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Etude de la réception de deux coproductions théâtrales européennes, à travers des articles de la presse écrite d'Europe

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par Laetitia van de Walle
Université Libre de Bruxelles - Master européen en Art du spectacle vivant 2007
  

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Introduction

Etudiante en art du spectacle vivant européen et passionnée par la construction de l'Europe, nous avons voulu donner une dimension européenne au mémoire qui conclut notre cycle d'études.

Lors de recherches à la bibliothèque de l'Université Libre de Bruxelles, nous avons été surprise de n'y rencontrer aucun ouvrage traitant du « théâtre européen ». Nous voulions éviter de glisser vers une analyse de théâtres comparés. En introduisant notre sujet sur Internet, nous avons appris, par hasard, l'existence d'un réseau européen de théâtre : la Convention Théâtrale Européenne (CTE), dont est membre le Théâtre national Wallonie- Bruxelles. Cette association discrète était, de surcroît, organisée depuis Bruxelles jusqu'en 2005.

L'objectif de cette association, nous le développerons, est d'encourager les échanges de spectacles, de praticiens, de publics... entre les théâtres membres, afin d'apprendre aux européens à s'apprécier mutuellement. Par exemple, le public belge peut assister à un spectacle dans une autre langue, jouée par des acteurs d'un autre pays. Cet aspect nous a séduite.

Le site Internet renseignait l'organisation d'un festival européen « Théâtre en Europe: miroir des populations déplacées ». Le programme était original et « européen », et de nombreux documents relatifs à cet événement, malheureusement déjà terminé au moment de nos investigations, étaient disponibles sur le site Internet. Par curiosité, nous avons navigué sur le world wide web à la recherche d'informations sur les productions présentées dans le cadre de ce projet (subventionné par Culture 2000), à Nova Gorica (Slovénie), pour fêter l'adhésion de dix pays de l'Europe de l'Est à l'Union Européenne. Le hasard, encore une fois, nous a tracé une voie : Gurs, une tragédie européenne allait être jouée à Paris au mois de mars 2006, après avoir été présentée à Nova Gorica, Séville, Nice et Luxembourg, avant d'être proposée à Berlin dans le cadre d'un festival en l'honneur de Bertolt Brecht. L'occasion était inespérée. Nous avons cerné plus précisément l'objet de notre étude : il serait question d'analyser la réception de Gurs, une tragédie européenne, dans les différentes villes à travers les médias.

Il nous a alors semblé intéressant d'étudier une deuxième pièce intégrée dans le même
projet. Le choix de Learning Europa a été motivé principalement par un dossier de presse
très volumineux et par l'opportunité de visionner la pièce sur DVD. De plus, les articles

critiques sur ces coproductions s'inscrivaient sur un axe Nord-Sud, de l'Allemagne à l'Espagne. Ces deux pays avaient apparemment des conceptions critiques assez diamétralement opposées.

Comment avons-nous constitué notre corpus de presse ? Au cours du deuxième semestre, nous avons séjourné à Paris, au siège de la Convention Théâtrale Européenne, afin de pouvoir consulter les archives et nous rendre compte du fonctionnement du réseau. Comme les supports médiatiques conservés à la Convention n'étaient pas nombreux, nous avons contacté les théâtres ayant accueilli les coproductions. Ils nous ont fait parvenir les documents médiatiques correspondant aux coproductions que nous désirions étudier. A ce moment de la recherche, nous avons décidé de nous limiter aux articles issus de la presse écrite, ou Internet, si le site ou son auteur était réputé, ce dont nous nous sommes assurée auprès des responsables de presse dans les théâtres, les autres médias étant peu ou pas représentés.

Au cours du semestre que nous avons passé à l'Université de Stockholm, nous avons traité plusieurs sujets autour du thème de la réception. Ces travaux nous ont servi de base théorique pour la rédaction de cette étude. Nous avons évidemment consulté d'autres sources de nature tant anthropologico-sociale que sémiologique. A Stockholm, nous avons ainsi découvert les ouvrages de Willmar Sauter. Le premier schéma proposé par cet auteur dans son dernier ouvrage, « Eventness : a Concept for the Theatrical Event », nous a semblé remarquable et pertinent. Il rassemble de nombreuses théories et englobe l'événement théâtral dans un contexte plus large que la prestation des comédiens, dans un lieu et une temporalité déterminés. Il considère que la réception d'un spectacle (jeu de théâtre) se situe entre des conditions de production (contexte culturel), un champ culturel (théâtralité en contexte) et un mode de vie, des coutumes, des pratiques culturelles des habitants (culture du jeu). Ces quatre pôles s'entrecroisent, s'étayent et s'influencent mutuellement de manière constante. Il est difficile de décrire ces catégories de manière définitive car elles sont toujours en évolution. Dans deux ouvrages précédents, « Understanding Theater » et « The Theatrical Event », Willmar Sauter a travaillé à l'élaboration d'un deuxième schéma rendant compte de la communication intrinsèque à l'événement théâtre. Il différencie les actions des comédiens qui servent à la présentation de l'oeuvre au public et les réactions des spectateurs qui constituent leur perception durant la composition dramatique. Dans la première partie, nous nous sommes attelée à l'explication de ces schémas.

Dans la deuxième partie de ce mémoire, nous avons tenté d'appliquer les différents éléments proposés par W. Sauter aux oeuvres du théâtre « européen », afin de cerner le contexte dans lequel s'inscrivent les pièces de la CTE.

Nous avons donc développé brièvement la culture européenne, les coproductions, le dialogue interculturel et les actions menées par les institutions européennes afin de promouvoir la diversité culturelle, lesquelles s'intègrent principalement dans le « Contexte Culturel ». Nous nous sommes attardée quelque peu sur les actions européennes en faveur du théâtre, ainsi que sur les réseaux de théâtre soutenus par l'Union Européenne, dont la CTE fait partie. Cet ensemble d'actions et de réseaux européens se situe dans ce que W. Sauter nomme la « théâtralité en contexte » et qui peut être apparenté aux champs culturels définis par Pierre Bourdieu. Ensuite, nous avons tenté de donner une définition du théâtre et particulièrement du théâtre européen. Existe-t-il un théâtre européen, ou est-t-il préférable d'envisager les théâtres d'Europe ? En tant qu'art mimétique, on considère généralement que le théâtre est ancré dans le local. Dès lors, le théâtre européen est-il une utopie ? Nous avons essayé de montrer qu'en Europe, les pratiques de jeux de théâtre - bien que diverses et multiples - possèdent des bases communes, des thèmes comparables, des valeurs compatibles. Nous posons l'hypothèse de la réalité d'un théâtre européen. Reste au public, sans qui le théâtre n'existe pas, à s'habituer à d'autres langues, à ne pas chercher à tout prix à comprendre mot pour mot le texte et à se laisser porter par la théâtralité qui ne connaît pas de barrières linguistiques. Nous avons personnellement fourni un travail de compréhension des livres de Willmar Sauter rédigés en anglais, des articles de presse en allemand et en espagnol. Comme nous n'avons pas la prétention d'avoir une connaissance parfaite de ces langues, l'interprétation des termes et schémas de W. Sauter, notamment, nous a causé quelques soucis.

Ensuite, nous avons consacré la troisième section de ce deuxième chapitre à la présentation des médias et à la place qu'ils accordent à la culture en général et au théâtre, en particulier. Selon W. Sauter, le rôle des médias se situe entre les stratégies de promotion qui appartiennent au contexte culturel, et la « culture du jeu ». En effet, le critique a le pouvoir d'influencer le lecteur, futur spectateur, dans le choix de son spectacle. Cependant, la critique dramatique appartient également à la théâtralité en contexte puisqu'elle contribue à la réputation des nombreux artistes participant à la création de l'oeuvre, à sa renommée, son style, son genre et son originalité....

Dans le dernier chapitre, nous avons jugé intéressant de présenter brièvement l'évolution de la critique dramatique avant d'entrer dans le vif du sujet. Nous avons ensuite présenté la CTE à travers la presse européenne. Envisager la visibilité de cet organe porteur de projets dans lequel s'inscrivent les coproductions étudiées nous a semblé justifié. Enfin nous avons mené l'analyse de soixante-six articles critiques parus suite à la création des coproductions, Gurs, une tragédie européenne et Learning Europa dans différentes villes d'Europe. Nous avons tenté d'y retrouver les éléments décrits dans le deuxième chapitre, selon les schémas proposés par W. Sauter.

Pour l'étude des articles, nous nous sommes inspirée d'une grille d'analyse proposée par Patrice Pavis dans « Voix et images de la scène ». Nous avons donc examiné notre corpus de manière empirique et détaillée, en tentant de donner une idée de l'espace occupé par les diverses catégories répertoriées au sein des articles critiques, dans les différentes villes. Le but était de chercher s'il était possible d'envisager la réception, tributaire des éléments présentés dans les schémas de W. Sauter, à travers les articles de la presse écrite. Pour plus de clarté, nous avons entrepris de transformer en graphiques et tableaux les résultats de nos constatations. N'étant pas professionnelle de l'informatique, et étant donné certaines variables difficiles à quantifier, ces statistiques sont à interpréter strictement dans le cadre de notre étude.

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"Piètre disciple, qui ne surpasse pas son maitre !"   Léonard de Vinci