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Discipline-Intégrité-Rigueur.
Discipline-Integrity-igour
Tel : 222 25 40 19 E-mail :
fsjp@univ-ndere.cm
L'émergence scientifique en
marche
2023-2024
PARCOURS :
CARRIERES ADMINISTRATIVES ET POLITIQUES
Encadreur Professionnel :
Mme KHALIE DJARANNABI
Directrice de la DAPO
Rapport de stage académique effectué du 16
septembre au 01 novembre 2024 au Ministère des affaires
étrangères, des tchadiens de l'étranger et de la
coopération internationale en vue de l'obtention Master I
professionnel
Encadreur Académique :
Pr. DIKA ELOKAN
Maitre de conférences
Sous l'encadrement de :
Rédigé par :
ABDELKERIM ADAM MOUSSA
Matricule : 23P042JP
THÈME : L'EVOLUTION DES RELATIONS
INTERNATIONALES DU TCHAD
RAPPORT DE FIN DE STAGE
DEDICACE
A mon père ADAM MOUSSA
A ma mère ADAMA SALEH
REMERCIEMENTS
« Merci est un bien modeste petit mais ne sort de la
bouche que sous l'effet d'un acte qui inspire de la gratitude ». Nous
sommes inconditionnellement et profondément reconnaissants à
l'endroit de :
Ø À notre encadreur pédagogique, le
Professeur DIKA ELOKAN, merci pour avoir accepté de diriger ce
travail ;
Ø À notre encadreur professionnel, Madame KHALIE
DJARNNABI, Directrice de la direction de l'Asie, du Pacifique et de
l'Océanie pour son chaleureux accueil etson soutien tout au long de
notre stage professionnel ;
Ø À tout le corps enseignant, merci pour votre
apport considérable à notre formation académique ;
Ø À notre coordonnateur Dr FANSI, pour son
travail acharné, et sa détermination ànotre
réussite ;
Ø Aux personnels du ministère des affaires
étrangère, des tchadiens de l'étranger et de la
coopération internationale ;
Ø À mon Père, Monsieur ADAM MOUSSA, mes
remerciements pour sonsoutientant financierque morale et pour ces conseils
avisés ;
Ø À ma Mère Madame ADAMA SALEH pour son
encouragement incessant et sa détermination dans le suivi de mes
études ;
Ø À mes frères et soeurs, mes
sincèresremerciements pour leur soutien ;
Ø À mes chers amis et camarade de promotion et
ceux qui m'ont assisté durant monparcours ;
Ø À tous ceux qui, de près ou loin ont
contribué à ce travail, merci infiniment.
LISTE D'ABREVIATION
MAETECI : Ministere des Affaires Etrangeres, des
Tchadiens de l'Etranger et de la coopération internationale ;
SG : Secretariat Générale ;
DGCI : Direction Générale de la
Coopération Internationale ;
DGA : Direction Générale de
l'Administration ;
DT : Direction Technique ;
UE : Union Européenne ;
OUA : Organisation de l'Unité Africaine ;
UA : Union Africaine ;
DCM : Direction de la Coopération
Multilatérale ;
NU : Nations-Unies ;
OCI : Organisation de la Conférence
Islamique ;
NEPAD : Nouveau Partenariat pour le Développement
de l'Afrique ;
DAJDA : Direction des Affaires Juridiques, de la
Documentation et des Archives ;
DCIT : Direction des Conférences Internationales
et de la Traduction ;
DGIA : Direction Générale de
l'Intégration Africaine ;
DGPE : Direction Générale du Protocole
d'Etat ;
CEEAC : Communauté Economique des Etats de
l'Afrique Centrale ;
OPE : l'Organisation des Pays Exportateurs de
Pétrole ;
UFR : Union des Forces de la Résistance ;
ALS : Armée de la Libération du
Soudan ;
OI : Organisation Internationale.
SOMMAIRE
DEDICACE
1
REMERCIEMENTS
2
LISTE D'ABREVIATION
3
RESUME
5
INTRODUCTION
GÉNÉRALE
6
PREMIERE
PARTIE : PRÉSENTATION DE LA STRUCTURATION DU DÉROULEMENT DU
STAGE
9
CHAPITRE I : PRÉSENTATION DU
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DES TCHADIENS DE
L'ÉTRANGER ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE
10
CHAPITRE 2 : ANALYSE DES TACHES
EFFECTUEES
32
SECTION I : ACCUEIL ET
INTEGRATION
32
SECTION II - LES TACHES
EFFECTUEES
33
DEUXIEME
PARTIE : L'EVOLUTION DE LA POLITIQUE ETRANGERE DU TCHAD
36
CHAPITRE I : LA DYNAMIQUE DE LA POLITIQUE
ETRANGERE DU TCHAD
37
SECTION I : LA CHRONOLOGIE DES RELATIONS
DU TCHAD
37
SECTION II- LA REDEFINITION DE LA POLITIQUE
ETRANGERE DU TCHAD
53
CHAPITRE II- LES DÉFIS ET
SUGGESTIONS
60
SECTION I- DEFIS INTERNES ET EXTERNE A LA
POLITIQUE ÉTRANGERE DU TCHAD
60
SECTION II- LES SUGGESTIONS
63
CONCLUSION GENERALE
65
BIBLIOGRAPHIE
67
TABLE DES MATIERES
68
ANNEXE
71
RESUME
Ce rapport de stage examine l'évolution de la politique
étrangère du Tchad, en mettant l'accent sur le fonctionnement du
ministère des Affaires étrangères et les défis
contemporains auxquels le pays est confronté. Le Tchad, en raison de sa
position stratégique en Afrique centrale, joue un rôle essentiel
dans les questions de sécurité régionale, notamment face
au terrorisme et aux conflits au Sahel.
La première partie du rapport décrit la
structure du ministère, ses directions et les activités
clés liées à la formulation et à la mise en oeuvre
des politiques étrangères. La seconde partie aborde les enjeux
contemporains, la dynamique des relations extérieures du Tchad, ainsi
que les défis qu'elles rencontrent, et enfin proposer quelques
solutions.
Le rapport souligne la nécessité pour le Tchad
de renforcer sa diplomatie en intégrant les aspirations locales et en
améliorant les ressources institutionnelles. Cela permettra au pays de
consolider son rôle d'acteur clé dans la stabilité
régionale et de contribuer à la paix en Afrique.
ABSTRACT
This internship report examines the evolution of Chad's
foreign policy, focusing on the functions of the Ministry of Foreign Affairs
and the contemporary challenges the country faces. Chad, due to its strategic
position in Central Africa, plays a crucial role in regional security issues,
particularly in the face of terrorism and conflicts in the Sahel.
The first part of the report describes the structure of the
ministry, its departments, and key activities related to the formulation and
implementation of foreign policies. The second part addresses current issues
such as peacekeeping operations, regional partnerships, as well as internal
tensions and humanitarian crises.
The report highlights the need for Chad to strengthen its
diplomacy by integrating local aspirations and improving institutional
resources. This will enable the country to consolidate its role as a key player
in regional and contribute to peace in Africa
INTRODUCTION
GÉNÉRALE
Ce rapport de stage est un compte rendu de notre
expérience au sein du Ministère des Affaires
Étrangères, des Tchadiens de l'Etranger et de la
Coopération Internationale. Il est rédigé à la
suite du stage académique que nous avons effectué durant la
période de septembre à novembre 2024.
Dans l'optique de la professionnalisation des études
universitaires, la faculté des sciences juridiques et politiques de
l'Université de NGAOUNDERE a ouvert depuis l'année
académique 2017/2018, un cycle de licence professionnelle en
Métiers de Droit et de la science Politique. Ainsi, celui-ci permet
à chaque étudiant à la fin de chaque cycle d'effectuer un
stage d'une durée d'un mois, dans une structure exerçant les
activités concernant sa spécialité. Au bout des trois (3)
premières années, chaque étudiant doit effectuer un stage
de fin de formation en vue d'obtention d'un diplôme de licence
professionnelle. La filière choisie dans cette formation est l' «
ADMINISTRATIONS ET POLITIQUES», ce qui nous a dirigé à
effectuer notre stage au Ministère des Affaires
Étrangères, des Tchadiens de l'Etranger et de la
Coopération Internationale. En effet, il était question pour nous
durant ce stage de concilier l'apprentissage théorique aux
réalités pratiques. Le stage dans cette structure nous a
donné l'opportunité de vivre la pratique des Relations
Internationales. C'est ainsi que nous avons trouvé opportun de traiter
le thème relatif à « L'EVOLUTION DES RELATIONS
INTERNATIONALES DU TCHAD».
La politique étrangère du Tchad désigne
l'ensemble des relations internationales de la république du Tchad
depuis son indépendance. A la fin du XXème siècle,
après que les États Africains aient obtenu leur
indépendance, commence une nouvelle phase des relations
interétatiques : la coopération et la solidarité
entre les Etats comme de développement interne. De cette nouvelle
ère idéologique, le Tchad comme tout État
indépendant adhère à une vision réaliste de la
politique étrangère. Celle-ci a connu des mutations afin de
s'actualiser aux changements de la politique interne et international. Cette
dernière se manifeste sur la volonté du gouvernement tchadien
d'exercer une politique d'ouverture et de diversification des partenaires.
C'est-à-dire une politique libérale qui voit dans la
coopération les gains partagés. Aujourd'hui, le Tchad est un pays
qui cherche à fixer et défendre sa place dans le système
international en établissant des relations partout où cela lui
semble être bénéfique. Cela dit, celle-ci s'est
adaptée au fil du temps aux changements de la scène
internationale et s'est forgée une histoire.
C'est dans cette optique que nous nous sommes orienté
vers le Ministère des Affaires Etrangères, des Tchadiens de
l'Etranger et de la Coopération Internationale, une institution qui
s'attache à mettre en oeuvre la politique étrangères
du Tchad ;être l'interface entre les autres départements
ministériels, les ONG et les organisations intergouvernementales
installées au Tchad ;préparer la participation du Tchad aux
négociations (bilatérales, multilatérales) de concert avec
les ministères concernés ;donner son avis sur les questions
politiques, juridiques tant au niveau national que dans les instances
internationales ;et enfin préparer les rencontres
(conférences) internationales annoncées pour se tenir au
Tchad.
Le présent rapport est une occasion idoine de
présenter la structure du déroulement du stage (première
partie) et l'évolution de la politique étrangère du Tchad
(seconde partie).
PREMIERE PARTIE :
PRÉSENTATION DE LA STRUCTURATION DU DÉROULEMENT DU STAGE
L'analyse des tâches effectuées au
Ministère des affaires Etrangères, des Tchadiens de l'Etranger et
de la Coopération Internationale (Chapitre II) sera
précédée de la présentation de ladite institution
(Chapitre I)
CHAPITRE I :
PRÉSENTATION DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES,
DES TCHADIENS DE L'ÉTRANGER ET DE LA COOPÉRATION
INTERNATIONALE
La situation du MAETECI consiste d'une part à situer
historiquement et géographiquement (section I) cette institution, et
d'autre part son organisation et ses attributions (section II)
SECTION I : SITUATION DU
MAETECI
Comme tout autre administration tchadienne, le MAETECI a connu
une évolution à travers le temps et cette mutation particularise
son historique qu'il est d'ailleurs opportun d'explorer afin de mieux
appréhender son présent. Autrement dit, nous présenterons
son historique ( I) et sa position géographique ( II)
I- Historique
A l'instar des autres Etats du monde, le Tchad se veut une
reconnaissance internationale et de la coopération aussi
bilatérale que multilatérale pour affirmer son
indépendance, sa souveraineté et sa participation à la
construction du monde en perpétuel mutation dont les enjeux sont
nombreux et variés. Pour parvenir à cette fin, il lui faut un
cadre institutionnel approprié et un ministère des Affaires
Etrangères est bien indiqué, car ce ministère est aussi
reconnu pour être un ministère de souveraineté. C'est ainsi
qu'en 1960, dans une lettre officielle adressée à Son Excellence
Monsieur DAG HAMMARS Jold, Secrétaire Général des Nations
Unies, le premier Président de la République François
NGARTA TOMBALBAYE voit l'installation du pays au système onusien et plus
tard la création du Ministère des Affaires Etrangères.
En effet, le Tchad, par décret d'aout
19601(*), s'est doté
d'un ministère des Affaires Etrangères dont les
dénominations varient suivant l'orientation de la politique
étrangère définie mais que les principales attributions et
la vision ne s'éloignent guère de celles inspirées par les
pères fondateurs de ce vaste territoire situé au coeur de
l'Afrique, le Tchad.
Le rôle dévoué à ce
département ministériel est tel qu'il sert de courroie de
transmission entre l'administration centrale et les services extérieurs
d'une part, et le monde extérieur et les autres départements
ministériels d'autre part. Au-delà de ce rôle de courroie
de transmission, le ministère a la charge de la mise oeuvre de la
politique étrangère et également de la défense des
intérêts du Tchad, et de ses ressortissants à
l'étranger ainsi que de travailler pour le rayonnement de la diplomatie
tchadienne sur la scène internationale.
Le personnel de ce département ministériel
qui se voit ainsi confier la lourde charge de la mise en oeuvre de la politique
étrangère définie par les plus hautes autorités du
pays se compose des agents de l'administration centrale à la tête
desquels, un ministre, secondé d'un secrétaire d'Etat avant de
trouver les directeurs généraux, les directeurs techniques, les
chefs des différents services rattachés et les chefs de division
sans oublié le personnel d'appui. Au niveau des services
extérieurs, on trouve les représentants permanents auprès
des organisations internationales, régionales et sous régionales
; les ambassadeurs pénitentiels, les conseillers, les
secrétaires, les attachés des ambassades ainsi que d'autres
personnels de l'ambassade sur les territoires des pays amis du Tchad. Il y a
également les consuls généraux et les consuls honoraires
avec leurs personnels administratifs et techniques qui, tous travaillent sans
relâche pour le rayonnement de la diplomatie tchadienne sur la
scène internationale. Leur approche technique consiste en faire de
plaidoyer auprès des autres Etats en présentant les
potentialités socio culturelles, les ressources en matières
premières et autres ressources, puis convaincre les bailleurs des fond
et partenaires au développement à venir participer sinon au
développement du Tchad. Les valeurs qui incarnent les agents du
ministère des Affaires Estrangères sont la discrétion,
l'esprit d'équipe, le dynamisme dans le travail, la
fidélité à la politique étrangère
définie par les autorités compétentes, le sens de
l'écoute, la finesse dans les négociations et la liste est non
exhaustive. Comme outils de travail, ces agents utilisent les correspondances
diverses et variées ainsi que la participation à des fora et
autres rencontres internationaux. Avec l'avènement de la pandémie
de covid 19, la visioconférence sert de moyen de communication
également. Relevons qu'à part ce département qui a le
monopole de la mise en oeuvre de la politique étrangère, les
autres institutions participent également à la mise en place de
la diplomatie sous la supervision du ministère des Affaires
Etrangères. Le Ministère des Affaires Etrangères comme
nous l'avons mentionné ci-haut s'est doté de plusieurs
dénominations et en 2024, il est reconnu comme le Ministère des
Affaires Étrangères, des Tchadiens de l'Etranger et de la
Coopération Internationale(MAETECI).
II: La situation
géographique du MAETECI
Situé au centre de la capitale du Tchad
précisément dans le 2eme arrondissement au quartier Djambal
Ngato, le MAETECI est une institution canal basée à Ndjamena. Il
est limité à l'Est par le Ministère de la défense,
au Nord par le Ministère des Finances, au sud par le Ministère de
la Sécurité Publique et de l'immigration, et à l'Ouest par
l'Agence Nationale des Titres Sécurisés et la résidence du
CEMGA2(*). Vue sa situation
géographique, le Ministère est bien placé au centre avec
toutes les commodités à proximité de cette institution.
SECTION II : ATTRIBUTIONS ET
ORGANISATIONS
Le MAETECI est une institution avec une organisation ( II) et
des attributions ( I) bien définies.
Paragraphe I : Les
attributions
On distingue les missions principales (I) des missions dites
secondaires (II)
I- Les missions principales du MAETECI
Le Ministère des Affaires Étrangères, des
Tchadiens de l'Étranger et de la Coopération Internationale du
Tchad a pour mandat de représenter et de défendre les
intérêts du pays à l'étranger tout en assurant la
gestion de la diaspora tchadienne et la promotion de la coopération
internationale. Sesmissions principales sont :
Ø Définition et mise en oeuvre de la politique
étrangère
Le ministère est responsable de la conception et de
l'exécution de la politique étrangère du Tchad. Il
coordonne les relations du pays avec d'autres États, ainsi que son
engagement au sein des organisations internationales, en fonction des
priorités définies par le gouvernement. Cela inclut :
- Élaboration de la stratégie diplomatique : Le
ministère définit les grandes lignes des relations
internationales du Tchad, en fonction des intérêts politiques,
économiques et de sécurité nationale. Cela inclut des
relations bilatérales avec d'autres pays ainsi que la participation
à des organisations et forums internationaux (ONU, Union Africaine, G5
Sahel, etc.) ;
- Conseil au gouvernement : Le ministère conseille le
Président de la République et le gouvernement sur les questions
de politique étrangère et propose des orientations pour s'adapter
aux évolutions géopolitiques mondiales ;
- Coordination de l'action diplomatique : Il assure la
coordination des actions diplomatiques dans les différents
ministères, afin de garantir que la politique étrangère
soit en adéquation avec les priorités nationales, notamment en
matière de sécurité, de développement
économique et de politique intérieure.
Ø Gestion des relations diplomatiques
Le ministère gère les relations diplomatiques du
Tchad avec les autres États et les organisations internationales :
- Maintien et développement des relations
bilatérales : Il est chargé de gérer et de renforcer les
relations avec les partenaires étrangers par la signature d'accords et
de conventions. Le ministère suit de près ces relations pour
s'assurer qu'elles contribuent aux intérêts du Tchad ;
- Gestion des représentations diplomatiques : Le
ministère supervise l'ouverture et la gestion des ambassades, consulats
et autres représentations diplomatiques du Tchad à
l'étranger. Il nomme et accrédite les ambassadeurs et consuls
pour représenter officiellement le Tchad dans ces pays ;
- Accréditation des diplomates étrangers : Il
est également chargé de l'accréditation des
représentants diplomatiques des pays étrangers au Tchad, en
facilitant leur entrée en fonction et en assurant la gestion des
relations avec ces diplomates ;
- Suivi des accords internationaux : Le ministère est
responsable de la mise en oeuvre des accords internationaux signés avec
d'autres pays ou institutions internationales, en s'assurant que ceux-ci sont
respectés et bénéfiques pour le Tchad.
Ø Coopération internationale
La coopération internationale est une mission
essentielle du ministère, notamment pour assurer le développement
socio-économique du Tchad :
- Négociation et suivi des accords de
coopération : Le ministère négocie des accords de
coopération avec d'autres pays et des organisations internationales dans
divers domaines : économique, scientifique, technique, culturel, et
sécuritaire. Il s'assure que ces accords favorisent le
développement du Tchad et soient effectivement mis en oeuvre ;
- Coordination des aides au développement : Il est
chargé de coordonner les projets de coopération avec des
organisations internationales comme la BM3(*), le FMI4(*), l'UE5(*), ou encore les agences des NU6(*). Le ministère veille
à ce que les fonds et aides reçus soient utilisés
efficacement et contribuent au développement du pays ;
- Promouvoir les investissements étrangers : Le
ministère collabore avec d'autres institutions pour attirer des
investissements étrangers dans des secteurs prioritaires comme les
infrastructures, l'agriculture, les ressources naturelles, et l'énergie.
Il participe à des forums internationaux pour encourager les
partenariats économiques et promouvoir l'image du Tchad comme
destination attractive pour les investisseurs ;
- Coopération technique et scientifique : Il facilite
les échanges scientifiques et technologiques avec d'autres nations,
notamment par l'envoi de techniciens et experts tchadiens à
l'étranger, ou l'accueil de formateurs et spécialistes dans le
cadre de projets de coopération.
Ø Gestion et protection des Tchadiens de
l'étranger
Le ministère joue un rôle crucial dans
l'assistance et la protection des ressortissants tchadiens vivant à
l'étranger :
- Assistance consulaire : Le ministère fournit une
assistance consulaire aux Tchadiens résidant ou voyageant à
l'étranger. Cela inclut la délivrance de documents comme les
passeports, visas, actes de naissance, et certificats de mariage. En cas de
difficultés (arrestation, détention, décès), le
ministère intervient pour fournir un soutien, y compris juridique,
à ses ressortissants ;
- Protection des droits des Tchadiens : Il veille à la
protection des droits des Tchadiens expatriés, en s'assurant que leur
statut et leurs conditions de vie dans les pays d'accueil respectent les normes
internationales. En cas de conflit ou de crise dans un pays d'accueil, le
ministère coordonne des opérations de rapatriement et
d'assistance humanitaire ;
- Rapatriement en situation de crise : Lors de crises telles
que des guerres, des catastrophes naturelles ou des situations politiques
instables, le ministère met en place des plans de rapatriement pour les
Tchadiens, en coopération avec les ambassades et les autorités
locales ;
- Engagement avec la diaspora : Il développe des
programmes pour renforcer les liens avec la diaspora tchadienne et les
encourager à participer activement au développement du pays. Ces
programmes incluent des initiatives de transfert de compétences,
d'investissement ou de retour volontaire ;
Ø Participation à la gestion des conflits et
à la sécurité régionale
Le Tchad est un acteur important dans les questions de
sécurité régionale, et le ministère est
impliqué dans la gestion des conflits et le maintien de la paix dans la
région :
- Participation aux efforts de paix régionaux : Le
ministère contribue activement aux efforts de résolution des
conflits dans des pays voisins (Soudan, République centrafricaine,
Libye, etc.) et collabore avec des organisations internationales (Union
africaine, ONU) pour favoriser la paix et la stabilité dans la
région ;
- Coordination des missions de maintien de la paix : Le Tchad,
grâce à sa position stratégique, participe à de
nombreuses missions de maintien de la paix, notamment dans le cadre du G5
Sahel, pour lutter contre le terrorisme et les groupes armés dans la
région sahélo-saharienne. Le ministère coordonne ces
engagements militaires et diplomatiques en collaboration avec d'autres
États et organisations ;
- Gestion des crises régionales : Le ministère
agit comme médiateur lors de crises régionales et participe aux
processus de négociation pour éviter des escalades militaires ou
diplomatiques dans les pays voisins.
Ø Promotion de l'image du Tchad à
l'international
Le ministère est chargé de promouvoir l'image du
Tchad à l'étranger, dans le but d'améliorer sa
réputation internationale et d'attirer des opportunités
économiques et culturelles. De ce fait, il oeuvre donc dans :
- La diplomatie culturelle : En collaboration avec les
institutions culturelles, il organise des événements culturels
à l'étranger pour faire découvrir la richesse de la
culture tchadienne, promouvoir la francophonie et encourager les
échanges culturels et artistiques ;
- La promotion économique et touristique : Il travaille
avec les agences de promotion du commerce et du tourisme pour mettre en avant
les opportunités d'investissement au Tchad et attirer les visiteurs
internationaux, notamment en améliorant l'image du Tchad comme une
destination stable et prometteuse ;
- Les relations publiques internationales : Le
ministère s'efforce d'améliorer la perception du Tchad à
l'échelle mondiale, en renforçant les partenariats
internationaux, en participant à des conférences internationales
et en consolidant la présence médiatique du pays dans les
affaires mondiales.
Ces missions s'inscrivent dans une vision stratégique
qui vise à renforcer la place du Tchad sur la scène
internationale, à garantir la sécurité et les
intérêts de ses citoyens, et à promouvoir le
développement économique et social à travers une
coopération renforcée et des partenariats internationaux.
II- Les missions
secondaires du MAETECI
Les missions secondaires du Ministère des Affaires
Étrangères, des Tchadiens de l'Étranger et de la
Coopération Internationale (MAETECI) du Tchad, bien qu'elles soutiennent
les missions principales, ont un rôle complémentaire pour
renforcer l'efficacité de l'action diplomatique et promouvoir le
développement du pays sur divers fronts. Ces missions secondaires sont
:
Ø Promotion des échanges économiques et
commerciaux internationaux
- Soutien à l'exportation des produits tchadiens : Le
MAETECI, en coordination avec d'autres ministères économiques,
aide à promouvoir les exportations tchadiennes (notamment le
pétrole, le coton, et le bétail) à travers des accords
commerciaux, des missions économiques à l'étranger, et des
foires internationales ;
- Facilitation des investissements étrangers : Le
ministère joue un rôle dans l'attraction des investissements
directs étrangers (IDE) en facilitant les relations entre les
investisseurs étrangers et les autorités tchadiennes, tout en
oeuvrant à rendre le cadre juridique et institutionnel favorable aux
affaires ;
- Appui aux entreprises tchadiennes à l'international :
Le MAETECI soutient les entreprises tchadiennes qui souhaitent s'établir
à l'étranger ou entrer sur de nouveaux marchés à
travers ses ambassades, qui servent de relais pour les opportunités
d'affaires et de coopération économique.
Ø Diplomatie culturelle et promotion de l'image du
Tchad
- Diffusion de la culture tchadienne : Le ministère
contribue à la promotion de la culture tchadienne dans le monde à
travers des événements culturels (expositions, concerts,
festivals) organisés par les ambassades et consulats. Cela aide à
valoriser l'héritage culturel et à renforcer les relations avec
d'autres nations sur le plan culturel.
- Relations scientifiques et académiques : Le MAETECI
facilite les partenariats dans le domaine de l'éducation et de la
recherche scientifique. Cela inclut des accords d'échanges
académiques, l'envoi d'étudiants tchadiens à
l'étranger, et la coopération entre universités et centres
de recherche ;
- Organisation des journées culturelles et des forums
économiques : À travers ses missions diplomatiques, le
ministère organise des événements destinés à
faire connaître le Tchad et à renforcer les relations avec
d'autres pays sur les plans culturel et économique.
Ø Gestion de la coopération technique et
humanitaire
Coordination de la coopération technique : Le MAETECI
gère la coopération technique dans des domaines tels que
l'agriculture, l'énergie, la santé et les infrastructures. Il
négocie et met en place des programmes de coopération
bilatérale ou multilatérale, avec l'appui de partenaires comme
les Nations unies, l'Union européenne, ou la Banque mondiale.
Réception et gestion de l'aide internationale : En cas
de crises (sécuritaires, alimentaires, humanitaires), le MAETECI
collabore avec des partenaires internationaux pour recevoir et distribuer
l'aide humanitaire. Cela inclut des missions humanitaires dans des zones de
conflit ou touchées par des catastrophes naturelles.
Mobilisation des ressources pour le développement : Le
ministère joue un rôle dans la recherche de financement
international pour des projets de développement dans des secteurs
prioritaires comme les infrastructures, la santé ou l'éducation.
Il agit comme un intermédiaire entre les partenaires de
développement et les ministères sectoriels concernés.
Ø Encouragement de la diaspora tchadienne à
contribuer au développement
- Appui aux initiatives de la diaspora : Le ministère
encourage les initiatives de la diaspora en matière de transfert de
compétences et de ressources financières vers le Tchad. Cela peut
inclure des projets d'investissement dans des secteurs comme l'immobilier,
l'agriculture ou les nouvelles technologies ;
- Création de programmes pour la réinsertion de
la diaspora : Le MAETECI élabore des programmes spécifiques pour
faciliter le retour et la réinsertion des Tchadiens de la diaspora,
notamment dans le cadre de la création d'entreprises ou
d'activités économiques ;
- Forum de la diaspora : Le ministère organise
régulièrement des forums pour la diaspora, permettant à
celle-ci de se connecter avec les autorités nationales et de discuter
des moyens de participer activement au développement national.
Ø Appui à la résolution des conflits et
à la médiation régionale
- Médiation dans les conflits régionaux : Le
Tchad, étant souvent sollicité en raison de son expérience
dans la gestion des crises sécuritaires en Afrique, participe activement
aux processus de médiation et de réconciliation dans les conflits
régionaux. Le MAETECI, à travers des efforts diplomatiques, agit
comme un facilitateur dans des négociations de paix, notamment en
Afrique centrale et dans le Sahel ;
- Contribution aux missions de maintien de la paix : Le Tchad
est un contributeur majeur aux opérations de maintien de la paix en
Afrique, et le MAETECI coordonne la participation du pays à ces missions
sous l'égide de l'Union africaine, des Nations unies, ou du G5 Sahel
;
- Encouragement à la stabilité et à la
paix en Afrique : En plus de la médiation, le ministère travaille
à renforcer les cadres juridiques et institutionnels en Afrique pour la
prévention des conflits, et agit pour que le Tchad soit un acteur
clé dans la stabilité régionale.
Ø Promotion de la coopération régionale
dans la gestion des ressources naturelles
- Gestion commune des ressources transfrontalières : Le
MAETECI joue un rôle dans la négociation d'accords avec les pays
voisins concernant la gestion des ressources transfrontalières,
notamment en matière d'eau (Lac Tchad), de pétrole, et de
ressources naturelles. Cela permet de prévenir les conflits et de
garantir une exploitation équitable et durable de ces ressources ;
- Partenariats pour la lutte contre le changement climatique :
Le ministère collabore avec d'autres pays et des organisations
internationales pour élaborer des stratégies régionales
visant à atténuer les effets du changement climatique. Cela
inclut des initiatives communes sur la gestion des ressources en eau, la
désertification, et la protection de l'environnement.
Ø Formation et renforcement des capacités
diplomatiques
- Formation continue du personnel diplomatique : Le MAETECI
investit dans la formation continue des diplomates tchadiens afin qu'ils soient
mieux équipés pour gérer les relations internationales
modernes. Cela inclut des formations sur des sujets tels que la
négociation internationale, la sécurité internationale, et
la diplomatie économique ;
- Développement d'une expertise régionale et
mondiale : En encourageant les échanges et la participation à des
conférences internationales, le ministère cherche à
renforcer la capacité des diplomates à gérer des
situations complexes dans un contexte international en évolution
rapide.
Ø Coordination interministérielle et actions
transversales
Enfin, le ministère assure la coordination entre les
autres ministères pour garantir que les priorités nationales
(sécurité, développement économique, politique de
la diaspora) soient reflétées dans les actions internationales du
Tchad. Il travaille étroitement avec les ministères de la
Défense, de l'Économie, de la Justice et de l'Intérieur
pour une gestion harmonisée des dossiers complexes qui requièrent
des compétences transversales.
Les missions secondaires du MAETECI sont
complémentaires à ses missions principales, et elles jouent un
rôle clé dans le développement du Tchad, en
renforçant ses relations diplomatiques, économiques, culturelles
et sécuritaires avec le reste du monde. Ces missions couvrent des
domaines allant de la promotion économique à la gestion des
crises, en passant par le soutien à la diaspora et la diplomatie
culturelle. Ensemble, elles contribuent à accroître l'influence et
la présence du Tchad sur la scène internationale.
ParagrapheII- l'organisation du
MAETECI et leurs missions
I- L'organisation du MAETECI
Le MAETECI est organisé comme suit :
- Une Direction de Cabinet du Ministre ;
- Une Direction de Cabinet du Secrétariat d'Etat,
chargé de la Coopération ;
- Une Inspection Générale ;
- Une Administration Centrale ;
- Des Organismes Rattachés ;
- Des Services Extérieurs.
- II- Leurs missions
respectives
Ø Les Directions de Cabinet
Les Directions de Cabinet du Ministre et des
Secrétaires d'Etat sont placées respectivement sous
l'autorité d'un Directeur. La Direction du Cabinet comprend :
- Le Directeur de Cabinet ;
- Les Conseillers Techniques ;
- Le Secrétaire Particulier
Ø L'Inspection Générale
Placée sous l'autorité d'un Inspecteur
Général ; l'Inspection Générale du Ministère
des Affaires Etrangère, de l'Intégration Africaine et de la
Coopération Internationale est dirigée par un haut fonctionnaire.
L'Inspecteur Général a rang et prérogatives de
Secrétaire Général du Ministère.
L'Inspecteur Général est chargé de :
- Veiller à la bonne gestion du matériel et de
la logistique mis à la disposition du Ministère ;
- Vérifier le bon fonctionnement des services centraux
du Ministère et des Postes Diplomatiques et Consulaires ;
- Effectuer le contrôle et l'audit desdits services et
postes et veiller à leur bonne gestion ;
- Suivre le fonctionnement régulier des services
centraux et extérieurs et recommander au Ministre les mesures propres
à l'amélioration de leurs méthodes de travail ;
- Adresser régulièrement au Ministre un compte
rendu sur l'état des rapports de travail entre les services centraux et
les services extérieurs d'une part, et proposer toutes mesures de
rationalisation nécessaires d'autre part ;
- Veiller au contrôle de l'application des textes
régissant les Services Centraux et Extérieurs du
Département.
Toutes les directions du Ministère et tous les postes
diplomatiques et consulaires du Tchad sont tenus de collaborer activement
à l'accomplissement de la mission de l'Inspection Générale
et de mettre à sa disposition tous les documents de travail dont elle
pourrait avoir besoin.
L'Inspection Générale du Ministère des
Affaires Etrangère, de l'Intégration Africaine et de la
Coopération Internationale organise au moins une fois par an des
missions d'inspection dans les postes diplomatiques et consulaires du Tchad.
Chaque fois que la nature des dossiers l'exige, il se fait assister de
l'Inspection Générale des Finances.
Ø L'Administration Centrale
L'Administration Centrale comprend :
- Un Secrétariat Général (SG) ;
- Une Direction Générale de la
Coopération Internationale (D.G.C.I) ;
- Une Direction Générale de l'Intégration
Africaine (D.G.I.A) ;
- Une Direction Générale de l'Administration
(D.G.A) ;
- Des Directions Techniques (D.T).
1. LE SECRETARIAT GENERAL
Le Secrétariat Général est placé
sous l'autorité d'un Secrétaire Général.
L'organisation et les attributions du Secrétariat Général
sont celles définies par le Décret n°332/PR/PM/2002 du 26
juillet 2002.
Le Secrétariat Général comprend :
- Un Corps des Ambassadeurs du Tchad ;
- Une Direction du Courrier et des Nouvelles Technologies de
l'Information ;
- Une Direction des Etudes et Prospectives ;
- Une Direction des Affaires Financières et du
Matériel.
2. LA DIRECTION GENERALE DE LA COOPERATION INTERNATIONALE
Placée sous l'autorité d'un Directeur
Général, la Direction Générale de la
Coopération Internationale a pour mission de promouvoir et de renforcer
la coopération politique, économique, financière,
culturelle, scientifique et technique entre le Tchad et la Communauté
Internationale.
A ce titre, elle a pour tâche de :
- Rechercher, identifier et mobiliser les financements
extérieurs des projets de développement conformément aux
priorités nationales ;
- Négocier et signer les Accords et Conventions
concernant tous les financements extérieurs et portant sur le
développement et la coopération économique, technique et
financière dont bénéficient l'Etat, les
établissements publics nationaux et les sociétés d'Etat
;
- Préparer et organiser avec les autres
départements concernés des tables rondes et autres concertations
des bailleurs de fonds sur le développement du Tchad ;
- Coordonner et suivre avec les départements
concernés les financements extérieurs ;
- Préparer, organiser et présider les
réunions des commissions mixtes ;
- Centraliser les besoins en assistance technique, en faire la
demande et en assurer le suivi ;
- Etablir un rapport annuel sur la coopération au
développement entre le Tchad et ses partenaires extérieurs ;
- Elaborer et suivre la mise en application du programme de
coopération technique ;
- Suivre les activités des Organisations
Internationales à caractère Politique, Economique, Culturel,
Scientifique et Technique ainsi que leurs rapports avec le Tchad;
- Suivre les activités bilatérales à
caractère politique, économique, culturel, scientifique et
technique ;
- Traiter toutes les questions relatives aux Organisations Non
Gouvernementales
La Direction Générale de la Coopération
Internationale comprend deux (02) Directions :
Une Direction de la coopération chargée de
suivre les relations bilatérales bilatérale et proposer les
formules de développement de la promotion de la coopération entre
le Tchad et les pays d'Afrique, d'Europe, d'Amérique, d'Asie,
d'Océanie, des Caraïbes et du Pacifique; et une Direction de la
coopération multilatérale, qui traite les question relatives
à son appellation.
3. LA DIRECTION GENERALE DE L'INTEGRATION AFRICAINE
Agencée sous l'autorité d'un Directeur
Général, la Direction Générale de
l'Intégration Africaine a pour mission le suivi et la mise en oeuvre de
la politique d'intégration africaine conformément aux objectifs
définis à l'Acte Constitutif de l'Union Africaine.
A ce titre, elle est chargée de :
- Préparer la participation du Tchad aux
activités de l'Union Africaine et de ses organes subsidiaires ;
- Suivre la mise en oeuvre des décisions prises dans ce
cadre ;
- Traiter toutes les questions relatives à
l'intégration africaine ;
- Traiter les questions relatives au NEPAD7(*) ;
- Mettre en oeuvre une politique de placement des cadres
tchadiennes dans les institutions et organisations d'intégration sous
régionales et régionales ;
- Préparer la participer du Tchad aux activités
de la Commission Economique des Nations Unies pour l'Afrique et des
organisations parrainées par elle ;
- Suivre les activités des sous-ensembles
économiques régionaux ;
- Suivre les questions relatives à la diaspora
africaine à travers le monde.
La direction Générale de l'Intégration
Africaine comprend deux (02) Directions :
- Une Direction de l'Union Africaine qui est chargée de
préparer la participation du Tchad aux activités de l'Union
Africaine et de ses organes subsidiaires ; suivre la mise en oeuvre des
décisions prises dans ce cadre ; traiter les questions relatives au
NEPAD ; suivre les questions relatives à la diaspora africaine à
travers le monde. Etune Direction des Organisations Sous Régionales qui
s'occupe depréparer la participation du Tchad aux activités de la
Commission économique des Nation Unies pour l'Afrique et des
organisations parrainées par elle ; suivre les activités des
Communautés économiques régionales ; de traiter toutes les
questions relatives à l'intégration africaine ; et de mettre en
oeuvre une politique de placement des cadres tchadiens dans les institutions et
organisations d'intégration sous régionales et
régionales.
4. LA DIRECTION GENERALE DE L'ADMINISTRATION
Placée sous l'autorité d'un Directeur
Général, la Direction Générale de l'Administration
assure la gestion administrative du Ministère.
A ce titre, elle a pour tâche de :
- Assurer la gestion administrative et la formation des agents
ainsi que le suivi de la carrière de l'ensemble du personnel du
Ministère ;
- Centraliser les textes relatifs aux nominations, promotions,
avancements, décorations, motivations, affectations, rappels ;
- Veiller au suivi de la carrière des cadres tchadiens
en service dans les organisations internationales ;
- Participer aux commissions mixtes ;
- Assurer l'interprétation lors des réunions,
conférences et colloques à caractère national, sous
régional ou international ainsi qu'au cours de certaines audiences des
autorités nationales nécessitant de service des
interprètes ;
- Assurer la traduction officielle en langue française
et arabe des documents établis en langues étrangères qui
lui sont confiées ;
- Veiller au traitement de l'information et de la
communication ;
- Préparer et examiner en étroite collaboration
avec les autres Départements Ministériels et services techniques
nationaux des projets de traités, d'accords ou de conventions entre la
République du Tchad et le reste de la Communauté Internationale
notamment les Etats, les Organisations Internationales et les Organisations Non
Gouvernementales.
La Direction Générale de l'Administration
comprend quatre (04) Directions :
- Une Direction des Ressources Humaines :Assurer la
gestion administrative et la formation des agents ainsi que le suivi de la
carrière de l'ensemble du personnel du Ministère, centraliser les
textes relatifs aux nominations, promotions, avancements, notations,
motivations, affectations, rappels, décorations, récompenses et
sanction, veiller au suivi de la carrière des cadres tchadiens dans les
Organisations Internationales, réfléchir sur les problèmes
sociaux du personnel ; réceptionner, enregistrer et soumettre à
la hiérarchie les requêtes du personnel.
- Une Direction des Affaires Juridiques, de la Documentation
et des Archives :
Placée sous l'autorité d'un Directeur, la
Direction des Affaires Juridiques, de la Documentation et des Archives est
responsable des questions juridiques de la documentation, des archives, des
tchadiens de l'étranger et des étrangers au Tchad.
A ce titre, elle est chargée de :
· Préparer et examiner en étroite
collaboration avec les autres Départements Ministériels et
services techniques nationaux des projets de traités, d'accords ou de
conventions entre la République du Tchad et le reste de la
Communauté Internationale notamment les Etats, les Organisations
Internationales et les Organisations non Gouvernementales;
· Proposer la révision des instruments juridiques
ci-dessus mentionnés et le cas échéant leur
dénonciation ;
· Préparer les fiches techniques au Gouvernement
pour faciliter la ratification, l'acceptation ou l'approbation des instruments
juridiques internationaux auxquels le Tchad souhaite adhérer ou ceux
qu'il a signés ;
· Participer à l'élaboration des
instruments de ratification, d'acceptation ou d'approbation des textes
juridiques auxquels le Tchad est partie ou souhaite y adhérer ;
· Préparer la défense de la position du
Tchad devant les instances internationales à caractère juridique
;
· Donner des avis juridiques au Ministre sur les projets
de traités ou accords et veiller à l'application des engagements
internationaux du Tchad ;
· Veiller à ce que la légalisation
tchadienne soit conforme aux engagements internationaux du Tchad ;
· Suivre et traiter les dossiers relatifs aux Droits de
l'Homme en relation avec les Ministères et les Institutions
concernés ;
· S'occuper des contentieux entre les Missions
Diplomatiques et les Organisations Internationales accréditées au
Tchad et les nationaux en relation avec les autres services concernés
;
· Participer aux réunions des commissions
mixtes ;
· Conserver les originaux des traités, accords et
conventions conclus par le Tchad ;
· Recueillir les archives ;
· Rechercher et conserver les documents nationaux et
internationaux relatifs à la politique extérieure du Tchad ;
· Collecter, trier, traiter et stocker les documents ;
· Entretenir un service de la documentation et une
bibliothèque en vue de fournir toute documentation utile au
département, aux ambassades et aux autres ministères;
· Protéger les ressortissants tchadiens et leurs
biens à l'étranger en liaison avec les missions diplomatiques et
consulaires.
- Une Direction de la Communication :
Placée sous l'autorité d'un Directeur, la
direction de la Communication est chargée de :
· Assurer la circulation de l'information entre le
Ministère des Affaires Etrangère, de l'Intégration
Africaine et de la Coopération Internationale et les postes
diplomatiques et consulaires ;
· Assurer l'information rapide et régulière
des postes diplomatiques et consulaires du Tchad sur la vie politique,
économique, culturelle, sociale nationale ;
· Présenter et expliquer les positions du Tchad
sur les questions d'actualité internationale et de politique
étrangère et ce, en liaison avec les directions concernées
;
· Assurer la liaison du Ministère avec les
médias nationaux et internationaux ;
· Rédiger et assurer, en collaboration avec
l'Attaché de presse du Ministère, la diffusion des
communiqués de presse du Ministère ;
· OEuvrer à l'amélioration de l'image de
marque du Tchad, en collaboration avec les structures nationales
compétentes ;
· Assurer la diffusion des publications du
Ministère ;
· Animer le Site Web du Ministère ;
· Contribuer à la promotion de la culture
tchadienne à l'extérieur en liaison avec les Directions et autres
structures concernées ;
· Assurer la diffusion de l'information à toutes
les structures du Ministère.
Le Directeur de la communication est le porte-parole du
Ministère des Affaires Etrangère, de l'Intégration
Africaine et de la Coopération Internationale.
- Une Direction des conférences Internationales et de
la Traduction.
Placée sous l'autorité d'un Directeur, la
Direction des Conférences Internationales et de la Traduction est
chargée de :
· Etablir le calendrier et veiller à la bonne
organisation des conférences, congrès, séminaires et
autres réunions internationales se déroulant au Tchad à
l'initiative ou sous l'égide du gouvernement ;
· Harmoniser le programme des réunions
internationales inscrites au calendrier national;
· Assurer ou contrôler la traduction des documents
reçus ou produits par la Présidence de la République, la
Primature, le Ministère des Affaires Etrangère, de
l'Intégration Africaine et de la Coopération Internationale et
les autres Départements ministériels ;
· Mettre à la disposition des autorités
qualifiées le personnel et le matériel linguistique dont elles
peuvent avoir besoin pour leur travail.
LES ORGANISMES RATTACHES
Ils sont rattachés au cabinet des Organismes suivants
:
- La Commission Nationale de la Francophonie ;
- La Direction Générale du Protocole d'Etat ;
- La Coordination Militaire.
Ø La Commission Nationale de la Francophonie
Placée sous l'autorité d'un Secrétaire
Exécutif, la Commission National de la Francophonie a pour mission
principale la coordination, l'impulsion et le suivi des activités de la
coopération dans le domaine de la Francophonie.
A ce titre elle est chargée de :
- Suivre les activités des diverses instances de la
Francophonie ainsi que leurs rapports avec le Tchad ;
- Coordonner et évaluer au plan national l'ensemble des
actions menées dans le domaine de la Francophonie ;
- Faire la promotion des investissements francophones au Tchad
;
- Organiser la participation du Tchad à toutes les
instances de la Francophonie notamment le sommet des Chefs d'Etat et de
Gouvernement des pays ayant le français en partage et la
conférence ministérielle ;
- Susciter les initiatives et accompagner les actions
susceptibles de promouvoir la Francophonie.
Le secrétaire Exécutif de la Commission
Nationale de la Francophonie à rang et prérogatives du
Secrétaire Général du Ministère. Il est le
correspondant national de l'Organisation Internationale de la Francophonie
(OIF).
L'organisation et le fonctionnement de la Commission Nationale
de la Francophonie sont définis par Décret.
Ø La Direction Générale du protocole
d'Etat
Placée sous l'autorité d'un Directeur
Général, la direction générale du protocole d'Etat
est responsable de l'organisation et de la gestion des manifestations
officielles auxquelles participent les personnalités de l'Etat et de
toutes les questions d'ordre protocolaires.
La Direction Générale du protocole d'Etat
comprend cinq (05) directions :
- Une direction du protocole du Président de la
République ;
- Une direction du protocole du Premier Ministre ;
- Une direction du protocole du Président de
l'Assemblée Nationale ;
- Une direction de l'Accueil et du Cérémonial
;
- Une direction Immunité, Privilèges et
Documents protocolaires ;
Ø LA COORDINATION MILITAIRE
Placée sous l'autorité du Ministère des
Affaires Etrangère, de l'Intégration Africaine et de la
Coopération Internationale, la Coordination Militaire est dirigée
par un Officier supérieur qui a rang et prérogatives de
Secrétaire Général du Ministère.
A ce titre, il est chargé de :
- Assister le Ministre dans les traitements des questions
militaires et de sécurité ;
- Assurer la liaison entre le Ministre des Relations
Extérieures et le Ministre chargé de la Défense Nationale
;
- Traiter les questions relatives aux militaires à
l'étranger ou au Tchad ;
- Jouer le rôle de correspondant des Attachés de
Défense des Ambassades du Tchad à l'étranger et ceux des
Ambassades étrangères accréditées au Tchad.
Ø LES SERVICES EXTERIEURS
Les services Extérieurs sont chargé de :
- Informer le gouvernement de l'évolution de la
situation politique, économique et sociale des pays et organisations
internationales auprès desquels ils sont accrédités ;
- Intervenir auprès de gouvernements étrangers,
des organisations internationales pour introduire, appuyer et suivre
l'avancement des requêtes présentées par le Tchad ;
- Faciliter la mission des envoyés de l'Etat
auprès des gouvernements étrangers et de organisations
internationales en les assistants dans la conduite des entretiens et
pourparlers diplomatiques et des envoyés étrangers au Tchad ;
- Assister et protéger les ressortissants et
intérêts tchadiens à l'étranger.
Les services extérieurs du Ministère des
Affaires Etrangère, de l'Intégration Africaine et de la
Coopération Internationale comprennent :
Les Missions diplomatiques : Les Missions Diplomatiques
sont les Ambassades et les Représentations Permanentes du Tchad à
l'étranger. Elles sont créées par Décret pris en
Conseil des Ministres, précisant leur siège, les Etats
auprès desquels elles sont accréditées. Leurs fonctions
sont définies par la Convention de Vienne du 18 Avril 19618(*) et celle du 24 avril
19639(*).Les Missions
Diplomatiques peuvent comprendre en outre un poste de Conseiller
Economique ; un poste de Conseiller Culturel et Scientifique ; un poste
d'Attaché de Défense; un poste d'Attaché de presse ; un
poste d'Attaché d'Ambassadeur ; un poste de Payeur.Les Missions
Permanentes auprès des Organisations Internationales : Les Missions
Permanentes ont pour mission de représenter le Tchad auprès des
Organisations Internationales. Elles sont chargées de suivre et de
défendre la position du Tchad sur les questions traitées au sein
de ces Organisations et leurs Institutions spécialisées
conformément à la Convention de Vienne du 18 Avril 1961 sur les
relations diplomatiques.
- Les Postes Consulaires : Placés sous
l'autorité des Consuls Généraux, des Consuls et des
Attachés Consulaires, les Postes Consulaires sont créés
par Décret pris en conseil des Ministres précisant leur
siège et leur ressort d'activités. Les postes Consulaires sont
les Consulats Généraux, les Consulats, les Agence consulaires et
les Consulats Honoraires. Les Postes Consulaires assurent la défense et
la protection des droits et intérêts du Tchad et de ses
ressortissants dans les pays d'accueil. Leurs fonctions sont celles
définies par la Convention de Vienne du 24 Avril 1963sur les relations
Consulaires. Les Chefs des Postes Consulaires sont placés sous
l'autorité du Chef de Mission Diplomatique lorsqu'il en existe dans
l'Etat accréditaire.Ils participent alors, dans la limite de leur
compétence à la réalisation des tâches
assignées à la Mission Diplomatique et tiennent informé le
Chef de Mission Diplomatique de leurs activités.En cas de vacance ou
d'empêchement du Chef de Poste consulaire, l'intérim est
confié au fonctionnaire ayant le grade plus élevé.Le Chef
de Poste Consulaire est responsable du fonctionnement du poste. Il repartit les
tâches à son personnel dont il contrôle les
activités. Il procède également à la notation du
personnel. Il prépare le projet de budget du poste et gère les
crédits mis à sa disposition.
Ø LES DISPOSITIONS DIVERSES ET FINALES
L'organisation et les attributions des services des
différentes Direction sont fixées par Arrêté du
Ministre.
Le Secrétaire Générale, l'inspecteur
Général et les Directeurs Généraux sont
nommés par Décret pris en Conseil des Ministres.
Le Secrétaire Général et le Directeur
Général du Protocole d'Etat sont assistés chacun d'un
adjoint nommé dans les mêmes conditions.
L'Inspecteur Général est assisté de deux
adjoints nommés par décret simple.
Le Coordonnateur Militaire est nommé par décret
pris en Conseil des Ministres sur proposition conjointe du Ministre des
Relations Extérieures et du Ministre chargé de la Défense
Nationale, Parmi les officiers supérieurs.
Les Directeurs de Cabinet, les Conseillers du Ministre, sont
nommés par décret sur proposition du Ministre, parmi les hauts
cadres de l'Administration.
Les Directeurs Techniques et les sous directeurs, sont
nommés dans les mêmes conditions.
Ils peuvent être assistés d'adjoints
nommés dans les mêmes conditions.
Les Consuls Généraux, les Consuls et
Vice-consuls, les Attachés Consulaires sont nommés par
décret parmi les cadres du corps diplomatique et consulaire du Tchad,
sur proposition du Ministre des Affaires Etrangères, de
l'Intégration Africaine et de la Coopération Internationale
conformément à l'article21 du décret 901/PR/PM/MFPT/2006
du 12 Octobre 2006 fixant le statut particulier des corps de fonctionnaires du
secteur de l'Administration.
Le Personnel de chancellerie est nommé par
arrêté du Ministre des Affaires Etrangères, de
l'Intégration Africaine et de la Coopération Internationale sur
proposition du Secrétaire Général.
Les responsables et agents de la Direction
Générale du Protocole d'Etat bénéficient des
rémunérations spéciales fixées par Décret.
Sont abrogées toutes dispositions antérieures contraires au
présent Décret, notamment le décret
n°615/PR/PM/MAEIA/2006 du 20 Juillet 2006, portant organigramme du
Ministère des Affaires Etrangères et de l'Intégration
Africaine.
Le Ministre des Affaires Etrangères, de
l'Intégration Africaine et de la Coopération Internationale et le
Ministre des Finances et du Budget sont chargés, chacun en ce qui le
concerne, de l'exécution du présent décret qui prend effet
pour compter de la date de sa signature, sera enregistré et
publié au Journal Officiel de la République.
CHAPITRE 2 : ANALYSE DES TACHES
EFFECTUEES
Conformément à
l'autorisationN°1289/MAETECI/DGAAJTE/DRHF/DFSPCII/0125/2024 du 13
septembre 202410(*), nous
avons été programmés pour un stage de deux (2) mois allant
du 16 septembre au 01 novembre 2024. Cette programmation était
focalisée sur les Directions que compte le MAETECI.
A ce titre cette partie est consacrée à la
description de toutes les activités que nous avons eu à effectuer
tout au long de notre stage dans les Directions de la MAETECI, ainsi que leurs
services (section 1) et aussi à la formulation des quelques remarques
constatées et quelques suggestions (section 2).
SECTION I : ACCUEIL ET
INTEGRATION
L'accueil ( 1) dont nous avons bénéficié
nous permis de mieux nous de mieux intégré ( 2) au sein du
MAETECI.
I : Phase d'accueil
Le lundi 16 septembre 2024 à 7h30 minutes, nous nous
sommes retrouvés à l'entrée de la MAETECI. Nous avons
été conduits au bureau du secrétaire du Ministère.
Le secrétaire nous a orienté vers le bureau du Directeur De la
Direction Générale de l'Administration (DGA), en la personne de
SIKASSA ESDRAS, où nous avons attendus impatiemment l'arrivée du
Directeur. Dès son arrivée, le Directeur nous a entretenu sur les
missions et l'organisation de la DGA et nous a par ailleurs, prodigué
quelques conseils et encouragements.
Après cela, le DLCRFI nous a conduit auprès du
Directeur des Ressources Humaines (DRH) avec qui, nous avons eu un
édifiant entretien. Celui-ci nous a par ailleurs, présenté
l'ensemble du personnel de son service et nous a rappelé l'objet de
notre stage tout en nous prodiguant quelques conseils et règles de bonne
conduite à respecter durant notre séjour. Nous nous sommes
réellement imprégné, durant notre séjour au
MAETECI, des réalités de la politique internationale du Tchad.
II. Phase d'intégration
C'est le fait de s'adapter au sein de la DGA en
général et en particulier dans les services des
différentes directions, où nous sommes affectés et leurs
cultures.
Durant notre premier jour, Le DGA nous a
présenté avec sollicitude comment est organisé son
service. Après cette explication, nous avons effectué une visite
guidée de la structure afin de mieux prendre connaissance de certains
bureaux et des personnels de la DGA. Le lendemain, le DRH a commencé,
par nous donner quelques tâches questions pour de se familiariser avec le
nouvel environnement. C'est ainsi que nous avons pu renforcer notre
capacité avec le soutien de notre encadreur et nous avons
commencé réellement à effectuer des tâches dans les
différentes directions du MAETECI suivant notre programme de stage
annexé à notre rapport.
SECTION II - LES TACHES
EFFECTUEES
Durant notre séjour au MAETECI, nous avons
effectué quelques taches à la Direction Générale de
l'Intégration Africaine et à la Direction Générale
de la Coopération Internationale ( I) puis à la Direction
Générale du Protocole d'État et à la Direction des
Affaires Juridiques, de la Documentation et des Archives ( II)
I- la DGIA11(*) et la DGCI12(*)
Nous avons tout d'abord été à la
Direction Générale de l'Intégration Africaine (A) avant de
conduit à la Direction Générale de la Coopération
Internationale (B).
A- Au local de la DGIA
Nous avons d'abord été reçus à la
Direction Générale de l'Intégration Africaine(D.G.I.A) qui
est subdivisé en deux(2) directions :
- La Direction de l'Union Africaine ;
- La Direction des Organisations Sous Régionales.
Nous avons commencé d'abord par la Direction de l'Union
Africaine ou nous avons appris les attributions de cette direction et le
rôle qu'elle joue dans la politique globale du ministère en
matière d'intégration sous régionale, régionale
etc. Par la même occasion nous avons appris à rédigé
les correspondances telles que (la notes verbale, le compte rendus, le
procès-verbal, le soit transmis ...)
Ensuite, nous avons été reçus à la
Direction des Organisations Sous Régionales, où il a
été question de connaitre les missions assignées à
cette Direction et son rôle dans la facilitation de l'intégration
sous régional.
B- Au local de la DGCI
Cependant nous avons effectués aussi quelques
tâches à la Direction Générale de la
Coopération Internationale(D.G.C.I) où nous avons
effectués notre deuxième semaine de stage.
La Direction Générale de la Coopération
Internationale comprend deux (02) Directions :
- La Direction de la coopération bilatérale ;
- La Direction de la coopération
multilatérale.
A la Direction de la coopération bilatérale nous
avons effectué les tâches suivantes :
- le traitement de la note verbale relative à la
demande de soutien formulée par certain pays de l'Union africaine au
gouvernement de la république du Tchad pour soutenir leurs candidats aux
différents postes de l'Union Africaine.
A la Direction de la coopération Multilatérale
nous avons effectué les tâches suivantes :
- Lecture et traitement des soit transmis ;
- Lecture et traitement des comptes rendus ;
- Lecture et traitement des procès-verbaux.
Il doit être souligné que ce correspondances sont
généralement relatives aux relations du Tchad avec les
organisations non gouvernementales, les organisations intergouvernementales et
surtout avec les nations-unies et ses institutions
spécialisées.
II- La DGPE13(*) et la DAJDA14(*)
Après avoir passé quelques jours à la
Direction Générale de la Coopération Internationale, nous
avons passé à la Direction Générale du Protocole
d'État.
A- Au niveau de la DGPE
Les tâches effectuées sont les suivantes :
- Le remplissage des passeports diplomatique et ordinaires
avec deux (2) types de visas:
- Le visa diplomatique accordé aux chefs des missions
diplomatique voulant séjourner au Tchad pour une durée de deux(2)
à quatre (4) ans ;
- Le visa de courtoisie accordé aux personnels des
organisations intergouvernementales et non gouvernementales pour leur
séjour au Tchad pour une durée de six (6) mois ;
- Le traitement d'une demande d'autorisation de survol sur le
territoire Tchadien en faveur d'un avion turque émanant de l'ambassade
de la république du Tchad en Egypte.
B - Au niveau de la DAJDA
En fin à la quatrième semaine de notre stage
nous avons passé à la Direction des Affaires Juridiques, de la
Documentation et des Archives.
Nous étions accueillis et orienté vers le
directeur, il nous a fait la présentation de la structure et nous avons
pu rédiger des notes de présentation, et aussi des notes
d'information.
En définitive, notre séjour au Ministères
des Affaires Etrangères, des Tchadiens de l'Etranger et de la
coopération Internationale s'est globalement très bien
passé et a été riche d'expérience pour nous.
DEUXIEME PARTIE : L'EVOLUTION DE
LA POLITIQUE ETRANGERE DU TCHAD
Le Tchad a connu une évolution fulgurante de sa
politique extérieure. De ce fait, il serait judicieux de
présenter la dynamique de sa politique étrangère (Chapitre
I) avant de s'intéresser sur les défis que celle-ci rencontre et
d'en proposer quelques suggestions (Chapitre II)
CHAPITRE I : LA DYNAMIQUE DE LA
POLITIQUE ETRANGERE DU TCHAD
Les autorités tchadiennes, ayant connaissance de la
chronologie des relations (sections I) avec les autres pays, ont su
redéfinir la politique étrangère du Tchad (section).
SECTION I : LA CHRONOLOGIE DES
RELATIONS DU TCHAD
Le Tchada noué des relations pas seulement avec les
pays d'Afrique ( I) mais aussi avec d'autres pays ( II) des différents
continent.
I - la coopération avec les
pays d'Afrique
Nous nous intéresserons d'abord sur les relations que
le Tchad entretient avec les pays de la CEMAC (I), ensuite avec les pays
d'Afrique subsaharienne (II)
I-
Avec les pays de la CEMAC
Le Tchad entretient des liens étroits avec le Cameroun
(A) avec qui il partage des frontières. En dehors de cette Etat, il a
des liens avec d'autres pays de la CEMAC (B)
A- Les
relations avec le CAMEROUN
Le Cameroun est l'un des pays limitrophe du Tchad. Ils
partagent plusieurs frontières dont celle du sud-ouest du Tchad
figure,traversée notamment par le Lac Tchad.
Ces deux pays membres de la CEMAC ont depuis leurs
indépendances, gardés des relations fortes. Ces deux pays ont
signés plusieurs protocoles d'accord. Par ordre de signature, on peut
mentionner entre autre les Accords suivants :
- Le Protocole d'accord sur la création et
l'exploitation des différentes industries textiles et du ciment,
signé le 13 avril 1963 à Fort-Lamy ;
- Le Protocole d'accord en matière de personnel
signé le 17 février 1967 à Yaoundé ;
- Le Protocole d'accord créant la commission mixte de
coopération, signé le 20 août 1970 à Moundou au
Tchad ;
- La Convention réglant les relations économique
et douanière signée le 20 août 1970 à Moundou ;
- Le Protocole d'accord en matière de
télécommunications signé le 26 avril 1973 à
Yaoundé ;
- L'Accord relatif au transport aérien signé le
25 mai 1973 à Fort-Lamy ;
- La décision portant réparation du tonnage du
trafic des marchandises et autres produits prise le 12 avril 1975 à
N'Gaoundéré ;
- Le Traité d'amitié, de coopération
culturelle, scientifique et technique signé le 21 décembre 1985
à Ndjamena ;
- La convention en matière de transport terrestre des
marchandises signée le 21 décembre 1985 à Ndjamena ;
- L'accord entre le gouvernement de la République du
Cameroun et le gouvernement de la République du Tchad relatif à
la construction d'un système de transport des hydrocarbures par
pipe-line signé à Yaoundé le 8 février 1996.
Ces deux États accordent une place importante à
la construction des infrastructures destinées à faciliter
ralliement de ces deux pays. On peut citer par ici la convention en
matière de transport routier entre la République du Tchad et la
République du Cameroun ; le protocole d'accord entre le Gouvernement de
la République du Tchad et le Gouvernement de la République du
Cameroun ; la convention entre la République du Cameroun et la
République du Tchad relative aux études et aux travaux de
construction d'un deuxième pont frontalier sur le Logone entre Kousseri
au Cameroun et N'Gueli au Tchad, et à l'aménagement de ses
accès que sont la route Walia-N'Gueli et la voie de contournement de la
ville de Kousseri ; le protocole d'accord entre le Gouvernement de la
République du Tchad et le Gouvernement de la République du
Cameroun relatif à la construction du pont frontalier sur la
rivière Mbere ; l'accord entre le Gouvernement de la République
du Cameroun et le Gouvernement de la République du Tchad relatif
à la création d'une commission ferroviaire Cameroun-Tchad en vue
de l'extension du chemin de fer camerounais vers le Tchad ; l'accord relatif au
transport aérien entre la République du Cameroun et la
République du Tchad etc...
Depuis 2015, le Tchad coopère militairement avec le
Cameroun au sein de la Force multinationale mixte dont les deux pays sont
membres, et dont le quartier général est situé à
N'Djamena. Cette force est actuellement concentrée dans la lutte contre
Boko Haram, dont l'insurrection islamiste menace la sécurité de
ces deux États. Plusieurs coopérations ont vu le jour notamment
celles concernant le renforcement de la sécurité
environnementale, la sécurité des biens et des personnes, la
libre circulation des biens et des personnes, renforcement de la
coopération judiciaire, etc...
B- Les
relations avec les autres pays de la CEMAC
Le Tchad a renforcé son lien avec certains pays de la
CEMAC tels que la RCA, le CONGO et la GUINÉE ÉQUATORIALE, pour ne
citer que ceux-là.
Ø Relations avec la République centrafricaine
Le Tchad partage au sud avec la République
centrafricaine une frontière de plus de 1200km.
En mars 2003, des miliciens tchadiens appuient le coup
d'État du général François BOZIZE en Centrafrique,
dont une bonne partie va rester avec lui après son installation au
pouvoir qui dure jusqu'à son renversement par un autre coup
d'État en mars 2013.
Entre 2007 et 2009, le Tchad et la République
centrafricaine ont coopéré au sein de la force européenne
(EUFOR Tchad/RCA), force opérationnelle multinationale dirigée
par l'Union européenne au Tchad et en République centrafricaine
chargée de sécuriser les réfugiés du Darfour.
Sur le plan économique, les relations entre le Tchad et
la RCA sont modestes, en grande partie à cause de l'instabilité
chronique en Centrafrique. Les deux pays ont un potentiel pour
développer des échanges commerciaux, notamment dans les secteurs
de l'agriculture et des ressources naturelles, mais les infrastructures
sous-développées et les conflits permanents ont freiné
toute véritable coopération économique.
Les relations entre les deux pays ont connu des
périodes de tensions, notamment lorsque le gouvernement centrafricain,
après la chute de BOZIZE, a accusé le Tchad de soutenir certains
groupes rebelles actifs en RCA. Le climat de méfiance entre les deux
pays s'est exacerbé après le retrait des troupes tchadiennes en
2014. Cependant, le Tchad a continué à jouer un rôle dans
les efforts régionaux de paix, tout en étant critiqué pour
ses interventions passées.
Ø Relations avec le Congo
Le Tchad et le Congo sont membres de la Communauté
Économique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC), une
organisation régionale qui regroupe six pays d'Afrique centrale. Les
deux pays partagent un intérêt commun pour l'intégration
économique de la région. À travers la CEMAC, ils
coopèrent sur des questions économiques, monétaires (via
le franc CFA), et sur des projets d'infrastructures visant à
améliorer les connexions commerciales et le développement
économique dans la sous-région.
Les deux pays sont également membres de plusieurs
autres organisations régionales et internationales, telles que l'Union
Africaine (UA), la Communauté Économique des États de
l'Afrique Centrale (CEEAC), et les Nations Unies (NU). Cela leur permet de
collaborer sur des sujets tels que la paix et la sécurité,
notamment dans la lutte contre les groupes armés et le terrorisme en
Afrique centrale et au Sahel.
Les relations diplomatiques entre le Tchad et le Congo sont
relativement stables, avec des échanges réguliers au niveau des
chefs d'État et des diplomates. Le Tchad, sous la présidence
d'Idriss DEBY ITNO (jusqu'en 2021), et le Congo, dirigé par Denis SASSOU
NGUESSO, ont maintenu des relations cordiales, marquées par des visites
officielles et des discussions sur des sujets régionaux. Denis SASSOU
NGUESSO a également joué un rôle dans la médiation
des conflits en Afrique centrale, avec l'appui du Tchad, notamment dans les
crises en République Centrafricaine et au Soudan du Sud.
Sur le plan sécuritaire, les deux pays coopèrent
dans le cadre des initiatives régionales de maintien de la paix et de
lutte contre le terrorisme. Le Tchad, reconnu pour son rôle de leader
militaire dans la région, a parfois agi conjointement avec le Congo pour
soutenir des initiatives visant à renforcer la sécurité en
Afrique centrale. Leurs contributions dans les missions de paix, comme celles
en République Centrafricaine, montrent une volonté de stabiliser
la région.
Les relations économiques entre le Tchad et le Congo
sont relativement modestes, en grande partie à cause des infrastructures
sous-développées et de la distance géographique.
Cependant, les deux pays partagent un intérêt pour le
développement de leurs ressources naturelles, notamment le
pétrole. Le Tchad, producteur de pétrole, et le Congo, dont
l'économie repose également sur le pétrole, ont des
intérêts communs dans la stabilisation des prix des hydrocarbures
et la gestion des ressources énergétiques.
Dans le cadre de la CEMAC, le Tchad et le Congo ont
participé à des discussions sur des projets d'infrastructures
régionales, comme la construction de routes et de corridors commerciaux
pour améliorer les connexions entre les pays membres. Ces initiatives
visent à faciliter les échanges commerciaux
intra-régionaux, bien que la réalisation de ces projets reste
souvent entravée par des problèmes de financement et de
gouvernance.
Ø Relations avec la Guinée Équatoriale
Le Tchad et la Guinée équatoriale sont membres
de la CEMAC, où ils collaborent sur des questions économiques et
monétaires. La CEMAC favorise l'intégration régionale, la
libre circulation des personnes et des biens, ainsi que l'utilisation commune
du franc CFA, ce qui facilite les échanges économiques et
financiers. Toutefois, les barrières administratives et les
infrastructures limitées freinent encore la pleine mise en oeuvre de
cette intégration.
Au sein de la CEEAC15(*), les deux pays coopèrent pour promouvoir la
paix et la sécurité en Afrique centrale, une région
marquée par des conflits et des instabilités. Le Tchad, souvent
vu comme un acteur clé dans la stabilisation régionale, et la
Guinée équatoriale, plus discrète mais active
diplomatiquement, travaillent ensemble à travers cette plateforme pour
renforcer la sécurité régionale.
Les relations politiques entre le Tchad et la Guinée
équatoriale sont relativement stables et se caractérisent par des
échanges diplomatiques réguliers. Le Tchad, sous le
président Idriss DÉBY ITNO jusqu'en 2021, et la Guinée
équatoriale, sous le président Teodoro OBIANG NGUEMA MBASOGO, ont
maintenu des relations cordiales, renforcées par leur participation
conjointe aux forums régionaux.
Les chefs d'État des deux pays ont souvent
participé à des sommets régionaux et internationaux
ensemble, abordant des questions de paix, de sécurité, et de
développement dans la sous-région. Cette proximité
diplomatique s'inscrit dans leur volonté commune de maintenir la
stabilité politique en Afrique centrale.
La coopération sécuritaire est un aspect
important des relations entre le Tchad et la Guinée équatoriale.
En tant que pays partageant une sous-région parfois instable, avec des
crises en République Centrafricaine, au Cameroun et au Tchad
lui-même, ils sont impliqués dans des initiatives visant à
renforcer la sécurité collective. La Guinée
équatoriale, bien que plus éloignée des principaux foyers
de conflits, soutient les efforts régionaux de paix et de stabilisation,
souvent menés par le Tchad dans des missions régionales. Par
exemple, les deux pays ont collaboré au sein de la CEEAC sur des
questions de sécurité régionales, avec des discussions sur
la lutte contre le terrorisme, le trafic d'armes, et les groupes armés
qui déstabilisent la région.
Le Tchad et la Guinée équatoriale sont tous deux
des pays producteurs de pétrole, et cela influence leurs relations
économiques. Bien que les échanges économiques
bilatéraux ne soient pas très développés, ils
partagent des intérêts communs dans la gestion de leurs industries
pétrolières, notamment au sein de l'OPEP16(*), où la Guinée
équatoriale est membre et où le Tchad participe en tant que pays
observateur.
II-
Avec les pays d'Afrique subsaharienne
En dehors de la CEMAC, le Tchad étant un pays de
l'Afrique subsaharienne, entretien des relations entre autres avec le SOUDAN,
la RDC et la LIBYE.
A- Les Relations avec
le Soudan
Le Tchad et le Soudan sont tous les deux membres de l'Union
africaine, de l'Organisation de la coopération islamique, et partagent
une frontière de plus de 1 000 km à l'ouest du Soudan.
Les populations de l'est du Tchad et de l'ouest du Soudan ont
noué des liens sociaux et religieux bien avant l'indépendance des
deux pays. Certains groupes ethniques comme les Zaghawa et les Rizegat ont
été « coupés en deux » par la frontière
tchado-soudanaise, et existent par conséquent dans ces deux pays.
Dans leurs histoires récentes, le Soudan ont en commun
d'avoir tous deux été gouvernés pendant une trentaine
d'années par des chefs d'État autocrates arrivés au
pouvoir à peu près au même moment par des coups
d'État dans leurs pays respectifs : juin 1989 pour Omar
el-Béchir, décembre 1990 pour Idriss DEBY.
Au moment du coup d'État d'Omar el-Béchir,
l'ouest du Darfour est utilisé comme un champ de bataille par des
troupes fidèles au gouvernement tchadien d'Hissein HABRE et par des
rebelles organisés par son ancien ministre de la Défense Idriss
DEBY. En décembre 1990, c'est à partir du Soudan qu'Idriss DEBY
lance avec le soutien de la junte islamiste soudanaise une offensive vers le
Tchad où il prend le pouvoir, qu'il garde jusqu'à sa mort en
avril 2021, deux ans après le renversement d'Omar el-Béchir.
Les relations tchado-soudanaises se détériorent
lorsque la guerre éclate au Darfour en 2003. Idriss DEBY, étant
lui-même de l'ethnie des Zaghawa, décide de soutenir cette
dernière en rébellion contre le gouvernement d'Omar
el-Béchir, qui s'appuie sur les milices arabes, les Janjawid17(*)pour réprimer cette
rébellion. Omar el-Béchir, convaincu que le soutien du Tchad aux
rebelles du Darfour durerait aussi longtemps qu'Idriss DEBY serait au pouvoir,
décide à son tour de soutenir les rebelles tchadiens dans leurs
efforts pour le renverser. Ainsi, pendant 6 ans entre 2004 et 2010, les deux
pays se livrent une guerre par procuration en soutenant chacun les rebelles en
lutte contre le gouvernement du pays voisin, liant étroitement la guerre
du Darfour à la guerre civile tchadienne. Le Soudan devient la base
arrière des insurgés tchadiens de l' « Union des forces de
la résistance », tandis que le Tchad protège les factions
rebelles de l'Armée de Libération du Soudan. En plus de soutenir
des combattants rebelles opérants dans le pays voisin, le Soudan et le
Tchad accueillent des centaines de milliers de réfugiés de ces
deux conflits.
La guerre culmine lors des attaques de la rébellion
tchadienne contre Ndjamena en avril 2006 et en février 2008, et lors de
l'assaut des rebelles du Darfour contre Khartoum en mai 2008.
Toutefois, des efforts diplomatiques de part et d'autre
conduisent Omar al-Béchir et Idriss DEBY, à signer en mars 2008
un accord de non-agression visant à mettre fin aux hostilités
transfrontalières entre les deux pays. Un accord est signé
à Doha (Qatar) en 3 mai 2009, scellant la réconciliation entre
Omar El-Béchir et Idriss DEBY et la reprise des relations diplomatiques
entre le Soudan et le Tchad. Mais quelques jours après sa signature, le
compromis de Doha est rejeté par Idriss DEBY, qui invoque le «
droit de poursuite » en lançant des raids aériens en
territoire soudanais, pour prendre en chasse les mercenaires tchadiens «
à lasolde du Soudan ».
La tension retombe rapidement lorsque des tractations
diplomatiques aboutissent à la signature d'un accord de normalisation en
janvier 2010, puis de la reprise des relations diplomatiques entre Khartoum et
N'Djamena, en février. Idriss DEBY se rend à Khartoum pour la
première foisdepuis 2004, et les deux anciens ennemis signent un accord
sur la sécurité à la frontière et la
création d'une force militaire commune, la force mixte
tchado-soudanaise, chargée de surveiller la frontière
tchado-soudanaise.
Idriss DEBY se rend de nouveau à Khartoum le 4 avril
2019, en pleine révolution soudanaise, quelques jours avant le
renversement d'Omar el-Béchir. Quelques jours auparavant, la visite
à N'Djamena du chef des services de renseignements soudanais, le
général Salah GOSH, avait laissé de nombreux observateurs
supposer qu'Omar el-Béchir avait demandé l'aide de son homologue
tchadien, mais cette hypothèse est par la suite démentie. Le 11
avril, Béchir Issa HAMIDI18(*) déclare dans un tweet : « Nous suivons
avec attention l'évolution de la situation au Soudan, ce pays voisin.
Nous souhaitons que la volonté du peuple soudanais connaisse un
dénouement pacifique ».
Deux ans plus tard, alors que le Soudan est dirigé par
un gouvernement de coalition civil et militaire avec pour premier ministre
Abdalla HAMDOK, le président tchadien Idriss DEBY est tué dans un
affrontement avec les rebelles du Front pour l'alternance et la concorde au
Tchad dans le nord du pays. Les mois suivants, alors que le
général Abdel FATTAH AL-BURHAN s'octroie les pleins pouvoirs au
Soudan, le fils d'Idriss DEBY, Mahamat Idriss DEBY succède à son
père à la tête du Tchad, marquant dans ces deux pays une
restauration des gouvernements militaires après des bouleversements
politiques entre 2018 et 2021. Un dernier point essentiel illustrant la
similitude des trajectoires politiques du Soudan et du Tchad sur cette
période et la normalisation de leurs relations avec Israël à
moins de deux ans d'intervalle, en janvier 2019 pour le Tchad et en octobre
2020 pour le Soudan.
En mai 2024, l'ambassadeur du Soudan au Tchad Osman Mohamed
YOUNISA quittée N`Djamena sans que cela ne reflète une
détérioration des relations bilatérales
tchado-soudanaises, selon le Gouvernement tchadien.
Les accords entre le Tchad et le Soudan se sont
succédé au fil des années, chaque crise ou tension ayant
donné lieu à des négociations pour tenter d'apaiser les
relations entre les deux pays. Voici un aperçu des principaux
accords:
- Accord de Tripoli (8 février 2006) : sous la
médiation de la Libye et avec le soutien de l'Union africaine, cet
accord a été signé à Tripoli. Il vise à
mettre fin aux affrontements entre les forces gouvernementales et les rebelles
tchadiens basés au Soudan, et inversement. Les deux parties ont convenu
de ne plus soutenir les mouvements rebelles opposés au gouvernement de
l'autre pays et de respecter leur souveraineté. Malgré les
promesses, cet accord a rapidement été fragilisé par la
poursuite des hostilités ;
- Accord de Riyad (3 mai 2007) : en 2007, le Tchad et le
Soudan se sont réunis en Arabie Saoudite sous la médiation du roi
Abdallah pour signer l'Accord de Riyad. Ce dernier reprend les engagements de
Tripoli, notamment l'interdiction de soutien aux mouvements rebelles et le
retrait des troupes le long de la frontière. Toutefois, les violences
transfrontalières ont continué, rendant difficile la mise en
oeuvre de cet accord ;
- Accord de Dakar (13 mars 2008) : le 13 mars 2008,
à Dakar, sous la médiation du président
sénégalais Abdoulaye Wade, un nouvel accord de paix a
été signé. Les deux pays ont convenu de normaliser leurs
relations diplomatiques, de rétablir les échanges commerciaux et
de renforcer les mécanismes de surveillance pour contrôler la
frontière. L'accord de Dakar a également mis en place un
comité de suivi, mais comme pour les accords précédents,
les tensions ont ressurgi en raison des attaques sporadiques des groupes
rebelles ;
- Accord de N'Djamena (15 janvier 2010) : en janvier
2010, le Tchad et le Soudan ont signé un accord à N'Djamena pour
renforcer les engagements antérieurs, cette fois avec un accent
particulier sur la sécurisation de la frontière. Cet accord
prévoit la mise en place d'une force conjointe de patrouille
frontalière afin de surveiller et de prévenir les infiltrations
rebelles. Contrairement aux accords précédents, celui de
N'Djamena a eu un effet plus durable, car les deux gouvernements se sont
montrés plus coopératifs et les affrontements se sont
réduits ;
- Accords pour le retour des réfugiés
(2018-2021) : ces accords, signés entre 2018 et 2021, concernent
spécifiquement le retour des réfugiés soudanais et
tchadiens ayant fui les conflits dans leur pays respectif. Ces accords ont
été mis en oeuvre avec l'appui des Nations Unies et visent
à garantir le retour sécurisé et volontaire des
réfugiés dans leur pays d'origine, avec des programmes de
réinsertion et d'accompagnement. Ces accords marquent une étape
importante vers la stabilisation des régions frontalières et le
retour des populations déplacées ;
- Accord de Khartoum (août 2022) : le plus
récent accord, signé en août 2022 à Khartoum, repose
sur l'engagement des deux pays à éviter toute escalade militaire
et à coopérer sur des questions de sécurité,
notamment la lutte contre les trafics transfrontaliers d'armes et le
renforcement de la sécurité dans les zones frontalières.
Cet accord insiste également sur l'importance de la collaboration
économique, notamment à travers des projets communs
d'infrastructure et de développement.
Ces accords ont montré une progression vers une paix
durable, même si des défis persistent. La stabilisation reste un
objectif commun, et la collaboration est soutenue par la communauté
internationale, l'Union africaine, et des médiateurs régionaux
pour assurer la sécurité et le développement
économique dans cette zone stratégique d'Afrique centrale.
B- Relations avec la
République démocratique du Congo et la Libye
En octobre 1998, Le Tchad reconnait son soutien militaire aux
forces de Laurent-Désiré Kabila aux prises avec les rebelles dans
l'est de la République démocratique du Congo. 2 000 soldats
tchadiens sont envoyés en RDC dans le cadre de ce soutien.
Sur le plan diplomatique, les relations bilatérales
directes entre le Tchad et la RDC ont été moins intenses par
rapport aux interactions du Tchad avec ses voisins immédiats, comme le
Soudan, la Libye, ou la République Centrafricaine (RCA). La RDC et le
Tchad n'ont pas de frontières communes, ce qui réduit le niveau
d'interactions directes. Cependant, les deux pays ont toujours maintenu des
relations diplomatiques formelles et collaboré au sein des forums
multilatéraux.
Jusqu'en 2020, les échanges économiques entre le
Tchad et la RDC sont restés modestes. L'absence de connexions
infrastructurelles importantes, la distance géographique et les conflits
internes ont limité les opportunités de commerce et
d'investissements entre ces deux pays. Leurs économies étant
orientées vers des secteurs différents (pétrole pour le
Tchad et minerais pour la RDC), les relations commerciales n'ont pas
été une priorité.
Le Président de la République
Démocratique du Congo (RDC), Félix TSHISEKEDI a été
désigné facilitateur du processus de transition au Tchad suite
à ma mort du feu Idriss DÉBY INTO de l'ex président en
2021. Le Président TSHISEKEDI a joué un rôle non
négligeable dans la mise en oeuvre du DNI19(*).
En 2024, Le Président Mahamat IDRISS DEBY et son
homologue du Félix TSHISEKEDI ont passé en revue, lors de la
visite du Président du RDC, les sujets d'intérêt commun
notamment les dossiers sécuritaires tels que la menace terroriste au
Sahel et l'agression du Rwanda dans l'Est de la République
Démocratique du Congo (RDC), ainsi que les relations bilatérales
entre leurs pays.
Sur le plan sécuritaire, ils ont insisté pour
que la communauté internationale mette tout en oeuvre pour appuyer les
efforts de paix, de sécurité et de stabilité en Afrique et
dans le monde. Par ailleurs les Présidents Félix TSHISEKEDI et
MAHAMAT IDRISS DEBY ont réaffirmé leur volonté
d'approfondir les relations tant économiques, politiques que
diplomatiques entre la RDC et le Tchad.
Ce tête-à-tête a été suivi
d'une cérémonie de signature de 3 accords de coopération
:
- Un accord-cadre de coopération globale ;
- Un accord d'exemption de visa réciproque pour les
citoyens de chaque pays ;
- Un accord pour des consultations diplomatiques
régulières.
Les relations entre le Tchad et la Libye ont été
essentiellement conflictuelles sous la présidence enLibye de Mouammar
Kadhafi.
Les deux États qui partagent une frontière
officielle de plus de 1 055 km ont eu de nombreux affrontements
liés au partage des territoires, notamment lors de l'annexion la bande
d'Aozou par la Libye en 1975. Celle-ci est reconquise par le Tchad en
août 1987.Les deux États signent un accord de cessez-le-feu le 11
septembre 1987.
Dans les années 2000, le gouvernement libyen propose sa
médiation au Tchad dans les conflits qui l'opposent au Soudan et aux
groupes rebelles qui combattent le gouvernement lors de la guerre civile
tchadienne de 2005 à 2010. En 2007, plusieurs accords de pays sont
signés à Tripoli dans le cadre de ces deux conflits, même
si ces accords ne suffisent pas à mettre fin aux hostilités qui
ne prennent fin qu'en 2010.
À partir de 2011, à la suite de la
première guerre civile libyenne qui provoque le renversement puis
l'exécution de Mouammar Kadhafi, le Tchad reconnait le Conseil national
de transition comme seule autorité du peuple libyen.
Lors de la deuxième guerre civile libyenne, le Tchad
prend le parti du maréchal libyen KhalifaHAFTAR qui contrôle l'Est
du pays.
En janvier 2017, le Tchad ferme sa frontière terrestre
avec la Libye pour des raisons sécuritaires, avant d'en rouvrir un point
de passage, deux mois plus tard.
En septembre et octobre 2018, Khalifa HAFTAR se rend à
N'Djamena à deux reprises et rencontre Idriss DEBY, sans que le contenu
de leurs échanges soit divulgué.
Plusieurs accords ont été signés par ces
deux Etats notamment l'accord sur la migration et la gestion des
frontières (2015 visant à renforcer la gestion de leur
frontière commune;Les accords bilatéraux pour stabiliser le sud
de la Libye.
II- la coopération avec les
autres pays du monde
Au-delà des relations qu'il entretien avec les pays
africain, le Tchad se réserve le droit de nouer des relations avec le
reste du monde, entre autres, les pays occidentaux (I) et ceux du Moyen-Orient
(II)
I- Les relations avec
les pays occidentaux
Les relations du Tchad et les pays occidentaux à
l'instar de la France (A) et les Etats-Unis d'Amérique (B) sont
historique et mérite une certaine attention.
A- Relations avec la
France
Le Tchad a été conquis militairement par la
France en 1900 à la suite de la bataille de Kousséri
remportée au Cameroun par les troupes françaises. Le territoire
devient d'abord un protectorat français, puis une colonie
française en 1920. Après la défaite de la France lors de
la Seconde Guerre mondiale, le gouverneur du Tchad Félix
Éboué se rallie au Général de Gaulle et
entraîne l'Afrique équatoriale française (le Tchad, le
Cameroun et le Congo-Brazzaville), qui devient le premier territoire africain
de la France libre. Ce ralliement apporte un renfort 40 000 Africains aux
forces de la France libre. Les Tchadiens participent en juin 1942 à la
bataille de Bir Hakeim opposant en Libye les forces de la France libre aux
troupes germano-italiennes du maréchal Erwin ROMMEL, et à la
libération de Paris sous le commandement du Général
LECLERC en août 1944. Le 20 mai 1949, les cendres de Félix EBOUE,
mort en 1944, sont transférées au Panthéon en même
temps que celles de Victor Schoelcher, l'auteur du décret proclamant
l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises en 1848.
Le Tchad accède à l'indépendance en 1960,
mais les gouvernements français et tchadien gardent un haut niveau de
coopération. La France apporte son soutien à la plupart des
présidents tchadiens, notamment Hisseine HABRE entre 1982 et 1990
(considéré comme un allié contre la Libye de Kadhafi),
puis Idriss DEBY dont la DGSE appuie la prise de pouvoir.
Ce soutien se concrétise par plusieurs interventions
militaires de la France en appui au gouvernement tchadien. Ainsi, depuis son
indépendance, le Tchad est le pays d'Afrique qui a connu le plus grand
nombre d'interventions militaires françaises, notamment :
- En septembre 1968, l'armée française
intervient à la demande du président tchadien François
TOMBALBAYE et chasse les rebelles Toubous de la localité d'Aouzou ;
- L'opération Manta qui s'est déroulée au
Tchad entre 1983 et 1984 dans le cadre du conflittchado-libyen ;
- L'opération Épervier, lancée en
février 1986 pendant le conflit tchado-libyen pour soutenir le
président Hissène HABRE. Elle devient ensuite une mission de
protection des ressortissants français et de coopération avec
l'armée tchadienne;
- L'opération Dorca, déclenchée à
l'initiative de la France en juillet 2004 en soutien à l'UNHCR etles ONG
travaillant à la frontière entre le Tchad et le Soudan pour
assurer la sécurité despopulations et l'accueil des
réfugiés.
À deux reprises, en 2006 et en 2008, l'armée
française est intervenue au Tchad pour mettre en déroute des
rebelles qui menaçaient le palais présidentiel.
L'opération Barkhane lancée simultanément
dans plusieurs pays du Sahel en juillet 2014, succédant aux
opérations Serval et Épervier. Le Tchad accueille le quartier
général de cette opération, ainsi qu'une partie de ses 200
blindés, 6 avions de chasse et 3 000 militaires français qui y
stationnés en permanence.
En 2014, lors de la deuxième guerre civile libyenne, la
France apporte un soutien limité au maréchal Khalifa HAFTAR, tout
en se positionnant comme médiateur dans le conflit. Dès lors,le
Tchad et la France appuient de nouveau le même camp, dans une guerre
civile d'un pays africain.
En février 2019, des Mirage 2000 de l'armée
française bombardent et détruisent une Colonne de rebelles
tchadiens entrant sur le territoire depuis la Libye. Le ministre
français des Affaires étrangères Jean-Yves LE DRIAN
justifie cette intervention, la désignant comme conforme au droit
international, et accusant les assaillants de chercher à renverser le
gouvernement d'Idriss DEBY.
Outre ces interventions militaires conjointes, la France
alimente également l'armée tchadienne en carburant, à
hauteur de 4 millions d'euros par ans.
Les deux États ont aussi des relations fortes sur le
plan économique. Le Tchad fait partie de la zone franc CFA, zone
monétaire bénéficiant d'une garantie du Trésor
français, et est membre de l'Organisation Internationale de la
Francophonie (OIF). Dans les années 1990, le groupe pétrolier
français Elf Aquitaine participe projet pétrolier de Doba, avant
de s'en retirer en 1999 ce qui provoque des tensions entre le Tchad et la
France. Les années suivantes, le Bureau de recherches géologiques
et minières, organisme public français, mène pendant trois
ans un travail de cartographique des ressources minières du Tchad,
découvrant notamment de grandes quantités d'or dans la
région du Tibesti. Dès lors, les récentes interventions
militaires françaises au Tchad alimentent des soupçons d'ententes
entre les gouvernements français et tchadien pour chasser les
orpailleurs illégaux, sous prétexte de maintien de la paix.
À la suite de la mort d'Idriss Deby en avril 2021,
l'Élysée déplore dans un communiqué la perte d'un
« ami courageux », soulignant l'importance d'une « transition
pacifique » et son « ferme attachement à la stabilité
et à l'intégrité territoriale » du Tchad. Le ministre
français des Affaires étrangères Jean-Yves LE DRIAN
appelle à une transition militaire d'une « durée
limitée » qui puisse conduire à l'instauration d'un «
gouvernement civil et inclusif », tandis que la ministre des Armées
Florence PARLY affirmait que la France « perd un allié essentiel
dans la lutte contre le terrorisme au Sahel ».
La France est l'un des premiers partenaires économiques
du Tchad.La France est le troisième partenaire bilatéral pour le
développement du Tchad. Sur la période 2013-2023, les engagements
de l'AFD20(*)
représentent 305 millions euros, pour 34 projets en cours sur cinq
secteurs prioritaires : l'accès aux services essentiels, la
santé, le développement rural, l'éducation et la formation
professionnelle.
L'appui de la France se traduit également par des
soutiens budgétaires annuels. Entre 2017-2019, en plus d'une aide
budgétaire globale (ABG) annuelle, un prêt de soutien
budgétaire (PSB) a été octroyé chaque année,
pour un total de 100 millions euros(40 M en 2017 et 2018, 20 M en 2019). En
2022, le soutien budgétaire français (ABG) s'est
élevé à 15 millions euros en 2022 (contre 10 M en 2018 et
2019, 15 M en 2020, 20M en 2021), portant sur le renforcement de la performance
en matière de gestion des finances publiques, un soutien à
l'apurement des arriérés économiques intérieurs
ainsi qu'à l'achat de stocks de sécurité alimentaire en
réponse à la crise alimentaire majeure qu'a connu le Tchad en
2022. En 2022, l'AFD avait engagé au global 95 million.
Trait un creusement majeur par rapport à 2021 et 2020
(318 M en 2022, 99 M en 2021 et 199 M en 2020). Hors achats d'hydrocarbures,
les importations sont également en hausse (17 M en 2022 contre 5,8 M en
2021) mais restent marginales.
Le stock d'IDE21(*) français au Tchad était de 111 millions
euros, un niveau inférieur à celui du début des
années 2000 (autour de 180M). Malgré un climat des affaires
particulièrement difficile, comme dans la majorité des pays de la
sous-région, une vingtaine d'entreprises françaises sont
présentes dans les secteurs de l'agroalimentaire, du BTP (Bâtiment
et Travaux Publics), du commerce, de la distribution de produits
pétroliers, ou encore de la logistique et des équipements,
auxquelles viennent s'ajouter quelques entreprises locales appartenant à
des nationaux français.
La France étant l'un des pays premier partenaire du
Tchad, leur coopération ne se limite pas qu'à ceux
suscité. Elle touche notamment le domaine humanitaire ; culturel,
scientifique et technique, etc...
B-
Relations avec les États-Unis
Pendant la Guerre froide, les États-Unis et l'Union
soviétique sont en compétition sur le continent africain pour
établir des zones d'influences sur les anciennes colonies devenues
indépendantes.
À l'instar de la France, l'administration
américaine sous Ronald REAGAN appuie le coup d'État d'Hissein
HABRE en 1982, considéré comme un allié idéal
contre le dictateur libyen Mouammar Kadhafi, accusé de soutenir le
terrorisme international.
Pendant la guerre tchado-libyenne, les États-Unis
déploient des forces au Soudan (qui leur était favorable pendant
la guerre froide) pour intervenir au besoin au Tchad, et octroie au
gouvernement tchadien une aide militaire de 25 millions de dollars.
Après la fin de la guerre froide, le Tchad, fer de
lance de la lutte antiterroriste en Afrique et ennemi du Soudan d'Omar
el-Béchir accusé de crime contre l'humanité, continue de
bénéficier d'un important soutien matériel et financier
des États-Unis. Plus de détails seront présentés
dans les lignes suivantes.
II-
Les relations avec les pays du Moyen-Orient
Le Tchad est membre de l'Organisation de la coopération
islamique, dont le siège est situé àDjeddah en Arabie
saoudite.Il entretient des relations avec l'ARABIESAOUDITE et le QATAR, pour ne
mentionné que ceux-ci.
A- Relations avec
l'Arabie Saoudite
En mai 2007, le roi Abdallah d'Arabie saoudite organise
près de Ryad un sommet tripartite avec les présidents soudanais
et tchadien, qui concluent un accord de réconciliation devant mettre fin
à une crise entre leurs pays. Néanmoins, les hostilités
entre les deux États se poursuivent Jusqu'en 2010.
En 2017, l'Arabie saoudite annonce une aide de 100 millions de
dollars à la force G5 Sahel dont fait partie le Tchad.
B- Relations avec le
Qatar
Le Qatar et le Tchad ont des relations de coopération
économique, le Qatar ayant notamment investi dans les mines d'or de la
région du Batha.
Les deux États ont rompu leurs relations diplomatiques
pendant quelques mois entre 2017 et2018.
En 2017, une crise diplomatique oppose le Qatar à la
plupart des autres pays de la péninsuleArabique, rejoints par plusieurs
États africains dont le Tchad, qui rompent leurs relations diplomatiques
avec le Qatar. Il est reproché à l'émirat son soutien
à certains mouvements de contestation, notamment islamistes, lors du
printemps arabe de 2011. Le Tchad fermeL'ambassade du Qatar à N'Djamena
fin août 2017, accusant Doha de chercher à déstabiliser le
pays, le chef rebelle tchadien Timan ERDIMI, étant installé
à Doha depuis 2009.
Le Qatar riposte dans la foulée en fermant l'ambassade
du Tchad à Doha, tout en niant touteImplication dans les actions de
l'Union des forces de la résistance.
À noter également que le Qatar et le Tchad
soutiennent deux camps opposés dans la guerreCivile libyenne.
En début d'année 2018, le Qatar et le Tchad
signent un mémorandum d'entente, rétablissant leurs relations
diplomatiques et le 08 août 2022, un accord22(*) de paix a été
signé à Doha, après plusieurs mois de pourparlers.
SECTION II- LA REDEFINITION DE LA
POLITIQUE ETRANGERE DU TCHAD
La politique extérieure du Tchad a pris une nouvelle
tournure ces dernières années et plus particulièrement
après la mort de l'ex-président. Le Tchad a intensifié sa
coopération avec les pays comme la Chine et la Russie ( I) suite
à la politique de l'Etat de diversifier des partenaires ( II)
I- Le rapprochement avec la Chine
et la Russie
Le Tchad a renforcé ses liens avec la Chine (I) et la
Russie (II)
I- Le renforcement de
la Coopération avec la CHINE
La nomination de l'ex ambassadeur du Tchad en Chine au poste
de Premier Ministre est un indicateur d'un renforcement potentiel des relations
entre la Chine et le Tchad dans les années à venir, notamment
dans le secteur du raffinage et du transport du pétrole, sachant que la
Chine y détient des parts importantes.
La reprise des relations diplomatiques entre N'Djamena et
Pékin en 2006, rompues en199723(*), a constitué un préalable à
l'engagement chinois dans le secteur pétroliertchadien. En septembre
2007, N'Djamena et Pékin ont signé un accord de partenariat
prévoyantl'exploration de champs pétroliers, le raffinage d'une
partie du brut et l'exportation dureste via le Soudan ou le Cameroun. La mise
en oeuvre de cet accord a débuté en 2008avec le
développement des champs pétroliers situés au sud du lac
Tchad et de l'oléoduc reliant lesdits champs à une nouvelle
raffinerie à Djermaya. De décembre 2006 à janvier2007, la
China National Petroleum Company (CNPC) a acquis la totalité des
concessions de la société canadienne Encana détentrice de
permis d'exploration. Cette acquisition aconstitué une étape
importante dans la stratégie d'implantation progressive de la Chine dans
le secteur pétrolier tchadien. Avec l'inauguration de la raffinerie de
Djermaya en juin 2011, la présence chinoise dans le secteur
pétrolier tchadien s'est encore renforcée. Les sites du bassin de
Doba sont exploités depuis 2003 par un consortium composé
desAméricains Exxon Mobil (40 %) et Chevron (25 %), et du malaisien
Petronas (35 %) formant ainsi la société Esso Exploration &
Production Chad. En 2014, le Tchad a acquis les partsde Chevron, et avec
l'acquisition des parts de Petronas en mai 2023 par la Société
des Hydrocarbures du Tchad (SHT), N'Djamena détient désormais une
participationmajoritaire de 60 % dans le champ pétrolier de Doba. Les
actifs d'Exxon Mobil reviennent à la société britannique
Savannah Energy, devenue membre détenant 40 % du consortium et sera plus
tard confronté au Tchad dans institution judiciaire française.
À l'heure actuelle, le chinois CNPC détient 60 %
de la raffinerie de N'Djamena, dont leTchad possède 40 % via la
Société de raffinage de N'Djamena (SRN). Cette raffinerie traite
la production de la filiale China National Petroleum Corp International Chad
(CNPCIC),issue des gisements Rosier et Mimosa. La CNPC, présente
également au Niger, voisindu Tchad, avait prévu de construire un
pipeline de 600 km de longueur pour relier lesblocs d'Agadem au bassin de Doba,
afin de pouvoir exporter le brut nigérien vial'oléoduc
Tchad-Cameroun.
Le 7 juin 2024, le Premier ministre, ALLAH-MAYE HALINA, a
accordé une audience à WangXining, Ambassadeur de la Chine au
Tchad. Les deux responsables ont échangé sur les relations de
coopération qui existent entre les deux pays, et ont exploré des
pistes de coopération, notamment dans les domaines des infrastructures,
de la santé, del'enseignement supérieur, de l'agriculture, signe
d'un nouveau départ pour les relationsentre les deux pays.Quelques mois
plus tard, un total de six protocoles d'accord ont été
signés dont :
- Le premier accord a été signé avec
l'entreprise chinoise CEMC (China Electric Machinery Corporation) et concerne
le projet de réhabilitation et d'extension du réseau
électrique de la capitale tchadienne, N'Djamena ;
- Le deuxième accord avec CEMC porte sur une
étude de faisabilité pour l'alimentation en eau potable de la
ville de N'Djamena et des réseaux associés dans tout le
Tchad ;
- Le troisième protocole d'accord, signé avec
CAMCE prévoit la construction d'un aéroport international moderne
à N'Djarmaya ;
- Le quatrième accord avec CAMCE concerne la
construction de fermes agricoles intégrales modernes dans les
régions de Bol, Ndjamena Fara, Boumou et Yao ;
- Un autre protocole d'accord concerne l'étude de
faisabilité pour la réhabilitation et le renforcement des
réseaux d'assainissement et de drainage des eauxpluviales à
Ndjamena ;
- Enfin, un protocole d'accord a été
signé entre le Ministère des Armées du Tchad et CATIC
(China Aerospace and Technology Corporation), spécialisée dans
les équipements militaires.
II- Le rapprochement avec la RUSSIE
L'Occident continue de considérer le Tchad comme un
partenaire important et un pilierde la stabilité régionale.
Toutefois, avec la montée de la concurrence internationale entre
l'Occident et la Russie au Sahel, le Tchad se voit contraint de
réévaluer et équilibrer sesrelations avec les deux parties
afin d'optimiser ses intérêts vitaux. Cela s'est
reflété par la visite de MahamatDEBY à Moscou en janvier
2024, faisant de lui le premier présidenttchadien à s'y rendre
depuis la visite de François TOMBALBAYE en 1960. De plus, le fait que le
vice-ministre russe de la Défense ait failli participé à
la cérémonie d'investiture de Mahamat DEBY est
considéré par les analystes comme une indication claire de
lavolonté du Tchad de diversifier ses partenaires, notamment à la
lumière des efforts de Moscou pour déployer des forces du «
Corps africain » en tant qu'alternative à « Wagner » dans
certains pays voisins du Tchad.
Ce rapprochement entre les deux pays survient dans un contexte
géopolitique tendu auSahel. N'Djamena s'efforce de sécuriser et
de stabiliser ses frontières avec ses voisins,notamment la Libye au
nord, le Soudan à l'est, le Niger à l'ouest, et la Centrafrique
ausud. Certains de ces pays connaissent des conflits internes, ce qui souligne
l'importance pour le Tchad de maintenir des relations à la fois avec
l'Occident et avec Moscou pourassurer la sécurité de son
territoire et de la région, en raison de la présence et
l'influence de la Russie dans le Sahel par l'entremise de Wagner et ses
activités dans les pays voisins du Tchad.
Il était évident dès le début que
le Président Deby renforcerait ses relations avec laRussie après
sa victoire, notamment après la signature d'accords importants dans
plusieursdomaines vitaux, tels que l'énergie et la
sécurité, lors de sa visite à Moscou. Au début de
ce mois de juin 2024, le président russe a dépêché
une délégation de haut niveau à N'Djamena, dirigée
par le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov,
faisant ainsi suite à la rencontre des deux présidents en janvier
2024. La Russie poursuit donc ses efforts pour renforcer ses positions sur le
continent, y compris au Tchad. En effet, Poutine a invité des dirigeants
africains à tenir un sommet à Saint-Pétersbourg en juillet
2023, et une réunion de ministres africains des Affaires
étrangères est prévue à Sotchi en automne
2024.Certains analystes estiment que ce rapprochement pourrait inquiéter
Paris, qui commence à craindre de perdre sa base militaire d'Adji
Kossei, située à N'Djamena, sachant que le Tchad est son dernier
partenaire dans les pays africains du Sahel et de l'Afrique del'Ouest
après son expulsion des quatre pays de la région ayant
renforcé leur coopérationmilitaire avec la Russie. Entre autres
éléments, il importe de noter que Poutine a été
l'undes premiers dirigeants à féliciter le Président Deby
suite à son élection à la présidence,et que le
ministère russe des Affaires étrangères a
été le premier à féliciter le nouveaugouvernement
pour le succès du processus électoral et de transition.
Ce rapprochement s'inscrit dans une stratégie de
diversification des partenariatsinternationaux du Tchad. La visite de
Sergueï Lavrov marque une nouvelle étape dans cerapprochement
stratégique entre les deux pays, et pourrait se traduite par une
présence russe dans le domaine énergétique, notamment
minier, et sécuritaire, plus précisément dans la
maintenance d'équipements militaires autrefois attribuée à
des entreprisesukrainiennes. Il est donc devenu crucial de suivre
l'évolution de ce rapprochement et d'évaluer son impact sur le
Tchad et la région du Sahel dans les années à venir.
II- La diversification des
partenaires
Tout d'abord, nous aborderons les relations entre le Tchad et
la France, qui semblent connaitre un tournant significatif (I), avant de nous
pencher sur les interactions entre le Tchad et Etats-Unis ainsi que celle avec
la Hongrie (II)
I- TCHAD-FRANCE :
vers un basculement
Ce rapprochement potentiel avec la Russie, tant sur le plan
sécuritaire qu'énergétique,ainsi que le renforcement
éventuel des relations économiques avec la Chine,
représententun enjeu important pour la France, qui entretient une
coopération militaire et économique historique avec ce pays
d'Afrique centrale, considéré comme un pivot pour la
stabilité régionale.
Il est crucial de noter que le Tchad est le seul pays de la
région à maintenir ouvert lecanal avec Paris, après le
retrait progressif des soldats français du Mali en août 2022, de
la Centrafrique en décembre 2022, du Burkina Faso en février 2023
et du Niger en décembre 2023. Chacun de ces pays s'est rapproché
de la Russie, notamment sur le plan militaire, soulignant un changement dans la
région.
Alors que le Tchad demeure le dernier partenaire
privilégié de la France dans la région,Paris
représente pour sa part le principal allié du Tchad dans la lutte
contre le terrorismedans la région. Les relations qu'entretiennent les
deux pays restent importantes. La France maintient sur le territoire tchadien
un contingent armé comptant environ 1 000 soldatsrépartis entre
les trois bases de Faya-Largeau (au nord), d'Abéché (à
l'est) et la baseaérienne 172 de la capitale N'Djamena.
Face à la menace persistante des rébellions qui
pèse sur le pays, la présence françaisedemeure essentielle
pour le régime de Deby. À plusieurs reprises, l'armée
française a apporté son soutien et est intervenue en coordination
avec l'armée tchadienne pourcontrer les incursions des colonnes rebelles
armées sur le territoire tchadien en 2019, puis en 2006 et en 2008,
conformément à l'accord de coopération militaire
signé entreles deux pays en 1976, qui autorise l'intervention de
l'armée française en cas de demande de la part des
autorités tchadiennes. Certes, lors de la dernière offensive
menée en avril 2021, laFrance n'est pas intervenue, et les rebelles ont
réussi à tuer Deby père.
Bien que la présence française ait
contribué à la stabilité du régime en place, les
dynamiques géopolitiques actuelles et les défis régionaux
auxquels le pays est confronté, le président Mahamat IDRISS DEBYa
envisagé une diversification des partenaires sécuritaires du pays
ce qui l'a poussé à opter pour une redéfinition de la
politique étrangère du Tchad. En plus de la France, cette
stratégie inclus des collaborations renforcées avec les
États-Unis,la Chine, la Russie, voire la Hongrie.
II- TCHAD- ÉTATS-UNIS et TCHAD-HONGRIE : vers de
nouvelles perspectives
Alors que la France maintient des soldats dans trois bases
tchadiennes, les États-Unismarquent une présence significative,
notamment des équipes de drones. Celles-ci opèrent depuis une
base aérienne à N'Djamena, et depuis Faya Largeau au nord du
pays. Dans le cadre de la lutte antiterroriste, leur mission principale au
Tchad comprend la surveillance, l'analyse et l'action pour contrer les
djihadistes. Cet engagementaméricain se manifeste également
à travers le soutien apporté aux alliés du Tchad, comme en
témoigne l'utilisation du drone américain Reaper pour appuyer la
France dans le cadre de l'opération Barkhane.
Alors que les États-Unis négocient avec Niamey
le retrait de leurs soldats du Niger, la fuite d'un courrier de l'armée
tchadienne le 4 avril 2024 a envenimé la situation. Le documentindiquait
que l'armée de l'air tchadienne avait demandé à
l'attaché militaire des États-Unis au Tchad de cesser
immédiatement les activités américaines sur la base
aérienne de Koseï. Le 25 avril 2024, une semaine avant les
élections, Pete Nguyen, porte-parole du secrétariat d'État
américain à la défense, a officiellement annoncé un
retrait temporaire et un éventuel repositionnement des soldats
américains. Le Pentagone a confirmé le déplacement
provisoire de 75 de ses soldats, précisant que cela faisait partie d'une
« étape temporaire » dans le cadre d'une révision en
cours de la coopération sécuritaire, qui reprendrait
aprèsl'élection du 6 mai. Il n'y a donc pas de rupture, mais une
renégociation à venir entreN'Djamena et Washington. Il convient
de noter que les États-Unis ont établi desrelations diplomatiques
avec le Tchad en 1960, et que le pétrole domine les exportations du
Tchad vers les États-Unis. La visite de Mahamat IDRISS DEBY aux
États-Unis en 2022 représentait uneopportunité de
renforcer ses relations avec Washington.
Dans ce contexte militaire, Mohamed Deby a pris des mesures
diplomatiques pourrenforcer sa communication et sa coordination avec d'autres
alliés extérieurs, notamment la Turquie, les États du
Golfe (Qatar et Émirats arabes unis) et récemment la Hongrie.Des
accords de coopération militaire ont été conclus avec les
Émirats arabes unis et laHongrie, à travers lesquels N'Djamena a
reçu une aide militaire des Émirats arabes unis,portant sur des
équipements destinés à renforcer la sécurité
des frontières du pays. LaHongrie avait également envisagé
de déployer un contingent (entre 200 et 400 soldats)au Tchad. En
novembre 2023, le ministre hongrois de la Défense,
KRISTOFBOBROVNICZKY,avait annoncé le déploiement d'un contingent
à partir de mars 2024 pour une durée dedeux ans, à
l'occasion d'une rencontre avec son homologue tchadien, DAGO YACOUBA, à
Budapest. Les objectifs de cette coopération étaient de freiner
les flux migratoires etd'aider le Tchad à lutter contre le terrorisme
par le biais du programme « Hungary Helps». Bien que
l'opération ait pris du retard, elle s'est finalement
concrétisée quelques joursavant les élections du 6 mai.
La Hongrie cherche à renforcer davantage sa
coopération avec le Tchad. Le 4 juin, Laszlo MATHE, représentant
spécial pour le Sahel du ministère hongrois des Affaires
étrangères,s'est rendu à Ndjamena et a informé le
chef de la diplomatie tchadienne de la volonté dela Hongrie
d'étendre sa présence diplomatique en transformant son bureau
diplomatique actuel en une ambassade.
L'armée tchadienne, considérée comme
étant l'une des meilleures de la région, exerce une influence
dans le Sahel, où les incursions de groupes armés et les vagues
de coups d'État ont semé des divisions et des basculements
régionaux, affaiblissant la position.
Le Président tchadien Mahamat IDRISS DEBY et le Premier
Ministre hongrois Victor ORBAN ont signé plusieurs accords de
coopérations, révèle le lundi 09 septembre 2024, un
communiqué publié sur le site de la présidence de la
République du Tchad. Ces accords comprennent une déclaration
commune de partenariat ;un mémorandum d'entente entre le
ministère de l'agriculture de la Hongrie et ministère de
l'élevage du Tchad dans le domaine de la production animale ;et de
deux partenariats dans le secteur de la défense et sur le statut des
soldats hongrois stationnés au Tchad. Ces partenariats interviennent au
moment où Budapest prévoit d'intensifier ses relations avec
Ndjamena par la multiplication d'actions bilatérales. Hungary Helps,
agence gouvernementale hongrois d'aide humanitaire et de développement a
ouvert son bureau de représentation en Afrique, dans la capitale
tchadienne.
CHAPITRE II- LES DÉFIS ET
SUGGESTIONS
Bien que le Tchad ait connu une évolution fulgurante de
sa politique étrangère, force est de constater qu'elle se heurte
à des défis (section I) qui entravent son efficacité. Ce
qui nous a poussé à y proposer des solutions (section).
SECTION I- DEFIS INTERNES ET
EXTERNE A LA POLITIQUE ÉTRANGERE DU TCHAD
La politique extérieure du Tchad a connu des
contraintes qui sont, entre autres, liées aux conflits tant internes (I)
qu'externes (II)
I- Conflits internes
Le Tchad a une longue histoire de conflits internes, y compris
des guerres civiles et des révoltes armées. Ces conflits sont
souvent alimentés par des rivalités ethniques et des luttes pour
le pouvoir. Par exemple, la guerre civile des années 1980 a
profondément affecté la structure politique et sociale du pays.
Ces conflits ont un effet négatif sur la politique externe du pays et
endigue son évolution. On peut en citer quelques-uns dont :
- Un impact sur la Politique Étrangère : Les
conflits internes absorbent des ressources qui pourraient autrement être
consacrées à des initiatives diplomatiques et de paix. Cela
limite également la capacité du gouvernement tchadien à
engager efficacement des discussions internationales en raison d'un manque de
légitimité perçue.
- Corruption et Manque de Transparence: La perception commune
de corruption au sein des structures gouvernementales nuit à la
crédibilité du Tchad sur la scène internationale. Les
partenaires potentiels peuvent être réticents à s'engager
avec un gouvernement dont les pratiques sont transparentes.
- Concentration du Pouvoir : Le pouvoir est souvent
centralisé autour de quelques individus, réduisant ainsi la
capacité de réponse face aux enjeux internationaux. Cela entrave
la capacité du Tchad à développer une stratégie
diplomatique diversifiée.
- Chocs Sociaux : Les décisions de politique
étrangère qui ne résonnent pas avec le bien-être des
citoyens peuvent provoquer des manifestations ou des mouvements de
mécontentement. Les manifestations de 2016 et les tensions liées
à la gouvernance en cours aujourd'hui en sont des exemples.
- Manque d'Engagement Civique: L'absence d'un dialogue
constructif entre le gouvernement et la société civile nuit
à l'élaboration de politiques qui tiennent compte des
réalités locales en matière de sécurité et
de développement.
- Budget Diplomatique Restreint: La part du budget national
consacrée à la diplomatie est souvent insuffisante pour
entretenir un réseau diplomatique pleinement opérationnel.
L'absence de ressources financières peut également compromettre
la participation du Tchad aux conférences internationales, limitant
ainsi son influence.
- Attraction des Investissements Étrangers : Le manque
d'infrastructure, la faiblesse de la gouvernance et la perception de risques
élevés nuisent à la capacité du Tchad d'attirer des
investissements étrangers, ce qui est essentiel pour diversifier son
économie.
On note aussi une dépendance et une limitation des
ressources économique au pétrole.
- Dépendance au Pétrole : Avec environ 80 % des
revenus d'exportation provenant du pétrole, le Tchad est
particulièrement vulnérable aux fluctuations du marché
pétrolier mondial. Les baisses de prix impactent les recettes
gouvernementales et, par conséquent, les finances allouées
à la politique étrangère.
- Conséquences Economiques : Cette dépendance
rend difficile le financement d'autres secteurs économiques et limite la
résilience du pays face aux crises économiques globales.
II- Défis externes de la
politique étrangère du Tchad
Les défis que rencontrent la politique
étrangère du Tchad ne se limitent pas qu'à ceux internes,
mais aussi externes. Nous pouvons citer :
- Groupes Terroristes : Le Tchad est confronté à
des menaces de groupes armés comme Boko Haram et l'État
islamique, qui opèrent souvent au-delà des frontières. Le
Tchad a été contraint de mobiliser ses forces pour
répondre à ces menaces, engendrant des coûts
élevésen vies humaines et en ressources.
- Conséquences sur les Relations Diplomatiques : Les
défis sécuritaires influencent les relations du Tchad avec ses
voisins. Cela nécessite une coopération sécuritaire
robuste, mais cela peut aussi exacerber des tensions dans la région si
la capacité de réponse est perçue comme insuffisante.
- Cascades de Conflits : Les conflits en Libye, en
République Centrafricaine et au Soudan influencent directement la
sécurité tchadienne. L'instabilité régionale
entraîne des mouvements de réfugiés qui exercent une
pression supplémentaire sur les ressources déjà
limitées.
- Multi-culturalité des Menaces : Les frontières
poreuses rendent difficile le contrôle des flux de personnes et de
matériels. Ce qui rend la sécurité vulnérable dans
ces zones. Des forces rebelles et terroristes en font une zone favorable pour
l'extension de leurs troupes notamment par le recrutement des jeunes.
- Influence des Acteurs Étrangers : Le Tchad se
retrouve souvent tributaire des intérêts de puissances
étrangères, notamment la France et les États-Unis. Cette
dépendance peut rendre difficile l'expression d'une politique
étrangère autonome et conforme aux intérêts
nationaux.
- Marginalisation dans les Forums Internationaux : En
raison de son faible pouvoir économique et militaire comparé
à d'autres nations, le Tchad est parfois négligé dans les
discussions internationales clés, ce qui limite sa capacité
à influencer les décisions qui pourraient affecter ses
intérêts.
- Perception Négative des Droits Humains : Les
préoccupations concernant les droits de l'homme et la gouvernance au
Tchad peuvent ternir son image sur la scène mondiale, ce qui complique
les efforts de rapprochement avec certains pays ou organisations
internationales qui pourraient être des partenaires
stratégiques.
Les défis rencontrés par la politique
étrangère du Tchad sont multiples et interconnectés, tant
sur le plan interne qu'externe. L'instabilité politique, la
dépendance économique, les menaces sécuritaires
régionales et les relations diplomatiques étant souvent
influencées par des dynamiques historiques et géopolitiques, il
est essentiel pour le Tchad de naviguer ces défis avec une
stratégie claire et un engagement renforcé envers la diplomatie
et la coopération internationale tels que nous le présenterons
dans les lignes suivantes.
SECTION II- LES SUGGESTIONS
Le renforcement des capacités diplomatiques et
institutionnelles ( I) et la consolidation des relations bilatérales et
multilatérales ( II), sont quelques-unes des suggestions
destinées à améliorer la politique internationale du
Tchad.
I- renforcement des
capacités diplomatiques et institutionnelles
La politique étrangère tchadienne est
confrontée aux défis suscités qui freinent son
évolution ou son adaptation aux changements de l'ère politique
internationale. A ces défis, les propositions sont les suivantes :
- Programmer de Formation : Mettre en place des
programmes de formation continue pour le personnel diplomatique sur des
thèmes relatifs aux relations internationales, à la
négociation, et aux techniques de médiation. Cela pourrait
inclure des ateliers, des séminaires et des cours universitaires en
collaboration avec des institutions internationales ;
- Stage et Échanges : Encourager les diplomates
tchadiens à participer à des stages dans des ambassades
étrangères ou dans des organisations internationales pour
acquérir de l'expérience et des compétences
pratiques ;
- Collaboration avec des Universités: Établir
des partenariats avec des universités au Tchad et à
l'étranger pour offrir des programmes de formation en politiques
étrangères et en droit international, afin de former une nouvelle
génération de diplomates ;
- Réforme des Institutions Diplomatiques:
Évaluer et réorganiser les structures du ministère des
Affaires étrangères pour optimiser la prise de décision et
la gestion des politiques étrangères. Cela pourrait inclure la
création de nouvelles unités spécialisées
(sécurité, coopération économique) au sein du
ministère ;
- Réseau de Diplomatie : Développer un
réseau de diplomates et d'experts basés dans différents
pays pour faciliter la communication et le partage d'informations sur les
enjeux de politique internationale, renforçant ainsi la position du
Tchad ;
- Campagnes de Sensibilisation: Élaborer des campagnes
de communication pour informer le public sur les décisions de la
politique étrangère et engager le dialogue avec la
société civile. Utiliser les médias sociaux et les
plateformes numériques pour atteindre un public plus large ;
- Diplomatie Publique : Renforcer l'image du Tchad sur la
scène internationale à travers des initiatives de diplomatie
culturelle et des événements tels que des festivals, des
expositions artistiques, ou des conférences pour promouvoir la richesse
culturelle du pays.
II- renforcement des relations
bilatérales et multilatérales
A ces propositions liées aux renforcements des
capacités diplomatiques et institutionnelles, s'ajoutent quelques
propositions qui permettent de consolider les relations bilatérales et
multilatérales du Tchad. Ceux-ci sont :
- Identification de Partenaires Clés: Analyser et
identifier des pays et des organisations régionales ou internationales
avec lesquels le Tchad pourrait bénéficier de relations
renforcées. Cela inclut des pays à potentiel d'investissement,
des acteurs régionaux de la sécurité, et des partenaires
économiques ;
- Accords Bilatéraux : Négocier des accords
bilatéraux axés sur des domaines stratégiques tels que la
sécurité, l'économie, et l'éducation, en
établissant des mécanismes de suivi pour évaluer l'impact
de ces accords ;
- Promotion des Investissements : Mettre en place une agence
nationale pour la promotion des investissements, afin de créer un
environnement attractif pour les investisseurs étrangers. Offrir des
incitations fiscales et simplifier les démarches administratives pour
attirer les entreprises étrangères ;
- Diversification des Échanges : Bien que le Tchad
ait entrepris une diversification des partenaires ces dernières
années, il lui faut rechercher des marchés alternatifs pour les
exportations, en explorant des partenariats commerciaux avec des pays
émergents, notamment en Asie et en Afrique ;
- Participation aux Systèmes Internationaux :
Renforcer l'engagement du Tchad au sein des organisations régionales
telles que l'Union Africaine, la CEDEAO ou le G5 Sahel, en jouant un rôle
plus actif dans la résolution des conflits régionaux et en
facilitant les dialogues sur la sécurité et le
développement ;
- Coopération Sécuritaire : Collaborer avec
les pays voisins pour lutter contre le terrorisme et la criminalité
transfrontalière en établissant des accords de
sécurité et en participant à des opérations
conjointes. Organiser des conférences régionales sur la
sécurité pour identifier des solutions collectives aux menaces
communes ;
En adoptant ces solutions stratégiques, le Tchad peut
non seulement renforcer sa position sur la scène internationale, mais
également contribuer à sa propre stabilité et à son
développement. Une politique étrangère bien
structurée et proactive permettra au Tchad de relever les défis
contemporains et d'exploiter les opportunités qui existent au niveau
international.
CONCLUSION GENERALE
Ce présent rapport de stage porte sur
l'évolution de la politique étrangère du Tchad, un
thème riche et complexe qui met en lumière les interactions entre
la structure institutionnelle et les enjeux diplomatiques dans un contexte
géopolitique délicat. A travers deux grandes parties distinctes,
l'analyse c'est penchée d'une part sur la présentation du
MAETECI, et d'autre part, sur la dynamique de la politique
étrangère du Tchad.
Dans la première partie du rapport, consacrée
à la présentation de la structure du MAETECI, j'ai eu
l'opportunité d'explorer les différentes directions et services
qui composent cette institution clé. J'ai pu observer que le MAETECI est
structuré de manière à intégrer plusieurs fonctions
stratégiques, allant de la diplomatie bilatérale à la
coopérationmultilatérale, en passant par la gestion des crises et
la promotion des intérêts nationaux.
Mes taches au sein de l'institution m'ont permis de comprendre
l'importance des opérations quotidiennes qui soutiennent une politique
étrangère efficace. J'ai aussi noté l'importance cruciale
de la coordination entre les différentes directions, ainsi que la
nécessité d'une communication fluide pour garantir que les
priorités nationales soient bien représentées sur la
scène internationale.
Dans la seconde partie, j'ai présenté
l'évolution de la politique étrangère du Tchad, mettant en
avant la chronologie des relations du Tchad et la redéfinition de
politique extérieur tchadienne. Puis, dans le second chapitre, j'ai
exposé les défis que rencontre la politique
étrangère et suggérer des solutions adaptées
In fine, le stage m'a permis d'apprécier la
complexité de la politique étrangère du Tchad et les
multiples dimensions qui la façonnent. La période actuelle,
marquée par des défis tant internes qu'externes, exige une
stratégie diplomatique transparente et inclusive. Grace à un
engagement renouvelé, à des approches innovantes et à une
gouvernance solide, le Tchad a l'opportunité de consolider sa position
en tant qu'acteurrégionale et de contribuer à la paix et à
la sécurité en Afrique. Les bases établis durant cette
formation pratique, ainsi que les leçons tirées des défis
contemporains, constituent des piliers importants pour un avenir diplomatique
prometteur.
BIBLIOGRAPHIE
1- Zang, M.L. «l'influence des enjeux internes sur la
oilitiques etrangere du Tchad.» 2019.
2- D.H, Kossivi. Tchad: entre luttes internes et
aspirations internationales. Editions Karthala, 2017.
3- Ministere des affaires etrangeres,. «Rapport annuel
sur les relations exterieures du Tchad.» s.d.
4- J.C., willame. la politique etrangere du tchad: enjeux
et perspectives. l'Harmattan, 2015.
5- Décret N°0004/PR/MAEIATE/2021 portant
organisation et fonctionnement du ministere des affaires etrangere
6- Convention de Vienne sur les Relations Diplomatique de
1961
7- Convention de Vienne sur les Relations Consulaires de
1963
8- www.diplomatie-tchad.org
9- www.memoireonline.com
10- Kalchekbe, D.L. (2010). Coopération commerciale
entre la Chine populaire et le Tchad : enjeux et perspectives
(Mémoire de DESS, Université de Yaoundé II, DESS en
politique et négociations multilatérale)
11- Décret 901/PR/PM/MFPT/2006 du 12 octobre 2006
fixant le statut particulier des corps de fonctionnaires du secteur de
l'Administration
TABLE DES MATIERES
DEDICACE
1
REMERCIEMENTS
2
LISTE D'ABREVIATION
3
RESUME
5
INTRODUCTION
GÉNÉRALE
6
PREMIERE
PARTIE : PRÉSENTATION DE LA STRUCTURATION DU DÉROULEMENT DU
STAGE
8
CHAPITRE I : PRÉSENTATION DU
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DES TCHADIENS DE
L'ÉTRANGER ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE
9
SECTION I : SITUATION DU
MAETECI
9
I- Historique
9
II: La situation
géographique du MAETECI
10
SECTION II : ATTRIBUTIONS ET
ORGANISATIONS
11
I : Les attributions
11
I- Les missions
principales du MAETECI
11
II- Les missions
secondaires du MAETECI
15
II- l'organisation du MAETECI et leurs
missions
18
I- L'organisation
du MAETECI
18
II- Leurs missions
respectives
19
CHAPITRE 2 : ANALYSE DES TACHES
EFFECTUEES
31
SECTION I : ACCUEIL ET
INTEGRATION
31
I : Phase d'accueil
31
II. Phase d'intégration
31
SECTION II - LES TACHES
EFFECTUEES
32
I- la DGIA et la DGCI
32
A- Au local de la
DGIA
32
B- Au local de la
DGCI
33
II- La DGPE et la DAJDA
33
A- Au niveau de la
DGPE
34
B - Au niveau de la DAJDA
34
DEUXIEME
PARTIE : L'EVOLUTION DE LA POLITIQUE ETRANGERE DU TCHAD
35
CHAPITRE I : LA DYNAMIQUE DE LA POLITIQUE
ETRANGERE DU TCHAD
36
SECTION I : LA CHRONOLOGIE DES RELATIONS
DU TCHAD
36
I - la coopération avec les pays
d'Afrique
36
I- Avec les pays de
la CEMAC
36
A- Les relations
avec le CAMEROUN
36
B- Les relations
avec les autres pays de la CEMAC
38
II- Avec les pays
d'Afrique subsaharienne
41
A- Les Relations
avec le Soudan
41
B- Relations avec
la République démocratique du Congo et la Libye
45
II- la coopération avec les autres
pays du monde
47
I- Les relations
avec les pays occidentaux
47
A- Relations avec
la France
47
B- Relations avec
les États-Unis
50
II- Les relations
avec les pays du Moyen-Orient
50
A- Relations avec
l'Arabie Saoudite
51
B- Relations avec
le Qatar
51
SECTION II- LA REDEFINITION DE LA POLITIQUE
ETRANGERE DU TCHAD
52
I- Le rapprochement avec la Chine et la
Russie
52
I- Le renforcement
de la Coopération avec la CHINE
52
II- Le
rapprochement avec la RUSSIE
54
II- La diversification des
partenaires
55
I-
TCHAD-FRANCE : vers un basculement
55
II- TCHAD-
ÉTATS-UNIS et TCHAD-HONGRIE : vers de nouvelles
perspectives
56
CHAPITRE II- LES DÉFIS ET
SUGGESTIONS
59
SECTION I- DEFIS INTERNES ET EXTERNE A LA
POLITIQUE ÉTRANGERE DU TCHAD
59
I- Conflits internes
59
II- Défis externes de la politique
étrangère du Tchad
60
SECTION II- LES SUGGESTIONS
61
I- renforcement des capacités
diplomatiques et institutionnelles
62
II- renforcement des relations
bilatérales et multilatérales
63
CONCLUSION GENERALE
65
BIBLIOGRAPHIE
66
TABLE DES MATIERES
67
ANNEXE
70
ANNEXE

Annexe 1 : Autorisation de stage

Annexe 2 : Programme de stage
* 1 Décret
N°29/PG/SGCM du 18 août 1960
* 2Chef d'Etat-major
général des armées
* 3 Banque Mondiale
* 4 Fond Monétaire
International
* 5 Union Européenne
* 6 Nations Unies
* 7 Nouveau Partenariat pour
le Développement de l'Afrique est une initiative de développement
adoptée en 2001 par l'Union Africaine pour promouvoir le
développement économique, social et politique de l'Afrique.
* 8La Convention de Vienne de
1961 a pour objet de l'encadrement des relations diplomatiques entre les Etats,
établissant les privilèges et immunités des missions
diplomatiques et de leurs familles.
* 9Elle porte
spécifiquement sur les relations consulaires
* 10Voir annexe
* 11Direction
Générale de l'Intégration Africaine
* 12Direction
Générale de la Coopération Internationale
* 13Direction
Générale du Protocole d'État
* 14Direction des Affaires
Juridiques, de la Documentation et des Archives
* 15La Communauté
Economique des Etats de l'Afrique Central
* 16L'Organisation des Pays
Exportateurs de Pétrole
* 17Un terme
générique pour désigner les miliciens du Darfour, au
Soudan.
* 18Ex porte-Parole du
ministère tchadien des affaires étrangères
* 19Le Dialogue National
Inclusif d'objectif former un consensus nationale sur la réforme
constitutionnelle, les plan d'élection et d'autres questions politiques
litigieuses.
* 20L'Agence
Française de Développement est une institution financière
publique qui accompagne des projets d'améliore les conditions de vie des
populations, soutiennent la croissance économique et protège la
planète.
* 21Investissement Direct
Etranger.
* 22Accordde paix
singé à Doha entre le gouvernement de Transition du Tchad et une
trentaine de politico-militaire. Cet accord intervient suite à la
politique de main tendu prônée par le Président Mahamat
IDRISS DEBY.
* 23 Voir Kalchekbe, D.L.
(2010). Coopération commerciale entre la Chine populaire et le
Tchad : enjeux et perspectives (Mémoire de DESS, Université
de Yaoundé II, DESS en politique et négociations
multilatérale). Consulté à l'adresse
https://www.memoironline.com/07/11/4626/m_La-coopération-entre-la-Chine-populaire-et-le-Tchad-enjeux-perspectives2.html
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