarié.

Parmi ces forces on peut citer : L'accélération incessante des mutations technologiques, l'évolution des équilibres sociaux, la versatilité croissante des emplois salariés dans les grandes organisations, la volonté d'avoir un travail conforme à ses propres valeurs, ainsi que la perspective d'être son propre patron.

Sur le continent africain, généralement, les jeunes hommes et femmes constituent les catégories sociales ayant d'immenses difficulté à trouver un emploi et à gagner un revenu décent (Kouty & Douzounet 2020).Ce qui occasionne un taux élevé du chômage dans diverses régions, notamment dans la ville de Mbujimayi en RD Congo.

Partant de cette réflexion avec but de remédier à cette situation alarmante au moyen de l'auto-emploi, la question centrale suivante est cruciale d'être posée.

« Dans quelle mesure l'auto-emploi constitue-t-il une solution durable à la réduction du chômage de la Commune de Bipemba? »

De cette question centrale découle les questions complémentaires suivantes:

Ø Quels sont les facteurs explicatifs de la perception de l'auto emploi comme solution au chômage ?

Ø Quelles sont les motivations qui poussent la population de la commune de Bipemba à s'auto-employer?

3.2 HYPOTHESES

L'hypothèse principale de cette étude stipule que l'auto-emploi est une solution durable au chômage car, il contribue à la création des emplois directs et indirects.

La perception de l'auto-emploi comme solution durable au chômage est expliqué par plusieurs facteurs, notamment le niveau d'instruction, les formations suivis, le fait d'avoir déjà exercé un emploi salarié, l'accès au financement et mentorat, etc.

Enfin l'exercice de l'auto-emploi nait de plusieurs motivations, la rareté des emplois salariés, le goût de l'indépendance, les antécédents familiaux (héritage) et d'autres motifs.

3.3 OBJECTIFS

L'objectif général de cette étude est de déterminer l'effet de l'auto-emploi sur la réduction du chômage dans la commune de Bipemba.

De manière spécifique, les objectifs ci-après sont poursuivis :

 

- Déterminer les facteurs explicatifs de la perception de l'auto emploi comme solution au chômage ;

- Ressortir les motivations qui poussent la population de la commune de Bipemba à se lancer dans l'auto-emploi.

CHAPITRE II : METHODOLOGIE ET PRESENTATION DU CADRE DE RECHERCHE

Section 1 : approche méthodologique

La méthodologie représente le coeur de toute recherche scientifique. Elle indique la voie suivie pour transformer une idée de départ en connaissances vérifiables. Dans cette étude portant sur l'auto-emploi comme solution de réduction du chômage dans la commune de bipemba, la démarche méthodologique adoptée a été pensée de manière à conjuguer rigueur scientifique et adaptation au contexte local.

1. Type et nature de l'étude

La recherche que nous avons menée est à la fois descriptive et explicative. Elle est descriptive dans la mesure où elle s'est attachée à dresser un portrait de la situation des habitants de bipemba face au chômage et à l'auto-emploi. Elle est explicative parce qu'elle a cherché à identifier, à travers un modèle statistique, les facteurs qui influencent réellement la perception de l'auto-emploi comme solution durable au chômage.

2. Population et échantillonnage

A) population cible

La population cible est constituée des habitants de la commune de bipemba, à mbujimayi. Elle inclut à la fois des personnes en quête d'emploi, des jeunes en âge d'insertion professionnelle et des auto-entrepreneurs déjà engagés dans des initiatives locales. Ce choix se justifie par le fait que ces catégories sont les plus directement concernées par le chômage et susceptibles d'adopter l'auto-emploi comme solution.

B) échantillon et taille

Dans toute recherche quantitative, la détermination de la taille de l'échantillon constitue une étape essentielle pour garantir la fiabilité et la représentativité des résultats. Elle permet de fixer le nombre minimum de participants nécessaires afin d'assurer une précision statistique suffisante et de réduire le risque d'erreur.

Étant donné que le nombre exact de personnes en situation de chômage dans la commune de bipemba reste difficile à estimer avec exactitude, il a été fait recours à une formule statistique qui ne dépend pas de la taille totale de la population. Cette formule est largement utilisée dans les enquêtes sociales et se présente comme suit :

Avec :

· n : taille minimale de l'échantillon à interroger ;

· t : valeur de la loi normale centrée réduite au seuil de 5 %, soit 1,96 ;

· p : proportion attendue de la caractéristique dans la population, fixée à 0,5 afin de maximiser la variance ;

· q : complément de la proportion (1-p), soit également 0,5 ;

· m : marge d'erreur tolérée, fixée à 5 % (0,05).

En appliquant cette formule, on obtient :

= 384

Ainsi, la taille de l'échantillon retenue a été de 384 enquêtés de la commune de bipemba, choisis comme représentatifs de la population cible. Ce nombre garantit un degré de précision suffisant pour répondre aux objectifs de l'étude.

2.3.1. Critères de sélection

Afin d'assurer la pertinence de l'échantillon, des critères clairs d'inclusion et de non-inclusion ont été définis :

· Critères d'inclusion : a été inclus dans l'étude tout homme ou femme, âgé(e) de 18 ans ou plus, résidant dans la commune de bipemba, se déclarant en situation de chômage ou exerçant une activité d'auto-emploi, et acceptant volontairement de répondre au questionnaire.

· Critères de non-inclusion : ont été exclus de l'étude les personnes n'ayant pas atteint l'âge de 18 ans, celles qui exerçaient déjà un emploi stable au moment de l'enquête, ainsi que toute personne refusant de participer à l'étude.

L'échantillon retenu devait permettre de refléter cette diversité. Sa taille a été déterminée en tenant compte des contraintes de temps et de ressources, tout en veillant à assurer une représentativité en termes de sexe, d'âge et de niveau d'études.

C) technique d'échantillonnage

Nous avons opté pour un échantillonnage raisonné. En effet, l'objectif n'était pas de toucher un grand nombre de personnes au hasard, mais plutôt de cibler celles qui, de par leur situation, pouvaient apporter des réponses pertinentes aux questions de recherche.

3. Méthodes et instruments de collecte des données

A) la méthode documentaire

La première étape a consisté à consulter des ouvrages scientifiques, des articles, des rapports institutionnels (banque mondiale, oit, ins-rdc), ainsi que des travaux académiques antérieurs. Cette démarche a fourni un cadre théorique solide et a permis de situer l'étude dans un ensemble de connaissances existantes.

B) l'enquête de terrain

La seconde étape a consisté en une enquête directe auprès des habitants de la commune de bipemba. Pour ce faire, nous avons élaboré un questionnaire structuré, composé essentiellement de questions fermées pour faciliter le traitement statistique, mais intégrant également quelques questions ouvertes afin de recueillir des opinions personnelles.

Les thèmes abordés portaient notamment sur :

· Les caractéristiques sociodémographiques des répondants (âge, sexe, statut matrimonial, niveau d'études, etc.) ;

· Leurs expériences professionnelles (emploi salarié antérieur, secteur d'activité, capital de démarrage) ;

· Leurs ressources et modes de financement ;

· Leur perception et leurs motivations liées à l'auto-emploi.

4. Méthodes de traitement et d'analyse des données

A) analyse descriptive

Dans un premier temps, les données ont été codées et saisies dans un logiciel statistique (spss). Des analyses de fréquences et de pourcentages ont été effectuées, puis présentées à travers des tableaux et des graphiques. Cette étape a permis de donner une vue d'ensemble de la situation.

B) analyse économétrique : la régression logistique

Dans un second temps, nous avons appliqué une régression logistique binaire afin de vérifier les déterminants de la perception de l'auto-emploi comme solution au chômage. Ce choix s'est imposé car la variable dépendante - la perception de l'auto-emploi - est dichotomique, codée 1 = oui et 0 = non.

Les coefficients issus de cette régression ont permis d'évaluer l'impact de chaque variable indépendante (âge, statut matrimonial, niveau d'instruction, secteur d'activité, capital de démarrage, appui externe, motivations, etc.) sur la probabilité de percevoir l'auto-emploi comme solution crédible.

5. Justification des choix méthodologiques

Le recours à une combinaison de méthodes - documentaires, descriptives et économétriques - se justifie par la volonté d'obtenir des résultats complets et fiables. La description statistique a permis de rendre compte de la réalité vécue dans la commune de bipemba, tandis que l'analyse par régression logistique a fourni une explication plus fine et rigoureuse des déterminants de la perception de l'auto-emploi.

Ainsi, cette méthodologie a permis non seulement de répondre à la problématique de l'étude, mais aussi de vérifier les hypothèses de manière objective

SECTION 2: PRESENTATION DE LA COMMUNE DE BIPEMBA

Bipemba est une commune située dans ville de Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï-Oriental en république démocratique du Congo. Elle est une commune dynamique qui reflète à la fois les potentiels et les défis de la région du Kasaï-Oriental.son développement économique, culturelle et social est en cours avec des perspectives d'amélioration grâce à des initiatives locales et des investissements.

2.2.1 Historique de la commune de Bipemba

La commune de Bipemba est l'une de cinq communes de la ville de Mbujimayi. Elle a été baptisée comme entité communale par l'ordonnance loi N°22-067 du 03 Mai 1967.

2.2.2. Situation géographique

Source:wikipedia.com

Étant une entité à grande échelle spatiale, elle est bordée:

Ø Au nord: par la commune Diulu et la rivière Muya

Ø Au sud : par le territoire de Lupatapata et la rivière Kanshi,

Ø A l'est: par la rivière kanshi;

Ø A l'ouest: par les rivières Nzaba et Kanshi qui la séparent du territoire de Lupatapata.

Elle s'étend sur les coordonnées longitudinales Est de 23°33'33''et 6°06'23'' au sud par rapport au méridien de Greenwich s'étendant sur une superficie de 57,6km2.. Elle est la plus vaste de cinq entités communales en Mbuji-Mayi.

2.2.3. Relief:

La commune de Bipemba est située dans la région du plateau central du Congo, caractérisée par un relief généralement plat.L'altitude moyenne de la commune de Bipemba se situe autour de 600 mètres, avec quelques légères variations.

2.2.4. Hydrographie

La rivière Bushima, un affluent du fleuve Kasaï traverse la commune de Bipemba. Cette rivière est une source d'eau importante pour la population locale et pour les activités agricoles. L'hydrographie locale est également influencée par des nombreux cours d'eau temporaire qui se forment pendant la saison de pluies.

2.2.5. Végétation

La végétation originelle de la commune était principalement de type savane, avec des herbes hautes et des arbres clairsemés.L'urbanisation et l'exploitation de ressources naturelles ont fortement modifié ce paysage. On trouve désormais des arbres fruitiers (manguier, avocatiers, etc.) dans les zones résidentielles ainsi que des plantes ornementales.Cependant la déforestation et la pollution liée à l'extraction de diamants ont également entraîné une dégradation de la végétation dans certaines zones.

2.2.6. Environnement:

L'environnement de Bipemba est fortement marqué par l'activité humaine, notamment l'exploitation minière (diamants).cette activité entraîne une pollution des sols et de l'eau, ainsi qu'une dégradation de la qualité de l'air. L'urbanisation rapide et non planifiée a également contribué à la dégradation de l'environnement avec la construction de logement précaires et l'absence d'infrastructures sanitaire. Le manque de gestion des déchets et l'absence de systèmes d'assainissement adéquats aggravent la situation.

2.2.7. Climat

Le climat de la commune de Bipemba est de type tropical humide. Cela signifie que les températures sont généralement élevées tout au long de l'année avec une saison des pluies marquées.

Les températures maximales peuvent dépasser les 30°C en journée et les minimales ne descendent que rarement en dessous de 20°C, même pendant la fraîche.

L'humidité est généralement élevée surtout pendant la saison des pluies, rendant, La saison des pluies s'étend généralement de septembre à mai, avec des précipitations abondantes; Alors que la saison sèche plus courte, se situe entre juin et août avec des précipitations moins fréquentes.

2.2.8. Organisation sociodémographique

La commune de Bipemba, située à Mbujimayi est une entité urbaine avec une population d'environ 975,911 habitants, subdivisée en 41 quartiers et 425 cellules administratives. Elle est la commune la plus peuplée de la ville et à connu une croissance démographique importante.

Elle a connu une croissance démographique rapide au fil des décennies passant de 25615habitant en 1970 à 486235en 1984 puis 1,193,891 habitants en 1999.cette croissance est en partie liée à l'afflux de personnes à la recherche de diamants, l'activité minière étant importante dans la région. La forte densité de la population dans commune de Bipemba pose des défis en terme de logement, d'infrastructures et d'accès aux services de base tels que l'eau et l'assainissement.

La malnutrition, notamment chez enfants est un problème préoccupant dans la zone de santé de Bipemba avec un taux de malnutrition aiguë de 17,6% chez les enfants de 6 à 59 mois selon la radio okapi.

2.2.9. Statistiques de la commune de Bipemba

a) Nationaux

Tableau 3 : présentant les statistiques de la population

HOMMES

FEMMES

GARCONS

FILLES

TOTAL

230,855

244,908

247,765

262,383

975,911

Source: Elaborer sur base du rapport du bureau communal 2024

Tableau 4: statistiques de la population étrangère

HOMMES

FEMMES

GARCONS

FILLES

TOTAL

11

3

-

-

14

Source: élaborer sur base du rapport du bureau communal

Tableau 5: présentant la population de Bipemba selon les quartiers et sexes

QUARTIERS

HOMMES

FEMMES

GARCONS

FILLES

TOTAL

1

DIOVO

5005

5796

5610

6616

23027

2

DITUNGA DIETU

5332

5336

5360

5367

21395

3

DIOWOLA

5836

5037

5585

5625

21193

4

KABONGO WA LUSASA

4292

4297

5288

4493

18370

5

KABUATSHIA

4597

4668

4568

4651

18484

6

KABUBA MPETEMBA

4776

5047

4659

5242

17724

7

KALUNDU

9565

9843

9693

9745

38846

8

KAMUANGA BITANDA

4879

5048

3774

3621

17322

9

KANDOLO

8218

8807

8135

4575

34731

10

KANJIYA

5046

5219

5065

4964

20294

11

KANKELENGA

8225

5553

8179

9205

31162

12

KANSHI

4482

4145

4223

4255

17045

13

KANZEU

5793

5832

5708

5873

23266

14

KATANGAMBUYI

4095

5155

4047

5180

18477

15

LUBAMBA

4676

5731

5058

5103

20770

16

LUBI

4319

4667

4424

4559

17969

17

LUBUEBUA

7775

8579

4235

8529

29118

18

MAKALA

5614

5971

9564

9581

30930

19

MASHALA

4566

5584

8311

8289

26750

20

MBUJI-MAYI

4483

4635

4643

4647

18408

21

DE LA MISSION

7439

7797

8963

9603

33734

22

MPOKOLO

4416

4323

8065

5700

22504

23

MULEKAYI

11493

11693

8886

9037

41109

24

MULOMBA KABAMBA

4639

5595

4647

4469

19350

25

MUTONJI MAYANDA

5415

5583

4333

4642

19973

26

MUYA

5514

5775

5660

5762

22711

27

NGELEKA KANGUWU

5165

5295

5289

5336

21085

28

NTAMBUA KASANZU

4878

5942

4412

4509

19741

29

NZABA

4246

4576

4700

4937

18459

30

ODIA DAVID

7281

7797

8646

8786

32510

31

DE LA PLAINE

6866

7042

8769

9305

31982

32

PMKO

5825

5840

4918

5846

22429

33

RESI DESO

5877

7037

7925

9224

30063

34

RVA

6622

6744

4050

4143

21529

35

TATU KANYINDA

5157

5226

4250

4445

19078

36

TSHIBALA KAKUNESA

5386

5428

6368

7552

24734

37

TSHIELELE

5239

5962

4255

5092

20548

38

TSHINTUNTA

4148

4278

9654

9860

27940

39

TSHIOMBELA

5324

4425

9184

9404

28337

40

TSHITANDAYI

5423

5354

4315

4437

19529

41

TSHIULA MUTOMBO

7002

7193

4127

4168

22490

 

TOTAL

230,855

234,908

247,765

262,383

975911

Source: Elaborer sur base du rapport annuel du bureau communal des statistiques 2024.

2.2.10 Etat de lieu.

a) sur le plan administratif

v La commune de Bipemba est administrée actuellement par Madame MBALAYI MALABA Irène, en qualité du bourgmestre titulaire.

v Seconder par madame KABAMBI MUKUNA Jeannette, bourgmestre adjoint

v Un chef de bureau qui s'occupe de la l'administration;

v Un secrétaire administratif qui as en sa charge tous les courriers de l'entité;

v U comptable chargé de la gestion des recettes et dépenses;

v Un service de budget qui est chargé de l'élaboration du budget de la commune, et dirigé par un mandataire du budget;

v Un bureau d'Etat civil chapeauté par un préposé de l'Etat civil ;

v Un bureau de recensement chargé du recensement dans cette entité communale, il est dirigé par un préposé au recensement;

v Un service de législation sociale et tutelle qui s'occupe de la situation de travailleurs retraités et dirigé par un préposé à la législation sociale.

La commune compte 30 services techniques; chaque service présente une division et est dirigé par un chef de service. L'entité communale regorge 43 quartiers et 350 cellules; chaque quartier est chapeauter par un chef de quartier secondé par deux adjoints et un secrétaire de la cellule.

2.2.11 l'auto-emploi dans la commune de bipemba.

L'auto-emploi est une activité qui consiste à créer où à reprendre une entreprise par des personnes âgées de 15 à 35 ans.il s'agit d'une forme d'insertion socio-économique qui peut contribuer au développement local, à la création d'emploi, à l'innovation et à la lutte contre la pauvreté.

Le secteur informel est devenu une source de régulation pour les opportunités d'emplois tant pour les nouveaux chercheurs d'emplois que pour les travailleurs recyclés où reconvertis en Afrique.

Par suite de la prédominance du secteur informel dans l'économie congolaise et au manque de structure d'encadrement dans ce secteur, la situation d'auto-emploi demeurera complexe.

Il sied de noter que l'entrepreneuriat en RDC est qualifier comme un entrepreneuriat de survie où l'entrepreneur crée son entreprise par contrainte social, pas par nécessité et non pour exploiter une opportunité.

Plusieurs lancent d'une manière créative des petites entreprises ou activités commerciales ou des productions, généralement dans l'économie informelle, pour sortir de la pauvreté par leurs propres moyens. Cependant, ils le font sans maîtrises des techniques entrepreneuriales de base ou sans conseil.

En dépit du contexte socio-économique particulièrement difficile, l'initiative privée autochtone, a travers les PME et parfois les micro-entreprises et l'informel, ont fait preuve d'un fort esprit d'imagination et de créativité pour maintenir l'activité économique.

Dans la commune de Bipemba, l'entrepreneuriat est une réalité qui se manifeste a travers divers secteurs d'activités, tels que le commerce, l'artisanat, l'agriculture, etc.

Les entrepreneurs sont motivés par des facteurs tels que le besoin de sortir du chômage, le besoin l'indépendance financière, la passion pour une activité ou l'opportunité du marché. Un bon nombre fait preuve de créativité, d'adaptabilité et de résilience face aux difficultés qu'ils rencontrent.

Toutefois, l'entrepreneuriat de cette commune est confronté à plusieurs obstacles qui limitent son potentiel et sa durabilité. Parmi ces obstacles, on peut citer: le manque de financement, le manque de formation, le risque d'échec, le manque des compétences, le faible accès aux marchés ou aux réseaux professionnels, etc. Ces obstacles nécessitent les solutions adaptées qui impliquent les acteurs publics, privés et associatifs, ainsi les entrepreneurs eux-mêmes.

2.2.12 Activités économiques

Bipemba, bien qu'elle ne soit pas le centre administratif principal, joue un rôle important dans l'économie informelle de Mbujimayi avec des marchés du petit commerce, et des activités artisanales.

2.2. 13. Le commerce informel

Le petit commerce, l'alimentation, et les services de transport sont les activités les plus répandues dans la commune de bipemba.il se manifeste sous plusieurs formes:

l Marchés de proximités: vente de vivres (manioc, mais, légumes, poissons fumés etc. )

l Boutiques de quartiers: produits de première nécessité (riz, sucre, savons, huile, etc.)

l Kiosques et étals ambulants: articles divers (crédits téléphonique, vêtements, accessoires)

l Revendeuses (mamans commerçantes)

2.2.14 Transport et moto taxis

Le transport local est assuré en grande partie par les motards.

- transport de personnes des quartiers de Bipemba et autres communes.

- livraisons de marchandises pour les commerçants.

Ce secteur emploie majoritairement des jeunes sans emploi formel

2.2.15 Petits activités artisanales

L'artisanat à Bipemba est varié mais en grande partie non structuré:

l Menuiserie: (fabrication de meubles)

l Couture (tenues traditionnelles et modernes)

l Coiffure et esthétiques (salons de coiffure de fortune)

l Fabrication de briques en terre cuite (utilisées dans la construction locale)

2.2.16 Agriculture périurbaine

Même si Bipemba est une commune urbaine, on y pratique encore:

-Petite agriculture de subsistance: manioc, arachides, mais, légumes cultivés dans les espaces libres.

-Elevage domestiques: poules, chèvres, porcs, surtout dans les zones périphériques.

2.2.17 Exploitation et commerce du diamant (activités indirectes)

Bien que l'exploitation artisanale des diamants soit concentrée dans d'autres zones de Mbujimayi, certains habitants de Bipemba y participent:

l Comme les creuseurs artisanaux dans les zones diamantifères voisines.

l En tant que petits négociants ou intermédiaires.

2.2.18 Service de proximité

l Enseignement privé: de nombreuses écoles privées créées pour répondre aux besoins de formation.

l Centres de santé privés ou communautaires.

l Réparation de téléphones et appareils électronique

2.2.19 Enjeux économiques: malgré le dynamisme de sa population, Bipemba fait face à plusieurs défis:

- Manques d'accès au financement pour développer les PME.

- Insuffisances des infrastructures (routes, marchés aménagés)

- Poids de l'économie informelle et faible présence de l'Etat.

- Chômage élevé, surtout chez les jeunes diplômés.

2.2.20 Conditions des vies des ménages

Les conditions des vies des ménages dans communes de Bipemba sont marquées par une forte prévalence de la pauvreté et de l'insécurité alimentaire, avec des défis spécifiques liés à l'eau potable, à l'assainissement et à l'éducation. La recherche d'un emploi et la génération de revenus sont des défis importants pour les ménages, en particulier pour les jeunes.

CHAPITRE III. PRESENTATION ET DISCUSSION DES RESULTATS

Les investigations empiriques menées sur Auto-emploi et réduction du chômage dans la commune de Bipemba, révèle des faits pertinents sur les déterminants de l'auto-emploi et ceux de sa perception comme solution pérenne pour la réduction du chômage.

III.1. Analyse graphique

Dans l'objectif d'avoir une vue globale sur les caractéristiques sociodémographiques, professionnelles et économiques des personnes enquêtées, il s'est avéré indispensable d'effectuer une analyse graphique avant de passer à l'analyse économétrique.

III.1.1. Profil des enquêtés

Figure 1 : Statut matrimonial des enquêtés

Source : élaboré sur base des données

Il ressort de ce graphique que 47,7 % des enquêtés sont mariés, 45,1 % célibataires et 7,3 % divorcés ou veufs. La catégorie des mariés domine légèrement sur les célibataires, mais l'écart reste faible. Cela signifie que l'auto-emploi attire aussi bien les personnes seules que celles en couple. Ce constat révèle que l'engagement matrimonial, lié aux charges familiales, constitue un facteur de motivation pour entreprendre.

Figure 2 : Niveau d'instruction des enquêtés

Source : élaboré sur base des données

Il ressort de ce graphique que 38,8 % des enquêtés ont un niveau secondaire, 29,9 % un niveau supérieur ou universitaire, tandis que 15,6 % n'ont aucune instruction et la même proportion n'a que le primaire. On observe donc une forte représentation de l'éducation intermédiaire. Cela indique que l'auto-emploi n'exclut pas les moins instruits, mais reste plus fréquent chez ceux ayant une certaine formation. Ce résultat illustre l'importance du niveau scolaire dans l'accès aux opportunités d'auto-emploi.

III.1.2. Pratiques professionnelles

Figure 3 : Expérience d'un emploi salarié

Source : élaboré sur base des données

Il ressort de ce graphique que 56 % ont déjà exercé un emploi salarié, contre 44 % qui n'en ont jamais eu. Cela démontre que plus de la moitié des auto-employés avaient une expérience préalable sur le marché du travail. Ce passage du salariat à l'auto-emploi reflète une reconversion liée soit à la perte d'emploi soit à la recherche d'autonomie. L'absence d'expérience pour une partie non négligeable montre aussi que certains choisissent directement l'auto-emploi comme première option.

Figure 4 : Secteur d'activité principal des auto-employés

Source : élaboré sur base des données

Il ressort de ce graphique que le commerce domine largement avec 51,6 %, suivi des services (22,1 %), de l'artisanat (14,8 %), de l'agriculture (8,6 %) et des autres activités (2,9 %). Cette forte concentration dans le commerce s'explique par la facilité d'accès et la faible exigence en compétences techniques. Les services et l'artisanat occupent une part notable mais restent secondaires. L'agriculture, pourtant secteur vital, apparaît faiblement représentée, ce qui illustre un désintérêt ou un manque de soutien.

Figure 5 : Capital de démarrage des activités

Source : élaboré sur base des données

Il ressort de ce graphique que 90,4 % ont financé leur activité par un capital personnel, contre seulement 9,6 % qui n'en disposaient pas. L'autofinancement est donc la règle dominante dans le lancement des activités. Ce constat montre la difficulté d'accès aux financements extérieurs, tels que crédits ou subventions. Il illustre aussi la résilience et la capacité d'initiative individuelle des auto-employés malgré des ressources limitées.

Figure 6 : Appui externe reçu au démarrage

Source : élaboré sur base des données

Il ressort de ce graphique que 72,1 % n'ont bénéficié d'aucun appui externe, contre seulement 27,9 % qui ont eu accès à une aide (prêt, formation, subvention). Cela signifie que la grande majorité des auto-employés se lancent sans soutien institutionnel. Ce manque d'accompagnement constitue un frein à la croissance et à la pérennité de leurs initiatives. La minorité ayant bénéficié d'un appui représente les mieux positionnés pour renforcer leurs activités.

Figure 7 : Recherche préalable d'emploi salarié

Source : élaboré sur base des données

Il ressort de ce graphique que 93,5 % des enquêtés avaient cherché un emploi salarié avant de se tourner vers l'auto-emploi, contre 6,5 % seulement qui ne l'avaient pas fait. Ce résultat montre que l'auto-emploi est principalement choisi par contrainte. Faute d'opportunités sur le marché formel, les individus se réorientent vers l'auto-emploi. Cela illustre le rôle de l'auto-emploi comme solution alternative face au chômage.

Figure 8 : Motifs du choix de l'auto-emploi

Source : élaboré sur base des données

Il ressort de ce graphique que 57,3 % des répondants ont opté pour l'auto-emploi en raison de l'absence d'emploi salarié, 35,4 % par goût de l'indépendance, 6 % grâce à l'héritage familial et 1,3 % pour d'autres motifs. L'absence d'opportunité d'emploi apparaît donc comme le moteur principal. Toutefois, une part non négligeable évoque des motivations volontaires, notamment l'indépendance. Cela prouve que l'auto-emploi combine à la fois des logiques de contrainte et de choix personnel.

Figure 9 : Perception de l'auto-emploi comme solution au chômage

Source : élaboré sur base des données

Il ressort de ce graphique que 82,3 % considèrent l'auto-emploi comme une solution durable contre le chômage, tandis que 17,7 % n'y croient pas. Ce résultat traduit une forte confiance des populations dans ce mode d'activité. La majorité pense que l'auto-emploi peut réduire le chômage dans leur commune. Toutefois, une minorité reste sceptique, ce qui pourrait s'expliquer par la précarité ou l'instabilité de certaines initiatives.

III.2. Analyse économétrique

En complément de l'analyse graphique, cette partie cherche à enrichir l'étude en utilisant la régression logistique binaire pour éclairer les facteurs qui influencent la perception de l'auto-emploi comme une solution pérenne pour réduire le chômage dans la commune de Bipemba.

Pour ce faire, la variable dépendante retenue est la perception de l'auto-emploi comme solution au chômage, codée en binaire : 1 = Oui lorsque l'enquêté considère que l'auto-emploi constitue une alternative efficace au chômage, et 0 = Non lorsqu'il ne partage pas cette opinion. L'intérêt de ce choix réside dans le fait qu'il permet de mesurer non seulement l'adhésion des individus à l'auto-emploi comme stratégie de survie économique, mais aussi son efficacité perçue dans la lutte contre le chômage au niveau local.

Les tableaux ci-après présentent ces résultats :

Tableau 6: Qualité du modèle global

 

Chi-square

Sig.

Step 1

Step

94,000

0,000

Block

94,000

0,000

Model

94,000

0,000

Source : élaboré sur base des données

Il ressort de ce tableau que le modèle logistique est globalement significatif, avec un Khi-deux de 94,000 et une probabilité associée inférieure à 0,001. Cela indique que les variables introduites expliquent de manière pertinente la variable dépendante.

Tableau 7: Test d'ajustement R2

Step

Nagelkerke R Square

1

0,428

Source : élaboré sur base des données

Il ressort de ce tableau que le coefficient de détermination de Nagelkerke est de 0,428, ce qui signifie que près de 43 % de la variance est expliquée. Ainsi, le modèle est valide et fiable pour analyser l'auto-emploi dans la commune de Bipemba.

Tableau 8 : Effet des caractéristiques entrepreneuriales et motivationnelles

 

B

Sig.

Âge (réf : Moins de 25ans)

 

,935

 

25 à 34 ans

1,061

,014

 

35 à 44 ans

1,447

,053

 

45 ans et plus

-,558

1,000

Statut matrimonial (réf : Marié)

 

,028

 

Célibataire

,361

,039

 

Divorcé(e) /Veuf(ve)

1,102

,60

Niveau d'instruction (réf : supérieur/Universitaire)

 

,033

 

Primaire

1,766

,997

 

Sans instruction

-,779

,636

 

Secondaire

1,358

,049

Avoir déjà exercé un emploi salarié (Non > Oui)

,840

,042

Capital de démarrage personnel (Oui > Non)

1,224

,030

Avoir bénéficié d'un appui (prêt, formation, subvention) (Oui > Non)

1,389

,039

Autonomie financière obtenue grâce à l'auto-emploi (Oui > Non)

,266

,044

Motif ayant poussé à opter pour l'auto emploi (réf : Héritage ou entreprise familiale)

 

,030

 

Absence d'emploi

2,008

,002

 

Autre

0,611

,020

 

Goût pour l'indépendance

1,125

,096

 

Constant

6,715

,993

Source : élaboré sur base des données

Ce tableau met en évidence l'influence des ressources et des motivations sur la perception de l'auto-emploi comme solution au chômage.

Âge et perception de l'auto-emploi

Il ressort de ce tableau que l'âge exerce une influence notable sur la perception de l'auto-emploi. Les individus âgés de 25 à 34 ans présentent un coefficient B positif de 1,061 (p = 0,014), ce qui indique que cette catégorie croit fortement en l'auto-emploi comme solution au chômage, avec une probabilité accrue. De même, les enquêtés de 35 à 44 ans affichent un coefficient B de 1,447 (p 0,053), renforçant cette tendance. En revanche, les personnes âgées de 45 ans et plus présentent un coefficient B négatif (-0,558), traduisant une perception plus sceptique de l'auto-emploi, probablement en raison de contraintes d'âge ou de difficultés à s'adapter aux exigences entrepreneuriales.

Statut matrimonial et perception de l'auto-emploi

Le statut matrimonial apparaît aussi déterminant. Les célibataires ont un coefficient B de 0,361 (p = 0,039), ce qui reflète une probabilité plus forte de considérer l'auto-emploi comme alternative au chômage par rapport aux mariés. Cette tendance peut s'expliquer par leur liberté décisionnelle et leur plus grande flexibilité. Par contre, les divorcés ou veufs présentent un B de 1,102 mais non significatif (p = 0,60), ce qui rend leur perception statistiquement incertaine. Globalement, ces résultats confirment que les contraintes familiales influencent la vision de l'auto-emploi.

Niveau d'instruction et perception de l'auto-emploi

Le niveau d'instruction joue un rôle clé dans la perception. Les personnes ayant atteint le secondaire affichent un coefficient B de 1,358 (p = 0,049), ce qui signifie qu'elles adhèrent davantage à l'idée que l'auto-emploi constitue une solution durable au chômage que les diplômés du supérieur. À l'opposé, les non-instruits (B = -0,779) et les diplômés du primaire (B = 1,766 mais non significatif) ne présentent pas d'effet probant. Ces résultats montrent que l'auto-emploi séduit particulièrement ceux qui ont un bagage scolaire intermédiaire, sans aller jusqu'à des qualifications universitaires.

Expérience professionnelle

Il ressort que l'expérience d'un emploi salarié influence positivement la perception de l'auto-emploi. En effet, ceux qui ont déjà travaillé affichent un coefficient B de 0,840 (p = 0,042), traduisant une conviction renforcée que l'auto-emploi est une voie crédible de sortie du chômage.

Ressources et accompagnement

Les résultats montrent que disposer de ressources financières et d'un appui institutionnel est essentiel. Les enquêtés ayant un capital personnel présentent un coefficient B positif de 1,224 (p = 0,030), ce qui indique qu'ils croient davantage en l'auto-emploi comme outil de lutte contre le chômage. De même, bénéficier d'un prêt, d'une formation ou d'une subvention donne un B de 1,389 (p = 0,039), traduisant un effet significatif sur la perception. Ces résultats corroborent l'hypothèse selon laquelle le soutien financier et institutionnel favorise la valorisation de l'auto-emploi dans la lutte contre le chômage.

Autonomie financière et motivations

L'autonomie financière obtenue grâce à l'auto-emploi se traduit par un coefficient B positif de 0,266 (p = 0,044). Bien que modeste, ce résultat confirme que l'atteinte d'une indépendance économique conduit à percevoir l'auto-emploi comme une voie crédible pour réduire le chômage. Enfin, les motifs de choix révèlent que l'absence d'emploi salarié est la plus déterminante (B = 2,008 ; p = 0,002), traduisant une probabilité très élevée de percevoir l'auto-emploi comme solution. Le goût pour l'indépendance (B = 1,125 ; p = 0,096) et d'autres raisons (B = 0,611 ; p = 0,020) renforcent également cette perception, bien que de manière moins prononcée.

DISCUSSION DES RÉSULTATS

Les résultats de cette étude révèlent clairement que l'auto-emploi est perçu comme une solution durable de réduction du chômage par 82,3 % des enquêtés. Cette forte adhésion traduit une conviction partagée que la création d'activités indépendantes permet non seulement de générer des revenus et atteindre la liberté, mais aussi de compenser l'insuffisance d'emplois salariés formels dans un contexte marqué par un chômage structurel élevé. Ce constat confirme l'hypothèse selon laquelle l'auto-emploi constitue une alternative crédible face à la précarité et à la marginalisation des jeunes.

Les analyses économétriques ont révélé que certains facteurs sociodémographiques et professionnels influencent significativement cette perception. Par exemple, les jeunes adultes de 25 à 44 ans affichent un coefficient B positif et significatif, traduisant une forte probabilité de voir dans l'auto-emploi une réponse adaptée au chômage. Ces résultats rejoignent les travaux de Saridas, Mendoza et Munoz (2016) qui soulignaient que les personnes confrontées au chômage de longue durée considèrent l'auto-emploi comme un moyen de réintégration. Ils s'inscrivent également dans la logique de la théorie du capital humain de Becker (1964), selon laquelle l'investissement en compétences accroît la productivité et l'employabilité, condition essentielle pour réussir dans l'auto-emploi.

De plus, l'importance de l'autofinancement se confirme d'ailleurs ici : 90,4 % des enquêtés ont démarré leurs activités avec un capital personnel, et le coefficient B de 1,224 illustre bien que la possession de ressources propres augmente la confiance en l'auto-emploi comme outil de lutte contre le chômage. Cela rejoint la théorie de la contrainte financière d'Evans & Jovanovic (1989), qui stipule que l'accès limité au crédit freine l'entrepreneuriat.

Le rôle des appuis externes est également déterminant : avoir bénéficié d'un prêt, d'une formation ou d'une subvention accroît fortement la probabilité de percevoir l'auto-emploi comme une alternative viable (B = 1,389).

Par ailleurs, les habitants de la commune de Bipemba justifient l'exerce de l'auto-emploi par le goût de liberté et indépendance, la volonté de créer de l'emploi, la rareté des emplois salariés, les antécédents familiaux (héritage) et autres motifs. En plus, l'analyse économétrique démontre que l'absence d'emploi salarié est le moteur principal (B = 2,008) de l'exercice de l'auto-emploi et sa perception comme solution durable au chômage, confirmant la dimension « push » de la théorie push-pull de Evans & Leighton (1989), où la contrainte du chômage pousse les individus à s'auto-employer.

En somme, cette étude confirme que l'auto-emploi, bien qu'issu en grande partie d'une contrainte de survie, est valorisé comme un instrument efficace de réduction du chômage dans la commune de Bipemba. Toutefois, son efficacité réelle dépend de l'accès aux ressources, de l'accompagnement institutionnel et des conditions économiques locales.

RECOMMANDATIONS

L'investigation empirique réalisée auprès des habitants de la commune de Bipemba a permis de démontrer que l'auto-emploi est perçu comme une solution crédible au chômage, mais qu'il demeure limité par plusieurs obstacles. À ce titre, les recommandations suivantes s'imposent :

1. Aux autorités publiques :

· Mettre en place des programmes de soutien financier (microcrédits, prêts à taux réduits, subventions) afin d'alléger le poids de l'autofinancement qui constitue un frein majeur.

· Simplifier la fiscalité et réduire les charges administratives pour favoriser l'éclosion et la pérennité des micro-entreprises.

· Développer des infrastructures de base (routes, marchés, électricité) qui constituent des conditions essentielles pour stimuler l'activité économique.

2. Aux institutions de formation et ONG :

· Organiser des formations techniques et entrepreneuriales adaptées aux besoins du marché, afin de renforcer les compétences des jeunes et leur capacité à innover.

· Mettre en place des dispositifs d'accompagnement (mentorat, incubateurs, coopératives) pour guider les auto-employés dans la gestion de leurs initiatives.

3. Aux jeunes et auto-entrepreneurs eux-mêmes :

· Renforcer leur esprit d'innovation et de créativité pour diversifier les secteurs d'activités, au-delà du commerce, qui concentre aujourd'hui la majorité des initiatives.

· Adopter une gestion rigoureuse de leurs ressources et chercher à formaliser leurs activités afin de bénéficier d'un meilleur accès au crédit et aux protections sociales.

CONCLUSION

Au terme de la présente étude ayant porté sur « Auto-emploi et réduction du chômage dans la commune de Bipemba », il a été question d'analyser dans quelle mesure l'auto-emploi constitue une solution durable à la réduction du chômage. L'étude s'est basée sur les hypothèses selon lesquelles :

- L'auto-emploi est une solution durable au chômage car, il contribue à la création des emplois directs et indirects.

- La perception de l'auto-emploi comme solution durable au chômage est expliqué par plusieurs facteurs, notamment le niveau d'instruction, les formations suivis, avoir déjà exercé un emploi salarié, l'accès au financement et mentorat, etc.

- Enfin l'exercice de l'auto-emploi nait de plusieurs motivations, la rareté des emplois salariés, le goût de l'indépendance, les antécédents familiaux (héritage) et d'autres motifs.

Pour parvenir à la vérification de ces hypothèses, la méthodologie adoptée s'est appuyée sur une enquête par questionnaire auprès de 384 enquêtés de la commune de Bipemba, combinée à une analyse descriptive (à l'aide des graphiques) et économétrique fondée sur la régression logistique binaire.

Par ailleurs :

· Le premier chapitre a présenté le cadre conceptuel et théorique, en définissant les concepts clés et en exposant les théories économiques ainsi que les travaux antérieurs liés à la thématique.

· Le deuxième chapitre a porté sur la méthodologie de recherche, décrivant la zone d'étude, la population, l'échantillonnage et les outils d'analyse retenus.

· Le troisième chapitre a constitué le compte rendu des investigations empiriques, combinant l'analyse graphique et l'analyse explicative.

Il en est ressorti que 82,3 % des enquêtés considèrent l'auto-emploi comme une solution durable au chômage. Ce résultat confirme la première hypothèse, selon laquelle l'auto-emploi constitue une voie d'insertion sociale et un facteur de stabilité communautaire. De plus, l'analyse montre que les individus âgés de 25 à 44 ans, ainsi que les célibataires, sont plus enclins à percevoir l'auto-emploi comme une réponse crédible, ce qui atteste du rôle des caractéristiques sociodémographiques dans la valorisation de cette stratégie.

Les résultats indiquent aussi que la disponibilité d'un capital de démarrage personnel (B = 1,224 ; p = 0,030) et le bénéfice d'un appui externe (B = 1,389 ; p = 0,039) renforcent significativement la perception de l'auto-emploi comme solution. Cela valide la deuxième hypothèse en montrant que les soutiens financiers et institutionnels constituent des leviers indispensables pour renforcer l'impact de l'auto-emploi dans la lutte contre le chômage.

Par ailleurs, les enquêtés ayant atteint une autonomie financière (B = 0,266 ; p = 0,044) adhèrent davantage à l'idée que l'auto-emploi constitue une alternative crédible. Enfin, le facteur le plus déterminant demeure l'absence d'emploi salarié (B = 2,008 ; p = 0,002), qui motive largement le recours à l'auto-emploi. Ainsi donc, ces résultats permettent de confirmer l'hypothèse H2. Le constant selon lequel les principaux motifs tels que le goût de liberté et indépendance, la volonté de créer de l'emploi, la rareté des emplois salariés, les antécédents familiaux (héritage), etc. permet de confirmer l'hypothèse H3.

Cependant, il n'est pas possible d'affirmer que ce travail n'a pas de limites. La recherche s'est concentrée sur une seule commune, ce qui limite la généralisation des résultats. De plus, certaines variables macroéconomiques (politiques fiscales, environnement d'affaires, infrastructures locales) n'ont pas pu être intégrées. Les prochaines recherches sur une thématique similaire gagneraient à élargir le champ d'étude à plusieurs communes, à comparer les résultats entre zones urbaines et rurales, et à approfondir l'impact réel des politiques publiques de soutien à l'auto-emploi dans la lutte contre le chômage.

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32. Verstraete, T., & Saporta, B. (2006). Création d'entreprise et entrepreneuriat. Paris : Éditions de l'ADREG.

33. Yunus, M. (2006). Vers un monde sans pauvreté. Paris : J.-C. Lattès.

TABLE DES MATIERES

EPIGRAPHE Erreur ! Signet non défini.

DEDICACE II

REMERCIEMENTS III

LISTE DES ABREVIATIONS ET ACRONYMES IV

LISTE DES TABLEAUX V

LISTE DES GRAPHIQUES VI

INTRODUCTION 1

1. PHENOMENE OBSERVE 2

2. CHOIX ET INTERET DU SUJET 4

3. METHODE 5

4. TECHNIQUES DE RECHERCHE 5

5. DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE 6

6. SUBDIVISION DU TRAVAIL 7

CHAPITRE I : REVUE DE LITTERATURE THEORIQUE, EMPIRIQUE ET QUESTIONNEMENT 8

SECTION 1. REVUE DE LITTERATURE THEORIQUE 8

SECTION2 REVUE DE LITTERATURE EMPIRIQUE 13

SECTION3 QUESTIONNEMENT DE RECHERCHE 18

3.1 PROBLEMATIQUE 18

3.2 HYPOTHESES 20

3.3 OBJECTIFS 20

CHAPITRE II : METHODOLOGIE ET PRESENTATION DU CADRE DE RECHERCHE 22

Section 1 : approche méthodologique 22

1. Type et nature de l'étude 22

2. Population et échantillonnage 22

3. Méthodes et instruments de collecte des données 24

4. Méthodes de traitement et d'analyse des données 25

5. Justification des choix méthodologiques 25

SECTION 2: PRESENTATION DE LA COMMUNE DE BIPEMBA 27

2.2.1 Historique de la commune de Bipemba 27

2.2.2. Situation géographique 27

2.2.3. Relief: 28

2.2.4. Hydrographie 28

2.2.5. Végétation 28

2.2.6. Environnement: 28

2.2.7. Climat 29

2.2.8. Organisation sociodémographique 29

2.2.9. Statistiques de la commune de Bipemba 30

2.2.10 Etat de lieu. 32

2.2.11 l'auto-emploi dans la commune de bipemba. 33

2.2.12 Activités économiques 34

2.2. 13. Le commerce informel 34

2.2.14 Transport et moto taxis 35

2.2.15 Petits activités artisanales 35

2.2.16 Agriculture périurbaine 35

2.2.17 Exploitation et commerce du diamant (activités indirectes) 36

2.2.18 Service de proximité 36

2.2.19 Enjeux économiques: malgré le dynamisme de sa population, Bipemba fait 36

2.2.20 Conditions des vies des ménages 36

CHAPITRE III. PRESENTATION ET DISCUSSION DES RESULTATS 37

III.1. Analyse graphique 37

III.1.1. Profil des enquêtés 37

III.1.2. Pratiques professionnelles 38

III.2. Analyse économétrique 46

DISCUSSION DES RÉSULTATS 51

RECOMMANDATIONS 53

CONCLUSION 55

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 58

TABLE DES MATIERES 61

ANNEXE 1

Questionnaire d'enquête 1

I. Informations générales 1

II. Situation professionnelle et économique 2

III. Perception et motivation 3

IV. Conditions et obstacles 3

ANNEXE

Questionnaire d'enquête

Bonjour,

Dans le cadre de la réalisation d'un mémoire de fin d'études en sciences économiques et de gestion, nous menons une enquête sur le thème : « L'auto-emploi et la réduction du chômage dans la commune de Bipemba ».

Votre participation est totalement anonyme et confidentielle. Veuillez répondre sincèrement à toutes les questions en cochant la réponse qui vous correspond.

Merci pour votre précieuse collaboration.

I. Informations générales

1. Sexe :
? Masculin
? Féminin

2. Âge :
? Moins de 25 ans
? 25 à 34 ans
? 35 à 44 ans
? 45 ans et plus

3. Statut matrimonial :
? Célibataire
? Marié(e)
? Divorcé(e) / Veuf(ve)

4. Niveau d'instruction :
? Sans instruction
? Primaire
? Secondaire
? Supérieur/Université

II. Situation professionnelle et économique

5. Avez-vous déjà exercé un emploi salarié ?
? Oui
? Non

6. Actuellement, êtes-vous en situation d'auto-emploi ?
? Oui
? Non

7. Si oui, depuis combien d'années êtes-vous auto-employé ?
? Moins d'1 an
? 1 à 3 ans
? Plus de 3 ans
? Non concerné

8. Quel est votre secteur d'activité principal ?
? Commerce
? Artisanat
? Agriculture
? Services
? Autres (précisez)

9. Disposez-vous d'un capital de démarrage personnel ?
? Oui
? Non

10. Avez-vous bénéficié d'un appui (prêt, formation, subvention) pour démarrer votre activité ?
? Oui
? Non

11. Vos revenus actuels sont-ils suffisants pour subvenir à vos besoins ?
? Oui
? Non

12. Avez-vous déjà cherché un emploi salarié avant de vous lancer dans l'auto-emploi ?
? Oui
? Non

III. Perception et motivation

13. Qu'est-ce qui vous a poussé à opter pour l'auto-emploi ?
? Absence d'emploi salarié
? Goût pour l'indépendance
? Héritage ou entreprise familiale
? Autre (précisez)

14. Pensez-vous que l'auto-emploi est une solution durable contre le chômage ?
? Oui
? Non

15. Souhaiteriez-vous passer à un emploi salarié si l'occasion se présentait ?
? Oui
? Non

IV. Conditions et obstacles

16. Quels sont les principaux obstacles à votre activité ?
? Manque de financement
? Faible accès au marché
? Insuffisance de formation
? Instabilité économique

17. Avez-vous reçu une formation en entrepreneuriat ?
? Oui
? Non

18. Avez-vous des employés ou collaborateurs sous votre charge ?
? Oui
? Non






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