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RÉPUBLIQUE DU BENIN
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MINISTÈRE DE L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET
DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE (MESRS)
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UNIVERSITÉ D'ABOMEY-CALAVI (UAC)
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ÉCOLE NATIONALE D'ADMINISTRATION
(ENA)
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MENTION :
Administration des Finances
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SPÉCIALITÉ :
Administration des Finances et Trésor
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RAPPORT DE STAGE DE FIN DE FORMATION(CYCLE 1)
THÈME: ÉTUDE ET PERSPECTIVES POUR LE RENFORCEMENT
DE LA GESTION DES VALEURS INACTIVES A LA TRÉSORERIE COMMUNALE
D'ABOMEY-CALAVI
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Réalisé par :
HOLOGAN Mahouwena Epiphanie Clémence
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Sous la supervision de:
Mme Isbath BABIO
TrésorièreCommunale d'Abomey-Calavi
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CERTIFICATION
Je soussignée Madame Isbath BABIO,
Trésorière Communale d'Abomey-Calavi, tutrice de stage, certifie
que le présent rapport a été effectivement
réalisé par Mahouwena Epiphanie Clémence
HOLOGANsuite à un stage académique à la
Trésorerie Communale d'Abomey-Calavi. Ledit rapport de stage est
arrivé à terme et bon pour être déposé.
Signé par :
Tutrice de stage
Mme Isbath BABIO
Trésorière Communale d'Abomey-Calavi
REMERCIEMENTS
Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude
à Dieu, à nos chers
parents ;HOLOGAN Janvier Gustave et GBESSEMETE
Anastasie Akouavi pour leur encouragement constant, leur soutien moral
et financier durant toutes ces années.
Nous tenons également à remercier notre
binôme de stage ADOUWEKONOU Miracle pour son esprit
d'équipe; nos camaradesCAKPO Jayne,AKPLOGAN Salem, ACCOCHEPO
Marie-Armelle, AHO Jeanne, BOGNON Constantin et HOUEDJISSIN Hermane, AKOMAHOUE
Cyriaque, pour leur concours tout au long de ce stage.
Nous remercions aussi Mme Isbath BABIO,
notre tutrice de stage, et tout le personnel de la Trésorerie Communale
d'Abomey-Calavi, pour leur accueil et leur accompagnement pendant cette
période.
Enfin, nous n'oublions pas de remercier le Directeur Dr
Éric MONTCHO AGBASSA, l'équipe
pédagogique et professorale de l'École Nationale
d'Administration, pour leur accompagnement et leur dévouement.
LISTE DES FIGURES
Ø Figure II-1 Exemple de code QR.
LISTE DES SIGLES ET
ABRÉVIATIONS
§ DGTCP : Direction
Générale du Trésor et de la Comptabilité
Publique
§ AOF : Attributions, Organisation et
Fonctionnement
§ TDA : Trésorerie
Départementale de l'Atlantique
§ TC Ab-C : Trésorerie
Communale d'Abomey-Calavi
§ MP : Mandat de Paiement
§ FADeC : Fonds d'Appui pour le
Développement des Communes
§ SIGFP : Système
Intégré de Gestion des Finances Publiques
§ OD : Opération D'ordre
§ VI :ValeurInactive
§ SE : Secrétaire
Exécutif
§ TC :
Trésorier/Trésorière Communale
§ TPB :Trésor Public
§ SyGMEF : Système de Gestion
des Machines électroniques de Facturation
§ TPE : Terminaux à Paiement
Électronique
SOMMAIRE
INTRODUCTION GÉNÉRALE
I. DEROULEMENT DU STAGE
ET LA PRATIQUE ÀRENFORCER
A. LE DEROULEMENT DU
STAGE
B. IDENTIFICATION DE
LA PRATIQUE À RENFORCER: LA GESTION DES VALEURS INACTIVES (VI)
II. LA RESOLUTION DES PROBLÈMES LIÉS À LA
PRATIQUE IDENTIFIÉE
A. L'APPROCHE
THEORIQUE DE LA RESOLUTION DES PROBLÈMES
B. L'HYPOTHÈSE DE LA MISE EN OEUVRE
DES SOLUTIONS THÉORIQUES
CONCLUSION
RÉFÉRENCES
ANNEXES
TABLE DES MATIÈRES
I. INTRODUCTION GÉNÉRALE
Les communes, pour assurer le financement de leur budget,
mobilisent des recettes provenant de diverses sources. À Abomey-Calavi,
ces recettes incluent à la fois des fonds propres et des fonds d'appui.
Les fonds propres, généralement insuffisants pour couvrir
l'ensemble des charges de fonctionnement et d'investissement, constituent
néanmoins une ressource essentielle pour l'autonomie financière
de la commune.
Au cours de notre stage à la Trésorerie
Communale d'Abomey-Calavi, nous avons constaté que les fonds propres de
la commune se composent principalement de redevances, d'impôts et de
taxes locales. Parmi ces ressources, une part importante provient des
valeurs inactives (VI), émises par la Trésorerie
Communale. Ces dernières représentent une source de recettes non
négligeable mais leur gestion demeure perfectible et nécessite un
renforcement.
C'est dans ce contexte que s'inscrit le choix de notre
thème : « Étude et perspectives pour le renforcement
de la gestion des valeurs inactives à la Trésorerie Communale
d'Abomey-Calavi ». La pertinence de ce thème réside
dans le fait qu'une meilleure organisation, un suivi rigoureux et une gestion
optimisée des valeurs inactives pourraient contribuer de manière
significative à l'accroissement des fonds propres de la commune et, par
conséquent, au renforcement de son autonomie financière.
Afin de mener à bien cette réflexion, le
présent rapport est structuré en deux grandes parties : la
première partie décrit le cadre de notre stage, les pratiques
observées et la problématique identifiée et la seconde
partie analyse la gestion actuelle des valeurs inactives et propose des
perspectives concrètes pour son amélioration.
I.
DÉROULEMENT DU STAGE ET LA PRATIQUE À RENFORCER
A. LE DÉROULEMENT DU STAGE
La présentation de l'organisation du stage consiste
à mettre en lumière le cadre institutionnel de notre structure
d'accueil - la Trésorerie Communale d'Abomey-Calavi, un service
extérieur de la Direction Générale du Trésor et de
la Comptabilité Publique (DGTCP) - à travers son historique, ses
missions, son organisation et son fonctionnement. Cette présentation
inclut également le déroulement de notre stage à travers
une présentation des services parcourus, des tâches
exécutées et des expériences acquises.
1. PRÉSENTATION DE LA STRUCTURE
D'ACCUEIL
a) Historique
Instituée le 14 août 1961, la Direction
Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique
(DGTCP) est une direction technique placée sous la tutelle du
ministère chargé des Finances. Ses origines remontent à la
période coloniale, au cours de laquelle les structures
financières et administratives étaient administrées par
les autorités coloniales françaises. À
l'indépendance du Bénin en 1960, la jeune République a
hérité de ces institutions qu'elle a progressivement
adaptées à ses réalités économiques et
organisationnelles. Depuis lors, la DGTCP a connu plusieurs réformes
comptables, dont la plus récente est consacrée par
l'arrêté n°125/MEF/DC/SGM/DGTCP/DRC/SP/0013SGG22 du 21
janvier 2022, fixant ses attributions, son organisation et son fonctionnement.
Depuis sa création, la DGTCP a été dirigée par
vingt et un (21) Directeurs Généraux, le poste étant
actuellement occupé par Monsieur Oumara Karimou
Assouma. En outre, le Trésor Public du Bénin a obtenu en
2019 la certification ISO 9001 version 2015, attestant de la qualité et
de la performance de son système de management.
b) Missions de la DGTCP
Conformément à l'arrêté n°125
du 21 janvier 2022, la DGTCP a deux grandes missions :
Trésor et Comptabilité
publique. Elle assure notamment:
· la fonction de Trésor,
· la réglementation de la comptabilité
publique,
· la fonction comptable,
· la réglementation des changes.
c) Organisation et fonctionnement de la DGTCP
L'organisation de la DGTCP est définie par
l'arrêté n°125/MEF/DC/SGM/DGTCP/DRC/SP/0013SGG22 du 21
janvier 2022. Elle repose sur une structure hiérarchique comprenant la
Direction générale, des directions techniques
spécialisées et un réseau comptable.
Ø La Direction
générale
La Direction générale est dirigée par un
Directeur Général, assisté d'un Directeur
Général Adjoint. Le Directeur Général oriente,
coordonne et contrôle l'ensemble des services. Il représente la
DGTCP auprès du Ministre des Finances. Le Directeur
Général Adjoint seconde le DG et assure son intérim en cas
d'absence.
Ø Structures et postes rattachés à
la Direction Générale
Plusieurs organes sont directement rattachés à la
Direction Générale. Il s'agit notamment de :
· l'inspection générale des services,
chargée du contrôle interne et de l'évaluation des
performances ;
· la cellule des réformes et de la démarche
qualité, responsable de la modernisation des procédures ;
· le secrétariat administratif et particulier, qui
assure le suivi des dossiers et la gestion des communications.
Ø Les Directions techniques
La DGTCP comprend six Directions techniques
spécialisées :
· La Direction des Affaires Monétaires et
Financières: gestion des opérations financières et
relations avec les partenaires.
· La Direction de la Règlementation Comptable:
élaboration et application des règles comptables publiques.
· La Direction de l'Informatique et des Archives: gestion
des systèmes informatiques et de l'archivage.
· La Direction de la Formation Professionnelle du
Trésor: renforcement des capacités du personnel.
· La Direction des Moyens Généraux: gestion
des ressources humaines, logistiques et matérielles.
· La Direction des Recettes: suivi du recouvrement et
mobilisation des ressources.
Ø Le réseau comptable du Trésor
public
Le réseau comptable est divisé en services centraux
et services extérieurs.
Au niveau central, on retrouve :
· La Trésorerie Générale de
l'État (TGE), qui supervise les opérations de trésorerie
et les comptes publics.
· La Direction de la Production des Comptes Publics (DPCP),
chargée de la production des comptes et de la supervision comptable.
Au niveau déconcentré, on
distingue :
· Les Trésoreries ministérielles et
d'institutions, chargées de l'exécution des budgets propres aux
ministères et institutions.
· L'Agence comptable de la dette, responsable de la gestion
de l'endettement public.
· Les Trésoreries départementales, qui
centralisent les opérations financières au niveau des
départements.
· Les Trésoreries communales, qui exécutent
les budgets communaux et rendent compte à la Trésorerie
départementale.
d) La Trésorerie Communale d'Abomey-Calavi
La Trésorerie Communale est un poste comptable
érigé dans chaque commune ; qui peut être
associée à une ou plusieurs agences délocalisées,
selon les exigences opérationnelles et le volume des transactions.
Anciennement appelée Recette-Perception, elle est
implantée dans chaque commune et dirigée par un
Trésorier Communal. Le Trésorier Communal est le
comptable principal du budget de la commune. À ce titre, il
exécute les opérations budgétaires et joue
également le rôle de comptable secondaire de l'État pour
certaines opérations spécifiques. Il est placé sous
l'autorité du Trésorier Départemental de
rattachement.
Nous avons effectué notre stage à la
Trésorerie Communale d'Abomey-Calavi (TC Ab-C)qui est placée sous
la tutelle de la Trésorerie Départementale de l'Atlantique (TDA).
Elle gère la comptabilité des communes d'Abomey-Calavi (commune
à statut particulier) et de Sô-Ava (commune ordinaire).
Actuellement, la TC Ab-C est dirigée par une Trésorière
Communale, Madame Isbath BABIO.
v Les missions de la Trésorerie Communale
d'Abomey-Calavi
La Trésorerie Communale d'Abomey-Calavi (TC Ab-C) a
plusieurs responsabilités clés à savoir :
ü l'exécution des recettes et des dépenses
pour le compte des comptables de l'État, ainsi que des opérations
de trésorerie des communes d'Abomey-Calavi et de Sô-Ava ;
ü la centralisation des fonds provenant des
administrations financières dans sa zone d'intervention ;
ü la gestion budgétaire des communes
d'Abomey-Calavi et de Sô-Ava. Cela inclut la tenue de la
comptabilité communale et la préparation des comptes de gestion
pour la juridiction financière ;
ü l'élaboration des états de rapprochements
bancaires ;
ü la transmission descomptes de gestion des deux communes
à la Trésorerie Départementale de l'Atlantique pour
obtention d'un visa de conformité avant la mise en état d'examen
par la Direction de la Production des Comptes Publics.
v Les différents services de la TC Ab-C
Dans l'optique d'accomplir efficacement ces missions
susmentionnées, la TC Ab-C est organisée en sept (07) sections,
il s'agit de la caisse, du secrétariat, du contrôle de
régularité, de la comptabilité, des valeurs inactives, de
la pension et du compte de gestion. Ces différentes sections se
présentent telles que :
Ø La section caisse
Elle s'occupe de l'encaissement des recettes fiscales et non
fiscales, qu'elles proviennent de l'État ou des communes d'Abomey-Calavi
et de Sô-Ava, et du décaissement des dépenses de
l'État (paiement des chèques trésor) ainsi que les
dépenses communales concernant uniquement les ordres de paiement
à vue.
Ø Le secrétariat
Il se charge de l'enregistrement des courriers usuels (demande
de duplicata, de congés ...) et mandats à leur arrivée et
à leur départ dans les registres correspondants. Il s'occupe
également de l'agenda de la Trésorière Communale, de
l'accueil et de l'orientation des visiteurs.
Ø La section contrôle de
régularité
Cette section traite les mandats de paiement (MP) émis
par l'ordonnateur de la commune, qui est le Secrétaire Exécutive
(SE), et vérifie leur conformité. Elle s'assure que tous les
documents et pièces justifiant la dépense sont en règle et
bien annexés au mandat de paiement avant de le transmettre à la
Trésorière Communale pour approbation, correspondant ainsi au
paiement juridique.
Les contrôles de régularité incluent d'une
part la vérification des mentions obligatoires sur le MP (l'exercice
budgétaire, le montant en lettres et en chiffres, l'objet de la
dépense, l'imputation budgétaire, le créancier, le
numéro de compte bancaire, la signature et le cachet du SE et du
Contrôleur Financier) et d'autre part la vérification de la
présence effective, de la validité et de la conformité des
pièces juridiques et comptables indispensables.
La section Contrôle de régularité suit
également la consommation des crédits budgétaires des
communes d'Abomey-Calavi et de Sô-Ava en tenant des registres de prise en
charge et de paiement des mandats pour chaque commune ainsi que des registres
auxiliaires comme le registre FADeC.
Ø La section comptabilité
La section Comptabilité enregistre toutes les
opérations de recettes et de dépenses des communes
d'Abomey-Calavi, de Sô-Ava et du Budget Général de
l'État à partir des pièces justificatives et des «
journées » transmises par la caisse. Elle assure également
le paiement des mandats (salaires, prestataires), la saisie des recettes dans
le logiciel WMONEY pour les communes et dans
SIGFP pour l'État, ainsi que la gestion des subventions
accordées par l'État.
La comptabilité de la Trésorerie Communale
d'Abomey-Calavi est arrêtée par décade et diverses
situations financières sont ainsi établies.
À la fin du mois, elle établit l'état de
rapprochement bancaire et produit plusieurs situations mensuelles : certificats
de recettes des communes, situations financières et les bordereaux de
développement des recettes, des dépenses.
Ø La section valeurs inactives
Cette section administre les valeurs inactives telles que les
tickets, timbres, carnets et les imprimés des communes d'Abomey-Calavi
et de Sô-Ava pour générer des recettes.
Au cours de l'année, elle reçoit les valeurs en
collaboration avec la Mairie, approvisionne cette dernière qui se
chargera de les vendre, et encaisse les fonds issus de la vente de ces valeurs.
En fin d'année, la section assure le suivi de leur
utilisation (recollement), leur reconduction annuelle, ainsi que
l'incinération des valeurs déjà reconduites une fois. Elle
produit les rapports afférents à sa gestion et tient un registre
d'emploi des valeurs inactives pour un suivi optimal de leur gestion.
Ø La section pension
Cette section gère les pensions du Fonds National des
Retraités du Bénin (FNRB). La pension du FRNB concerne les agents
permanents de l'État admis à la retraite ainsi que leur `'ayant
droit''. A ce titre nous avons la pension titulaire (PT), la pension de veuvage
(PV) et la pension temporaire d'orphelin (PTO). Avec les réformes
introduites par le Décret n°2021-641 du 24 novembre 2021, on note
la suppression des paiements à vue. Les pensionnés
perçoivent désormais sur leurs comptes bancaires et leurs comptes
Mobile Money. Ainsi, la section pension est chargée de collecter les
certificats de vie des pensionnés et de les enregistrer sur la
plateforme du Trésor public via le logiciel e-fleurette.
Ø La section Compte de Gestion
Cette section est chargée de produire à la
clôture de l'exercice budgétaire, le compte de gestion des
communes d'Abomey-Calavi et de Sô-Ava. Ils seront déposés,
après production, à la Cour des Comptes par voie
hiérarchique (TDA puis DGTCP). Ce document de synthèse retrace
l'ensemble des opérations de recettes et de dépenses
effectuées par la commune et comptabilisées par la
Trésorerie Communale au cours de l'exercice budgétaire. Le compte
de gestion comprend le compte de gestion sur chiffres, reflète la
comptabilité tenue durant l'exercice budgétaire de chaque commune
et le compte de gestion sur pièces regroupe toutes les pièces
justificatives des opérations réalisées par la
Trésorerie Communale.
2. TÂCHES EXÉCUTÉES ET
EXPERIENCES ACQUISES
Au cours de ces trois mois de stage, nous avons eu la chance
de parcourir la quasi-totalité des sections de la TC Ab-C. Dans chaque
section, plusieurs tâches nous ont été confiées sous
la supervision des chefs de section. Elles sont telles que :
v Section secrétariat
Dans cette section, nous avons participé à
l'accueil et à l'orientation des usagers, ainsi qu'à
l'enregistrement des courriers arrivés et départs dans les
registres prévus à cet effet. Nous avons également
procédé à l'enregistrement des mandats dans le registre
correspondant, avant leur transmission à la section contrôle de
régularité.
v Section contrôle de
régularité
Nous avons participé à la réception et au
dépouillement des mandats, ainsi qu'à leur traitement. Nous avons
contribué à la tenue des registres de prise en charge et de
paiement des mandats pour Abomey-Calavi, Sô-Ava et le FADeC. Nous avons
également appris à vérifier les factures
normalisées en ligne via la plateforme SyGMEF et à calculer les
différentes oppositions sur mandat.
v Section comptabilité
Nous avons pris part au dépouillement des
journées caisses et opérations d'ordre (OD),
ainsi qu'au remplissage des fiches d'écritures. Nous avons suivi et
participé au paiement des mandats, à l'élaboration des
situations décadaires et au rapprochement bancaire.
v Section valeurs inactives
Nous avons participé à la tenue des états
d'emploi des VI pour les communes d'Abomey-Calavi et de Sô-Ava, à
partir des bordereaux de versement. Nous avons assisté au contrôle
de conformité des VI à leur réception à la TC Ab-C,
puis à leur poinçonnage à la TDA.
v Section compte de gestion
Dans cette section, nous avons contribué à la
réception des mandats payés, accompagnés des pièces
justificatives transmises par la section contrôle de
régularité. Nous avons participé à leur
dépouillement et à leur classement par compte. Nous avons
procédé de même pour les titres de recettes transmis par le
SE.
En
réalisant ces différentes tâches, nous avons acquis
diverses expériences qui nous ont permis de
découvrir concrètement les réalités du travail dans
une administration publique et des connaissances pratiques qui pour la
plupart, viennent confirmer et renforcer la théorie reçue
à l'ENA. Ainsi, après notre passage dans ses différentes
sections nous sommes en mesure de gérer les courriers «
arrivé » et « départ » et d'orienter les clients
après un bon accueil ; de dépouiller des mandats, vérifier
et traiter ces derniers en calculant les montants de la TVA, de l'AIB, de la
Retenue de Garantie et de la détermination du net à payer ; de
préparer les fiches d'écritures ; de passer les écritures
de Caisse, d'Ordre de Dépenses et de TPB; et de classer les mandats par
numéro de compte et par date de paiement.
B. IDENTIFICATION DE LA PRATIQUE À
RENFORCER : LA GESTION DES VALEURS INACTIVES (VI)
1. DÉMARCHE DE L'IDENTIFDICATION DE
LA PRATIQUE
Après avoir parcouru les différentes sections de
la TC Ab-C,nous avons pu identifier des problèmes en observant et en
échangeant avec les agents sur différents sujets. Il s'agit des
problèmes matériels tels que : l'exiguïté du
bâtiment de la TC Ab-C ; la défectuosité de la plupart
des portes menant aux sections ; la défectuosité de certains
matériels informatiques ; le manque de fournitures de bureau. Ces
problèmes étant factuels manquent de portée analytique, ne
permettent pas de développer des problématiques
pédagogiques et d'apporter des solutions innovantes.
Nous avons également constaté une insuffisance
de digitalisation dans les différentes sections. Cependant, au cours de
notre stage, nous avons reçu la visite de quelques inspecteurs de
l'informatique et des archives qui nous ont appris que la DGTCP projetait de
développer des solutions numériques pour digitaliser l'archivage
des documents et pour informatiser progressivement certaines pratiques dans les
administrations publiques, y compris la TC Ab-C. Nous nous sommes donc
tournés vers des problèmes qui ne sont pas encore totalement
traités.
Aussi, nous avons remarqué des failles dans la gestion
des valeurs inactives (VI). Il s'agit entre autres des risques
d'intrusion, de contrefaçon, de fuite de recettes et de
détérioration des supports. Des réformes ont
été mis en place pour améliorer la gestion des VI mais
elle présente toujours des failles. C'est pourquoi notre rapport se
propose d'analyser ces failles et de formuler des solutions innovantes afin
d'optimiser la gestion des VI.
2. INTÉRÊT DU RENFORCEMENT DE
LA GESTION ACTUELLE DES VALEURS INACTIVES À LA TC Ab-C
Dans un contexte de quête permanente de performance et
de transparence dans la gestion des Finances Publiques, la gestion rigoureuse
des VI constitue un enjeu majeur pour la TC Ab-C.
En effet, bien que la Commune bénéficie d'une
autonomie financière, celle-ci reste partielle puisque pour couvrir
toutes ses dépenses, elle dépend encore des fonds d'appui, des
subventions et transferts de l'État.
Or, les VI constituent un moyen de collecte de fonds, pouvant
permettre à la Commune d'Abomey-Calavi de tendre vers une autonomie
financière effective. Le renforcement de la gestion des VI
apparaît ainsi comme un enjeu stratégique pour consolider son
autonomie institutionnelle et financière.
L'étude de la gestion des VI permettra non seulement
d'en cerner les contours, mais aussi de mettre en évidence ses limites
actuelles. Les perspectives qui seront proposées dans ce rapport
viseront à corriger ses limites et à la renforcer durablement.
II. LA RESOLUTION DES PROBLÈMES LIÉS À LA
PRATIQUE IDENTIFIÉE
A. L'APPROCHE THÉORIQUE DE LA
RÉSOLUTION DES PROBLÈMES
Pour étudier la gestion des VI à la TC Ab-C, il
convient de commencer d'abord par explorer les contours d'une gestion efficace
des VI dans la revue théorique, ensuite d'exposer la gestion actuelle
des VI à la TC Ab-C et d'en relever les insuffisances identifiées
suite à sa confrontation à la théorie et enfin de proposer
des solutions pouvant combler ces insuffisances.
1. LA REVUEDE LA THÉORIE
a) Définition
Les valeurs inactives sont des formules de toutes natures qui
n'acquièrent une valeur que dans la mesure où elles font l'objet
d'une émission par le comptable habilité à cet
effet.1(*)
Selon le Manuel de procédure de gestion des valeurs
inactives des collectivités locales de Septembre 2017,
rédigé par la DGTCP, les valeurs inactives concernées,
servent au recouvrement d'une partie des recettes propres non fiscales
inscrites au budget de la commune qui sont essentiellement constituées
des taxes, des droits et d'autres prestations de l'état civil
perçus sans établissement préalable de titre de
perception. Les recettes ainsi recouvrées contribuent au fonctionnement
de l'administration locale. Elles ont une valeur financière et
se gèrent avec le même niveau de sécurité et de
traçabilité que la caisse.
b) Catégories de VI existante
Il existe à la date d'aujourd'hui quatre (4)
catégories de valeurs inactives utilisées dans les communes que
sont :
· la catégorie des timbres (timbres de
légalisation des affirmations et des actes administratifs, de
dépôt de signature etc.) ;
· la catégorie des tickets (droit de
stationnement, droit de place sur marché, etc.) ;
· la catégorie des imprimés (attestation ou
certificat de résidence, convention de vente de terrain, certificat de
vie et de charge, etc.) ;
· et la catégorie des carnets ( attestation de
recasement, autorisation d'ouverture de boutique, etc.).
c) Périmètre
Circuit théorique
des VI : Elle se traduit par l'expression de besoins en VI,
lacommande et la réception en début d'année,
l'approvisionnement en cours d'année et le recollement, la reconduction
et l'incinération des VI en fin d'année.
· Expression des besoins en VI et leur
commande : Les besoins en VI pour le compte d'une année N
sont exprimés par la mairie qui s'adresse au TC. Une fois les besoins
exprimés, le SE procède au choix du prestataire suivant la
procédure de passation des marchés publics puis, à la
commande proprement dite. La commande se fait au plus tard au début du
mois de décembre de l'année N-1, pour d'assurer la
disponibilité des VI poinçonnées et prises en charge au
plus tard le 1er janvier de l'année N. Après réception du
bon de commande, le prestataire procède à la livraison dans le
délai fixé, dans l'enceinte de la Trésorerie Communale.
· La réception correspond
à la livraison des VI à la Trésorerie Communale par le
prestataire. À cette étape, la section Valeurs Inactives de la
Trésorerie Communaleprocède aux contrôles d'usagese
rapportant à la malfaçon ou à l'exactitude en nombre et en
montant des VI reçues et aux mentions obligatoires. La livraison fait
l'objet d'un procès-verbal de réception des VI. La
réception des VI implique leur prise en charge par la section VI.
· L'approvisionnementconsiste à
mettre à la disposition des correspondants des VI (prises en charge et
poinçonnées), qui en assurent la vente. Il est important de faire
établir par le correspondant, un état d'approvisionnement, un
bon, une décharge ou un PV d'expédition, sur lesquels sont
décrites les valeurs remises. Cet état doit être
signé par les deux parties concernées. Lorsque le
Régisseur de recettes vend tout ou une partie des VI reçues du
TC, il se présente au guichet de ce dernier pour faire le reversement de
recettes, sur la base d'une fiche de reversement. En retour, il reçoit
de la caisse du TC, une quittance du montant correspondant dont le
numéro de quittance est mentionné sur l'état de
versement.
· Le recollement : C'est le retour
des VI invendues par le Régisseur de recettes. Ce retour s'opère
de façon générale et automatique en fin d'exercice
budgétaire au plus tard le 31 décembre, et de façon
exceptionnelle en cours de gestion.
· La mise en reconduction consiste
à rendre valide en année N+1, les VI recollées pour cause
d'invendu et celles qui sont restées dans le portefeuille du TC au 31
décembre de l'année N. Aucune VI n'est mise en reconduction plus
d'une fois.
· La reconduction quant à elle,
fait réintégrer au portefeuille, les VI mises en reconduction.
Aucune VI ne devant être reconduite plus d'une fois. Toute VI reconduite
une fois au cours d'une année, est incinérée
l'année suivante.
· L'incinération : il est
question de détruire toutes les VI inaptes à la circulation. De
façon générale et automatique, cette destruction
s'opère en fin d'année pour des VI déjà reconduites
une fois. Elle ne donne lieu à aucune écriture. De façon
exceptionnelle, la destruction en cours d'exercice concerne les valeurs
inactives qui présentent de malfaçons et les valeurs inactives
qui présentent des signes de fraudes. L'incinération des VI se
fait en présence d'une commission composée du Conseil Communal,
du SE, du préfet ou son représentant, d'un huissier, d'un
Policier de Justice, du Trésorier Départemental et du
Trésorier Communal qui vérifie d'abord les VI à
incinérer avant l'opération.
Principes et
stratégies clés : Il s'agit notamment
de laplanification, la gestion du capital humain, la
sécurisation, la conservation
sécurisée, le suivi comptableet les inventaires et
contrôles périodiques
· La planification de la commande des VI
se fait à travers l'expression du besoin en VI par la Mairie qui
s'adresse au TC en novembre de l'année N-1. Celui-ci évalue les
stocks disponibles tant au niveau de son portefeuille qu'au niveau des
correspondants en tenant compte de la pratique d'incinération ou de
reconduction de VI de la commune.
· La gestion du capital humain concerne
la séparation des tâches, la formation continue, les conditions de
travail et la rémunération. Elle est essentielle car les
tâches ne doivent pas être concentrés sur une seule
personne.2(*) Les acteurs
impliquées dans le processus de la gestion des VI sont le SE (
responsable des affaires budgétaires à la Mairie) et le
Trésorier Communalqui est aidé par le régisseur de
recettes de la Mairie, dans la collecte des recettes. Aussi, la vente sur le
terrain des VI se fait par les agents collecteurs, formés par la Mairie,
qui rendent compte de leur collecte au régisseur de recette.
· La sécurisation concerne la
pré-numérotation par le prestataire lors de l'impression des VI,
l'unicité des séries, le poinçonnage et les mentions
obligatoires (l'insigne ou le logo et le nom de la commune ; la valeur
faciale s'il y a lieu ; le millésime3(*); la codification des valeurs inactives). Ces
dispositions permettent dedétecter les numéros manquants, de
fiabiliser et de suivre chaque formule de VI.
· La conservation (caveau, accès
restreint au personnel de la Trésorerie Communale) réduit les
risques d'intrusion.
· Le suivi comptable est assuré
par les registres de mouvements (entrées, sorties, retours) et les
états d'emploi tirés des systèmes informatisés
« WMoney » dans les Trésoreries Communales et de
« GBCO » au niveau des Mairies. Les registres
tenus par la section valeurs inactives, sont comparés aux états
d'emploi, pour s'assurer de conformité entre les deux. La combinaison de
l'enregistrement manuel et de celle numérique garantit un suivi efficace
des VI.
· Les inventaires périodiques et
contrôles inopinéssur place et sur pièces se
fontau niveau de la Régie de Recettes, au moins une fois par trimestre.
Ce contrôle amène les régisseurs à suivre
permanemment les procédures qui ont été établies.
Ces contrôles consistent à comparer le stock physique, les
états d'emploi et les encaissements. Les VI
détériorées, périmées ou frauduleuses font
l'objet d'un procès-verbal et d'une destruction
contrôlée.
2. CONFRONTATION DE
LA THÉORIE AU CADRE ACTUEL DE LA GESTION DES VI À LA TC Ab-C
En règle générale, aucune gestion n'est
parfaite. Mais, comme le remarquait Henry Mintzberg « très
souvent, la gestion efficace consiste à être conscient de ses
imperfections et à s'assurer qu'elles ne nuiront pas au succès
de » l'organisme. Afin de mettre en évidence les faiblesses
observées dans de la gestion des valeurs inactives à la TC Ab-C,
nous avons confronté le cadre théorique aux pratiques
effectivement observées. Le point de cette confrontation se
résume comme suit :
Le circuit observé à la TC Ab-C rejoint la
revue théorique. Ce circuit se fait effectivement de l'expression des
besoins en VI jusqu'à leur incinération, tout comme dans le
circuit théorique.Cependant, nous avons relevé certains
écarts entre le circuit théorique et le circuit réel.
En effet, au cours de la commande, des retards dus à
la lourdeur des procédures administratives se font remarqués. Ces
retards ont une incidence sur la réception qui se fait aussi
tardivement. Théoriquement prévue en janvier, elle n'a eu lieu
qu'en juin cette année, en raison de la lourdeur des procédures
de passation des marchés publics.
De plus, le contrôle manuel qui se fait pendant la
réception, est fastidieux puisqu'il consiste à vérifier la
conformité de chaque formule de toutes les séries de VI ;
une série pouvant comporter au moins 100 formules.
En ce qui concerne les principes et les stratégies
clés utilisés par la TC Ab-C, ils rejoignent la théorie
mais présentent des insuffisances en de certains points. D'abord, la
planification réalisée chaque année par la TC Ab-C n'est
pas assez efficace. Cela est inquiétant puisque l'incinération
doit se faire et celle-ci suppose que certains VI n'ont pas été
vendues sur deux années consécutives. En plus, les VI à
incinérer constituent une perte de ressources pour la commune.
Ensuite, même si la plupart des agents qui interviennent
dans la gestion des VI travaillent dans de bonnes conditions, les agents
collecteurs de la Mairie d'Abomey-Calavi font face à pas mal de
défis durant leur collecte. Ces derniers ne sont pas assez
équipés pour la collecte de recettes; ils ne disposent pas par
exemple de moyens logistique et roulant, pouvant leur permettre de vendre les
VI sur de plus grandes étendues4(*). De plus, aucune mesure incitative n'est mise en
place pour les motiver à vendre plus de VI. Cette situation pourrait
être un facteur nourrissant la mauvaise foi de certains agents qui
détournent les fonds collectés.5(*)
Aussi, avec les nouvelles réformes mises en place, des
agents extérieurs ont été recrutés pour vendre les
VI dans les marchés et les gares routières grâce aux
Terminaux à Paiement Electronique(TPE). Cette mesure permet
dedélivrer des tickets électroniques aux contribuables, de
renforcer la traçabilité des paiements, de réduire les
risques de fuites de recettes, de limiter les conflits entre contribuables et
agents collecteurs et de réduire les arriérés de
paiements. En outre, ils faciliteraient la centralisation et la
fiabilité des données de collecte. Cependant, tout comme les
agents de la Mairie, ces nouveaux agents peuvent aussidétourner une
partie des fonds collectés durant leur vente.
Enfin, la sécurisation et la conservation des VI
à la TC Ab-C présentent des failles. Il s'agit pour la
sécurisation, des difficultés liées au poinçonnage
(déplacements à la TDA ; poinçonneuse disponible
uniquement à la TDA et utilisée par plusieurs communes). Pour la
conservation, il s'agit des risques liés à la conservation
physique (incendies, inondations, dégradation par les rongeurs etc.).
Pour faire face à ces risques, la TC Ab-C a entrepris, avec les
nouvelles réformes, une digitalisation de certaines VI et leur
utilisation effective pourrait être envisagée en 2026.
L'analyse met en évidence une gestion globalement
conforme aux principes établis, une mise en place de nouvelles
réformes, mais encore marquée par des insuffisances structurelles
et organisationnelles. Ces constats ouvrent la voie à des perspectives
d'amélioration que nous exposerons dans les lignes suivantes.
3. PROPOSITION DE SOLUTIONS
THÉORIQUES
Pour combler ces différentes failles, nous avons
réfléchi à de solutions concrètes
réalisables telles que :
ï L'optimisation des procédures de passation des
marchés publics en ce qui concerne la commande des VI;
ï La réalisation des études statistiques sur
les ventes de VI des années précédentes pour une meilleure
planification ;
ï La mise en place des outils de suivi et
d'évaluation de la performance de la collecte de recettes issuesdes VI
chaque année ;
ï La mise en place des mesures incitatives pour les agents
collecteurs ;
ï La sensibilisation à la vérification de
l'authenticité des VI achetées par les contribuables et à
leur conservation.
ï Le renforcement des capacités logistiques des
collecteurs ;
ï La sécurisation avancée des VI avec
l'introduction de dispositifs modernes.
B. L'HYPOTHÈSE DE LA MISE EN
OEUVRE DES SOLUTIONS THÉORIQUES
1. DÉMARCHE DE LA MISE EN
OEUVRE
Les solutionsque nous avons proposées pour combler les
insuffisances de la gestion des VIsont réalisables sur le court et moyen
terme suivant une démarche progressive.
Sur le court terme (1-2 ans), il s'agira
d'optimiser les procédures de passation des marchés publics
ensimplifiant et en accélérant les processus de commande des VI
pour éviter les retards dans leur réception.
Il s'agira aussi de réaliser des études
statistiques sur les ventes de VI des années précédentes
pour une meilleure planification et un meilleur suivi. Cela consistera d'une
part, à mettre en place des outils d'analyse pour évaluer la
capacité financière de la commune sur la base de la moyenne des
collectes des années précédentes. D'autre part, mettre en
place des outils de suivi et d'évaluation comme les indicateurs de
performance, permettraégalement d'évaluer l'efficacité des
collecteurs et des processus de gestion des VI. Comme exemple d'indicateurs de
performance, on peut citer :
· Écart de stock (physique vs théorique)
chez les agents collecteurs.
· Taux d'anomalies (numéros manquants,
annulations).
· Délai de vente du stock.
· Part des recettes issues des VI dans les recettes
propres collectées.
Sur le moyen terme (2-3 ans), il s'agira de renforcer des
capacités des collecteurs de la mairie en les équipant de moyens
logistiques (motos) et instaurer des formations continues.De
plus,l'instauration de mesures incitatives pour les agents collecteurs comme
des systèmes de primes et gratifications basés sur la performance
des collecteurs peuvent les motiver à améliorer leur
efficacité, réduisant ainsi les risques de fraude et augmentant
les recettes propres de la commune.
Pour limiter les risques de détournement par les agents
extérieurset les risques d'intrusion, la Mairie pourrait diffuser sur
les canaux de communication (télévision, radio, réseaux
sociaux), les informations concernant les nouvelles réformes; et
d'organiser des campagnes pour la sensibilisation des contribuables. Cette
sensibilisation consistera à les informer sur l'importance de la
vérification de l'authenticité des VI qu'ils ont achetées
et de leur conservation après paiement.
Pour l'authentification,l'intégration des codes QR sur
les valeurs inactives permettrait de vérifier instantanément
l'authenticité de chaque support grâce à une lecture
numérique unique et infalsifiable; que ces VI soient des supports
numériques ou physiques. Contrairement aux numérotations
classiques, le code QR est difficile à reproduire, ce qui limite
fortement les tentatives de contrefaçon. De plus, chaque scan peut
être enregistré dans une base de données
centralisée, assurant la traçabilité des mouvements des
VI.

Figure II-1 Exemple de code QR
2. RESULTATS ENVISAGEABLES
La mise en oeuvre des mesures proposées devrait
générer plusieurs résultats significatifs pour la gestion
des Valeurs Inactives (VI) à la Trésorerie Communale
d'Abomey-Calavi.
D'abord, une planification plus rigoureuse permettra d'assurer
la disponibilité des VI en temps voulu, garantissant ainsi la
continuité des services sans rupture. L'utilisation de données
statistiques précises facilitera l'ajustement des commandes en fonction
des besoins réels, évitant à la fois les excédents
coûteux et les pénuries préjudiciables.
Ensuite, le recours à des indicateurs de performance
favorisera un suivi régulier, permettant d'identifier rapidement les
faiblesses et d'adapter les stratégies de gestion. L'instauration de
mesures incitatives pour les collecteurs, telles que des primes liées
à la performance, contribuera à renforcer leur motivation,
à accroître leur efficacité et à limiter les risques
de fraude. Dans la même logique, le meilleur équipement des agents
collecteurs favorisera une couverture territoriale plus large, une reddition
plus efficace des recettes et une amélioration générale de
leurs conditions de travail. Une sensibilisation des contribuables incitera les
agents de la mairie ou les agents extérieurs à toujours
délivrer les formules de VI authentiques, après collecte de fond
et découragera les détournements.
Par ailleurs, la modernisation des dispositifs de
sécurisation réduira considérablement les risques de
contrefaçon et renforcera la confiance des usagers dans les titres
délivrés. Enfin, la dématérialisation prévue
à l'horizon 2026 représente une étape décisive :
elle permettra de réduire les coûts d'impression, de limiter les
risques de falsification et de détérioration, d'alléger
les tâches de contrôle et de garantir une traçabilité
complète des transactions.
En somme, l'ensemble de ces réformes devrait contribuer
à une gestion plus transparente, plus sécurisée et plus
performante des VI, consolidant la confiance des usagers et renforçant
l'autonomie financière de la commune.
III. CONCLUSION
Le stage effectué au sein de la Trésorerie
Communale d'Abomey-Calavi a constitué une expérience riche
d'enseignements, tant sur le plan théorique que pratique, offrant une
immersion concrète dans le fonctionnement quotidien d'une administration
locale, notamment dans la gestion des recettes, y compris celles issues des
valeurs inactives (VI). L'étude menée a
révélé l'importance des VI dans le renforcement des
ressources propres de la commune, tout en mettant en évidence plusieurs
insuffisances dans leur gestion, telles que des risques de contrefaçon,
des gaspillages liés à une planification inadéquate et des
lacunes dans le circuit des VI. Ces faiblesses, si elles ne sont pas
corrigées, peuvent limiter l'efficacité de la mobilisation des
ressources locales et générer des pertes financières.
Face à ces constats, des solutions concrètes et
adaptées ont été proposées, s'inscrivant dans une
logique d'amélioration continue pour renforcer la gestion
financière de la commune et son autonomie. Parmi elles, La
sécurisation avancée des VI avec l'introduction de dispositifs
modernesapparaît comme la plus prometteuse, car elle permet de
gérer plusieurs risques opérationnels et s'appuie sur des
pratiques déjà mises en place par l'administration publique au
Bénin. Son intégration dans la gestion des VI ne
représenterait donc pas un défi inédit pour la
Trésorerie communale d'Abomey-Calavi, et pourrait servir de
modèle pour les autres collectivités territoriales.
Cela soulève une perspective ambitieuse :
l'optimisation de la collecte des recettes grâce à une
sécurisation plus renforcé de la gestion des VI à
Abomey-Calavi pourrait devenir le point de départ d'une
généralisation de cette pratique dans tout le pays. Un tel
scénario offrirait à chaque commune la possibilité de
mieux structurer la collecte de ses ressources et d'assurer durablement son
autonomie financière.
RÉFÉRENCES
IV. Bibliographie
I- Ouvrages
ï BROLLES et AL, « Budget des communes,Gestion
et Comptabilité », 2010.
ï Direction Générale du Trésor et de la
Comptabilité Publique (DGTCP), « Manuel de
procédure de gestion des valeurs inactives des collectivités
locales », septembre 2017.
II- Textes juridiques
· Arrêté
n°125/MEF/DC/SGM/DGTCP/DRC/SP/0013SGG22 portant sur les attributions,
l'organisation et le fonctionnement de la Direction Générale du
Trésor et de la Comptabilité Publique du 21 janvier 2022 en
République du Bénin.
· Décret n°2014-571 portant règlement
général sur la comptabilité publique(Articles 23, 27 et
113) du 07 octobre 2014 en République du Bénin.
Supports électroniques
· Direction Générale du Trésor et de la
Comptabilité Publique. Historique du Trésor public
béninois. Consulté le [18/08/2025] à [08:13].
Disponible sur :
.https://tresorbenin.bj/page/historique.
· Ametowona, A.
« Gouvernance locale à Abomey-Calavi : La SE Carine
Laourou lutte contre la baisse des recettes ».Publié le
14/10/2024. Consulté le [18/08/2025] à [16:14].Disponible
sur :
https://www.lexpression.bj/abomey-calavi-la-se-carine-laourou-dynamise-la-mobilisation-des-recettes/
· Degbedji, F. D., & Attindehou, F. P. M. (2025, 18
août). « Analyse de mobilisation des ressources propres des
collectivités territoriales du Bénin : Cas de la commune
d'Abomey-Calavi ». p 44 et 45. Publié en 2016.
Consulté le [20/08/2025] à [12:19]. Disponible sur :
https://www.memoireonline.com/11/22/13456/m_Analyse-de-la-mobilisation-des-ressources-propres-des-collectivits-territoriales-du-Bnin-Ca11.html
V. ANNEXE 1 : Organigramme de la
DGTCP

VI. ANNEXE 2 :
Organigramme de la Trésorerie Communale d'Abomey-Calavi

Table des matières
CERTIFICATION
i
REMERCIEMENTS
ii
LISTE DES FIGURES
iii
LISTE DES SIGLES ET
ABRÉVIATIONS
iv
SOMMAIRE
v
INTRODUCTION
GÉNÉRALE
1
I. DÉROULEMENT DU STAGE ET LA
PRATIQUE À RENFORCER
2
A. LE
DÉROULEMENT DU STAGE
2
1.
PRÉSENTATION DE LA STRUCTURE D'ACCUEIL
2
2. TÂCHES
EXÉCUTÉES ET EXPERIENCES ACQUISES
6
B. IDENTIFICATION
DE LA PRATIQUE À RENFORCER : LA GESTION DES VALEURS INACTIVES
(VI)
8
1. DÉMARCHE
DE L'IDENTIFDICATION DE LA PRATIQUE
8
2.
INTÉRÊT DU RENFORCEMENT DE LA GESTION ACTUELLE DES
VALEURS INACTIVES À LA TC Ab-C
8
II. LA RESOLUTION
DES PROBLÈMES LIÉS À LA PRATIQUE
IDENTIFIÉE
9
A. L'APPROCHE
THÉORIQUE DE LA RÉSOLUTION DES PROBLÈMES
9
1. LA REVUE DE LA
THÉORIE
9
2. CONFRONTATION DE
LA THÉORIE AU CADRE ACTUEL DE LA GESTION DES VI À LA TC
Ab-C
12
3. PROPOSITION DE
SOLUTIONS THÉORIQUES
13
B.
L'HYPOTHÈSE DE LA MISE EN OEUVRE DES SOLUTIONS
THÉORIQUES
14
1. DÉMARCHE
DE LA MISE EN OEUVRE
14
2. RESULTATS
ENVISAGEABLES
15
CONCLUSION
16
RÉFÉRENCES
vi
Bibliographie
vi
Supports électroniques
vi
ANNEXE 1 : Organigramme de la
DGTCP
vii
ANNEXE 2 : Organigramme de la
Trésorerie Communale d'Abomey-Calavi
viii
* 1 BROLLES et AL,
« Budget des communes, Gestion et
Comptabilité », 2010.
* 2Cf Art 23,27et 113 du
Décret N° 2014-571 du 07 octobre 2014 portant règlement
général sur la comptabilité publique en République
du Bénin.
* 3 Millésime :
l'année budgétaire à laquelle appartiennent les valeurs
inactives
* 4 Ambroise AMETOWONA,
« Gouvernance locale à Abomey-Calavi: La SE Carine Laourou
lutte contre la baisse des recettes »,l'expression.bj, 18
Août 2025, 16h13.
* 5Fabrice D. DEGBEDJI &
Franck P. M. ATTINDEHOU, « Analyse de mobilisation des ressources
propres des collectivités territoriales du Bénin: Cas de la
commune d'Abomey-Calavi », Memoireonline, p 44 et 45, 18
Août 2025, 12:19.
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