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Importance de la couverture au sol dans la restauration des écosystèmes forestiers: cas de la réserve de biosphère de Luki au bas Congo

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par Patrick MUDERHWA MUTABESHA
Université de Kinshasa RDC - Ingénieur en Eaux et Forêts 2009
  

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CHAPITRE II. PRESENTATION DE LA RÉSERVE DE BIOSPHERE DE LUKI

II.1. Situation géographique

La Réserve de Biosphère de Luki est située dans la Province du Bas-Congo, à l'Ouest de la République Démocratique du Congo, à #177;120 Km de la côte atlantique.

D'une superficie d'environ 32 714 ha, la Réserve de Biosphère de Luki est traversée par la quasi-totalité du bassin hydrographique de la rivière Luki avec affluents : la Ntosi et la Monzi, qui ensemble se jettent dans la rivière Lukunga qui est l'un des affluents du fleuve Congo.

Elle constitue la pointe méridionale extrême du massif forestier guinéo-congolais.

Elle est située à 13°10' et 13°15' de longitude Est et 5°35' de latitude Sud ; l'altitude varie entre 150 m et plus de 500 m, rarement 600 m (Lubini, 1984).

II.2. Création et historique

La Réserve de Biosphère de Luki a été instituée par l'ordonnance coloniale du Gouverneur Général n°05/AGRI du 12 Janvier 1937. Sa mission consistait à l'exploitation forestière avec la sylviculture comme préoccupation, c'est-à-dire concilier la coupe des bois d'oeuvre avec la gestion durable des écosystèmes.

Ainsi, l'INEAC (Institut National d'Études Agronomiques du Congo-Belge) institua une exploitation méthodique qui visait essentiellement la connaissance de la dynamique forestière et l'identification des normes permettant une sylviculture tropicale rentable dans les conditions écologiques locales (Donis, 1948a).

Considérée d'abord comme une station forestière de l'État confiée à l'INEAC dont la gestion fut basée sur deux notions fondamentales suivantes :

- La création des parcelles expérimentales appelées « blocs » pour besoin d'inventaires, de relevés pédo-botaniques et d'études forestières ;

- L'élaboration des méthodes de conversion des futaies afin d'accroître la valeur marchande de la forêt (Kapa et al., 1987).

Dès sa création en 1937, la station forestière fut gérée par l'INEAC qui est devenu actuellement l'INERA (Institut National d'Études et de Recherches Agronomiques).

Conformément à l'ordonnance n°77-022 du 23 Février 1977, la gestion de ce domaine boisé fut retirée de l'INERA et concédée au Ministère de l'Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme (MECNT).

En Mai 1979, la station boisée fut reconnue par l'UNESCO en titre de Réserve de biosphère et faisant ainsi partie du réseau mondial des Réserves des Biosphère.

La gestion fut donc retirée de l'INERA pour être confiée au Comité national du programme MAB/Congo.

De 1980 à nos jours, la gestion revient au Comité national du programme MAB (Man And Biosphere) qui est sous tutelle du Ministère de l'Environnement, Conservation de la Nature, Eaux et Forêts.

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