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Influence des séquelles neuro-orthopédiques sur la capacité fonctionnelle des adultes cérébro-lésés suivis en rééducation fonctionnelle


par Homer Tshibanda
Université de Kinshasa - Licence en médecine physique et de réadaptation  2022
  

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CHAPITRE 4. DISCUSSION

La présente étude a été menée auprès des 30 patients présentant des séquelles post lésion cérébrale au cours de leur prise en charge en réadaptation fonctionnelle.

Elle a visé à évaluer l'impact des complications neuro-orthopédiques sur la capacité fonctionnelle des adultes cérébro-lésés suivis en rééducation, et a determiner leur autonomie.

Concernant le sexe des patients

Une prédominance masculine avec 60% de cas des patients cérébrolésés, ce résultat se rapproche de celui de Longo M et al. [59], qui a aussi trouvé une prédominance masculine avec 65% et celui ABRAHAM G avec 62% [60], et même celui de TOUZANI R. qui dans son étude les hommes représentaient 57,72% [61].

Cette convergence s'explique par le fait que toutes ses études sont menées dans les hôpitaux de Kinshasa où les facteurs de risque sont presque les mêmes, et surtout qu'en Afrique en général et en République Démocratique du Congo en particulier, c'est l'homme qui est la pièce maîtresse du foyer augmentant le stress et le risque de succomber à une lésion cérébrale.

Relatif auniveau d'études des patients

Quant au niveau d'étude 50% des participants étaient des gradués ce résultat déferre celui de TOUZANI R. qui parmi les 127 cas d'AVC, 116 cas n'ont pas dépassé le niveau scolaire primaire [61].

Cette divergence peut s'expliquer par le taux d'éducation qui ne cesse de croître dans la ville province de Kinshasa, mais aussi par le stress et les responsabilités dont sont victimes ceux qui ont un niveau d'études universitaires vis-à-vis de leur famille.

En rapport avecla profession des patients

Notre

Est-ce qu'être ménagères est un employ?Vu que c'est rémunéré ont peut considerer ca d'emploi

étude a montré que près de 70 % des participants étaient employés bien que ce soit des emplois moins rémunérés et 30% étaient sans emploi.

Ce résultat se diverge avec celui de l'étude de Mbelesso P, et al. Qui avait montré que 64,5 % étaient sans profession [62].

Cette divergence pourrait s'expliquer par des différences dans les contextes socio-économiques de l'échantillon, les critères de sélection des participants, il est également possible que les fluctuations économiques locales et l'accès aux emplois dans les zones étudiées aient influencé ces résultats.

A propos de l'âge des patients

La majorité des patients était âgé de 50 ans et plus, avec une moyenne d'âge de 52,70 ans.

Ce résultat se diverge avec celui de Sagui E. dont les constituants de son échantillonavaient un age compris entre 60,8#177;12,14 ans [63].

La différence d'age moyenne peut refléter des variations liées a des facteurs contextuels ou démographiques spécifiques, comme le cadre géographique, les conditions de vie, ou les différences dans les pratiques de prévention et de prise en charge.

Quant aux antécédents

Cette étude montre que 77,8% des hommes et 75% des femmes soit 45,84% des participants sont hypertendus. Ce qui se rapproche de celui d'AUBRY P. qui a trouvé 53% des accidents vasculaires cérébraux, au sein de la population de Kinshasa [64].

Ce rapprochement s'explique aussi par le fait que l'hypertension artérielle demeure l'un des facteurs de risque majeur des AVC pourvoyeurs des hémiplégies à Kinshasa.

En ce qui concerne le type des lésions

Cette étude montre que 94,4% des hommes et 100% des femmes soit 96,7 % des participants avaient une lésion d'origine non traumatique. Ce qui se rapproche de l'étude réalisée par l'institut national de santé public du Quebec. Qui a montré que 80-96% de ses participants présentaient une lésion non traumatique de nature ischémique [65].

Cela s'explique par le fait que la plupart des hémiplégies sont d'origine vasculaire (non traumatiques), d'où sa fréquence élevée dans notre milieu hospitalier.

Portant sur l'évaluationarticulaire

Cette étude montre que 81,1% des participant n'étais pas capable de réalisé une fonction motrice sans aide externe ce qui se s'éloigne un peu d'étude faite par Daviet J.C. et al. Quireprésente 60% des sont échantillons présente des déficits moteurs [66]. La différence entre notre étude et celle de Daviet J.C. et al. Pourrait être liée aux variations dans les protocoles d'évaluation, à la nature des lésions ou aux caractéristiques de l'échantillon. Dans notre étude, un pourcentage plus élevé de patients ne peut pas réaliser une fonction motrice sans aide externe, ce qui pourrait refléter des déficits moteurs plus sévères ou une prise en charge moins précoce par rapport à l'échantillon de Daviet J.C. et al. Cela souligne l'importance d'une approche personnalisée et continue dans la rééducation pour améliorer les capacités fonctionnelles des patients.

L'impact des complications neuro-orthopédiques sur la préhension

Nos résultats montrent que la préhension est significativement influencée par les contractures (p = 0,049), les déformations (p = 0,000) et la douleur (p = 0,007)

Malgré cela, 51,3% des patients étaient capables d'effectuer une préhension. Ce résultat est en accord avec l'étude de Nabile B. (2018), qui a démontré que ces complications réduisent la fonction manuelle des patients cérébro-lésés [67].

Cette influence peut aussi s'expliquer par le fait que la préhension exige une certaine précision dans son exécution, alors que les contractures, les déformations et la douleur empêchent aux groupes musculaires de gagner ou récupérer la force nécessaire permettant ainsi d'obtenir une préhension.

En lien avec l'Impact des complications neuro-orthopédiques sur la marche

Notre étude montre que 56,7 % des patients avaient une marche fauchante, 23,3 % une marche steppante et 20 % une marche normale.

Cependant, aucune association statistiquement significative n'a été trouvée entre la marche et les complications neuro-orthopediques:

- Les contractures (p = 0,225)

- Les déformations (p = 0,386)

- La douleur (p = 0,115)

Ce résultat peut être expliqué par le fait que certains patients parviennent à développer des mécanismes compensatoires pour la marche, malgré leurs complications neuro-orthopédiques.

Concernant l'autonomie des patients

Nous avons trouvé que 44,4% des hommes et 33,3% des femmes avaient une dépendance modérée selon l'indice de Barthel.

Ce résultat est similaire à l'étude de Malemba A. et al., qui a trouvé un score moyen de 43 #177; 26,6, indiquant une dépendance partielle [11].

Cette convergence indique qu'une proportion significative de patients présente une dépendance modérée nécessitant une assistance régulière. Cependant, la classification de l'autonomie peut varier selon l'échantillon et le contexte de chaque étude.

Limites de l'étude

Nous avons été limité par le temps, qui nous a semblait relativement court, ce qui a influencé notre faible échantillon,

Et surtout que, nous n'avons pas recherché les techniques ou méthodes utilisés ainsi que le nombre des séances bénéficiés par chaque patient.

La force de cette étude

La force de cette étude réside dans le fait qu 'elle est:

- La première étude menée à Kinshasa qui s'intéresse spécifiquement aux séquelles neuro-orthopédiques chez les patients ayant subi une lésion cérébrale. 

- Elle rapporte que les troubles neuro-orthopédiques ont un impact négatif sur la préhension.

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