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Assainissement et gestion de l'environnement dans la commune d'Adjame: le cas de Williamsville (Abidjan-Cote d'Ivoire)

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par Pega TUO
Institut de Géographie Tropicale-Université Nationale d'Abidjan-Cocody - Doctorant en Géographie Option Environnement et Santé 2010
  

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Les risques naturels

Les risques naturels qu'on rencontre à Williamsville sont l'érosion, l'inondation et les éboulements de terrain (figure 7). L'érosion à Williamsville est liée à l'absence de canalisations des eaux pluviales. Elle constitue la menace la plus répandue sur les versants du site. L'observation du site nous a permis d'identifier deux types d'érosion. En effet, à la

suite des pluies, l'eau coule de manière diffuse et conduit à l'enlèvement des plaques de sol plus ou moins importantes. Elle affecte directement les soubassements des maisons jusqu'à mettre à nu les fondations sur les versants du site. Nous constatons par ailleurs, que l'érosion est plus intense en amont qu'en aval. Ce type d'érosion est renforcé par la pente et se rencontre à l'intérieur des cours non cimentées. A côté de cela, l'érosion se manifeste aussi par la création d'un réseau de rigoles parallèles orientées dans le sens de

l'inclinaison. Il est du à un ruissellement concentré des eaux pluviales. Ainsi, ces rigoles ouvertes drainent les eaux de pluies et les eaux usées qui sont déversées par certains ménages. Au fur et à mesure qu'il pleut, ces rigoles se dégradent, s'agrandissent et laissent apparaître un paysage alarmant qui rend difficile les activités humaines.

L'inondation touche les zones basses c'est-à-dire les fonds de vallées de Williamsville. Pendant les saisons de pluies, les eaux de ruissellement inondent, les habitations qui sont construites au bord des caniveaux ouverts et dans les talwegs. Le risque dans son ensemble du point de vue de l'aléa et de la vulnérabilité est beaucoup présent dans les quartiers précaires : la Paix, Dialogue, Cimetière et Sonitra. Aussi, il y a inondation des maisons qui sont construites en aval dans les cours qui sont sur les versants.

Les éboulements de terrains se produisent à Williamsville là où l'habitat s'est développé sur les versants instables ou en forme d'escarpement. Ces risques sont présents dans les quartiers précaires (la Paix, Cimetière et Sonitra) qui sont logés dans le ravin principal qui abrite le quartier précaire Cimetière-Williamsville I.

La population de Williamsville vit dans un état vulnérable, craignant plus les pluies diluviennes nocturnes. La période de la grande saison des pluies (Mai à Juillet) est vécue difficilement par la population lorsqu'elle approche. C'est une inquiétude générale qui s'installe pour bon nombre de ménages qui craignent plus les dommages que ce soit matériel ou humain.

Confusion des rôles des acteurs dans la gestion de l'environnement

A Williamsville, la population ne mène aucune action et n'a aucun souci pour la gestion des eaux usées. Pour elle, ces eaux usées doivent être versées à la rue car « c'est comme ça que ça se passe chez nous » selon le témoignage d'une femme au quartier Williamsville III. Les ménages affirment aussi, qu'ils n'ont pas de moyens financiers pour s'approprier des habitats avec toutes les infrastructures d'assainissement adéquates. Les chefs de ménages se plaignent de la Mairie qui ne construit pas davantage de caniveaux pour l'évacuation des eaux usées.

Depuis 1980, dans le cadre des initiatives de la décentralisation, Abidjan est subdivisée en dix communes. La loi numéro 78-07 du 09 Janvier 1978 sur la décentralisation qui établit la ville d'Abidjan, a conféré à une structure supra municipale la responsabilité de certains services considérés comme « urbains » qui relevaient de ces communes (KOFFI Attahi, 2002). Ainsi, la collecte des ordures, le balayage des rues, la mise en décharge des ordures ménagères, le curage des caniveaux, la voirie, l'hygiène publique et le drainage de la ville d'Abidjan sont confiés au Maire central. Le financement de la gestion des déchets était donc la responsabilité de la Mairie d'Abidjan en vertu de la convention signée entre elle et la société en charge(SANE, 2002). Mais elle n'était pas seule à supporter les coûts. Chacune des dix communes donnait une contribution. Selon Monsieur DARGA Oumar, chef du service hygiène et environnement du service technique de la Mairie d'Adjamé « La Mairie a contribué à hauteur de 179 millions par an pour la gestion du cadre de vie (Voirie-Réseau-Divers, le balayage des rues, la collecte et l'élimination des ordures ménagères, le curage des caniveaux) jusqu'en Novembre 2007 ».

Avec la création du Ministère de la ville et de la salubrité urbaine en Décembre 2007, les communes n'ont plus de part dans la gestion du cadre de vie affirment les autorités municipales d'Adjamé. Ainsi, sous un appel d'offre, c'est la société Com'Net qui intervient dans la gestion du cadre de vie à Williamsville.

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"Enrichissons-nous de nos différences mutuelles "   Paul Valery