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Facteurs déterminants la faible utilisation des services des soins curatifs dans la zone de santé de Karisimbi

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par Affable IZANDENGERA ABINTEGENKE
Institut Supérieur des Techniques Médicales de Goma - Licence en santé publique 2011
  

Disponible en mode multipage

EPIGRAPHE

«  La jouissance d'u niveau très élevé de santé est l'un des droits fondamentaux de tout être vivant sans distinction de race, de sexe, de religion, de tendance politique et des conditions sociales » 1(*)

IZANDENGERA ABINTEGENKE Affable

DEDIDACE

A vous notre cher papa Siméon ABINTEGENKE,

A vous notre chère maman Anonciata HATEGEKIMANA.

IZANDENGERA ABINTEGENKE Affable

REMERCIEMENTS

Au terme de ce travail nous nous sentons reconnaissant envers plusieurs personnes sans recours desquelles ce travail n'aurait pas été produit.

De prime à bord nous remercions notre Dieu tout puissant pour son amour et son plan merveilleux envers nous.

Nos remerciements s'adressent au professeur KAMBALE KARAFULI et à l'Ass Jean Bosco SERUGENDO respectivement directeur et encadreur du travail, qui en dépit des multiples occupations ont accepté de nous diriger.

Nos profondes gratitudes s'adressent aux autorités académiques et administratives de l'ISTM/ Goma pour avoir contribué à notre formation scientifique.

Nous tenons à remercier particulièrement l'Honorable Jules MUGIRANEZA pour avoir été généreux en payant les frais académiques durant ces cinq ans d'étude, qu'il trouve ici l'expression de notre profonde reconnaissance.

Nous serions ingrats si nous ne disons pas merci aux familles HABYARIMANA, BIZUMUREMYI, MUNYAGITARI, NSANZUMUHIRE, MBABARE, NKIZINKIKO, UYISABA, NSANZIMANA, BAMBAZI pour leur soutien moral, matériel et spirituel.

Nous témoignons aussi notre gratitude à l'infirmier superviseur Georges pour sa bienveillance et sa disponibilité dans la fourniture des données relatives à son service dans la zone de santé de KARISIMBI.

Nous exprimons aussi notre gratitude aux amis et camarades tels que NIYIGENA Emmanuel, NTAKIRUTIMANA Gervais, MAOMBI Daniel, Freddy KAJINGULU, BURONGU Luck, Charles HABANABAKIZE, MILENGE Mukupi, Bora NDARUBASE, KAMARO Gentil.

Que ceux qui ont contribué d'une façon ou d'une autre à la réalisation de ce travail trouvent ici l'expression de notre reconnaissance.

IZANDENGERA ABINTEGENKE Affable

SIGLES ET ACRONYMES

AS  : Aire de santé

BM  : Banque mondiale

BCZS  : Bureau centrale de la zone de santé

C.S  : Centre de santé

DPS  : Division Provinciale de la Santé

ECZ  : Equipe Cadre de la Zone de santé

FMI  : Fonds monétaire international

FOSA  : Formation sanitaire

HAS  : Hors aire de santé

HZ  : Hors zone

IC  : Intervalle de Confiance

ISTM  : Institut Supérieur des Techniques Médicales

O.M.S  : Organisation mondiale de la santé

RECO  : Relais communautaire

R.D.C  : République Démocratique du Congo

T.F  : Taux de fréquentation

T.U  : Taux d'utilisation

Z.S  : Zone de santé

ZSK  : Zone de santé de Karisimbi

LISTE DES TABLEAUX

Tableau n°1.Répartition de la population selon les aires de santé

Tableau n°2. Taux d'utilisation et de fréquentation de la zone de santé de Karisimbi (2010)

Tableau n °3 Répartition des résultats selon l'âge

Tableau n °4 Répartition des résultats selon le sexe

Tableau n °5 Répartition des résultats selon l'Etat civil

Tableau n °6. Niveau d'instruction et utilisation des services de santé

Tableau n °7. Appartenance à la mutuelle de santé et utilisation

Tableau n °8. Confiance envers le personnel et utilisation des services des soins

Tableau n°9. Automédication et utilisation des services des soins

Tableau n° 10.Médecine naturelle et utilisation des services des soins

Tableau n° 11. Revenu du ménage et utilisation des services des soins

Tableau n° 12. Coût des soins et utilisation des services des soins

Tableau n° 13. Chômage et utilisation des services des soins

Tableau n° 14. Taille du ménage et utilisation des services des soins

Tableau n° 15. Qualité des soins et utilisation des services des soins

Tableau n° 16. Visites à domicile et utilisation des services des soins

Tableau n° 17. Relais communautaires et utilisation des services des soins

LISTE DES FIGURES

Figure n°I. Cadre conceptuel

Figure n°II. Cadre Opérationnel

Figure n °III. Niveau d'instruction et utilisation des services de santé

Figure n°IV. Appartenance à la mutuelle de santé et utilisation des services des soins

Figure n°V. Confiance envers le personnel et utilisation des services des soins

Figure n°VI. Automédication et utilisation des services des soins

Figure n°VII. Médecine naturelle et utilisation des services des soins

Figure n°VIII. Revenu du ménage et utilisation des services des soins

Figure n°IX. Coût des soins et utilisation des services des soins

Figure n°X. Chômage et utilisation des services des soins

Figure n°XI. Taille du ménage et utilisation des services des soins

Figure n°XII. Qualité des soins et utilisation des services des soins

Figure n°XIII. Visites à domicile et utilisation des services des soins

Figure n°XIV. Relais communautaires et utilisation des services des soins

RESUME

L'utilisation adéquate des services de santé est importante pour l'amélioration de la santé de la population. Avant de mener cette étude, nous avions constaté une faible utilisation des services des soins curatifs dans la zone de santé de Karisimbi comme indiquent bien ces chiffres : 38.8 % en 2008 ; 43.9 % en 2009 et 41% en 2010. C'est dans ce cadre que cette étude a été menée afin de répondre à la question fondamentale à savoir : quels sont les facteurs déterminant la faible utilisation des services des soins curatifs dans cette zone. Pour y parvenir nous avons réalisé une enquête-ménage au près de 372 ménages repartis en 10 aires de santé. Cette étude est analytique transversale et les données recueillies ont été analysées grâce au Test de Khi- carré de Pearson. Les logiciels comme MS Word et Excel ont été utilisés pour la saisie et la mise forme des données. Ainsi après avoir enquêté, dépouillé et analysé les données, nous avons abouti aux résultats suivants :

1. Les résultats liés aux facteurs socioculturels :

v Le niveau d'instruction du chef de ménage : 24.63% des enquêtés de niveau primaire avaient utilisé le service contre 55.4% pour ceux qui dépassent le niveau primaire. Cette variable a été révélée déterminante pour l'utilisation des services curatifs ;

v La non appartenance à la mutuelle de santé : 86.15% des membres des mutuelles de santé avaient utilisé le service contre 42.01% pour les non mutualistes. Egalement cette variable est déterminante pour l'utilisation des services de santé.

v La confiance envers le personnel : 51.51% des enquêtés qui ont confiance envers le personnel ont utilisé contre 49.08% pour ceux là qui n'ont pas confiance. Il n'y a pas une relation significative entre les deux variables.

v L'automédication : Aucun individu n'a utilisé le service pour ceux là qui font recours à l'automédication contre 185 soit 75.51% de ceux qui utilisent.

v La fréquentation de la médecine naturelle : Aucun individu n'a utilisé le service pour ceux là qui font recours à la médecine naturelle contre 63.35% de ceux qui utilisent.

2. Résultats liés aux facteurs socioéconomiques

v Le faible revenu du ménage : 44% des individus dont le revenu est inférieur au coût des soins contre 54%pour ceux là dont le coût est supérieur au revenu du ménage.

v Le coût des soins élevé : 44% des individus dont le coût est supérieur au revenu du ménage ont utilisé le service contre 54% dont le coût est inférieur au revenu du ménage.

v Le chômage : 22.82% des enquêtés chômeurs avaient utilisé contre 58.57% des travailleurs. Toutes ces trois variables se sont montrées explicatives pour la faible utilisation des services des soins.

3. Résultat lié aux facteurs démographiques

v La taille du ménage : Les ménages dont la taille est > à 6 ont utilisé le service à 32.02% contre 62.10% pour ceux- là dont la taille est < à 6.Elle influence aussi l'utilisation des services de soins.

4. Résultats liés aux facteurs organisationnels, il s'agit de :

v Qualité des soins : Ceux qui affirment que la qualité est bonne ont utilisé à 49.38% contre 50% pour ceux-là qui détestent la qualité des soins.

v Visites à domicile : Les bénéficiaires des visites à domicile ont utilisé les services à 44 .44% contre 52.43% des non bénéficiaires.

v Relais communautaires : Les bénéficiaires des visites des relais communautaires ont utilisé les services à 53.84% contre 48.39 de non bénéficiaires. Il est à noter que toutes ces trois variables ne se sont pas montrées déterminantes pour l'utilisation des services.

ABSTRACT

The adequate use of the health services is important for the improvement of the health of the population. Before leading this survey, we had noted a weak use of the services of the curative care in the zone of health of Karisimbi as indicate these numbers well: 38.8% in 2008; 43.9% in 2009 and 41% in 2010. It is in this setting that this survey has been led in order to answer the fundamental question to know: what are the factors determining the weak use of the services of the curative care in this zone. To arrive there us achieved an investigate-household to the close to 372 households left in 10 areas of health. This survey is analytic transversal and the introverted data have been analyzed thanks to the Test of Khi - square of Pearson. The software as MS Word and Excel have been used for the seizure and the stake forms some data. So after having investigated, stripped and analyzed the data, we succeeded to the following results:

1. the results bound to the sociocultural factors:

"The level of instruction of the household chief: 24.63% of them investigated of primary level had used the service against 55.4% for those that pass the primary level. This variable has been revealed determining for the use of the curative services;

"The non adherence to the mutual of health: 86.15% of the members of the mutual of health had used the service against 42.01% for the non mutual. Also this variable is determining for the use of the health services.

"The confidence towards the staff: 51.51% of them investigated that have confidence towards the staff used against 49.08% for those there that doesn't have confidence. There is not a meaningful relation between the two variables.

"The self-medication: No individual used the service for those there that makes resort to the self-medication against 185 either 75.51% of those that use.

"The company of the natural medicine: No individual used the service for those there that makes resort to the natural medicine against 63.35% of those that use.

2. results bound to the socio-economic factors

"The weak income of the household: 44% of the individuals whose income is lower to the cost of the care against 54%pour those there whose cost is superior to the income of the household.

"The cost of the care raised: 44% of the individuals whose cost is superior to the income of the household used the service against 54% for those whose cost is lower to the income of the household.

Unemployment: 22.82% of them investigated unemployed person had used against 58.57% of the workers. All these three variables appeared explanatory for the weak use of the services of the care.

3. result bound to the demographic factors

"The size of the household: The households whose size is> to 6 used the service to 32.02% against 62.10% for those - there whose size is <to 6.Elle influences the use of the services of care also.

4. results bound to the organizational factors, it is about of:

"Quality of the care: Those that affirm that the quality is good used to 49.38% against 50 for those that hate the quality of the care.

"Visits at home: The recipients of the visits used the services at home to 44 .44% against 52.43% of the non recipients.

"Communal relays: The recipients of the visits of the communal relays used the services to 53.84% against 48.39 non recipients. He/it is to note that all these three variables didn't appear determining for the use of the services.

INTRODUCTION GENERALE

La jouissance d'un niveau très élevé de santé est l'un des droits fondamentaux de tout être vivant sans distinction de race, de religion, de tendance politique et des conditions sociales, telle une déclaration de la constitution de l'OMS2(*).

Cette notion de jouissance d'un niveau élevé de santé fut élargie en 1978 à la conférence d'Alma Ata où l'objectif de la santé pour tous à l'an 2000 avait été défini.

Cet objectif se voulait que tous les citoyens du monde atteignent un niveau de santé qui leur permet d'avoir une vie économiquement productive3(*).

Cependant cet objectif semble ne pas encore atteint.

Selon OXFAM (2008), trente ans après la conférence d'Alma Ata, environ 1,3 milliard des personnes dans le monde n'ont pas toujours accès aux soins de santé de base4(*).

Une sous utilisation des services de santé est évidente car l'accessibilité des services de santé se révèle par leur utilisation.

La faible utilisation des services de santé peut être le résultat de plusieurs

facteurs ; c'est ainsi que une étude des facteurs déterminant la faible utilisation des services des soins curatifs a été envisagée.

0.1. Informations générales sur la zone de santé de Karisimbi

0.1.1. Dénomination

Notre étude s'est déroulée dans l'entité couvrant la zone de santé de KARISIMBI, dans la ville de Goma en RDC.

0.1.2. Situation géographique de la zone de santé

La zone de santé de Karisimbi se trouve à l'est de la RDC dans la province du Nord Kivu, ville de Goma, précisément dans la commune de Karisimbi, Q. Mabanga nord, Avenue Osso, Numéro 078 dans l'enclos abritant l'IEM Virunga en face de la concession de la paroisse Notre dame d'Afrique.

Elle est limitée :

Au Nord  par la zone de santé de Birambizo et la zone de santé de Rwanguba

A l'Est  par la République Rwandaise

A l'Ouest : par la Zone de santé de Kirotshe.

Au sud  par la zone de santé de Goma.5(*)

0.1.3. Composition en aires de santé.

La ZS de santé de Karisimbi est composée de 21 aires de santé représentées par les centres de santé .A côté de ces centres il ya un hôpital de référence CBCA Virunga et l'hôpital militaire de Katindo ainsi qu'un centre pour handicapés.

0.1.4. Démographie

La ZS de Karisimbi a une population de 379302 hab.

Cette population est répartie en aires de santé de la manière suivante.

Tableau n°1.Répartition de la population selon les aires de santé

NUMERO

AIRES DE SANTE

POPULATION/hab.

01

02

03

04

05

06

07

08

09

10

11

12

13

14

15

16

17

18

19

20

21

Amani

Bujovu

Hébron

Kahembe

Kanyarucinya

Kasika

Kasizi

Katoyi

Kibumba

Kingarame

Kiziba

Lubango

Mabanga

Majengo

Mudja

Mugunga

Murara

Ndosho

Résurrection

Solidarité

Virunga

28519

14202

14835

6006

20154

15273

13083

30979

19486

9842

14476

19031

36918

23779

11897

8138

11807

13689

26531

8004

12043

 

ZS KARISIMBI

379302

0.1.5. Historique

La ZS de Karisimbi est une zone de santé jeune créée à l'issue du nouveau découpage par l'arrêté départemental no 049/DPS/RDC/2003 de la 05/mai/2003 portante création des zones de santé.

Elle a débuté ses activités le 01/10/2003 après une réunion de concertation présidée par le médecin inspecteur provincial.

La réunion regroupait les partenaires et intervenants de l'ancienne ZS de Goma.

Cet arrêté prévoyait deux zones de santé dans la ville de Goma dont la ZS de Goma et celle de Karisimbi. C'est la décision du découpage de la part du ministère de la santé publique à Kinshasa.6(*)

0.1.6. Situation sanitaire de la zone de santé

0.1.6.1. Utilisation du service curatif (2010)

Tableau n°2. Taux d'utilisation et de fréquentation de la zone de santé

 

STRUCTURE

POP TOTAL

AS

HAS

HZ

T.U en %

T.F en %

1

AMANI

28519

6674

762

717

23,4

28,6

2

BUJOVU

14202

6166

137

30

43,4

44,6

3

HEBRON

14835

4350

615

464

29,3

36,6

4

KAHEMBE

6006

628

1497

670

10,4

46,5

5

KANYARUCINYA

20154

3997

140

219

19,8

21,5

6

KASIKA

15273

4713

2060

738

30,8

49,1

7

KASIZI

13089

1177

47

387

9

12,3

8

KATOYI

30979

8387

1251

89

27

31,4

9

KIBUMBA

19486

4017

1033

547

20,6

28,7

10

KIZIBA

14476

7002

276

69

48,4

34

11

KINGARAME

9842

2938

341

39

29,8

50,5

12

LUBANGO

19031

5261

1193

294

27,6

35,4

13

MABANGA

36918

4272

1344

350

11,6

16,1

14

MAJENGO

23779

14063

1146

0

59

63,9

15

MUDJA

11897

2536

126

51

21,3

22,8

16

MUGUNGA

8138

3462

63

571

42,5

50,3

17

MURARA

11807

7657

8185

6733

64,8

191,2

18

NDOSHO

126531

5690

2668

693

41,6

66,1

19

RESURECTION

26531

9940

2539

549

37,4

49,1

20

SOLIDARITE

8004

8045

1261

534

100,5

122,9

21

VIRUNGA

12043

3832

3030

28

31,8

57,2

22

HGR/ V

 

6806

 

133

 
 

23

C.H MILITAIRE

4365

 

1065

 
 
 

Z.S K.

379302

155689

 

16170

41

45,3

0.1.6.2. Quelques défis à relever

Comme le présente le tableau ci- haut, les disparités sont enregistrées par rapport à l'utilisation des services des soins de santé curatifs. Le taux le plus faible a été observé dans l'aire de santé de Kasizi qui est de 9%. Ce taux se justifie par le dernier événement qui s'est produit au nord de la ville de Goma vers Kibumba en terme de la coulée de terre ayant déplacé la population de Kasizi vers Kingarame, voilà pourquoi ce score très faible est enregistré à Kasizi, l'équipe cadre de la ZS étant très soucieuse d'y apporter une solution le plus tôt possible. 7(*)

Les solutions qui sont entrain d'être envisagées sont  soit de déplacer la structure qui est restée excentrique vers la population, ou de faire retourner la population là où elle était.

La ZS de Karisimbi enregistre un taux de référence de 1,7% alors qu'elle s'était donnée l'objectif d'arriver à 6%, les recommandations pour lever ces défis sont adressées aux infirmiers titulaires des centres de santé de cette zone par l'équipe cadre de la zone de santé de Karisimbi.

La maternité est utilisée à 85,7%avec 8 décès maternels dans la ZS pour l'année 2010.

La mortinatalité enregistrée au cours de l'année est de 8,8% alors que l'OMS recommande d'aller en dessous de 2%o, ce qui souligne bien un problème de santé publique. 8(*)

2. Problématique

Dans plus de deux dernières décennies, l'utilisation des structures de santé a été négativement affectée, ceci étant observé à travers certaines régions du monde.

Selon OMS 1989, le taux d'utilisation des structures de santé dans la plupart des villes asiatiques et africaines est relativement faible et ceci, constituant ainsi un problème de santé publique.9(*)

En 2009, l'association internationale de développement en sigle (IDA) qui est le fond de la banque mondiale pour les pauvres, l'un des principaux bailleurs d'aide au développement, finance des projets d'appui à la santé, à l'éducation, aux infrastructures, à l'agriculture, à l'économie et au renforcement institutionnel dans les 79 pays les plus pauvres de la planète ,dont 39 pays africains. Dans ses recherches, elle a trouvé que le taux d'utilisation des centres de santé a quasiment doublé, passant de 20% en 2005 à 39% en 2009.10(*)

Nous remarquons que par ces résultats de 79 pays du monde dont le Haïti, Niger, Cote d'Ivoire,...le taux d'utilisation des structures de santé n'avait jamais dépassé 50% jusqu'en 2009.

Les études évaluatives des programmes en Afrique subsaharienne effectuées en 2009 ont montré que dans cette région le faible accès et l'utilisation des structures de santé sont redoutables ; 70% des cas des maladies en zones rurales et 50% en zones urbaines sont traitées à domicile.11(*)

En 2010, les études sur le système des soins de santé en Afrique subsaharienne révèlent que le taux de fréquentation des districts sanitaires est très faible, 0,24/ an au mali ; 0,34 au Burkina-Faso ; 0,30 au Bénin même si les infrastructures sont présentes.12(*)

En RDC, la sous utilisation des structures de santé sévit également.

En 2004, 70% de la population, n'avaient pas ou avaient très peu, accès à des soins de santé et dont 37% n'avait aucune forme des soins de santé. Le désengagement de l'Etat depuis 1982 a augmenté de façon drastique le coût des soins laissant les services de santé hors la portée des populations les plus pauvres. Les demandes des rémunérations complémentaires sont courantes et les patients insolvables sont souvent gardés de force dans des hôpitaux jusqu'à ce qu'ils s'acquittent des soins reçus 13(*).

Selon l'OMS Afro (2009), le taux d'utilisation du curatif en RDC est de 38%, et le taux moyen d'occupation des lits est de 34, 9%.14(*)

Dans le rapport du Bureau Diocésain des oeuvres médicales (BDOM) du 10 février 2011 de Bukavu et Kinshasa, le taux d'utilisation du curatif dans leurs formations sanitaires est respectivement de 49% et 24% l'année 2010.15(*)

Particulièrement, dans certaines provinces dont les données sont disponibles notamment le KATANGA, pour l'ensemble de la ville, le taux d'utilisation moyen est de 0,37 nouveaux cas /hab./ an.

Les facteurs mis en évidence sont la qualité de services et accessibilité financière précaires.16(*)

Dans la province du Nord- Kivu, zone de santé de KARISIMBI, au cours de sa réunion portant sur l'Analyse et évaluation des données annuelles de 2010, le taux d'utilisation du curatif est de 41% contre 43,9% en 2009 et 38,8 en 2008 (6).

Pour toutes les informations ci hautes fournies en rapport avec l'utilisation des structures de santé, il est clair qu'à tous les niveaux c.à.d. au niveau mondial, au niveau de l'Afrique et même dans notre pays la RDC, aucun niveau n'a atteint le seuil recommandé par l'OMS, celui de 50% pour les soins de santé curatifs de la population d'une aire de santé.

Il `apparaît donc une sous utilisation des structures de santé à tous les niveaux. Sachant que l'accès et l'utilisation des structures de santé constituent un déterminant clé de l'état de santé de la population, Il n'est pas à hésiter que cette sous utilisation constitue un problème de la santé publique qui nécessite une recherche scientifique.

0 .3. Questions de recherche

Après avoir vu l'état des lieux sur l'utilisation des services de santé dans beaucoup de régions à travers l'Afrique, la RDC et la zone de santé de Karisimbi, cet état des choses revêt l'importance de se poser les questions suivantes :

0.3.1 Question principale

Quels sont les facteurs qui déterminent la faible utilisation des services de santé dans la Z.S de KARISIMBI ?

0.3.2 Questions spécifiques

Ø Quels facteurs socioculturels sont à la base de la faible utilisation des services de soins curatifs dans la zone de santé de Karisimbi ?

Ø Quels facteurs socio économiques sont à la base de la faible utilisation des services de soins curatifs dans la zone de santé de Karisimbi ?

Ø Quels facteurs démographiques influencent- ils la faible utilisation des services de soins curatifs dans la zone de santé de Karisimbi ?

Ø Quels facteurs organisationnels sont à la base de la faible utilisation des services de soins curatifs dans la zone de santé de Karisimbi ? ?

0.4. Hypothèses de recherche

La faible utilisation des services de santé dans les formations sanitaires de la ZS de KARISIMBI est liée aux facteurs entre autres:

Ø socioculturels tels que le niveau d'instruction de chef du ménage bas, la non appartenance à une mutuelle de santé, le manque de confiance envers le personnel soignant, l'automédication ainsi que la fréquentation élevée de la médecine naturelle;

Ø socio économiques tels que : le faible revenu du ménage, le coût des soins élevé, le chômage.

Ø démographiques tel que : la grande taille du ménage;

Ø organisationnels comme : mauvaise qualité des soins (médicaments non disponibles, personnel non compétent), les visites à domicile non programmées, relais communautaires non motivés.

0. 5. Objectifs de l'étude

0.5.1. Objectifs général

Notre objectif général est d'identifier les facteurs qui déterminent la faible utilisation des services de santé dans la ZS de KARISIMBI.

0.5.2. Objectifs spécifiques

· Identifier les facteurs socioculturels à la base de faible utilisation des services de santé dans la zone de santé de KARISIMBI ;

· Identifier les facteurs socio économiques qui influencent la faible utilisation des services des soins de santé dans cette zone ;

· Déterminer les facteurs démographiques qui sont à la base de la faible utilisation des services des soins curatifs dans la zone de sante de Karisimbi ;

· Identifier les facteurs organisationnels qui sont à la base de la faible utilisation des services de soins curatifs dans la zone de santé de Karisimbi.

0.6. Justification et intérêt du sujet

0.6.1. Justification

L'utilisation adéquate des services de santé est importante pour l'amélioration de la santé des populations, notamment dans les pays en développement où des barrières économiques, physiques et sociales existent.

En effet, l'utilisation des services de santé peut entraîner une amélioration du bien-être et de la santé des populations si les services offerts sont efficaces et efficients et que la population en fasse l'usage rationnel.

Concernant la ZS de KARISIMBI où notre étude est menée, l'utilisation des services de santé curatifs est en dessous de la norme comme dit précédemment. Les chiffres ci-après élucident cette situation : 38.8 en 2008 ; 43,9% en 2009 et 41% en 2010 alors que selon l'OMS, le taux moyen d'utilisation des services des soins de santé curatifs doit être de 50% ou 0.5 par hab. /an. (9)

Outre ce qui vient d`être déclaré ci haut, nous voyons que la tendance en rapport avec l'utilisation des services va en régressant avec l'écart de 2,9% une seule année, au lieu d'augmenter. C'est ainsi qu'il nous a paru utile de mener une enquête dans cette zone en vue de rechercher les différents facteurs qui détermineraient la faible utilisation des services de soins de santé. Il n'est pas exclu que l'on puisse trouver des facteurs autres que ceux trouvés ailleurs à travers le monde ou dans ce même milieu d'étude.

0.6.2. Intérêt du sujet

Après avoir ressorti les différents facteurs qui interviennent pour qu'un service des soins de santé soit utilisé ou pas, il sera facile de proposer les stratégies à mettre en oeuvre pour permettre une utilisation adéquate de ces services des soins de santé curatifs.

Comme nous aussi, avons eu besoin de recourir à des travaux scientifiques relatifs à notre sujet, ce travail constituera une banque des données aux futurs chercheurs qui nous emboîteront le pas.

Tout cycle d'étude étant sanctionné par un travail scientifique, ce mémoire nous permet d'achever le cycle de licence en santé publique ; orientation Gestion des institutions de santé et obtenir un diplôme de licence dans ce domaine.

0.7. Délimitation du sujet

Cette étude se réalise dans quelques formations sanitaires de la zone de santé de KARISIMBI auprès des ménages et cela dans une période allant de janvier jusqu'en juin 2011.

Généralement, cette étude porte sur les facteurs déterminants la faible utilisation des structures de santé dans cette zone, mais au sens restreint, nous n'allons aborder que les facteurs relatifs au service des soins de santé curatifs.

0.8. Subdivision du travail.

Hormis l'introduction et la conclusion qui sera suivie de quelques recommandations, notre travail est subdivisé en quatre chapitres qui sont :

Chapitre premier : Revue de la littérature. Il est question ici de présenter les différents travaux relatifs à ce sujet ayant été traités avant nous à travers le monde.

Chapitre deuxième : Matériels et méthodes. Il s'agit de donner la méthodologie utilisée pour la réalisation de ce travail.

Chapitre troisième : Présentation des résultats. Après la collecte, la dépouillement et analyse des données, celles-ci seront présentées dans cette partie du travail.

Chapitre quatrième : Discussion des résultats. Cette partie de notre travail confrontera les résultats des autres chercheurs avec les nôtres en relevant les points de convergence et de divergence.

0.9. Définition des concepts clés

0.9.1. Facteur

Le Dictionnaire Maloine de l'infirmière définit le mot facteur comme un élément jouant un rôle important dans le déclenchement ou l'évolution d'une réaction, d'une maladie ou d'un phénomène quelconque17(*).

Selon le Dictionnaire Larousse, le facteur est un élément qui agit, qui influe.18(*)

Il convient à montrer la nuance qui existe entre facteur, étiologie et cause. Dans le cours de pathologies générales, l'étiologie a été définie comme étant l'étude des causes et conditions d'apparition de la maladie tandis que les causes ont partie de l'étiologie.19(*)

Bref, l'étiologie renferme les causes déterminantes des maladies et les facteurs influençant l'apparition d'une maladie.

Dans le cadre de notre travail, les facteurs déterminants la faible utilisation du service des soins de santé curatifs désignent l'ensemble d'éléments qui influencent de façon déterminante la faible utilisation des services des soins de santé curatifs.

0.9.2. Service curatif

Il se définit comme l'ensemble d'activités curatives au sein d'une structure de santé.20(*)

0.9.3 Utilisation des services de santé

C'est le fait que la des la population fréquente les services des soins de santé d'une formation sanitaire afin de bénéficier d'une prise en charge.21(*)

0.9.4. Zone de santé

C'est le niveau opérationnel, l'unité de base de planification sanitaire. C'est le niveau de coordination des soins de santé primaires. 22(*)

CHAPITRE PREMIER. REVUE DE LA LITTERATURE

Pour mieux comprendre les facteurs qui déterminent la faible utilisation des services des soins de santé, nous avons parcouru différentes informations disponibles à travers diverses sources.

I.1 Facteurs socioculturels

Cette section présente les facteurs tels que le niveau d'instruction de chef du ménage bas, la non appartenance à une mutuelle de santé, le manque de confiance envers le personnel soignant, l'automédication ainsi que la fréquentation de la médecine naturelle;

I.1.1. Niveau d'instruction du chef de ménage

Dans une étude menée dans la commune de Ngaba à Kinshasa par P. Kebela dans son article « santé pour tous : identification des facteurs explicatifs de l'accessibilité aux soins de santé » pour un échantillon de 289 ménages, il se révèle une interdépendance entre l'accessibilité et la religion, le revenu, la prise en charge des soins par les ménages. Il continue en disant qu'il ya une relation entre le niveau d'instruction et l'accessibilité aux soins.23(*)

Dans le domaine de consultation prénatale, Tabara Dieye dans son étude portant sur la mortalité maternelle dans le fouladou (au Sénégal) il affirme que cinq femmes sur dix au village de médina ne fréquentent pas les structures sanitaires pour CPN suite au niveau d'instruction très bas.24(*)

Par ces deux études menées, nous pouvons penser qu'il est possible qu'il ait relation entre l'utilisation des services de santé avec le niveau d'instruction du chef de ménage car un chef de ménage qui est ignorant, qui ne connait pas l'importance des structures de santé ne peut pas consulter ou faire consulter les siens dont il a la responsabilité.

I.1.2. Appartenance à une mutuelle de santé

Selon le rapport de l'OMS sur la santé dans le monde, il a été constaté que les paiements directs des soins sont généralement le mode de financement le plus dépressif et expose les consommateurs des services de santé à un risque des dépenses catastrophiques. Ainsi, elle recommande aux Etats qui ont un problème d'utilisation des soins de santé d'adopter le système de financement de la santé par prépaiement.25(*)

Bon nombre de chercheurs ont affirmé que appartenir à une mutuelle de santé favoriserait l'utilisation des structures de santé. C'est le cas de Innocent Bayege à l'université nationale du Rwanda / Ecole de santé publique/Maitrise, dans son étude sur la contribution des mutuelles de santé à l'accessibilité de la population aux soins de santé déclare ce qui suit « six ans après le démarrage des mutuelles de santé dans le district de Byumba, l'utilisation des services de santé a doublé passant de 21%en 1999 à 48% en 2003 »26(*)

Le rapport du ministère de la santé du Rwanda confirme encore en disant que « le taux d'utilisation rationnelle des institutions de santé modernes s'est multiplié de plus de quatre fois. Ainsi pour résoudre le problème de sous utilisation du paquet minimum d'activités y compris l'accès tardif aux soins, le gouvernement Rwandais préconise que chaque citoyen rwandais adhère à une assurance maladie et par là tout membre mutualiste est à mesure de fréquenter son centre de santé de premier contact » 27(*)

En 2009, Didier Rama nana & O. Barthes dans une étude sur le fonds d'achat des services de santé dans le Kassaï occidental (RDC), arrivent à comparer le système de financement des soins au Rwanda et la RDC, et terminant ils s'expriment en ces termes « On ne peut comparer le Rwanda et la RDC en ce qui concerne l'utilisation des services des santé à cause du système de financement basé sur les mutuelles de santé »28(*)

I.1.3. La confiance envers le personnel soignant

Selon D. Fountain et J.Coutejoie, la confiance a été citée parmi les autres éléments jouant beaucoup sur l'utilisation des structures de santé. Ils se prononcent de la manière suivante « par ailleurs des malades restent chez eux, ne viennent ni à l'hôpital ni au dispensaire parce que l'hôpital est trop loin ou cher ou encore par ce que on n'a pas confiance dans le traitement »29(*)

Il convient à dire que, même si les structures des soins sont à la portée de la population, il sera difficile à cette dernière de les fréquenter si elle n'espère pas trouver guérison ou le rétablissement de sa santé.

I.1.4. L'automédication

Différentes études ont montré que l'automédication par la population constitue l'un des facteurs de la non consultation dans les services des soins de santé.

A ce sujet, une étude menée au Tchad par Dr Itama & Mbainadjina sur l'étude socio économique sur les couts et accessibilité des populations aux soins de santé révèle que 61 % de la population font recours aux structures de santé lorsqu'ils sont malades, 20% vont chez les tradi-praticiens et 19% font recours à l'automédication30(*)

Selon cette même source en Guinée, les études effectuées déclarent que contrairement au Tchad où seulement 19 % font l'automédication en Guinée en dépit de la proximité des structures des soins de santé, 59% des personnes vivants en milieu rural utilisent l'automédication contre 20% en milieu urbain, ce facteur est considéré comme étant à la base de la sous utilisation des services des soins de santé.31(*)

Cette année 2011, à la journée mondiale des malades, l'Oms défend l'habitude de faire l'automédication et encourage la population à utiliser les services des soins de santé en vue de promouvoir une meilleure santé

Nous remarquons avec clarté que si les individus n'utilisent pas les services des soins de santé qui sont à leur disposition en prenant des soins qui viennent dans les officines pharmaceutiques qui certainement ne s'accompagnent pas d'ordonnances médicales, cela aura effectivement un impact négatif sur l'utilisation de services de soins.

I.1.5 Fréquentation de la médecine naturelle

Une étude menée au Sénégal par SADIO&DIOP F sur l'utilisation et demande des soins de santé a pu révélé plusieurs facteurs qui jouent sur l'utilisation des structures de santé dont le cout des soins, le revenu insuffisant et la fréquentation excessive de la médecine naturelle

« Parmi les 6331 individus de la zone de santé rurale ayant déclaré être tombés malades durant le mois précédent le passage de l'enquêteur, 50% n'ont pas cherché les soins au moment opportun compte tenu de la pauvreté, le secteur sanitaire moderne y compris les établissements sanitaires tertiaires de la santé publique servent essentiellement les couches aisées des populations rurales et la majorité de la population se dirige principalement vers les tradi-praticiens. Le revenu journalier joue un grand rôle dans l'entrée du secteur moderne car une augmentation du revenu de 100% augmente la probabilité d'entrer à temps dans le secteur moderne32(*)

En rentrant sur l'étude faite au Tchad, nous voyons que 20% de la population utilisent la médecine naturelle contre 19 et 61% qui utilisent respectivement l'automédication et la médecine moderne.

Au fait cette proportion n'est pas du tout alarmante mais chez nous en RDC dans la province du nord Kivu, particulièrement dans la zone de santé de Karisimbi, il est important de savoir la proportion qu'occupe la médecine naturelle, car l'abus de celle-ci constitue un facteur de sous utilisation des structures santé.

I.2. Facteurs socio économiques

Cette section comprend les facteurs tels que le revenu du ménage, le coût des soins ainsi que le chômage.

Dans la conférence tenue a` Alma Ata, en 1978, les organisations internationales dont l'OMS ont fixé les objectifs de la santé pour tous d'ici l'an 2000, visant l'accès universel de la population mondiale aux soins de santé primaires33(*)

Cependant, la crise financière des années 80, qui a frappé la plupart des pays africains sans épargner la RDC, les restrictions budgétaires imposées par les instances financières notamment la FMI et BM ont occasionné la réduction du budget alloué a la santé, ce qui a contraint ces pays a` mettre fin a` la gratuité des services des soins entraînant comme conséquence la détérioration de la qualité des soins.

C' est pourquoi, dans cette section il est question de mettre à la lumière les facteurs économiques qui entrent en jeux pourqu'une structure des soins de santé soit utilisé ou pas.

I.2.1. Revenu du ménage

L'état de santé est influencé aussi bien par les facteurs socio économiques que par l'état des systèmes des soins de santé existant. Les politiques par la FMI et BM n'ont fait augmenté que le niveau de pauvreté des pays africains en recommandant l'abandon du secteur de la santé34(*)

Selon M HOUNKPATI, dans sa thèse de Doctorat le revenu joue un rôle sur l'utilisation des services des soins« le financement de la santé est reparti de la manière suivante : 11% par des fonds publics, 84% par les ménages et 5% par les aides diverses. A signaler que 72,2% de la population vit avec moins d'un dollar par jour. Les togolais ne consultent pas le médecin immédiatement car ils savent que le prix de la consultation pourra engloutir le budget mensuel de la famille, commenceront par voir un infirmier qui parfois porte le nom seulement, mais qui demandera d'acheter quelques produits»35(*)

Une étude menée dans la ZS de Minova en province du sud Kivu, par B Kibalonza affirme la relation entre le revenu du ménage et utilisation des services de la santé. Voici le résultat de cette étude « le faible pouvoir d'achat des populations ne permet ni aux structures de soins de s'autofinancer ni aux pauvres d'accéder aux soins de santé. La pauvreté de la population et la précarité des revenus expliquent le fait que les ménages ne parviennent pas a`couvrir les soins, 60% d'individus vivent avec moins d'un dollar par jour.»36(*)

Selon l'OMS, la pauvreté conduit a`une grave insuffisance d'utilisation des services de santé.37(*)

L'enquête menée en 2005 par CIF/SANTE Nord Kivu sur l'accessibilité aux soins de santé dans la province du Nord Kivu, révèle que la santé constitue un problème prioritaire de la population: 44% des ménages ont vendu un bien de valeur pour recourir aux soins.38(*)

Dans le cours d'Economie approfondie de la santé dispensé par prof. KAMBALE KARAFULI, plusieurs variables ont été considérées comme étant à la base de la faible utilisation des services de santé. Parmi celles-ci le niveau de revenu bas. Il s'exprime sous cette citation « la demande des soins de santé est plus élastique au niveau bas de revenu »39(*)

I.1.2. Coût des soins

Le coût des soins intervient dans l'utilisation des structures des soins de santé.

Une étude sur les priorités de l'économie de la santé en Afrique vient confirmer cette relation en stipulant ce qui suit. « De nos jours, il n'est pas étonnant de s'entendre dire Ici les gens n'ont pas de sous, ils préfèrent mourir avec leurs maladies' ». La généralisation du recouvrement du coût imposé par les bailleurs des fonds dans les formations sanitaires n'a-t-elle pas transformé celles-ci en centres des soins payant «pas d'argent, pas de soins» au point d'en vider les structures, les tarifs de consultation très élevés pour 59% des populations pauvres constitue la première cause de non consultation »40(*)

Comme nous l'avons dit précédemment, Les togolais ne consultent pas le médecin immédiatement car ils savent que le prix de la consultation pourra engloutir le budget mensuel de la famille.

Voila comment bon nombre de personnes n'utilisent pas les services de soins de santé car le prix des soins est supérieur à leurs revenus mensuels

I.2.3. Le chômage

Le chômage comme état de ne rien faire, la période d'inaction, constitue aussi en grande partie une des causes de la sous utilisation des services de soins de santé et accompagnent les variables comme revenu et coût des soins.

Au Togo, une étude sur l'utilisation illustre l'impact du chômage sur cette dernière «l'appartenance de la personne malade a`un ménage dont le chef est issu d'un groupe socioéconomique donné a une influence sur l'utilisation des soins médicaux. L'utilisation des structures sanitaires par les malades appartenant aux ménages dont le chef est salarié du secteur de l'Etat ou privé est plus forte avec des proportions respectives de 88 et 72%, que ceux dont le chef est inactif ou chômeur, 61% suivis des agriculteurs avec 58%41(*)

I.3. Facteurs démographiques

Ici, nous n'allons parler que la taille du ménage.

Une étude menée à Kinshasa dans la ZS de Lemba par Vicky Ilunga pour DES, en analysant les facteurs explicatifs de la faible utilisation des services des soins curatifs déclare que «les facteurs aux quels il faudra agir pour améliorer l'utilisation des services des soins sont la taille du ménage, l'appartenance de la structure (selon qu'elle est étatique ou privée) et le revenu du ménage» 42(*)

Selon lui la taille du ménage a été aussi trouvée par G. Kabatakapua qui se résume en ceci « plus la taille du ménage augmente, moins on utilise les services de santé »

Nous voyons qu'il est facile de penser que le revenu du ménage et la taille du ménage sont en interdépendance comme cet exemple l'explique mieux: «  le revenu proportionnel a`deux personnes n'est pas suffisant pour cinq personnes ou plus ».

I.4. Facteurs organisationnels

Cette partie présente respectivement comme la qualité des soins, les visites à domicile ainsi que les relais communautaires.

L'organisation d` une structure de santé joue aussi un rôle sur son utilisation.

Des recherches sont déjà faites relatives a`cette section et en voici quelques unes.

I.4.1. Qualité des soins

P .Mushagalusa Salongo dans son étude des déterminants de l'utilisation des services de santé dans la ZS de Kadutu, Il ressort de celle-ci que «le motif principal de choix d'une structure des soins, c'est la qualité tandis que les raisons financières constituent le principal motif de renoncement aux soins43(*)

Selon LUNJWIRE K., dans son étude sur le comportement de la population de Goma dans la recherche des soins, Etude des cas de la diarrhée», la qualité professionnelle du personnel, le bon accueil et la durée d'attente raisonnable sont les principaux facteurs qui motivent le choix d'une structure des soins44(*)

Au Niger, les déclarations de l'IDA (international développement association) sur l'utilisation des services des soins de santé se résume dans ce qui suit «la qualité des soins et l'accès payant aux soins sont identifiés comme les principaux obstacles pouvant expliquer les difficultés d'accès aux structures sanitaires»

La qualité des services est aussi envisagée par le ministère de la santé publique de la RDC dans les stratégies de renforcements des systèmes de santé.

En ces termes il s'exprime : la mauvaise qualité des services de santé disponibles a eu un effet très négatif sur ces derniers. Le taux  moyen de l'utilisation des structures des soins selon le rapport santé et pauvreté en RDC (banque mondiale 2005) est environ 0,15 consultation/hab./an par personne tous les 6 ans. Deux tiers des patients ne recourent pas au système de santé formel pour obtenir des soins, soit parce que les services des soins ne sont pas disponibles ou sont de mauvaise qualité quand ils existent45(*)

I.4.2. Visites à domicile

Fabien NKINAMUBANZI, Pour toutes les informations disponibles a été le seul à penser que les visites a`domicile influenceraient l'utilisation des structures de santé.

Après ses recherches dans la ZS de santé de Rubavu, il aboutit aux résultats selon lesquels les visites a`domicile ne montrent statistiquement une association significative entre les deux variables46(*)

D. Fou tain et J.Courtejoie, en parlant du rôle du centre de santé ou des activités du centre de santé disent que pour compléter et renforcer les activités de tous les domaines (promotionnel, préventif et curatif), un chose reste a`faire :les visites a`domicile.

I.4.3 .Relais communautaires

Les relais communautaires étant le point d'intersection entre la communauté (là où les maladies surviennent et observées) et les prestataires des soins (là où les maladies sont identifiées avec précision)47(*)

Par cet aspect, nous pourrions dire que non seulement les RECO jouent le rôle de surveillance avec le personnel médical mais aussi peuvent amener la population a`utiliser les structures des soins de santé.

Bauma TULINABO, dans la ZS de Karisimbi en 2006, dans ses résultats sur les déterminants de la sous utilisation des activités curatives, a mis en évidence plusieurs facteurs notamment coût de soins, revenu, distance géographique,...Il est a`signaler que 50% des ménages enquêtés ont confirmé ne pas participer au fonctionnement ou a`la construction du centre de santé, c'est a`la fin des travaux de construction qu'il ya eu intégration du comite de santé dans les structures.48(*)

C'est ainsi par cette étude, il est question de savoir si les relais communautaires de la ZS de Karisimbi sont vraiment dynamiques actuellement et participent pleinement aux activités sanitaires de façon a`améliorer l'utilisation des services de santé

En résumant cette revue de littérature nous pouvons dire que en général plusieurs auteurs ont parlé des facteurs socioéconomiques que les autres, et particulièrement dans notre milieu d'étude les facteurs comme le revenu du ménage, coût des soins avaient été considérés comme variables par nos prédécesseurs tandis que les autres facteurs comme l'appartenance a`la mutuelle de santé la confiance envers le personnel soignant, l'abus de la médecine naturelle ainsi que les facteurs démographiques et organisationnels ne sont pas encore étudiés.

Il convient a`dire que après 4ans, les facteurs qui ont été significatifs a`l'utilisation des services peuvent changer car la population n'est pas la même tous les jours et que d'autres facteurs aient été développés suite a`l'évolution de la population, voilà pourquoi il reste toujours important de mener une étude sur ce sujet dans ce milieu.

I.5. Cadre de recherche

Ce cadre montre les différents facteurs qui influencent l'utilisation du service des soins curatifs.

Il nous permet de mieux comprendre l'interaction de ces facteurs sur l'utilisation des services des soins.

I.5.1.Cadre conceptuel

Variables indépendantes

1) Facteurs socioculturels

2) Facteurs socio-économiques

3) Facteurs démographiques

4) Facteurs organisationnels

Variable dépendante

Utilisation des services des soins curatifs

Figure n°I. Cadre conceptuel

I.5.2.Cadre opérationnel

Ce cadre montre comment ces facteurs induisent la faible utilisation du service des soins curatifs

Ici, les variables indépendantes sont des facteurs déterminants l'utilisation du service curatif, les variables intermédiaires sont considérées comme indicateurs de la faible utilisation du service curatif et la variable dépendante est la conséquence de ces facteurs.

Variables indépendantes

Variable dépendante

1) Facteurs socioculturels

- Niveau d'instruction du chef de ménage

- Appartenance une à mutuelle de santé

- la confiance envers le personnel soignant

- Automédication

- Fréquentation de la médecine naturelle

2) Facteurs socio-économiques

- Revenu du ménage

- Coût des soins

- Chômage

3) Facteurs démographiques

- Taille du ménage

4) Facteurs organisationnels

-Qualité des soins

- Visites a`domicile

- Relais communautaires

Utilisation des services des soins de santé curatifs

Figure n°II. Cadre Opérationnel

I.5.3.Définition opérationnelle des variables

A. Variables socioculturelles

· Niveau d'instruction du chef de ménage bas : il s'agit de la formation intellectuelle basse. Dans cette étude est considérée comme tel, la personne dont sa formation scientifique ne dépasse pas les études de niveau primaire.

· La non appartenance a`une mutuelle de santé

C'est le fait qu'on n'est pas membre d'une mutuelle de santé, ici ne pas être membre d'une mutuelle de santé est considéré comme facteur influençant la faible utilisation des services de santé.

· Le manque de confiance envers le personnel soignant

C'est le fait que la population pense que les soins administrés par le personnel soignant ne leur sont pas efficaces.

· L'automédication

L'auto administration des médicaments en provenance des officines pharmaceutiques sans ordonnances médicales

· Fréquentation élevée de la médecine naturelle

C'est le fait que la population consulte plus les tradi praticiens que la médecine moderne.

B. Variables socio économiques

· le faible revenu du ménage

Il s'agit du salaire nominal du chef de ménage, prime, indemnités diverses, il sera bas par rapport aux besoins familiaux principalement les soins. On se posera la question de savoir si ce revenu peut couvrir les dépenses des soins lors de la maladie.

· Le coût des soins élevé

Dans le cadre de notre étude, le coût des soins est assimilé au coût direct de la maladie, par exemple les frais de consultation des médicaments, de l'hospitalisation,...

Ce coût est considéré comme élevé s'il est supérieur au revenu du ménage, cad, pour être couvert, presque tout le revenu du ménage doit être consommé.

· Chômage

La façon dont on reste pendant longtemps sans emploi.

C. Variable démographique : La taille du ménage élevée

C'est le fait que les personnes qui vivent sous un même toit en se partageant le même plat sont nombreuses sous la responsabilité d'un seul chef de ménage. Elle sera dite élevée celle qui est au dessus de 6 individus /ménage.

D. Variables organisationnelles

· La mauvaise qualité des soins

Cette étude ne vise que voir si les médicaments sont disponibles ou si le personnel est compétent. Au cas contraire elle sera dite mauvaise.

· Les visites à domicile non programmées

Ici, il est question de voir combien de fois le personnel descend vers la communauté pour l'éduquer en matière sanitaire

· Les relais communautaires non motivés

Contrairement au cas précédent il s'agit de voir combien des fois un ménage a reçu une visite d'un relais communautaire pour parler d'une situation sanitaire.

CHAPITRE DEUXIEME. APPROCHE METHODOLOGIQUE

Dans cette partie du travail, il est question de présenter les matériels et méthodes utilisés pour la réalisation de ce dernier. Nous trouverons respectivement le type d'étude, Echantillonnage, Méthode de sondage, Critères de sélection, Techniques de collecte des données, Déroulement de l'enquête, Considérations éthiques, Analyse et traitement des données et enfin les difficultés rencontrées.

II.1. Type d'étude

Cette étude est analytique transversale

II. 2. Echantillonnage

Il s'agit de l'échantillonnage probabiliste en grappes. Les grappes sont constituées des aires de santé.

II. 3. Taille de l'échantillon

Pour trouver la taille de l'échantillon, nous nous sommes servis de la formule de Ficher qui se présente de la manière suivante.49(*)

Z 2 X p X q

n =

d2

p = proportion des personnes ayant utilisé les services de santé est de 41% (source : Bcz Karisimbi)

q = 1- p cad, proportion des personnes n'ayant pas utilise les services des soins de santé.

Z² = Coefficient qui correspond a`l'intervalle de confiance. Sa valeur est de 1,96 quand l'IC est 95%.

d 2 = La marge d'erreur, sa valeur est de 5% ou 0,05 quand l'IC est de 95%

Z 2 X p X q 1,96² X0, 41X0 ,59

Ainsi, n= = = 372 ménages

d2 0,052

II. 4. Méthode de sondage

Nous avons tiré au hasard 10 aires de santé par la méthode d'échantillonnage simple. Les étapes suivantes ont été suivies :

1) Numérotation de 21 aires de santé sur les bouts de papiers et les introduire dans un petit panier ;

2) Tirer au hasard 10 aires de santé.

C'est ainsi que 10 aires de santé obtenues constituent les grappes dans cette étude.

Il s'agit de :

1. Bujovu

2. Kahembe

3. Kasika

4. Katoyi

5. Kiziba

6. Lubango

7. Majengo

8. Mugunga

9. Ndosho

10. Solidarité

3) Répartition des ménages de manière proportionnelle à la population de l'aire de santé.

Tableau N°3. Répartition des ménages de manière proportionnelle à la population de l'AS.

 
 
 
 
 
 

AS

Nbre d'hab

Nbre de ménages

Proportion

Ménages à enquêter

1

Bujovu

14202

2028.86

0.09

35

2

Kahembe

6006

858.00

0.04

15

3

Kasika

15273

2181.86

0.10

37

4

Katoyi

30379

4339.86

0.20

74

5

Kiziba

14476

2068.00

0.09

35

6

Lubango

19031

2718.71

0.12

46

7

Majengo

23779

3397.00

0.16

58

8

Mugunga

8138

1162.57

0.05

20

9

Ndosho

13689

1955.57

0.09

33

10

Solidarité

8004

1143.43

0.05

19

 

Total

153577

21853.86

1

372

NB. Le nombre de ménages est obtenu en divisant la population totale de l'aire de santé par 7(Taille moyenne du ménage à Goma selon l'enquête de l'ISIG après éruption volcanique de 2002)

II. 5. Critères de sélection des enquêtés

o Inclusion : Faire partie des grappes retenues

Accepter de répondre à notre questionnaire

o Exclusion : Ne pas faire partie des grappes retenues

Ne pas accepter de répondre à notre questionnaire

II. 6. Outils et Techniques de collecte des données

Pour collecter les données, le questionnaire a été élaboré et administré aux responsables des ménages comme répondants qui représentent nos unités statistiques (ménages).

II. 7. Déroulement de l'enquête

Après obtention des autorisations, nous avec l'aide des enquêteurs sommes allés sur terrain pour récolter des informations au près des ménages dans chaque aire de santé qui constitue la grappe.

En arrivant sur une avenue, la direction à suivre a été obtenue en jetant un stylo à l'air. La direction prise par le stylo a indiqué la maison qui a été la première à prendre comme faisant partie de l'échantillon. En entrant dans la parcelle, les questionnaires ont été administrés aux chefs de ménages ou à son représentant avant de passer dans la suivante jusqu'à atteindre le nombre souhaité de chaque aire de santé.

A la fin de chaque jour de l'enquête, les données récoltées étaient remises au chercheur principal.

II. 8. Analyse et traitement des données

Comme vu précédemment, cette étude est analytique d'où l'importance d'utiliser le test de conformité (Khi carré de Pearson) pour mesurer la force d'association entre les variables indépendantes et la variable dépendante. Les programmes tels que Microsoft Word et Microsoft Excel ont été utilisés d'une part pour la saisie et la mise en forme et d'autre part pour le traitement des données.

II .9. Considérations éthiques

Au cours de ce travail, le consentement libre des enquêtés et le traitement confidentiel des données recueillies ont été pris en compte.

II.10. Difficultés rencontrées

Au cours de ce travail, nous nous sommes heurté à quelques difficultés telles que :

· Le manque de numéros sur les maisons de certaines avenues

· L'absence parfois des personnes adultes (chef de ménage ou son représentant) pendant l'enquête d'où la nécessité d'y retourner un autre jour qui s'imposait.

CHAPITRE TROISIEME. PRESENTATION DES RESULTATS

Nous allons présenter premièrement les résultats en rapport avec l'identité des enquêtés avant de présenter d'une façon proprement dite les résultats liés aux variables de l'étude.

III.1. Résultats en rapport avec l'identité des enquêtés

Q1. Age.

Tableau n °4. Répartition des résultats selon l'âge

Tranche d'âge Effectif Pourcentage

< 20 ans 15 4.03

20- 30 ans 43 11.56

31- 40 ans 130 34.95

>40 ans 184 49.46

Total 372 100

Il ressort de ce tableau que la majorité des enquêtés, 184 sot 49% ont l'âge supérieur à 40 ans, tandis que ceux dont l'âge est inférieur à 20 ans ont une faible proportion  15 soit 4%.

Q2. Sexe

Tableau n °5. Répartition des résultats selon le sexe

Sexe Effectif Pourcentage

Masculin 197 52.96

Féminin 175 47.04

Total 372 100

Ce tableau révèle que parmi les enquêtés, 197 soit 53 % sont du sexe masculin et ceux du sexe féminin sont au nombre de 175 soit 47%.

Q3. Etat civil

Tableau n °6. Répartition des résultats selon l'Etat civil

Etat civil Effectif Pourcentage

Célibataire 39 10.48

Marié 272 73.12

Divorcé 36 9.68

Veuf 25 6.72

Total 372 100

Au vue de ce tableau, nous remarquons que les mariés sont au nombre de 272 sur 372 soit 73%. Les célibataires, les divorcés(es) et les veufs (ves) ont des pourcentages respectifs de 39, 36 et 25%.

III.2. Résultats en rapport avec les variables de l'étude

Dans cette partie des résultats, les tableaux se présentent sous forme croisée envue de permettre l'utilisation du khi-carré de Pearson. Ce test est d'une importance capitale car il permettra de mesurer la force d'association entre les variables indépendantes et la variable dépendante.

III.2.1. Résultats relatifs aux facteurs socioculturels

Q4. Niveau d'instruction

Tableau n °7. Niveau d'instruction et utilisation des services de santé

Niveau d'étude Utilisation Total

Oui % Non %

Niveau primaire 17 24.63 52 75.36 69

Niveau secondaire 168 55.4 135 36.29 303

et plus

Total 185 49.7 187 50,26 372

Au regard de ce tableau, nous remarquons que les enquêtés de niveau secondaire et plus sont au nombre de 303 parmi lesquels 168 ont utilisé le service contre 135 soit 55.4% tandis que les enquêtés de niveau primaire sont au nombre de 69 parmi lesquels 17 ont utilisé le service contre 52 qui n'ont pas utilisé soit 24.63%.

Une question se pose, peut on à ce niveau conclure que plus le niveau d'étude est élevé, plus on utilise le service des soins? La réponse à cette question est « pas encore », la corrélation sera révélée par le test statistique.50(*)

1. Choix de l'hypothèse nulle (HO) et alternative (H1)

HO : L'utilisation des services des soins est indépendante du niveau d'instruction du chef de ménage

H1 : L'utilisation des services est dépendante du niveau d'instruction.

2. Calcul de Khi carré (X²)

(fo - ft) ²

X² = ?

ft

Pour chercher les fréquences théoriques d'une observation donnée, on prend le total de la colonne correspondante multiplier par le total de la ligne correspondante diviser par le total général.

Ainsi la fréquence théorique de 17= (185 X69) / 372 = 34.3

168 = (185X303) / 372 = 150.6

52 = (187X69) / 372 = 34.7

135 = (187X303) / 372 =152.3

Alors X² = (17- 34.3)²/34.3+ (168-150.6)²/150.6+ (52-34.7)²/34.7+ (135-152.3)²/152.3

X²= 21.1

3. Détermination du degré de liberté

Dl =(C -1) x (L-1)

(2 -1) X (2-1)

(1x1)= 1

4. Recherche de khi- carré tabulaire

Le khi- carré tabulaire est trouvé à partir du seuil de signification ?. Dans cette étude, nous prenons 5% comme valeur de ?, donc l'intervalle de confiance est de 95%. Alors, en faisant correspondre le degré de liberté (1) avec ? (5% ou 0.05) on a le Khi-carré tabulaire de 3.84

5. Détermination des zones d'acceptation et de rejet et prendre la décision

ZA

ZR

ZR

?½= 0.025 ?½= 0.025

-8 0 X² tab X² calc +8

-3.84 3.84 21.1

Figure n °III. Niveau d'instruction et utilisation des services de santé

Décision : L'hypothèse nulle est rejetée, et donc l'hypothèse alternative est vraie. C'est que l'utilisation des services est dépendante du niveau d'instruction

Légende : fo = fréquence observée

ft = fréquence théorique

?= sommation

Dl = degré de liberté

C-1 = colonne moins un

HO = hypothèse nulle

H1= hypothèse alternative

L-1 = ligne moins un

X² calc = khi carré calculé

X² tab = khi carré tabulaire ou théorique

ZA = zone d'acceptation de HO

ZR = zone de rejet de HO

?½= alpha diviser par deux

Q5. Appartenance à la mutuelle de santé

Tableau n °8. Appartenance à la mutuelle de santé et utilisation des services des soins

Appartenance Utilisation Total

Oui % Non %

Oui 56 86.15 9 13.84 65

Non 129 42.01 178 57.98 307

Total 185 49.73 187 50.26 372

Dans ce tableau, il se révèle que 56 enquêtés sur 65 qui appartenaient à la mutuelle de santé soit 86.15% ont utilisé le service des soins contre 129 soit 42.01% qui ont utilisé parmi les non mutualistes. Afin de vérifier si il ya relation entre ces deux variables, l'utilisation de khi-carré est nécessaire.

1. Choix de l'hypothèse nulle (HO) et alternative (H1)

HO : L'utilisation des services est indépendante de l'appartenance à la mutuelle de santé

H1 : L'utilisation des services est dépendante de l'appartenance à la mutuelle de santé.

2. Calcul de Khi-carré

Les fréquences théoriques sont respectivement de 32.3 ; 152.7 ; 4.5 ; 154.3.

Alors X² = (56-32.3)²/32.3+ (129-152.7)²/152.7+ (9-4.5)²/4.5+ (178-154.3)²/154.3

X²= 29.3

3. Détermination du degré de liberté

Dl = (C-1) x ( L-1)

(2-1) X (2-1)

(1x1)= 1

4. Recherche de khi- carré tabulaire

Le khi- carré tabulaire est trouvé à partir du seuil de signification ?. Dans cette étude, nous prenons 5% comme valeur de ?, donc l'intervalle de confiance est de 95%. Alors, en faisant correspondre le degré de liberté (1) avec ? (5% ou 0.05) on a le Khi-carré tabulaire de 3.84

6. Détermination des zones d'acceptation et de rejet et prendre la décision

ZA

ZR

ZR

?½= 0.025 ?½= 0.025

-8 0 X² tab X² calc +8

-3.84 3.84 29.3

Figure n°IV. Appartenance à la mutuelle de santé et utilisation des services des soins

Décision : L'utilisation des services des soins est dépendante de l'appartenance à la mutuelle de santé. Donc, quand on est membre d'une mutuelle de santé, on utilise souvent les services des soins.

Q6. Confiance envers le personnel

Tableau n ° 9. Confiance envers le personnel et utilisation des services des soins.

Confiance Utilisation Total

Oui % Non %

Oui 51 51.51 48 48.48 99

Non 134 49.08 139 50.91 273

Total 185 49.73 187 50.26 372

Il ressort de ce tableau que 51 enquêtés sur 99 qui affirment avoir confiance envers le personnel ont utilisé le service à 51.51% contre 134 parmi 273 enquêtés qui n'avaient pas confiance envers le personnel soignant, soit 48.48%.

Le test permettra de ressortir la corrélation entre l'utilisation des services des soins et la confiance envers le personnel.

1. Choix de l'hypothèse nulle (HO) et alternative (H1)

HO : L'utilisation des services est indépendante de la confiance envers le personnel soignant

H1 : L'utilisation des services est dépendante de la confiance envers le personnel.

2. Calcul de Khi-carré

Les fréquences théoriques sont respectivement de 49.2 ; 135.7 ; 49.7 ; 137.2.

Alors X² = (87- 49.2)²/49.2+ (98-135.7)²/135.7+ (12- 49.7)²/49.7+ (175-137.2)²/137.7

X²= 0.16

3. Détermination du degré de liberté

Dl = (C-1) x( L-1)

(2-1) X (2-1)

(1x1)= 1

4. Recherche de khi- carré tabulaire

Le khi- carré tabulaire est trouvé à partir du seuil de signification ?. Dans cette étude, nous prenons 5% comme valeur de ?, donc l'intervalle de confiance est de 95%. Alors, en faisant correspondre le degré de liberté (1) avec ? (5% ou 0.05) on a le Khi-carré tabulaire de 3.84

5. Détermination des zones d'acceptation et de rejet et prendre la décision

ZA

ZR

ZR

?½= 0.025 ?½= 0.025

-8 0 X²calc X² tab +8

-3.84 0.16 3.84

Figure n°V. Confiance envers le personnel et utilisation des services des soins.

Décision : L'utilisation des services est indépendante de la confiance envers le personne l soignant.

Q7.Automédication.

Tableau n° 10. Automédication et utilisation des services des soins

Automédication Utilisation Total

Oui % Non %

Oui 0 0 127 100 127

Non 185 75.51 60 24.48 245

Total 185 49.73 187 50.26 372

Dans ce tableau, nous remarquons que aucun individu n'a utilisé le service des soins parmi ceux là qui font l'automédication soit 0% contre 185 soit 75.51% qui affirment avoir utilisé le service des soins.

1. Choix de l'hypothèse nulle (HO) et alternative (H1)

HO : L'utilisation des services est indépendante de l'automédication

H1 : L'utilisation des services est dépendante de l'automédication.

2. Calcul de Khi-carré

Les fréquences théoriques sont respectivement de 63.1 ; 121.8 ; 63.8 ; 123.1.

Alors X² = (0- 63.1)²/63.1+ (185-121.8)²/121.8+ (127- 63.8)²/63.8+ (60-123.1)²/123.1

X²= 192

3. Détermination du degré de liberté

Dl =(C-1) x (L-1)

(2-1) X (2-1)

(1x1)= 1

4. Recherche de khi- carré tabulaire

Le khi- carré tabulaire est trouvé à partir du seuil de signification ?. Dans cette étude, nous prenons 5% comme valeur de ?, donc l'intervalle de confiance est de 95%. Alors, en faisant correspondre le degré de liberté (1) avec ? (5% ou 0.05) on a le Khi-carré tabulaire de 3.84

5. Détermination des zones d'acceptation et de rejet et prendre la décision

ZA

ZR

ZR

?½= 0.025 ?½= 0.025

-8 0 X² tab X²calc +8

-3.84 3.84 192

Figure n°VI. Automédication et utilisation des services des soins

Décision : L'utilisation des services est dépendante de l'automédication.

Q8. Médecine naturelle

Tableau n° 11.Médecine naturelle et utilisation des services des soins

Médecine naturelle Utilisation Total

Oui % Non %

Oui 0 0 80 100 80

Non 185 63.35 107 36.64 292

Total 185 43.73 187 50.26 372

Il apparait dans ce tableau qu'aucun individu n'a utilisé le service des soins parmi ceux là qui font recours à la médecine naturelle quand ils tombent malades soit 0% contre 185 sur 292 soit 63.35% qui fréquentent les services des soins lors de la maladie.

1. Choix de l'hypothèse nulle (HO) et alternative (H1)

HO : L'utilisation des services est indépendante de la médecine naturelle

H1 : L'utilisation des services est dépendante de la médecine naturelle.

2. Calcul de Khi-carré

Les fréquences théoriques sont respectivement de39.7 ; 145.2 ; 42.2 ; 146.7.

Alors X² = (0- 39.7)²/39.7+ (185-145.2)²/145.2+ (80- 40.2)²/40.2+ (107-146.7)²/146.7

X²= 100

3. Détermination du degré de liberté

Dl = (C-1) x (L-1)

(2-1) X (2-1)

(1x1)= 1

4. Recherche de khi- carré tabulaire

Le khi- carré tabulaire est trouvé à partir du seuil de signification ?. Dans cette étude, nous prenons 5% comme valeur de ?, donc l'intervalle de confiance est de 95%.

Alors, en faisant correspondre le degré de liberté (1) avec ? (5% ou 0.05) on a le Khi-carré tabulaire de 3.84

5. Détermination des zones d'acceptation et de rejet et prendre la décision

ZA

ZR

ZR

?½= 0.025 ?½= 0.025

-8 0 X² tab X²calc +8

-3.84 3.84 100

Figure n°VII. Médecine naturelle et utilisation des services des soins

Décision : L'utilisation des services est dépendante de la médecine naturelle.

III.2.2. Résultats relatifs aux facteurs socioéconomiques

Q10. Revenu du ménage

Tableau n° 12. Revenu du ménage et utilisation des services des soins

Revenu du ménage Utilisation Total

Oui % Non %

Revenu < au coût de soins 77 44 98 56 175 Revenu > au coût de soins 108 54. 89 46 197

Total 185 49.73 187 50. 372

De ce tableau, nous voyons que sur un total de 372 enquêtés, 175 soit 45% disposaient d'un revenu inferieur au coût de soins de façon que pour couvrir les dépenses de soins, tout le revenu devait être consommé.

Parmi ces 175 individus, 77 soit 44% ont consulté les structures de soins lors de la maladie tandis que 108 sur 197dont le revenu est supérieur au coût de soins ont utilisé le service soit 54%.

1. Choix de l'hypothèse nulle (HO) et alternative (H1)

HO : L'utilisation des services est indépendante du revenu du ménage

H1 : L'utilisation des services est dépendante du revenu du ménage.

2. Calcul de Khi-carré

Les fréquences théoriques sont respectivement de 87 ; 97.9 ; 87.9 ; 99.

Alors X² = (77- 87)²/87+ (108-97.7)²/97.7+ (98- 87.9)²/87.9+ (89-99)²/99

X²= 4.36

3. Détermination du degré de liberté

Dl = C-1x L-1

(2-1) X (2-1)

(1x1)= 1

4. Recherche de khi- carré tabulaire

Le khi- carré tabulaire est trouvé à partir du seuil de signification ?. Dans cette étude, nous prenons 5% comme valeur de ?, donc l'intervalle de confiance est de 95%. Alors, en faisant correspondre le degré de liberté (1) avec ? (5% ou 0.05) on a le Khi-carré tabulaire de 3.84

5. Détermination des zones d'acceptation et de rejet et prendre la décision

ZA

ZR

ZR

?½= 0.025 ?½= 0.025

-8 0 X² tab X²calc +8

-3.84 3.84 4.36

Figure n°VIII. Revenu du ménage et utilisation des services des soins

Décision : L'utilisation des services est dépendante du revenu du ménage.

Q11. Coût des soins

Tableau n° 13. Coût des soins et utilisation des services des soins

Coût de soins Utilisation Total

Oui % Non %

Coût > au revenu 77 44 98 56 175 Coût < revenu 108 54 89 46 197

Total 185 49.73 187 50.26 372

Ce tableau montre que 175 sur 372 enquêtés disposent d'un revenu inférieur au coût soit 47% et ceux dont le coût est inférieur au revenu sont au nombre de 197 soit 53%.Parmi ces 175 individus, 77 soit 44% ont consulté la structure des soins lors de la maladie tan disque 108 sur 197dont le coût est inférieur au revenu ont utilisé le service soit 54%.

1. Choix de l'hypothèse nulle (HO) et alternative (H1)

HO : L'utilisation des services est indépendante du coût des soins

H1 : L'utilisation des services et dépendante du coût des soins.

2. Calcul de Khi-carré

Les fréquences théoriques sont respectivement de 87 ; 97.9 ; 87.9 ; 99.

Alors X² = (77- 87)²/87+ (108-97.7)²/97.7+ (98- 87.9)²/87.9+ (89-99)²/99

X²= 4.36

3. Détermination du degré de liberté

Dl = (C-1) x (L-1)

(2-1) X (2-1)

(1x1)= 1

4. Recherche de khi- carré tabulaire

Le khi- carré tabulaire est trouvé à partir du seuil de signification ?. Dans cette étude, nous prenons 5% comme valeur de ?, donc l'intervalle de confiance est de 95%. Alors, en faisant correspondre le degré de liberté (1) avec ? (5% ou 0.05) on a le Khi-carré tabulaire de 3.84

5. Détermination des zones d'acceptation et de rejet et prendre la décision

ZA

ZR

ZR

?½= 0.025 ?½= 0.025

-8 0 X² tab X²calc +8

-3.84 3.84 4.36

Figure n°IX. Coût de soins et utilisation des services des soins

Décision : L'utilisation des services est dépendante du cout des soins.

Q12. Travail de l'enquêté

Tableau n° 14. Chômage et utilisation des services des soins

Chômage Utilisation Total

Oui % Non %

Oui 21 22.82 71 77.17 92 Non 164 58.57 116 41.42 280

Total 185 49.73 187 50.26 372

De ce tableau, nous remarquons que 92 enquêtés sur 372 n'ont pas d'emploi et parmi eux, 21 seulement ont utilisé le service des soins soit 22.82%.Tandis que les travailleurs sont au nombre de 280 sur 372 et parmi eux 164 ont consulté les structures des soins soit 58.57%.

En comparant le pourcentage de ceux qui utilisent parmi les chômeurs (22.82%) et celui des travailleurs (558.57%), nous pouvons dire que on consulte plus les services des soins quand on est travailleur et que le manque d'emploi entrainerait la faible utilisation des services. Cependant, il faudra utiliser le test pour en être plus précis.

1. Choix de l'hypothèse nulle (HO) et alternative (H1)

HO : L'utilisation des services est indépendante du chômage

H1 : L'utilisation des services est dépendante du chômage.

2. Calcul de Khi-carré

Les fréquences théoriques sont respectivement de 45.7 ; 139.2 ; 46.2 ; 140.7.

Alors X² = (21-45.7)²/45.7+ (164-139.2)²/139.2+ (71- 46.2)²/46.2+ (116-140.7)²/140.7

X²= 35.4

3. Détermination du degré de liberté

Dl = (C-1) x (L-1)

(2-1) X (2-1)

(1x1)= 1

4. Recherche de khi- carré tabulaire

Le khi- carré tabulaire est trouvé à partir du seuil de signification ?. Dans cette étude, nous prenons 5% comme valeur de ?, donc l'intervalle de confiance est de 95%.

Alors, en faisant correspondre le degré de liberté (1) avec ? (5% ou 0.05) on a le Khi-carré tabulaire de 3.84

5. Détermination des zones d'acceptation et de rejet et prendre la décision

ZA

ZR

ZR

?½= 0.025 ?½= 0.025

-8 0 X² tab X²calc +8

-3.84 3.84 35.4

Figure n°X. Chômage et utilisation des services des soins

Décision : L'utilisation des services est dépendante du chômage.

III.2.3. Résultats relatifs aux facteurs démographiques

Q13. Taille du ménage

Tableau n° 15. Taille du ménage et utilisation des services des soins

Taille du ménage Utilisation Total

Oui % Non %

> à 6 49 32.02 104 67.97 153 = à 6 136 62.10 116 52.96 219

Total 185 49.73 187 50.26 372

Au vue de ce tableau nous constatons que chez les enquêtés dont la taille du ménage est supérieure à 6 sur un total de 153 enquêtés, 49 soit 32.02% avaient utilisé les services des soins tandis que sur 219 enquêtés dont la taille est inférieure ou égale à 6 136 soit 62.10% avaient consulté les services des soins lors de l'épisode maladie.

Il ya lieu de dire que plus la taille du ménage est élevée, moins on utilise le service des soins. Avant de prendre cette décision, l'utilisation du test de Khi-carré est nécessaire.

1. Choix de l'hypothèse nulle (HO) et alternative (H1)

HO : L'utilisation des services est indépendante de la taille du ménage

H1 : L'utilisation des services est dépendante de la taille du ménage.

2. Calcul de Khi-carré

Les fréquences théoriques sont respectivement de 76 ; 108.9 ; 76.9 ; 110.

Alors X² = (49-76)²/76+ (136-108.9)²/108.9+ (104- 76.9)²/76.9+ (83-110)²/110.

X²= 32.5

3. Détermination du degré de liberté

Dl = (C-1) x (L-1)

(2-1) X (2-1)

(1x1)= 1

4. Recherche de khi- carré tabulaire

Le khi- carré tabulaire est trouvé à partir du seuil de signification ?. Dans cette étude, nous prenons 5% comme valeur de ?, donc l'intervalle de confiance est de 95%. Alors, en faisant correspondre le degré de liberté (1) avec ? (5% ou 0.05) on a le Khi-carré tabulaire de 3.84

5. Détermination des zones d'acceptation et de rejet et prendre la décision

ZA

ZR

ZR

?½= 0.025 ?½= 0.025

-8 0 X² tab X²calc +8

-3.84 3.84 32.5

Figure n°XI. Taille du ménage et utilisation des services des soins

Décision : En rejetant l'hypothèse nulle, nous acceptons l'hypothèse alternative selon la laquelle l'utilisation des services est dépendante de la taille du ménage.

III.2.4. Résultats relatifs aux facteurs organisationnels

Q14. Qualité des soins

Tableau n° 16. Qualité des soins et utilisation des services des soins

Qualité des soins Utilisation Total

Oui % Non %

Bonne 80 49.38 82 50.61 162 Mauvaise 105 50 105 50 210

Total 185 49.73 187 50.26 372

Au regard de ce tableau, nous voyons que sur un total de 162 enquêtés, 80 soit 49.38% ont utilisé les services et affirment que la qualité est plus ou moins bonne car les médicaments sont disponibles et le personnel est compétent. Tandis que sur 210 enquêtés qui détestent la qualité des soins, 105 soit 50% ont utilisé le service.

En comparant les deux pourcentages (49.38% et 50%), on dirait que l'utilisation des services diminue lorsque la qualité des soins est bonne. Afin de verifier cette allégation, l'utilisation du test est encore une fois nécessaire.

1. Choix de l'hypothèse nulle (HO) et alternative (H1)

HO : L'utilisation des services est indépendante de la qualité des soins

H1 : L'utilisation des services est dépendante de la qualité des soins.

2. Calcul de Khi-carré

Les fréquences théoriques sont respectivement de 80.5 ; 104.4 ; 81.4 ; 105.5.

Alors X² = (80-80.5.)²/80.5+ (105-104.4)²/104.4+ (82- 81.4)²/81.4+ (105-105.5)²/105.5.

X²=0.0132

3. Détermination du degré de liberté

Dl = (C-1) x (L-1)

(2-1) X (2-1)

(1x1)= 1

4. Recherche de khi- carré tabulaire

Le khi- carré tabulaire est trouvé à partir du seuil de signification ?. Dans cette étude, nous prenons 5% comme valeur de ?, donc l'intervalle de confiance est de 95%. Alors, en faisant correspondre le degré de liberté (1) avec ? (5% ou 0.05) on a le Khi-carré tabulaire de 3.84

5. Détermination des zones d'acceptation et de rejet et prendre la décision

ZA

ZR

ZR

?½= 0.025 ?½= 0.025

-8 0 X²calc X² tab +8

-3.84 0.0132 3.84

Figure n°XII. Qualité des soins et utilisation des services des soins

Décision : En acceptant l'hypothèse nulle, nous rejetons l'hypothèse alternative selon la laquelle l'utilisation des services est dépendante de la qualité des soins et donc il n'y a pas association entre les deux variables.

Q15. Visite à domicile

Tableau n° 17. Visites à domicile et utilisation des services des soins

Visites à domicile Utilisation Total

Oui % Non %

Oui 56 44.44 70 55.55 126 Non 129 52.43 117 71.95 246

Total 185 49.73 187 50.26 372

Il ressort de ce tableau que sur 126 enquêtés qui ont bénéficié au moins d'une visite à domicile par le personnel, 56 soit 44.44% ont utilisé le service tandis que 129 parmi 246 enquêtés non bénéficiaires soit 52.43% ont consulté les services des soins. Jusque là on ne peut pas affirmer avec précision que les visites à domiciles par le personnel n'ont pas d'action sur l'utilisation des services des soins même si les deux pourcentages le montrent ; pour y arriver, il faut l'usage du test.

1. Choix de l'hypothèse nulle (HO) et alternative (H1)

HO : L'utilisation des services est indépendante des visites à domicile

H1 : L'utilisation des services et dépendante des visites à domicile.

2. Calcul de Khi-carré

Les fréquences théoriques sont respectivement de 62.6 ; 122.3 ; 63.3 ; 123.6.

Alors X² = (56-62.6)²/62.6+ (129-122.3)²/122.3+ (70-63.3)²/63.3+ (117-123.6)²/123.6.

X²= 2.12

3. Détermination du degré de liberté

Dl = (C-1) x (L-1)

(2-1) X (2-1)

(1x1)= 1

4. Recherche de khi- carré tabulaire

Le khi- carré tabulaire est trouvé à partir du seuil de signification ?. Dans cette étude, nous prenons 5% comme valeur de ?, donc l'intervalle de confiance est de 95%. Alors, en faisant correspondre le degré de liberté (1) avec ? (5% ou 0.05) on a le Khi-carré tabulaire de 3.84

5. Détermination des zones d'acceptation et de rejet et prendre la décision

ZA

ZR

ZR

?½= 0.025 ?½= 0.025

-8 0 X²calc X² tab +8

-3.84 2.12 3.84

Figure n°XIII. Visites à domicile et utilisation des services des soins

Décision : En acceptant l'hypothèse nulle, nous rejetons l'hypothèse alternative selon la laquelle l'utilisation des services est dépendante des visites à domicile par le personnel ; et donc il n'y a pas association entre les deux variables.

Q16. Relais communautaire

Tableau n° 18. Relais communautaires et utilisation des services des soins

Relais communautaires Utilisation Total

Oui % Non %

Oui 49 53.84 42 46.16 91 Non 136 48.39 145 51.60 281

Total 185 49.73 187 50.26 372

Ce tableau montre que sur un 91 enquêtés ayant bénéficié de la visite de relais, 49 soit 53.84% avaient utilisé le service de soins ; tandis que sur 281 non bénéficiaires, 136 soit 48.39% ont utilisé le service. En comparant les deux pourcentages (53.84% et 48.39%) nous pouvons prétendre dire que plus les visites des relais sont multipliées, plus l'utilisation des services augmente. Il convient d'utiliser le test pour être un peu plus précis.

1. Choix de l'hypothèse nulle (HO) et alternative (H1)

HO : L'utilisation des services est indépendante des relais communautaires

H1 : L'utilisation des services et dépendante des relais communautaires.

2. Calcul de Khi-carré

Les fréquences théoriques sont respectivement de 45.2 ; 139.7 ; 45.7 ; 141.2.

Alors X² = (49-45.2)²/45.2+ (136-139.7)²/139.7+ (42-45.7)²/45.7+ (145-141.2)²/141.2.

X²= 0.81

3. Détermination du degré de liberté

Dl = C-1x L-1

(2-1) X (2-1)

(1x1)= 1

4. Recherche de khi- carré tabulaire

Le khi- carré tabulaire est trouvé à partir du seuil de signification ?. Dans cette étude, nous prenons 5% comme valeur de ?, donc l'intervalle de confiance est de 95%.

Alors, en faisant correspondre le degré de liberté (1) avec ? (5% ou 0.05) on a le Khi-carré tabulaire de 3.84

5. Détermination des zones d'acceptation et de rejet et prendre la décision

ZA

ZR

ZR

?½= 0.025 ?½= 0.025

-8 0 X²calc X² tab +8

-3.84 0.81 3.84

Figure n°XIV. Relais communautaires et utilisation des services des soins

Décision : En acceptant l'hypothèse nulle, nous rejetons l'hypothèse alternative selon la laquelle l'utilisation des services est dépendante des relais communautaires et donc il n'y a pas association entre les deux variables.

CHAPITRE QUATRIEME. DISCUSSION DES RESULTATS

Ce quatrième chapitre sera consacré à la comparaison de nos résultats avec ceux des autres études réalisées ailleurs.

Nous parlerons respectivement des résultats relatifs aux facteurs socio culturels, facteurs socio économiques, facteurs démographiques et facteurs organisationnels

IV.1. Résultats relatifs aux facteurs socioculturels

Dans cette section, les variables qui ont été considérées dès le départ étaient le niveau d'instruction du chef de ménage, l'appartenance à une mutuelle de santé, la confiance envers le personnel, l'automédication et la fréquentation d e la médecine naturelle. Il convient de signaler que quatre de ces variables se sont avérées déterminantes pour l'utilisation des soins curatifs après usage du test de khi-deux.

1. Niveau d'instruction du chef de ménage

Le tableau n °7 montre que les enquêtés de niveau secondaire et plus sont au nombre de 303 parmi lesquels 168 ont utilisé le service contre 135 soit 55.4% tandis que les enquêtés de niveau primaire sont au nombre de 69 parmi lesquels 17 ont utilisé le service contre 52 qui n'ont pas utilisé soit 24.63%.

En utilisant le test de khi-carré de Pearson, le niveau d'instruction a été trouvé déterminant pour recourir aux services de santé. (Figure n°III)

Ceci corrobore les résultats de P Kebela dans son étude de l'identification des facteurs explicatifs de l'accessibilité aux soins de santé à Kinshasa selon lesquels il y a relation entre le niveau d'instruction et l'accessibilité aux soins(23)

2. Appartenance à une mutuelle de santé

Le tableau n°8 montre que 56 enquêtés sur 65 qui appartenaient à la mutuelle de santé soit 86.15% ont utilisé le service des soins contre 129 soit 42.01% qui ont utilisé parmi les non mutualistes.

Le test de Khi-carré nous a confirmé la relation qui existe entre l'appartenance à la mutuelle et l'utilisation des services des soins (Figure n°IV)

Le rapport du ministère de la santé du Rwanda confirme cette dépendance en disant que le taux d'utilisation des institutions s'est multiplié de plus de 4fois dès l'adoption du système de prépaiement basé sur les mutuelles de santé (27)

L'Oms recommande aux Etats qui ont un problème d'utilisation des soins de santé d'adopter le système de prépaiement. (25)

3. La confiance envers le personnel soignant

Dans le tableau n°9 nous remarquons que 51 enquêtés sur 99 qui affirment avoir confiance envers le personnel ont utilisé le service à 51.51% contre 134 parmi 273 enquêtés qui n'avaient pas confiance envers le personnel soignant, soit 48.48%.

Le test a révélé l'indépendance entre cette variable et l'utilisation des services.(Figure n°V)

De leur part J. Courte joie et D. Fountain dans l'ouvrage intitulé « l'infirmier comment bâtir la santé » disent ceci : les malades restent chez eux, ne viennent ni à l'hôpital ni au dispensaire parce que soit l'hôpital est trop loin ou soit parce qu'on n'a pas confiance dans le traitement. (29)

4. L'automédication

Du tableau n° 10, nous remarquons qu' aucun individu n'a utilisé le service des soins parmi ceux là qui font l'automédication soit 0% contre 185 soit 75.51% qui affirment avoir utilisé le service des soins.

Cette variable est révélée déterminante pour l'utilisation des services des soins par le test.(Figure n°VI)

Ceci conduit à coup sûr à la faible utilisation des services car les malades qui tirent les médicaments dans les officines pharmaceutiques sans ordonnances médicales ne sont pas notifiés à la zone de santé.

Une étude menée en Guinée par Dr Itama et Mbainajina avaient prouvé aussi que l'automédication influence négativement l'utilisation des services des soins.

Dans leur étude ils montrent que 59% de personnes vivants en milieu rural faisaient l'automédication et 20% en milieu urbain(230)

5. Fréquentation de la médecine naturelle

Dans le tableau n° 11, Il apparait qu'aucun individu n'a utilisé le service des soins parmi ceux là qui font recours à la médecine naturelle quand ils tombent malades soit 0% contre 185 sur 292 soit 63.35% qui fréquentent les services des soins lors de la maladie.

.De même ces malades non notifiés à la zone de santé peuvent être à la base de la sous utilisation des services des soins et le test a confirmé cette dépendance. (Figure n°VII)

Ces résultats corroborent ceux de SADIO et DIOP au Sénégal dans leur étude intitulée « utilisation et demande des soins » selon la quelle le revenu insuffisant et la fréquentation excessive de la médecine naturelle sont à la base de la faible utilisation des services. (32)

IV.2. Résultats relatifs aux facteurs socioéconomiques

1. Le revenu du ménage

Nous constatons dans le tableau n° 12 que sur un total de 372 enquêtés, 175 soit 45% disposaient d'un revenu inferieur au coût de soins de façon que pour couvrir les dépenses de soins, tout le revenu devait être consommé.

Parmi ces 175 individus, 77 soit 44% ont consulté les structures de soins lors de la maladie tandis que 108 sur 197dont le revenu est supérieur au coût de soins ont utilisé le service soit 54%.

Une fois encore le test de khi carré a confirmé la dépendance entre les deux variables.( Figure n°VIII)

Les résultats trouvés sont proches de ceux de M Hounkpati dans sa thèse de doctorat intitulé «  santé au Togo, Financement, Statistique » où est signalé que les togolais ne consultent pas directement le médecin car ils savent que le prix de la consultation engloutira le budget familial (35)

Le professeur K. KARAFULI ajoute que la demande des soins diminue avec le niveau bas de revenu(39).

2. Coût des soins

Le tableau 13 montre que 175 sur 372 enquêtés disposent d'un revenu inférieur au coût soit 47% et ceux dont le coût est inférieur au revenu sont au nombre de 197 soit 53%.

Parmi ces 175 individus, 77 soit 44% ont consulté la structure des soins lors de la maladie tandis que 108 sur 197dont le coût est inférieur au revenu ont utilisé le service soit 55%.

Egalement le test a permis de confirmé cette dépendance. (Figure n°IX)

Une étude sur les priorités de l'économie de la santé en Afrique vient appuiller cette dépendance sous ces termes «  Des nos jours, il n'est pas étonnant de s'entendre dire que ici les gens n'ont pas de sous, ils préfèrent mourir avec leurs maladies(40).

3. Le chômage

Dans le tableau n° 14 De ce tableau, nous remarquons que 92 enquêtés sur 372 n'ont pas d'emploi et parmi eux, 21 seulement ont utilisé le service des soins soit 22.82%.Tandis que les travailleurs sont au nombre de 280 sur 372 et parmi eux 164 ont consulté les structures des soins soit 58.57%.,. (Figure n°X)

De ceci, nous pouvons dire qu'on consulte plus quand on est travailleur et que le manque d'emploi entrainerait la faible utilisation des services des soins comme a montré le test.

IV.3. Résultats relatifs aux facteurs démographiques

La taille du ménage

Dans le tableau n° 15, nous constatons que chez les enquêtés dont la taille du ménage est supérieure à 6 sur un total de 153 enquêtés, 49 soit 32.02% avaient utilisé les services des soins tandis que sur 219 enquêtés dont la taille est inférieure ou égale à 6 136 soit 62.10% avaient consulté les services des soins lors de l'épisode maladie.

Il semble que les besoins familiaux y compris les soins augmentent avec la taille du ménage élevée, d'où élasticité de la demande des soins.(Figure n°XI)

Vicky Ilunga dans son étude des facteurs explicatifs de la faible utilisation des services des soins dans la zone de santé de Lemba a trouvé aussi qu'il ya relation entre la taille du ménage et la faible utilisation des services. (42).

IV.4. Résultats relatifs aux facteurs organisationnels

1. Qualité des soins

Au regard du tableau n°15, nous constatons que sur 162 enquêtés, 80 soit 49.3% ont utilisé le service et affirme que la qualité des soins est plus ou moins bonne car les médicaments sont disponibles et le personnel est compétent, tandis que sur 210 enquêtés qui détestent la qualité des soins, 105 soit 50% ont utilisé le service.

Ceci nous a paru contradictoire car le pourcentage d'utilisation par les enquêtés qui détestent la qualité est élevé par rapport à celui des individus qui attestent que la qualité est bonne. Pour lever cette confusion le test de khi- carré a révélé l'indépendance qui existe entre la qualité des soins et l'utilisation des services. (Figure n°XII)

Ce résultat est contraire de celui de P .Mushagalusa dans son étude des déterminants de l'utilisation des services dans la zone de santé de Kadutu selon le quel le motif principal de choix d'une structure des soins est la qualité(43).

2. Visites à domiciles

Au vue du tableau n° 16, nous trouvons que sur 126 enquêtés qui ont bénéficié d'au moins une visite à domicile par le personnel, 56 soit 44.4% ont utilisé le service, tandis que 129 parmi 246 enquêtés non bénéficiaires de la visite soit 52.4% ont consulté le service des soins.

Après avoir soumis cette variable au test de khi-carré, elle n'a pas été révélée déterminante pour l'utilisation des services des soins.(Figure n°XIII )

F. Nkinamubanzi, dans ses recherches sur les déterminants de l'accès tardif aux soins dans le district de Rubavu, a abouti à ce même résultat. Il s'exprime en disant que les visites à domicile n'ont pas statistiquement une association avec l'accès tardif aux soins.(46)

3. Relais communautaires

Le tableau n° 17 montre que sur 91 enquêtés ayant bénéficié de la visite d'un relais, 49 soit 53.8% avaient utilisé le service des soins tandis que sur 281 non bénéficiaires, 136 soit 48.3% ont utilisé le service.

Egalement après usage du test de khi- carré, nous avons trouvé l'utilisation des services de santé est indépendante des relais communautaires même si ces derniers jouent le rôle d'intermédiaire entre la population et les structures de santé. (Figure n°XIV)

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

Notre étude s'est assignée comme objectif d'identifier les facteurs déterminant la faible utilisation des services des soins curatifs dans la zone de santé de KARISIMBI.

Pendant le déroulement de cette étude, nous avons tenté de répondre aux questions spécifiques suivantes :

Ø Quels facteurs socioculturels sont à la base de la faible utilisation des services de soins dans la zone de santé de Karisimbi?

Ø Quels facteurs socio économiques sont à la base de la faible utilisation des services soins dans cette zone?

Ø Quels facteurs démographiques influencent- ils la faible utilisation des services des soins curatifs dans la zone de santé de Karisimbi?

Ø Quels facteurs organisationnels qui sont à la base de la faible utilisation des services des soins dans cette zone?

En vue de répondre à ces questions , les hypothèses selon lesquelles la faible utilisation des services de santé est liée aux facteurs ci-après ont été émises :

· socioculturels tels que le niveau d'instruction de chef du ménage bas, la non appartenance à une mutuelle de santé, le manque de confiance envers le personnel soignant, l'automédication ainsi que la fréquentation élevée de la médecine naturelle;

· socio économiques tels que : le faible revenu du ménage, le coût des soins élevé, le chômage.

· démographiques tel que : la grande taille du ménage;

· organisationnels comme : mauvaise qualité des soins (médicaments non disponibles, personnel non compétent), les visites à domicile non programmées, relais communautaires non motivés.

En voulant vérifier nos hypothèses, nous avons tiré au hasard un échantillon de 372 ménages pour représenter notre population de la zone de santé de KARISIMBI au quel nous avons soumis un questionnaire. L'échantillonnage est probabiliste en grappes.

Comme l'étude est analytique et transversale, nous avons trouvé utile de vérifier la force d'association entre les variables par l'utilisation du test de Khi carré de Pearson.

Ainsi après avoir enquêté, dépouillé et analysé les données, nous avons abouti aux résultats suivants :

1. Les résultats liés aux facteurs socioculturels

v Le niveau d'instruction du chef de ménage : 24.63% des enquêtés de niveau primaire avaient utilisé le service contre 55.4% pour ceux qui dépassent le niveau primaire. Cette variable a été révélée déterminante pour l'utilisation des services curatifs ;

v La non appartenance à la mutuelle de santé : 86.15% des membres des mutuelles de santé avaient utilisé le service contre 42.01% pour les non mutualistes. Egalement cette variable est déterminante pour l'utilisation des services de santé.

v La confiance envers le personnel : 51.51% des enquêtés qui ont confiance envers le personnel ont utilisé contre 49.08% pour ceux là qui n'ont pas confiance. Il n'y a pas une relation significative entre les deux variables.

v L'automédication : Aucun individu n'a utilisé le service pour ceux là qui font recours à l'automédication contre 185 soit 75.51% de ceux qui utilisent.

v La fréquentation de la médecine naturelle : Aucun individu n'a utilisé le service pour ceux là qui font recours à la médecine naturelle contre 63.35% de ceux qui utilisent.

2. Résultats liés aux facteurs socioéconomiques

v Le faible revenu du ménage : 44% des individus dont le revenu est inférieur au coût des soins contre 54%pour ceux là dont le coût est supérieur au revenu du ménage.

v Le coût des soins élevé : 44% des individus dont le coût est supérieur au revenu du ménage ont utilisé le service contre 54% pour ceux-là dont le coût est inférieur au revenu du ménage.

v Le chômage : 22.82% des enquêtés chômeurs avaient utilisé contre 58.57% des travailleurs. Toutes ces trois variables se sont montrées explicatives pour la faible utilisation des services des soins.

3. Résultat lié aux facteurs démographiques

v La taille du ménage : Les ménages dont la taille est > à 6 ont utilisé le service à 32.02% contre 62.10% pour ceux- là dont la taille est < à 6.Elle influence aussi l'utilisation des services de soins.

4. Résultats liés aux facteurs organisationnels, il s'agit de :

v Qualité des soins : Ceux qui affirment que la qualité est bonne ont utilisé à 49.38% contre 50 pour ceux-là qui détestent la qualité des soins.

v Visites à domicile : Les bénéficiaires des visites à domicile ont utilisé les services à 44 .44% contre 52.43% des non bénéficiaires.

v Relais communautaires : Les bénéficiaires des visites des relais communautaires ont utilisé les services à 53.84% contre 48.39 de non bénéficiaires. Il est à noter que toutes ces trois variables ne se montrent pas déterminantes pour l'utilisation des services.

De ce qui précède, nous formulons les recommandations suivantes ;

· Au niveau central

- Augmenter la part relative au budget de l'Etat accordée au secteur de la santé envue de financer les formations sanitaires ;

- Accroître le potentiel financier de ménages en payant régulièrement aux fonctionnaires le salaire pouvant couvrir les besoins de la santé ;

- Améliorer les conditions de vie de la population en luttant contre le chômage.

· Au niveau intermédiaire et périphérique

- Promouvoir la création des mutuelles de santé pour réduire la charge de la population face aux soins ;

- Stimuler la demande des services de santé en sensibilisant la population sur les services offerts en faisant participer les comités d santé pour faire comprendre la nécessité de recourir à un service de santé ;

- Réglementer le service offert par les tenanciers des officines pharmaceutiques ;

- Sensibiliser la population concernant les naissances désirables envue de réduire les dépenses liées à la grande taille de ménage.

· A la population

- Entreprendre les activités génératrices de revenu envue d'accroître la capacité financière du ménage

BIBLIOGRAPHIE

I. OUVRAGES

1. Jaques de la Mare, Dictionnaire Maloine de l'infirmière, 3e édition, paris 2002, P 167.

2. Larousse, Mini dictionnaire de français, paris, 2004, p239

4) D Fou tain& J Coute joie, Infirmier comment bâtir la santé 2006, p16 ,41

5) Oms, La déclaration d'Alma Ata sur les soins de santé primaires, septembre 1978

6) Oms, Normes sanitaires, Genève, 2002 P8

7) Oms, Les soins de santé primaires, Alma Ata, 1978

8) Oms, Adam wagstaff, Pauvreté et inégalité dans le secteur de la santé, Genève, 2002, p03

9) Oxfam, Health insurance in low- income countries, Oxfam briefing paper, may 2008.

II. MEMOIRES

10) Mushagalusa P, Etude des déterminants de l'utilisation des services des soins dans la Zone de santé de Kadutu, UNIKIN, DES, 2006

11) Lunjwire K, le comportement de la population de Goma dans la recherche des soins, Etude des cas de la diarrhée», ville de Goma, ULPGL, inédit 2007, p 64

12) NKINAMUBANZI F, Etude des déterminants de l'accès tardif aux soins intégrés dans les structures sanitaires de Rubavu, cas de l'aire de santé de nyundo, ULPGL, inedit2008 p91

13) Innocent Bayege, Contribution des mutuelles de santé à l'accessibilité de la population aux services de santé, Kigali, Rwanda

14) P. Kebela, santé pour tous : identification des facteurs explicatifs de l'accessibilité aux soins de santé dans la commune de Ngaba, UNIKIN, 2004

15) V. Ilunga Kambaji, Analyse des facteurs explicatifs de la faible utilisation des services des soins curatifs dans la ZS de Lemba, UNIKIN, DES, 2008

16) Bauma TULINABO, Déterminants de la sous utilisation des activités curatives dans les structures intégrées en soins de santé primaires de la ZS de Karisimbi, ULPGL, inédit2006 p52.

17) Kibalonza B, structure de l'offre et de la demande des soins de santé dans la zone de santé de Minova, Unigom, 2009

III. RAPPORTS ET REVUES

18) BCZ KARISIMBI, Analyse et évaluation des données annuelles, KARISIMBI, 2011, du 21/01/2011.

19) Corrigan, (1979), the world Health Organisation, way land, Hove

20) OMS, Rapport sur la réunion interrégionale sur la santé dans les grandes villes, pakistan1989 p16

21) Oms, Rapport sur la santé dans le monde, Genève, 2000, p67

22) RTNC/Kinshasa, Journée mondiale des malades du 11/01/2011à 07hoo

23) Mini santé Rwanda, Amélioration de l'accès aux services des soins au Rwanda, le rôle de l'assurance, Kigali, 2004, p27

24) CIF/Santé, Enquête socioéconomique et d'accessibilité aux soins de santé dans la province du Nord Kivu, 2005

IV. NOTES DES COURS

25) Nkuba H, cours des pathologies médicales, ISTM/G, inédit 2007, p10.

26) Léon SALIBAYA, cours de système et politique de santé, L2 Santé publique, inédit ISTM-G, 2011.

27) John Muzige, Cours d'Organisation des services de santé et management, inédit ISTM/ Goma, L1SAPU. p15

28) Dr Roger Vumilia, Cours de Bio statistique, inédit ISTM/GOMA, L1 SAPU 2010, p65

29) Prof. KAMBALE KARAFULI, Notes du cours d'économie approfondie de la santé, L2 Santé publique, ISTM Goma, inédit 2011, p 23

30) MUTABUNGA F, Eléments d'Epidémiologie Clinique et approfondie, ISTM-G, inédit 2010, p112

31) Prof. J TSHIMPANGA, Cours de Bio statistique, L2SAPU, ISTM-Goma, 2001, P29

V. WEBOGRAPHIE

32) http://www. Banque mondiale.org/Ida, Utilisation des services de soins de santé dans les pays pauvres, 2009, consulté en Février2011.

33) http://www.Revuemédicaletropicale.com,S.FALL et I. SECK, Monitoring et évaluation des programmes de santé en Afrique subsaharienne, Août 2009, consulté en Février2011.

34) http://www.nyankunde.org/SRSS

35) http://www.afriqueactiv.net,Dr Véronique Dekyser, Système des soins de santé en Afrique Subsaharienne, consulté en Février2011.

36) http://www.beltade-congo.be/documents/santé, Le secteur de la santé en RDC, consulté en janvier 2011.

37) http://www.afro.who.int,Gestion des structures de santé en RDC, consulté en janvier 2011

38) http://www. Caritasdev.cd/index, JOSEPH KIALA, Le BDOM Bukavu et Kinshasa performants pour les informations sanitaires du réseau Caritas Congo, du Jeudi février 2011, consulté le 26/02/2011.

39) http://www.memoireonline.com,J. Mukalenge et N. Luboya, Analyse des activités opérationnelles des structures des soins, 2006, consulté en janvier2011.

40) http://www.issic.sn TABARA DIEYE, la mortalité maternelle dans le fouladou, contribution de la CCC, 2002

41) http://www.memoireonline.com, D. Raman ana&O Barthes, le fond d'achât des services de santé dans le Kassaï occidental, 2009, consulté le 18/01/2011

42) http://.www.gdr.developpement.org, Dr Itama&Mb, Etude socio économique sur le coût et accessibilité des populations aux soins de santé au Tchad, 2006, consulté le16/01/2011

43) http://www.afro.who.int,Gestion Sadio&Diop F, Utilisation et demande des soins de santé au Sénégal, Bethesda, Août 1994

44) http://www.lessourires dessellasse, frie.fr.togo, M Hounkpati, santé au Togo, financement, statistique, thèse de Doctorat, Université de Lyon 1,2007

45) http://www.afhea-org/conference/files,les priorités de l'économie de la santé en Afrique, consulté le 16/01/2011

46) http://www.tg.undp.org,Utilisation des services des oins de santé au Togo, consulté le 20/02/2011

QUESTIONNAIRE DE RECERCHE

En guise d'achèvement de notre deuxième cycle en santé publique, un travail de mémoire nous est recommandé. C'est ainsi que nous menons une recherche sur un sujet intitulé « Facteurs déterminant la faible utilisation des services des soins curatifs dans la zone de santé de Karisimbi »

Nous serons content si vous nous aider à comprendre la situation car les informations que vous allez nous fournir vont aider à élaborer ce présent travail.

Nous vous promettons que toute information que nous allons recevoir de vous sera traitée sous l'anonymat et confidentialité.

Consigne :

· Cocher l'assertion qui correspond à votre réponse,

· Donner votre réponse aux questions dont les réponses ne sont pas prévues.

I. Identité

Q1. Age /Date de naissance......................................................

Q2. Sexe 1) Masculin 2) Féminin

Q3. Etat civil 

1) Célibataire 2) Marié 3) veuf (ve) 4) Divorcé(e).

II. Questions proprement dites

1. Questions relatives aux facteurs socioculturels.

Q4. Quel est votre niveau d'étude ?

1) N'a jamais étudié

2) Etudes primaires

3) N'a pas terminé les études secondaires

4) Universitaire.

Q5. Etes vous abonné à une mutuelle de santé?

1) Oui 2) Non

Q6. Avez-vous confiance envers le personnel soignant de la structure de votre milieu?

1) Oui 2) Non

Q7. Chaque fois que je tombe malade, je fais recours à l'automédication.

1) Oui 2) Non

Q8. Je fais recours à la médecine naturelle chaque fois que je tombe malade :

1) Oui 2) Non

Q9. Utilisez- vous la structure de santé de votre de votre milieu?

1) Oui 2) Non

II.2. Questions relatives aux facteurs socio économiques.

Q10. Quel est votre revenu mensuel?

..................................................................

Q11. Combien d'argent estimez-vous avoir payé lorsque vous avez été malade?....................................................................................

Q12. Quel est votre travail?

1) Commerçant

2) Enseignant

3) Personnel médical

4) Débrouillard

5) Chômeur

6) Autres.

II.3. Question relative aux facteurs démographiques

Q13. Combien de personnes vivent actuellement chez- vous sous votre responsabilité?

1) Oui 2) Non.

II.4. Questions relatives aux facteurs organisationnels

Q14. Je fréquente la structure de santé de mon milieu parce que tous les médicaments cherchés sont disponibles et que le personnel est compétent.

1) Oui 2) Non.

Q15. Avez-vous déjà reçu un agent médical chez-vous ou dans votre avenue pour une séance d'éducation sanitaire?

1) Oui 2) Non.

Q16. Avez-vous vu un relais communautaire enter chez vous pour parler d'une situation sanitaire?

1) Oui 2) Non.

TABLE DES MATIERES

EPIGRAPHE i

DEDIDACE ii

REMERCIEMENTS iii

SIGLES ET ACRONYMES iv

LISTE DES TABLEAUX v

LISTE DES FIGURES vi

RESUME vii

ABSTRACT viii

INTRODUCTION GENERALE - 1 -

0.1. Informations générales sur la zone de santé de Karisimbi - 1 -

2. Problématique - 5 -

0 .3. Questions de recherche - 7 -

0.4. Hypothèses de recherche - 7 -

0. 5. Objectifs de l'étude - 8 -

0.6. Justification et intérêt du sujet - 8 -

0.7. Délimitation du sujet - 9 -

0.8. Subdivision du travail. - 9 -

0.9. Définition des concepts clés - 10 -

CHAPITRE PREMIER. REVUE DE LA LITTERATURE - 11 -

I.1 Facteurs socioculturels - 11 -

I.1.1. Niveau d'instruction du chef de ménage - 11 -

I.1.2. Appartenance à une mutuelle de santé - 12 -

I.1.3. La confiance envers le personnel soignant - 13 -

I.1.4. L'automédication - 13 -

I.1.5 Fréquentation de la médecine naturelle - 14 -

I.2. Facteurs socio économiques - 15 -

I.2.1. Revenu du ménage - 15 -

I.1.2. Coût des soins - 16 -

I.2.3. Le chômage - 17 -

I.3. Facteurs démographiques - 17 -

I.4. Facteurs organisationnels - 18 -

I.4.1. Qualité des soins - 18 -

I.4.2. Visites à domicile - 19 -

I.4.3 .Relais communautaires - 19 -

I.5. Cadre de recherche - 21 -

I.5.1.Cadre conceptuel - 21 -

I.5.2.Cadre opérationnel - 22 -

I.5.3.Définition opérationnelle des variables - 23 -

CHAPITRE DEUXIEME. APPROCHE METHODOLOGIQUE - 25 -

II.1. Type d'étude - 25 -

II. 2. Echantillonnage - 25 -

II. 3. Taille de l'échantillon - 25 -

II. 4. Méthode de sondage - 26 -

II. 5. Critères de sélection des enquêtés - 27 -

II. 6. Outils et Techniques de collecte des données - 27 -

II. 7. Déroulement de l'enquête - 27 -

II. 8. Analyse et traitement des données - 27 -

II .9. Considérations éthiques - 28 -

II.10. Difficultés rencontrées - 28 -

CHAPITRE TROISIEME. PRESENTATION DES RESULTATS - 29 -

III.1. Résultats en rapport avec l'identité des enquêtés - 29 -

III.2. Résultats en rapport avec les variables de l'étude - 30 -

III.2.1. Résultats relatifs aux facteurs socioculturels - 30 -

III.2.2. Résultats relatifs aux facteurs socioéconomiques - 39 -

III.2.3. Résultats relatifs aux facteurs démographiques - 43 -

III.2.4. Résultats relatifs aux facteurs organisationnels - 45 -

CHAPITRE QUATRIEME. DISCUSSION DES RESULTATS - 51 -

IV.1. Résultats relatifs aux facteurs socioculturels - 51 -

IV.2. Résultats relatifs aux facteurs socioéconomiques - 53 -

IV.3. Résultats relatifs aux facteurs démographiques - 54 -

IV.4. Résultats relatifs aux facteurs organisationnels - 54 -

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS - 56 -

BIBLIOGRAPHIE - 60 -

I. OUVRAGES - 60 -

II. MEMOIRES - 60 -

III. RAPPORTS ET REVUES - 61 -

IV. NOTES DES COURS - 61 -

V. WEBOGRAPHIE - 61 -

QUESTIONNAIRE DE RECERCHE - 64 -

TABLE DES MATIERES - 67 -

* 1 Corrigan,(1979), The world Health Organisation, way land, Hove

* 2 Corrigan,(1979), The world Health Organisation, way land, Hove

* 3 La déclaration d'Alma Ata sur les soins de santé primaires, septembre 1978

* 4 Oxfam, Health insurance in low- income countries, Oxfam briefing paper, may 2008.

* 5 BCZ Karisimbi

* 6 Idem

* 7 BCZ KARISIMBI, Analyse et évaluation des données annuelles, KARISIMBI, 2011, du 21/01/2011, page 5

* 8 Idem, page 6

* 9 OMS, Rapport sur la réunion interrégionale sur la santé dans les grandes villes, pakistan1989 p16

* 10 http://www. Banque mondiale.org/Ida, Utilisation des services de soins de santé dans les pays pauvres, 2009, consulté en Février2011

* 11 http://www.Revuemédicaletropicale.com,S.FALL et I. SECK, Monitoring et évaluation des programmes de santé en Afrique subsaharienne, Août 2009, consulté en Février2011.

* 12 http://www.afriqueactiv.net,Dr Véronique Dekyser, Système des soins de santé en Afrique Subsaharienne, consulté en Février 2011.

* 13 http://www.beltade-congo.be/documents/santé, Le secteur de la santé en RDC, consulté en janvier 2011.

* 14 http://www.afro.who.int,Gestion des structures de santé en RDC, consulté en janvier 2011

* 15 http://www. Caritasdev.cd/index, JOSEPH KIALA, Le BDOM Bukavu et Kinshasa performants pour les informations sanitaires du réseau Caritas Congo, du Jeudi février 2011, consulté le 26/02/2011.

* 16 http://www.memoireonline.com,J. Mukalenge et N. Luboya, Analyse des activités opérationnelles des structures des soins, 2006, consulté en janvier2011.

* 17 Jaques de la Mare, Dictionnaire Maloine de l'infirmière, 3e édition, paris 2002, P 167

* 18 Larousse, Mini dictionnaire de français, paris, 2004, p239

* 19 Nkuba H, cours des pathologies médicales, ISTM/G, inédit 2007, p10.

* 20 John Muzige, Cours d'Organisation des services de santé et Management, ISTM/GOMA, L1 SAPU, p15

* 21 Idem, p20

* 22 Ibidem, p28

* 23 P. Kebela, santé pour tous : identification des facteurs explicatifs de l'accessibilité aux soins de santé dans la commune de Ngaba, Kinshasa, 2004

* 24 http://www.issic.sn TABARA DIEYE, la mortalité maternelle dans le fouladou, contribution de la CCC, 2002

* 25 Oms, Rapport sur la santé dans le monde, Genève, 2000, p67

* 26 Innocent Bayege, Contribution des mutuelles de santé à l'accessibilité de la population aux services de santé, Kigali, Rwanda

* 27 Mini sante Rwanda, Amélioration de l'accès aux services des soins au Rwanda, le rôle de l'assurance, Kigali, 2004, p27

* 28 http://www.memoireonline.com, D. Raman ana&O Barthes, le fond d'achat des services de santé dans le Kassaï occidental, 2009, consulté le 18/01/2011

* 29 D Fou tain& J Coute joie, Infirmier comment bâtir la santé 2006, p16 ,41

* 30 http://.www.gdr.developpement.org, Dr Itama&Mb, Etude socio économique sur le cout et accessibilité des populations aux soins de santé au Tchad, 2006, consulté le16/01/2011

* 31 RTNC/Kinshasa, Journée mondiale des malades du 11/01/2011à 07hoo

* 32 Sadio&Diop F, Utilisation et demande des soins de santé au Sénégal, Bethesda, Août 1994

* 33 Oms, les soins de santé primaires, Alma Ata, 1978

* 34 Léon SALIBAYA, cours de système et politique de santé, inédit ISTM-G, 2011

* 35 http://www.lessourires dessellasse, frie.fr.togo, M Hounkpati, santé au Togo, financement, statistique, thèse de Doctorat, Université de Lyon 1,2007

* 36 http://www.memoireonline.com,Blaise Kibalonza, structure de l'offre et de la demande des soins de santé dans la zone de santé de minova, Unigom, 2009

* 37 Oms, Adam wagstaff, pauvreté et inégalité dans le secteur de la santé, Genève, 2002, p03

* 38 CIF/Santé, Enquête socioéconomique et d'accessibilité aux soins de santé dans la province du Nord Kivu, 2005

* 39 Prof. KAMBALE KARAFULI, Notes du cours d'économie approfondie de la santé, L2 Santé publique, ISTM Goma, inédit 2011, p 23

* 40 http://www.afhea-org/conference/files,les priorités de l'économie de la santé en Afrique, consulté le 16/01/2011

* 41 http://www.tg.undp.org,Utilisatuion des services des oins de santé au Togo, consulté le 20/02/2011

* 42 V. Ilunga Kambaji, Analyse des facteurs explicatifs de la faible utilisation des services des soins curatifs dans la ZS de Lemba, UNIKIN, DES, 2008

* 43 http://www.memoireonline.com, P Mushagalusa, Etude des déterminants de l'utilisation des services des soins dans la ZS de Kadutu, UNIKIN, DES, 2006

* 44 Lunjwire K, le comportement de la population de Goma dans la recherche des soins, Etude des cas de la diarrhée», ville de Goma, ULPGL, inédit 2007, p 64

* 45 http://www.nyankunde.org/SRSS

* 46 Fabien NKINAMUBANZI, Etude des déterminants de l'accès tardif aux soins intégrés dans les structures sanitaires de Rubavu, cas de l'aire de santé de nyundo, ULPGL, inedit2008 p91

* 47 F. MUTABUNGA, Eléments d'Epidémiologie Clinique et approfondie, ISTM-G, inédit 2010, p112

* 48 Bauma TULINABO, Déterminants de la sous utilisation des activités curatives dans les structures intégrées en soins de santé primaires de la ZS de Karisimbi, ULPGL, inédit2006p52

* 49 Dr Roger Vumilia, Cours de Biostatistique, inédit ISTM/GOMA, L1 SAPU 2010, p65

* 50 Prof. J TSHIMPANGA, Cours de Bio statistique, L2SAPU, ISTM-Goma, 2001, P29









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