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Apports de la géomatique à  la dynamique de l'occupation du sol de la région de Dakar: exemple de la commune d'arrondissement de Hann Bel Air

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par Ibrahima Baldé
Université Cheikh Anta Diop de Dakat - Master 2011
  

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Apports de la géomatique à la dynamique de l'occupation du sol de la
région de Dakar : exemple de la commune d'arrondissement de
Hann Bel Air

Sommaire

LISTE DES SIGLES ET ACRONYMES 3

INTRODUCTION 4

I. PROBLEMATIQUE 6

I.1. Contexte 6

I.2. Justification 7

II. L'ETAT DE L'ART 9

II.1. Analyse bibliographique 9

II.2. Analyse conceptuelle 14

II.3. Question de recherche 16

II.4. Hypothèse 17

II.5. Objectif 17

III. PROJET DE METHODOLOGIE 18

III.1. La recherche bibliographique 18

III.2. Travaux de terrain 18

III.2.1. Etudes topographiques 18

III.2.2. Enquêtes de terrain 19

III.3. La cartographie 20

III.4. La vérification de terrain 21

Conclusion 23

IV. PROJET DE PLAN MEMOIRE MASTER II 24

Bibliographie 26

LISTE DES SIGLES ET ACRONYMES

ANSD : Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ex-DPS) CA : Commune d'Arrondissement

CAHBA : Commune d'Arrondissement de Hann Bel Air

CSE : Centre de Suivi Ecologique

CAO : Conception Assistée par Ordinateur

DPS : Direction de la Prévision et de la Statistique

DTGC : Direction des Travaux Géographiques et Cartographiques

ETA : Etudes Topographiques et Aménagements (cabinet géomètre expert) FAO : Organisation des Nations Unies pour l'Agriculture et l'Alimentation IAGU : Institut Africain pour la Gestion Urbaine

IRD : Institut de Recherche pour le Développement (ex-ORSTOM) ISE : Institut des Sciences de l'Environnement

LERG : Laboratoire d'Enseignement et de Recherche en Géomatique MNT: Modèle Numérique de Terrain

OS : Occupation du Sol

OMS : Organisation Mondiale de la Santé PASDUNE: Plan de Développement et d'Aménagement pour la Sauvegarde des Zones

humides et zones vertes de Dakar

PNAT : Plan National d'Aménagement du Territoire

SIG : Système d'Information Géographique

SRSD : Service Régional de la Statistique et de la Démographie

INTRODUCTION

La Commune d'Arrondissement de Hann Bel Air (CAHBA), créée par le décret 96/10 du 22- 03-1996 qui fixe ses limites (carte p.5), est subdivisée en trois zones naturelles séparées par la route du Front de Terre au nord et la Rocade Hann Bel Air au centre avec une superficie de 12 km2 environ1. Ceinturée par l'autoroute à l'ouest et l'océan atlantique à l'est (baie de Hann), la CAHBA s'étire du nord au sud en bandes rectilignes et parallèles au boulevard du centenaire de la commune de Dakar (ex-Route de Rufisque) et à l'autoroute.

Sa situation géographique et son relief lui confèrent un rôle assez particulier. Elle s'étend en grande partie sur les sols Dior2 et dans une cuvette.

La population de la CAHBA est estimée à 35768 Habitants (DPS, 2002). Elle est originellement composée de « Walo-walo » et de « lébous » dans les quartiers traditionnels et d'ethnies diverses dans les autres quartiers.

Son urbanisation, corrélée aux contraintes spatiales, exerce une pression sur l'environnement et s'est traduite par une détérioration notoire des ressources naturelles. Ces situations posent un problème crucial dans la maîtrise de la gestion et de l'aménagement de la commune d'arrondissement qui évolue à une vitesse inquiétante. Ce qui fait que l'occupation du sol (OS) a suscité l'intérêt de multiplier les études pour apporter une réponse adéquate aux problèmes vécus dans ces zones urbaines.

Ainsi, dans ce présent rapport qui constitue la première phase de l'étude, nous tenterons d'abord d'identifier les éléments du contexte et de justifier le choix du sujet ; ensuite poser la problématique à travers une analyse critique de la littérature et la définition des concepts ; puis élaborer un projet méthodologique et enfin établir un plan de recherche.

1 Superficie calculée à partir de l'image satellitaire Quickbird 2003 avec le logiciel ArcGIS.

2 Les sols diors sont des lambeaux dunaires, sols ferrugineux tropicaux non lessivés qui se sont constitués pendant la phase sèche de l'Ogolien (Quaternaire).

Carte : Localisation de la CAHBA dans la région de Dakar

5

I. PROBLEMATIQUE

I.1. Contexte

La progression rapide des espaces urbains est devenue un fait planétaire. Mais c'est en Afrique que le phénomène est plus spectaculaire. En effet, à l'instar des autres villes d'Afrique de l'Ouest, Dakar a connu une croissance urbaine exponentielle à partir des années 1950. Cette explosion de la région de Dakar est due à son rayonnement économique impulsé par le rôle administratif qu'elle joue, les équjements qu'elle regorge, l'émergence d'activités,...

De 1945 à 2011, sa population est passée de 132 000 en 1945 à 375 000 en 1960, environ 2 000 000 en 1998 (ORSTOM, 1994), 2,5 millions habitants en 2001 (DPS, 2002), pour atteindre 2 703 203 habitants en 2012 (ANSD, 2008). Aujourd'hui plus de la moitié de la population urbaine vit à Dakar sur une superficie de 547 km2 (SRDS, 2002) soit 25% de la population du Sénégal. Cet accroissement extrêmement rapide de la population a entrainé une forte occupation de l'espace dans la presqu'île du Cap-Vert avec la création de nouveaux quartiers.

La région de Dakar est donc très urbanisée avec une vitesse telle que les réserves foncières, les zones de cultures, les zones dépressionnaires et d'infiltration ou de passages naturels des eaux pluviales ne cessent d'être transformées en zones d'habitation à un rythme inquiétant. Avec un taux de croissance annuel de 4 %, sur une surface de 0,28% du territoire national, la demande foncière est devenue insoutenable : 100 000 nouveaux arrivants chaque année, soit une demande de 10 000 nouvelles parcelles (PASDUNE, 2002). Quelles seraient donc les impacts de tels phénomènes? Selon Diop (2006) ce fait entraîne l'augmentation des constructions par les sociétés immobilières, de l'auto construction et le développement de l'habitat irrégulier. Il y a aussi la construction des infrastructures nées de la demande sociale.

Il apparaît, ainsi, que les manifestations les plus notables résident surtout à la cherté du prix du terrain au mètre carré et à l'étalement du front urbain. Cet étalement s'accompagne de mutations de divers ordres qui se font sentir d'abord sur les espaces les plus proches du centre notamment à Hann Bel Air.

La CAHBA apparaît comme l'un des plus grands centres d'accueil, lieux de travail, marchés
et illustre un exemple adéquat pour ces milieux transformés. En effet, la CAHBA a une
particularité, par rapport aux autres 18 communes d'arrondissement de la commune de

Dakar, liée à sa position géographique, à son économie et regroupe plusieurs infrastructures, équipements et sites spécifiques comme le Port autonome de Dakar, la zone industrielle abritant 70% des industries du Sénégal.

Grâce à ce panorama riche et varié, la CAHBA constitue, selon la typologie urbaine, « le Dakar utile » ( www.wikipedia.org)

Les spécificités de ce site ont rendu la zone très attractive, fortement convoitée pour l'habitat et les activités humaines. Ce qui témoigne de sa fragilité, sa vulnérabilité.... Ces particularités se tiennent pour l'essentiel, à un site de presqu'île, sur des sables quaternaires. Ainsi la CAHBA constitue un milieu à grands enjeux et de risques. Les implantations autour de la baie par les lébous se sont faites antérieurement à toute planification urbanistique. C'est pourquoi aujourd'hui la CAHBA rassemble des problèmes de dégradation de l'environnement tels que : l'érosion, les rejets d'eaux usées industrielles et urbaines à la mer, la pollution, la cohabitation habitat-industrie, le non-respect des normes de constructions et les inondations qui constituent un problème majeur pour les habitants de Hann Mariste (zone des Niayes). Les zones inondées correspondent, selon Wade (2009), à des zones de forte croissance urbaine autour des mares et des marécages. La vulnérabilité à l'inondation est donc en relation avec l'installation des populations sur des sites réputés non aedificandi3. Aussi on note la cherté du prix de la terre au mètre carré (environ 200 000fcfa le mètre carré).

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



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