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Problématique du rôle controversé des médias dans la résolution des conflits en RDC : analyse critique de l'opérationnalité concrète des médias dits pour la paix

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par Patrick de Favre BINTENE
Université de Kinshasa - Licence 2010
  

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INTRODUCTION GENERALE

PROBLEMATIQUE

« Les medias ne peuvent pas rester neutres face aux enjeux de la paix ». Cette affirmation est le principe de base d'une théorie du journalisme relativement nouvelle : le journalisme de paix. Tout comme d'autres ont utilisé le journalisme dans un but de développement des nations du tiers-monde (journalisme de développement), certaines ONG's utilisent aujourd'hui les concepts du journalisme de paix pour essayer d'atténuer les haines dans les pays qui sont ou ont été le théâtre de violences et de conflits.

Le journaliste peut-il mettre sa plume au service d'une paix durable ? Doit-il diriger sciemment ses productions pour oeuvrer à une cohabitation pacifique ? Certains le revendiquent haut et fort et des initiatives allant dans ce sens ont foisonné dans divers endroits du globe, en réponse à des situations tout

aussi diverses. D'autres brandissent les principes d'objectivité et de neutralité en étendard pour rejeter l'idée en bloc. Les débats entre partisans et détracteurs du journalisme de paix - ou journalisme proactif - sont souvent passionnés, parfois constructifs. C'est cette faculté qu'a la théorie du journalisme de paix d'engendrer des controverses chez les professionnels des médias qui nous a poussés à choisir celle-ci comme objet d'étude de ce mémoire.

Robert Manoff dans ses recherches axées sur le rôle potentiel des medias dans la prévention et la gestion des conflits, a de ce fait fixé l'intérêt de ces recherches sur l'intersection des conflits et des medias ; nous constatons que ces études nous offrent une leçon sur la responsabilité des medias aussi bien de l'ensemble des pratiques sociales en abordant ces violences et conflits d'une manière positive.

Lorsque nous nous basons à examiner la théorie sur la résolution des conflits et la pratique journalistique responsable envisageant la paix, nous arrivons rapidement à déceler un certain nombre des responsabilités ou rôles des medias. Ces derniers peuvent de ce fait, faire objet d'un fondement théorique et pratique approfondie dans la résolution des conflits. « Le processus par lequel cela pourrait se faire est celui d'une invention dans laquelle la spontanéité peut coordonner » (1). Le journaliste luimême est un produit de ce processus pendant son carrière ainsi, par contre il semble inconcevable de croire que l'histoire de medias pourrait prendre fin et qu'ils ne pourraient toute fois initier des reflexes sociaux afin de relever ce défi que connait notre environnement ; celui des conflits et violence sociale.

Les actions humanitaires dans les conflits ou dans les environnements violents et

(1) R. MANOFF, Jeux de rôles : les rôle potentiel des medias dans la prévention des conflit et la gestion , Track two, université de Cape town,1998, pp12

instables ont radicalement changé. Devenant de plus en plus complexe, elles nécessitent des nouveaux paradigmes et laissent une porte ouverte à des nouveaux types des programmes. L'accent sera tout d'abord mis ici sur la pratique du journalisme pour la paix en RDC qui s'avère important pour prévenir et résoudre les violences qui ont ébranlés les tissus sociaux du pays.

Les conflits constatés au Congo causés par des divers phénomènes, représentent une préoccupation majeure et font subir à la population des nombreux dommages. Les medias ne sont pas neutre face aux enjeux de la pacification du territoire, cette affirmation peut paraitre banale au prés des profanes, un sacrilège pour bon nombre des journalistes qui défendent leur neutralité professionnelle au dessus de tout autre principe déontologique. Melone, Terzis et Beleli affirmaient « qu'alors que nous ne voulons pas dépasser l'idée que les medias d'information puissent être contrôlés et

utilisés à des fins spécifiques, pas même pour la paix, la perception d'un journaliste neutre doit être dépassé; pour sa présence lors de la couverture d'un événement, les medias altèrent l'environnement de sa communication et sont donc impliqués dans les conflits. Intrinsèquement, les medias sont alors de ce fait non neutre »1

Ainsi, nous ne restons pas tous d'accord sur l'apport des médias au Congo. Tenter à se demander en quoi se justifierait cette controverse dans le traitement de l'information en temps de crise ? Sachant que la classe politique et les institutions médiatiques partagent la lourde responsabilité de réduire au-delà de toute raison l'exposition du citoyen à la chose publique.

(1) MELONE S., TERZIS G. et BELELI O., Using the media for conflict transformation, the Common Ground Experience, Berghof Handbook for conflict transformation, Berlin, 2002 Cité par Marie Soleil Frère, Medias et conflits, acteurs de paix ou vecteur de paix, Bruxelles Co édition, AGRIP et COMPLEXE, 2005, pg

Cette tendance trouve son origine dans la version supposée d'une bonne partie du public pour les questions politiques ; Les politiciens pour aménager leur électorat, les médias pour ménager leurs audiences, ont été amené progressivement et insidieusement à marginaliser le vecteur de circulation de l'information en le politisant.

En ce moment, cette information perd son vrai sens et devient manipulée. Par contre, il apparait aujourd'hui nécessaire que les médias congolais, « s'insèrent dans la société de l'information quand on sait qu'actuellement en Afrique la couverture des conflits pose toujours un ensemble de défis, surtout les défis éthiques » (1).

Sans vouloir faire un état des lieux exhaustif de ces conflits en RDC, ce travail voudrait ressortir quelques unes des données qui montrent

(1) Michel BEN ARROUS (Dir) : Médias et conflits en Afrique, Institut Panos, Afrique de l'Ouest, Paris, Karthala, 2001, p173

l'absence quelque fois de l'implication des médias dans une zone actuellement en turbulence.

Ft donc, le rôle des médias dans notre pays est crucial car il est toujours en proie à des problèmes de sécurité. Pour cela, les medias doivent jouer un rôle important en s'associant aux efforts régionaux visant à résoudre les conflits qui subsistent dans notre pays.

Fnfin, nous nous fixons ici notre attention à un certain nombre de question que nous tenterons de répondre au fil du temps avec les recherches qui vont conduire au terme de ce travail, parmi lesquels

Les journalistes sont des médiateurs des conflits, conscients ou non, ils disposent automatiquement d'un certain potentiel pour leur aggravation et leur résolution.

Ainsi, ils peuvent représenter des acteurs fondamentaux dans leurs résolutions. Il est du

reste intéressant de découvrir l'existence des médias de la paix cherchant à travers des multiples instruments, programmes radiophonique, théâtre, music, bandes dessinées à influencer volontairement les comportements et les perceptions des gens dans un sens favorable à une résolution pacifique des conflits.

Les médias peuvent ils être neutres lorsqu'ils couvrent un conflit ? Les journalistes sont ils des simples observateurs ou des acteurs à part entière des crises politiques et des affrontements armés qu'ils relatent ?

Ces questions cruciales ont suscité de nombreuses réflexions depuis la première guerre du Golfe en 1990. Mais qu'en sera-t-il de l'Afrique Centrale qui est aujourd'hui la région qui enregistre de nombreux conflits, dits conflits majeurs ?

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