WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Facteurs déterminants la faible utilisation des services des soins curatifs dans la zone de santé de Karisimbi

( Télécharger le fichier original )
par Affable IZANDENGERA ABINTEGENKE
Institut Supérieur des Techniques Médicales de Goma - Licence en santé publique 2011
  

précédent sommaire suivant

2. Problématique

Dans plus de deux dernières décennies, l'utilisation des structures de santé a été négativement affectée, ceci étant observé à travers certaines régions du monde.

Selon OMS 1989, le taux d'utilisation des structures de santé dans la plupart des villes asiatiques et africaines est relativement faible et ceci, constituant ainsi un problème de santé publique.9(*)

En 2009, l'association internationale de développement en sigle (IDA) qui est le fond de la banque mondiale pour les pauvres, l'un des principaux bailleurs d'aide au développement, finance des projets d'appui à la santé, à l'éducation, aux infrastructures, à l'agriculture, à l'économie et au renforcement institutionnel dans les 79 pays les plus pauvres de la planète ,dont 39 pays africains. Dans ses recherches, elle a trouvé que le taux d'utilisation des centres de santé a quasiment doublé, passant de 20% en 2005 à 39% en 2009.10(*)

Nous remarquons que par ces résultats de 79 pays du monde dont le Haïti, Niger, Cote d'Ivoire,...le taux d'utilisation des structures de santé n'avait jamais dépassé 50% jusqu'en 2009.

Les études évaluatives des programmes en Afrique subsaharienne effectuées en 2009 ont montré que dans cette région le faible accès et l'utilisation des structures de santé sont redoutables ; 70% des cas des maladies en zones rurales et 50% en zones urbaines sont traitées à domicile.11(*)

En 2010, les études sur le système des soins de santé en Afrique subsaharienne révèlent que le taux de fréquentation des districts sanitaires est très faible, 0,24/ an au mali ; 0,34 au Burkina-Faso ; 0,30 au Bénin même si les infrastructures sont présentes.12(*)

En RDC, la sous utilisation des structures de santé sévit également.

En 2004, 70% de la population, n'avaient pas ou avaient très peu, accès à des soins de santé et dont 37% n'avait aucune forme des soins de santé. Le désengagement de l'Etat depuis 1982 a augmenté de façon drastique le coût des soins laissant les services de santé hors la portée des populations les plus pauvres. Les demandes des rémunérations complémentaires sont courantes et les patients insolvables sont souvent gardés de force dans des hôpitaux jusqu'à ce qu'ils s'acquittent des soins reçus 13(*).

Selon l'OMS Afro (2009), le taux d'utilisation du curatif en RDC est de 38%, et le taux moyen d'occupation des lits est de 34, 9%.14(*)

Dans le rapport du Bureau Diocésain des oeuvres médicales (BDOM) du 10 février 2011 de Bukavu et Kinshasa, le taux d'utilisation du curatif dans leurs formations sanitaires est respectivement de 49% et 24% l'année 2010.15(*)

Particulièrement, dans certaines provinces dont les données sont disponibles notamment le KATANGA, pour l'ensemble de la ville, le taux d'utilisation moyen est de 0,37 nouveaux cas /hab./ an.

Les facteurs mis en évidence sont la qualité de services et accessibilité financière précaires.16(*)

Dans la province du Nord- Kivu, zone de santé de KARISIMBI, au cours de sa réunion portant sur l'Analyse et évaluation des données annuelles de 2010, le taux d'utilisation du curatif est de 41% contre 43,9% en 2009 et 38,8 en 2008 (6).

Pour toutes les informations ci hautes fournies en rapport avec l'utilisation des structures de santé, il est clair qu'à tous les niveaux c.à.d. au niveau mondial, au niveau de l'Afrique et même dans notre pays la RDC, aucun niveau n'a atteint le seuil recommandé par l'OMS, celui de 50% pour les soins de santé curatifs de la population d'une aire de santé.

Il `apparaît donc une sous utilisation des structures de santé à tous les niveaux. Sachant que l'accès et l'utilisation des structures de santé constituent un déterminant clé de l'état de santé de la population, Il n'est pas à hésiter que cette sous utilisation constitue un problème de la santé publique qui nécessite une recherche scientifique.

* 9 OMS, Rapport sur la réunion interrégionale sur la santé dans les grandes villes, pakistan1989 p16

* 10 http://www. Banque mondiale.org/Ida, Utilisation des services de soins de santé dans les pays pauvres, 2009, consulté en Février2011

* 11 http://www.Revuemédicaletropicale.com,S.FALL et I. SECK, Monitoring et évaluation des programmes de santé en Afrique subsaharienne, Août 2009, consulté en Février2011.

* 12 http://www.afriqueactiv.net,Dr Véronique Dekyser, Système des soins de santé en Afrique Subsaharienne, consulté en Février 2011.

* 13 http://www.beltade-congo.be/documents/santé, Le secteur de la santé en RDC, consulté en janvier 2011.

* 14 http://www.afro.who.int,Gestion des structures de santé en RDC, consulté en janvier 2011

* 15 http://www. Caritasdev.cd/index, JOSEPH KIALA, Le BDOM Bukavu et Kinshasa performants pour les informations sanitaires du réseau Caritas Congo, du Jeudi février 2011, consulté le 26/02/2011.

* 16 http://www.memoireonline.com,J. Mukalenge et N. Luboya, Analyse des activités opérationnelles des structures des soins, 2006, consulté en janvier2011.

précédent sommaire suivant









La Quadrature du Net