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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, UNIVERSITAIRE ET RECHERCHE
SCIENTIFIQUE
BUTEMBO INTERNATIONAL UNIVERSITY
B.P. 55 BUTEMBO/NORD-KIVU

FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION
ANALYSE DE LA PRATIQUE DU MARKETING DANS LA
COMMERCIALISATION DES PRODUITS PHARMACEUTIQUES EN VILLE DE BUTEMBO
Travail de fin de cycle présenté etDéfendu
en vue de l'obtention du diplôme de graduat en sciences
économiques et gestion
Par : KAMBALE NGAHANGONYI
Franck
Directeur : AMBEREKI MUKUTE Augustin
Assistant
Année Académique :
2012-2013
EPIGRAPHE
Comme l'oiseau s'échappe, comme hirondelle s'envole, ainsi
la malédiction sans cause na point d'effet...
Car qui est ce qui te distingue ? Qu'as-tu que tu n'aies
reçus. Et si tu l'as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu
ne l'avais pas reçu.
(Proverbes 26 :2 ; 1Corinthiens 4 :7)
DEDICACE
A mes parents KAKULE VAGHENI Gédéon et MASIKA
VIHUKO Jeanne soucieux de notre éducation et formation ;
Aux Autorités Académiques ;
A nos frères et soeurs ; amis et camarades
A tous ceux qui nous sont chers.
REMERCIEMENTS
J'aime l'Eternel, car il Entend ma voix mes supplications ; car
il a penché son oreille vers moi.
Les études supérieures au niveau du premier cycle
exigent la rédaction d'un travail à caractère scientifique
dite de fin de cycle. Cependant étant arrivé à la fin de
sa rédaction il nous serait un signe d'ingratitude de ne pouvoir
adresser nos remerciements à tous ceux qui ont contribué de loin
ou de près à la réalisation du présent travail.
Nos vifs et sincères remerciements s'adressent :
*A l'Eternel Dieu tout puissant pour sa protection tant physique
que spirituelle *Aux autorités Académiques de BIU
*Au secrétaire General Académiques de BIU, Monsieur
AMBEREKI MUKUTE Augustin qui a accepté diriger la rédaction du
présent travail.
*A mes parents KAKULE VAGHENI Gédéon et MASIKA
VIHUKO Jeanne pour ce grand souvenir inoubliable de l'éducation
*A la famille KUTSEKA, KANYUNYU, VAGHENI, VYASONGYA, VIHUKO et
MUHESI
*Au couple KAMBALE THAMWASI Ezéchiel et maman KAVIRA
TAYARI Rebecca pour leurs soutiens physiologiques
*Au couple papa GILBERT KIVAHIMBA d'avoir accepté de
rendre au cours de trois ans un service bénévole pour le soutien
matériel et financière.
*A mes frères et soeurs : ROSETTE, ESTHER, ZEPHANIE,
BAHWERE, MBUSA ELISEE, TSONGO JOSUE, ELISHA, WILLEM KAVUGHE, FAUSTIN KALEMA et
JACQUES KUTSEKA
*Aux camarades d'auditoire tels que : Charles MULIHI, Joël
NGURU, Vianney BALEWA, ROSINE, EPHESIENNES, PACIFIQUE KASIKA et Adèle
MUKOSA
*A tous nos amis de partout ailleurs sans oublies KIBINI Henry,
KISUSI Jerry, Rebecca MAMBOLEO, Miryam mwendavandu, MULAVI Anita, NGQBU TALIKA,
FENI, ESPERANCE BUCHANDI et ANEU ZAKINEKI.
A tous trouvez ici le sentiment de nos remerciements.
KAMBALE NGAHANGONYI Franck
LISTE DES ABREVIATIONS ET
SIGLES
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ATEPHALU
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Association des tenanciers de
Pharmacies de Lubero
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|
OMS
|
Organisation Mondiale de la Sante
|
|
AMM
|
Autorisation de Mise sur le marché
|
|
RDC
|
République démocratique du Congo
|
|
BPF
|
Bonne pratique de fabrication
|
|
BIU
|
Butembo International University
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INTRODUCTION GENERALE
1. Etat de la
question
L'état de la question est la revue de la
littérature des travaux antérieurs qui ont porté sur la
matière que l'on cherche à étudier. Dans le présent
domaine, des travaux antérieurs ont déjà été
effectués ; nous pouvons souligner notamment :
VISIKA MANGO Rachel1(*)dans son travail intitulé : << Etudes des
Connaissances, attitudes et pratiques des tenanciers des
officines sur la conservation des médicaments dans la ville de Butembo
de 2006-2007>> pose une problématique dans le chef des tenanciers
des officines en formulant les questions ci-après :
· Quel serait le niveau des connaissances des tenanciers
des officines de la ville de Butembo sur la conservation des médicaments
?
· Les tenanciers des officines ont-ils des bonnes ou
mauvaises attitudes et pratiques en matière de conservation des
médicaments ?
· Y-a-t-il une corrélation entre le niveau de
connaissances de tenanciers des officines et leurs attitudes et pratiques en
matières de la conservation des médicaments ?
Ces hypothèses dans ce sens qui devraient être
affirmé ou infirmer, étaient libellées de la
manière qui suit :
· Le niveau de connaissances de tenanciers des officines
sur la conservation des médicaments en ville de Butembo serait bas ;
· Les attitudes et pratiques des tenanciers des
officines de la ville de Butembo seraient mauvaises en matières de la
conservation des médicaments ;
· Il y aurait une corrélation entre le niveau de
connaissances des tenanciers des officines et leurs attitudes et pratiques en
ce qui concerne la conservation des médicaments.
1
D'après l'analyse des données
révélées des enquêtés, certaines de ces
hypothèses ont été confirmées et d'autres
infirmées par les résultats obtenus du traitement. Ces
résultats ont prouvé que le type d'attitudes et pratiques des
enquêtés est mauvais a 39,92%, ce qui est Inférieur au
seuil recommandé de 60%. Aussi le niveau global des connaissances des
enquêtés est bas à 57,97% ; résultat en dessous du
seuil de 60%.
En outre le dégrée de corrélation entre
variable indépendante (connaissance) et la variable dépendante
(attitude et pratique) est de 0,065%, soit une liaison faible et donc une
relation quasi négligeable.
Un autre document qui nous a servi de référence
dans la préparation de notre projet de recherche, est un rapport qui a
été publié par l'union des consommateurs, le 19 juillet
20062(*)
L'union des consommateurs est une association de membre de
l'organisation internationale des consommateurs(CI), une
fédération regroupant 234 membres en provenance de 113 pays de
l'Amérique du nord, de l'Europe et de l'Australie et son siège
sociale se trouve au Québec(Canada)
Dans leur rapport, ils nous ont présenté un
Constant a rapport avec la gestion et la distribution des produits
pharmaceutiques en révélant ce qui suit :
Le cout des médicaments ne cesse de croitre. Cette
augmentation est liée directement à la mise sur le marché
de mauvais médicaments ; qui ne sont toutes fois pas toujours beaucoup
plus efficaces que certains des médicaments qui existent depuis
longtemps.
Cette organisation note qu'il existe de nombreux exemples de
nouveautés pharmaceutiques couteuses qui ont été
adoptées rapidement par les médecins sans démonstration
préalable d'une amélioration marque par rapport a un
médicament plus ancien ayant fait ses preuves. L'augmentation du cout
des soins de santé ainsi que des primes des différents
régimes d'assurance médicaments dans le secteur public comme dans
le secteur privé. La croissance du cout des médicaments est
l'élément le plus inflationniste du système de soins de
santé et celui qui échappe le plus au contrôle des couts
par l'Etat. En à croire dans ce rapport, la valeur de l'industrie
pharmaceutique mondiale a augmenté de 7% à 2004, pour atteindre
550 milliards de dollars américains, avec une marge de profit de 40%, il
s'agit donc du secteur de l'économie le plus rentable, surpassant le
secteur des services des finances.
Le présent travail ne cherche pas a reprendre les
mêmes enquêtes que nos prédécesseurs, il est
focaliser sur l'analyse de la pratique du marketing dans le secteur
pharmaceutiques en ville de Butembo. C'est ainsi que notre problématique
de recherche est libellé de la manière la plus simple et claire
enfin de mettre en vue une réflexion pouvant aider les entreprises de
productions et de distributions des produits pharmaceutiques à
améliorer leurs chiffres d'affaires.
2. Problématique
Dans les Etats du monde, départ et d'autres de ces
extrémités, l'homme est en perpétuelle lutte pour
éradiquer loin de lui certaines maladies qui s'avèrent
très menaçantes par le développement de la
médicine. La création des officines, des hôpitaux et des
centres de santés, qui se sont beaucoup développé au cours
de cette dernière décennie dans le monde porte à une
curiosité pour en savoir les vrais mobiles de leurs
développements.
Rappelons qu'actuellement que soit dans le monde des affaires
ou de la sante ; l'économie du marché ou l'aval commande l'amont,
le tout base sur le principe selon lequel, l'on ne produit que ce que l'on peut
vendre3(*) ; Le
consommateur, centre d'intérêt et raison d'être des
activités productrices, est au jour le jour mis en
référence par l'entrepreneur. Celui-ci veut constater si oui ou
non ses objectifs ont été atteints. D'une part la satisfaction
des besoins de consommateurs et de l'autre l'accroissement de son chiffre
d'affaires. Tous ces éléments ne peuvent être possibles que
si une véritable étude psychologique du consommateur est
effectuée, ceci pour obtenir les détails possibles sur ses gouts
et préférences, sa situation sociale (vouloir et pouvoir d'achat)
... Ainsi que l'étude de l'environnement concurrentiel (les entreprises
productrices d'un produit substituable au sien) ; dans le but de conduire
à la production d'un produit ou service compatible aux attentes de la
cible.
C'est pratiquement dans cette logique que de nos jours,
« la discipline de PhilipKOTLER » est
appliquée dans les sciences, les disciplines connexes ainsi qu'aux
entreprises de production des biens et services, en face des exigences du
consommateur (qui peut avoir différentes terminologies selon les
contextes). Les entreprises des ventes de produits pharmaceutiques en ville de
Butembo ont l'instar de celle de pharmacies ne sont restées passives
face à ce marketing multidimensionnel et multidirectionnel à
travers vents des différentes variétés des
médicaments. Ici le marketing est l'arme stratégique dans la
Concurrence, le tout se joue sur l'efficacité de la direction de
l'entreprise. Dans cette investigation, il se pose la question de savoir les
différentes techniques utilisées dans les officines
pharmaceutiques pour se tirer une clientèle en vue de
l'écoulement des médicaments.
Notre réflexion dans la suite de ce travail est
focalisée sur les questions principales suivantes :
· Le marketing est-il d'usage dans les officines en
ville de BUTEMBO ?
· Quelles sont les stratégies marketing
utilisées par les tenanciers des officines pharmaceutiques envie de
fidéliser la clientèle ?
· Quels sont les facteurs qui peuvent être
à la base d'un changement positif dans la mise a place des nouvelles
stratégies dans les officines ?
Telles sont ces quelques interrogations qui trouveront des
réponses dans le corps de ce travail.
3. Hypothèses du
travail
Etant une réponse provisoire aux questions dont un
chercheur se pose, une hypothèse joue le rôle de guide dans la
collecte et l'interprétation des résultats à l'issu de
l'analyse des données4(*).
De ce qui précède, anticipativement à nos
questions soulevées ci-haut, les réponses suivantes sont
proposées :
· Il se pourrait que le secteur des officines en ville de
Butembo ne pratique pas le marketing ;
· Il est probable que les stratégies marketing dans
le secteur des officines sont bases seulement sur le produit lui-même ;
· Il est tentant de croire que les facteurs qui seraient a
la base d'un changement positif dans les officines sont entre autre
l'insolvabilité, la forte concentration des officines.
4. Objectif de la recherche
Définit comme un résultat qu'on se propose
d'atteindre, l'objectif apparait ainsi comme l'importance de l'action qu'on
veut poser5(*)
Ce travail se propose pour objectif principal d'analyser la
pratique du marketing dans la commercialisation des produits pharmaceutiques.
Outre cet objectif global, ce travail poursuit entre autre des
objectifs spécifiques suivants :
· Déceler les stratégies mercatiques
qu'appliquent les tenanciers des officines en ville de Butembo ;
· Dégager les facteurs qui attirent la
clientèle dans les officines en ville de BUTEMBO ;
· Enfin fournir une théorie sur la gestion marketing
dans la commercialisation des produits pharmaceutiques.
5. Choix et intérêt
du sujet
L'élite, c'est ce qu'une société a de
meilleur et de plus distinguée... Cette catégorie des personnes
qui ont pris conscience de leur place dans la société et
s'efforcent de l'observer le plus objectivement possible pour réaliser
la transcendance des valeurs. De ce fait, l'élite intellectuelle que
nous sommes, est la personne la mieux placée pour analyser l'allure des
choses et préconiser les solutions aux investigations, contraintes
d'évolution des institutions humaines.
C'est exactement dans ces contextes que nous sommes donnes comme
tache ou mission dans ce travail scientifique de comprendre et d'analyser
l'importance du marketing dans les officines pharmaceutiques vendant un gramme
important des médicaments afin de répondre aux soins de
santé de la population.
Ainsi pour étaler au grand jour un instrument de
travail pour les entrepreneurs dans le secteur des pharmacies, ce travail est
à classer dans le cadre de renforcement des capacités des
connaissances des uns et des autres de la nécessité du marketing
dans les pharmacies locales.
6. Méthodes et techniques
utilisées
Les méthodes sont définies comme une marche
rationnelle pour arriver à la démonstration de la
vérité ; c'est un ensemble d'opération intellectuelle
permettant d'analyser et d'expliquer la réalité
étudiée6(*)
C'est dans cette même ordre d'idée que nous
disons pour renchérir que :« La méthode est perçue
également comme un ensemble d'opérations rationnelles pour les
quelles une discipline cherche à atteindre les vérités
qu'elle poursuit, les démontre et les vérifie »7(*).
Pour la réalisation de ce travail, nous utilisons :
Ø La méthode descriptive : Elle
a permis d'enrichir notre étude par une procédure de
démasquer toutes nos observations et les péripéties
frappantes des phénomènes enregistrés lors de cette
étude ;
Ø La statistique : à partir
des données qualitatives et quantitatives obtenues des tenanciers des
officines et de l'ATEPHALU, la statistique a permis le traitement et
l'interprétation des résultats pour aboutir à nos
conclusions
Quant aux techniques, elles sont définies comme moyen
destine à atteindre un objectif8(*).
Dans notre étude, nous nous sommes servis des techniques
suivantes :
Ø Documentaire : Consultation des
ouvrages et cours relatifs au sujet en vue de l'enrichir ;
Ø La Web graphie : la consultation des
sites Internet et documents électroniques qui accompagneront la
technique documentaire.
Ø La technique d'interview : qui
nous a permis d'acquérir des données directes auprès des
tenanciers des officines pharmaceutiques.
7. Délimitation du
travail.
Une recherche non limitée au niveau spatiale, temporel
et thématique risque de mettre à mal son déroulement
normal9(*).
La circonscription de notre travail à ces trois niveaux
s'impose par l'aboutissement sans faille aux résultats voulu et ou
escompté.
Ainsi notre travail, porte sur les actions mercatiques
dans les officines en ville de Butembo et porte sur les données en coupe
transversale (allant du 1erAvril au 31 Mai
2013) et longitudinale portant sur l'évolution du nombre des
officines en ville de Butembo.
8. Subdivision sommaire du
travail
Le premier chapitre s'attarde à élucider les
concepts de base qui sont le marketing, la pharmacie. Le second chapitre quant
à lui, s'attarde sur le traitement des informations recueillis sur
terrain.
La fin de ces deux chapitres constitutifs de notre recherche
est marquée par une conclusion finale. Les graphiques, tableaux
éclairent notre travail afin d'ouvrir le champ de compréhension
à nos lecteurs.
CHAPITRE PREMIER :APPROCHE
THEORIQUE SUR LE MARKETING ET LA PHARMACIE.
L'étude des termes d'un travail scientifique facilite la
compréhension et compte énormément dans la suite des
recherches à entreprendre et pour les résultats à
escompter. Elle est comparable à ce qu'est le catéchisme dans la
foi chrétienne10(*).
I.1. NOTION DE MARKETING
I.1.1 Historique du
marketing
Le marketing est né au
20èmsiècle en Allemagne et aux
Etats-Unis d'Amérique11(*).
Trois auteurs nous disent le contraire : Selon DRUCKER, le
concept marketing existe depuis plusieurs siècles et serait né au
17emsiècle au japon12(*), par contre Denis lindon dit que l'[origine du
Marketing est ne a Allemagne au 19emsiècle13(*), enfin Backer, lui a son tour
dit que le marketing est plus vieilles des activités de l'homme mais qui
est considéré aujourd'hui comme discipline la plus récente
de la gestion des entreprises.
Vers le 19emsiècle, toutes les
activités qui composent le marketing, actuellement et que l'on appelle
« vente » existaient dans plusieurs entreprises mais n'occupaient pas
la place de choix, elles étaient considérées comme
accessoires, car la seule préoccupation des entreprises était de
produire14(*). Il a en
effet commencé par la distribution en vue d'optimiser les ventes au
cours de la révolution industrielle ; Alors que l'essentiel des biens et
services.
Il était très difficile de fabriquer que de leur
trouver des débouchés, cela poussèrent les chefs
d'entreprises à se préoccuper de l'amélioration de leurs
techniques de production, des bénéfices pour le renforcement de
leurs capitaux de production15(*).
Au début du 20emsiècle,
précisément après la guerre mondiale, la
société d'abondance a fait que la vente puisse être la
préoccupation essentielle de plusieurs entreprises16(*).
L'abondance des capitaux de production de plusieurs
entreprises ne puisse pas être limitée par leurs capacités
de vente. Les consommateurs sont devenus pour des entreprises une ressource la
plus rare parce qu'ils sont sollicités par de multiples producteurs avec
une quantité illimitée. Ainsi que des biens et services.
A la fin du 20emsiècle, les entreprises, ont
cessés d'être au centre de l'univers économique mais
plutôt à la disponibilité de la clientèle17(*). Et les entreprises
s'aperçoivent petit à petit que tous leurs actifs, les plus
précieux et les plus difficiles à constituer, à augmenter
et à remplacer : c'est leur clientèle.
I.1.2. Définition du
Marketing
Plusieurs auteurs des ouvrages du marketing ont tenté
de définir le marketing. Dans le cadre de notre étude, nous nous
limitons aux définitions proposées par PHILIP KOTLER et Theodore
LEVITT
· Selon KOTLER, le marketing est l'ensemble des
activités humaines ayant pour but de faciliter et d'effectuer les
échanges18(*). Ces
échanges recouvrent à la fois les transactions et les relations
d'échanges.
· Selon LEVITT, le Marketing est une conception de la
politique commerciale qui part du principe que la fonction fondamentale des
entreprises consiste à créer une clientèle et d'exploiter
au maximum toutes les ressources dont elles disposent19(*).
En examinant ces deux définitions, nous pouvons dire
que le marketing est l'ensemble de principales gestations qu'une Entreprise
applique afin de stimuler la clientèle et de faciliter l'exploitation
des ressources qu'elle dispose, c'est-à-dire amener les consommateurs
à pouvoir utiliser le produit ou service.
Appelé aussi par néologisme mercatique, est une
discipline du management qui cherche à déterminer les offres de
biens et services en fonction des attitudes et la motivation des consommateurs
qui favorisent leurs commercialisation20(*).
Le marketing (du mot anglais « market » ou
mercatique selon la tradition donnée par l'académie
française) fait partie intégrante de la gestion de l'entreprise.
Son importance dans la conduite moderne des affaires tient à plusieurs
facteurs parmi lesquels on peut citer
a. La relance de commercialisation
b. La sélectivité de la demande qui s'oriente vers
des produits de plus en plus fiables
c. La nécessite pour les entreprises d'accroitre leurs
parts face à une concurrence toujours plus agressive
d. La difficulté toujours plus grande pour cite de
construire seule le succès d'un produit.
I.1.3 Mais pourquoi le
marketing
Jusqu'au milieu du 20 siècle à peu près
l'économie de production prédominé, l'entreprise est
caractérisée par une certaine introversion et l'environnement est
considéré comme immuable. Les années passent,
l'économie du marché persiste à cause d'une demande
permanentent. Peu à peu l'offre augmente plus vite que la demande, les
prix de vente baissent, la concurrence devient de plus en plus
exacerbée.
Dans ce contexte, il n'existe plus question de vendre les
produits qui semblaient bons aux producteurs, mais de concevoir et de fabriquer
ceux que l'acheteur souhaitait. Il a fallu trouver comment convaincre les
prospects d'acheter notre produit que celui du voisin.
I.1.4. D'où vient le
Marketing ?
Le marketing a été utilisé qu'aux
états- unis vers 1910 pour désigner un ensemble de techniques de
gestion et de vente. L'idée d'une augmentation de l'organisation et de
la production des entreprises qu'aux contraintes du marché était
déjà apparue en Allemagne au XIXe siècle, lorsque des
industriels comprissent qu'il importait avant tout de satisfaire la
clientèle, même si gout semblaient déraisonnables.
De même, en France, la société
Pont-à-Mousson mit en place, en 1877, un service commercial destine
à faire en sorte que ce soit « Le commerce qui commande
l'industrie, et non l'inverse. »
Joseph ORLINKI poursuit, dans les années vingt et
trente, aux Etats-Unis, on assiste à l'apparition des premières
institutions et organisations spécialisées dans marketing. La
National Association of Advertissing est créée en 1915, suivie en
1930 par L'American Marketing Society, puis par le National association of
Teachears qui regroupe, à partir de 1934 des enseignants et des
spécialistes de cette discipline.
Les premiers cours de ventes, de distribution et d'analyse du
marché apparaissent à la même époque dans les
universités américaines, de même que les premières
institutions spécialisées dans les études de
marché.
Dans les années soixante, l'American marketing association
décide d'élargir les champs d'action de sa discipline
définit le marketing comme « l'ensemble des
activités dirigeant les flux des biens et des services du producteur ou
du consommateur et à l'utilisateur ».
Toutes les activités de ventes, de publicité, de
promotion, de distribution et d'étude de marché sont ainsi
rassemblées en une définition. Nous devons souligner un point :
après avoir, en principe, réalisé des études de
marché, il est d'usage de segmenter par types de clientèles
l'approche marketing et d'appliquer à chaque segment les «
règles des 4p » (voir marketing-mix, d'autres répartition
sont possibles) :
v Product/produit : ou, la
modélisation de l'offre, service ou idée qu'il réponde aux
attitudes et motivation d'un ou de publics ;
v Promotion/ publicité
(communication) : ou les méthodes pour rendre publique
l'existence, l'intérêt et la disponibilité de l'offre.
v Price/prix : ou les conditions
d'obtention (leurs niveaux par rapport aux autres offres).
v Place/Distribution : ou les
modèles, moyens et infrastructures de mise à disposition de
l'offre.
I.1.5. Objectifs et types de
marketing
I.1.5.1. Objectifs21(*)
1) ATTIRER : d'une façon
générale, un client cherche parmi les produits et les services
offerts, celui qui procure le maximum de valeur. Le marketing a comme objectif
primordial d'attirer ce dernier.
2) FIDELISER : mais pour que notre
client nous reste fidèle, notre entreprise devra le satisfaire
continuellement. Alors commence une longue histoire d'amour entre l'entreprise
et sa clientèle : Je te rends heureuse, et toi, tu me reste
fidèle. La suite est une question de méthode, de
stratégie, de plan de bataille pour conquérir le coeur des
clients et faire de sorte que lorsqu'ils pensent au voyage, ils disent
ça va.
3) DES CLIENTS RENTABLES : l'objectif
d'une entreprise n'est pas de maximiser la satisfaction, le but reste la
rentabilité. Un client rentable est un individu, un ménage ou une
entreprise qui rapport au fil des années d'avantages qu'il ne coute
à l'attirer, convaincre et satisfaire.
Réduit à l'essentiel, l'objectif du marketing est
d'attirer et de fidéliser des clients rentables. En
réalité, les officines pharmaceutiques ont une clientèle,
mais une chose reste de la fidéliser et c'est l'objectif primordial que
devra se fixer le département de marketing. Les entrepreneurs doivent se
demander si tous les clients qui choisissent leurs officines les font par
contrainte ou parce qu'ils sont satisfaits par les qualités de
médicaments.
I.1.5.2. Types de marketing 22(*)
Le type de marketing à adopter est une question
d'adaptation à la demande.
a) Demande négative : Loin
d'être attirés par le produit, les clients cherchent à
l'éviter. Le rôle du marketing consiste alors à
étudier les sources de résistance et tenter de renverser la
tendance. C'est le marketing de conversion.
b) Demande absente : La
clientèle est ignorante du produit ou n'éprouve aucun
intérêt à son égard. Par exemple, dans certain coin
de notre pays, les villageois peuvent totalement ignorer l'existence de
l'internet. Le marketing doit alors démontrer les avantages par le
produit ou le service au regard des besoins de l'individu.
c) Demande latente : De nombreux
clients éprouvent un désir pour le produit qui n'existe pas
encore. Exemple : certains consommateurs de la bière ici à
Butembo peuvent désire le castel beer, mais cette bière n'est pas
vendue dans la ville. Le marketing doit évaluer le marché
potentiel et facilité le lancement des produits et services
correspondant.
d) Demande déclinante :
Actuellement, dans l'univers de télécommunication, les services
comme fax connaissent un déclin, car concurrencer par l'internet. C'est
aussi le cas du Beeper qui est concurrencé par le
téléphone mobile. Il faut alors imaginer les moyens de relancer
la demande. C'est le marketing. Pour son cas le transport aérien est
toujours d'actualité.
e) Demande
irrégulière : De nombreux produits sont
consommes irrégulièrement dans l'année. C'est le cas de
certains objets scolaires comme les cahiers, lattes, etc. Cette situation se
présente souvent dans les compagnies aériennes. A
différentes périodes de l'année, on remarque une demande
en dents de scie. Pour mieux utiliser la capacité disponible, il faut
convaincre les acheteurs d'étaler leurs achats, par exemples, à
l'aide des réductions ou des services supplémentaires. C'est le
marketing de synchronisation ou synchro marketing
f) Demande soutenue :On pourrait
croire qu'une situation de demande soutenue n'exige aucun effort marketing
particulier. Pourtant il faut maintenir le niveau et le rythme d'achat et
mesurer continuellement la satisfaction. Par exemple coca-cola reste une
boisson très consommée dans le monde, pourtant on en fait
toujours une publicité. Dans le cas d'une entreprise de service, quelle
que soit le niveau de la demande, le marketing doit toujours être fait.
C'est le marketing de maintien
g) Demande excessive :Certaines
entreprises sont parfois confrontées à une demande excessive.
Deux cas sont souvent fréquents comme nous l'avons constaté
durant notre étude. Lors des vacances et les fêtes de fin
d'année et lorsque la compagnie se trouve en monopole. En ce moment, la
demande est excessive. Le marketing est adopté.
h) Demande indésirable :
Certains produits comme la drogue, le tabac sont toujours jugés
néfastes. On décourage alors systématiquement leur
consommation à l'aide des mesures répressives ou d'efforts de
consommation. C'est le contre marketing.
La mission que devra avoir le service marketing sera d'analyser
la demande et d'adopter le marketing y afférant.
I.1.6. La fonction commerciale
et le marketing
Dans toute entreprise, quel que soit son domaine
d'activité, quel que soit sa taille, une partie des activités est
commerciale. Il existe donc une fonction regroupant les opérations
commerciales qui permettent de toucher des clients éventuels, de mieux
connaitre leurs besoins et d'adapter les produits et services à leurs
attentes, à leurs revenus et de vendre en vue de réaliser un
bénéfice. Lorsque le mot apparait il y a une cinquantaine
d'années, le marketing désignait une manière
rénovée d'effectuer des actes de gestions commerciale23(*)
I.1.7. La politique
Marketing24(*)
I.1.7.1. Le Marketing Mix
Le premier cycle regroupe les différents moyens qui
s'offrent aux responsables des entreprises pour mener à son terme
l'action commerciale. Il s'agit des variables contrôlables. La liste des
variables en marketing, que nous représentation dans le premier cycle,
n'est pas close.
On pourrait assurément l'étendre en ajoutant par
exemple : La marque, Le conditionnement, les services, les méthodes de
vente, le déstockage et la livraison des produits, les remises de prix,
les actions de marketing direct, les promotions, etc.
On désigne par le terme anglo-saxon marketing mix le
choix, puis le dosage aussi cohérant que possible, que les gestionnaires
effectuent parmi l'ensemble des variables commerciales. L'habitude a d'ailleurs
été prise de regrouper sous quatre rubriques principales ces
moyens d'action.
Il existe de nombreux moyens pour une entreprise d'influencer la
réponse du marché. C'est ici qu'intervient la notion fondamentale
du marketing mix qui se définit comme l'ensemble des outils dont
l'entreprise dispose pour atteindre ses objectifs auprès du
marché cible.
Cathy a proposé de regrouper ces variables en quatre
catégories qu'il a appelé les "4p". Le produit, son prix, sa mise
en place ou sa distribution et sa promotion.
Les 4 composantes du marketing Mix :
a. PROMOTION
- Publicité ;
- Force de vente ;
- Promotion de vente ;
- Relation publiques.
b. PRODUIT
- Qualité ;
- Caractéristiques et option ;
- Style ;
- Marque ;
- Conditionnement ;
- Taille ;
- Garanties ;
- Services après-vente.
c. PRIX
- Tarif ;
- Remise ;
- Rabais ;
- Condition de crédit ;
- Condition de paiement.
d. PLACE
- Canaux de distribution ;
- Zone de chalandise ;
- Stocks et entrepôts
- Moyens de transport ;
- Assortiment
En outre, toutes ces décisions doivent être prises
à la fois pour les intermédiaires et le consommateur final.
Toutefois, le Mix des communications est constitué de
promotion, publicité, force de vente, relation publiques, marketing
direct, internet destinés aux cibles de distribution et de
consommations.
I.1.7.2. Le marketing des services
Bien que les principes fondamentaux de marketing soient valables
pour toute entreprise, leur application comporte des particularités d'un
secteur d'activités à un autre25(*)
Le caractère immatériel est la principale source de
différence entre système de production des biens tangibles et le
système de production de services. L'absence de stocks pose
naturellement de délicats problèmes d'adaptation de l'offre
à la demande et pousse l'entreprise à mettre en place des modes
de production flexibles, c'est-à-dire capables, d'autant que possible,
de répondre à des périodes de suractivités comme
à des moments de sous activités.
L'entreprise doit disposer d'une infrastructure et d'un personnel
correspondant à la demande de pointe. En plus, elle doit s'efforcer
d'élaborer des politiques de formation, de communication interne et de
management qui permettent au personnel de s'adapter à certaines
situations inattendues. Il peut arriver qu'un jour l'avion connaisse un
problème technique qui le clone au sol alors qu'il est en transit
à Goma. Le personnel doit être capable de gérer les
passagers qui étaient déjà enregistrés et
attendaient de voyager.
On peut déceler, à travers ce bref inventaire, le
marketing à appliquer pour les services. Le marketing des services doit
s'appuyer sur l'analyse de la qualité des services offerts aux clients,
afin de définir une stratégie de service. Le client a sa part
dans le processus de production.
I.1.8. Analyse de la
concurrence.
La concurrence entre les entreprises dépend directement
des perspectives d'évolution du marché. L'analyse concurrentielle
quant à elle a comme objectifs26(*) :
ü Montrer que les choix opérés doivent prendre
en compte les données de l'environnement ;
ü Définir les notions de domaines d'activités
de métier, de segmentation stratégique de facteurs clé de
succès ;
ü Apprécier la position concurrentielle de
l'entreprise ;
ü Apprécier les rapports de force entre l'entreprise,
ses fournisseurs et ses clients.
Pour atteindre ces objectifs, l'entreprise devra prendre en
considération certains facteurs importants27(*) :
1. Identifier la concurrence.
Il semble facile d'identifier les concurrents. Pour les produits
pharmaceutiques, ce sont les médicaments de la médicine
traditionnelle. Mais la vraie concurrence est beaucoup plus vaste. Ignorer les
concurrents potentiels est une forme de myopie qui finit par rendre aveugle.
Ø À l'analyse, deux conceptions de la concurrence
s'affrontent :la concurrence au niveau du secteur d'activité : c'est
l'ensemble des entreprises qui offrent des produits se substituant les uns aux
autres ;
Ø La concurrence au niveau du marché : l'analyse de
la concurrence peut se faire en termes de besoins et de clientèle cible.
Un constructeur de machine à écrire peut-être, du point de
vue du client, mis en concurrence avec un constructeur de l'ordinateur
personnel.
2. Identifier les stratégies des concurrents.
Plus deux entreprises se ressemblent, plus elles se font
concurrence. Sur cette base, on peut identifier de groupes stratégiques
rassemblant les entreprises d'un même secteur qui poursuivent une
stratégie comparable.
3. Découvrir les objectifs des
concurrents.
Derrière chacun se profile une vocation, une mission.
Certains raisonnent à court terme, d'autres, à plus long terme,
se satisfaisant de résultats immédiats concordant avec leur
trajectoire. En allant plus loin, on découvre que chaque concurrent dose
se objectifs de façon variable, et pondère différemment la
rentabilité, la conquête de la part du marché, le
cash-flow, l'avance technologique, l'image, etc.
4. Evaluer leurs forces et faiblesses.
Il est utile de commencer par rassembler les bases sur chaque
concurrent : chiffre d'affaire, part de marché, marges,
rentabilité, cash-flow, programme d'investissement, capacité de
production.
5. Anticiper les réactions des concurrents.
A partir d'observation, Henderson propose trois règles de
conduite :
· S'assurer que son rival sait ce qu'il gagne à
coopérer et perd à se battre ;
· Éviter toute initiative qui déstabilise le
concurrent au point de le faire réagir de façon
incontrôlable ;
· Convaincre le concurrent de l'attachement raisonné
que l'on porte à sa position sur le marché.
6. Concevoir un système d'intelligence
adapté.
Pour y arriver, il faudra structurer, par exemple en base de
données toute information relative à la concurrence. Consulter
les banques de données existantes, écouter les hommes de terrain
(chef de dépôt), décortiquer les services des concurrents
(par exemple en voyagent avec eux). Alors viens une étape importante...
7. Qui attaquer et qui
éviter.
Plusieurs stratégies sont envisageables. Et cela
dépend du temps, des ressources et des objectifs. On peut s'attaquer aux
plus faibles (ou aux plus forts), aux plus lointain (ou aux plus proches), aux
meilleurs (ou aux plus mauvais).
8. Considérer l'optique concurrence et optique
client.
Une société orienté vers la concurrence et
prête à colmater la plus petite brèche et à profiter
de la moindre défaillance adverse. En revanche, une
société renonce à planifier sa trajectoire. Il faut
concilier les deux points de vue au sein d'une orientation marché.
I.1.9. La publicité28(*)
La publicité est l'une des forces les plus puissantes de
notre culture. La publicité vend plus que les produits. Elle vend des
images, des valeurs, des buts, des opinions sur ce que nous pensons sur notre
comportement.
La finalité de toute action publicitaire est de faire
vendre des produits de l'entreprise. On comprend donc que l'entreprise
souhaiterait pouvoir fixer ses objectifs de publicité en termes
d'objectifs commerciaux.
Évidemment, pour être correctement informé,
le consommateur a besoin de la publicité. Le choix éclaire repose
sur l'information. Ainsi, la publicité (au sens large) est le canal
indispensable par lequel transite l'information entre le producteur et le
consommateur.
Mais avant tout voyons comment s'exprime une communication
publicitaire. Elle exprime de deux manières comme nous le montre Armand
Dayan.
a. La publicité dénotative.
Elle informe, et pour convaincre, explique, argumente, s'adresse
à la raison ; elle renforce l'explication verbale à l'aide du
texte, de l'image, voire du dessin technique. Ses supports sont la presse sous
toutes ses formes. Elle veut convaincre.
b. La publicité connotative.
Elle suggère, évoque, s'adresse aux effets,
à l'émotion, aux motivations profondes, inconscientes, pour
obtenir une identification par l'utilisation d'idées, l'évocation
d'ambiances. Elle utilise surtout l'image, mais aussi le son, et ses supports
sont la télévision et le cinéma, mais aussi la radio. Elle
veut séduire.
c. Comment concevoir une publicité efficace ?
La publicité n'est pas une forme d'expression artistique
d'un individu. C'est la communication orientée par le marketing. Les
publicités efficaces exercent une influence sur le consommateur et
l'incitent à acheter le produit (ou service) concerné. La
création publicitaire comprend un certain nombre
d'éléments comme nous l'avons
Lu dans la revueREVEILLEZVOUS29(*)
1. Viser un certain public : les créatifs doivent avoir
une présentation complète et fidèle des personnes
auxquelles le message est destiné ;
2. Le message doit faire appel aux principales
préoccupations de ce public ;
3. choisir un support le plus efficace pour l'atteindre.
Pour les officines pharmaceutiques, leurs public cible est tout
celui qui désire acheter un médicament en ville de Butembo.
I.2 NOTION SUR LA
PHARMACIE.
I.2.1. Définition des
concepts pharmacie et officine.
L'étymologie du mot pharmacie nous vient du grec
"pharmakeia", de "pharmakon", qui signifie remède. La pharmacie est une
science ayant pour objet la préparation de médicaments30(*)
Il est aussi un lieu où l'on vend les
médicaments, collection portatif des médicaments ou pharmacie de
poche. C'est l'officine où sont préparer et vendues les
Médicaments31(*)
Une officine est un établissement pharmaceutique
affecté à l'exécution des prescriptions des
médicaments, à la délivrance et à la vente au
détail des médicaments enregistrées et autorisés en
République Démocratique du Congo32(*)
I.2.2. Notions sur les produits
pharmaceutiques.
I.2.2.1. Définition.
Les produits pharmaceutiques sont ceux que nous appelons
médicaments. Un médicament est toute subsistance ou composition
présentée comme possédant des propriétés
curatives ou préventives à l'égard des maladies pouvant
être humaines, animales et ou végétales. Ainsi à
tout produit pouvant être administré à l'homme, à
l'animale ou aux végétaux en vue d'établir un diagnostic
ou de restaurer, corriger ou modifier leur fonction organique33(*)
I.2.2.2. Sortes de médicaments.
Il existe plusieurs sortent des médicaments :
1°. Médicaments essentiels
: ce sont des molécules actives considérées comme
nécessaire et suffisantes pour assurer le traitement de l'essentiel des
pathologies présenté sur le terrain d'intervention34(*)
2°. Médicaments
altérés : tout médicament mal
conservé et qui a subi des modifications physiques, physico-climatique
le rendant impropre à l'utilisation dont la composition a
été frauduleusement modifié en vue de gain sordide.
3°. Médicament falsifié :
tout médicament dont la composition a été frauduleusement
modifié en vue de gain sordide.
4°. Médicaments
périmés : tout médicament qui est
conservé dans les conditions requises par le fabricant, a
dépassé la période de validité fixée par ce
dernier35.
I.2.2.3. Fabrication des médicaments.
La fabrication des médicaments est soumise aux
règles de bonnes pratiques de fabrication(BPF) promulguée par le
ministère de la santé publique. Ces règles très
sévères contraignent le fabricant à suivre des
procédures qui empêchent le quasi-totalité des erreurs.
Les procédés de fabrication sont décrits et
déposés au ministère de la santé, qui envoie
régulièrement des inspecteurs dans les usines pour
vérifier leur suivie. Des contrôles sont pratiqués tout au
long de la chaine de production, contrôle du respect de la BFP,
contrôle de qualité du produit pharmaceutique suivant des normes
très strictes qu'il n'est pas possible de modifier sans autorisation du
ministère de la santé, contrôle de la stabilité dans
des conditions de conservations extrêmes (températures,
humidité, durée). Les médicaments sont parmi les produits
36 les plus contrôlés et les plus surs35(*) .
Dans la plupart des pays, la réglementation impose aux
fabricants l'obligation d'étudier dans les conditions standards, la
stabilité de leur production, de garantir une durée minimale de
conservation. Les durées couramment garantis qu'une année ou deux
ans. La date limite d'utilisation doit figurer sur les emballages avec la
spécification éventuelle de stockage. Quand cette limite
d'utilisation n'existe pas sur l'emballage, la date de fabrication est
généralement indiquée et on peut alors appliquer trois ans
de conservation aux antibiotiques usuels, aux hormones, aux vitamines et
à toutes les formes liquides en générale et cinq ans aux
autres produits. Il s'agit d'une règle importante qui comporte beaucoup
d'exceptions et qui ne s'applique pas, bien sûr aux produits
nécessitant des conditions particulières de stockage.
I.2.2.4 Stockage et conservation des médicaments.
Le stockage et la conservation des médicaments figurent
parmi les éléments qui assurent la qualité à un
produit pharmaceutique. Pour ce fait, il existe plusieurs paramètres
exigés pour la conformité selon la loi.
1°. Les locaux ou entrepôts.
Les stockages des médicaments doivent se faire dans des
locaux appropriés, fonctionnels permettant d'assurer :
- La sauvegarde des stocks ;
- La bonne conservation des médicaments et des
matériels.
2° Les caractéristiques de
l'entrepôt.
Les dimensions de l'entrepôt sont déterminées
par le besoin de stockage qui dépend :
- Du nombre des médicaments et commodités
à garder
- De la périodicité d'approvisionnement et de
livraison des médicaments 36(*);
L'existence des étagères s'avère
indispensable et elles doivent être solides et stables.
3°. La classification des médicaments dans un
entrepôt.
Les médicaments peuvent être classés
suivants deux méthodes principales :
- La classification
pharmaco-thérapeutique : selon la liste fournie par l'OMS.
Ici ils sont groupés en fonction de leur action thérapeutique ;
- La classification alphabétique par voie
d'administration : les médicaments sont répartis en
groupe et classés par ordre alphabétique à
l'intérieur de chaque groupe où chaque produit doit avoir sa
place bien déterminée à indiquer par une étiquette
solide identifiant le nom, la forme et le dosage ;
- Le rayonnement des
médicaments : il consiste à ordonner les produits
du dépôt ou à la pharmacie et permettre ainsi
l'accès facile et rapide aux médicaments ainsi qu'une bonne
visibilité.
I.2.3. La législation
Congolaise et vente des médicaments.
Chaque médicament est caractérisé par des
normes particulières inscrites dans une pharmacopée ou dans le
dossier présenté par leur fabricant et reconnu par les
autorités compétentes de chaque pays. Le certificat d'analyse
d'un produit provenant d'un même cycle de production est conforme aux
normes officielles de qualité existant dans un pays.
En RDC, Nul ne peut gérer une pharmacie s'il ne
possède pas d'un diplôme de pharmacie permettant l'exercice de la
profession au Congo ou un diplôme tenu pour équivalent. (Article 9
de la loi en vigueur).
I.2.4. La mise sur le
marché d'un médicament.
Un médicament doit pour être
commercialisé, avoir obtenu une autorisation de mise sur le
marché (AMM) qui est un document qui le résume, les
caractéristiques du médicament, sa composition, les maladies
qu'il est destiné à soigner ou à prévenir, son mode
et ses limites d'utilisation. L'inspection de toute officine doit être
faite au moins une fois par mois par une autorité compétente.
I.3. Notion sur la
commercialisation.
I.3.1. Définition de la
commercialisation
La commercialisation consiste à s'informer de ce que
veut la clientèle et à le lui vendre en faisant ou
réalisant un lucre. Elle consiste à suivre l'itinéraire
d'un produit jusqu'à son utilisation finale37(*). La commercialisation est
encore définie comme l'action de commercialiser. C'est une
opération d'achat et de vente perpétuelle. Cette dernière
est la définition qui cadre le plus avec notre travail.
I .3.2. Quelques notions
sur les termes y relatifs
I.3.2.1. Le Commerce.
Le monde des affaires repose sur un certain nombre
d'opération tels que : les achats, ventes, prêts à
intérêt, escompte des effets, ... Ces différentes
opérations servent à financer la production et la
commercialisation des biens et services, et comme telles ces opérations
sont dites opérations financières. Certains d'être-elles
sont à court termes c'est-à-dire celles n'excédant pas
à une année, les autres sont à moyen terme, celles
n'excédant pas cinq ans ; ou à long terme celles portant plus de
cinq ans38(*).
I.3.2.2. Définition du commerce.
Le commerce, dans le sens courant est l'achat et vente des
marchandises, de données ou d'espèces39(*). D'après
PETHODES PEGER, le commerce peut se définir comme
l'ensemble d'actes accomplis de façon habituelle par diverses personnes
pour acheminer les marchandises des producteurs aux consommateurs avec ou sans
modification de leur présentation et de leur qualité originelle
en vue de réaliser les bénéfices40(*).
Nous inspirant de ces différentes définitions,
nous pouvons définir le commerce en ce terme « le
commerce et l'ensemble d'opérations lucratives comprenant
l'échange et la circulation des produits et services de l'endroit de
leur producteur vers le lieu de leur consommation41(*) »
I.3.2.3. L'activité commerciale.
L'achat et la vente sont des opérations de
l'activité commerciales. Ils satisfont :
- La nécessité des besoins à satisfaire
;
- La confrontation des offreurs et demandeurs ;
- L'échange des produits avec leurs contrepartie
financière42(*).
Dans les économies primitives fondées sur le
partage et le don, on ne trouve pas la présence de la monnaie, la
monnaie a pour fonction première de faciliter les échanges des
biens et services entre les hommes. Son apparition et son usage sont aux
développements des échanges.
I.3.2.4. Fonctions et formes de commerce.
Le commerce produit non seulement les besoins mais aussi des
services. C'est lui qui répartit les biens dans l'espace et dans le
temps, rendant ainsi un grand service et aux producteurs qu'aux consommateurs.
C'est aussi lui qui en transforme les marchandises en y appliquant des prix.
Tout cela confère au commerce une fonction capitale dans le
développement économique43(*).
En voici les cinq fonctions du commerce :
- La fonction d'échange: il
s'agit de l'échange des biens et services pour toutes les personnes
engagées dans le commerce ;
- La fonction de transport: c'est le
transport routier, maritime ou aérienne pour déplacer les biens
d'un endroit à un autre ;
- La fonction de banque: Les banques
sont devenues des importants intervenants dans le commerce que leur absence
aurait eu des répercutions malheureuses dans les échanges en
général.
Dans le commerce intérieur, le chèque bancaire
Est souvent employé pour effectuer le paiement des
marchandises. A part le chèque, les banques interviennent aussi dans la
collecte d'épargnes et l'achemine vers le secteur d'investissement sous
forme de crédit. Dans le commerce extérieur, l'existence des
lettres de change et de crédit documentaire a rendu les banques
indispensables dans le commerce ;
- La fonction de stockage: elle
consiste à stocker les produits jusqu'au moment de leur demande ;
- La fonction d'assurance: elle
concerne la sécurité et la stabilité qui doivent
être garanties au commerçant, car sans elles, les producteurs et
les consommateurs subiraient des pertes dues aux différents risques tels
que l'incendie, le naufrage, ...
I.3.3. Division du
commerce.
Les opérations commerciales peuvent être
classées selon différents point de vue.
I.3.3.1. Du point de vue de l'importance des
opérations.
- Le commerce de grosconcerne les
opérations entre le producteur industriel et négociant portant
sur des grandes quantités des marchandises. Ce négociant revendra
ensuite ses marchandises aux demi-grossistes et dans certaines mesures aux
détaillants ;
- Le commerce demi-grospermet les
opérations entre demi-grossiste et les détaillants et dans
certaines mesures entre les demi-grossistes et les consommateurs portant sur
les quantités moins importantes ;
- Le commerce de détailconcerne
les opérations entre demi-grossistes et les
détaillants et
lesconsommateurs.
Il s'agit de la vente directe aux consommateurs par petite
quantité.
Cela étant présenté, il peut arriver que
les produits soient disposés directement aux consommateurs sans
transiter par les filières. De ce point de vue, les intervenants dans
cette filière peuvent être schématiquement
représentés de la manière suivante :
Grossistes
.
Demi grossistes
Grossistes
Producteurs
Detaillants
.
Consommateurs
3.3.2. Du point de vue géographique
Nous distinguons :
- Le commerce maritimequi est celui qui
nécessite le transport par mers, fleuves, lacs, soumis à des
usages propres et à des lois spéciales qui ont donné
naissance à des institutions et professions spéciales ;
- Le commerce terrestrese fait par routes
ordinaires, par voie ferrée ;
- Le commerce extérieur est celui qui se
fait au-delà des frontières du pays du commerçant qui
traite avec le pays étranger. On parle du commerce ouvert ;
- Le commerce intérieurse fait à
l'intérieur des frontières où les commerçants
effectuent leurs opérations. On parle du commerce fermé ;
- Le commerce extérieurse subdivise en
trois divisions spéciales :
· Le commerce d'importation
où les marchandises sont achetées à l'étranger pour
les introduire et les vendre dans le pays où le commerçant
effectue ses opérations ;
· Le commerce d'exportation dans
lequel les marchandises sont vendues et expédiées aux pays
étrangers ;
· Le commerce de transit dans
lequel les marchandises ne font que passer ou transiter par le pays.
I.3.3.3. Du point de vue de la nature des
activités.
On distingue dans ce point, le commerce selon la nature des biens
échangés, c'est-à-dire, le commerce des biens et le
commerce des services.
Etant donné que nos investigations se font sur
l'organisation du marché des produits pharmaceutiques, il est bon qu'on
en parle pour cerner certaines notions essentielles.
I.3.4 Les différents
circuits.
Le circuit désigne un ensemble de canaux de distribution
et
D'approvisionnement. Son analyse consiste à suivre
l'itinéraire d'un produit du lieu de production au lieu de sa
consommation finale, c'est-à-dire de l'exploitation de production
jusqu'à la phase de consommation44(*).
I.3.4.1. Le circuit économique.
Le circuit économique est une représentation
schématique des réseaux qui s'établissent entre les agents
économiques par l'intermédiaire des opérations
liées au seins d'une économie qui met en scène les agents
collectifs regroupés en catégories homogènes et
signifiantes45(*).
I.3.4.2. Le circuit commercial.
Le comité belge de distribution considère le
circuit de distribution comme Étant le chemin parcouru par la
marchandise à travers les organismes divers et successifs des
distributions pour arriver chez les consommateurs finaux. L'expression
« circuit commercial », MARCEL RIVESla
définie comme étant « un chemin que suit un
producteur au consommateur. Le chemin suppose toujours l'accomplissement de la
fonction intermédiaire éventuellement aussi le passage sur un
marché ».46(*)
Il désigne le réseau de relation entre les nombreux
organismes qui mettent des biens à la disposition de l'utilisateur et
comme disaient certains, les services produits par l'économie47(*)
Selon les économistes tel que J.C ABBOT,
ce terme désigne toutes les activités commerciales qui portent
tout mouvement de commercialiser les services depuis la production
jusqu'à la consommation48(*).
L'étude de circuit de commercialisation est
destinée à fournir une connaissance thématique du flux des
biens et services depuis leur origine : C'est-à-dire du producteur
jusqu'à leur destinateur final (consommateur). C'est une étude de
l'ensemble d'intermédiaires se plaçant entre agriculteur et
consommateur. L'agriculteur seul peut assurer lui-même ses
différentes fonctions.
Ainsi plusieurs types de circuits ou un grand nombre
d'intermédiaires se placent entre agriculteur et consommateur.
L'agriculteur seul peut assurer lui-même ses différentes
fonctions. Ainsi plusieurs types de circuits ou un grand nombre
d'intermédiaires se traduit par une augmentation de coûts de
production. Le terme commercialisation ayant ainsi plusieurs auteurs, pour
arriver à donner une définition très proche, il nous faut
faire la classification.
CHAPITRE DEUXIEME :
EVATION DE LA PRATIQUE DU MARKETING DANS LES PHARMACIES EN VILLE DE
BUTEMBO.
Dans ce chapitre, nous élaborons un arsenal
d'éléments qui retrace la pratique ou pas du marketing dans les
officines pharmaceutiques en ville de Butembo. Il est donc à remarquer
que ce chapitre présente la toile de fonds de cette investigation.
II.1. PRESENTATION DU MILIEU DE
RECHERCHE VILLE DE BUTEMBO
II.1.1. Situation
géographique
La ville de Butembo est située à l'est de la RDC,
en Province du Nord-Kivu. Elle a comme altitude 1840m avec 00°08' de
latitude Nord et 29°16' de longitude Est, sa superficie est d'environ
190,34Km2repartis entre les quatre communes de la ville. Il s'agit
de la commune KIMEMI avec une superficie de #177;4224Km2 ; MUSUSA
avec #177;4030Km2 ; VULAMBA avec 52,61Km2et commune
BULENGERA avec 55,18Km2.
II.1.2. Climat
Butembo est caractérisé par un climat
équatorial d'altitude. C'est un climat tempéré et doux
situé sur les hautes terres. Il est ainsi favorable à
l'agriculture et élevage. Sa température est de 18°C avec un
maximum de 25°C.
II.1.3. Hydrographie
La ville est drainée par la rivière KIMEMI. Il est
parsemé et entouré des plusieurs petites rivières et
ruisseaux
II.1.4. Démographie
C'est l'étude quantitative de la population les principaux
facteurs de l'évolution démographique sont la natalité et
la mortalité. A part ces facteurs naturels, il y a aussi d'autres qui
sont l'émigration et l'immigration ensemble qui forme la migration de la
population. En ville de Butembo, l'émigration est très
limitée et cela serait dû en grande partie de la situation
climatique favorable à l'agriculture, à l'élevage et
surtout à l'activité très observée dans le milieu.
Par contre, d'immigration accuse un taux très
élevé à cause de l'instabilité orchestré par
des milices se trouvant aux périphéries de la ville en Territoire
de Beni et Lubero ; l'attirance urbaine (exode rurale), le fait de vouloir
quitter les campagnes, etc. Ce qui explique l'explosion démographique
à ville de Butembo
La population de Butembo est concentrée dans les quatre
commune précitées ; ces communes sont subdivisées en
quartiers ceux-ci à cellules et sous cellules et Avenues.
II.1.5. Evolution et
reconnaissance juridique.
Avant la colonisation, Butembo n'était qu'une
localité connue sous le nom de LUSANDO ; cette dernière
était la résidence principale du chef de YORA, groupe classique
ayant constituée le groupement BUYORA49(*)
Elle était un des centres relais du commerce du sel
provenant de KATWE(Uganda) du poisson et des tissus d'écorces, en
provenance des régions riveraine de la plaine de semuliki et celle de
Montagne de l'est.
En échange les régions de l'ouest fournissaient de
la farine de manioc, de bananes, de la bière locale ainsi que des fibres
de palmiers pour le tissage du « Vutegha » servant à la fois
d'objet de parure pour les femmes et de monnaie.
En Mars 1924, la résidence de Buyora fut
transférée à Misebere. En 1928 apparait la première
agglomération extra coutumière de Butembo, avec l'installation du
bureau de la Mine des grands Lacs (MGL) à Butembo.
Pendant la guerre de 1940 à 1945, C'est la création
de la cité indigène de Butembo par l'arrêté
n°21/053 du 23 septembre 1949 conformément aux dispositions de
l'ordonnance loi n°170/AIMO du 20 juillet 1945 relative à la
création des cités indigènes.
De 1980 à 1997, une agglomération voisine, celle de
Makerere en collectivité chefferie de BASHU, se développe tandis
qu'en chefferie de Baswagha les collectivités de Voakatwa, Mukuna,
Ivatama, Malera, Rughenda, Katya et Vutsundo connaissent la population à
1947707 âmes.
En 1999, la cité de Butembo se voit dotée d'un
statut d'une ville par l'arrêté n°01/001bus/CAB/GP-NK/99 du
29 septembre 1999 portant création des villes de Béni et Butembo,
villes nouvellement crées par les autorités rebelles de
Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD/KIS-ML) signé en
date du 22 décembre le décret n° 001/038 portant
création et délimitation de la ville de Butembo Et des Communes
en province du Nord-Kivu.
De 2001 à 2007, après l'événement
de la réunification du territoire nationale, le président de la
RDC, alors le Général Major Joseph KABILA KABANGE signe le
décret n° 0042/003 du 23 Mars portant création et
délimitation de la ville de Butembo.
II.1.6. Limites de la ville de
Butembo
Elle se limite par :
- Au nord : Les rivières Mubunge, kahaki, Makamba et
Lohule ;
- A l'Est : Les rivières Lwirwa, Lohule, Lusovovu et
Kamikingi ;
- Au sud : Les rivières Virendi, Mususa et Muthinga ;
- A l'ouest : Les rivières Lukako et Lukohwe.
II.1.7. Activités
économiques.
Selon B. Bernie50(*), L'activité économique d'une
collectivité ou d'une nation est un ensemble complexe des relations
entre les institutions effectuant des opérations économiques
telles que la production des biens et services, l'investissement et la
consommation.
En ce qui concerne la ville de Butembo, ses activités
économiques reposent sur la production agricole, le commerce des
produits importés, l'élevage des caprins, bovins et ovins, mais
aussi l'industrie qui est en voie de développement.
II.2. APPROCHE
METHODOLOGIQUE
II.2.1. Méthode et
technique
II.2.1.1. Méthodes
Par Méthode, il faut entendre selon Reuchlin
d'opération logique ordonné et relative à un
problème de recherche déterminer.
Pour la réalisation de ce travail, nous nous sommes servis
de la méthode descriptive qui consiste à examiner et à
étudier un fait pour rechercher une connaissance sur une situation, un
phénomène bien déterminé51(*).
II.2.1.2. Techniques utilisées
Par technique, on veut signifier les instruments qui permettent
la collecte des données nécessaires à la
vérification de l'hypothèse52(*)
1° Le questionnaire d'enquête
R. Muchielli, définit le questionnaire
comme une suite des proportions ayant une certaine forme et un certain ordre
qu'on donne à ses propositions sur lesquels on sollicite un avis, un
jugement d'un sujet sur ces propositions. C'est aussi un guide
préfabriqué qui est précis et détaillé,
identique pour tout le sujet. Notre questionnaire est composé des :
- Questions ferméesen vue de
nous donner certaines lumières sur notre sujet d'étude, le sujet
interrogé doit répondre à certaines questions
préétablies c'est-à-dire, il peut choisir soit « ou
» soit « non ».
- Questions ouvertesafin de permettre
au sujet interrogé de construire ou de formuler librement sa
réponse
- Les questions semi-ferméespour
permettre au sujet interroger de justifier le choix de sa position choisie
d'avance.
Nous notons que certaines questions ont été
formée dans des tableaux à complété par le sujet
sous forme d'échelle d'altitude.
a. Construction et justification
Pour construire nos questions, nous nous sommes servis des
objectifs que nous visons d'atteindre ou des objectifs pouvant permettre la
vérification de nos hypothèses car les réponses qui seront
données à ses questions, nous permettrons d'affirmer ou
d'infirmer nos hypothèses.
b. Administration des questions
Nos questions sont administrées aux tenanciers manuel aux
tenanciers des pharmacies et répondit par le propriétaire ou le
gérant du dit pharmacie.
c. Dépouillement des questions
Nous avons utilisé le dépouillement manuel aux
réponses des
Questions fermées quant aux réponses des questions
ouvertes nous avons utilisés l'analyse du contenu dans sa formule
simple. Elle consiste à classer les différents
éléments d'après leurs sens de compréhension.
d. Quantification
Nos résultats ont été quantifiés par
la formule du calcul du pourcentage ci-dessus :

D'où
f =fréquence en %
n=fréquence ou nombre des cas observés
N=Nombre total des cas observés
2°. L'observation
L'observation est un instrument de recherche qui a pour but de
connaître et de prédire les faits relatifs du système au
processus et au procédé.
Comme technique nous avons utilisé l'observation active
qui consiste à observer un phénomène avis de
vérifier une hypothèse établit d'avance.
3°. La documentation
Comme technique de récolte des données celles-ci
nous permet de fouler dans les archives, livres et publications scientifiques
les caractéristiques liées à la population de notre
étude.
II.2.1.3. Population et
échantillonnage
1°. Population d'étude.
La population est définie comme un ensemble des
données sur lesquelles portes une étude53(*).
Pour cette étude notre population d'étude est
constitué de l'ensemble des tenanciers des pharmacies et officines
pharmaceutique de la ville de Butembo regroupé sous la plante forme dite
Association des Tenanciers des pharmacies de Lubero à Butembo
«ATEPHALU» en sigle en ville de Butembo, les pharmacies
regroupé sous ce plante forme sont au nombre de 15954(*) repartis sur 4 communes de la
ville mais la majeure partie est à commune KIMEMI au niveau du
centre-ville de Butembo
2°. Echantillonnage
L'échantillonnage d'après la méthode des
recherches scientifiques c'est le fait de choisir un nombre limité
d'individu, d'objet ou d'événement dont le chercheur peut tirer
des conclusions applicables à la population entière en
l'intérieur de laquelle le choix a été faite55(*).
Durant toutes nos demandes dans la réussite de ce travail,
nous avons considères un échantillonnage aléatoire simple
de 30 enquêtés. L'échantillonnage aléatoire simple
consiste à prendre au hasard un nombre représentatif de la
population mère.
II.3. LE SECTEUR PHARMACEUTIQUE
ET SON EVOLUTION EN VILLE DE BUTEMBO
Le secteur pharmaceutique en ville de Butembo est un secteur qui
a tellement évolué comme tout autre. Et pourtant son
évolution dans le temps et dans l'espace est presque obscure car n'ayant
pas des traits écrits dans les archives trouvé dans des
bibliothèques de notre ville.
Ce qui est connue est que ce secteur a débuté vers
les années 40 lorsque le milieu est devenu un centre extra-coutumier en
passant par le statut de cité et aujourd'hui dit ville.
Les acteurs impliquer ans ce domaine ne sont pas tous connues
fautes d'une bonne organisation administrative au niveau de l ; inspection
générale des pharmacies au district sanitaire de Butembo.
Mais alors certaines pharmacies sont regroupées sous la
plante forme dite « Association des Tenanciers des Pharmacies de Lubero
(ATEPHALU) » ayant son
siège à Butembo, et qui nous a fourni les statistiques sur le
nombre des tenanciers de pharmacies membres du dit plante forme.
Tableau n°1 : Evolution des pharmacies en ville de
Butembo 2007-2012
|
ANNEE
|
2007
|
2008
|
2009
|
2010
|
2011
|
2012
|
|
NOMBRE
|
170
|
172
|
170
|
173
|
151
|
159
|
Source : Archives de l'ATEPHALU
Le tableau ci-haut renseigne sur l'évolution de pharmacies
qui ont déjà fonctionné à ville de Butembo depuis
2007 ; et qui ont adhère à association. Cette évolution
est mieux visualisée sur le graphique suivant :
Graphique n°1 : Evolution des nombres des officines en
ville de Butembo 180
1
Ce graphique porte une droite de tendance descendante laissant
dire que le nombre des pharmacies qui oeuvrent en ville de Butembo est
décroissant selon le signe de la pente.
II.4. INTERPRETATION DES
DONNEES ET PRESENTATION DU RESULTAT :
De l'applicabilité du marketing dans les pharmacies en
ville de Butembo.
II.4.1. De l'application du marketing dans les officines.
Dans le secteur pharmaceutique tout comme dans tout autre secteur
de la vie économique une organisation marketing est nécessaire et
mettre certaines stratégies à la portée du marketing pour
son applicabilité.
Tout au départ, une connaissance suffisante du terme
marketing et de son application en générale saveur très
nécessaire pour permettre à un acteur économique de
l'incorporé dans son secteur d'activité.
D'après les enquêtes que nous avions menées
en ville de Butembo dans le secteur pharmaceutique auprès des tenanciers
sur la question de savoir s'ils ont déjà entendus parlez du
marketing et si ensuite celui-ci est d'application dans leurs officines et ou
pharmacie, nous avons trouvés les résultats qui sont les
suivantes repris dans le tableau ci-dessous :
|
Question : Avez-vous déjà entendus parler du
marketing ?
|
|
répondre
|
n
|
F (%)
|
|
|
Oui
|
21
|
70
|
|
|
Non
|
9
|
30
|
|
|
Total
|
30
|
100
|
|
|
Question : Le marketing serait-il d'application dans votre
officine pharmaceutique
|
|
Oui
|
13
|
43,3
|
|
|
Non
|
17
|
56,7
|
|
|
Total
|
30
|
100
|
|
Source : nos enquêtes sur terrain.
En ce qui concerne les résultats obtenus, nous avons
remarqué qu'en ville de Butembo, la majorité des tenanciers des
officines, soit 70% qui représente 21 tenanciers sur 30
enquêtés qui affirment de n'est avoir jamais entendue parler du
marketing et par contre 9 enquêtés soit 30% en ont
déjà entendue parles.
De ceci est venue l'idée de savoir si alors le marketing
et ces principes sont d'applications dans le secteur pharmaceutique en ville de
Butembo.
Sur 30 enquêtés : 13 soit 43,3% sont celles qui
disent que le marketing est d'application dans leurs officines mais les 17
autres soit 56,7% des enquêtés reportent que le marketing n'est
pas d'application dans le secteur pharmaceutique et surtout dans leurs
pharmacies et officines.
Ces résultats ne nous tirent pas bien des affaires au
claire concernant l'applicabilité du marketing dans le secteur
pharmaceutique en ville de Butembo.
En base de ce résultat, le marketing serait d'application
mais il serait heurté à certain contrainte dont celle de non
information des tenanciers de officines pharmaceutiques sur le marketing de la
prescription du ministère de la santé et des organisations des
santés sur la promotion et la commercialisation des produits
pharmaceutiques. Comme c'est le cas du code d'éthique et de
déontologie régissant le secteur pharmaceutique en
République Démocratique du Congo.
Le marketing est d'application dans le secteur pharmaceutique
sauf ce sont les contraintes citées ci-haut qui restreignent son
applicabilité dans notre ville de Butembo. Ici certains facteurs
seraient à la base :
- La majorité des tenanciers des officines sont des
commerçant et qui n'ont pas suffisamment des informations sur leurs
domaines commerciaux.
- Ils ont engagés des membres de leurs familles même
celles qui n'ont pas étudier à lieu place des pharmacies
rangée dans l'ordre des pharmacies nationales et des économistes
des formations pour la ténue de certains documents comptables et la mise
à place des certaines organisations et structure pour la formation et la
relance des activités de l'entreprise.
Les commentaires poussés sur notre premier point et les
contraintes rencontrés, nous amènent du point de faire une
analyse sur le code d'éthique et de déontologie régissant
le secteur pharmaceutique.
II.4.2. Le code
d'éthique et de déontologie dans le secteur pharmaceutique face
au marketing
Dans ce point, ici nous allons analyser le code d'éthique
et de déontologie régissant le secteur pharmaceutique de ce qui
concerne l'application des principes et des stratégies marketing dans le
secteur pharmaceutique.
Avant tout analyse, nous avons mené des enquêtes sur
la connaissance du dit code par les tenanciers des officines en ville de
Butembo. Les résultats sont repris dans le tableau qui suit :
Tableau n°3 : Niveau des connaissances du code
déontologique dans l'organisation du secteur pharmaceutiques.
|
Question : Connaissez-vous le code d'éthique et de
déontologie professionnelle dans l'organisation du secteur
pharmaceutique ?
|
|
Répondre
|
n
|
f%
|
|
|
Oui
|
12
|
40
|
|
|
Non
|
18
|
60
|
|
|
Total
|
30
|
100
|
|
|
Question : Depuis quand dure ces connaissances ?
|
|
Il y a 20 ans
|
3
|
10
|
|
|
Il y a 10 ans
|
10
|
33,3
|
|
|
J'apprends son existence maintenant
|
15
|
46,7
|
|
|
Total
|
30
|
100
|
|
|
Question : Avez-vous déjà été
invité de participer aux activités organisée par une
industrie pharmaceutique ?
|
|
Oui
|
9
|
30
|
|
|
Non
|
21
|
70
|
|
|
Total
|
30
|
100
|
|
|
Question : De votre part, avez-vous déjà
organisé un colloque, un séminaire ou un atelier avis d'informer
vos clients de vos produits ?
|
|
Oui
|
2
|
6,7
|
|
|
Non
|
28
|
93,3
|
|
|
Total
|
30
|
100
|
|
Source : nos enquêtes sur terrain
1°. En ce qui concerne la connaissance sur ce code, la
majorité des tenanciers des officines en ville de Butembo est celle qui
a une connaissance sur ce code. En sens sur 30 enquêtés, 12
tenanciers soit 40% connaissent les prescriptions de codes, tandis que 18 sur
30 enquêtés soit 60% ne connaissent pas les prescriptions de ces
codes.
2°. Nous avons de même demandé à nos
enquêtés la durée de leurs connaissances concernant le code
d'éthique. Ils nous ont affirmés ces qui suit : Sur 30
enquêtés ; 3 soit 10% ont acquis il y a 20 ans ; 10 soit 33,3% ont
acquis il y a 10ans ; 3 autres soit 10% l'on acquit il y a 5 ans et enfin 14
sur 30 enquêtés soit 46,7%. La plus grande majorité sont
celles qui ont appris l'existence du code d'éthique et de
déontologie régissant le secteur pharmaceutique que lorsqu'ils
ont lis ces mentions dans les questionnaires qui leurs ont été
remises.
En générale, les connaissances sur le code
d'éthique et de déontologie régissant le secteur
pharmaceutique doivent être mise à disposition du publique par les
organisations étatiques et paraétatique, et elles doivent
être en plus propage par des associations et des syndicats regroupant les
acteurs qui sont dans ce secteur.
Mais alors, la responsabilité émane aussi à
ces acteurs qui sont dans notre cas les tenanciers des officines et pharmacies
en ville de Butembo de s'affilier à des associations regroupant les
autres membres de ce secteur et de participer à des différents
travaux qui sont organisé par ce dernier.
3°. Nous avons recueilli certaines données
auprès de nos enquêtés et avons obtenus le résultat
qui suit : sur 30 enquêtés seulement 9 soit 30% ont affirmé
avoir participé à des activités organise par une industrie
pharmaceutique, tandis que 21 sur 30 soit 70% n'ont jamais participés
à aucune organisation ni activité d'une industrie pharmaceutique,
pas même de l'inspection centrale des pharmacies ni des structures
paraétatiques.
4°. Nous avons même tenté de chercher à
connaître si les tenanciers organiser de leur part des séminaires,
des ateliers ou un colloque avis d'informer à leurs tours leurs clients
de certaines connaissances. De leurs parts ceux-ci ne sont pas fait ; selon les
résultats obtenus seulement 2 sur 30 enquêtés soit 6,6% en
ont fait mentions par ailleurs 28 sur 30 soit 93,3% n'en ont fait mentions. Par
ailleurs ce qui nous amènent à dire qu'il y a beaucoup à
faire et à réaliser dans ce domaine de l'information et de la
propagation des connaissances concernant le code d'éthique et de
déontologie régissant le secteur pharmaceutique en
République Démocratique du Congo.
II.4.3. Le marketing dans
l'activité commerciale des produits pharmaceutique en ville de
Butembo.
Le domaine commercial d'une entreprise tout comme dans le secteur
pharmaceutique nécessite une oeuvre des certaines stratégies en
vue de permettre un échange des biens et services y afférents.
C'est ainsi que l'organisation structurelle de ce dernier sera
utile sur le plan des approvisionnements, de la commercialisation ou de la
distribution et sur le plan promotionnel.
Le produit pharmaceutique faisant ici objet des marchandises,
certaines stratégies lui sera appliqué pour faciliter son
écoulement sur le marché auprès des consommateurs absolus.
Selon nos enquêtes, tous les tenanciers des officines
n'utilisent pas les mêmes stratégies pour attirer les clients. Le
résultat de nos enquêtes est repris dans le tableau suivant.
Tableau n°4 : Moment pendant lequel les
stratégies de marketing sont appliquées par les tenanciers des
officines.
|
n
|
f%
|
|
Lors de
L'approvisionnement à stock des produits
pharmaceutiques
|
13
|
43,3
|
|
Lors de la
commercialisation de ces produits
|
9
|
30
|
|
Pendant la promotion de ces produits
|
8
|
26,7
|
|
TOTAL
|
30
|
100
|
Source : nos enquêtes.
En fait, sur 30 enquêtes, 13 soit 43,3% disent
appliqué leurs stratégies marketing lors de l'approvisionnement
à stocks des produits pharmaceutiques ; les 9 de nos
enquêtés pour eux ils appliquent beaucoup plus des
stratégies lors de la commercialisation et de la distribution de leurs
produits à stock en magasin ; mais qui ne pas le cas pour les 8 restants
soit une fréquence observer de 26,7% qui pour eux le marketing est
d'application pendant la promotion des produits à stock.
II.4.4. L'approvisionnement
à stock des produits pharmaceutique en ville de Butembo
Dans le secteur de la commercialisation des produits
pharmaceutiques, la ville de Butembo effectue une grande partie de ces
approvisionnements à l'extérieur de notre pays.
Selon le résultat recueilli lors de nos enquêtes 11
tenanciers sur 30 enquêtés soit 36,7% sont ceux qui effectuent
l'importation et 19 sur 30 soit 63,3% des tenanciers se procurent des stocks
auprès des importateurs. Malgré le résultat obtenue nous
avons trouvé au sein ces derniers les souhaits de devenir un jour
importateurs voir même exportateurs des produits pharmaceutiques en
procédant par la création des industries pharmaceutiques. Ces
résultats nous les avons synthétisés dans le tableau qui
suit.
Tableau n°5 : « votre entreprise
effectue-t-elle des importations ? »
|
Réponse
|
n
|
f%
|
|
Oui
|
11
|
36,7
|
|
Non
|
19
|
63,3
|
|
Total
|
30
|
100
|
Source : Nos enquêtes.
La ville est consommateur des produits pharmaceutiques provenant
des plusieurs part. Selon qu'ils sont accessibles sur le marché des
débouchés. Nos enquêtes effectuées sur place
à Butembo dans des officines pharmaceutiques, la plupart des tenanciers
convoitent quatre grands marché pour s'approvisionner à stock des
produits pharmaceutiques. Le résultat de notre enquête est repris
dans le tableau qui suit :
Tableau n°6 : Lieu d'approvisionnement à produit
pharmaceutiques.
|
Question : Dans quel pays faites-vous vos approvisionnements
à produits pharmaceutique ?
|
|
Réponse
|
n
|
f%
|
|
En RDC
|
7
|
23,3
|
|
Au Kenya
|
6
|
20
|
|
En Inde
|
4
|
13,4
|
|
En Ouganda
|
13
|
43,3
|
|
Total
|
30
|
100
|
|
Question : Où vous procurez-vous des stocks à
marchandises des produits pharmaceutiques ici à Butembo ?
|
|
Auprès des importateurs
|
3
|
10
|
|
Auprès des grossistes
|
10
|
33,3
|
|
Auprès de demi-grossistes
|
3
|
10
|
|
Total
|
30
|
100
|
Source : Nos enquêtes
Partant de résultat figurant dans ce tableau, nous
remarquons que la plupart des importateurs des produits pharmaceutiques en
ville de Butembo s'approvisionnent sur le marché Ougandaises, ce qui
nous donne la proportion de 13 tenanciers sur 30 enquêtés soit un
rapport de 43,3%.
Ces importations de la ville à partir de l'Ouganda pays
voisin de la RDC se justifient par certains arguments poussés par nos
enquêtes. Ces arguments sont multiples mais voici quelques raisons
avancées.
1°. Le marché de l'Ouganda est plus proche de la
ville ; le voyage d'une seule journée suffit pour accéder au lieu
d'approvisionnement ;
2°. Sur le marché ougandais on y trouve les produits
pharmaceutiques provenant de partout ailleurs et des tous les coins du monde ;
3°. La durée des ravitaillements en stocks des
produits pharmaceutiques est très réduite à ce stade ou 3
jours suffiraient pour augmenter le volume de son stock en produits
pharmaceutiques dans son officine ;
4°. Sur le marché ougandaise les prix des produits
pharmaceutiques sont les moins élevés et accessibles par les
tenanciers au moindre capital ;
5°. Les produits sont accessibles, mais ils sont moins
rentables à cause de la fiscalité le plus élevés de
la douane Congolaise ;
Dans ce même tableau n°6, la ville de Butembo consomme
aussi des produits provenant de notre bon pays la RDC. Ces produits occupent la
deuxième place à être vendue par des tenanciers des
officines pharmaceutiques. Sur 30 enquêtés 7 soit une
fréquence de 23,3% des tenanciers ont dit se procurer leurs stocks
à produits pharmaceutiques sur le marché congolais de la RDC. Ils
ont tout de même avancée des raisons qui leurs motivent à
s'orienter vers ce marché ;
1°. Les médicaments qui sont produits et vendues sur
les sols congolais sont efficaces dans leurs traitements, car ils sont surtout
faits pour combattre les maladies tropicales qui est devenue un fléau
d'entre la population ;
2°. Ils sont des médicaments repris sur la liste des
médicaments essentiels du ministère de la santé en
république démocratique du Congo ;
3°. Leurs commandes sur le marché sont surtout faites
par ordonnancement médical et sont à plus convoité par des
expatriés.
En générale le marché de la RDC est
uniquement pour les produits fabriqués localement.
Le troisième marché convoité est celui du
Kenya au nord-est de l'Ouganda où 20% des tenanciers des officines et
pharmacies en ville de Butembo, soit 6 sur 30 enquêtés ont
avoués l'habitude de s'y approvisionner à stock des produits
pharmaceutiques et pour des raisons qui suivent :
1°. Les produits retrouvés sur le marché au
Kenya sont des produits qui ont fait aussi objet d'analyse au laboratoire pour
contrôle par le gouvernement de ce pays donc ils sont certifiés ;
2°. Le marché des produits pharmaceutiques est
accessible par des étrangers commerçants et tenanciers des
officines pharmaceutiques.
3°. Les médicaments issus de ce marché sont
efficaces dans le traitement ;
4°. La préférence de ces médicaments
par des consommateurs et des personnels soignants facilites l'écoulement
de ces produits sur le marché et ainsi générer des profits
aux tenanciers des officines pharmaceutiques. Ils sont donc
bénéfiques.
En fin le marché qui vient à quatrième
place, est celui en provenance de l'inde dont les produits font beaucoup plus
objet des transactions en Afrique orientale et centrale.
Le résultat de notre enquête nous rapporte que 13,4%
des tenanciers des officines et pharmacie à ville de Butembo sont
importateurs des produits pharmaceutiques directement à partir de l'Inde
soit 4 sur 30 enquêtés.
Ces types d'importateurs ont aussi justifiés les
transactions par des motivations qui sont les suivantes :
- Les produits Indiens sont accessibles sur tous les
marchés africains ; leurs productions sont faites par gammes des
produits ce qui permettent aux consommateurs d'à faire usage en
substituant des produits ;
- Les prix des produits pharmaceutiques Indiens sont abordables
et accessibles par des consommateurs de moindre revenue journalière ;
Pour les tenanciers des officines, les produits à
provenance du marché Indien sont rentables et bénéfiques.
Les 4 marchés que nous avons cités ci-haut sont dans lesquels les
tenanciers de la ville de Butembo s'approvisionnent à produits
pharmaceutiques. Ces marchés sont convoités par des importateurs
et des grossistes. Mais alors d'autres tenanciers qui ne sont pas des
importateurs ni des grossistes ne convoitent pas ces marchés. De leurs
parts ils s'approvisionnement en stocks des produits pharmaceutiques ici sur
place à ville de Butembo.
Auprès des importateurs, c'est la majorité des
tenanciers qui viennent s'y procurer des stocks à produits
pharmaceutiques jusqu'à 76,7% des tenanciers, soit 23 sur 30
enquêtés (tableau n°6) et 23,3% soit 7 sur 30
enquêtés s'approvisionnent auprès des grossistes.
Ce résultatse justifie par le fait que les officines
pharmaceutiques en ville de Butembo sont beaucoup concentrées au niveau
du centre-ville où nous avons des pharmacies des importateurs et des
grossistes. Tandis que dans les communes et périphéries de la
ville, nous avons des officines qui vendent directement aux consommateurs
finals. Ceci explique la raison pour laquelle dans ce cycle d'achat et vente
des médicaments n'apparaissent pas les demi-grossistes.
II.4.5. Achat et vente des
produits pharmaceutiques en ville de Butembo.
Dans le point précédent nous avons vue comment
s'effectue les achats des produits pharmaceutiques par des tenanciers des
officines pharmaceutiques en ville de Butembo. Mais alors dans le point qui
suit parlant à présent de la vente, de l'écoulement de ces
produits par les tenanciers d'officines en ville de Butembo.
Les résultats de nos enquêtes menés en ville
de Butembo révèlent ce qui suit ; la ville de Butembo regorge 3
sortes des consommateurs des produits pharmaceutiques et ces derniers utilisent
3 grands moyens pour effectuent leurs commandes d'achats.
II.4.5.1 Les clients des officines en ville de
Butembo.
Les enquêtes menées sur cette question, ont
porté les résultats ci-après ;
Tableau n°7 : Qui sont les clients consommateurs des
produits de votre officine ?
|
Réponse
|
N
|
f %
|
|
Les hôpitaux et centre de santé
|
1
0
|
33,
3
|
|
Les détaillants
|
1
6
|
53,
4
|
|
Le consommateur final
|
4
|
13,
3
|
|
Total
|
3
0
|
10
0
|
Source : Nos enquêtes
Ces derniers résultats révèlent que la
plupart des clients des officines pharmaceutiques à ville de Butembo
sont des hôpitaux et centre de santé ; un rapport de 10 sur 30
enquêtés, soit 33,3%, cela se justifie mieux par la
prolifération des postes et centre de santé en ville de Butembo.
En deuxième position viennent les officines
détaillants, celles qui sont implantés dans les communes et
quartiers de la ville de Butembo, ils représentent un rapport de 16
tenanciers sur 30 enquêtés soit 53,4%. La justification à
ce niveau se laissent voir facilement car la majorité de la population
en ville de Butembo ne se soignent pas dans des structures sanitaires et font
recours à des officines pharmaceutiques et d'autres pratiquent
l'automédication (administration personnelle des médicaments sans
intervention d'un infirmier ou médecin).
Le dernier type des clients des officines pharmaceutiques est
la population locale. IL est à noter que les centres hospitaliers et les
centre de santé se procurent des médicaments à grande
quantité dans des pharmacies externes pour les stocker dans leurs
pharmacies internes. D'autres parts, les détaillants sont les autres
tenanciers des officines de petite dimension. La majorité d'entre eux ne
sont pas de la ville de Butembo, mais ceux des périphéries et
d'autres provenant d'ailleurs comme en ville de Béni, à citer
d'Oicha, à citer de Bunia et une grande partie de la province orientale.
Les consommateurs finals sont ici les populations locales qui
achètent à petite quantité des produits pharmaceutiques
(médicaments) pour leur utilisation directe et à domicile pour
alimenter son pharmacie de bord ou de première nécessité
dans son habitation (cas pour l'acquisition des antibiotiques).
Dans notre recherche nous n'avons pas accéder au volume
des
Consommations estimé de la ville de Butembo faute au
manque de moyen de suivi par les services spécialisés dans ces
domaines qui n'ont pas su nous fournir les statistiques annuelles des
consommations à quantités et à valeurs.
Nous référant au tableau n°7 qui vient de nous
présenter la partition de consommations par type de consommateur, il
sien maintenant de voir comment se passe les différentes transactions et
la promotion des produits pharmaceutiques qui est l'objet de notre
présente étude.
II.4.6. De la commercialisation
et de la promotion des produits pharmaceutiques
II.4.6.1. La commercialisation des produits
pharmaceutiques.
Le secteur pharmaceutique est un secteur d'activité qui
soit plus réglementé dans tous les domaines de la vie humaine car
étant une garantie de survie pour les hommes. Certaines lois sont
légiférées par le législateur à cette
matière pour mettre de l'ordre et l'harmonie en vue de permettre la
bonne marche e le bon déroulement de la transaction à
matière de la commercialisation des produits pharmaceutiques et tout
autre produit similaire à celle-ci.
a. De l'achat et vente des produits pharmaceutiques
1°. Les modalités d'achats qui sont entre
autres :
- Passer une commande en utilisant un bon de commande
- Passer une commande par ligne
téléphonique
- Et enfin, se présenter physiquement en vue de
passée une commande directe dans l'officine.
Comme dans un secteur purement commercial, les achats des
produits pharmaceutiques en ville de Butembo se passent de la même
façon. Ces achats qui de leurs parts répondent à la loi de
« cash on delivery » pour dire qu'ils s'effectuent au
comptant contre les espèces où un chèque et la livraison
immédiate se fait suivre.
Pour parvenir à ces achats, les acheteurs manifestent
leurs sentiments en procédant par certaines étapes ; Nos
enquêtes à ce sujet nous ont permis de récolter les
données qui sont les suivants et récolter dans un tableau qui
suit :
|
Répondre
|
N
|
f %
|
|
Au moyen de ligne téléphonique
|
1
0
|
33,
3
|
|
Par correspondances (bon de commande)
|
6
|
20
|
|
Par commande directe (présence physique)
|
1
4
|
46,
7
|
|
Total
|
3
0
|
10
0
|
Source : Nos enquêtes.
Ce tableau nous montre clairement que la majorité des
acheteurs se présentent eux-mêmes d'une manière physique
pour passer leurs commandes à produits pharmaceutiques. Sur 30
tenanciers que nous avons enquêtés à ce sujet, ce sont 14
soit 46,7% qui nous ont avoués ces phénomènes.
L'observation que nous avions faite lors de nos enquêtes attestent que ce
phénomène se justifie par le fait que les acheteurs
sélectionnent les produits lorsqu'ils sont au marché
d'approvisionnement à les substituant par raison de hausse de prix et ou
soit de la préférence de la part de ces consommateurs.
Deuxièmement, les commandes d'achats s'effectuent par
ligne téléphonique ; Sur 30 enquêtés tenanciers des
officines pharmaceutiques 10 soit 33,3% sont celles qui ont affirmé
cette idée et ils nous ont fait savoir que les clients qui sont
éloigné de la ville sont ceux qui pratiquent ce type de commande
téléphonique et après tout on lui communique le montant
total de la facture et ils effectuent le transfert des fonds par voie bancaire
ou par monnaie mobile (monnaie électronique). Il est à signaler
que ce type d'acheteur bénéficie de la part de son fournisseur
d'un service après-vente qui consiste d'atteindre les clients qui
à son tour rembourse les frais supportés par son fournisseur
à sa charge.
2°. De la vente des produits pharmaceutiques.
Les dispositions légales en vigueur dans notre pays ont
interdit la vente en jachère des produits pharmaceutiques. Tout
tenancier d'une officine pharmaceutique doit implanter sa pharmacie dans une
chambre de 3 mètres de largeur, 3m de longueur et 3m de hauteur au
moins. La salle doit contenir à son sein un étalage
métallique ou à bois bien entretenue. L'entrée du dit
salle doit porter l'enseigne du mot « pharmacie » pour signifier la
salle ou se vends où se conserve les médicaments et tous autres
produits pharmaceutiques. Les personnes employées dans ce secteur,
doivent avoir des bonnes notions en matières de pharmacies, c'est
à-dire avoir mené une étude dans ce domaine ou une
spécialisation à la matière.
En ville de Butembo, le constant fait par notre observation est
que la plupart des tenanciers engagent dans leurs pharmacies leurs propres
frères, soeurs, cousins et neveux même ceux qui n'ont pas
étudié sous prétexté de créer de l'emploie
à ces derniers ce qui va à l'encontre des règlements et du
code de déontologie régissant ce secteur pharmaceutique.
Tous ceux-ci est un signe de la part de la population
consommateurs des produits pharmaceutiques car certains paramètres
nécessaires concernant les produits ne leurs seront pas indiqués
convenablement par ses personnels non qualifiés employées dans
ces officines.
3°. Les facteurs pour la vente d'un produit
pharmaceutique.
En générale, pour ce qui concerne la vente des
produits pharmaceutiques, cette dernière est conditionnée par
certains facteurs :
- Leurs voies d'administrations ;
- Le lieu de leurs fabrications ;
- Leurs efficacités dans le traitement ;
- Leurs modes de conservation et de stockage ;
- L'emplacement même de l'officine (pharmacie) ;
- Le produit lui-même ;
- Enfin, le mode de conditionnement des produits.
Sont là les conditions qui occasionnent la
commercialisation de ces produits pharmaceutiques sur le marché.
Les éléments de contraintes que nous avons
cités ci-hauts ne sont pas produits d'un hasard mais d'une enquête
effectuée au préalable auprès des tenanciers des officines
pharmaceutiques.
Dans notre enquête nous avons consulté 30 tenanciers
qui de leurs parts, nous ont fournis les données qui se
présentent comme suit :
Tableau n°9 : Catégorisation des
médicaments selon leur voie d'administration et mode de
conditionnement
|
Question : selon leurs voies d'administrations, les
médicaments les plus vendus dans votre officine sont :
|
|
n
|
f%
|
|
Les médicaments par voie orales solides
|
1
9
|
63,
3
|
|
Les médicaments par voie orales liquides
|
7
|
23,
3
|
|
Les médicaments destinés à la voie parentale
|
3
|
10
|
|
Les médicaments destinés aux autres voies
d'administration
|
1
|
3,4
|
|
Total
|
3
|
10
|
|
0
|
0
|
|
Question : En vous basant sur le mode de conditionnement des
produits pharmaceutiques, lesquels sont préfère par les
consommateurs ?
|
|
|
|
Médicaments à capsule
|
2
|
6,6
6
|
|
Médicaments à plaquette
|
2
0
|
66,
6
|
|
Comprimés dans des boites à plastique
|
7
|
23,
3
|
|
Médicaments à flacon
|
1
|
3,4
4
|
|
Autres
|
0
|
0
|
|
Total
|
3
0
|
10
0
|
Source : nos enquêtes
D'après ce tableau n°9, les médicaments qui se
vendent plus que les autres en prenant comme facteurs leurs voies
d'administrations sont les « médicaments des voies orale solides
». Ici 19 tenanciers, soit 63,3% de nos enquêtés ont
approuvées que ces médicaments se sont le plus vendus. Nous leurs
avons demandés les causes et ils nous ont donnés quelques-unes
des causes majeurs permis lesquels nous citons :
- L'administration des médicaments de voie orale solide
ou à avaler par la bouche est facile pour les personnes de tous
âges confondus ;
- Ces médicaments font la préférence pour
des personnes du troisième âge ;
- Ces médicaments sont facilement accessibles par des
personnes aux faibles revenues (inférieur au minimum requis) ;
- L'automédication facile et rapide ;
- La conservation et le stockage est moins exigeant ;
- La plupart de ces médicaments n'exigent pas d'ordonnance
médicale pour être livré à la population qui
désirent.
De la part des importateurs et des tenanciers ayant des officines
à longue distance, ces médicaments sont les moins exigeant pour
leurs transports, les moins Pesant, facile à manipuler par les
personnels employés ce qui facilite leurs déploiements à
grandes quantités et son utilisation par plusieurs et même dans
des contrées les moins avancées des milieux les plus
reculés.
Dans ces mêmes catégories, ce sont des
médicaments des voies orales liquides qui viennent à
deuxième position directe. Partant de notre enquête 7 tenanciers
soit 23,3% de nos enquêtés nous ont avoués cette
idée et nous a permis de le classer à seconde position
après les médicaments de voies orale solides. Ces
médicaments sont préférés par plus part parce
qu'ils ne présentent pas à son sein la saveur amère c'est
ainsi que la plupart des médicaments pour traitements des maladies pour
enfants sont à voies orale liquide pourvue que leurs administrations
deviennent facile auprès de celles-ci.
Comme inconvénients, leur conservation et mode de stockage
et très exigeant, le transport très coûteux car ils sont
conditionnés dans des bouteilles à limonade pour la plupart qui
sont des fragiles et dont les conditions de déplacement exigent beaucoup
d'attention et de prudence.
En troisième position partant toujours de la
commercialisation suivante leurs formes et modes d'administration vient «
les médicaments destinés à la voie parentale ». Sur
30 enquêtés, 3 soit 10% des tenanciers des officines
pharmaceutiques en ville de Butembo sont ceux qui ont approuvé ce cas.
Ces médicaments ne sont pas plus préférés, leurs
livraisons par un tenancier nécessite pour certain cas un ordonnance
médicale livré par un médecin spécialiste, il n'y a
pas d'automédication pour ce genre parce que leurs administration
nécessité une connaissance en médicine ou une autre
spécialisation de ce genre.
Enfin, pour cette catégorie les médicaments les
moins rendus sont ceux « destinés aux autres voies d'administration
». Nos enquêtes nous a prélève un seul cas d'un
tenancier représenté par 3,4% de nos enquêtés qui
écoule bien ce type des produits dans son pharmacie.
Bref les médicaments sont beaucoup plus
écoulés sur le marché des produits pharmaceutiques en
ville de Butembo selon leurs formes et mode d'administration. C'est un facteur
le plus important dans la commercialisation des produits pharmaceutiques et
nécessite beaucoup plus d'attention. La forme et le mode
d'administration n'est pas un atout pour qu'un produit pharmaceutique soit
écoulé sur le marché de déboucher des produits
pharmaceutiques. Mais alors un autre facteur à rapport avec le produit
lui-même se présente : « le mode conditionnement du dit
produit ».
D'après les résultats obtenus par notre
enquête dans le tableau8 ci-haut nous a amené à prendre
connaissance du facteur de conditionnement d'un produit pharmaceutique qui
occasionne aussi sans demandé sur le marché.
Pour cette phase cette sont les médicaments à
plaquette qui rapportent le record. Ici 20 tenanciers d'entre nos
enquêtés soit 66,6% ont rapporté que ces médicaments
à plaquette sont plus convoités par les consommateurs. Certains
arguments ont été poussés pour montrer à la claire
la préférence des consommateurs.
- Les médicaments à plaquettes sont
présumés être plus efficaces ;
- Les médicaments à plaquettes sont facile à
manipuler, à administrer au malade parce qu'ils sont en exclusives des
médicaments à administre par voie orale solide.
Après les médicaments à plaquettes vient les
médicaments à comprimé conserver dans des boites à
plastiques. Ce résultat obtenu ici est de 7 sur 30 tenanciers
enquêtés soit 23,3% de médicaments souvent sont de forme
orale solide et liquide auxquels nous avons dit qu'ils sont
préférés à cause de mode d'administration facile,
leurs manipulations faciles et de leurs conservations et stockage moins
exigeants.
En suite les médicaments à capsule viennent
à la troisième position après les médicaments dans
des boites à plastiques, nos résultats nous témoignent par
2 enquêtés sur 30 soit 6,66%. C'est en noté que la plupart
des médicaments à capsule sont destinés pour l'injection
qui sont livrés par ordonnance médicale d'un médecin
soignant. Les consommateurs de leurs parts ne se donnent pas beaucoup
d'intérêt de les achetés parce que leurs administrations
nécessitent un homme aux connaissances médicales mais aussi leurs
conservations sont exigeant.
A part ceux-ci cités ci-haut nous avons des
médicaments à flacon dont la plupart sont des sirops liquide nos
enquêtés nous révèlent qu'une pharmacie sur 30 les
vendent plus dans leurs pharmacies.
Certaines causes y sont liées : Les sirops sont
employés pour le traitement des enfants ils ne sont pas convoités
par des adultes tant que les enfants ne sont qu'une minorité de la
population tout entière.
Départ ces 4 modes de conditionnements cités
ci-haut les médicaments des autres formes ne sont presque pas
écoulés si ce n'est d'une façon occasionnelle et dans de
circonstance non attendue comme c'est le cas des bandages qui s'achètent
que lorsqu'il y a eu entorse, de foulure ou de luxation et surtout par des
sportifs.
C'est de cette manière que le mode de conditionnement d'un
produit intervient dans la commercialisation des produits pharmaceutiques en
ville de Butembo comme occupant la deuxième place dans la vente de ces
derniers.
4°. Les entreprises pharmaceutiques dont les
médicaments sont plus vendus en ville de Butembo.
En plus du mode de conditionnement d'un produit pharmaceutique ;
l'industrie fabricant et le lieu de provenance du produit joue sur
l'écoulement du produit au marché.
Nous avons demandé à nos enquêtés de
nous citer certains entreprises fabricants dont les produits sont plus
écoulés sur le marché de Butembo ; de leur part ils nous
ont révélé quelques fabricants parmi lesquels nous avons
tirés les plus fréquent et les causes de leurs
fréquentations.
Nous citons :
1. Les fabricants de France: leurs
produits sont efficaces dans le traitement ;
2. Pharmakina: les produits sont des
meilleur qualités, efficaces dans le traitement et accessible partout en
RDC ;
3. APDL: la majorité de ces
produit fabriqués sont des premières nécessités tel
est le cas des sérums pour l'infusion ;
4. Shalina: leur
représentativité se fait voir partout dans plusieurs villes de la
RDC, leurs produits sont fabriqués à gammes des produits
substituables et pour un prix promotionnel ;
5. Phatkin: les produits sont
convoités pour leurs efficacités ;
Restant dans la même optique de vente des produits
pharmaceutiques à ville de Butembo, nous avons demandés à
nos enquêtés de nous prélever les médicaments les
plus consommées à ville de Butembo et ils ont fournis les
résultats ci-dessous mais nous avons cherché ici à
connaitre les causes de ces consommations.
En ville de Butembo les médicaments les plus vendues qui
se font être les plus consommés sont les suivants :
Tableau n°10 : Médicaments les plus rendus en
ville de Butembo.
|
Médicaments
|
Fréquences
observées
|
|
Paracétamols
|
21
|
|
Ibuprofènes
|
17
|
|
Entéramine
|
16
|
|
Amoxicilline
|
10
|
|
Chloramphénicol
|
9
|
|
|
|
Bactrim
|
8
|
|
Aspirine
|
8
|
|
Hémoglobine
|
8
|
|
Vitamines
|
8
|
|
Flagile
|
7
|
|
Cotrimoxazole
|
7
|
|
Coartem
|
6
|
|
Quinine
|
5
|
|
Ampicillines
|
4
|
|
Sinarest
|
3
|
|
Métronidazole
|
3
|
|
Trmperine
|
2
|
|
Serovit
|
2
|
|
Méprobamate s
|
2
|
|
Detatoux
|
2
|
|
Vermex
|
2
|
Source : nos enquêtes.
Pour rendre un médicament à ville de Butembo il
faut que les médicaments soient adaptés à la région
intertropicale parce que notre ville dans celle-ci c'est ici la plus grande
contrainte.
La liste des médicaments que nous avions repris dans le
tableau ci-haut est celles des médicaments qui sont fréquemment
acheté par les consommateurs de la ville.
Si nous faisons une observation sur cette liste nous comprenons
que :
- La plupart des médicaments repris sur cette liste sont
des antibiotiques et ils sont utilisés par les consommateurs à
titre préventif ;
- Certains autres sont utilisés pour titre curatif. Ici
nous voyons ceux utilisés pour le traitement de la fièvre, toux,
malaria et les anti-amibiases.
5°. De la concurrence dans ce secteur d'activité
Dans les points précédents nous venons de parler
des achats et de la vente des produits pharmaceutiques à ville de
Butembo. Nous avons constaté à partir des résultats de nos
enquêtés que sur le marché de Butembo nous avons divers
produits catégorisés par leurs marques de fabrications qui
tiennent lieu de industries fabricant ; leurs efficacités dans le
traitement ; leurs accessibilités sur ce marché ; leurs prix sur
les marchés ; à fin leurs origines.
Les consommateurs et les clients des officines pharmaceutiques
à ville de Butembo ; de leurs parts il tient compte aussi de ces
facteurs précités ci-haut ce qui pousse les distributeurs
(fournisseurs) des produits pharmaceutiques de se conformer de leurs parts sur
ces lois qui exiges pour bien écouler leurs produits.
Etant commerçant dans le secteur pharmaceutique, les
tenanciers essaient de veiller sur le volume de son stock, la durée de
transformation de stocks à liquidité lié au mouvement des
stocks, le délai d'approvisionnement, le lieu d'approvisionnement, le
transport des produits, ... En plus il doit actualiser son stock des produits,
et pour y arriver il doit se faire une clientèle pour favoriser
l'écoulement des produits.
Ces théories amènent le commerçant à
se chercher un marché cible auprès de qui il écoulera ses
produits ici le marché est dite concurrentiel.
Nos enquêtes menées auprès des tenanciers
d'officines pharmaceutiques ont révélés que la concurrence
est existante dans le secteur pharmaceutique à ville de Butembo.
Nous avons demandé à nos enquêtés de
nous révéler certaines pharmacies les plus concernés par
la concurrence en ville de Butembo. Voici quelques-unes :
- Kombiphar ;
- Thalimaphar ;
- Jéhovah shama ;
- Tuephar ;
- Dhakis ;
- Shalina ;
- De l'unité ;
- De l'évêché ;
- Lufungu-phar ;
- Mondo-phar ;
- Nzanza-phar, ...
Ces pharmacies sont les plus visées par la concurrence
à ville de Butembo. Ces résultats nous ont été
révélés dans le tableau qui suit :
Tableau n°11 : Avez-vous une officine concurrente
à ville de Butembo ?
|
Répond
re
|
n
|
f%
|
|
Oui
|
1
9
|
63,
3
|
|
Non
|
1
1
|
36,
7
|
|
Total
|
3
0
|
10
0
|
Source : nos enquêtes.
Parmi nos enquêtés, au nombre de 30 tenanciers, 19
sont ceux qui ont confirmés l'existence de la concurrence à ville
de Butembo. Pour les 11 autres la concurrence n'existe pas c'est qui ne pas
correcte parce que nous sommes à face d'un marché où nous
avons plusieurs offreurs et plusieurs demandeurs ; à plus notre secteur
ici ne pas réglementé pour ce qui concerne l'achat, la vente et
la fixation des prix des prix des produits pharmaceutiques.
Dans le secteur commercial en générale, lorsque le
marché est devenu concurrentielle, l'entrepreneur doit mettre en oeuvre
des mécanismes pour lui permettre de promouvoir l'écoulement de
ses produits sur le marché. L'ensemble de ces mécanismes
sont-elles que nous appelons stratégies à marketing action. En
présent dans le point qui suit, parlons de la promotion des produits
pharmaceutiques à ville de Butembo.
a. De la promotion des produits pharmaceutiques en ville
de Butembo
La promotion d'un produit est la phase la plus importante dans la
commercialisation. Celle-ci procure au produit un renommé, le
présente auprès de ces consommateurs, permet l'écoulement
du produit à grande quantité, permet une mise au point d'une
commission chargée du marketing, de la publicité et de la
distribution des produits.
En générale, la promotion est l'ensemble des
mécanismes qui influence la commercialisation d'un produit sur le
marché de déboucher.
De ce qui est de la commercialisation dans le secteur
pharmaceutique ; nous avons Administré notre questionnaire auprès
des tenanciers avis de prendre connaissance sur la promotion des produits
pharmaceutiques et nous avons trouvés les résultats qui sont les
suivants :
Tableau n°12 : Facteur favorisant la promotion
des produits pharmaceutiques à ville de Butembo.
|
Question : la marque de fabrication ou l'industrie fabricant
a-t-il de l'influence sur la commercialisation des certains produit
pharmaceutiques ?
|
|
Réponses
|
n
|
f%
|
|
Oui
|
17
|
56,7
|
|
Non
|
4
|
13,3
|
|
Pas du tout
|
9
|
30
|
|
Total
|
30
|
100
|
|
Question : Est-ce que l'étiquetage d'un produit peut
assurer sa demande sur le marché ?
|
|
Oui
|
23
|
76,7
|
|
Non
|
7
|
23,3
|
|
total
|
30
|
100
|
|
Question : par quoi est favorisée la promotion de vos
produits dans votre officine pharmaceutique ?
|
|
Par la publicité
|
0
|
0
|
|
Par les contacts individuels (force de vente)
|
8
|
26,7
|
|
Par les moyens des relations publiques (media et autres)
|
22
|
73,3
|
|
Total
|
30
|
100
|
Source : nos enquêtes
Dans le tableau ci-haut, nous présentons certains facteurs
qui favorisent la promotion d'un produit pharmaceutique. Ces facteurs de
promotion sont :
1°. La marque déposée (de fabrication)
et l'industrie fabricant
Le renommé d'une entreprise, d'une industrie de
fabrication des produits Pharmaceutique est le premier indice pour
l'écoulement d'un produit. Dans ceci est inclus le lieu de fabrication,
l'origine même du produit à commercialiser.
Notre enquête sur ce point, nous a fournis les
renseignements qui suivent :
· Sur 30 enquêtes ; 17 soit 56,7% ont répondus
oui ce qui signifie que la marque de fabrication est un facteur de promotion
pour un produit pharmaceutique
· 4 enquêtes ce sont dit non soit 13,3% ; pour ces
autres la marque de fabrication ne peut pas promouvoir un produit sur le
marché
· Pour les restes (9) soit 30% des enquêtes, la marque
de fabrication ne pas du tout un facteur qui facilite la promotion d'un produit
pharmaceutique sur le marché
Pour qu'un argument puisse être un facteur qui favorise la
promotion d'un produit sur le marché nous partirons de la
majorité simple. Dans ce cas présent les résultats
attestent que la marque de fabrication est un facteur favorisant la promotion
d'un produit pharmaceutique soit 56,7% de réponse.
2°. L'étiquetage d'un produit
L'étiquetage est l'ensemble des écrits sur le
produit, sur le paquetage du produit et sur l'emballage du produit il nous
fournit des informations sur le lieu de production ; l'industrie et l'usine ;
les précautions d'emploi du produit, la date de péremption, les
matières composantes du produit ; ...
Les résultats fournis par nos enquêtes à
ville de Butembo, nous révèlent que l'étiquetage est aussi
un facteur qui favorise la promotion d'un produit pharmaceutique requis se
manifeste par l'approbation des 23 enquêtes représentants 76,7% du
total des enquêtes. En contrepartie 7 enquêtés soit 23 ;3%
des enquêtes ont dit ne pas être d'accord avec cette idée
mais c'est un cas minoritaire que ne va plus nous empêchés de
mettre en considération cet argument.
Un produit qui serait vendus en ville de Butembo doit
être étiqueté ce qui se justifie par le fait que pour
certains consommateurs (clients), il est difficile pour eux de demander
l'existence d'un produit dans une pharmacie ils ne font que passés de
porte à porte en train de lire les inscriptions reprise sur les
emballages des médicaments et ne demandera que le prix une fois les
médicaments trouvés.
3°. Autres facteurs de la promotion
A part les deux cas cités ci-haut, il existe les autres
facteurs qui favorisent la promotion des produits pharmaceutiques mais alors
ils ne sont plus fréquentés ; tel est le cas :
· Des contacts individuels ou force de ventes ; nos
pharmacies à ville de Butembo n'ont pas encore développé
leurs sens des contacts individuels. Ces contacts se font par le biais des
représentants pharmaceutique et des commissionnaires qui ont pour
mission de présenter les nouveaux produits aux clients, à
persuader des nouveaux consommateurs à devenir clients de leurs
pharmacies, ...
Les résultats de notre enquête nous ont
révélés que seul 266,7% des tenanciers pratiquent ces
facteurs de contacts individuels. Ce résultat se traduit par l fait que
la mise à place des représentants pharmaceutiques engendre pour
l'entreprise des valeurs ajouté supplémentaire qu'il ne pas
à mesure de supporté pour ne pas augmenter son de revient des
produits pharmaceutiques.
· Les moyens des relations publiques (media et autre) : Les
résultats de nos enquêtes révèlent que 73,3% des
tenanciers des officines
Pharmaceutiques utilisent les autres moyens qui sont leurs
propres stratégies mise au point pour favoriser la promotion des
produits dans leurs officines.
Les médias ne sont pas tous utilisent pour la promotion
des produits pharmaceutiques parce que les lois en vigueur dans notre pays
interdisent de faire la publicité des produits pharmaceutiques et
même le résultat de notre enquête trace les affaires au
claire sur 30 enquêtés personne n'a admis avoir fait de la
publicité pour ce produit pharmaceutiques. Ceci doit seulement
être éviter sur les médias des masses (tv, radio diffusion,
journaux) et pourtant le tenancier peut financer à ce sens un article
spécial qui présentera ses produits au près du publique et
cet article sera considéré comme son stratégie de
conquérir le marché.
b. L'organisation marketing dans la commercialisation des
produits pharmaceutiques en ville de Butembo
1. L'existence du marketing dans le secteur
pharmaceutique
Selon LINDOND D et J. LENDREVIE le marketing est l'ensemble des
moyens dont dispose une entreprise pour vendre ses produits à ses
clients d'une manière rentable56(*). Nous avons cherché à connaitre pour
notre étude concernant l'existence d'une organisation marketing dans les
pharmacies et officines de la ville de Butembo. A ce point nous avons soumis
nos questionnaires auprès des tenanciers, c'est ainsi que nous avons
trouvés les résultats qui suivent :
Tableau n°13 : Opérationnalisation d'un
organe chargé du marketing dans les pharmacies en ville de Butembo
|
Question : Il parait que votre entreprise ait un plan marketing
stratégique ?
|
|
n
|
f%
|
|
Oui
|
8
|
33,3
|
|
Non
|
22
|
56,7
|
|
Total
|
30
|
100
|
|
Question : Existe-t-il un organe cherché du marketing pour
votre pharmacie ou officine ?
|
|
Oui
|
4
|
13,3
|
|
Non
|
26
|
86,7
|
|
Total
|
30
|
100
|
Source : nos enquêtes
Les résultats trouvés ci-haut nous poussent
à faire des commentaires qui abondent dans plusieurs sens. Nous avons
à retenir ce qui suit :
· Les pharmacies et officines à ville de Butembo ne
possèdent pas dans son sein une organisation marketing du
préalable ;
· Le résultat de notre enquête montre que sur
un nombre total de 30 enquêtés, seulement 8 soit 26,7% ont dit
avoir un plan stratégique de marketing et 22 autres soit 73,3% des
enquêtés n'ont pas ce plan préétablit. Ces
résultats obtenus dans ce sens sont liés au facteur
d'organisation marketing dans ces pharmacies et officines pharmaceutiques
à ville de Butembo. Demandé sur l'existence d'un organe charge du
marketing dans leurs pharmacies, les tenanciers n'ont pas reconnue ces
existences. Sur 30 enquêtés, 4 soit 13,3% des
enquêtés ont dit avoir un organe chargé du marketing dans
leurs pharmacies ; Mais la majorité équivalent à 26 sur 30
enquêtés soit 86,7% des pharmacies de la ville de Butembo n'ont
pas des organes chargés du marketing dans leurs pharmacies et officines.
Ces résultats obtenus ces concrétisent pour
certains faits qui sont remarquables dans cette ville de Butembo parmi lesquels
nous citons :
- Manque de division du travail ;
- Le non engagement des personnels qualifiés dans les
services commercial et pharmaceutique ;
- Le patron de la pharmacie est le seul décideur de la
politique commerciale de Son entreprise ;
- La majorité des pharmacies sont des entreprises
individuelles voir même familiale.
Pour ne plus aller très loin dans le raisonnement
arrêtons-nous à ce niveau car sont là les
phénomènes qui laissent que le marketing ne puisse pas laisser
voir son existence dans les officines pharmaceutiques à ville de
Butembo. Et pour vendre régulièrement des produits de sa
pharmacies un tenancier doit mettre en oeuvre certains mécanismes pour
favoriser les ventes et permettre ainsi une rotation des stocks des produits en
fin d'éviter les avaries, des stocks morts et des pertes des
marchandises liées à la date de péremption.
2. Quelques stratégies utilisées dans la
commercialisation des produits pharmaceutiques à ville de Butembo.
a. A rapport avec le client
Les résultats issus de notre enquête nous a permis
de ranger dans un tableau les différentes stratégies
appliqués pour la commercialisation des produits pharmaceutiques
à ville de Butembo.
Ce tableau se structure comme suit :
|
Question : quels sont les stratégies que vous
utilisés pour persuader vos clients ?
|
|
n
|
f%
|
|
Jouer sur le produit et service
|
9
|
30
|
|
Utiliser les produits de même marque de fabrication
|
0
|
0
|
|
Accessibilité au prix
|
17
|
56,7
|
|
La promotion
|
4
|
13,3
|
|
La publicité à grande échelle
|
0
|
0
|
|
Total
|
30
|
100
|
|
Question : quels stratégie appliquez-vous pour rendre
fidèle vos clients ?
|
|
Organiser un prix promotionnel
|
8
|
26,6
|
|
Effectuer des livraisons à domicile des clients
|
8
|
26,6
|
|
Accorder des avantages socio-économiques lié au
prix et produit
|
11
|
36,6
|
|
Aucun
|
3
|
10
|
|
Total
|
30
|
100
|
|
Question : qu'est-ce qui influence de plus l'écoulement
d'un produit pharmaceutique sur le marché
|
|
Le lieu de fabrication
|
4
|
13,3
|
|
Son efficacité dans le traitement
|
22
|
73,3
|
|
Son mode de conservation
|
2
|
6,7
|
|
L'emplacement de l'officine pharmaceutique
|
2
|
6,7
|
|
Total
|
30
|
100
|
|
Question : qu'est-ce qui engendre la variation du prix d'un
produit pharmaceutique
|
|
Son efficacité
|
11
|
36,7
|
|
Le lieu de son approvisionnement
|
16
|
53,3
|
|
Les ingrédients
|
1
|
3,3
|
|
Le mode de conservation
|
2
|
6,7
|
|
total
|
30
|
100
|
|
Question : quels sont vos stratégies à rapport avec
le prix ?
|
|
Accorder une remise et rabais
|
16
|
53,3
|
|
Accorder un escompte
|
0
|
0
|
|
Les prix les moins élevés
|
12
|
40
|
|
Aucunes
|
2
|
6,7
|
|
Total
|
30
|
100
|
Source : nos enquêtés.
Pour des stratégies à rapport avec les clients nous
les énumérons ci-dessous selon l'ordre donné par nos
enquêtés qui leurs donnent une utilité particulière.
1°. Pour persuader un client, nous citons :
- Accessibilité du prix (17/30) soit 56,7% des tenanciers
- Jouer sur les produits et services (9/30) soit 30% ;
- La promotion (4/30) soit 13,3%
Les produits d'une même marque de fabrication substituable
ne peuvent toutefois pas persuader un client d'utiliser un produit. De
même la publicité n'a pas de place dans le secteur pharmaceutique
car étant contraignit par les lois régissant ce secteur, ce qui
fait qu'il ne soit pas un facteur pouvant persuader un client de se procurer un
médicament.
2°. Pour rendre un client fidèle à
l'entreprise :
- Lui accorder des avantages socio-économiques (11/30)
soit 36,6% ; - Organiser un prix promotionnel (8/30) soit 26,7% ;
- Effectuer des livraisons à domicile du client (8/30)
soit 26,7% ;
Ce cas est fréquent pour les clients qui ont de centre
hospitalier ou centre de santé leurs livraisons doit être
effectués à domicile mais de manière « cash on
delivery »
- Enfin 3/30 des enquêtés soit 10% ont dit avoir
d'autres stratégies qu'ils appliquent pour fidéliser leurs
clients.
En plus des stratégies applicables sur les clients nous
avons obtenues par nos résultats des stratégies à rapport
avec le produit.
b. Des stratégies à rapport avec le produit.
Dans cette optique, nous avons comme stratégie :
- L'efficacité dans le traitement (22/30
enquêtés) soit 73,3%, c'est le facteur le plus visé sur un
produit pharmaceutique ;
- Le lieu de fabrication (4/30) soit 13,3%, ce facteur s'oblige
pour cette dernière décennie, il est causé par les
différentes guerres et insécurités dans plusieurs pays et
nations du monde et la peur est d'être intoxiqués d'entraver un
produit pharmaceutique provenant d'un pays à conflit ;
- Le mode de conservation et de stockage (2/30) soit 6,7% et
l'emplacement de l'officine pharmaceutique (2/30) soit 6,7% ne jouent pas
tellement sur la commercialisation d'un produit pharmaceutique, ce qui nous
rappel un adage qui dit que « le produit bien fait se vend ».
Il ne pas tout pour les stratégies commerciales
utilisés en ville de Butembo, mais il reste les stratégies
à rapport avec le prix d'un produit.
c. Stratégies à rapport avec le prix.
Avant de passer aux différentes stratégies voyons
d'abord le mode de fixation du prix d'un produit pharmaceutique à ville
de Butembo.
1°. Fixation du prix.
La fixation du prix d'un produit pharmaceutique, en ville de
Butembo est liée à plusieurs facteurs selon un rapport
établit par nos enquêtes à cet effet.
· 53,3% des enquêtés soit 16/30 ont dit
être lié au lieu d'approvisionnement à stock des produits y
compris toutes ces facteurs intervenants dans ce domaine :
- Le frais d'achats ;
- Les frais de dédouanement ;
- La tva ;
- Et le frais de transport.
· 36,7% des enquêtés soit (11/30) disent
être lié sur son efficacité pour un produit efficace ;
· 3% des enquêtés ont révéler que
le prix d'un produit pharmaceutique dépend des ingrédients
(élément) composant c produit ;
· En fin 6,7% soit 2/30 disent que le mode de conservation
d'un produit reflète une variation du prix de ce produit car un produit
doit supporter les couts engagés dans sa commercialisation.
2°. Stratégies afférant au prix
Ces stratégies à rapport avec le prix permettent
alors à un tenancier d'écouler les produits de stock en jouant
seulement sur le prix de ce produit. Citons-en :
- Les réductions commerciale (remise et rabais)
opté par 16 sur 30 enquêtés soit 53,3% comme étant
une stratégie réellement à rapport avec d'un produit
pharmaceutique ;
- Proposer des prix les moins élevés possibles
amènent les clients à se procurer un produit pharmaceutique cette
idée est approuvé par 12 enquêtés sur 30 soit 40%
A part ces deux stratégies il existe d'autre qui soient
à rapport avec le prix mais alors en ville de Butembo les
réductions financières ne s'effectuent pas du tout, ni même
les réductions hors factures. Ce qui fait qu'on ne parle plus de
l'escompte dans ce secteur.
Le marketing étant définie comme l'ensemble des
stratégies dont dispose un entrepreneur pour vendre et écouler
ses marchandises ses productions et tout autre faits et services ; c'est ainsi
que le marketing action se fixe comme option d'appliquer ses stratégies
sur quatre éléments qui sont le produit, le prix, la place et la
promotion.
Nous venons de voir ci-haut certaines stratégies utilises
dans la
Commercialisation des produits pharmaceutiques en ville de
Butembo à rapport avec le client, le produit et le prix ; il nous reste
d'étudier certaines stratégies pour la promotion et la place
à implanter une officine pharmaceutique pour ainsi permettre la
continuité des activités commerciales régulières et
ou un tenancier aura à profiter de ces gains voulus.
3°. Les stratégies pour la promotion dans la
commercialisation des produits pharmaceutiques en ville de Butembo.
Promouvoir un produit c'est permettre la commercialisions de ce
dernier à grande quantité. Un tenancier a pour mission dans ces
attributions de vendre le plus possible un grand nombre des produits
stockés dans sa pharmacie mais pour y arriver il doit chercher à
convaincre ses clients par tous les moyens qui lui sont possible et doit se
référer sur le code d'éthique et de déontologie
régissant le secteur pharmaceutique.
Voici alors quelques stratégies devront être
appliqué dans ce sens
· Les informations sur les médicaments
L'évaluation et l'appréciation des informations
transmis par les tenanciers auprès de leurs clients différents
selon les thèmes abordés. Les informations portant sur la
contre-indication sont celles qui sont les plus fournies et d'une
manière habituelle au client tandis que les informations à
rapport avec les bénéfices fournis par les tenanciers de la ville
de Butembo.
Sur cette question nous avons cherché à connaitre
quels sont réellement les informations fournies par les tenanciers
auprès de leurs clients. Le résultat obtenu se présente
dans le tableau qui suit :
Tableau n°15 : les explications données par les
tenanciers des pharmacies et officines
|
jamais
|
parfois
|
souvent
|
toujours
|
Ne
|
Total
|
|
|
|
t
|
s
|
s'applique
|
|
|
n
|
f
|
n
|
f
|
n
|
f
|
n
|
f
|
n
|
f
|
n
|
f
|
|
Contre-indication
|
0
|
0
|
4
|
13,
3
|
1
8
|
60
|
4
|
13,
3
|
4
|
13,3
|
3
0
|
10
0
|
|
Monographie
médicament
|
4
|
13,
3
|
0
|
0
|
2
|
6,7
|
2
|
6,7
|
22
|
73,3
|
3
0
|
10
0
|
|
Posologie
recommandée
|
1
1
|
36,
7
|
13
|
43,
3
|
1
|
3,3
|
2
|
6,7
|
3
|
10
|
3
0
|
10
0
|
|
Précaution d'emploie
|
7
|
23,
3
|
18
|
60
|
1
|
3,3
|
2
|
6,7
|
2
|
6,7
|
3
0
|
10
0
|
|
Interaction
médicamenteuse
|
6
|
20
|
16
|
53,
4
|
6
|
20
|
1
|
3,3
|
1
|
3,3
|
3
0
|
10
0
|
|
Effets indésirables
|
1
8
|
60
|
4
|
13,
3
|
2
|
6,7
|
2
|
6,7
|
4
|
13,3
|
3
0
|
10
0
|
|
Des bénéfices
|
1
5
|
50
|
7
|
23,
3
|
0
|
0
|
2
|
6,7
|
6
|
20
|
3
0
|
10
0
|
|
D'un élargissement des indications
|
1
2
|
40
|
6
|
20
|
1
|
3,3
|
1
|
3,3
|
10
|
33,4
|
3
0
|
10
0
|
|
?
|
7
3
|
30,
2
|
68
|
28,
3
|
3
1
|
12,
9
|
1
6
|
6,7
|
52
|
21,7
|
|
|
|
9
|
30
|
8,
5
|
28,
3
|
4
|
13,
3
|
2
|
6,7
|
65
|
21,7
|
|
|
Source : nos enquêtes.
Lors de la vente d'un médicament, les aspects qui sont les
plus
Systématiquement présenté sont tout d'abord
les contre-indications (60% souvent et 13,3% toujours d'habitudes) suivis des
interactions médicamenteuses (20% souvent et 13,3% ont cette habitude).
Puis les effets indésirables et la monographie du médicament qui
ont de leurs tours 6,7% souvent et toujours.
En générale, les tenanciers des officines
pharmaceutiques parlent parfois au client de ce qui concerne les
différentes caractéristiques que présente un
médicament soit une moyenne de 28,3% mais jamais ce cas se fait pour la
majorité des tenanciers de la ville soit 30% en moyenne de tenanciers ce
qui est un défaut.
· Des documents à l'intention des
clients.
Le secteur pharmaceutique en République
démocratique du Congo par le biais du code de déontologie a
permis aux tenanciers des officines et pharmacies de rédiger certaines
documentations pour ainsi faciliter la promotion des médicaments,
lesquels documents seront remises aux clients de leurs pharmacies. Ce pour ceux
que nous le signalons ici étant comme l'un des stratégies
appliques pour promouvoir un produit pharmaceutique mais la question qui se
pose est de savoir si cette stratégie est aussi utilisée en ville
de Butembo.
Nos enquêtes à ce sujet auprès des tenanciers
de ville de Butembo nous a révélé que nos tenanciers nos
pas l'habitude des livrés ces documents auprès de leurs clients
qui fait une moyenne de 64% (jamais et ne s'applique pas) contre la moyenne de
36% (parfois et souvent).
Voici comment se structure les résultats obtenues pendant
notre enquête dans le tableau ci-dessous.
· Documentation complémentaire remise lors
de la vente d'un produit.
Parmi la documentation complémentaire que les tenanciers
ont remise aux clients, nous avons la documentation des publicités
destiné à être présenté dans leurs salles
d'attentes occupent la première place en terme de fréquence 90%
des répondant suivis des documents scientifiques en lieu avec le
médicament présenté autre que la monographie et des
documents de promotion sur un médicament en particulier (26,7% des
répondants).
Tableau n°16 : documentation remise par les
tenanciers : au cours des six derniers mois avez-vous déjà
remis le document qui suit à vos clients ?
|
jamais
|
parfois
|
souvent
|
Toujours
|
Ne
s'applique pas
|
Total
|
|
n
|
f
|
n
|
f
|
n
|
f
|
n
|
f
|
n
|
f
|
n
|
f
|
|
La monographie des médicaments
|
23
|
76,
7
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
7
|
23,3
|
30
|
10
0
|
|
Des documents scientifiques en lien avec les médicaments
présenté autre que la monographie
|
18
|
60
|
8
|
26,
7
|
0
|
0
|
0
|
0
|
4
|
13,3
|
30
|
10
0
|
|
Des documents de promotion sur un médicament en
particulier
|
15
|
50
|
8
|
26,
7
|
7
|
23,
3
|
0
|
0
|
0
|
0
|
30
|
10
0
|
|
De la documentation à l'intention des patients
|
25
|
83,
3
|
4
|
13,
3
|
0
|
0
|
0
|
0
|
1
|
3,4
|
30
|
10
0
|
|
Des publicités destinées à être
présenter dans leurs salles
d'attentes
|
3
|
10
|
1
5
|
50
|
12
|
40
|
0
|
0
|
0
|
0
|
30
|
10
0
|
71
|
?
|
84
|
56
|
3
5
|
23,
3
|
19
|
12,
7
|
0
|
0
|
12
|
8
|
15
0
|
10
0
|
|
x-
|
16,
8
|
56
|
7
|
23,
3
|
3,
8
|
12,
7
|
0
|
0
|
2,4
|
8
|
30
|
10
0
|
Source : nos calculs
Il est assez inquiétant de constater que 90% des
tenanciers ont remis à leurs clients de la publicité
destinés à être présenter dans leurs salles
d'attente, alors que la publicité des médicaments auprès
des consommateurs est interdite.
On constante également que dans le 100% de cas, la
monographie ne s'applique pas voire même jamais remise aux clients
consommateurs des produits pharmaceutiques dans la ville de Butembo.
· Arguments pour favoriser le choix d'un
médicament
Une forte majorité des répondants a
déclaré que certains arguments présentés par un
tenancier sont susceptibles de convaincre un client de se procurer un
médicament
Parmi les arguments convaincants on retrouve chez 86,7% des
répondants (26/30) l'efficacité démontré
scientifiquement puis le prix (23/30) soit 76,7% des répondants mais
aussi la facilite d'utilisation d'un médicament (19/30) soit 63,3% des
répondants. Quelques consommateurs se laisseraient convaincus par des
allégations d'efficacités supérieures du médicament
par rapport à ce qui est offert par la concurrence (4/30), par
l'occasion de découvrir u nouveau produit (2/30). Trois
répondants seulement ont constaté que certains consommateurs se
laisseraient convaincus par les effets secondaires que présenterait un
médicament.
Tableau n°17 : arguments susceptibles de
convaincre un consommateur d'utiliser un médicament.
|
oui
|
non
|
Pas du
tout
|
Total
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Prix
|
2
3
|
76,
7
|
0
|
0
|
7
|
23,3
|
3
0
|
10
0
|
|
Médicament plus efficace que l'équivalent chez le
compétiteur
|
4
|
13,
3
|
1
1
|
36,
7
|
15
|
50
|
3
0
|
10
0
|
|
Facilité d'utilisation (nombre de dose par jour)
|
1
9
|
63,
3
|
0
|
0
|
11
|
36,7
|
3
0
|
10
0
|
|
Permet de découvrir un nouveau produit
|
2
|
6,7
|
2
|
80
|
4
|
13,3
|
3
|
10
|
|
|
|
4
|
|
|
|
0
|
0
|
|
Effet secondaire/sécurité
|
3
|
10
|
5
|
16,
7
|
22
|
73,3
|
3
0
|
10
0
|
|
Médicament rembourse par le gouvernement
|
0
|
0
|
2
6
|
86,
7
|
4
|
13,3
|
3
0
|
10
0
|
|
Efficacité démontré scientifiquement
|
2
6
|
86,
7
|
0
|
0
|
4
|
13,3
|
3
0
|
10
0
|
|
Autres
|
0
|
0
|
4
0
|
13,
3
|
26
|
86,7
|
3
0
|
10
0
|
|
Je préfère ne pas répondre
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
Source : nos enquêtes.
Il ressort du tableau ci-haut que les tenanciers des officines
entretiennent de dialogues avec leurs clients pour les convaincre de
l'efficacité ou de la qualité des médicaments qu'ils
vendent.
CONCLUSION
La promotion des ventes et la publicité détiennent
des places de choix dans le marketing d'une entreprise. Elles sont bien entendu
accompagnées d'autres facteurs qui sont d'importance non
négligeable tels le prix, la place et surtout la qualité du
produit, leur efficacité. C'est ainsi que nous nous sommes
intéressés à la recherche de savoir si les pharmacies en
ville de Butembo font usage du marketing. Ce faisant cette recherche
intitulée : « Analyse de la pratique du marketing dans la
commercialisation des produits pharmaceutiques en ville de Butembo »,
est partie des préoccupations suivantes :
- Le marketing est-il d'usage dans les officines en ville de
Butembo ?
- Quelles sont les stratégies marketing utilisées
par les tenanciers des officines pharmaceutiques en vue de fidéliser la
clientèle ?
- Quels sont les facteurs qui peuvent être à la
base d'un changement positif dans la mise à place des nouvelles
stratégies dans les officines ?
Pour appréhender notre étude et répondre
effectivement à nos questions de recherche, nous avons formulé
une hypothèse générale ayant trois volets :
- Il est probable que les stratégies marketing dans le
secteur des officines sont basés seulement sur le produit lui-même
;
- Il est tentant de croire que les facteurs qui seraient à
la base d'un changement positif dans les officines sont entre autre
l'insolvabilité, la forte concentration des officines.
La vérification de ces hypothèses a
nécessité l'utilisation des techniques et des méthodes.
Ainsi, nous avons utilisés la technique documentaire et statistique.
Quant aux méthodes, il a été employé
la méthode descriptive et la méthode statistique.
Pour y parvenir, nous avons, dans le premier chapitre,
relevé les concepts clés de la présente investigation. Il
y a été donné les diverses définitions, les
techniques et les objectifs de la publicité, de la promotion, des ventes
ainsi que les notions sur la pharmacie.
Dans le second chapitre, nous avons donné une brève
présentation de la méthodologie utilisée sur terrain. Ce
chapitre s'est concentré autour de la pratique du marketing et la
commercialisation des produits pharmaceutiques en ville de Butembo.
En fait, les pharmacies et officines de la ville de Butembo ne
possèdent pas au préalable une organisation chargée du
marketing. Cependant la commercialisation des produits pharmaceutiques dans
notre ville réponde aux critères d'un marché à
concurrence doublement imparfaite où nous avons le point de rencontre de
poly situation dans l'imperfection selon le classement du marché
d'après le tableau croisé de stocke berg.
Malgré le manquement d'une organisation marketing du
préalable, chaque pharmacie à ses propres stratégies qui
le permet de persuader ses clients et de les rendre fidèle acheteurs de
leur pharmacie. C'est ainsi que le marketing action ou marketing
stratégique fait son apparition dans ce secteur sans que les tenanciers
ne puissent le savoir d'avance.
Nous avons classé ces stratégies selon leur champ
d'action par rapport au produit, prix, place et promotion dans lesquels nous
avons également donné certains arguments qui sont utile de
convaincre un client et de le fidéliser pour sa pharmacie.
Nous estimons ne pas avoir fait un travail exhaustif. Bien de
choses restent à analyser en profondeur sur cette question dans une
officine pharmaceutique en ville de Butembo.
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Statistiques fournies par les archives de l'ATEPHALU
VIDAL DE LA FAMILLE., Le dictionnaire des médicaments,
éd. Du Vidal, Kinshasa, 1987, p.2001
D. COURS ET TRAVAUX DE FIN
D'ETUDES
MUKITO WALYUVA., Méthodes de recherche en sciences
sociales et en pédagogie, cours inédit, G2 Economie, UBC,
2011-2012
VAHAVI MULUME.B., Economie politique I, cours inédit, G1
économie, UCG/Butembo, 2011-2012
KAVUGHO MBAVOKYOLO., Commercialisation des poissons salés
en cités de Lume, TFC inédit, UOR, 2007-2008, p.7
MAFIKIRI TSONGO.A., Economie rurale, cours inédit, G3
Sciences Economiques et Gestion, UCG/Butembo, 2011-2012
KAHINDO MUSENZERA.K., Histoire du centre de Butembo de 1949-1959,
Mémoire inédit, Lubumbashi, UNAZA, 1972-1973.
MUGHENI WANGOWIRA NDAGHALA., Initiation à la recherche
scientifique, cours inédit, G1 Economie, UOR, 2010-2011
VISIKA MANGO R., Etude des connaissances, attitudes et pratiques
des tenanciers des officines sur la conservation des médicaments dans la
ville de Butembo, Mémoire inédit, UOR, 2006-2007, pp.1-2
Table des matières
EPIGRAPHE
1
DEDICACE
2
REMERCIEMENTS
3
LISTE DES ABREVIATIONS ET SIGLES
4
INTRODUCTION GENERALE
5
1. Etat de la
question
5
2. Problématique
7
3. Hypothèses du travail
8
4. Objectif de la recherche
8
5. Choix et intérêt du sujet
8
6. Méthodes et techniques
utilisées
9
7. Délimitation du travail.
10
8. Subdivision sommaire du travail
10
CHAPITRE PREMIER :APPROCHE THEORIQUE SUR LE
MARKETING ET LA PHARMACIE.
11
I.1. NOTION DE MARKETING
11
I.1.1 Historique du marketing
11
I.1.2. Définition du Marketing
12
I.1.3 Mais pourquoi le marketing
13
I.1.4. D'où vient le Marketing ?
13
I.1.5. Objectifs et types de marketing
14
I.1.6. La fonction commerciale et le marketing
15
I.1.7. La politique Marketing
16
I.1.8. Analyse de la concurrence.
18
I.1.9. La publicité
19
I.2 NOTION SUR LA PHARMACIE.
21
I.2.1. Définition des concepts pharmacie et
officine.
21
I.2.2. Notions sur les produits
pharmaceutiques.
21
I.2.3. La législation Congolaise et vente
des médicaments.
23
I.2.4. La mise sur le marché d'un
médicament.
23
I.3. Notion sur la commercialisation.
24
I.3.1. Définition de la
commercialisation
24
I .3.2. Quelques notions sur les termes y
relatifs
24
I.3.3. Division du commerce.
26
I.3.4 Les différents circuits.
28
CHAPITRE DEUXIEME : EVATION DE LA PRATIQUE DU
MARKETING DANS LES PHARMACIES EN VILLE DE BUTEMBO.
29
II.1. PRESENTATION DU MILIEU DE RECHERCHE VILLE DE
BUTEMBO
30
II.1.1. Situation géographique
30
II.1.2. Climat
30
II.1.3. Hydrographie
30
II.1.4. Démographie
30
II.1.5. Evolution et reconnaissance juridique.
31
II.1.6. Limites de la ville de Butembo
32
II.1.7. Activités économiques.
32
II.2. APPROCHE METHODOLOGIQUE
33
II.2.1. Méthode et technique
33
II.3. LE SECTEUR PHARMACEUTIQUE ET SON EVOLUTION EN
VILLE DE BUTEMBO
36
II.4. INTERPRETATION DES DONNEES ET PRESENTATION DU
RESULTAT :
37
II.4.2. Le code d'éthique et de
déontologie dans le secteur pharmaceutique face au marketing
39
II.4.3. Le marketing dans l'activité
commerciale des produits pharmaceutique en ville de Butembo.
41
II.4.4. L'approvisionnement à stock des
produits pharmaceutique en ville de Butembo
42
II.4.5. Achat et vente des produits pharmaceutiques
en ville de Butembo.
46
II.4.6. De la commercialisation et de la promotion
des produits pharmaceutiques
48
CONCLUSION
71
BIBLIOGRAPHIE
73
A. OUVRAGES
73
B. WEBOGRAPHIE
74
C. REVUE ET ARTICLES
74
D. COURS ET TRAVAUX DE FIN D'ETUDES
74
* 1VISIKA MANGO R., Etude des
connaissances, attitudes et pratiques des tenanciers des officines sur la
conservation des médicaments dans la ville de Butembo, Mémoire
inédit, UOR, 2006-2007, pp.1-2
* 2xxx[en ligne]., Union des
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disponible sur
www.google.fr
* 3DAYAN. A., Manuel de gestion,
éd. Ellipses, vol I, paris, p.291
* 4MUKITO WALYUVA.,
Méthodes de recherche en sciences sociales et en pédagogie, cours
inédit, G2 Economie, UBC, 2011-2012
* 5MUKITO WAKYUVA., Op cit.
* 6GRAWITZ M., Méthodes
de sciences sociales, 7èédition, Dalloz, paris, 1999,
p.57
* 7idem
* 8Ibidem
* 9MUGHENI WANGOWIRA NDAGHALA.,
Initiation à la recherche scientifique, cours inédit, G1
Economie, UOR, 2010-2011
* 10NGOMAN.N., Rédaction
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* 11OLIVIER. A et MARI
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Théorie et politique du Marketing, éd. Dalloz, paris, 2002,
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* 16LENREVIE et alia, op. Cit,
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[référence du 23/04/2013 à 13h45], disponible sur
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* 37LAGRANGE., La
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paris, 1985, p.49
* 38LAGRANGE., op.cit., p.49
* 39Idem
* 40PEGER.M., Cours de
commerce, société nouvelle d'impression, éd. MUHLE-ROUX,
STRASBOURG, 2007, p.23
* 41VAHAVI MULUME.B., Economie
politique I, cours inédit, G1 économie, UCG/Butembo, 2011-2012
* 42LAGRANGE., op.cit., p.27
* 43KAVUGHO MBAVOKYOLO.,
Commercialisation des poissons salés en cités de Lume, TFC
inédit, UOR, 2007-2008, p.7
* 44LAGRANGE., op.cit., p.17
* 45MAFIKIRI TSONGO.A.,
Economie rurale, cours inédit, G3 Sciences Economiques et Gestion,
UCG/Butembo, 2011-2012
* 46RIVES.M., Traite
économique en France, France, éd. Dunod, paris, 1958, p.49
* 47Comité Belge de
distribution., Les canaux de distributions en France, éd. Dussad, paris,
1972, p.21
* 48ABBOT.JC, Les
problèmes de commercialisation et leur situation, éd. PUF, Paris,
1978, p.21
* 49KAHINDO MUSENZERA.K.,
Histoire du centre de Butembo de 1949-1959, Mémoire inédit,
Lubumbashi, UNAZA, 1972-1973
* 50BERNIE.B, Initiation
à la macro-économie, éd. Dunod, Paris 1984, p.17
* 51MUKITO WALYUVA., op.cit.
* 52Idem
* 53MUKITO WALYUVA., op.cit.
* 54Statistiques fournies par
les archives de l'ATEPHALU
* 55MUKITO WALYUVA., op.cit.
* 56Jacques lendrevie et Denis
LINDON, Théorie et pratique du marketing, éd. Dalloz, paris,
1990, p.46
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