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Contribution à  l'amélioration de la situation financière d'une entreprise d'état: cas de l'OCBN (Organisation Commune Bénin-Niger des chemins de fer et de transports )

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par G. Olivier et W.Eustache HOUNKPEVI et HOLONOU
Université d'Abomey Calavi au Bénin - Licence professionnelle en sciences économiques 2011
  

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Section2 : Revue de littérature et méthodologie de recherche

Paragraphe1: Définition des concepts et revue de littérature

A. Définition de quelques concepts de base

En effet, la compréhension du sujet nécessite d'abord la définition de quelques concepts de base.

1) Le bilan

Le bilan est défini comme la photographie de la situation patrimoniale de l'entreprise à un instant donné, qui est en général la date de clôture d'exercice. Il exprime la situation financière de l'entreprise à chaque instant et est présenté sous la forme de tableau à double entrée enregistrant les ressources et les emplois. Il reflète l'inventaire des biens et des dettes de l'entreprise.

La différence entre ce que l'entreprise possède et ce qu'elle doit à des tiers représente le capital de l'entreprise, incluant le résultat (bénéfice ou perte) de la période considérée.

Le passif réunit l'ensemble des ressources qui se décomposent, suivant leur origine, en :

- capitaux personnels dans le cas de l'entreprise individuelle ou capital social, dans le cas de la société de personnes,

- capitaux empruntés aux fournisseurs, créanciers, banques, etc.

L'actif représente l'emploi qui est fait des ressources figurant au passif. Il comprend donc :

- l'actif immobilisé : biens qui servent de façon durable à l'activité de l'entreprise. Ce sont les immobilisations telles que terrains, constructions, matériels et installations, fonds commercial, etc.,

- l'actif circulant : il regroupe les biens qui, sauf exceptions, ne restent pas durablement dans l'entreprise c'est à dire les stocks, les en cours de fabrication, les créances, les disponibilités, etc.

Nous avons trois différents types de bilan : -le bilan comptable ;

-le bilan fonctionnel ;

-le bilan financier.

a. Le bilan comptable

Ce bilan regroupe les informations de manière détaillée au respect des principes comptables fondamentalement admis. La série des ressources indique la triple origine des capitaux économiques mis en oeuvre dans l'entreprise. Quant à la série des emplois, elle indique l'emploi fait des capitaux à la date du bilan.

b. Le bilan fonctionnel

Le bilan fonctionnel est dressé à partir du bilan comptable. Il est dit fonctionnel parce que les postes y sont classés selon la fonction à laquelle ils se rapportent. On distingue les fonctions principales suivantes :

-la fonction de financement ; -la fonction d'investissement ; -la fonction d'exploitation.

c. Le bilan financier

Le bilan financier est un bilan organisé en vue d'évaluer le patrimoine de l'entreprise et d'apprécier le risque de faillite à court terme. Les postes sont évaluer à valeur actuelle et sont classés selon le critère de liquidité à l'actif et d'exigibilité au passif. Ce bilan regroupe généralement les éléments en deux masses à l'actif (l'actif à court terme et l'actif à long terme) et deux masses au passif(les ressources stables et les dettes à court terme).

2) Notion de reclassement, restructuration et de regroupement de bilan

a. Le reclassement du bilan

On parlera de reclassement de bilan lorsqu'un analyste, lors d'une analyse comparative rend homogènes les états financiers de deux ou plusieurs entreprises qui n'utilisent pas le même plan comptable ou qui ne prennent pas en considération certaines charges de la même façon ou encore qui n'utilisent pas la même méthode de valorisation des stocks, des amortissements...

b. La restructuration du bilan

La restructuration du bilan consiste quant à elle à éliminer du bilan les éléments comptables connus de « non- valeur » afin d'apprécier le patrimoine financier à sa juste valeur.

Deux grands agrégats sont à distinguer à l'actif du bilan lors de la restructuration : les actifs fixes élargis qui constituent le haut du bilan et les actifs circulants restreints qui constituent le bas du bilan.

La restructuration du passif du bilan se fait également en deux grandes masses et soulève moins de difficultés que celle de l'actif. Il s'agit des capitaux permanents (ressources acycliques) et les capitaux à court terme (ressources cycliques).

c. Le regroupement du bilan

Regrouper un bilan financier consiste à le synthétiser en quatre grandes masses : deux à l'actif et deux au passif. Le regroupement est présenté de la manière suivante:

· à l'actif on a les actifs élargis et les actifs circulants restreints ;

· le passif regroupe les capitaux permanents et les dettes à court terme.

3) Notion de ratio financier

En comptabilité un ratio est un rapport calculé entre deux masses fonctionnelles du bilan et/ou du compte de résultat. Il se traduit par un pourcentage ou un coefficient. Il existe plusieurs ratios permettant de formuler une opinion motivée sur la situation financière d'une entreprise, d'en apprécier l'évolution d'une année sur l'autre ou de permettre un « positionnement sectoriel » en rapprochant les valeurs des ratios de l'entreprise de celles des entreprises qui appartiennent au même secteur.

Les ratios servent à mesurer la rentabilité, la structure des coûts, la productivité, l'équilibre financier, la solvabilité, la liquidité, etc.

a. Les ratios de rentabilité

La rentabilité est définie comme la capacité d'un capital placé ou investi en vue de produire un revenu, exprimé en termes financiers. Les ratios de

rentabilité servent à déterminer si les profits bruts sont meilleurs que les années précédentes, si les profits nets sont supérieurs aux autres années, et si les frais d'administration fluctuent par rapport aux ventes. Elle est exprimée à travers la rentabilité commerciale (Marge brute sur chiffre d'affaires), la rentabilité économique (Return On Investment : ROI des Anglo-Saxons) et la rentabilité financière (Return On Equity : ROE)1.

a-1) La rentabilité commerciale

La marge brute sur chiffre d'affaires exprime le ratio de rentabilité de l'activité commerciale. Ce ratio ne tient pas compte des charges "non décaissées" (les dotations aux amortissements et provisions), des résultats financiers, des résultats exceptionnels et des impôts.

Si la marge brute sur ventes est négative ou si elle est insuffisamment positive, cela signifie que l'entreprise a une structure d'exploitation qui risque à plus ou moins brève échéance de la mettre en péril.

a-2) La Rentabilité économique

L'entreprise a besoin de l'ensemble de ses actifs pour générer ses bénéfices. Il est donc important de mesurer la rentabilité qu'elle génère sur ses investissements. C'est un ratio qui exprime la performance industrielle et commerciale de l'entreprise indépendamment de son financement et permet des comparaisons dans le temps et dans l'espace. Le ROI est calculé par le rapport entre le résultat d'exploitation avant impôt et l'actif total réel.

1 WELE P. et DOMONHEDO F. (2011), « cours d'Analyse financière »

a-3) Rentabilité financière

La finalité de l'entreprise est d'offrir une bonne rentabilité à ses actionnaires ; il convient d'évaluer cette rentabilité par rapport aux capitaux propres investis. La rentabilité des capitaux propres, se mesure par le rapport résultat net/capitaux propres. Elle est aussi égale à la somme de la rentabilité économique et de l'effet de levier. Cette rentabilité permet aux apporteurs de capitaux propres de juger si l'entreprise a réalisé un résultat acceptable au moyen du capital à risque dont elle dispose et s'il est possible de distribuer un dividende, à condition que la liquidité le permette.

b. Principe et ratios de l'équilibre financier b-1) Principe de l'équilibre financier

Etant donné que le bilan est un document de synthèse dans lequel sont regroupés l'ensemble des ressources dont dispose l'entreprise et l'ensemble des emplois qu'elle en a fait, il met clairement en évidence l'origine des emplois. Ainsi, l'équilibre minimum est respecté si les capitaux utilisés pour financer les immobilisations restent à la disposition de l'entreprise pour une durée au moins correspondant à la durée de l'immobilisation.

Toute entreprise doit alors veiller à respecter cet équilibre financier minimum, c'est-à-dire que les valeurs immobilisées soient financées par les capitaux permanents et de même durée. Toutefois l'entreprise ne doit pas se contenter de cet équilibre, elle doit essayer de trouver une marge de sécurité satisfaisante, c'est-à-dire qu'elle doit avoir un fonds de roulement positif pour couvrir des imprévus au lieu de recourir aux découverts bancaires. Ainsi l'étude

de l'équilibre financier permet d'avoir une idée sur la liquidité et la solvabilité de l'entreprise.

b-2) Les ratios de l'équilibre financier > Le fonds de roulement net

Le fonds de roulement est comme le surplus des ressources permanentes après financement des emplois durables. Il existe deux manières de le calculer :

- Par le haut du bilan : FRN = Capitaux permanents - Actifs immobilisés - Par le bas du bilan : FRN = Actifs circulants - Dettes à court terme

Si le Fonds de roulement net est positif alors les capitaux permanents financent les actifs immobilisés et l'excédent des capitaux permanents sur les immobilisations finance les actifs circulants : Situation prudente de l'entreprise.

Si le fonds de roulement net est négatif alors la société est imprudente et finance une partie de ses immobilisations par des dettes à court terme. Toutefois cela peut simplement refléter d'importants crédits fournisseurs face à une rotation rapide des stocks (cas des Grandes distributions alimentaires)

> Besoin en fonds de roulement

Le besoin en fonds de roulement d'exploitation est la différence entre les actifs circulants d'exploitation et les dettes à court terme d'exploitation. Le besoin en fonds de roulement hors exploitation est égal à la différence de ces mêmes éléments hors exploitation. Le BFR est lié au décalage entre les recettes de l'entreprise et les dépenses nécessaires pour réaliser son activité. C'est un

besoin de financement à court terme déterminé par les caractéristiques de l'exploitation de l'entreprise : durée du cycle de production, rotation des stocks, délais de paiement des fournisseurs et des clients.

Dans le cas d'un besoin en fonds de roulement positif et le fonds de roulement négatif, il faut recourir à un financement externe.

> La trésorerie nette (TN)

La trésorerie nette représente la différence entre le fond de roulement net et le besoin en fonds de roulement. Elle est aussi égale à la différence entre les actifs circulants financiers (les placements de trésorerie et valeurs disponibles) et les dettes financiers à court terme (dettes à court terme dans les établissements de crédits).

B. Revue de littérature

Tout travail scientifique demande au moins un minimum de connaissances sur le thème à traiter. La revue de la littérature nous permettra d'évoquer les travaux de quelques études et certains ouvrages qui nous ont permis de cerner notre étude.

Entreprise

Le mot « entreprise » comporte plusieurs définitions selon qu'il soit défini par un juriste, un spécialiste en sciences de gestion ou un spécialiste en sciences humaines.

il prit l'acception actuelle de « prendre un risque, relever un défi, oser un objectif».

Ainsi l'entreprise est définie comme une unité économique financièrement indépendante qui produit des biens et/ou services destinés à des marchés donnés.

Trois aspects ressortent de cette définition :

- l'entreprise produit : elle crée ou transforme des biens ou des services susceptibles de satisfaire les besoins des individus, des autres entreprises ou des collectivités ;

- l'entreprise produit pour le marché, cela veut dire qu'elle vend les biens ou les services qu'elle produit ;

- l'entreprise est financièrement indépendante, c'est-à-dire qu'elle produit et vend de sa propre autorité, sous sa responsabilité, à ses risques et périls.

C'est en ce sens que COLSON2 dit que : «L'entreprise désigne toute organisation qui met en oeuvre des agents naturels, du travail et des capitaux pour produire des richesses ou des services destinés à être vendus (...) Que l'entreprise ait pour objet de fournir au public des biens matériels, blé ou pain, fils ou vêtements, charbon ou machines, en gros ou en détail, qu'elle vende des services tels que le transport par chemin de fer, qu'elle mette simplement en rapport les acheteurs ou les vendeurs (...) qu'elle procure des capitaux, comme une banque, ou des travailleurs, comme un bureau de placement, elle a toujours le même caractère essentiel, qui est de produire des richesses ou des

2 COLSON, Cours d'économie politique, IV, p. 5.

services qu'elle offre sur le marché, et ce caractère est essentiellement commercial ».

D'une manière générale, l'entreprise est une structure économique et sociale, financièrement indépendante, produisant des biens et des services destinés à un marché concurrentiel ou monopolistique. Elle constitue l'unité fondamentale de l'économie de marché.

Gestion

Plusieurs auteurs ont défini de différentes manières le concept de gestion. PERRY G. et FRANKLIN S. (1985), définissent la gestion comme « étant un processus spécifique consistant en activités de planification, d'organisation, d'impulsion et de contrôle visant à déterminer et à atteindre des objectifs définis grâce à l'emploi d'êtres humains et à la mise en oeuvre d'autres ressources»

Abordant dans le même sens, LAUZER P. et TELLER R. (1989), affirment que : «Gérer une entreprise, c'est la conduire vers les objectifs qui lui ont été assignés dans le cadre d'une politique concertée, par les responsables, en mettant en oeuvre les ressources qui leur sont confiée».

SIMERAY J. P. (1974), vient conforter les deux autres dans leur position en affirmant que : «Gérer c'est conduire vers un objectif et d'abord le choisir. La finalité de l'entreprise étant économique, l'art de son gouvernement sera appelé «gestion». Son rôle sera d'assurer sa prospérité, c'est-à-dire l'expansion dans la rentabilité ». La rentabilité étant définie comme la capacité d'un capital placé ou investi de produire un revenu, exprimé en termes financiers.

D'après MEYER J. (1969), «l'action de gestion apparaît comme

l'utilisation optimale par un responsable des moyens à sa disposition pour atteindre les objectifs fixés. Cette action est intermédiaire entre l'action de direction qui a pouvoir sur les objectifs et sur les moyens et l'action d'exécution qui n'a pouvoir ni sur les objectifs ni sur les moyens».

De toutes ces définitions nous retiendrons que la gestion est un processus par lequel on planifie, organise, dirige et contrôle les ressources d'une organisation afin d'atteindre les buts visés.

Ainsi pour assurer une bonne gestion tout dirigeant doit accorder une place importante à l'évolution de sa situation financière qui est évaluée par l'analyse financière.

Selon RIFKI S. (2008), l'analyse financière est la discipline « qui englobe les méthodes permettant d'apprécier les équilibres et les performances des entreprises.»

Pour COHEN E. (1997), l'analyse financière constitue « un ensemble de concepts, de méthodes et d'instruments qui permettent de formuler une appréciation relative à la situation financière de l'entreprise, aux risques qui l'affectent, aux niveaux et à la qualité de ses performances».En s'appuyant sur le traitement et interprétation d'informations comptables ou d'autres informations de gestion, cette discipline participe à des démarches de diagnostic, de contrôle et d'évaluation qui ont tout d'abord concerné les entreprises privées à caractère capitaliste, mais grâce à l'extension de son champ d'application, ses méthodes tendent à être utilisées de plus en plus largement et concernent aujourd'hui toutes les institutions dotées d'une certaine autonomie financière qu'il s'agisse des entreprises de toute forme, des

associations, des coopératives, des mutuelles ou de la plupart des établissements publics.

Quant à PEYRARD M. (2001), l'analyse financière est une méthode d'évaluation financière des entreprises et des titres. Elle consiste à collecter, interpréter et analyser les informations (financières et économiques) sur une entreprise et son environnement.

Selon BROUVMN B. et LEFEBRE H. (1977) l'analyse en termes de ratios a un intérêt particulier qui repose principalement sur trois propriétés spécifiques:

- Ils mesurent de manière directe et synthétique les performances de l'entreprise, les conséquences des décisions d'investissement et de financement et les principaux traits de la structure financière ;

- Ils permettent les comparaisons cohérentes dans le temps et facilitent de faire l'analyse de l'évolution de l'entreprise avec les différents aspects de son fonctionnement ;

- Ils permettent également de faire des comparaisons cohérentes dans son environnement professionnel en rapprochant les résultats individuels des valeurs centrales observées dont les entreprises exerçant la même activité dans le même secteur.

PHILIPPS A. et RAULET C. (2003), conclurent que le diagnostic financier est le but de l'analyse financière qui, elle-même, est orientée par les motivations qui ont présidé à la demande du diagnostic. Ils continuent en disant : « On admettra facilement que le diagnostic financier a pour objectifs principaux de mesurer la rentabilité économique, celle des capitaux investis, d'apprécier les conditions dans lesquelles sont réalisés les équilibres financiers et d'en déduire

le degré d'autonomie de l'entreprise. De façon plus opérationnelle, il s'agit de faire le point pour :

- détecter des symptômes révélant des phénomènes susceptibles d'entraver à plus ou moins brève échéance la poursuite des buts et objectifs de l'entreprise et mettre en péril la continuité de son activité

- prendre des décisions correctives tant au niveau de la gestion à court terme que des plans à moyen terme ».

Il est à signaler que la réussite et la survie d'une entreprise dépendent de la place qu'elle accorde au système de planification à long terme, car il définit le cadre global du développement. C'est-à-dire le rythme de croissance de l'actif, les conditions de l'équilibre financier, les modalités de financement externe.

En résumé, l'analyse financière consiste à étudier une entreprise sur le plan financier en s'appuyant sur ses documents comptables et sur des informations économiques et financières relatives à la société ou à son secteur d'activité. Elle sert à apprécier la santé financière de l'entreprise, sa gestion et sa rentabilité ainsi que ses perspectives de développement. L'analyse financière intéresse surtout :

· les chefs d'entreprise, qui ont besoin d'avoir une idée sur la situation financière de leurs entreprises,

· les banquiers qui ont besoin de porter un jugement sur la solidité et la solvabilité de l'entreprise avant de lui accorder un crédit,

· les fournisseurs qui veulent être assurés d'être payés,

· les salariés et collaborateurs qui s'interrogent sur la marche de l'entreprise dans laquelle ils travaillent.

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