CONCLUSION
Au terme de la présente étude ayant porté
sur « Auto-emploi et réduction du chômage dans la
commune de Bipemba », il a été question d'analyser
dans quelle mesure l'auto-emploi constitue une solution durable à la
réduction du chômage. L'étude s'est basée sur les
hypothèses selon lesquelles :
- L'auto-emploi est une solution durable au chômage car,
il contribue à la création des emplois directs et indirects.
- La perception de l'auto-emploi comme solution durable au
chômage est expliqué par plusieurs facteurs, notamment le niveau
d'instruction, les formations suivis, avoir déjà exercé un
emploi salarié, l'accès au financement et mentorat, etc.
- Enfin l'exercice de l'auto-emploi nait de plusieurs
motivations, la rareté des emplois salariés, le goût de
l'indépendance, les antécédents familiaux
(héritage) et d'autres motifs.
Pour parvenir à la vérification de ces
hypothèses, la méthodologie adoptée s'est appuyée
sur une enquête par questionnaire auprès de 384
enquêtés de la commune de Bipemba, combinée à une
analyse descriptive (à l'aide des graphiques) et
économétrique fondée sur la régression logistique
binaire.
Par ailleurs :
· Le premier chapitre a
présenté le cadre conceptuel et théorique, en
définissant les concepts clés et en exposant les théories
économiques ainsi que les travaux antérieurs liés à
la thématique.
· Le deuxième chapitre a
porté sur la méthodologie de recherche, décrivant la zone
d'étude, la population, l'échantillonnage et les outils d'analyse
retenus.
· Le troisième chapitre a
constitué le compte rendu des investigations empiriques, combinant
l'analyse graphique et l'analyse explicative.
Il en est ressorti que 82,3 % des
enquêtés considèrent l'auto-emploi comme une solution
durable au chômage. Ce résultat confirme la
première hypothèse, selon laquelle l'auto-emploi constitue une
voie d'insertion sociale et un facteur de stabilité communautaire. De
plus, l'analyse montre que les individus âgés de 25
à 44 ans, ainsi que les célibataires,
sont plus enclins à percevoir l'auto-emploi comme une réponse
crédible, ce qui atteste du rôle des caractéristiques
sociodémographiques dans la valorisation de cette stratégie.
Les résultats indiquent aussi que la
disponibilité d'un capital de démarrage personnel (B =
1,224 ; p = 0,030) et le bénéfice d'un appui
externe (B = 1,389 ; p = 0,039) renforcent significativement la
perception de l'auto-emploi comme solution. Cela valide la deuxième
hypothèse en montrant que les soutiens financiers et institutionnels
constituent des leviers indispensables pour renforcer l'impact de l'auto-emploi
dans la lutte contre le chômage.
Par ailleurs, les enquêtés ayant atteint une
autonomie financière (B = 0,266 ; p = 0,044)
adhèrent davantage à l'idée que l'auto-emploi constitue
une alternative crédible. Enfin, le facteur le plus déterminant
demeure l'absence d'emploi salarié (B = 2,008 ; p =
0,002), qui motive largement le recours à l'auto-emploi. Ainsi
donc, ces résultats permettent de confirmer l'hypothèse H2. Le
constant selon lequel les principaux motifs tels que le goût de
liberté et indépendance, la volonté de créer de
l'emploi, la rareté des emplois salariés, les
antécédents familiaux (héritage), etc. permet de confirmer
l'hypothèse H3.
Cependant, il n'est pas possible d'affirmer que ce travail n'a
pas de limites. La recherche s'est concentrée sur une seule commune, ce
qui limite la généralisation des résultats. De plus,
certaines variables macroéconomiques (politiques fiscales, environnement
d'affaires, infrastructures locales) n'ont pas pu être
intégrées. Les prochaines recherches sur une thématique
similaire gagneraient à élargir le champ d'étude à
plusieurs communes, à comparer les résultats entre zones urbaines
et rurales, et à approfondir l'impact réel des politiques
publiques de soutien à l'auto-emploi dans la lutte contre le
chômage.
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