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L'Investissement au sein de l'APE CARIFORUM/UE :
des effets incertains dans le cadre du Suriname.
Rédacteur : Benjamin
Meyer.
Directeur : Alain Desdoigts
Section : Master 1 expertise
économique.
Année :
2010-2011.
N° d'étudiant :
87449.

Table des matières
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Introduction
En Juin 2000 la politique de coopération au
développement entre la Communauté Européenne (CE) et les
pays membre du groupe Afrique, Caraïbes Pacifique (ACP), a connu de
profonds changements, matérialisés dans la signature de l'accord
de Cotonou1(*), accord
révisé entre l'Union Européenne (UE) et les pays ACP en
20102(*).
ð La Communauté Européenne
désigne l'organisation établie par la signature du traité
de Maastricht en 19923(*)
composée en 2000 15 Etats membres4(*). Le terme Union Européenne, bien qu'introduit
antérieurement dans les traités, renvoie ici à la
nouvelle configuration de cette Union, mise en place par le traité de
Lisbonne5(*), et est
composée de 27 états membres en 20106(*). Cette configuration renvoie
à la fusion de l'Union Européenne et de la Communauté
européenne dans un même ensemble, l'Union Européenne ;
ce mémoire fera par la suite uniquement référence à
l'Union Européenne7(*).
ð Le groupe ACP est un regroupement
d'Etat formellement établi par les accords de Georgetown en 1975 par 46
Etats8(*), aujourd'hui
composé de 79 Etats membres9(*). Il est créé dans le cadre de la
politique ACP-UE : en 1975 il regroupe les pays d'Afrique, des
Caraïbes & du Pacifique signataires de la convention de
Lomé10(*). Lors de sa
révision en 2003 l'adhésion se fait soit en raison de la
signature du partenariat ACP-UE, soit via la situation géographique de
l'Etat11(*).
Avant la signature de l'accord de Cotonou, les conventions de
Lomé ont été le cadre de la relation ACP/UE entre
1975-200012(*).
Cette politique de développement de l'Union
Européenne recouvre différentes facettes : aide
financière, relation commerciale, aide technique, système de
stabilisation des prix, qui se sont mis en place au fil du temps ; et
peuvent être regroupées en deux catégories : l'aide au
développement et la politique commerciales, les deux étant
considérés au sein des accords comme devant être
articulés afin de favoriser le développement des pays ACP13(*). De la même manière les
priorités en matière de développement au sein des accords
ont évolué14(*) ;
dans le cadre de Cotonou ces objectifs sont énoncés à
l'article 1, parmi eux ce trouve notamment une croissance économique
soutenue au sein des pays ACP, et l'intégration de ces derniers au sein
de l'économie mondiales15(*).
Sur le plan des relations commerciales, le passage du
système de Lomé à l'accord de Cotonou constitue une
rupture importante16(*). Les
différentes conventions de Lomé étaient articulées
autour d'un système de préférences commerciales non
réciproques17(*). Cela se
traduisait par l'accès de produits issue des pays ACP au marché
européen en exemption de droit de douanes, ou d'autre types de
barrières, que des pays non signataires pouvaient rencontrer, ainsi
qu'à la mise en place d'aides plus spécifiques pour certains
biens18(*). Le caractère non
réciproque de ces préférences garantissait aux pays ACP de
pouvoir conserver des barrières vis-à-vis des produits issus de
l'Union Européenne, tout en bénéficiant de l'accès
privilégié aux marchés européens. Ce système
a été remis en cause pour différentes raisons : son
échec relatif, sa non-conformité avec les règles de l'OMC,
la diminution de la portée des avantages commerciaux en lien avec la
montée en puissance du système de préférences
généralisées de l'Union Européenne et d'autres
facteurs19(*). Dans sa
dimension commerciale l'accord de Cotonou prend le contrepied du système
de Lomé : en prévoyant la mise en place de zone de
libre-échange entre des regroupements d'Etat ACP puis entre ces
regroupements et l'UE20(*).
Ces zones de libre-échange doivent émerger de
négociations entre l'UE et ces regroupements d'Etat ACP, via des accords
de partenariat économique (APE)21(*). Une des raisons pouvant expliquer la mise en place
de ces zones de libres échanges est la mise en conformité des
relations ACP/UE avec la règle de la nation la plus favorisé dans
le cadre de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC)22(*). Sans entrer dans les
détails, cette règle prévoit qu'entre état membre
de l'OMC, un membre ne peut accorder à un autre membre de traitement
moins favorable que le traitement le plus favorable accordé à un
autre membre23(*). Dans le
cadre de Lomé, le système des préférences
accordées aux pays ACP a été considéré comme
étant contraire à ce principe24(*). La mise en place de zone de libre-échange
entre l'UE et des pays ACP est une manière de répondre à
ce problème. En effet, la clause de l'OMC ne s'applique pas au pays
formant des zones de libre-échange, c'est-à-dire que des membres
ou groupe de membre peuvent former une zone de libre-échange, sans pour
autant faire bénéficier aux autres membres des conditions
d'échange au sein de cette zone. Une autre exception possible consiste
dans le système de préférences
généralisées, en direction des membres
considérés en développement ou les moins
avancés.
Sur le plan de la théorie économique, la mise en
place de zone de libre-échange pose différentes questions quant
aux gains que peuvent en tirer les parties ; Sanoussi Bilal, Sophie
Houée & Stefan Szepesi liste ces différents points :
effets de concurrences ; économies d'échelles ; effet
d'agglomération ; effets fiscaux ; investissement direct
étranger, transfert de technologie et productivité et enfin
intégration approfondie25(*). Parmi ces effets, comme le note Matthias Busse,
l'effet des accords de partenariat économique sur les investissements
directs étrangers sont très peu étudiés26(*). L'unique APE complet
signé à l'heure actuelle l'a été en 2008 entre le
CARIFORUM et l'UE27(*).
Dans le cadre de cet accord de partenariat économique, le titre II
comprend des mesures concernant les investissements directs étrangers
(IDE). Le CARIFORUM est un groupe d'Etats ACP, qui comprend 15 Etats
membres28(*). Etudier ces
quinze Etats membres dans leur ensemble est hors de portée de ce
mémoire, notamment parce que les engagements pris doivent être
contextualisés au sein de chaque membre. A contrario, ce mémoire
se recentre sur un des membres : le Surinam. Le choix du Surinam a
été arrêté pour deux principales raisons : ce
pays a fait de l'Investissement direct étranger une priorité dans
sa stratégie de développement29(*) et il possède un secteur des services
important (55.1% du PIB en 2008, en 2004 le %, 69 % des personnes
employées l'étaient dans le secteur des services)30(*), l'accord prévoyant une
ouverture de certains secteurs des services aux IDE. La conjonction de ces deux
éléments le place dans une position intéressante du point
de vue des mesures prises au sein de l'APE concernant l'investissement,
vis-à-vis de l'objectif de croissance soutenue présent par
l'accord.
Comme indiqué précédemment un des
objectif de Cotonou, (dont l''APE est un outil), est d'établir une
croissance soutenue, cet objectif rentre en interaction avec l'IDE dans la
mesure où ce dernier peut être perçus comme un facteur de
transferts technologiques supposés être source de croissance
à long terme. Ce mémoire vise donc à traiter la
problématique suivante :
Les mesures inscrites au titre II de l'accord de
partenariat économique, relatives aux investissements directs
étrangers entre l'Union Européenne et le CARIFORUM, peuvent-elles
influencer la croissance économique à long terme au sein du
Surinam ?
La réponse à cette problématique est
séquencée en quatre temps : présenter les mesures
prises dans l'accord de partenariat économique concernant les
investissement direct étranger (Partie I) ; explorer deux aspect de
la littérature sur l'IDE ces déterminants en se concentrant sur
sa localisation (Partie II), puis le lien qu'entretient la croissance
économique à long terme et l'IDE (Partie III) ; le dernier
temps de ce mémoire se concentrera sur le Suriname en cherchant à
déterminer si ces mesures entrent en adéquation avec la
réalisation de l'objectif de l'accord de Cotonou étudié
ici (Partie IV).
Partie 1 :
Investissement & Accord de partenariat économique.
Cette première partie vise à présenter
les points clés pour ce mémoire de l'accord de partenariat
économique (APE). Le premier point visera à donner des
éléments de définitions importants (1) ; pour ensuite
se recentrer sur les mesures générales contenues dans l'APE
(2) ; et se conclure par la présentation de la contextualisation de
ces mesures au sein du Suriname (3).
1. Les secteurs des
biens et des services dans le cadre des relations économiques
internationale.
Trois points vont être développés ici, le
premier visera à définir le secteur des biens (1.1) ;
ensuite suivra des éléments de définitions visant à
caractériser ce qui est reconnu comme un service (1.2) ; enfin
certaines notions en liens avec le secteur des services seront
précisées (1.3).
1.1 Secteurs des
biens.
Le glossaire de l'OECD31(*), fournit une séries de définitions
émanant de services statistiques La plus claire est donnée par le
System of National Account32(*) :
«Goods are physical objects for which a demand exists,
over which ownership rights can be established and whose ownership can be
transferred from one institutional unit to another by engaging in transactions
on markets; they are in demand because they may be used to satisfy the needs or
wants of households or the community or used to produce other goods or
services.»
En se basant sur la CPC les biens recouvrent les sections
0-433(*) : la
Production agricole, les activités forestières et de pêches
(section 0)34(*) ;
activités productives liés aux minéraux, à l'or,
à l'électricité, aux gaz et à l'eau (section
1)35(*) ;
activités liées à la production de produits alimentaires,
des boissons et du tabac, de produits textiles, de l'habillement et du cuir
(section 2)36(*) ;
pour suivre par la production d'autre biens transportable sauf le métal,
les machines et biens d'équipement (section 3)37(*) ; et enfin la production
de métal, machine et bien d'équipements (section4)38(*). L'annexe 1 présente
cette classification.
Après avoir défini ce qu'est un bien et
donné des précisions sur les activités économiques
qu'il recoupe, le point suivant sera consacré au secteur des
services.
1.2 Eléments de
définition des services.
Une première approche pour définir les services
peut être trouvée dans le manuel de la classification des produits
de l'ONU (CPC)39(*). Les
paragraphes 28 & 29 donnent un aperçu de la difficulté
d'établir une définition précise des services40(*). Parmi les
éléments avancés ce retrouve les caractéristiques
suivantes permettant de distinguer respectivement biens et services :
tangible ou intangible ; stockable et non stockable ; transportable
et non transportable41(*).
Le second texte clé, qui sert de base à
l'élaboration de l'annexe IV de l'APE (qui indique notamment la liste
des engagements pris en matière de services), est la classification des
services par l'organisation mondiale du commerce42(*). Toutefois le texte de base
servant à l'élaboration de cette liste, general trade
agreement on service43(*) ne donne de définition claire de ce
qu'est un service : l'article 1 renvoie à la
« mesures faites par les membres du commerce des
services`44(*).
Enfin, le texte de l'OECD The service economy45(*), donne la
définition suivante d'un service, cité ci-dessous, elle mise en
parallèle avec une série d'exemple de ce qui est
considéré comme un service :
« Simply defined, services are a diverse group
of economic activities not directly associated with the manufacture of goods,
mining or agriculture (see Annex Table A1 for an illustrative list). They
typically involve the provision of human value added in the form of labour,
advice, managerial skill, entertainment, training, intermediation and the like.
They differ from other types of economic activities in a number of ways. Many,
for example, cannot be inventoried and must be consumed at the point of
production. This would include trips to the doctor, enjoying a meal at a
restaurant, flying from Tokyo to Paris, or attending a concert. This is in
marked contrast with manufactured products, whose tangible character allows
them to be stored, distributed widely and consumed without direct interaction
with the entity that produced the good.»

En guise de synthèse sur les éléments
permettant de caractériser un service, le tableau suivant reprend les
différentes caractéristiques, en opposition aux biens,
donné par Hoekman & Kostecki46(*) :
|
Intangibilité
|
Cela traduit le fait qu'en général un service
n'est pas d'existence matériel au sens d'un bien, un service n'est pas
palpable.
|
|
Non stockable
|
Un service n'est en général pas stockable, on ne
peut pas le conserver dans le temps
|
|
Hétérogène
|
Les services seraient en règles générale
beaucoup plus personnalisé, ou moins standardisé que les
biens.
|
|
Production jointe
|
La production et la consommation de services à
généralement lieu au même moment.
|
Après avoir mis en avant des éléments
propres au service, le prochain va tracer la manière dont un service
peut être fourni entre économies.
1.3 Fourniture de
service entre agents économiques dans le commerce
internationnale.
Ce point va reprendre les quatre modes de fourniture des
services définis par le general trade agreement on service, qui
sont repris au sein du titre II l'APE. Cet accord distingue quatre modes de
fourniture de services : mode 1, mode 2, mode 3, mode 447(*).
· Mode 1 : Il s'agit de la
fourniture de service d'un pays à un autre pays sans qu'il n'y ait de
déplacement des agents48(*).
· Mode 2 : Ce mode correspond
à la fourniture de service par déplacement du consommateur dans
le pays du producteur49(*).
· Mode 3 : Il s'agit pour un agent
d'établir une présence commerciale au sein de l'économie
ou il fournit le service50(*).
· Mode 4 : Il s'agit du
déplacement de personne naturelle en vue de fournir le service au sein
de l'économie cible51(*).
Dans le cadre de ce mémoire, c'est la fourniture de
service par le mode 3 qui est au centre de l'analyse quant à ses
répercussions sur la croissance, dans la mesure où à elle
seule correspond un Investissement Direct Etranger (qui sera définie
à la partie 2).
Après avoir donnée des éléments de
définitions des services, puis précisé quelques concepts
clés qui permettent de comprendre le lien entre fourniture de service et
investissement direct étranger, le point suivant présente
l'accord de partenariat économique signé entre le CARIFORUM et
l'UE.
2. Accord de
partenariat économique et secteur des services.
Il ne s'agit pas ici de faire une présentation
détaillée de l'accord de partenariat économique, au
contraire, l'attention sera focalisé sur les points importants au regard
de la problématique traité. Dans un premier temps ce sont les
mesures générales qui seront présentées (2.1), pour
ensuite se recentrer sur les engagements spécifiques au Suriname
(2.2).
2.1 Les mesures
liées à l'Investissement Direct Etranger dans le secteur des
services.
Les mesures qui concernent au premier plan ce mémoire
se trouvent dans le titre II, chapitre II de l'APE.
Afin de présenter de manière synthétique
ces mesures, ce mémoire reprend le cadre analytique donné par D.
Willem et V. & M. Fahnbulleh, il est à l'origine un outil de
comparaison entre différents accords52(*).
Cinq éléments sont distingués pour
analyser un accord : l'étendue, les règles de traitements, les
performances requises, les mesures relatives à l'expropriation et/ou la
nationalisation, les mesures concernant le règlement des
conflits53(*).
· Etendue : il s'agit de la
manière dont est défini l'investissement et aux secteurs
auxquels il s'applique54(*). L'article 65 de l'accord étudié
définit la notion de présence commerciale part la constitution ou
le maintien d'une personne morale (cela renvoie également à
« (...) la participation capitalistique à une personne
morale en vue d'établir ou de maintenir des liens économiques
durables »55(*)), et à la création ou le
maintien d'une succursale. L'investisseur renvoit à
« toute personne physique ou morale qui exerce une
activité économique par l'implantation d'une présence
commerciale »56(*).
L'article 68,
défini le champ de l'investissement il exclue : les secteurs des
industries extractives, des industries manufacturières et de la
transformation des combustibles nucléaire ; de la fabrication, du
commerce des armes, munitions et matériels de guerre ; des services
audiovisuels ; du cabotage maritime national ; et d'une partie des
services liés au secteur aériens57(*).
· les règles de
traitements renvoient aux traitements réservés
aux investisseurs des parties contractantes, ces conditions sont
définies à travers deux closes : celle du traitement
national, et de la nation la plus favorisée58(*). L'APE contient ces deux
clauses. Le traitement national prévoit que dans les secteurs ouverts,
sauf s'il est indiqué des restrictions, les investisseurs
étrangers provenant de l'autre partie bénéficieront du
même traitement que les investisseurs nationaux59(*). La clause sur la nation la
plus favorisée prévoit pour la partie CARIFORUM que les
investisseurs de l'UE bénéficieront d'un traitement aussi
favorable, que le plus favorable des traitements accordés aux
investisseurs d'un pays tiers provenant d'une grande économie
commerciale (comptant pour au moins 1% des exportations mondiales) 60(*).
· Les exigences en termes de
performance renvoient à des exigences particulières,
imposées aux firmes multinationales, comme par exemple des exigences sur
l'emploi61(*).
Au sein de l'APE, les exigences demandées aux
investisseurs se retrouvent à l'article 72 : par exemple mesures
sur la corruption, mais aussi sur le respect des normes de travail
défini par l'organisation internationale du travail62(*). Toutefois, comme le
précise cet article ces obligations s'adressent avant tout aux parties
contractantes en vue d'établir les législations
nécessaires pour leur application63(*). D'autres exigences peuvent être
indiquées en Annexe IV du traité par les pays signataires.
· L'expropriation, la nationalisation et
règlement des conflits64(*) sont traités en un seul point, auquel est
ajoutée la propriété intellectuelle, car ils se rapportent
tous à la sécurité et au climat d'investissement.
L'Accord ne contient pas de mesures spécifiques concernant la protection
contre l'expropriation et la nationalisation des entreprises
étrangères. Toutefois, certains points de l'accord peuvent
être perçus comme des éléments sécurisant
l'investissement : l'article 123 de l'accord prévoit que sauf
circonstances exceptionnelles, aucune entrave à la mobilité des
capitaux ne peut être mise en place65(*). L'accord prévoit la reconnaissance de la
propriété intellectuelle, et la nécessité de sa
protection à travers le Chapitre II du titre IV66(*). Sur le règlement des
conflits, les analyses consultées divergent, ces analyses proviennent
d'institutions et non de travail de recherche, il n'a pas été
possible dans le cadre de ce mémoire de consulter une analyse juridique
complète des implications de l'accord de partenariat économique.
Thomas J. Westcott67(*)
met en avant qu'il n'existe pas de mesure prévue dans le cadre de
règlement des conflits, que cette absence est due au fait que la
commission européenne n'a pas de compétence pour négocier
ce type d'arrangement68(*). L'autre analyse proviens du service de
négociation commerciale du CARICOM, le document n'a pas d'auteur
identifié, l'analyse faite est que les mesures concernant les
investissements sont couvertes par la partie III de l'accord concernant le
règlement des différends, et qu'il sera donc possible aux
investisseur du CARICOM de saisir les autorités compétentes si
les obligations concernant l'accès aux marchés ne sont pas
satisfaites69(*). Dans le
cadre de cette analyse il semble logique que les investisseurs européens
puissent faire de même. Quelques que soit le cas de figure aucune mesure
particulière concernant la nationalisation ou l'expropriation n'est
prévu.
Ce cadre analytique a
permis de présenter de manière synthétique les mesures
générales prisent dans le cadre des investissements au sein de
l'APE. Le prochain point vas être consacré aux mesures prises au
sein du Suriname, en effet chaque état étant pouvant
définir des restrictions sur les investissements, pour pouvoir analyser
la portée de l'APE il faut contextualiser nationalement les mesures
prises.
2.2 APE &
Investissement au Suriname.
Deux sous parties vont être considérées
ici, la première sera une description des mesures prises au sein du
Suriname dans le cadre de l'ouverture aux investissements (2.2.1), une seconde
sous partie visera à caractériser les changements
apportées par ces engagements (2.2.2).
2.2.1 Les engagements
pris par le Suriname
Un premier point va être consacré aux mesures
prises dans le secteur des biens, pour ensuite se concentrer sur le secteur des
services.
Cette synthèse se base sur un document publié
par le centre du commerce international, organisation conjointe entre
l'organisation mondiale du commerce et la CNUCED70(*).
· Engagement dans le
secteur des biens71(*).
L'engagement est pris sous formes de liste négative,
c'est-à-dire que tous les secteurs sont ouverts, à l'exception
des restrictions mentionnées72(*).
Réserves Horizontales (quel que soit
l'activité considérée)73(*).
Le déplacement de personnel de l'entité source
de l'investissement vers le Suriname est sujet à des tests de besoin
économique74(*).
Pour acheter un terrain ou le louer, une licence est nécessaire. Les
entreprises qui possèdent un terrain de plus de 5 acres peuvent
être limitées dans leur capacité à céder des
parts ou émettre des parts à des personnes n'ayant pas la
citoyenneté surinamaise75(*). Les non nationaux ont besoin de l'accord du conseil
des ministres pour recevoir un terrain appartenant au domaine d'Etat76(*).
Réserves par secteurs 77(*):
Les entreprises européennes peuvent investir dans
l'agriculture, la chasse, l'exploitation forestière, toutefois afin de
mener des activités dans le cadre de l'exploitation forestière il
faut être Surinamais et résider au Surinam78(*).
Dans le secteur de la pêche, les entreprises peuvent
investir, mais les propriétaires de bateaux non surinamais doivent
provenir d'un Etat ayant un traité sur la pêche avec l'Etat
surinamais afin d'obtenir une licence79(*).
Les activités minières et d'exploitations de
carrières sont ouvertes aux investissements européens, toutefois
les activités minières de petites tailles peuvent être
réservées aux nationaux80(*). L'Etat se réserve le droit de donner son
accord à l'exploration, l'exploitation, aux traitements, à
importation ou l'exportation de minéraux81(*). L'Etat surinamais se réserve le droit de
réglementer ce secteur, et notamment d'attribuer des droits exclusifs
sur certains secteurs géographiques82(*).
· Engagement dans les
secteurs des services83(*).
Les engagements sont pris ici sous formes de liste
positive : seuls les secteurs mentionnés sont ouvert à
l'investissement84(*).
Concernant tous les secteurs, de même que dans le cadre
des secteurs hors services, le transfert de personnel est sujet à test
de besoins économiques85(*).
Douze secteurs s'ouvrent (en reprenant la classification
donnée par l'APE)86(*), les secteurs des services aux entreprises, le
secteur des services de communications, secteur des services de constructions
& connexe d'ingénieries, services de distributions, services
d'éducations, services liés à la protection de
l'environnement, services financiers, services de santé & sociaux,
service liés au tourisme & aux voyages, services
récréatifs culturels et sportifs, services des transports, et
autres services. Un aperçu plus détaillé est disponible en
annexe de ce mémoire. Cette ouverture est graduelle dans le temps
(2008-2018).
Cette brève présentation de l'ouverture aux
investissements de la part du Suriname va être complétée
par un dernier point, visant à identifier les éléments de
changement introduite par cette nouvelle législation.
2.2.2 Changements
apportés par l'Ape dans le cadre de l'investissement au
Suriname.
Les changements amenés par l'APE dans les relations
entre investisseurs de l'UE et le Surinam peuvent être distingués
à travers différentes échelles : sur le plan des
accords multilatéraux dont est membre le Surinam et qui impliquent
l'UE ; sur le plan des accords bilatéraux.
· Sur le plan multilatéral, le Surinam
est membre l'organisation mondiale du commerce et comme l'ensemble de ses
membres signataire de l'accord GATS87(*), qui prévoie des mesures en matière
d'investissement dans les services, étant donné que le mode 3 est
inclus dans cet accord88(*). Le GATS
fonctionne sur la mise en place d'une liste positive associé à
une clause de la nation la plus favorisée. Comme expliqué en
introduction, cette clause ne s'applique pas lorsque des zones de
libre-échange sont formées à condition qu'elles respectent
une ouverture substantielle des échanges. Les engagements pris dans le
cadre du GATS s'appliquent donc à l'ensemble des Etats signataires,
lorsque les engagements pris dans le cadre de l'APE s'appliquent entre l'UE
& le Suriname. Une méthode possible pour comparer des engagements
pris en matière d'investissements, à travers différents
accords, peut être trouvée dans le travail de Sébastien
Miroudot, Jehan Sauvage, Marie Sudreau89(*). Reposant sur deux piliers, dans un premier temps classer
les différents engagements pris dans les accords en fonction des
limitations d'accès aux marchés et à la clause de la
nation la plus favorisés. Pour ensuite comparer leur variation
ramenée sur une échelle allant de la fermeture complète
à son opposé.
L'annexe 1 reprend les engament pris par le Suriname au sein
du GATS et de l'APE qui sert à établir le graphique suivant90(*).

Ce graphique construit à partir des secteurs
présents au sein des listes établies dans le cadre du GATS &
de l'APE91(*). Toutefois ce graphique
ne contient les informations suivantes :
- les variations des degrés d'ouverture entre le GATS
et l'APE, secteur ouvert et partiellement ouvert sont classés dans la
même catégorie (bleu pour le GATS) ou rouge pour l'APE). De plus
si un secteur est ouvert ou partiellement ouvert au sein du GATS, il n'est plus
compté comme secteur ouvert par l'APE, même si il y a variation
des restrictions.
- Les secteurs unbound, signifie que le pays signataire se
réserve le droit d'ajouter des restrictions après la signature du
traité, ici il regroupe ceux de l'APE et du GATS.
Si c'est deux points doivent appeler à la prudence
quant à la lecture du graphique, degrés d'ouvertures et de
modifications entre le GATS et l'APE ne sont que partiellement
représentés ici. Cela permet de rendre plus lisible le graphique
et évite de traiter toutes les restrictions de manières
homogènes.
Ce graphique permet de montrer, que le traité APE
touche nettement plus de secteurs que le traité GATS par lequel est
lié le Suriname. Le nombre de secteurs ouvert sans restriction, (une
ouverture décalée dans le temps n'est pas
considérée comme une restriction), au sein de l'APE
représente 42 % des secteurs des services, lorsqu'au sein du
traité GATS il représente 4% des secteurs. En conclusion l'APE
semble constituer bien une modification substantielle de l'ouverture aux IDE de
différents secteurs des services au sein du Suriname, en provenance de
l'Union Européenne. Sur l'investissement dans d'autres secteurs
(autre que les services), il n'existe pas de cadre multilatéral92(*).
Après avoir regardé les engagements
multilatéraux impliquant le Surinam et l'UE, ce point va
présenter les engagements bilatéraux du Suriname.
· Sur le plan bilatéral, le Suriname
à signés trois accords d'investissement (BIT), avec trois pays
Cuba, l'Indonésie et les Pays-Bas93(*). Dans le cadre de ce mémoire seul l'accord
signé avec les Pays-Bas94(*),
pays membre de l'UE95(*),
est à analyser. L'accord avec les Pays Bas définit
l'investissement de manière plus large que l'APE96(*). Afin d'éviter
l'énumération des différentes manières dont est
comprise la notion d'investissement au sein du traité et des
différences avec l'APE, l'article 1 du BIT et article 65 APE sont mis en
parallèle ici.




97(*)98(*)
Le BIT, prévoit à l'article 3 la clause de
traitement national et de traitement de la nation la plus favorisée99(*). Des mesures de protections de
l'investissement sont clairement prévues, notamment à l'article 6
pour ce qui concerne les nationalisations100(*). Il prévoit aussi une procédure de
règlement des conflits. Cet accord est donc plus large, en termes de
secteurs économique (il ne contient aucune restriction sectorielle)101(*), de nature de l'investissement et
de la protection qu'il offre aux investisseurs.
Toutefois le Suriname n'ayant signé ce type d'accord
qu'avec un seul pays européen, l'APE vient élargir le socle des
pays membre de l'UE avec lesquels il possède un cadre pour l'IDE.
Toutefois comme le montrera la partie IV il y a une ambiguïté sur
l'ouverture réel créer par l'APE, dut à
l'impossibilité de consulter le cadre légal surinamais sur ce
point.
Pour conclure cette troisième partie, le Suriname avant
l'APE était lié sur le plan des investissements aux pays membre
de l'UE par le GATS, qui ne couvrait que les services, sur ce point l'APE se
traduit par une augmentation du nombre de secteurs ouverts aux investissements.
L'économie surinamaise était aussi ouverte, avec un cadre qui
semble plus approfondie, aux investissements des Pays Bas tout secteur
confondu. Ainsi la signature de l'APE se traduit par une économie
surinamaise plus ouverte aux investissements provenant de l'UE, tant sur le
plan du secteur des biens que du secteur des services, même si
l'amélioration du climat d'investissement amené par l'APE est
ambigu.
Cette première partie a donné des
éléments afin de caractériser le secteur des biens &
services pour ensuite décrire les mesures prisent au sein de l'APE, en
les contextualisant au sein du Suriname et cherchant à identifier les
changements induits, pour arriver à la conclusion d'une ouverture plus
importante de l'économie surinamaise aux investissements
européens. Les deux parties suivantes vont être consacrées
à la mobilisation des points de théories économiques,
pouvant respectivement : éclairer l'IDE et les effets potentiels
que peut avoir la signature d'un tel accord sur ces flux, pour ensuite se
consacrer sur le lien entre IDE & croissance de long terme.
Partie II : Les
investissements directs étrangers & déterminants de
localisations au sein des pays en développement.
Cette partie poursuit trois objectifs. Définir
l'investissement direct étranger, et différents concepts
associés (1). Présenter ces déterminants (2). Enfin, les
facteurs influençant la localisation des IDE d'un point de vue
théorique et empiriques (3).
1. Définir
l'investissement direct étranger.
Ce premier point va d'abord donner une définition
générale des IDE (1.1), pour ensuite définir
l'investissement direct horizontal (IDEH) et l'investissement direct
vertical (IDEv) (1.2).
1.1 Une
définition de l'IDE : un cadre pour discriminer les mouvements de
capitaux internationaux.
L'investissement direct étranger (ou investissement
direct international102(*)) se définit en général par
opposition à l'investissement de portefeuille. La définition
donnée par l'OECD, qui correspond aux éléments
caractérisant l'IDE dans le manuel de la balance des paiements du
FMI103(*), est :
« L'investissement direct est un type
d'investissement transnational effectué par le résident d'une
économie (« l'investisseur direct ») afin d'établir un
intérêt durable dans une entreprise (« l'entreprise
d'investissement direct ») qui est résidente d'une autre
économie que celle de l'investisseur direct. L'investisseur est
motivé par la volonté d'établir, avec l'entreprise, une
relation stratégique durable afin d'exercer une influence significative
sur sa gestion. L'existence d'un « intérêt durable » est
établie dès lors que l'investisseur direct détient au
moins 10 % des droits de vote de l'entreprise d'investissement
direct »
Source : Définition de
référence de l'OCDE des investissements directs internationaux,
OECD 4e édition 2008 p 56
Au regard de cette définition, un élément
est à souligner. La relation durable se caractérise par un seuil
de participation égal ou supérieur à 10%,
établissant ainsi une firme multinationale (FMN). C'est ce seuil qui est
censé caractériser la durabilité de l'investissement, et
donc à le différencier d'un autre type d'investissement :
l'investissement de portefeuille104(*). Comme le montrera le point 2.2, cette
frontière entre n'est pas toujours claire.
En définissant ce seuil, c'est la nature de l'IDE qui
est caractérisé. Son périmètre toujours en suivant
le manuel de l'OECD, est :
« La notion d'investissement direct recouvre
à la fois l'opération de prise de participation initiale
permettant d'atteindre le seuil de 10 % et toutes les opérations
financières et positions ultérieures entre l'investisseur direct
et l'entreprise d'investissement direct ou entre entreprises soeurs,
dotées ou non de la personnalité morale, couvertes par le SIRID
(voir la section 3.4). L'investissement direct n'est pas limité à
un investissement sous forme de participations, mais concerne aussi les
bénéfices réinvestis et les crédits
interentreprises (voir chapitre 4). »
Source : Définition de
référence de l'OCDE des investissements directs internationaux,
OECD 4e édition 2008 p 56
L'investissement concerne donc, toutes les formes de
transactions, initiales et futures entre les entités concernées,
c'est cet ensemble que la mesure statistique de l'IDE est censée capter.
Toutefois il existe des différences de définitions à
travers les appareils statistiques nationaux mesurant l'IDE, si ce
mémoire utilise des données ne rentrant pas dans cette
définition, la nouvelle définition sera donnée en
même temps que les données utilisées.
Après avoir définis l'IDE, le deuxième
point va le caractériser à travers deux formes.
1.2 Une première
distinction entre différents types d'investissements.
Dans un premier temps deux grandes formes d'IDE peuvent
être distingués, cette différenciation sera
compléter au point 2.2.
L'IDE horizontal (IDEH) renvoie à
l'implantation d'une unité de production de même type que celle de
la société mère dans un ou des pays
différents105(*).
Il s'agit pour la firme multinationale d'investir en vue de fournir un nouveau
marché106(*).
L'IDE verticale (IDEV) correspond à
l'implantation de sites de productions correspondant à
différentes étapes dans la production d'un bien, ou de biens,
essayant ainsi de tirer avantage des différents couts des facteurs de
productions entre pays, et est tourné vers l'exportation107(*).
Ces deux types d'investissement peuvent prendre la forme de
création d'entité (Greenfield), ou au contraire prendre la forme
de participation au sein d'entité existante108(*).
Ce premier point a défini l'IDE (1.1), donné
des précisions sur ces formes (1.2). Le point suivant donnera des
explications sur l'existence de l'IDE.
2. Les
déterminants des Investissements direct étrangers : un
point de vue global.
Il y a différentes théories visant à
expliquer l'IDE. Cette partie ne reprend pas l'ensemble de ces théories,
mais se concentre sur le paradigme OLI, ou théorie OLI,
développée par John Dunning. Elle peut être perçue
comme un cadre synthétique pouvant accueillir les différentes
théories de l'IDE109(*). Le fait de considérer l'approche OLI comme
une approche synthétique ne fait pas consensus, toutefois lors de la
rédaction de ce mémoire elle apparait comme l'approche la plus
synthétique et permet de rendre compte de l'existence de l'IDE sous ses
différents aspects110(*).
2.1 Le paradigme
OLI.
Les trois lettres OLI renvoie à
« Ownership advantage»111(*), « Location
advantage »112(*),
« Internalization advantage»113(*). A chacune de ces
catégories, correspond un arbitrage rendu par la firme dans une analyse
cout bénéfice, censée être une dimension de
l'explication de l'investissement, décision qui est
généralement à comprendre dans un arbitrage
importation/exportation.
- Ownership advantage114(*) : correspond
à un avantage qu'une firme a vis-à-vis des firmes
concurrentes115(*), cela
peut être par exemple une technologie particulière, des
compétences de management, la possibilité de tirer parti
d'économies d'échelles116(*).
- Location advantage117(*) : il s'agit ici de
caractéristiques du pays hôte de l'investissement118(*). Cela peut être des
ressources naturelles, un système fiscal, le cout de facteurs de
production119(*).
- Internalization advantage : dernier
point pris en compte par Dunning, renvoyant à la décision entre
externaliser/internaliser la production120(*), expliqué par exemple par la volonté
de conserver une technologie particulière121(*).
Cette brève description à donner un cadre pour
expliquer l'existence des firmes multinationales. Trois types de
déterminants sont mis en évidence, dont un se trouve au coeur de
ce mémoire, les éléments relatifs à la localisation
de l'IDE. Avant de se recentrer sur les ces caractéristiques, une
typologie des firmes multinationales (FMN) va être donnée,
toujours basée sur les travaux et synthèse de Dunning.
2.2 Une typologie de
l'IDE en fonction de l'objectif de l'investissement.
Ce point va reprendre les sept catégories
dentifiées par Dunning, en distinguant entre quatre principales et trois
secondaires (ces catégories ne sont pas nécessairement
étanche).
Les quatre principales sont :
- « ressource
seeker »122(*), à travers cette catégorie se
retrouvent les FMN exploitant des matières premières et
ressources physiques dans un sens plus large, par exemple le pétrole,
mais aussi l'exploitation des ressources liés à des
activités dans les services comme le tourisme ou la
construction123(*).
Autre types d'IDE liés à la recherche de ressources sont ceux qui
visent de la main d'oeuvre à faible coût124(*). Le dernier type d'IDE
rentrant ici dans cette catégorie renvoie à l'exploitation de
phénomène d'externalité inter et intra firme,
c'est-à-dire acquérir des technologies, compétences
managériales soit par effet de spillover, soit par l'acquisition d'autre
firme125(*).
- « market
seeker »126(*), il s'agit pour une firme de s'implanter sur un
marché pour sa taille et/ou sa croissance127(*). Il peut aussi s'agir de
s'implanter sur un marché en vue de servir des marchés voisins
(de pays proche)128(*).
Quatre types de motivations sont données par Dunning, suivre des
fournisseurs ou des clients qui se sont implantés sur ce
marchés129(*),
l'adaptation des produits au contexte local130(*), réduire les couts de production ou de
transaction131(*), et
enfin de s'implanter sur des marchés où sont présent les
concurrents de la firme132(*).
- « Efficiency
seeker »133(*), décrit comme un processus de
rationalisation de la production134(*), il s'agit par exemple des FMN qui cherchent
à tirer avantages de dotations factorielles, et couts de facteurs entre
différents pays135(*). Ces dernières sont très proches de la
logique de certaines « ressource seeker »136(*).
- « strategic
asset seeker »137(*), il s'agit ici de prise de participation au
sein d'entreprise étrangère en vue de renforcer la
compétitivité globale de la firme dans le cadre d'une
stratégie de long terme138(*). Cela peut s'expliquer par une stratégie de
diversification de la production, ou dans une diversification
géographique139(*).
En plus de ces quatre principaux types de FMN, Dunning
identifie 3 autres types d'investissements.
- « escape
investment »140(*), investissement qui vise à
échapper à des législations ou des politiques
macroéconomiques, comme la mise en place de boycott141(*).
- « support
investment », le but de ce type d'investissement est de mettre
en place des moyens de soutient, sans nécessairement qu'ils soient
rentables en eux-mêmes, aux activités de la firme142(*). Par exemple, en soutient
d'activités exportatrices de biens, la mise en place de service
après-vente au sein des pays importateurs143(*).
- «passive
investment », sous cette catégorie se retrouve la
difficulté de définition de l'IDE. « L'influence
significative » impliquée par l'IDE (voir point 1.1), se
mesure via le volume de la prise de participation. De ce fait Dunning note que
certains IDE se retrouvent très proches des investissements de
portefeuille144(*).
C'est à ce types d'investissements que cette catégorie renvoie,
investissements qui par leur volume sont inscris au sein des IDE, mais qui ne
se traduisent pas par une implication de la firme émettrice de l'IDE au
sein de l'entreprise cible145(*).
Ce point donne un aperçu général et non
détaillé des explications des IDE dans le cadre du paradigme OLI,
comme cela s'est vue au cours de cette présentation les
catégories dans lesquelles sont inscrites l'IDE ne sont pas
étanches entres elles ; l'IDE tel que définie au point 1.1
est lui aussi pas complètement étanche avec l'investissement de
portefeuille. Toutefois ce cadre permet de rendre compréhensible une
réalité multiforme et complexe. Le dernier point
développé au sein de cette partie sera consacré au
déterminant lié à la localisation des IDE, qui se
retrouvent au coeur de la problématique de ce mémoire.
3. Localisations des
investissements directs étrangers.
Cette partie présente quelques éléments
théoriques sur la localisation des IDE, pour ensuite se concentrer sur
les différents travaux empiriques visant à identifier les
facteurs liés à la leurs localisations, à la fois de
manière générale, puis en se recentrant sur la notion de
climat d'investissement, sur le secteur des services et la mise en place
d'accord multilatéraux.
3.1 Elément
théorique quant à la localisation des IDE.
Cette partie donne les éléments de
repères nécessaires à la compréhension d'une
littérature empirique volumineuse. Il n'y a pas de théorie
prenant en compte l'ensemble des déterminants de localisation des IDE,
mais plus un ensemble de théories. Dans ce mémoire, deux
approches sont présentées : une première en classant
par types de déterminants (3.1.1) ; une seconde visant à
mettre en évidence le rôle de certains déterminants en
fonctions de l'objectif de l'investissement (3.1.2).
3.1.1 Les
déterminants des IDE en fonction de leur nature.
Une première synthèse des déterminants
théoriques relatifs à la localisation des IDE, peut être
trouvée dans le cadre d'une recherche menée par Jones,
Jonathan Wren, Colin Aldersho146(*).Sans distinguer la nature des IDE ils mettent en
avant les facteurs suivants :
- La taille du
marché, et sa croissance : un marché important peut
attirer des firmes ayant dépassé la taille de leur marché
d'origine (en terme de capacité de production), ou (et donc) des firmes
cherchant à augmenter leur part de marché147(*).
- Les
caractéristiques du marché du travail : notamment le
coût, la disponibilité, la formation de la main d'oeuvre et la
flexibilité du marché du travail compris comme les
possibilités d'embaucher ou licencier sans contraintes, seraient des
caractéristiques importantes148(*). Les effets de ces différentes
caractéristiques ne vont pas toutes dans la même direction. S'il y
aurait une relation inverse entre IDE et cout du travail, une plus forte
productivité du travail pourrait être un motif d'attraction de
l'IDE149(*). Dès
lors les couts salariaux, dans la mesure où ils reflètent la
productivité, peuvent avoir un effet ambigu150(*). Le degré de
syndicalisation utilisé comme caractéristique du marché du
travail peut aussi avoir un rôle ambigu. Dans la mesure où ce
dernier exercerait une pression à la hausse sur les salaires, ou il
entrainerait plus de règles et de régulations pour les firmes, il
pourrait avoir un effet négatif sur l'IDE, mais dans la mesure où
il participe à satisfaire la main d'oeuvre et augmenter la
productivité du travail il peut avoir un impact positif151(*).
- La politique macroéconomique :
notamment taux de change et taux de prélèvement sur les
entreprises, plus ce dernier est élevé plus il
découragerait l'IDE152(*). La dépréciation/dévaluation du
taux change du pays hôte pouvant avoir un effet négatif du fait de
la perte engendrée dans le cadre du rapatriement des profits, mais avoir
un effet positif dans le cadre d'IDE entrepris pour la mise en place
l'exportation153(*).
- Les politiques en
faveurs des IDE : sont à comprendre dans un sens large,
notamment les subventions, mais aussi les politiques non financières
comme la mise en place de zone industrielle ou encore des politiques de
formations de la main d'oeuvre154(*). Le développement d'infrastructures qui
permettent la connexion entre plus généralement l'offre et la
demande, notamment les infrastructures de transport et de
communication155(*).
- Les
infrastructures : Il s'agit ici du niveau global et de l'état
des infrastructures telles que les réseaux de transport et de
communication, la relation est ici supposée être positive, dans la
mesure où ce type de réseaux permet d'améliorer la
distribution des biens et services, la capacité à recruter la
main d'oeuvre, et la rencontre de l'offre de et la demande156(*).
- L'existence de flux
d'IDE antérieur : dans la mesure où ce dernier joue le
rôle de signal sur la localisation, le flux d'IDE antérieur est
censé être lié positivement au flux d'IDE
postérieur157(*).
-
L'Information : l'information est plus vue ici comme un
élément jouant sur la localisation interne à une
économie des IDE, les investisseurs étrangers souffrant de manque
d'information par rapport à leur concurrents sur le marché cible,
ils auraient tendance à s'implanter dans les zones ou l'information est
la plus disponible au sein de l'économie cible, comme par exemple proche
de la capitale158(*).
En se basant sur le travail de Loewendahl &
Ertugal-Loewendahlt159(*), ces déterminants peuvent être
complétés et classés en trois catégories,
déterminant économiques, déterminants d'incitations et
enfin les déterminants institutionnel. Toutefois cette recherche fait
aussi un classement en fonction des motivations de l'investissement entrepris,
qui sera l'objet du prochain point.160(*)
Economic determinant (I)
Economic liberalism (tariff and non-tariff
barriers; privatization, foreign exchange policy; taxation)
Performance (GDP growth, inflation, government, internal and
external debt)
Long term strategy (adjustment and
Stabilization; local market, exports)
FDI track record Telecommunications
& infrastructure
FDI enabling environment (II)
Investment promotion
Investment facilitation
Investment incentives
Corruption and administrative costs
Property and site provision
Social amenities
After-care services
Political and institutional (III)
Political system
Government attitude to foreign
investment
Tensions among socio economic groups
Law and Order: the judicial system
and dispute settlement
Rules of entry and operation
Policies on functioning and
Structure of markets (especially competition
policy, mergers &
Acquisitions, labor markets)
International agreement on FDI
Coherence of FDI and trade policies
Cultural factors and quality of life
Source Henry Loewendahl and Ebru Ertugal-LoewendahlTurkey's
Performance in Attracting Direct Foreign Investment: Implications for EU
Enlargement, ENEPRI Working Paper No.8, November 2001, p17
Ce tableau général peut être
compléter par la notion de climat d'investissement161(*). Cette notion est
extrêmement générale, allant des champs de la
fiscalité à la corruption en passant par les
caractéristiques du marché du travail162(*). Elle recoupe des
éléments présents dans les catégories I & II
& III du schéma ci-dessous. L'encadré ci-dessous
précise cette notion, celle-ci est importante dans le cadre de ce
mémoire, c'est une notion qui se retrouvera dans la partie IV, de
manière général la signature d'accord internationaux sur
l'IDE à tendance à améliorer le climat d'investissement en
rendant non modifiable les engaments pris163(*).
Source : Un meilleur climat de l'investissement pour
tous. Rapport sur le développement dans le monde 2005
Abrégé, World Bank, Washington 2004 p 2

3.1.2 Une approche en
fonction de l'objectif de l'investissement.
Le but de ce point est donc de croiser déterminant de
localisation et motivations de l'investissement.
3.1.2.1 Investissement
direct horizontal & investissement direct vertical.
Une première perspective, peut être donnée
en en suivant la distinction entre IDE horizontal (IDEH) et IDE
vertical (IDEV), ce que fait Howard J.Shatz & A.J Venables
164(*). Une firme
multinationale horizontale aura pour but de fournir le marché dans
lequel elle s'implante. Le cout de transport, les couts douaniers et la taille
du marché cible sont trois éléments clé pour
expliquer l'IDEH165(*). Lorsque, une FMN verticale, aura tendance à
exploiter des couts de facteurs différents par exemples le travail, afin
d'optimiser sa production ; ici les couts de transports jouent un
rôle inverse vis-à-vis de l'investissement horizontal166(*). On retrouve au moins
partiellement ici la caractérisation en « market
seeker » (FDIH), et
« efficiency seeker » ou « ressource
seeker » (FDIV), ainsi que les composantes O
et L & I du paradigme OLI).
Howard J.Shatz & A.J Venables, Ewe-Ghee Lim167(*), classe ainsi les facteurs
influençant l'IDE.
ð De forts couts de transports et une plus grande
distance, devraient influencer positivement les FDIH , et avoir
l'effet inverse sur les FDIV168(*).
ð La taille du marché cible, aurait un
effet positif sur les FDIH, lorsque les FDIV y seraient
indifférents169(*).
ð Les effets d'agglomérations, compris
comme concentration de firmes, étant porteur d'externalités, cela
aurait un effet positif aussi bien sur les FDIH que les
FDIV.
ð Le faible cout des facteurs, serait un enjeu
particulier dans le cadre des FDIV, et les FDIH y
seraient aussi sensible positivement170(*).
ð Les incitations fiscales, cela devraient
jouer positivement en faveur des deux types d'IDE, mais les IDEV
devraient y être plus sensible en raison de leur centre
d'intérêt particulier porté sur les couts de
production171(*).
ð Le climat d'investissement et d'affaires en
général, ce dernier sera positivement lié aux deux
types d'IDE172(*).
ð Le degré d'ouverture et les
barrières douanières, un protectionnisme plus important
devrait être stimulant pour les IDEH, lorsque l'effet inverse
est attendu dans le cadre d'IDEV.
Cette distinction entre IDE vertical ou horizontal donne un
cadre conceptuel attirant pour analyser la localisation de l'IDE, toutefois
comme le note les auteurs, un IDE peut regrouper les deux
caractéristiques en même temps173(*). Un classement peut être donnée en
reprenant les catégories identifiées par Dunning (cf. point
2.2).
3.1.2.2 Localisation
& typologie des FMN au sein du paradigme OLI.
Les travaux Loewendahl & Ertugal-Loewendahlt174(*), reprennent les facteurs
suivants :
 
 
 
 
Source Henry Loewendahl and Ebru Ertugal-LoewendahlTurkey's
Performance in Attracting Direct Foreign Investment: Implications for EU
Enlargement, ENEPRI Working Paper No.8, November 2001, p17
Après avoir passé en revue les différents
éléments théoriques identifiés comme étant
des facteurs influençant la localisation de l'IDE, la suite sera
consacrée aux travaux empiriques.4. Localisation et Investissement direct
étranger : une approche empirique.
Cette partie va se baser dans un premier temps sur des revues
de littérature existante (4.1), pour ensuite se concentrer sur des
aspects ayant un intérêt particulier vis-à-vis de la
problématique traité ici (4.2).
4.1 Localisation &
IDE une revue de littératures.
Dans un premier temps ce point va se concentrer sur trois
articles, qui font dans le cadre de leur recherche une revue de
littérature sur les déterminants de l'IDE, un des trois articles
sera détaillé car il se concentre uniquement sur les pays en voie
de développement et est relativement récent comprenant
l'Amérique Latine et des pays des Caraïbes (mais pas le
Suriname).
La première revue de littérature abordée
se base sur un article de Luiz et De Mello175(*), cette article n'a pas comme point
d'intérêt centrale les déterminants des IDE, toutefois il
donne une première revue de la littérature empirique basée
sur dix articles, employant des méthodes économétrique
différentes176(*). Dans les études sélectionnées
la plupart des IDE concernent le secteur manufacturier, à l'exception
d'une étude, et couvrent des périodes et pays différents.
La seconde études est réalisée par Elizabeth
Asiedu177(*),
basé sur dix articles et six variables. Ces deux études ont pour
point commun de faire ressortir les contradictions présentes à
travers les littératures empiriques sur la localisation de l'IDE.
Contradictions signifiant ici les résultats différents
trouvés par l'analyse économétrique, concernant
l'influence de variables identiques sur la localisation de l'IDE, comme le
montre le tableau qui synthétise ces deux revues de littératures,
à la page 18.
Dans le cadre de son travail, Asiedu, exécute cinq
régressions sur des données issues de la banque
mondiale178(*), couvrant
la période 1988 à 1997, sur 71 pays, répartis
principalement (à cinq exceptions prêt) sur trois continent
l'Asie, l'Amérique latine et les Caraïbes, et l'Afrique (plus
précisément tous les pays Africains sont situées en
Afrique sub-saharienne qui est le coeur de cette article)179(*). L'auteur utilise deux types
de données et une méthode économétrique, les cinq
régressions sont effectué par les MCO, quatre en faisant la
moyenne des valeurs des variables sur l'ensemble de la période
considérée (donnée en coupe), et une régression sur
des données de panel, constitué à partir de moyennes sur
trois périodes 1988-1990, 1991-1993 et 1994-1997180(*). La variable
dépendante est le ratio flux net d'IDE par rapport aux PIB181(*). Pour le choix des variables
explicatives, après avoir fait remarqué que l'échantillon
de pays retenus, est plus susceptible d'attirer des IDEV (cf.
1.2 & 3.1.1.2)182(*) elle retient des variables explicatives liées
à l'offre, ainsi que des facteurs commun aux types d'IDE qui conduisent
à augmenter la productivité du capital183(*).
Les quatre principales variables retenus ici sont les
rendements du capital, le proxy utilisé est l'inverse du PIB par
tête184(*).
L'auteur justifie ce proxy par l'existence d'une relation inverse entre les
rendements du capital et le niveau de PIB/tête en s'appuyant sur des
travaux de la CNUCED, montrant que le retour moyen des IDE des Etats Unis entre
1990-1993 au sein des pays en voie de développement était de 17%,
lorsqu'il était de 10% au sein des pays
développé185(*). Le raisonnement fait est que ces pays
différents par leur niveau de PIB/tête, et donc que ce dernier
permet donc de capter approximativement la différence de rendement de
l'IDE, la liaison attendu entre la variable explicative et le ratio IDE/PIB est
donc positive. Toutefois une ambiguïté est relevé, cela
concerne les études précédente qui on montrer une relation
positive entre le PIB et le flux net d'IDE (et donc négative avec son
inverse), Asiedu note que cette relation est lié aux IDEH qui
dans le cadre de son étude semble peut pertinente186(*).
Les infrastructures sont la deuxième variable
explicative, mesurer à l'aide du nombre téléphone pour
1000 personnes, ce proxy ne semble pas satisfaisant dans la mesure où il
donne une approximation de la présence d'infrastructures, mais pas de
leur fiabilité, la liaison attendue est positive187(*).
La troisième variable concerne l'ouverture
mesurée par le rapport entre la somme (en valeur) des exportations &
importation sur le PIB188(*). Ce proxy est censé donner des informations
sur les entraves au commerce international du pays considéré,
étant donné que l'étude fait l'hypothèse d'analyser
des IDEV le rapport attendu est positif189(*).
Dernière variable parmi les quatre principales, le
risque politique, noté comme étant contradictoire et
mesurée différemment à travers la littérature, par
exemple en prenant la probabilité de changement de gouvernement ou un
index de la violence politique (comprise comme : la somme de la
fréquence des assassinats politiques, des émeutes violentes, et
des grèves motivés par des motifs politiques sur une
période donnée)190(*). Asiedu reprend le nombre moyen d'assassinat et de
révolution comme proxy synthétique du risque politique
développé par Barro & Lee191(*).
Les autres variables explicatives sont : un proxy
mesurant le développement du système financier, proxy qui est le
rapport des liquidités sur le PIB ; le ratio des dépenses
gouvernementales sur le PIB comme mesure de la taille du gouvernement ; le
taux d'inflation comme mesure de la stabilité économique ;
et le taux de croissance du PIB comme mesure de l'attractivité du pays.
Les résultats des régressions sont donnés à la
deuxième colonne de la page 21. Quelques soient la spécification
du modèle et la nature des données utilisées, les proxys
liés à l'ouverture, à l'infrastructure et au taux de
retour du capital sont significatif (soit au seuil de 5 ou de 1%) et ont le
signe attendu. Le risque politique apparait comme n'étant pas
significativement différent de 0.
Le dernier article, dont est tiré une revue de
littérature, mais qui servira aussi de base au point suivant,
mène une revue de littérature sur 51 articles, effectué
par Chakrabarti192(*).
Cette revue est synthétisée dans le tableau suivant.
|
Synthèse de la revue de littérature
apportée effectué par Chakrabarti (2001)
|
|
Variables
|
Effet selon différentes études.
|
|
Taille du marché
|
+
|
|
Cout du travail
|
+/-/0
|
|
Barrière douanière
|
+/-/0
|
|
Taux de croissance
|
+/0
|
|
Ouverture
|
+/0
|
|
Déficit commercial
|
+/-
|
|
Taux de change
|
+/-/0
|
|
Taxe
|
+/-/0
|
|
Lecture : + variation dans le même sens du proxy
servant à mesure l'IDE & de la variable
considérée ; - variation en sens inverse des deux variables
précédentes ; 0 non significative.
|
|
Synthèse des revues de littérature faite par
Luiz et De Mello 1997 & Elizabeth Asiedu 2002
|
|
Variables explicatives
(Luiz et De Mello 1997)
|
Influence
Sur l'IDE
|
Variables explicative
(Elizabeth Asiedu 2002)
|
|
PIB
|
+
|
+/-/0
|
PIB réel/hab.
|
|
Croissance du PIB
|
+
|
+/-/0
|
Cout du travail
|
|
Population dans le secteur
de la R&D
|
+
|
-/0
|
Taxe et barrière douanières
|
|
Salaire
|
+/-
|
-/0
|
Instabilité politique
|
|
Taux d'intérêt
|
-
|
+
|
Qualité des infrastructures
|
|
Barrière douanière
|
+
|
|
|
|
Taux de change
|
+/-
|
|
|
|
Instabilité
|
-
|
|
|
|
Aide gouvernementale
|
-
|
|
|
|
Compétitivité
|
+
|
|
|
|
Avantage comparatif
|
+
|
|
|
|
Degrés d'industrialisation
|
+
|
|
|
|
Ouverture
|
+
|
+
|
Ouverture
|
|
Distance avec
le pays source de l'IDE
|
-
|
|
|
|
Agglomération
|
+
|
|
|
|
Faiblesse du cadre légal
propriété
|
-
|
|
|
|
Vente
|
+
|
|
|
|
Lecture : + une augmentation/amélioration de la
variable est liée à une augmentation des IDE, - une
diminution/détérioration de la variable est liée à
une diminution des IDE. 0 indique un coefficient non significatif.
|
Résultats des régressions menées par
Elizabeth Asiedu (2002)

La lecture de ces différents tableaux montre le
caractère contradictoire des résultats sur la localisation de
l'IDE. Deux articles consultés dans le cadre de ce mémoire, dont
celui de Chakrabarti, utilisent la méthode d' «extrem
bound analysis » afin d'essayer de faire un tri parmi les
variable identifiées193(*). Pour présenter ces travaux, dans un premier
temps sera présenté la méthode, puis les points qui
diffèrent dans sa mise en oeuvre et enfin les résultats des deux
études.
· Extrem Bounds analysis : cette
méthode repose dans un premier temps sur l'identification en trois
catégories de variables explicatives, les variables qui sont toujours
consensuelles ou les plus consensuelles et se retrouvent toujours au sein des
régressions menées sur le sujet194(*) (noté X), en étant significative et
avec les signes attendus. Les variables explicatives d'intérêt,
c'est-à-dire celles dont on souhaite déterminer la robustesse
(notées Q ou I dans ces deux recherches) 195(*), et enfin les variables les
plus incertaines quant à leur rôle dans l'explication de la
variable dépendante (noté Z)196(*). Une fois ces trois catégories de variable
identifiées, il s'agit d'effectuer des régressions, qui incluent
les variables X, une variable Q, et une combinaison de trois variables Z, cela
pour autant de combinaisons de variables Z qu'il est possible d'effectuer (en
fonction du modèle, et du nombre de variables retenues)197(*). Une fois l'ensemble des
régressions effectuées on peut déterminer quelles sont les
valeurs extrêmes des coefficients estimés attacher à la
variable Q considérée. Ces valeurs extrêmes constituent des
bornes, si les coefficients ne change pas de signe, et reste significatif
statistiquement au seuil souhaité dans ces bornes, la variables est
considérée comme robuste198(*). Le fait de ne faire une combinaison avec uniquement
trois variables Z, et non l'ensemble, est lié aux problèmes de
colinéarité199(*). De plus pour éviter qu'une régression
sur l'ensemble disqualifie une variable (en donnant un coefficient non
significatif, ou changeant de signe), avant de mener ce type d'analyse des
critères pour contraindre les bornes de l'intervalle sont fixés,
afin éviter les valeurs aberrantes200(*). Sur ce point les deux études
diffèrent.
· Dans le cadre de l'étude menée
par Moose et Cadra, les bornes extrêmes constituent les valeurs maximales
et minimales des coefficients estimés, elles sont misent en perspectives
avec le pourcentage de régression dans lequel les coefficients
trouvés sont robustes (signe et significativité)201(*). Dans le cadre de ce papier,
une manière de définir la robustesse de l'intervalle via une
sélection des régressions par le coefficient de
détermination (R2)202(*), soit uniquement la plus forte valeur soit un
intervalle en prenant pour centre la plus forte valeur, méthode qui sera
évoquée notamment en retenant le plus fort coefficient du R2
lors de l'analyse des résultats203(*). Dans le cadre du travail mené par
Chakrabarti, avant de définir les bornes il définit le centre de
l'intervalle. Il est constitué de la valeur du coefficient
associé à une régression ou sont régressées
uniquement les variables libres (X) et la variable d'intérêt (I).
Les bornes de l'intervalle se définissent alors comme les valeurs
maximales et minimales du coefficient associé à la variable I
(à la suite de l'ensemble des régressions sur les variables Z),
qui se trouve au maximum à plus ou moins deux erreurs standards
(estimation de l'écart type), du premier coefficient estimé (ce
coefficient fixe donc le centre de l'intervalle, l'erreur standard
estimé lors de cette première régression en fixe
l'amplitude)204(*).
Les coefficients estimés au sein des deux études
sont résumés dans le tableau suivant :
|
Chakrabarti 2001205(*)
|
A. Moosa, Buly A. Cardak 2006206(*)
|
|
Variable X : PIB
|
Variable X :PIB
|
|
Variable I : salaire, ouverture, taux de change,
barrières douanières, déficit commercial, croissance du
PIB ;les taxes.
|
Variable Q : taux de croissance du PIB ; % d'exportation
par rapport au PIB ; nombre de lignes téléphoniques pour
1000 hab., Consommation commerciale énergétique par
tête ; croissance de formation brut de capital fixe ;
étudiant (post secondaire) en % de la population totale ; risque
pays.
|
|
Variable Z : ensemble des variable I plus
l'inflation, le déficit budgétaire, l'investissement
domestique, la dette extérieure, les dépenses gouvernementales,
la stabilité politique
|
|
L'analyse de Chakrabarti, sur un ensemble 135 pays, sur
l'année 1994, via les MCO, ne permet pas de dégager
au-delà du PIB d'autres variables robustes207(*). Dans le cas de l'autre
étude, les exportations (en % du PIB) et le nombre de lignes
téléphoniques pour 100 habitants sont significatifs, en fonction
de la contrainte sur le R² ,le risque pays peut aussi se
révéler robuste à cette méthode208(*).
Toutefois comme le note Imad A. Moosa et Buly A. Cardak dans
leur conclusion209(*),
et dans une certaine mesure Chakrabarti en introduction210(*), le fait d'étudier
l'IDE sur de grand échantillons pose le problème de traiter des
flux qui seraient homogènes alors qu'ils sont
hétérogènes211(*). Cette
hétérogénéité s'explique notamment par les
travaux du point 2 de cette partie. Point qui montre qu'il existerait
différents IDE, dont les déterminants varient, et dont un
même facteur peut jouer en sens inverse (par exemple barrière
douanière, taux de change etc...). Elle est aussi mise en avant par les
revues de littérature exposées, le PIB considérée
comme une variable sûr dans le cadre des deux extrem bounds
analysis, apparait aussi comme une variable contestée dans le cadre
de l'article de Elizabet Asiedu (cf. p 18).
Il apparait donc surtout à la lumière de ces
travaux que l'IDE ne peut être traité de manière
indifférencié, un élément intéressant dans
le cadre de ce mémoire est que le risque pays tel que mesuré par
Moosa & Cardak, apparait avec une certaine robustesse (plus faible que les
autres proxy ; il n'est pas testé dans l'autre EBA).
Après avoir regardé les déterminants de
localisation de l'IDE de manière générale ce travail va se
recentrer sur quelques travaux spécifiques, notamment liés aux
secteurs des services et au accord bilatéraux concernant
l'investissement.
· Schématisation de l'EBA mené par Avik
Chakrabarti
Schématisation Test de la robustesse du PIB :
· Schématisation du Test de la robustesse
sur des variables I :


· Schématisation de l'EBA mené par A. Moosa,
Buly A. Cardak
Schématisation du Test de la robustesse sur des
variables Q :

4.2 Climat
d'investissement, IDE dans les services & accord d'investissement
régionaux : des caractéristiques particulières de
localisation localisation ?

· La notion de climat d'investissement est
multidimensionnel, en règle général elle est
mesurée à travers des indexes composites, de risques politique,
de qualité institutionnelle, ou encore de politique incitative. Ces
différents éléments ont été
présentés dans les Etats de l'art précédent. On
remarque une grande indétermination lorsque l'IDE est pris de
manière agrégée à travers différents pays,
ce qui sous entendrait que l'IDE doit être contextualisé pour en
définir les déterminants. A titre indicatif, le schéma
suivant, publié par la banque de la banque mondiale, non centré
uniquement sur l'IDE, fait apparaitre les principaux risques identifiés
par les investisseurs :
Source : Un meilleur climat de l'investissement pour
tous. Rapport sur le développement dans le monde 2005
Abrégé, World Bank, Washington 2004 p 2
· La question de l'IDE dans le secteur dans les
services va être analysée à travers une
étude effectuée en 2008. Si cette question est traitée
à part, c'est notamment en raison du fait que les
précédentes revues de littérature se basaient sur l'IDE
dans le secteur manufacturier. Une recherche menée en 2008 par
Kolstad et Villanger porte spécifiquement sur la localisation de l'IDE
dans le secteur des services212(*). Leur approche de l'IDE dans le cadre des services
(IDES), est que malgré l'expansion du commerce dans ce
secteur, cet IDE resterait particulièrement de type market seeking
(voir point 2), étant donnée la nature difficilement
échangeable (entre nations) des services213(*). L'étude porte sur 57
pays à des niveaux de développements différents, il
s'agit de données de panel entre 1989-2000214(*). Cinq variables
expliquées sont retenues ; d'abord une variable reprenant
l'ensemble des flux d'IDE entrant concernant le secteur des services. Ensuite
quatre variables visant à distinguer services financiers, services
liés aux activités commerciales, services liés au
transport et enfin services lié aux activités du commerce
international215(*). Les
variables explicatives explorées ici sont les suivantes : cette
étude cherche à tester si des caractéristiques
institutionnelles telles que le risque politique, la démocratie ou
la qualité institutionnelle ont une influence sur les IDES
ces différentes variables sont construites à partir du political
risk index issue de l'International country risk guide216(*). De plus, les auteurs notent
que les IDES provenant du secteur du service financier, des services
liés aux activités commerciales & des services liés au
transport, peuvent s'expliquer par la présence d'IDE dans le secteur
industriel217(*). Donc
une variable explicative importante sera les flux entrant d'IDE dans le secteur
secondaire218(*). Enfin
toujours au coeur de cet article le fait que l'IDES soit
plutôt un IDE de type market seeking, fait supposer une relation
positive entre les flux entrant et la taille du PIB/hab comme proxy de la
taille du marché219(*) ; toujours dans cette logique l'ouverture
commerciale fait partie des variables explicatives importantes, afin de tester
le caractère market seeker de l'IDES220(*). Enfin d'autres variables explicatives sont
utilisées comme l'inflation (proxy de la stabilité
macroéconomique)221(*). Les résultats vont être
présentés en fonction des cinq modèles
spécifiés.
Les cinq modèles spécifiés sont
estimé à l'aide de modèle à effet fixe. (Lorsque le
seuil n'est pas précisé la significativité est
établis au seuil de 1%). Dans toutes les régressions les proxys
ont les signes attendus.
· Variable expliqué :
FDIS, Le proxy pour la taille du marché est positif
et est robuste à une analyse de type EBA222(*), lorsque le proxy mesurant
l'ouverture commerciale est non significatif quel que soit la
spécification ce qui tend à vérifier la nature de market
seeking. Les flux d'IDE provenant du secteur secondaire sont robustes et
positivement liés aux flux du secteur des services, il montre la
même robustesse que le PIB/hab, et résistent à la variation
dans le choix de l'échantillon analysé223(*). Les variables
démocratie & qualité institutionnelle sont significatives
(respectivement seuil de 5 et 10 %), mais ne résiste pas aux
différentes spécifications, ces variables semblent moins
robustes224(*).
· Variable expliqué FDIS
dans le secteur de la finance : Les variables relatives aux
institutions ne sont plus significatives, la variable PIB/hab perd de sa
significativité (significative sur 3 régression sur 4 uniquement
lorsque les variables de qualité institutionnelle sont incluses, et au
seuil de 5%)225(*). La
variable IDE dans le secteur secondaire conserve sa significativité (1
régression au seuil de 5%, le reste au seuil de 1%)226(*).
· Variable expliqué FDIS
dans le secteur lié aux activités commerciales :
Ici le PIB/hab par habitant retrouve sa
significativité227(*). Il y a une perte de significativité de l'IDE
dans le secteur secondaire qui n'est plus significatif. La qualité
institutionnelle est significative au seuil de 5%.
· Variable expliqué FDIS
dans le secteur lié aux activités de transport :
Ici le PIB/hab par habitant est un peu moins significatif (il
l'est au seuil de 10 (1 régression 4) et 5% (trois régression sur
4)228(*). L'IDE du
secteur secondaire redevient significatif à 5% pour toutes les
régressions. La qualité institutionnelle est significative au
seuil de 5%.
· Variable expliqué FDIS
dans le secteur lié aux activités de commerce
international :
Dans ce cadre seul le PIB par habitant et la démocratie
sont significativement différent de 0 (au seuil de 5% & de 1%
respectivement).
Dans cet article il y a des points intéressants pour la
suite de ce mémoire, les caractéristiques institutionnelles
semblent en moyenne importante pour ce type d'IDE, mais elles semblent
variées en fonction du sous-secteur de l'IDE. A l'exception de l'IDE
dans les activités commerciales, la présence d'investissement
direct étranger dans le secteur secondaire semble un
élément à prendre en compte. L'absence de relation
statistique entre l'ouverture et l'arrivée d'IDE dans le secteur des
services semblent indiquer qu'il s'agit en moyenne d'IDE visant à servir
le marché ou il s'implante, même si la relation avec la taille du
marché parait varier en fonction des sous-secteurs.
· Accord Internationaux :
Précisé dans le point 2 comme un élément pouvant
influencer l'IDE en rendant plus certain le climat d'investissement dans le
cadre des engagements pris, ce point est important ici. Si l'APE n'est pas
à proprement parlé un accord bilatéral d'investissement
(ABI), des éléments de son titre II peuvent s'y apparenter (Cf
partie I).
L'article est écris par Neumayer et Spess en 2005229(*). Les auteurs notent que ce type de
traité sont de plus en plus communs et qu'il n'existe que peu
d'évaluations de leur effets au sein de la littérature sur les
IDE230(*), deux autres
études avant celles-ci ont mis en avant un effet non significatif
(période 1980-2000) et un effet dépendant du niveau de risque du
pays hôte sur la période 1991-2000231(*). Cette dernière
étude montrerait qu'à un fort niveau de risque les traités
auraient un impact négatif, à l'inverse lorsque le risque est
faible ils auraient un impact positif232(*). L'étude de Neumayer et Spess se base sur un
échantillon de 119 pays, utilise des données de panel sur la
période 1970-2000233(*). La variable expliquée est, la valeur en
dollar constant de 1996, des IDE allant vers les pays en développement
évaluée avec un modèle à effet fixe et un
modèle à effet aléatoire234(*). Puis cette même valeur est ramené sur
la totalité des flux entrant d'IDE ce qui permet de mesurer
l'attractivité des pays en développement vis-à-vis des
pays développé, l'estimation est faite via des effets fixes sur
l'ensemble des données, soit sur des moyenne par période de 5
ans235(*).
Une série de variables explicatives est incluse, la
première est le nombre cumulé dans le temps d'ABI signés
entre les pays de l'OECD et les pays en développement (variable
d'intérêt ici). Cette variable sera utilisée en interaction
avec les variables liées aux caractéristiques institutionnelles
et de risques pays. La composante institutionnelle et de risques pays se
décompose en quatre variables, une visant à mesurer la
capacité d'un Etat à faire appliquer les règles qu'il
prend ; les variables tel que le profil d'investissement, la
stabilité gouvernementale, celles visant à mesurés le
contexte légal et la stabilité politique et enfin le risque pays
sont issues du Polital Risk Service236(*).
Les autres variables de contrôles sont le PIB/hab, la
population, la croissance économique, l'inflation, la présence de
ressource naturelle, les accords commerciaux avec des pays
développés, le fait d'être membre de l'organisation
mondiale du commerce237(*).
Dans les quatre méthodes utilisées, le nombre
cumulé d'accords signés est positif et significatif (en
règle générale au seuil de 1% soit 5%)238(*). Les variables
d'interaction ne sont pas toujours significatives, la seule qu'il l'est (au
seuil de 10% & 5%) est l'interaction entre le risque politique et le nombre
d'accords signés, cette interaction est négative239(*). Mais la valeur des
coefficients estimés est très faible240(*).
Ces deux articles ont permis de mettre en avant des
résultats intéressants. Le premier suggère que le type
d'IDE au sein des services seraient de nature market seeker, que
l'investissement dans ce secteur serait lié aux investissements dans le
secteur secondaire, et qu'il dépendrait de composantes
institutionnelles, qui se retrouveront dans la partie IV dans le climat
d'investissement. Le second montre que les accords bilatéraux
d'investissement auraient un effet sur les flux d'IDE et que ce dernier serait
positif. Toutefois sont effet net dépendrait de composante
spécifique comme par le risque pays.
Ces deux articles concluent cette partie. Le premier point de
cet Etat de l'Art à chercher à donner les définitions de
concepts clés, le second a donné un cadre expliquant l'IDE tout
en sachant que ce dernier ne fait pas consensus, mais a été
adopté à l'image de nombreux travaux, afin de donner un cadre
clair et intelligible. La troisième partie s'est concentrée sur
l'aspect théorique pouvant expliquer la décision de localisation
de l'IDE, en montrant l'ambiguïté de certain facteur et la
nécessité de croiser le type d'IDE avec les déterminant de
localisation. Le quatrième point s'est lui recentrée sur les
études empiriques, les résultats sont à l'image du cadre
théorique souvent contradictoire. Enfin un dernier point a
été utilisé dans le but de présenter deux
recherches une sur les services et l'autre sur les accords bilatéraux
d'investissements. Cette revue effectuée, la partie suivante va
développer la deuxième composante de la problématique
mémoire, le lien entre investissement direct étranger et
croissance de long terme.
Partie III : Etat de l'art sur les liens entre
Investissement direct étranger & croissance à long terme
Cette partie se focalise sur le deuxième volet
théorique en lien avec la problématique, c'est-à-dire le
lien entre croissance endogène & IDE. Le plan suivra trois
points : la présentation deux modèles de croissance
(1), dans le but de différencier entre croissance classique et
modèle de croissance endogène. Ensuite deux littératures,
aux résultats opposés, traitant de l'IDE & de la croissance
seront passées en revue sur un plan théorique et empirique (2
& 3).
1. Deux modèles
de croissances pour définir la croissance
endogènes.
Le premier modèle sert à mettre en
évidence l'importance du progrès technique dans le processus de
croissance (1.1), le second est à la base des modèles du
troisième point de cette partie et vise à présenter
comment la technologie peut être matérialisée et produite
au sein d'une économie (1.2).
1.1 Le modèle de
Solow avec progrès technique.
(La modélisation est renvoyée à la page
suivante).
La modélisation prend appuie sur le livre de I.
Jones241(*)
Le système économique produit un bien final
homogène (Y) à l'aide de deux facteurs le capital (K) et le
travail (L), la production est décrite par une fonction de Cobb Douglas
(Cf. Annexe pour des précisons sur ce type de fonction). A décris
le progrès technique, ou la productivité total des facteurs.
Tel que :

Le capital et le travail admet des rendements
décroissants cela est traduit par : 0<á<1
La fonction décrit des rendements d'échelles
constant cela est traduit ici par á + (1- á) = 1
Le capital se déprécie à taux constant
ä, il se (re)constitue par l'investissement qui est égale au taux
d'épargne s.
Cela de tel sorte que l'accumulation du capital est
donné par :

Le taux de croissance de la population est constant et
exogène il est égale à l, il en va de même avec le
taux de croissance du progrès technique noté g.
Etat stationnaire du modèle.
Le capital par unité de travail efficace,
noté keff est égal à :
keff = K/AL, de même le produit par
tête efficace est noté yeff, et est égal
à : Yeff=Y/AL
En reprenant l'équation de production initiale on
a :




Hors en reprenant la définition du capital par
tête efficace

En utilisant les dérivé logarithmique on peut
déterminer le taux de croissance tel que :


Or

Donc

Donc

Hors sous l'effet conjugué de la
dépréciation du capital et de ces rendements marginaux
décroissant, la croissance du stock de capital par tête efficace
dans une économie fini par être nul. Si la valeur initiale de
capital par tête efficace est supérieur à la valeur
d'équilibre, les rendements du capital par tête efficace ne sera
pas suffisante pour combler l'effet de la dépréciation, donc le
stock vas décroitre jusqu'à atteindre l'état
d'équilibre. Si la valeur est inférieure au stock
d'équilibre, il y aura croissance jusqu'à ce dernier car les
rendements du capital sont supérieurs à sa
dépréciation.
Donc à l'équilibre.
La valeur du stock de capital à ce seuil est tel
que :




g, l, ä étant des paramètres constant, seul s
peut faire varier se stock, toutefois en accord avec la
précédente remarque il s'agit de faire bouger le niveau et non
pas la croissance du capital par tête efficace, celle-ci finissant dans
ce modèle par être nulle.
Lorsque la croissance du capital par tête efficace
s'arrête, la croissance du revenu par tête efficace s'arrête
aussi car :

Hors la croissance du revenu par tête y est-elle
égale à :


Hors le taux de croissance de est égale à O, et le taux de croissance est égale à g. ce taux de croissance gouverne
la croissance du revenu par tête c'est dans ce sens que la croissance de
long terme est ici hors du système économique, les
théories de la croissance endogène se comprennent comme des
théories qui vise à expliquer par la production la croissance de
g, le progrès technique.
Ce modèle permet de mettre en évidence que sans
intégrer le progrès technique au sein du système
économique, la simple accumulation des facteurs (capital et travail) ne
permet pas de comprendre comment la croissance peut se maintenir à long
terme. C'est l'objet du second modèle qui vas être
présenté (1.2).
1.2 Le modèle de
Romer.
Le modèle de Romer est présenté ici car
il donne l'illustration de la manière dont peut être rendu
endogène le progrès technique, et qu'il est à l'origine
des modèles utilisés au point 2. Toutefois sa présentation
est partielle et ne reprend que le point utile à ce mémoire
(uniquement le secteur du bien final et secondaire).
La formalisation et les interprétations prennent
appuies sur le livre de Charles I. Jones242(*)
Le bien final est produit selon la fonction de production
suivante :

á est compris entre 0 et 1 . La technologie A, est ici
matérialisé par l'ensemble des biens intermédiaires qui servent à la production du bien final, l'augmentation de la
technologie est donc une augmentation de biens intermédiaires
disponible. Correspond à la part de la population total utilisé comme
facteur de production du bien final. (Il y a une multitude de firmes identiques
en concurrence parfaite dans le secteur du bien final qui produise toutes le
même bien avec les mêmes facteurs, selon la fonction de production
décrite ci-dessus).
Les entreprises vont donc chercher à maximiser leur
profit. Ce dernier est égale à la quantité produite
multiplier par son prix de, ce dernier est normaliser à 1 par
hypothèse, moins les couts de production c'est-à-dire les couts
des facteurs de productions : et Xj qui admettent respectivement un prix unitaire w (le
salaire) et pj le prix du bien j.
Il s'agit donc de maximiser : 

Les dérivés partiels sont égale à


Les conditions de premier ordre impliquent l'annulation des
dérivés partiels :


En suivant la démarche de Charles I. Jones les conditions
de second ordre sont considérées remplies, il s'agit bien d'un
maximum.
Le secteur intermédiaire est constitué
d'entreprises qui achètent chacune un droit de production exclusif, ces
entreprises détiennent un monopole sur la variété de
capital xj.
Elle se trouve confronté à un problème de
maximisation suivant :

Pj(xj) est une fonction de demande, lorsque
rxj représente le cout de production.

Hors : 
Donc : 
Par construction du modèle, les entreprises produisant
le bien intermédiaire fixe la quantité maximum de bien
intermédiaire disponible, c'est-à-dire que le stock de capital K
est égale à ,
Le stock de capital utilisé dans les entreprises dans
le secteur du bien final, est identique pour chaque entreprise (elles ont une
même fonction de demande, et le prix est identique pour toutes les firmes
du secteur intermédiaire pj = p).

On a donc K=Ax, x = K/A
En prenant en compte cela dans la fonction de production du
bien final on a :

Au final on retrouve la fonction de production très
proche de celle du modèle de Solow avec progrès technique,
toutefois le progrès technique est matérialisé dans la
production de biens intermédiaires, le progrès technique est
égal au nombre de bien intermédiaire disponible. La recherche et
développement amenant à la création de biens
intermédiaires de plus en plus performant. (Le secteur de la recherche
et développement n'est pas ici modélisé ce dernier
s'adressant plus à l'étude de la création de la
technologie qu'a sa transmission via l'IDE.)
Ce point a présenté deux modèles de
croissances le modèle de Solow avec le progrès technique et le
modèle de Romer (partiellement). Il a permis de préciser ce
qu'était la croissance endogène. Et de présenter une
manière dont la technologie peut se diffuser au sein d'une
économie (partiellement). Le second point va maintenant passer en revue
la littérature de la dépendance, qui postule l'IDE comme un frein
à la croissance dans le long terme.
2. L'Investissement
direct étranger comme frein à la croissance
économique.
Cette partie ne vise à passer en revue l'ensemble du
cadre théorique, mais se concentre sur les recherches menés dans
le cadre des investissements directs étrangers. Une première sous
partie est consacrée aux éléments théoriques (2.1),
la deuxième aux travaux empiriques (2.2).
2.1 Les
éléments théoriques expliquant les effets de
l'investissement direct étranger.
Cette théorie avance qu'il y a une organisation dual
entre les Etats ; ils s'organiseraient de entre coeur et
périphérie : le coeur étant les pays
développés et inversement la périphérie ce
constituant des pays en développement243(*). Les Etats de la périphérie
étant dominés par les Etats du centre244(*). Dans cette théorie
la pénétration d'une économie de la
périphérie par du capital étranger (provenant de pays du
coeur) est censé avoir un effet de frein à long terme sur sa
croissance, il y a donc ici une distinction entre les flux d'IDE (qui peuvent
avoir un effet positif sur la croissance) et le stock d'IDE qui est lui aurait
un effet négatif à terme sur la croissance245(*).
Une des raisons de l'effet négatif sur la croissance de
l'IDE (et du capital étranger de manière générale),
s'explique par le fait qu'il favorise la désarticulation
des économies en développement246(*). Cette
désarticulation ne s'explique pas uniquement ici par l'IDE mais ce
dernier en est un des facteurs247(*). La désarticulation peut se définir
comme la juxtaposition de deux secteurs au sein d'une économie : un
secteur développé peu intensif en main d'oeuvre ,(utilisation
d'une technologie intensive en capital), tourné vers
l'exportation ; un secteur sous développé intensif en
travail, tourné vers le marché intérieure248(*). Ces deux secteurs
n'entretiendraient que peu de liens en raison de leur écart de
développement. La croissance du secteur développé se
ferait via le commerce extérieur, limitant les effets globaux de sa
croissance sur l'ensemble de l'économie (moins d'effet de
multiplication, et d'accélération) ; lorsque le secteur sous
développé ne croitrait que faiblement, manquant notamment de
ressources qui sont dédiées aux secteurs
développés249(*).
Un second effet de l'IDE serait une urbanisation
excessive : comprise soit comme un excès de population urbaine en
comparaison aux emplois disponibles en zone urbaine, soit comme le
développement important du secteur tertiaire (service) essentiellement
constitué de personnes sous employées ou
marginalisées250(*). Le lien entre dépendance et sur-urbanisation
s'explique par différents éléments : lorsque
l'IDE est lié au secteur agricole il favorise la migration des
populations rurales vers les zones urbaines251(*) ; cet effet en complémentarité ou
non avec un IDE censé favoriser le développement d'un secteur
manufacturier tourné vers l'exportation qui ne serait pas suffisant pour
le développement du marché local ; et enfin l'IDE
n'apporterait pas les occupations du secteur tertiaire à forte valeur
ajoutée au sein du pays où il investit (les activités de
recherches et développement)252(*). La conjugaison de ces différents effets
mènerait à un secteur secondaire n'ayant pas assez d'offre
d'emploi, et au développement d'un secteur tertiaire propre au pays les
moins développés composés de travailleurs
marginalisés253(*).
Autres éléments, la présence de capital
étranger favoriserait un mécanisme de décapitalisation de
l'économie hôte, notamment par le biais de surfacturation de bien
intermédiaire entre société mères et
affiliés254(*).
Afin d'illustrer ce mécanise un schéma présent dans
l'article de V. Bornschier255(*), ce schéma est aussi une bonne illustration
de l'articulation au sein de la théorie de la dépendance entre
les effets respectifs du flux & pénétration en capital
étranger sur la croissance.

256(*)
Il existe d'autres mécanismes par lesquels les firmes
multinationales sont censées impacter la croissance :
l'évitement des taxes ; elles entraineraient un moindre
développement de l'entreprenariat local ; elles amèneraient
une technologie inappropriée ; et développeraient des liens
plus faibles avec les entreprises locales257(*).
Le développement le plus récent de ce cadre
théorique qu'il a été possible de trouver dans le cadre de
ce mémoire, remonte à 2003. Il s'agit d'un déplacement de
la mesure de la pénétration en capital étranger d'une
économie, prenant ainsi en compte l'apport d'un autre versant de cette
théorie : la dépendance commerciale258(*). Il s'agit non plus de
mesurer seulement la pénétration, mais la concentration du
capital étranger259(*). La concentration du capital étranger renvoie
ici à sa répartition, une plus grande concentration signifie
qu'une plus grande part du capital étranger est détenue par une
seul FMN, ou par des FMN issues du même pays260(*). L'effet négatif
attendu d'une plus grande concentration, est un Etat moins indépendant
à la fois des ou de la firme(s) multinationale(s) ou du pays
source261(*). Ce manque
de dépendance conduirait notamment à un affaiblissement de
l'Etat ; corruption des élites ; à faire primer
l'intérêt de la/des firmes ou de l'Etat sur les
intérêts nationaux262(*). Ou bien encore favoriser l'ingérence de
l'Etat source, en vue de protéger ses intérêts263(*).
Après voir revue cet aspect du cadre théorique
de la dépendance, le prochain point va en revoir les apports
empiriques.
2.2 Les
éléments empiriques permettant d'appuyer ce point de vue
théorique.
L'article de Dixon & Boswell264(*), utilise deux
différents proxys de la pénétration par du capital
étranger dans une économie : le stock de capital
étranger sur le stock total de capital, le stock de capital
étranger sur le PIB265(*). Il effectue une régression du taux de
croissance moyens de 79 pays en développement via les MCO sur des
données en coupe. L'effet des deux proxys est négatif sur le taux
de croissance moyen de 1965 à 1973, le taux de pénétration
est calculé en 1967, avec différente variable de
contrôle266(*).
Les mêmes auteurs en utilisant le même type de méthode
économétrique et de données (MCO et données en
coupe sur 76 pays en développement), trouvent au sein de leur
régressions que la pénétration par du capital
étranger aurait tendance à réduire le rendement de
l'investissement domestique267(*).
Dans un article paru en 2003, Kentor & Boswell268(*), utilise des données
de panels, sur la période 1970-1995, sur un échantillon de 39
PMA269(*). L'effet
négatif sur la croissance du proxy mesurant le degré de
pénétration, est significatif sur la période 1970-1985 et
robuste à l'ajout de variable mesurant la concentration en terme d'IDE,
de biens exportés ou de partenaires commerciaux270(*). En revanche sur les
périodes 1970-1990 & 1975-1995, le proxy mesurant l'importance du
capital étranger lorsqu'il est seul reste significatif mais n'est plus
robuste face aux autres spécifications271(*), les coefficients mesurant la concentration
étant eux-mêmes sujet à une perte de significativité
(2 sur 3 sur la période 1970-1990 reste significatifs, celui lié
au capital et bien exporté) ; lorsqu'il s'agit de la période
1970-1995 seul le coefficient mesurant la concentration en terme de bien
exporté est significatif (dans tous les cas les coefficients ont un
signe négatif comme attendu par le chercheur)272(*). Une autre étude mais
qui n'a pu être consultée dans le cadre de ce mémoire
réalisé par Seeda en 2001 est une étude de cas en
Indonésie. Il chercherait à montrer que lorsque l'IDE survient
dans un pays en développement doté en ressources naturelles, il
aurait pour effet de pousser le gouvernement à ne prendre en compte que
les intérêts du secteur des ressources naturelles, et donc
lié à l'investissement direct étranger, cela
s'expliquerait par le fait que ces deux éléments deviendraient
une source importante de revenus pour ce gouvernement.273(*)
Cette revue de littérature sur la dépendance, a
permis de mettre en avant un cadre théorique qui n'identifie pas l'IDE
comme un vecteur de croissance, mais plus comme un frein. Les travaux qui
appuient ce cadre théorique sont de nature économétrique
et d'étude de cas. Toutefois bien que non présentée ici,
une étude sur Taïwan semblait montré que certain pays en
développement arrivait à tirer bénéfice de l'IDE
sans pour autant subir des conséquences négatives sur leur
croissance274(*).
Après avoir passé en revue cette littérature, ce travail
vas se poursuivre sur la croissance endogène.
3. Les IDE comme
vecteur de technologique.
Dans un premier temps seront apportées des
éléments théoriques liant croissance endogène &
IDE (3.1), pour ensuite se concentrer sur les travaux empiriques (3.2).
3.1 Eléments
théorique visant à mettre en évidence un lien entre
croissance de long terme & investissement direct
étranger.
Ce point vas d'abord présenter les effets attendus de
l'investissement direct étranger, pour ensuite aborder un modèle
de croissance dans le cadre des pays en développement, et se recentrer
sur les résultats d'un modèle lié plus
précisément à l'investissement direct étranger.
3.1.1 Définition
de la technologie dans le cadre de la croissance endogène et effet
attendu des IDE.
La technologie peut se définir ici comme
« la production issue des capacités de recherche et des
capacités organisationnelles, qui détermine la manière
dont les ressources tangibles et intangibles peuvent être physiquement
transformées en produits intermédiaires, produits finis ou
services »275(*). Dans le cadre de la croissance
endogène, la production de technologie au sein d'un système
économique peut prendre plusieurs formes, par exemple dans le cadre de
l'analyse de Romer (cf. 1.2) l'économie se décompose en trois
secteurs, un ou est produit un bien final, un deuxième secteur ou est
produit le bien intermédiaire, un dernier secteur qui est source de
l'innovation via la recherche276(*). Dans ce dernier secteur, est produit l'idée
ou concept, qui est exploité dans le second secteur en vue de produire
des biens intermédiaires et enfin le dernier secteur produit le bien
final en utilisant ces biens intermédiaires277(*). L'innovation (3e
secteur), consiste dans des idées qui permettent de produire des biens
secondaires plus productifs, qui vont augmenter la capacité de
production du bien final ; l'innovation, se retrouve donc au coeur de la
croissance économique278(*). Les firmes multinationales entre dans ce processus
dans la mesure elles se trouvent à la pointe de la technologie, et de ce
fait peuvent être des vecteurs de cette technologie, ou bien sont-elles
mêmes sources de productions de technologie279(*). Neuhaus identifie deux
principaux canaux par lesquels les firmes peuvent influencer les
capacités technologiques d'une économie :
- la première
manière est liée directement à l'investissement si par
exemple ce dernier a lieu dans le cadre du secteur des biens
intermédiaires, en conduisant à l'introduction de nouvelles
variétées plus avancées280(*). Soit, par l'amélioration (en termes de
résultat productif) du management, par la diffusion de savoir, de
qualification auprès de la structure cible de l'IDE281(*).
- Le second rouage concerne les
effets de contagions à l'économie accueillant l'IDE,
c'est-à-dire aux effets de spillover compris comme les mécanismes
par lequel d'autres agents économiques arrivent à
bénéficier de la technologie amenée par l'IDE282(*).
Ce bref aperçus donne un cadre théorique ou
effets attendus des transferts de technologie via l'IDE va être
compléter par la présentation d'un modèle de
développement, qui aura pour but d'illustrer un problème
précis : la capacité d'absorption par l'économie
hôte d'une nouvelle technologie.
3.1.2
Modélisation et IDE.
Ce mémoire ne présentera pas un modèle
cherchant à expliquer l'effet de l'investissement direct
étranger, car il n'a pas été possible de trouver une
modélisation prenant en compte tous les aspects de l'investissement
direct étranger dans le cadre de la croissance, même en limitant
les effets dans le cadre de la croissance endogène.
Le premier modèle présenté ici est un
modèle simplifié de croissance dans le cadre d'écart
technologique283(*).
Dans ce cadre est considéré une économie qui ne produit
qu'un bien final, Y, elle utilise deux facteurs de productions le capital (K)
et le travail (L), la fonction de production pour le bien final est de type
Cobb Douglas284(*). Le
capital se décompose en un ensemble de biens intermédiaire
Xj, le niveau de technologie correspond au nombre de biens
intermédiaires utilisables au sein de l'économie285(*). La capacité à
utiliser des biens est liée au capital humain, de tel sorte que le
capital humain est la limite du nombre de bien intermédiaire
utilisable286(*). La
modélisation est renvoyée à la page suivante.
L'intérêt de mettre en avant ce modèle est
le suivant, dans la mesure où la croissance est expliquée
principalement par le progrès technique, que ce dernier est
matérialisé par la création de bien intermédiaire
(xj), et que l'utilisation de ces derniers est lié au
degrés de qualification de la main d'oeuvre, sous l'hypothèse de
la disponibilité immédiate de tous les biens
intermédiaires pour tous pays et sans cout, ce modèle permet de
formaliser deux aspect, plus l'écart est grand entre le degré de
qualification et la frontière technologique est important, plus la
formation peut être rapide, et en l'absence d'un niveau de formation
requis il est impossible de bénéficier de bien
intermédiaire plus productif. Dans le cadre des transferts de
technologie qui sont attendus par les firmes multinationales, cela illustre le
problème de la capacité d'absorption. Si ces firmes sont
vectrices de technologies plus avancés, il est nécessaire que
l'économie hôte soit en mesure de les utiliser.
Fonction de production du Bien final
(1)
Biens intermédiaires :
(2)
Fonction de production des biens finals en fonction des
hypothèses : les biens sont symétriques et toute les
entreprise utilise la même quantité de bien final.
(3)
Accumulation du capital : notation 
(4)
SK indique la part de la production investie en
capital, indique la dépréciation du capital, ces deux
paramètres sont exogènes.
Fonction d'apprentissage (par
hypothèses) :
(5)
Croissance du capital humain
(6)
Croissance de la technologie (par hypothèse)

Rappel : la technologie est ici les biens
intermédiaires (xj), plus productif que les
précédents biens, ces bien sont disponible pour tout pays, la
seul limite à leur utilisation est le capital humain
Sur un sentier de croissance équilibré on a
(7)
Avec y(t) = Y/L, c'est-à-dire le revenus par
tête
L'équation 7 indique (en prenant les
dérivés logarithmiques par rapport au temps), que le taux de
croissance du produit par tête dépend de g, le niveau de
croissance du progrès. u le temps consacré à la formation
exogène et constant, il fait varier le niveau du revenu par
tête
L'équation 6 indique que la croissance
du capital humain est fonction croissante du temps consacré à se
formé ( ), et que plus l'écart entre A (la frontière
technologique) et h le capital
Humain est grand plus le taux de croissance de h sera
important toute chose égale par ailleurs.
Après avoir illustré les problèmes que
peuvent entrainer les capacités d'absorbions lorsqu'une firme
multinationale s'implante dans un pays, ce mémoire vas s'attarder sur
certains aspects d'une autre modélisation, qui cette fois est
axés directement sur l'IDE et notamment ses effets de spillover au sein
de l'économie hôte287(*). La complexité notamment de la
procédure d'optimisation dû au cadre inter-temporelle du
modèle fait qu'il ne sera pas entièrement
présenté.

Le modèle se base sur un secteur produisant un bien
final à l'aide de deux facteurs de production le capital humain (H) et
le capital physique (K)288(*). Le progrès technique se matérialise
par l'accumulation de variétés de capital physique289(*), (la modélisation de
la technologie est donc identique à celle du modèle
précédent). Il existe deux types de firmes, qui produise N
variétés de capital, les firmes étrangères qui ont
investies dans l'économie hôte produisent n*
variétés de capital, et les firmes local produisent n
variétés de capital de tel sorte que N =
n*+n290(*).
Le transfert de technologie est ici couteux, à la différence du
modèle précédent, ce transfert de technologie se comprend
comme l'adaptation de technologie des pays les plus avancés, ce cout est
noté F291(*). Il
est défini tel que : avec n* le nombre de
variétés produites dans l'économie hôte par des
firmes multinationales, N le nombre total de variétés produites
dans l'économie hôte et N* le nombre total de
variétés produites au niveau mondiale292(*) (N* renvoie donc
au A du précédent modèle). Le cout est décroissant
du rapport n*/N, c'est-à-dire que plus ce ratio augmente plus
le cout baisse, donc plus la part relative des biens intermédiaires
produit par des firmes multinationales au sein de l'économie hôte
est important plus le cout d'adaptation d'une nouvelle variété de
capital sera faible293(*). De plus le cout dépend positivement du
rapport N/N* , plus le rapport N/N* est grand, donc plus
N est proche de N* (en se souvenant que N* est la limite,
elle ne peut donc être inférieure à N ici), plus le cout
est important, cela est censé traduire le fait que les capacités
de rattrapages sont plus importantes si le pays hôte est
éloignés de la frontière technologique294(*) (il est possible de faire
une analogie avec l'équation 6, les deux traduisent l'idée que
plus il y a un écart important, moins la possibilité de se
rapprocher de la frontière technologique est couteuse).
Les auteurs notent, pour élargir la portée du
modèle, que les interprétations peuvent se faire aussi en terme
d'amélioration de biens intermédiaires existants, cela renvoie
à d'autre modèle de croissance endogène que celui de Romer
qui sert de base aux deux modèles présentés ici, mais cela
ne modifie pas les interprétations faites295(*). La fin du processus de
modélisation, se traduit par un taux de croissance égale
à296(*) :
Dans ce cadre, la croissance dépend négativement
du coût d'adaptation de nouvelle variété de
capital297(*). Avec les
précédentes remarques sur ce coût, on peut déduire
que un plus grand nombre de firmes multinationales devrait réduire le
cout d'adaptation au sein du pays d'une nouvelle variété, et plus
l'écart technologique est important (donc le rapport N/N* petit), plus
ce cout devrait être faible.
Dans ce modèle H, le capital humain est une
donnée exogène, mais il apparait aussi comme central, dans la
mesure où il est le deuxième facteur de production.
Ces deux modèles d'une manière
différentes, permettent d'illustrer certains aspects de l'IDE dans son
rôle supposé vis-à-vis du transfert technologique, le
premier vise à illustrer le fait que le caractère
bénéfique de l'IDE ne peut être disjoint de système
de formation au sein du pays hôte. Le second vise à montrer qu'une
économie hôte devrait bénéficier de l'IDE dans la
mesure où ce dernier permet d'abaisser les coûts de l'adaptation
d'une nouvelle technologie, ce faisant il rompt avec le premier modèle
en introduisant un cout de disponibilité lié à la
technologie. Ce dernier modèle se concentre sur les effets de spillover
de l'IDE concernant les couts de la technologie, mais garde l'aspect du capital
humain comme central, par la spécification de sa fonction de production.
Toutefois, ces deux modèles n'épuisent pas les
effets attendus de l'IDE comme le note Neuhaus298(*), les firmes multinationales
peuvent avoir des effets directs notamment dans le cadre de firme investissant
en vue de produire des biens intermédiaires299(*). Mais aussi des effets sur
le capital humain via la formation300(*).
Comme précisé en introduction, aucun
modèle synthétisant tous les effets potentiels de l'IDE a
été trouvé lors de la conception de ce mémoire. Ces
deux modèles ont eu pour but principal d'illustrer comment la croissance
peut être impactée par l'IDE, par l'effet de rattrapage (effet
d'écart technologique), sa diffusion au sein d'une économie et
les limites de ces effets en fonctions de la capacité d'absorption ici
le capital humain. Après avoir présenté ces
éléments ce mémoire va se recentrer sur les aspects
empiriques visant à lier IDE et croissance économique.
3.2 Croissance et
investissement direct étranger : quel trace des transferts de
technologie espérer ?
Comme le note de Mello, le problème rencontré
lors des études économétriques sur l'IDE est la
difficulté de mesurer les externalités de l'investissement direct
étranger sur la croissance, ce qui rend les éléments
empiriques souvent contradictoires301(*). De la même manière lorsque l'on mesure
des écarts dans la productivité totale des facteurs (A), Il peut
être difficile de séparer ce qui relève de l'apport de la
technologie et d'autre facteur comme les institutions302(*).
La première étude présentée est
celle E. Borensztein, J. De Gregorio, J-W Lee303(*), après avoir présenté leur
modèle ils font une estimation économétrique de sur 69
pays en développements, sur une période allant de
1970-1989304(*). Ils
explorent différentes issues liées aux IDE, la principale est la
contribution de l'interaction ente IDE et capital humain, sur la croissance.
Cette contribution est significative (à 5%), et résiste à
différentes spécifications du modèle
économétrique estimé, lorsque la contribution du seul
(lorsqu'il est introduit sans le terme d'interaction et d'autre variable de
contrôle) coefficient mesurant le flux d'IDE ne l'est pas305(*). L'intérêt de
cette étude réside aussi dans la sélection du flux d'IDE,
afin d'assurer l'existence d'une différence technologique entre les pays
sources et hôtes de l'IDE n'est pris en compte comme pays
émetteurs que des pays de l'OECD, enfin seul les flux entrant sont pris
en compte, et non pas les flux sortant qui prennent en compte entré et
sortie de l'Investissement direct étranger306(*). La conclusion, est que
l'IDE est positivement lié à la croissance dès lors qu'il
est associé à un certain niveau de capital humain dans les pays
en développement, le flux d'IDE, lorsqu'il est significatif apparait
négatif307(*).
Dans la même veine que cette étude, Ram &
Honglin Zang308(*)
cherchent à mettre en évidence un lien entre interaction du
capital humain et l'IDE au sein de 140 pays, ces pays sont dans un premier
temps des pays développés et des pays en développement,
une seconde série de régressions est utilisées en ne
ciblant que les pays les moins avancés, les régressions sont
effectué à l'aide des MCO309(*). L'interaction IDE et capital humain, n'est pas
significative dans le cadre des PMA310(*), lorsque le nombre de pays est élargi
l'interaction est significative dans deux régressions sur trois mais
négative311(*).
En comparaison avec la précédente étude, le modèle
spécifié n'est pas le même et inclus moins de variables
explicatives, cette spécification est une volonté des
chercheurs, qui se base sur le test d'Halbert Withe pour justifier leur
spécification. L'autre différence réside dans la
sélection des données sur les flux d'IDE, lorsque la
première étude ne prenait en compte que les IDE en provenance de
pays de l'OECD, ici il n'y a pas d'indication claire quand à une
éventuelle sélection dans l'IDE entrant312(*), ce qui pose la question de
l'homogénéité de la mesure entre ces deux recherches.
Une étude menée en 2000 par Xu, tente de mettre
en évidence des transferts technologiques par le biais des firmes
multinationales313(*).
La méthode utilisée est la suivante : le progrès
technologique d'une économie hôte est mesuré à
l'aide de la croissance de la productivité total des facteurs (ce qui
correspond aux A dans le cadre d'une fonction de production de Cobb Douglas au
sein du modèle de Solow avec progrès technique)314(*). Les variables pouvant
influencer (variables explicatives) la croissance de la variable
expliquées sont notamment : l'écart technologique (ratio
entre l'économie hôte et l'économie source de
productivité totale des facteurs), le niveau de capital humain de
l'économie hôte, et trois proxy sont utilisés pour mesurer
le transfert technologique : Le ratio valeur ajoutée des
sociétés affiliées à la Firme multinational et
PIB ; le rapport des montants des dépenses liées à
des transferts de technologies par les sociétés affiliées
sur la valeur ajoutée des sociétés affiliées ;
et enfin un terme d'interaction entre ces deux proxy qui revient à
mesurer le montant des transferts technologiques des sociétés
affiliées sur le PIB315(*). La méthode utilisée renvoie à
une régression sur donnée de panel à effet fixe,
associée à l'utilisation d'une variable instrumentale pour la
variable valeur ajouté de sociétés affiliées sur le
PIB (la valeur retardée d'une période de cette valeur
ajouté)316(*).
L'effet des transferts de technologie tels que mesuré ici n'est pas
significatif sur la croissance de la productivité totale des facteurs,
dans le cadre des pays les moins avancés317(*). Cet article s'attarde aussi
sur le rôle du capital humain, la régression incluant le ratio
montant des dépenses en transfert de technologie sur le PIB,
régressé sur le capital humain via les MCO montre un coefficient
de capital humain significatif et positif dans le cadre des pays les moins
avancés tendant à montrer que la décision des firmes
multinationales dans le montant dédié au transfert de technologie
(entre société mère et société
affilié) est lié au stock de capital humain disponible dans
l'économie cible318(*).
Ces trois études donnent un aperçu
général de la littérature sur le transfert de technologie,
en mettant l'accent sur le capital humain comme rouage principal. Une revue
exhaustive de la littérature est à l'image des
déterminants de localisation de l'IDE hors de portée de ce
mémoire étant donné la littérature
pléthorique sur ce sujet. Cette partie va donc se poursuivre et se
conclure par une revue de littérature axée sur ce sujet.
Il s'agit d'un papier de Holger Görg et David
Grennaway319(*). Il
reprend différentes catégories identifiées
théoriquement pour les lier à des recherches empiriques, les
résultats sont présentés dans les tableaux de la page
suivante en ne retenant que les études portant sur les pays en
développement.
Spillover concernant les salaires
|
Pays
|
Année
|
Données
|
Agrégation
|
Résultat
|
|
Mexique
|
1984-1990
|
Panel
|
Industrie
|
-
|
|
Venezuela
|
1977-1989
|
Panel
|
Industrie
|
-
|
|
Indonésie
|
1996
|
cs
|
Firme
|
+
|
Spillover concernant la productivité
|
Pays
|
Année
|
Données
|
Agrégation
|
Résultats
|
|
Mexique
|
1970
|
cs
|
Industrie
|
+
|
|
Mexique
|
1970/1975
|
cs
|
Industrie
|
+
|
|
Mexique
|
1970/1975
|
cs
|
Industrie
|
+
|
|
Mexique
|
1970
|
cs
|
Industrie
|
+
|
|
Mexique
|
1970
|
cs
|
industrie
|
+
|
|
Maroc
|
1985-1989
|
panel
|
firme & Industrie
|
?
|
|
Uruguay
|
1990
|
cs
|
firme
|
?
|
|
Indonésie
|
1991
|
cs
|
firme
|
+
|
|
Indonésie
|
1980-1991
|
cs
|
firme
|
+
|
|
Indonésie
|
1980-1991
|
cs
|
firme
|
+
|
|
Taiwan
|
1991
|
cs
|
firme
|
+
|
|
Venezuela
|
1976-1989
|
Panel
|
firme
|
-
|
|
Indi
|
1976-1989
|
Panel
|
firme
|
?
|
|
Uruguay
|
1988
|
cs
|
firme
|
?
|
|
Colombi
|
1974-1998
|
Panel
|
industrie
|
?
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
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Clé de lecture : + Effet positif, - effet
négatif ou non significatif, ? résultats contradictoires ou
effets non significatifs.
Source: Holger Görg & David Greenway `Much Ado
about nothing? Do domestic firms really benefit from foreign direct
investment`Discussion paper n°3485 August 2002 Centre for Economic
Policy Research p 27-29
Effet sur les salaires : les
salaires peuvent servir de proxy de la productivité320(*) ; mesure imparfaite
dû au fait que l'augmentation de salaire peut résulter d'une
compétition entre firmes locales et firmes multinationales pour les
même employés321(*)
Cette revue, montre que les résultats ne vont pas tous
dans la même direction et il semble difficile de dégager à
partir de ces travaux un consensus sur le rôle de l'IDE sur la
croissance, à l'image de la deuxième partie sur les IDE.
Cette dernière partie théorique a
présentée deux modèles de croissances (1) ; pour
ensuite développé deux cadres opposés sur les effets des
IDE & FMN sur la croissance des pays en développement (2 & 3).
Le premier présentant l'IDE comme un frein potentiel à la
croissance, lorsque le second construisant sur les modèles de croissance
endogène voit dans l'IDE une source de transfert de technologie.
La dernière partie va être consacrée au
Suriname, aux changements induits par l'APE, et aux effets potentiels de ces
changements.
Les mesures inscrites au titre II de l'accord de
partenariat économique, relatives aux investissements directs
étrangers entre l'Union Européenne et le CARIFORUM, peuvent-elles
influencer la croissance économique à long terme au sein du
Surinam ?
Partie IV : Suriname, IDE & Croissance
Cette partie vise à amener une réponse à
la problématique énoncée en introduction :
Afin d'apporter les éléments de réponses
deux sous parties seront développées : les changements
amenées par l'APE au climat d'investissement (1), pour ensuite
étudier le lien entre croissance et IDE au sein du Suriname (2)
1. Le climat
d'investissement au Suriname.
Afin de regarder le climat d'investissement au Suriname
études de la banque mondiale « Doing
Business »322(*) , et bien des analyses émises par le
political risk service323(*) seront exploitées (1.1). Ces deux sources
sont complémentaires, la première décrit le climat
d'investissement général du point de vue d'un investisseur
surinamais, lorsque la seconde distingue entre les deux types d'investisseurs.
Une autre source aurait pu être intéressante à
exploiter : des enquêtes menées par un autre organisme de la
banque mondiale l'entreprise survey324(*), toutefois l'étude en cours au Suriname,
dont les résultats auraient dut être livrés au printemps
2011 est toujours en cour et ne pourra donc pas être
exploité ici325(*). Après voir montrer l'évolution du
climat d'investissement, l'IDE (entrant) des investisseurs européens
sera au coeur de l'analyse (1.2).
1.1 Climat
d'investissement au Suriname entre 2000 et 2011 : Doing Business
Suriname
Les premiers documents repris ici émanent des
études menées par la banque mondiale. Avant d'exploiter les
indicateurs développés dans ces études, une brève
description de chaque indicateur va être donnée.
· « Starting a
business »326(*) : cet indicateur mesure, le nombre de
procédures, le temps nécessaire et le cout afin de lancer une
nouvelle entreprise327(*).
· « Dealing with construction
permit »328(*) : Il s'agit d'un indicateur qui comme le
précédent, reprend le nombre de procédures, le temps et le
cout nécessaire, mais appliqué à la construction d'un
entrepôt329(*).
· « Registring property 330(*)» : Encore une
fois il s'agit de la mesure du temps, des procédures et du cout
nécessaire, cette fois pour l'achat et le transfert de
propriété entre deux firmes.331(*)
· « Getting
Credit »332(*) : Deux indicateurs sont utilisés,
le premier vise à mesurer comment le cadre législatif sur le
nantissement et la faillite facilite les prêts ; lorsque le second
cherche mesurer l'étendue et l'accès de l'information relatif au
crédit333(*).
· « protecting
investor »334(*) : indicateur tridimensionnel qui vise
à mesurer la protection accordé aux actionnaires minoritaires
vis-à-vis des dirigeants de l'entreprise, en mesurant la transparence
des transactions entre les parties, la responsabilité lié au
délit d'initiée et la capacité des actionnaires à
poursuivre le dirigeant d'entreprise335(*).
· « paying taxes »336(*) : indicateur qui
mesure d'une part le montant des taxes et cotisations que doit acquitter une
firme en un an, et les contraintes administratives liées aux paiements
de ces taxes.
· « trading accross
border »337(*) : indicateur qui mesure, le temps, les
procédures et le cout lié à l'importation ou
l'exportation d'un bien338(*). Le cout ici ne fait pas références au
transport maritime, mais des couts tels que ceux associés aux documents
nécessaire, cout des contrôle technique, cout de douane, ou bien
encore cout de transport terrestre etc339(*)...
· « enforcing
contract »340(*) : il s'agit toujours de mesurer le cout,
le temps et le nombre d'étapes à effectuer, mais ici dans le
cadre de la résolution d'un litige commerciale : le temps renvoie
au temps nécessaire pour un tribunal d'arbitrer un cas ; le cout
correspond au cout de la procédure ; les étapes
correspondent aux nombres de démarches nécessaires pour obtenir
un jugement et son application341(*).
· « Closing a
business »342(*) : il s'agit du cout, du temps et des
procédures en liens avec la fermeture d'une entreprise dans le cas de
l'insolvabilité.343(*)
La présentation de ces indicateurs à pour but de
rendre intelligible les graphiques et tableaux suivants, une description plus
détaillé est disponible sur le site de la banque
mondiale344(*).
Le graphique suivant est construit à partir des
données disponibles via le site de la banque mondiale consacré
aux études doing business345(*). Plus le rang est élevé, plus il
serait difficile d'investir au sein de l'économie
considéré en comparaison des autres économies
(présentes dans le classement : soit 183 économies).

Ce graphique montre, qu'au sein des enquêtes
effectuées par la banque mondiale, le Suriname à tendance
à chuter au sein du classement internationale, toutefois s'agissant ici
d'un avantage comparatif il est difficile de tirer d'éventuelles
conclusions quant à l'évolution du climat d'investissement
surinamais. En conséquence les prochains tableaux vont retracer
l'évolution sur les mêmes périodes des sous indicateurs.
Lorsque l'on regarde l'évolution des sous indicateurs, il apparait qu'il
n'y a que très peu de variation : les tableaux aux pages suivantes
représentent les données variantes et stables entre 2006-2011.
Certaines variations sont extrêmement faibles.
Il ne semble pas que l'APE signé puisse
améliorer le climat décris par ces indicateurs. La partie I
à mis en évidence que l'accord ouvrait des secteurs, et
instaurait pour le traitement des investisseurs étranger un traitement
non moins favorable que le traitement consenti aux investisseurs locaux. En
l'absence d'un cadre légal plus favorable aux investisseurs
européens, l'accord signé ne modifie en rien la plus part des
données ci-dessous. Le seul point sur lequel une modification peut
intervenir est sur le processus judiciaire, toutefois il ne s'appliquerait que
sur les points présents dans l'accord, et il y a une forte
ambiguïté sur la capacité des investisseurs à pouvoir
utiliser la section sur le règlement des conflits (cf partie 1).
|
Year
|
Starting a Business
|
Dealing with Construction Permits
|
Registering Property
|
Trading Across Borders
|
Trading Across Borders
|
|
Cost (% of income per capita)
|
Cost (% of income per capita)
|
Time (days)
|
Cost to export (US$ per container)
|
Cost to import (US$ per container)
|
|
2006
|
179,7
|
228,3
|
193
|
905
|
815
|
|
2007
|
153,8
|
196,3
|
193
|
905
|
815
|
|
2008
|
141,8
|
158
|
193
|
905
|
815
|
|
2009
|
125,2
|
105,7
|
193
|
975
|
885
|
|
2010
|
117,1
|
95,7
|
197
|
975
|
885
|
|
2011
|
119,9
|
88,9
|
197
|
995
|
945
|
Elément variant durant la période 2010 -
2011
Elément stable durant la période 2006 - 2011
|
Starting a Business
|
Starting a Business346(*)
|
Dealing with Construction Permits
|
Dealing with Construction Permits
|
Registering Property
|
Registering Property
|
Getting Credit
|
Getting Credit
|
Getting Credit
|
Getting Credit
|
Protecting Investors
|
Protecting Investors
|
Protecting Investors
|
Protecting Investors
|
|
Procedures (number)
|
Time (days)
|
Procedures (number)
|
Time (days)
|
Procedures (number)
|
Time (days)
|
Strength of legal rights index (0-10)
|
Depth of credit information index (0-6)
|
Public registry coverage (% of adults)
|
Private bureau coverage (% of adults)
|
Extent of disclosure index (0-10)
|
Extent of director liability index (0-10)
|
Ease of shareholder suits index (0-10)
|
Strength of investor protection index (0-10)
|
|
13
|
694
|
14
|
431
|
4
|
193
|
5
|
0
|
0
|
0
|
1
|
0
|
5
|
2
|
|
Rang : 171 (+ 2 entre 2009 & 2010)
|
Rang : 94 (-3 entre 2009 & 2010)
|
Rang : 168
|
Rang : 138 (-3 entre 2009 & 2010)
|
Rang : 181 (-1 entre 2009 & 2010)
|
|
Paying Taxes
|
Paying Taxes
|
Trading Across Borders
|
Trading Across Borders
|
Trading Across Borders
|
Trading Across Borders
|
Trading Across Borders
|
Trading Across Borders
|
Enforcing Contracts
|
Enforcing Contracts
|
Enforcing Contracts
|
Closing a Business
|
Closing a Business
|
Closing a Business
|
|
Payments (number per year)
|
Time (hours per year)
|
Documents to export (number)
|
Time to export (days)
|
Cost to export (US$ per container)
|
Documents to import (number)
|
Time to import (days)
|
Cost to import (US$ per container)
|
Procedures (number)
|
Time (days)
|
Cost (% of claim)
|
Recovery rate (cents on the dollar)
|
Time (years)
|
Cost (% of estate)
|
|
17
|
199
|
8
|
25
|
905
|
7
|
25
|
815
|
44
|
1,715
|
37,1
|
6,9
|
5
|
30
|
|
Rang : 34 (-1 entre 2009 & 2010)
|
Rang : 101 (+1 entre 2009 & 2010)
|
Rang : 178 ( + 1 entre 2009 & 2010)
|
Rang : 146 (+31 entre 2009 & 2010))
|
En conclusion, l'APE ne semble pas modifier le contexte
interne lié à l'investissement au sein du Suriname, du moins tant
que l'investisseur bénéficie du même traitement que
l'investisseur surinamais.
Après avoir présenté le climat
d'investissement, tel qu'il est décrit par les services de la banque
mondiale, une autre source vas être exploité pour le
décrire : les analyses fournis par le Political Risk
Service347(*).
1.2 Climat
d'investissement au Suriname : Political Risk
Service.
Les rapports recoupent la période utilisés au
point 1.1 c'est-à-dire : 2006-2011348(*). Un élément
important concerne les limites de la source utilisée ici : deux
incohérences ont été notées : la
première concerne le rapport de 2006 mentionnant que le Suriname est
membre de l'International center for settlement dispute, or le
Suriname n'apparait pas dans la liste des membres349(*) ; le second point
concerne les accords bilatéraux signés par le Suriname ; en
effet les différents rapports mentionnent un accord avec la
république tchèque, qui n'apparait pas dans la base de l'UNTCAD,
et ne mentionne concernant que les liens entre les Pays Bas et le Suriname que
le traité sur la double taxation (cf partie I)350(*). La présentation sera
essentiellement basée sur le document le plus récent,
étant donné que les analyses sont très similaires au sein
des différents documents.
· Synthèse des
différents points clef des rapports : Le principal
changement est la fin de loi sur l'investissement, qui s'adressait à
l'investisseur surinamais et étranger, en prévoyant des mesures
incitatives (fiscaux, ou d'autre nature)351(*), toutefois les investissements de plusieurs millions
de dollars continuent de bénéficier d'incitations, et une
nouvelle loi est en préparation352(*) .
Dans les éléments stables : le processus
judiciaire dont le principal problème est le délai de traitement
des affaires353(*) ; un poids bureaucratique important pesant sur
l'investissement et offrant des opportunités de corruption, il existe
aussi des contraintes de régulations comme par exemple la
nécessité d'obtenir une autorisation de licenciement avant de
pouvoir licencié quelqu'un354(*). A l'exception du secteur pétrolier il n'y
aurait pas de discriminations particulières concernant les investisseurs
directs étrangers, notamment en termes de participation ou de transfert
de technologie355(*) ; investissement nationaux et étrangers
important sont l'objet de négociation avec le gouvernement
surinamais356(*). De
manière générale les investisseurs étrangers sont
soumis au même traitement que les investisseurs nationaux, notamment la
procédure d'enregistrement et de suivi des entreprises357(*). Les transferts
monétaires sortant (du Suriname vers un pays étranger), comme les
dividendes sont soumis à un accord administratif358(*). Dans le domaine de la
protection intellectuelle Suriname est signataire de plusieurs traités
internationaux359(*), la
propriété privé y est reconnu au sein de la constitution,
cette dernière reconnait aussi des protections face à
l'expropriation tout en reconnaissant que les ressources naturelles
appartiennent à la nation surinamaise360(*). Le rapport pointe un manque d'infrastructure
fonctionnelle, à l'exception de la capitale361(*).
· Les changements
introduit par l'APE : au regard du contexte décris
ci-dessus, le changement qu'introduis l'APE réside dans la
capacité pour les entreprises européennes de rapatrier des
capitaux, aucune restriction aux mouvements des capitaux ne pouvant être
imposé à un investisseur européen. A contrario l'APE
introduit ici des restrictions qui ne semblent pas être présentes
en suivant l'analyse ci-dessus : certains secteurs ouverts, le sont sous
condition de mise en place de transferts de technologies ; de même
certain secteur sont soumis à une participation maximale au sein de
firme surinamaise (cf Annexe et partie 1). La question reste entière
notamment dans le cadre des mouvements de capitaux sur la capacité des
firmes européennes à faire valoir les clauses de l'accord.
Cette sous-partie a présenté deux analyses
visant à donner une vision d'ensemble du climat d'investissement au sein
du Suriname. La première axée sur les investisseurs nationaux,
lorsque la seconde aborde investissements nationaux et internationaux. Les deux
jouent un rôle complémentaire, notamment pour pouvoir pallier au
manque de données consultables sur le cadre légal, et plus
généralement le traitement existant d'un investisseur surinamais
et d'un investisseur étranger.
Les contraintes pesant sur l'investissement au Suriname
étant plus d'ordre interne, notamment les contraintes temporelles et
administratives, l'APE n'apparait pas comme une réponse adaptée.
Bien que les rapports du PRS indiquent qu'il n'y a aucune restriction sur
l'investissement au sein du Suriname en terme sectoriel (excepté le
secteur pétrolier), l'incapacité à consulter le cadre
légal surinamais en mesure d'IDE fait peser une incertitude sur
l'ouverture qu'introduit l'APE ; il semble toutefois étrange que le
Suriname une liste positive au sein de l'APE concernant les services, si en
amont aucune restriction n'était imposées.
Après avoir identifié les éléments
que peuvent modifier l'APE en termes de climat d'investissement, le dernier
point sera consacré au flux d'IDE au Suriname.
1.3 Flux et nature
d'IDE au Suriname.
Deux points vont être développés : le
premier visera à présenter l'évolution en valeur des flux
d'investissement direct étranger au Suriname, le second
présentera le types de firmes multinationales établies au
Suriname.
1.3.1 Flux d'IDE au
Suriname.
La première chose à noter ici est qu'il y a
eu entre 2007-2009 un repli général de l'investissement direct
étranger, comme l'illustre le graphique ci-dessous. Cette conjoncture
étant mondiale et touchant tout type de pays, tout flux d'IDE
mesuré au Suriname risque d'être marqué par ce contexte.

Source : Global Investment trend monitor, UNTCAD, 17 Janvier
2011,
http://www.unctad.org/en/docs/webdiaeia20111_en.pdf
Dans l'idéal il aurait fallu trouver des statistiques
disponibles par pays et par activités économiques, uniquement
centrées sur les flux entrant d'IDE. Ces statistiques n'ont pu
être récoltées dans le cadre de ce mémoire. L'UNTCAD
dispose de statistiques plus récentes que celle exposées, mais
par partenaires, mais non par secteurs. L'accès à ces
statistiques étant payant, il n'a pu être possible de les
consulter. En se basant sur un document émanant de l'UNTCAD en 2004 les
principaux partenaires du Suriname en matière d'IDE sont
représentés dans le tableau suivant :

Source : FDI Profile : Suriname N/A-121, UNTCAD,
12/05/2004. P 6
http://www.unctad.org/sections/dite_fdistat/docs/wid_cp_sr_en.pdf
Ce tableau montre deux choses, le recul du stock d'IDE au
Suriname entre 1990-2002, mais aussi que les Pays Bas compte parmi les
principaux partenaires en termes d'IDE. Même si le premier reste les
Etats Unis, et que de manière générale le continent
américain est la principale source d'IDE au sein du Suriname.
Les bases de données de l'OECD, qui n'incluent
l'ensemble des Etats membres de l'UE, ne montrent pas de changement important
dans le flux d'IDE vers le Suriname. Les Pays Bas reste le principal
investisseur au sein du Suriname, toutefois le flux des investissements
sortants des Pays Bas est négatif, ce qui indique que tels que
mesurés par les services statistiques de l'OECD, les montant financiers
provenant du Suriname vers les Pays Bas sont plus important que le flux
inverse362(*).
De manière plus générale, il y a une
imprécision dans le cadre de la mesure de l'IDE au Suriname ;
lorsque la Balance des paiements mesurent des flux d'IDE entrant aux Suriname
négatifs, les services de l'UNTCAD reportent des flux positif. Cela
illustre la difficulté d'avoir des statistiques fiables dans le cadre de
l'IDE363(*).
Les quelques données statistiques regroupé ici
ne permettent pas de donner un aperçus mesuré des effets de
l'APE, cela est d'autant plus accentué que le recul temporel est faible,
la signature est intervenue en 2008, la plupart des bases de données
consultées s'arrêtant en 2009. Aucune conclusion ne peut
être ici tirée, le dernier point consacré à l'IDE
visera à présenter le type de firme multinational présente
au Suriname et les projets d'investissement en cours.
1.3.2 Types de firmes
multinationale et projet d'implantations.
L'ITC (organisme conjoint l'UNTCAD & WTO cf. Partie I),
donne les informations suivantes sur les Firmes multinationales au sein du
Suriname (cf tableau page suivante).
Sur 19 filiales répertoriées ici la
majorité opère dans le secteur des services, l'autre secteur
dominant concerne les matières premières. La seul filiale
européenne est néerlandaise, et se trouve dans le secteur des
services. Cela laisse à supposer que les Firmes Multinationales
opérants au Suriname sont aux moins de trois types : Natural
Ressource Seeker, Ressource Seeker et Market Seeker ; concernant ces trois
types de compagnies, comme montré en partie II, les déterminants
de localisations peuvent fortement variés. Toutefois le climat,
notamment dans sa dimension de risque reste un élément important
aux trois types d'investissements,
La seule source faisant état de nouveau projet
d'investissement est le PRS. Dans son rapport de 2010 & 2011 il fait
état de mise en place d'« offshor call
center » en provenance des Pays Bas, cela est expliqué
par la proximité linguistique, des éléments d'industrie
informatique se développeraient autour de cette
activité364(*).
Il n'est toutefois pas possible de tracer l'importance économique de ces
nouveaux investissements, nie de les attribuer ou les liés à
l'APE.
De manière générale, pour pouvoir
évaluer l'évolution de l'IDE au Suriname à la suite de la
signature de l'APE ce mémoire fait face à un manque de recul dans
les données, et à un manque de données. Cette partie
à pu toutefois montré que le cadre amené par l'APE ne
rencontre pas les principales difficultés concernant le climat
d'investissement au Suriname tel qu'elles sont identifiées par la Banque
mondiale, ou le PRS. Sur le plan statistique aucune conclusion, ni même
hypothèse peuvent être émises, le seul
élément allant dans le sens d'un rôle de l'APE, est le
développement de Call Center en vue d'exporter des services vers les
Pays Bas.
Ce mémoire va maintenant aborder l'aspect de la
croissance au Suriname, et les effets potentiels de l'IDE sur cette croissance.
Toutefois étant donné la conclusion de cette sous partie aucune
conclusion sur le rôle de l'APE au sein de la prochaine partie ne pourra
être émise.
FMN présentes au Suriname
Source : http://www.investmentmap.org/
|
Industrie
|
Nombre
|
Ventes
|
Employés
|
Récente
cie
|
Première
maison -mère
|
Premier pays
d'origine
|
|
Total (biens et services)
|
19
|
18 355,7
|
(2)
|
2 249
|
(11)
|
4
|
SOL (Barbados) Ltd , BRB
|
Etats-Unis d'Amérique
|
|
|
Agriculture et chasse
|
1
|
|
|
21
|
(1)
|
|
Neal
& Massy Holdings Limited , TTO
|
Trinité-et-Tobago
|
|
|
Activités extractives
|
3
|
0,2
|
(1)
|
1 693
|
(3)
|
1
|
BHP
BILLITON PLC , GBR
|
Etats-Unis
d'Amérique
|
|
|
Production alimentaire, boissons,
cigarettes
|
3
|
18 355,5
|
(1)
|
145
|
(2)
|
|
Angostura
Holdings Ltd. , TTO
|
Trinité-et-Tobago
|
|
|
Appareils électriques et
électroniques
|
1
|
|
|
9
|
(1)
|
|
International
Business Machines Corporation , USA
|
Etats-Unis
d'Amérique
|
|
|
Meubles; activités de
fabrication n.c.a.
|
1
|
|
|
100
|
(1)
|
1
|
GREENHEART
RESOURCES (HONG KONG) COMPANY LIMITED , HKG
|
Hong-Kong
(RAS Chine)
|
|
|
Construction
|
1
|
|
|
|
|
|
Koninklijke
Boskalis Westminster N.V. , NLD
|
Pays-Bas
|
|
|
Commerce de gros et de détail;
réparation
|
3
|
|
|
81
|
(2)
|
1
|
SOL
(Barbados) Ltd , BRB
|
Barbade
|
|
|
Services financiers
|
4
|
|
|
200
|
(1)
|
1
|
RBTT
Financial Holdings Limited , TTO
|
Etats-Unis
d'Amérique
|
|
|
Immobilier, locations et
activités de services aux entreprises
|
3
|
|
|
|
|
|
BRITISH
AMERICAN TOBACCO (INVESTMENTS) LTD , GBR
|
Etats-Unis
d'Améri
|
(Les dates d'implantation de ces filiales (non reporté
ici, consultable sur la source du document) tant à montrer qu'il y a des
services non couvert par le GATS, comme par exemple la construction, dans
lequel les filiales européennes ont pu s'implanter, avant la signature
du BIT (Suriname-Pays Bas & de l'APE. Ce qui accrédite les analyses
du PRS, il n'y a avait avant l'APE ou le BIT de restriction sectoriel, mais
plus un processus de négociation au cas par cas).
2. IDE et croissance au
Suriname.
La partie III a mis en lien deux éléments
important pour que l'IDE puissent être vecteur de technologie :
l'existence d'un écart entre les pays sources et les pays cibles (2.1),
et la capacité d'absorption définie par le capital humain (2.2).
Les apports de la théorie de la dépendance ne seront pas
testés ici, de manière générale il nécessite
un recul important, l'effet de ralentissement via l'IDE sont liés
à des externalités qui se développent après un
certain temps, (généralement les travaux de ce courant prennent
aux moins décalage temporel de 10 ans).
2.1 Mesurer
l'écart technologique entre l'UE et le Suriname.
Cette
partie vise à mettre en évidence l'existence d'un écart de
productivité total des facteurs entre le Suriname et les pays membre de
l'UE.
La partie III a été établie en prenant
pour base des modèles de croissances se basant sur la fonction de
production de type Cobb Douglas, l'encadré suivant décris la
manière dont va être calculé la productivité totale
des facteurs au Suriname et des 27 membres de l'UE.

En prenant les logarithme :
ð 
ð 
ð 
Le logarithme de la productivité total des facteurs
sera utilisé comme moyen de comparaison. Afin de pouvoir comparer les
résultats entre les deux économies, les valeurs du PIB et du
stock de capital seront exprimés en dollars constant (base :
2005). Les données sont récupérées à partir
de différentes bases de données, l'annexe 2 reprennent les
données et sources à partir desquels le graphique suivant a
été construit :
Ce graphique représente les productivités,
telle que mesurées ici, en normalisant par rapport à la
productivité de l'UE27 (productivité UE27=1)
En 2006- 2007- 2008 -2009.
Note : les productivités ne sont pas ici
exprimées dans leurs valeurs logarithmiques, recul de plusieurs
années est pris en raison de la conjoncture particulière.




- .
Ces deux graphiques doivent être interpréter avec
précaution :
- Les données :
notamment dans le cadre du Suriname, les données concernant l'emploi
total (total de la population en emploi) n'a pu être trouvées.
Elles ont été reconstruites à partir de données
disponibles via la base statistique de l'ECLAC donnant la population total du
Suriname de 15 ans et + travaillant en 2006/2008/2009 de l'ILO (International
Labour Organisation)365(*). L'hypothèse formulée ici est donc
qu'il n'y a pas de personnes en dessous de 15 ans qui participent au
marché du travail, ce qui peut amener à une surestimation de la
productivité surinamaise, de plus ces données sont des
projections. Les données sur le stock de capital en 2006 et le PIB en
2006 ont été reprises pour tous les pays à partir des
données de l'UNDSTAT, exprimées en dollar constant de
2005366(*). Les
données sur le nombre de personnes étant en emploi au sein des
pays de l'UE via le logiciel KLIM367(*) et proviennent soit d'Eurostat soit de l'OECD
- Les deux paramètres alpha et Beta ont
été fixés arbitrairement : respectivement 1/3 et 2/3.
Si il est possible de construire des valeurs plus fiable (notamment en partant
de la énumération salariale)368(*), le manque de données sur le Suriname a
conduit à adopter la méthode décrite par Kidsmom369(*), qui en se basant sur des
recherches antérieures, fixe les valeurs des coefficients comme dans ce
travail370(*).
- La mesure de la productivité :
étant donné la manière dont est spécifiée la
fonction de production finale, et comme le note De Mello371(*), il s'agit d'une mesure de
tous les éléments pouvant entrainer une augmentation de la
productivité : comme par exemple les infrastructures, dont le point
précédent a souligné le manquement au sein du Suriname.
Dans la mesure où la productivité telle que
mesuré ici serait un proxy adéquat pour mesurer l'écart
technologique, il y aurait bien un écart technologique entre le Suriname
et l'UE. Ce qui signifierait que le Suriname peut bénéficier des
transferts de technologie supposée de l'IDE. L'existence d'un
écart est une des deux données ; l'autre composante
importante est le capital humain, compris comme capacité d'absorption
d'une nouvelle technologie au sein d'une économie. Ce point termine
cette quatrième partie.
2.2 Capital humain au
Suriname.
Afin d'opérationnaliser la notion de capital humain
dans le cadre de ce mémoire, la méthode retenue aurait pu
être celle présentée dans l'article de E. Borensztein, cela
en vue de comparer le niveau de capital humain au Suriname aux résultats
présentés par l'article372(*). Le capital humain est donc mesurer ici à
partir de la proportion de la population masculine qui atteint et
dépasse le niveau secondaire. De la manière suivante : Un
pays qui a parmi sa population, 10% des hommes au-dessus de 25 ans qui a
atteint le niveau secondaire, parmi ces 10%, 75% finissent le cursus & 25%
s'arrête au bout de 3 ans, se retrouve avec le score suivant de capital
humain :

373(*)
C'est le seuil dans l'article de Borensztein à partir
duquel l'effet de l'IDE sur la croissance est positif.
Toutefois aucune statistique disponible ne permet de
reconstruire cet indicateur. Les statistiques qui vont être
présenté émanent des bases mises en ligne par la banque
mondiale374(*),
associé aux données sur la population totale disponible dans le
rapport du CEPAL375(*).
En se basant sur la statistique EPDC projection376(*) et sur le chiffre du CEPAL
(population total), en 2010 23 % de la population surinamaise sortirait du
système éducatif sans avoir atteint le niveau primaire, 33%
sortiraient en ayant atteint le niveau primaire, et 39 % atteindrait le niveau
secondaire. En se basant sur ces trois indicateurs, le Suriname apparait comme
une destination pouvant profiter de l'IDE. En effet, les données ne
précisant pas que le niveau atteint l'est partiellement, en suivant le
guide des données publié par l'EDPC il semble que ces projections
correspondent à un niveau achevé377(*), ce qui donnerait ici le
score de 6*0.39 = 2.34, ce qui le place largement au-dessus du seuil mis en
avant précédemment. Toutefois, Ces résultats sont plus
à prendre comme des indications que comme des faits, en raison de
l'incertitude pesant sur les données, et des problèmes de biais
inhérents à tout travaille économétriques. De
manière plus générale sur le niveau d'éducation au
Suriname ce dernier semble être une priorité du gouvernement
surinamais, comme le montre la croissance du nombre d'inscrit au sein de
l'économie surinamaise, priorité rapporté au sein du
rapport 2010 du PRS378(*).
Conclusion
Pour conclure cette partie L'APE ne rencontre pas les
principales difficultés liées à l'investissement au
Suriname. Cela n'a toutefois pas été possible à confirmer
avec des données statistiques sur les flux d'IDE. Du point de vue des
théories de la croissance endogène les deux
éléments mis en avant à la partie III semblent être
réunis pour que l'IDE bénéficie au Suriname en termes de
transfert technologique. Toutefois il s'agit plus d'indications que de fait
établi
Ce mémoire à dans un premier temps passer en
revue les éléments présent dans l'APE en lien avec les IDE
(Partie I). Cette partie a permis de montrer que l'APE était un accord
ambigu. Ambigu dans sa dimension de contraintes juridiques pour les parties
contractantes : la question de la protection offerte aux investisseurs.
Ambigu dans l'ouverture qu'il entraine au sein du Suriname, aussi bien dans le
secteur des services que des biens. Ambiguïté qui n'a peut
être levé en raison du manque d'analyse ou source existante sur le
cadre légal surinamais.
Cette description de l'accord faite, deux Etat de l'Art ont
été présenté. Le premier axé sur l'IDE
à montrer la grande indétermination sur les facteurs menant
à sa localisation et la nécessité de traité l'IDE
en le contextualisant En se concentrant sur les services l'importance apparente
du cadre institutionnel a été souligné et le rôle
positif dans certain cas des BIT. Le second volet théorique, axé
sur la croissance, à présenter deux approches de l'IDE :
l'une le décrivant comme un frein; lorsque la seconde décris
l'IDE comme une source importante de transfert de technologie, en soulignant la
nécessité du capital humain.
La quatrième a contextualisé les apports des
trois autres parties au sein du Suriname. Manquant de donnée sur les
flux d'IDE cette partie est limité mais a permis de montrer que l'APE ne
semble pas pouvoir influencer sur les principales caractéristiques du
climat d'investissement surinamais. Sur le plan de la croissance, s'il y a bien
existence d'un écart de productivité entre le Suriname et les
pays membre de l'UE27, la mesure de la productivité donné ici est
bien plus large qu'une mesure de la technologie tel que présenté
dans les modèles de croissance en partie III. Sur le plan du capital
humain là encore un manque de donnée ne permet d'établir
le niveau moyen de formation de la population surinamaise, toutefois il
semblerait que le Suriname soit en mesure de bénéficier de
l'IDE.
In fine les mesures de l'investissement au sein de l'APE
semblent être un outil ambigu en vue de favoriser la croissance au sein
du Suriname.
Toutefois une limite importante ici est de
considéré l'APE de manière isolé, sans prendre en
considération le nouveau cadre commerciale qu'il instaure (important
notamment pour les IDEV) ; et de manière plus
général isoler de la politique mise en oeuvre dans le cadre de
Cotonou.
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http://databank.worldbank.org/ddp/home.do
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http://epdc.org/static/GlobalEducationData.pdf
Annexe 1 : liste des engagements pris au sein de l'APE
& du GATS
GATS
|
GATS
|
|
Secteurs
|
CPC
|
APE
|
APE
|
|
Accès aux marchés
|
Traitement nationale
|
N°
|
Nom (Basé sur la liste utilisé dans le cadre
GATS)
|
Indication sur la CPC, si aucun n° donné :
inforamtion abesente de l'APE.
|
Accès aux marchés
|
Traitement National
|
|
|
1.
|
BUSINESS SERVICES
|
Section B
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
A.
|
Professional Services
|
|
|
|
|
|
|
a.Legal Services
|
861
|
|
|
|
|
|
b.Accounting, auditing and bookeeping services
|
862
|
|
|
|
|
|
c.Taxation Services
|
863
|
|
|
|
|
|
d.Architectural services
|
8671
|
|
|
|
|
|
e.Engineering services
|
8672
|
|
|
|
|
|
f.Integrated engineering services
|
8673
|
|
|
|
|
|
g.Urban planning and landscape architectural services
|
8674
|
|
|
|
|
|
h.Medical and dental services
|
9312
|
|
|
|
|
|
Neurosurgery
|
|
|
|
|
|
|
Epidemiological services
|
931
|
|
|
|
|
|
CASTAN
|
931
|
|
|
|
|
|
i.Veterinary services
|
932
|
|
|
|
|
|
j.Services provided by midwives, nurses, physiotherapists and
para-medical personnel
|
93191
|
|
|
|
|
|
k.Other
|
|
|
|
|
|
B.
|
Computer and Related Services
|
|
|
|
|
|
|
a.Consultancy services related to the installation of computer
hardware
|
841
|
|
|
|
|
|
b.Software implementation services
|
842
|
|
|
|
|
|
c.Data processing services
|
843
|
|
|
|
|
|
d.Data base services
|
844
|
|
|
|
|
|
e.Other
|
845+849
|
|
|
|
|
C.
|
Research and Development Services
|
|
|
|
|
|
|
a.R&D services on natural sciences
|
851
|
|
|
|
|
|
b.R&D services on social sciences and humanities
|
852
|
|
|
|
|
|
c.Interdisciplinary R&D services
|
853
|
|
|
|
|
D.
|
Real Estate Services
|
|
|
|
|
|
|
a.Involving own or leased property
|
821
|
|
|
|
|
|
b.On a fee or contract basis
|
822
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
E.
|
Rental/Leasing Services without Operators
|
|
|
|
|
|
|
a.Relating to ships
|
83103
|
|
|
|
|
|
b.Relating to aircraft
|
83104
|
|
|
|
|
|
c.Relating to other transport equipment
|
83101+
83102+
83105
|
|
|
|
|
|
d.Relating to other machinery and equipment
|
83106-83109
|
|
|
|
|
|
e.Other
|
832
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
F.
|
Other Business Services
|
|
|
|
|
|
|
a.Advertising services
|
871
|
|
|
|
|
|
b.Market research and public opinion polling services
|
864
|
|
|
|
|
|
c.Management consulting service
|
865
|
|
|
|
|
|
d.Services related to man. consulting
|
866
|
|
|
|
|
|
e.Technical testing and analysis serv.
|
8676
|
|
|
|
|
|
f.Services incidental to agriculture, hunting and forestry
|
881
|
|
|
|
|
|
g.Services incidental to fishing
|
882
|
|
|
|
|
|
h.Services incidental to mining
|
883+5115
|
|
|
|
|
|
i.Services incidental to manufacturing
|
884+885
(except for 88442)
|
|
|
|
|
|
j.Services incidental to energy distribution
|
887
|
|
|
|
|
|
k.Placement and supply services of Personnel
|
872
|
|
|
|
|
|
l.Investigation and security
|
873
|
|
|
|
|
|
m.Related scientific and technical consulting services
|
8675
|
|
|
|
|
|
n.Maintenance and repair of equipment (not including maritime
vessels, aircraft or other transport equipment)
|
633+ 8861-8866
|
|
|
|
|
|
o.Building-cleaning services
|
874
|
|
|
|
|
|
p.Photographic services
|
875
|
|
|
|
|
|
q.Packaging services
|
876
|
|
|
|
|
|
r.Printing, publishing
|
88442
|
|
|
|
|
|
s.Convention services
|
87909*
|
|
|
|
|
|
t.Other
|
8790
|
|
|
|
|
2.
|
COMMUNICATION SERVICES
|
|
|
|
|
A.
|
Postal services
|
7511
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
B.
|
Courier services
|
7512
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
C.
|
Telecommunication services
|
|
|
|
|
|
|
a.Voice telephone services
|
7521
|
|
|
|
|
|
b.Packet-switched data transmission services
|
7523**
|
|
|
|
|
|
c.Circuit-switched data transmission services
|
7523**
|
|
|
|
|
|
d.Telex services
|
7523**
|
|
|
|
|
|
e.Telegraph services
|
7522
|
|
|
|
|
|
f.Facsimile services
|
7521**+7529**
|
|
|
|
|
|
g.Private leased circuit services
|
7522**+7523**
|
|
|
|
|
|
h.Electronic mail
|
7523**
|
|
|
|
|
|
i.Voice mail
|
7523**
|
|
|
|
|
|
j.On-line information and data base retrieval
|
7523**
|
|
|
|
|
|
k.electronic data interchange (EDI)
|
7523**
|
|
|
|
|
|
l.enhanced/value-added facsimile services, incl. store and
forward, store and retrieve
|
7523**
|
|
|
|
|
|
m.code and protocol conversion
|
n.a.
|
|
|
|
|
|
n.on-line information and/or data processing (incl.transaction
processing)
|
843**
|
|
|
|
|
|
o.other
|
|
|
|
|
|
|
personal communication service
|
|
|
|
|
|
|
telecomunication sales, rental maintenance, connection,
repair and consulting services .
|
75410/75450
|
|
|
|
|
|
Tunked radio systme services
|
|
|
|
|
|
|
Paging
|
75291
|
|
|
|
|
|
Teleconferencing services
|
75292
|
|
|
|
|
|
Mobile data service (public use)
|
|
|
|
|
|
|
Mobile service terrestrial based (public use)
|
|
|
|
|
|
|
Mobile service satellite based (public use)
|
|
|
|
|
|
|
Fixed satellite services public use
|
|
|
|
|
|
|
Internet & internet access service (exept voice)
|
|
|
|
|
|
D.
|
Audiovisual services
|
|
|
|
|
|
|
a.Motion picture and video tape production and distribution
services
|
9611
|
|
|
|
|
|
b.Motion picture projection service
|
9612
|
|
|
|
|
|
c.Radio and television services
|
9613
|
|
|
|
|
|
d.Radio and television transmission services
|
7524
|
|
|
|
|
|
e.Sound recording
|
n.a.
|
|
|
|
|
|
f.Other
|
|
|
|
|
|
E.
|
Other
|
|
|
|
|
|
3.
|
CONSTRUCTION AND RELATED ENGINEERING SERVICES
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
A.
|
General construction work for buildings
|
512
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
B.
|
General construction work for civil engineering
|
513
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
C.
|
Installation and assembly work
|
514+516
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
D.
|
Building completion and finishing work
|
517
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
E.
|
Other
|
511+515+518
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
4.
|
DISTRIBUTION SERVICES
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
A.
|
Commission agents' services
|
621
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
B.
|
Wholesale trade services
|
622
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
C.
|
Retailing services
|
631+632 + 6111+6113+6121
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
D.
|
Franchising
|
8929
|
|
|
|
|
E.
|
Other
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
5.
|
EDUCATIONAL SERVICES
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
A.
|
Primary education services
|
921
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
B.
|
Secondary education services
|
922
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
C.
|
Higher education services
|
923
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
D.
|
Adult education
|
924
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
E.
|
Other education services
|
929
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
6.
|
ENVIRONMENTAL SERVICES
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
A.
|
Sewage services
|
9401
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
B.
|
Refuse disposal services
|
9402
|
|
|
|
|
|
hazardous waste collection services
|
9402
|
|
|
|
|
|
hazardous waste treatment and disposal service
|
94022
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
C.
|
Sanitation and similar services
|
9403
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
D.
|
Other
|
|
|
|
|
|
|
Cleaning service of exhaust gases
|
94040
|
|
|
|
|
|
Other environmental services_ closed loop pollution, control
systems for factories
|
94090
|
|
|
|
|
|
Noise abatement service
|
94050
|
|
|
|
|
|
Waste and waste water management
|
94090
|
|
|
|
|
|
Recycling service
|
94090
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
7.
|
FINANCIAL SERVICES
|
812**
|
|
|
|
|
A.
|
All insurance and insurance-related services
|
8121
|
|
|
|
|
|
a.Life, accident and health insurance services
|
8129
|
|
|
|
|
|
b.Non-life insurance services
|
81299*
|
|
|
|
|
|
c.Reinsurance and retrocession
|
8140
|
|
|
|
|
|
d.Services auxiliary to insurance (including broking and agency
services)
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
B.
|
Banking and other financial services
(excl. insurance)
|
81115-81119
|
|
|
|
|
|
a.Acceptance of deposits and other repayable funds from the
public
|
8113
|
|
|
|
|
|
b.Lending of all types, incl., inter alia, consumer credit,
mortgage credit, factoring and financing of
|
8112
|
|
|
|
|
|
c.Financial leasing
|
81339**
|
|
|
|
|
|
d.All payment and money transmission services
|
81199**
|
|
|
|
|
|
e.Guarantees and commitments
|
|
|
|
|
|
f.Trading for own account or for account of customers, whether
on an exchange, in an over-the-counter market or otherwise, the following:
|
81339**
|
|
|
|
|
|
- money market instruments (cheques, bills,
|
81333
|
|
|
|
|
|
- foreign exchange
|
81339**
|
|
|
|
|
|
- derivative products incl., but not limited to,
|
|
|
|
|
futures and options
|
81339**
|
|
|
|
|
|
- exchange rate and interest rate instruments,
|
|
|
|
|
inclu. products such as swaps, forward rate agreements, etc.
|
81321*
|
|
|
|
|
|
- transferable securities
|
81339**
|
|
|
|
|
|
- other negotiable instruments and financial
|
|
|
|
|
assets, incl. bullion
|
8132
|
|
|
|
|
|
g.Participation in issues of all kinds of securities, incl.
under-writing and placement as agent (whether publicly or privately) and
provision of service related to such issues
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
81339**
|
|
|
|
|
|
h.Money broking
|
8119+**
|
|
|
|
|
|
i.Asset management, such as cash or portfolio
|
81323*
|
|
|
|
|
|
management, all forms of collective
|
|
|
|
|
|
|
investment management, pension fund
|
|
|
|
|
|
|
management, custodial depository and
|
|
|
|
|
|
|
trust services
|
81339**
|
|
|
|
|
|
j.Settlement and clearing services for financial
|
81319**
|
|
|
|
|
|
assets, incl. securities, derivative products, or
|
|
|
|
|
|
|
and other negotiable instruments
|
8131
|
|
|
|
|
|
k.Advisory and other auxiliary financial
|
8133
|
|
|
|
|
|
services on all the activities listed in or
|
|
|
|
|
|
|
Article 1B of MTN.TNC/W/50, incl. credit
|
|
|
|
|
|
|
reference and analysis, investment and
|
|
|
|
|
|
|
portfolio research and advice, advice on
|
|
|
|
|
|
|
acquisitions and on corporate restructuring and strategy
|
|
|
|
|
|
|
l.Provision and transfer of financial information,
|
|
|
|
|
|
|
and financial data processing and related
|
|
|
|
|
|
|
software by providers of other financial services
|
8131
|
|
|
|
|
C.
|
Other
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
8.
|
HEALTH RELATED AND SOCIAL SERVICES
|
|
|
|
|
|
|
(other than those listed under 1.A.h-j.)
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
A.
|
Hospital services
|
9311
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
B.
|
Other Human Health Services
|
9319 (other than 93191)
|
205
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
C.
|
Social Services
|
933
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
D.
|
Other
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
9.
|
TOURISM AND TRAVEL RELATED SERVICES
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
A.
|
Hotels and restaurants (incl.
catering)
|
641-643
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
B.
|
Travel agencies and tour operators services
|
7471
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
C.
|
Tourist guides services
|
7472
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
D.
|
Other
|
|
|
|
|
|
|
Marina Service
|
|
|
|
|
|
|
Spa service
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
10.
|
RECREATIONAL, CULTURAL AND SPORTING SERVICES
|
|
|
|
|
(other than audiovisual services)
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
A.
|
Entertainment services (including theatre, live
|
9619
|
|
|
|
|
|
bands and circus services)
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
B.
|
News agency services
|
962
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
C.
|
Libraries, archives, museums and other cultural
services
|
963
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
D.
|
Sporting and other recreational services
|
964
|
|
|
|
|
|
rental leasing of yachts
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
E.
|
Other
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
11.
|
TRANSPORT SERVICES
|
|
|
|
|
|
A.
|
Maritime Transport Services
|
|
|
|
|
|
a.Passenger transportation
|
7211
|
|
|
|
|
|
b.Freight transportation
|
7212
|
|
|
|
|
|
c.Rental of vessels with crew
|
7213
|
|
|
|
|
|
d.Maintenance and repair of vessels
|
8868**
|
|
|
|
|
|
e.Pushing and towing services
|
7214
|
|
|
|
|
|
f.Supporting services for maritime transport
|
745**
|
|
|
|
|
B.
|
Internal Waterways Transport
|
|
|
|
|
|
a.Passenger transportation
|
7221
|
|
|
|
|
|
b.Freight transportation
|
7222
|
|
|
|
|
|
c.Rental of vessels with crew
|
7223
|
|
|
|
|
|
d.Maintenance and repair of vessels
|
8868**
|
|
|
|
|
|
e.Pushing and towing services
|
7224
|
|
|
|
|
|
f.Supporting services for internal waterway transport
|
745**
|
|
|
|
|
C.
|
Air Transport Services
|
|
|
|
|
|
|
a.Passenger transportation
|
731
|
|
|
|
|
|
b.Freight transportation
|
732
|
|
|
|
|
|
c.Rental of aircraft with crew
|
734
|
|
|
|
|
|
d.Maintenance and repair of aircraft
|
8868**
|
|
|
|
|
|
e.Supporting services for air transport
|
746
|
|
|
|
|
|
computer reservation system
|
|
|
|
|
|
sellling and marketing of airtransport service
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
D.
|
Space Transport
|
733
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
E.
|
Rail Transport Services
|
|
|
|
|
|
|
a.Passenger transportation
|
7111
|
|
|
|
|
|
b.Freight transportation
|
7112
|
|
|
|
|
|
c.Pushing and towing services
|
7113
|
|
|
|
|
|
d.Maintenance and repair of rail transport equipment
|
8868**
|
|
|
|
|
|
e.Supporting services for rail transport services
|
743
|
|
|
|
|
F.
|
Road Transport Services
|
|
|
|
|
|
|
a.Passenger transportation
|
7121+7122
|
|
|
|
|
|
b.Freight transportation
|
7123
|
|
|
|
|
|
c.Rental of commercial vehicles with operator
|
7124
|
|
|
|
|
|
d.Maintenance and repair of road transport equipment
|
6112+8867
|
|
|
|
|
|
e.Supporting services for road transport services
|
744
|
|
|
|
|
G.
|
Pipeline Transport
|
|
|
|
|
|
|
a.Transportation of fuels
|
7131
|
|
|
|
|
|
b. Transportation of other goods
|
7139
|
|
|
|
|
H.
|
Services auxiliary to all modes of transport
|
|
|
|
|
|
|
a.Cargo-handling services
|
741
|
|
|
|
|
|
b.Storage and warehouse services
|
742
|
|
|
|
|
|
c.Freight transport agency services
|
748
|
|
|
|
|
|
d.Other
|
749
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
I.
|
Other Transport Services
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
12.
|
OTHER SERVICES NOT INCLUDED ELSEWHERE
|
95+97+98+99
|
|
|
|
|
|
Funeral cremation and unertaling services
|
9703
|
|
|
|
|
|
Dry cleaning services
|
97013
|
|
|
|
|
|
Cosmetic treatment, manicure and pedicure
|
97022
|
|
|
Légende :
|
Secteur non ouvert
|
|
Secteur ouvert, ou partiellement ouvert (sous-secteur
spécifiés soit comme fermé ou ouvert) ou traitement
national garantie
|
|
Secteur Ouvert avec restriction : par exemple obligation de
d'apporter un transfert de technologie. Exeption au traitement nationale.
|
|
Secteur ou l'Etat Surinamais se réserve le droit
d'émettre des restrictions ultérieurement.
|
Annexe 6 : Productivité du Suriname et des pays
membre de l'UE 27 et source des donnée.
Source des données.
|
Pays
|
année
|
source K & Y
|
L : source
|
PIB/tête parité de pouvoir d'achat,
2006
|
|
Suriname
|
SUR
|
Undp : http://unstats,un,org/unsd/snaama/resCountry,asp
|
ILO projection
|
http://pwt.econ.upenn.edu/php_site/pwt70/pwt70_form.php
|
|
Autriche
|
AUT
|
Undp : http://unstats,un,org/unsd/snaama/resCountry,asp
|
Eurostat
|
http://pwt.econ.upenn.edu/php_site/pwt70/pwt70_form.php
|
|
Belgique
|
BEL
|
Undp : http://unstats,un,org/unsd/snaama/resCountry,asp
|
Eurostat
|
http://pwt.econ.upenn.edu/php_site/pwt70/pwt70_form.php
|
|
Bulgarie
|
BUL
|
Undp : http://unstats,un,org/unsd/snaama/resCountry,asp
|
Eurostat
|
http://pwt.econ.upenn.edu/php_site/pwt70/pwt70_form.php
|
|
Chypre
|
CHY
|
Undp : http://unstats,un,org/unsd/snaama/resCountry,asp
|
Eurostat
|
http://pwt.econ.upenn.edu/php_site/pwt70/pwt70_form.php
|
|
République tchèque
|
RTCH
|
Undp : http://unstats,un,org/unsd/snaama/resCountry,asp
|
OECD
|
http://pwt.econ.upenn.edu/php_site/pwt70/pwt70_form.php
|
|
Danemark
|
DAN
|
Undp : http://unstats,un,org/unsd/snaama/resCountry,asp
|
Eurostat
|
http://pwt.econ.upenn.edu/php_site/pwt70/pwt70_form.php
|
|
Estonie
|
EST
|
Undp : http://unstats,un,org/unsd/snaama/resCountry,asp
|
Eurostat
|
http://pwt.econ.upenn.edu/php_site/pwt70/pwt70_form.php
|
|
Finlande
|
FIN
|
Undp : http://unstats,un,org/unsd/snaama/resCountry,asp
|
OECD
|
http://pwt.econ.upenn.edu/php_site/pwt70/pwt70_form.php
|
|
France
|
FRA
|
Undp : http://unstats,un,org/unsd/snaama/resCountry,asp
|
Eurostat
|
http://pwt.econ.upenn.edu/php_site/pwt70/pwt70_form.php
|
|
Allemagne
|
ALL
|
Undp : http://unstats,un,org/unsd/snaama/resCountry,asp
|
Eurostat
|
http://pwt.econ.upenn.edu/php_site/pwt70/pwt70_form.php
|
|
Hongrie
|
HON
|
Undp : http://unstats,un,org/unsd/snaama/resCountry,asp
|
OECD
|
http://pwt.econ.upenn.edu/php_site/pwt70/pwt70_form.php
|
|
Grèce
|
GRE
|
Undp : http://unstats,un,org/unsd/snaama/resCountry,asp
|
Eurostat
|
http://pwt.econ.upenn.edu/php_site/pwt70/pwt70_form.php
|
|
Irlande
|
IRL
|
Undp : http://unstats,un,org/unsd/snaama/resCountry,asp
|
Eurostat
|
http://pwt.econ.upenn.edu/php_site/pwt70/pwt70_form.php
|
|
Italie
|
ITL
|
Undp : http://unstats,un,org/unsd/snaama/resCountry,asp
|
Eurostat
|
http://pwt.econ.upenn.edu/php_site/pwt70/pwt70_form.php
|
|
Lettonie
|
LET
|
Undp : http://unstats,un,org/unsd/snaama/resCountry,asp
|
Eurostat
|
http://pwt.econ.upenn.edu/php_site/pwt70/pwt70_form.php
|
|
Lituanie
|
LIT
|
Undp : http://unstats,un,org/unsd/snaama/resCountry,asp
|
Eurostat
|
http://pwt.econ.upenn.edu/php_site/pwt70/pwt70_form.php
|
|
Luxembourg
|
LUX
|
Undp : http://unstats,un,org/unsd/snaama/resCountry,asp
|
Eurostat
|
http://pwt.econ.upenn.edu/php_site/pwt70/pwt70_form.php
|
|
Malte
|
MAL
|
Undp : http://unstats,un,org/unsd/snaama/resCountry,asp
|
Eurostat
|
http://pwt.econ.upenn.edu/php_site/pwt70/pwt70_form.php
|
|
Pays-Bas
|
P-B
|
Undp : http://unstats,un,org/unsd/snaama/resCountry,asp
|
Eurostat
|
http://pwt.econ.upenn.edu/php_site/pwt70/pwt70_form.php
|
|
Pologne
|
POL
|
Undp : http://unstats,un,org/unsd/snaama/resCountry,asp
|
OECD
|
http://pwt.econ.upenn.edu/php_site/pwt70/pwt70_form.php
|
|
Portugal
|
POR
|
Undp : http://unstats,un,org/unsd/snaama/resCountry,asp
|
Eurostat
|
http://pwt.econ.upenn.edu/php_site/pwt70/pwt70_form.php
|
|
Roumanie
|
ROU
|
Undp : http://unstats,un,org/unsd/snaama/resCountry,asp
|
Eurostat
|
http://pwt.econ.upenn.edu/php_site/pwt70/pwt70_form.php
|
|
Slovaquie
|
SLA
|
Undp : http://unstats,un,org/unsd/snaama/resCountry,asp
|
OECD
|
http://pwt.econ.upenn.edu/php_site/pwt70/pwt70_form.php
|
|
Slovénie
|
SLO
|
Undp : http://unstats,un,org/unsd/snaama/resCountry,asp
|
Eurostat
|
http://pwt.econ.upenn.edu/php_site/pwt70/pwt70_form.php
|
|
Espagne
|
ESP
|
Undp : http://unstats,un,org/unsd/snaama/resCountry,asp
|
OECD
|
http://pwt.econ.upenn.edu/php_site/pwt70/pwt70_form.php
|
|
Suède
|
SUD
|
Undp : http://unstats,un,org/unsd/snaama/resCountry,asp
|
OECD
|
http://pwt.econ.upenn.edu/php_site/pwt70/pwt70_form.php
|
|
Royaume-Uni
|
RU
|
Undp : http://unstats,un,org/unsd/snaama/resCountry,asp
|
OECD
|
http://pwt.econ.upenn.edu/php_site/pwt70/pwt70_form.php
|
|
UE 27
|
UE
|
Directement recalculé par rapport au observation
trouvées.
|
Eurostat
|
http://pwt.econ.upenn.edu/php_site/pwt70/pwt70_form.php
|
* 1 L'aide européenne au
développement, la documentation française2010 Corinne
Balleix p 22
* 2 Sanoussi Bilal, Sophie Houée,
Stefan Szepesi `La dimension commerciale du partenariat ACP-UE :
L'Accord de Cotonou et les APE' ecdpm discussion paper n° 60, p 5
* 3 La CE est établis en
remplacement de la Communauté économique Européenne (CEE)
instauré par le traité de Rome en 1957.
Les institutions de l'Union Européennes après le
traité de Lisbonne, Y. Doutriaux & C. Lequesne p 190-191
* 4
http://www.touteleurope.eu/fr/histoire/dates-cles/les-elargissements/presentation/les-etapes-de-la-construction-europeenne.html
* 5Les institutions de l'Union
Européennes après le traité de Lisbonne, Y. Doutriaux
& C. Lequesne p 13
* 6
http://www.touteleurope.eu/fr/histoire/dates-cles/les-elargissements/presentation/les-etapes-de-la-construction-europeenne.html
* 7 Les institutions de l'Union
Européennes après le traité de Lisbonne, Y. Doutriaux
& C. Lequesne p 13
* 8 L'aide européenne au
développement, Corinne Balleix p 22
* 9
http://www.acpsec.org/fr/acp_states.htm
* 10
http://world-intellectual-property-organization.com/wipolex/fr/regeco_treaties/text.jsp?doc_id=150499&file_id=201070
article 1
* 11
http://world-intellectual-property-organization.com/wipolex/fr/regeco_treaties/text.jsp?doc_id=129243&file_id=201048
article 1 & 28
* 12 Idem p 22
* 13 Sanoussi Bilal, Sophie Houée,
Stefan Szepesi `La dimension commerciale du partenariat ACP-UE :
L'Accord de Cotonou et les APE' ecdpm discussion paper n° 60, p 12
* 14 L'aide européenne au
développement, Corinne Balleix p2
* 15 Article 1 Accord de Cotonou
révisé en 2010
http://www.europarl.europa.eu/intcoop/acp/03_01/pdf/cotonou_2006_fr.pdf
* 16 Sanoussi Bilal, Sophie Houée,
Stefan Szepesi `La dimension commerciale du partenariat ACP-UE :
L'Accord de Cotonou et les APE' ecdpm discussion paper n° 60, p 18
* 17 Idem p 7
* 18 Idem
* 19 Idem p 8-9
* 20 Idem p 22
* 21 Idem
* 22 Sanoussi Bilal, Sophie Houée,
Stefan Szepesi `La dimension commerciale du partenariat ACP-UE :
L'Accord de Cotonou et les APE' ecdpm discussion paper n° 60, p 8
* 23Idem
* 24 Idem
* 25 Idem, p 39-60
* 26 `Revisiting the ACP-EU Economic
Partnership Agreements- The role of Complementary trade and Investment
Policies` Matthias Busse, Intereconomics|4 2010 p 250-251
* 27
http://trade.ec.europa.eu/doclib/docs/2009/september/tradoc_144912.pdf
* 28
http://ec.europa.eu/trade/wider-agenda/development/economic-partnerships/negotiations-and-agreements/#_caribbean
* 29 Notamment `Surinam Country
Conditions climate for Investment & Trade` Political Risk Service,
01/11/2010 p 1
* 30
http://devdata.worldbank.org/AAG/sur_aag.pdf
&
http://data.un.org/CountryProfile.aspx?crName=Suriname
* 31
http://stats.oecd.org/glossary/index.htm
* 32
http://stats.oecd.org/glossary/detail.asp?ID=1129
* 33 Central Product
Classification CPC Version 1.1, p 23
http://unstats.un.org/unsd/statcom/doc02/cpc.pdf
* 34 Idem p 29
* 35 Idem
* 36 Idem
* 37 Idem
* 38 Idem p 30
* 39 `Interpreting the list
of commitment on trade in service in the Cariforum-EC Economic Partnership
Agreement (EPA)', Guide CARICOM office of trade negotiation, p 4
* 40 Central Product
Classification CPC Version 1.1, p 10
http://unstats.un.org/unsd/statcom/doc02/cpc.pdf
* 41Central Product
Classification(CPC), p 10-11
http://unstats.un.org/unsd/statcom/doc02/cpc.pdf,
& Balance of payment manual 5e edition IMF p 39-40; p51 paragraph
185 et p61-69
* 42 `Interpreting the list
of commitment on trade in service in the Cariforum-EC Economic Partnership
Agreement (EPA)', Guide CARICOM office of trade negotiation, p 2
* 43
http://www.wto.org/english/docs_e/legal_e/26-gats.pdf
* 44 Idem article 1 p
* 45
http://www.oecd.org/dataoecd/10/33/2090561.pdf
* 46 The political economy
of world trading system. The WTO and Beyong. Second edition p 239
* 47 The political economy
of world trading system. The WTO and Beyong. Second edition p 250 &
http://www.wto.org/english/docs_e/legal_e/26-gats.pdf
* 48 Idem &
http://www.wto.org/english/docs_e/legal_e/26-gats.pdf
article 1
* 49Idem &
http://www.wto.org/english/docs_e/legal_e/26-gats.pdf
article 1
* 50 Idem p 251 &
http://www.wto.org/english/docs_e/legal_e/26-gats.pdf
article 1
* 51 Idem p 251 &
http://www.wto.org/english/docs_e/legal_e/26-gats.pdf
article 1
* 52 `Investment related
provisions in regional trade agreements`, D. Willemen V. & D.
Fahnbulleh, DFDI/ODI, 2003 p 8-11
* 53 Idem
* 54 Idem
* 55 Accord de Partenariat
économique CARIFORUM/CE, Journal officiel de l'Union européenne
30/10/2008 L 289/I/ article 65
* 56 Idem
* 57 Accord de Partenariat
économique CARIFORUM/CE, Journal officiel de l'Union européenne
30/10/2008 L 289/I article 66
* 58 Investment related
provisions in regional trade agreements`, D. Willemen V. & D.
Fahnbulleh, DFDI/ODI, 2003 p 9
* 59 Accord de Partenariat
économique CARIFORUM/CE, Journal officiel de l'Union européenne
30/10/2008 L 289/I article 66
* 60 Idem article 70
* 61 Investment related
provisions in regional trade agreements`, D. Willemen V. & D.
Fahnbulleh, DFDI/ODI, 2003 p 9-10
* 62 Accord de Partenariat
économique CARIFORUM/CE, Journal officiel de l'Union européenne
30/10/2008 L 289/I article 72
* 63 Idem
* 64 Idem
* 65Accord de Partenariat
économique CARIFORUM/CE, Journal officiel de l'Union européenne
30/10/2008 L 289/I article 123
* 66 Idem Titre Chapitre 2
IV
* 67 CARIFORUM EPA and beyond:
Recommendations for Negotiations on Services and Trade related Issues The
CARIFORUM-EU EPA and Interim Agreement between Other-ACP Regions and the EU:
Investment Provisions and Commitments Working Paper 2008, gtz, Thomas J.
Westcott p 6
* 68 Idem p 3&6
* 69 `Getting to Know EPA:
provision on Service and Investment in the EPA revised` CRNM, p 9
consultable :
http://www.crnm.org/index.php?option=com_docman&task=cat_view&gid=71&Itemid=95
* 70 EC-CARIFORUM Economic
partnership agreement. Services and investment commitments. ITC
Genève 2009
http://www.intracen.org/uploadedFiles/intracenorg/Content/Publications/EC%20Cariforum%20Economic%20partnership%20agreement.pdf
* 71 L'ensemble du paragraphe
est une synthèse du document EC-CARIFORUM Economic partnership
agreement. Services and investment commitments. ITC Genève 2009 p
219-220
* 72 Idem
* 73 Idem
* 74 Idem
* 75 Idem
* 76 Idem
* 77 Idem
* 78 Idem
* 79 Idem
* 80 Idem
* 81 Idem
* 82 Idem
* 83 Idem p 220-227
* 84 Idem
* 85 Idem
* 86 Accord de Partenariat
économique CE/CARIFORUM, JO Union européenne : L 289/II,
30/10/2008, p 1711-1783
* 87
http://tsdb.wto.org/default.aspx
* 88 Texte de l'accord consultable :
http://www.wto.org/english/docs_e/legal_e/26-gats_01_e.htm#articleXIX
article 1.
* 89 `Multilateralising Regionalism:
How Preferential Are Services Commitments in Regional Trade Agreements?',
Sébastien Miroudot, Jehan Sauvage, Marie Sudreau, OECD trade policy
paper n°106, 2010.
* 90 Tableau établis à
partir de l'annexe IV de l'accord de partenariat économique, de la liste
des services associé au GATS, et des engagements pris dans le cadre du
GATS par le Suriname.
* 91 Voir annexe
* 92The political economy of world
trading system, Hoeckman, B. M.; Kosteci, M. M. Oxford university press,
2é edition, p 418
* 93 UNTACAD
* 94 UNTCAD :
http://www.unctad.org/sections/dite_pcbb/docs/bits_suriname.pdf
* 95 Europa :
http://europa.eu/abc/european_countries/index_fr.htm
* 96 Agreement on encouragement and
reciprocal protection of investments between the Kingdom of the Netherlands and
the Republic of Suriname, article 1,
http://www.unctad.org/sections/dite/iia/docs/bits/netherlands_suriname.pdf
* 97 Accord de Partenariat
économique CE/CARIFORUM, JO Union européenne : L 289/II,
30/10/2008, p 23
* 98 Agreement on encouragement and
reciprocal protection of investments between the Kingdom of the Netherlands and
the Republic of Suriname article 1
* 99 Idem, article 3
* 100 Idem, article 6
* 101 Idem
* 102 Définition de
référence de l'OCDE des investissements directs internationaux,
OECD 4e édition 2008
http://www.oecd.org/dataoecd/39/45/40632182.pdf
* 103BALANCE OF PAYMENTS
MANUAL INTERNATIONAL MONETARY, 1993
http://www.imf.org/external/pubs/cat/longres.cfm?sk=157.0
* 104 Idem
* 105 Economie
Internationale, Jean Louis Muchielli Thierry Mayer Dalloz 2005 p257
* 106 Idem
* 107 Economie
Internationale, Jean Louis Muchielli Thierry Mayer Dalloz 2005 p257
* 108 «IDE
été stratégies des entreprises multinationales»,
Sandrine Levasseur, Revues de l'OFCE Hors-séries mars 2002, p 106.
* 109 L'investissement
internationale Denis Tersen Jean Luc Bicout Armand Colin p 69
* 110 Voir Annexe : Multiples
cadres explicatifs de l'investissement direct étranger.
* 111 Multinational
enterprises and the global economy John H Dunning Addison-Welsy Publisher
1993, p 82
* 112 idem
* 113 idem
* 114 idem
* 115 Idem p 79
* 116 Idem p 82
* 117 Idem p 82
* 118 Idem p79
* 119 Idem p82
* 120 Idem p79
* 121 Idem p 82
* 122 Idem p 57
* 123 Idem
* 124 Idem
* 125 Idem
* 126 Idem p 58
* 127 Idem p 58
* 128 Idem
* 129 Idem
* 130 idem
* 131 Idem
* 132 Idem p59
* 133 Idem
* 134 Idem
* 135 Idem
* 136 Idem p 58
* 137 idem
* 138 Idem p 60
* 139 Idem
* 140 Idem p 61
* 141 idem
* 142 Idem
* 143 Idem p 62
* 144 Idem p62
* 145 Idem
* 146Foreign direct
investment and the regional economy J. Jones & C. Wren, Aldershot :
Ashgate, cop. 2006 p46-48
* 147 Idem p 46
* 148 Idem p 46
* 149 Idem
* 150 Idem
* 151 Idem
* 152 Idem p 47
* 153 Idem
* 154 Idem
* 155 Idem
* 156 Idem
* 157 Idem p 48
* 158 Idem
* 159 Henry Loewendahl and
Ebru Ertugal-LoewendahlTurkey's Performance in Attracting Direct Foreign
Investment: Implications for EU Enlargement, ENEPRI Working Paper No.8,
November 2001, p17
* 160 Idem
* 161 Un meilleur climat de
l'investissement pour tous. Rapoprt sur le développement dans le
monde 2005 Abrégé, World Bank, Whashington 2004
* 162 Idem p1-2
* 163 The political economy
of world trading system, 2e edition, B. M. Hoeckman & M. M. Kosteci,
Oxford university press 2001, p 418
* 164 Howard J.Shatz &
A.J Venables «The geography of International Investment»,
WPS2338, World Bank May 2000, p 5
* 165 Idem p 7
* 166 Idem p8-9
* 167 Ewe-Ghee Lim
«Determinant of, and relation between foreign direct investment and
Growth : A Summary of the Recent Literature», IMF Working paper,
WP/01/175, 2001 p 12
* 168 Idem
* 169 Idem
* 170 Idem
* 171 Idem
* 172 Idem
* 173 Howard J.Shatz &
A.J Venables «The geography of International Investment»,
WPS2338, World Bank May, p6
* 174 Henry Loewendahl and
Ebru Ertugal-LoewendahlTurkey's Performance in Attracting Direct Foreign
Investment: Implications for EU Enlargement, ENEPRI Working Paper No.8,
November 2001, p17
* 175Luiz R De Mello, Jr
`Foreign Direct Investment in Developing Countries and Growth : a selective
survey' Journal of Development studies, 34:1, 1-34, 1997
* 176 Idem p 7
* 177 Elizabetg Asiedu `On the
Determinant of Foreign Direct Investment to Developing Countries : Is Africa
Different?', World development Vol 30, No 1 p 107-119, 2002
* 178 Idem p 112
* 179 Idem p 119 et 107-106
* 180 Idem p 112
* 181 Idem p 110
* 182 Idem p 109
* 183 Idem p 110
* 184 Idem p 111
* 185 Idem
* 186 Idem
* 187 Idem
* 188 Idem
* 189 Idem p
* 190 Idem
* 191 Idem
* 192 Avik Chakrabarti `The
determinants of Foreign Direct Investment : Sensitivity Analyses of Cross
Country', Regressions', Kyklos, Vol 54-2001-Fasc. 1 89-114
* 193 Imad A. Moosa, Buly A.
Cardak, `The determinants of foreign direct investment an extreme bounds
analysis` Journal of Multinational Financial Management 16(2006) 199-211.
& Avik Chakrabarti `The determinants of Foreign Direct Investment :
Sensitivity Analyses of Cross Country', Regressions', Kyklos, Vol 54-2001-Fasc.
1 89-114
* 194 Idem p 203-204 & p
93-94
* 195 Idem
* 196 Idem
* 197 Idem
* 198 Idem
* 199 Imad A. Moosa, Buly A.
Cardak, `The determinants of foreign direct investment an extreme bounds
analysis` Journal of Multinational Financial Management 16(2006) p204
* 200 & Avik Chakrabarti
`The determinants of Foreign Direct Investment : Sensitivity Analyses of Cross
Country', Regressions', Kyklos, Vol 54-2001-Fasc p93-94
* 201 Idem p 208
* 202 Idem p 205
* 203 Idem p 208
* 204 Avik Chakrabarti `The
determinants of Foreign Direct Investment : Sensitivity Analyses of Cross
Country', Regressions', Kyklos, Vol 54-2001-Fasc p 94
* 205 Avik Chakrabarti `The
determinants of Foreign Direct Investment : Sensitivity Analyses of Cross
Country', Regressions', Kyklos, Vol 54-2001-Fasc p 98-101
* 206 Imad A. Moosa, Buly A.
Cardak, `The determinants of foreign direct investment an extreme bounds
analysis` Journal of Multinational Financial Management 16(2006) p 207
* 207 Avik Chakrabarti `The
determinants of Foreign Direct Investment : Sensitivity Analyses of Cross
Country', Regressions', Kyklos, Vol 54-2001-Fasc p 106
* 208 Imad A. Moosa, Buly A.
Cardak, `The determinants of foreign direct investment an extreme bounds
analysis` Journal of Multinational Financial Management 16(2006) p 208
* 209 Idem p 208-209
* 210 Avik Chakrabarti `The
determinants of Foreign Direct Investment : Sensitivity Analyses of Cross
Country', Regressions', Kyklos, Vol 54-2001-Fasc p 90
* 211 Imad A. Moosa, Buly A.
Cardak, `The determinants of foreign direct investment an extreme bounds
analysis` Journal of Multinational Financial Management 16(2006) p 209
* 212 Ivar Kolstad & Espen Villanger
`Determinant of foreign direct investment in services`, European
journal of political economy 24 (2008) 518-533
* 213 Idem p 519
* 214 Idem p 521
* 215 Idem p 520 & 522
* 216 Idem p 522
* 217 Idem p 519-520
* 218 Idem p 523
* 219 Idem
* 220 Idem
* 221 Idem p 524
* 222 Idem p 524-525
* 223 Idem p 524-525
* 224 Idem
* 225 Idem p 526-527
* 226 Idem
* 227 Idem o 528
* 228 Idem o 528
* 229 E. Neumayer & L. Soess `Do
bilateral investment treatise Increase Foreign direct Investment to developing
countries` World development Vol 33 n°10 p 1567-1585
* 230 Idem p 1567-1568
* 231 Idem p 1568
* 232 Idem
* 233 Idem
* 234 Idem p 1573
* 235 Idem p 1573 & 1577-1579
* 236 Idem p 1574
* 237 Idem p 1573-1574
* 238 Idem p 1577-1580
* 239 Idem
* 240 Idem
* 241 Théorie de la
croissance endogène Charles I Jones traduction Fabrice Mazerolle ,
De Boeck Université p 27-52 et plus précisément 40-47
* 242 Théorie de la
croissance endogène Charles I Jones, Traduction Fabrice mazerolle,
p 93-119 et plus particulièrement106-109
* 243 Technological
progress and economic development: Are Foreign Direct Investment and Income
Inequality Relevant? 2005 Antonio Marasco, p 20-21
* 244 Idem
* 245 Idem p 21
* 246 R. G. Stokes A. B.
Anderson `Disarticulation and human welfare in less developed
countries` American Sociological Review, Vol 55, N°1 (Fed 1990) p
66
* 247 Idem
* 248 Idem
* 249 Idem
* 250 Michael Timberlake
Jeffrey Kentor `Economic Dependence, Over urbanization and Economic growth
: a study of Less developed countries` The sociological quarterly 24
(Autumn 1983): 489-507 p 495
* 251 Idem
* 252 Idem p 496
* 253 Idem p 496 &
490-493
* 254 V. Bornschier
`Multinational corporations and Economic growth' Journal of
development economics 7 (1980) p192-193
* 255 Idem p 196
* 256 Idem
* 257 W. J. Dixon & T.
Boswell `Dependency, disarticulation and denominator effect : another look
at foreign capital Penetration` The American journal of Sociology, vol
102, n° 2 (Sep 1996) p 545 & 548
* 258 J. Kentor & T.
Boswell `Foreign capital dependence and development : A New
direction`, American sociological Review vol 68 n°2 (April 2003)
p302-305
* 259 Idem p 304
* 260 Idem
* 261 Idem
* 262 Idem
* 263 Idem
* 264 W. J. Dixon & T.
Boswell `Dependency, disarticulation and denominator effect : another look
at foreign capital Penetration` The American journal of Sociology, vol
102, n° 2 (Sep 1996)
* 265 Idem 552
* 266 idem
* 267 W. J. Dixon & T.
Boswell `Differential Productivity, Negative Externalities, and Foreign
Capital Dependency: Reply to Firebaugh` Vol 102 N°2 (Sep 1996) p
581
* 268 Kentor & Boswell
`Foreign capital dependence and development : a new direction`
American Sociological Association, Vol 68 N°2 (April 2003) p 301-313
* 269 Idem p 309
* 270 Idem
* 271 Idem
* 272 Idem
* 273 Antonio Marasco
`Technological progress and Economic development : Are Foreign Direct
Investment and Income inequality relevant` P 23
* 274 M. K. Whyte & R. E.
Barrett `Dependency Theory and Taiwan : Analysis of Deviant case` The
American Journal of Sociology, Vol 87 N° 5 (Mar 1982) pp. 1064-1089
* 275 Multinational
enterprise and the global economy, John H Dunning, Addison Wesley Publisher
Ltd p 287
* 276 Théorie de la
croissance endogène Charles I. Jones (traduction de la
première édition américaine par Fabrice Mazerolle) De
Boeck p94-105
* 277 Idem
* 278 Idem
* 279 Marco Neuhaus The Impact
of FDI on Economic Growth An Analysis for the Transition Countries of Central
and Eastern Europe Physica-verlag a springer company 2006 p 43
* 280 Idem
* 281 Idem
* 282 Idem
* 283 Théorie de la
croissance endogène Charles I Jones De Boeck 200 p119-130
* 284 Idem p 120, et annexe B
pour la fonction de Cobb Douglas.
* 285 Idem
* 286 Idem
* 287 E. Borensztein, J. De
Gregorio, J-W Lee `How does foreign direct investment affect economic
growth' Journal of International Economics 45(1998) 115-135
* 288 Idem p 118
* 289 Idem
* 290 Idem
* 291 Idem p 119
* 292 Idem
* 293 Idem
* 294 Idem
* 295 Idem p119
* 296 Idem p 121
* 297 Idem p 121
* 298 The Impact of FDI on
Economic Growth An Analysis for the Transition Countries of Central and Eastern
Europe, Marco Neuhaux, Physica-verlag a springer company 2006, chapitre 3
p39-58
* 299 Idem
* 300 Idem
* 301De Mello Jr `Foreign
direct investment in developing countries and growth : a selective survey'
Journal of development studies 34: 1, 1-34 p 10
* 302 Idem
* 303 E. Borensztein, J. De
Gregorio, J-W Lee `How does foreign direct investment affect economic
growth' Journal of International Economics 45(1998) 115-135
* 304 Idem p 122-124
* 305 Idem p 124
* 306 Idem p 122
* 307 Idem p 134
* 308 Rati Ram & Kevin
Honglin Shang `Foreign Direct Investment and Economic Growth : Evidence
from Cross Country Data for the 1990s'
* 309 Idem p 206-208
* 310 Idem p 211
* 311 Idem p 210
* 312 Idem p 209
* 313 Bin Xu
`Multinational enterprises, technology diffusion and host country
productivity growth`, Journal of development economics Vol 62 (2000)
477-493
* 314 Idem p 479
* 315 Idem p 480-481
* 316 Idem p 484-485-486
* 317 Idem p 485
* 318 Idem p 487 & 489
* 319Holger Görg David
Greenaway «do domestic firms really benefit from foreign direct
investment» Discussion paper n°3485 August 2002 Centre for
Economic Policy Research
* 320 Idem p 10
* 321 Idem p 10
* 322
http://www.doingbusiness.org/data/exploreeconomies/suriname
* 323
http://www.prsgroup.com/CountryData.aspx
* 324
http://www.enterprisesurveys.org/CustomQuery/
* 325
http://www.enterprisesurveys.org/Methodology/CurrentProjects.aspx
* 326 Doing Business.
Making a differnce for entrepreneurs, The world Bank, 2010 p 113
* 327 Idem
* 328 Idem p 114
* 329 Idem
* 330 Idem p115
* 331 Idem
* 332 Idem p 116
* 333 Idem
* 334 Idem p 119
* 335 Idem
* 336 Idem p 122
* 337 Idem p 125
* 338 Idem
* 339 Idem p 126
* 340 Idem
* 341 Idem
* 342 Idem p 127
* 343 Idem p 127-128
* 344
http://www.doingbusiness.org/methodology/starting-a-business
* 345
http://www.doingbusiness.org/Custom-Query/suriname
&
http://www.doingbusiness.org/reports/global-reports/doing-business-2011
(archive de 2007-2009 en plus des données disponible entre 2010 et
2011)
* 346 Dans le cadre de cet
indicateur la 8e étape prend 500 jours, toutefois l'entreprise peut
entrer en activité avant d'avoir compléter cette dernière.
http://www.doingbusiness.org/data/exploreeconomies/suriname/starting-a-business
* 347
http://www.prsgroup.com/
* 348 Suriname Country
Conditions Investment Climate, Political Risk Yearbook, Political Risk Group,
2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011
* 349Suriname Country
Conditions Investment Climate, 2006, p 2 &
http://icsid.worldbank.org/ICSID/FrontServlet
* 350 idem p 12 (Cela se
retrouve dans l'ensemble des rapports consultés)
* 351 Suriname Country
Conditions Investment Climate 2011, p 2
* 352 Idem
* 353 Idem
* 354 Idem p 6
* 355 Idem p 8
* 356 Idem p 2
* 357 Idem p 2-3
* 358 Idem p 7
* 359 Idem p 11-12
* 360 Idem p 10
* 361 Idem p 13
* 362
http://stats.oecd.org/BrandedView.aspx?lang=en
* 363 Ce mémoire
n'est pas rentré dans les problématique de mesure de l'IDE,
toutefois différents articles font mention de ces difficultés.
* 364 Suriname Country
Conditions, Political Risk Yearbook, Political Risk Group 2011, p 4
* 365 Donnée
récupérer à partir du logiciel KLIM :
http://www.ilo.org/empelm/what/lang--en/WCMS_114240
* 366
http://unstats.un.org/unsd/snaama/selbasicFast.asp
* 367
http://www.ilo.org/empelm/what/lang--en/WCMS_114240
* 368 The Impact of FDI on
Economic Growth An Analysis for the Transition Countries of Central and Eastern
Europe, Marco Neuhaux, Physica-verlag a springer company 2006 p 14
* 369Akarababt Kisdom
`Total Factor productivity levels and comparative progress : The OECDS and
the East Asian Countries', , conference paper :
http://dspace-unipr.cilea.it/bitstream/1889/851/1/KIDSOM-TFP%20Levels%20and%20Comparative%20Progress%5B1%5D.pdf
* 370 Idem p 5
* 371 De Mello Jr `Foreign
direct investment in developing countries and growth : a selective survey'
Journal of development studies 34: 1, 1-34 p 10
* 372 E. Borensztein & J. De Gregorio
& J-W Lee How does foreign direct investment affect economic growth?
Journal of International Economics 45 (1998) 115-135, p125
* 373 Idem
* 374
http://databank.worldbank.org/ddp/home.do
(base relative à l'éducation).
* 375
http://websie.eclac.cl/sisgen/ConsultaIntegrada.asp?idAplicacion=1&idTema=1&idioma=i
* 376
http://databank.worldbank.org/ddp/home.do
(base relative à l'éducation).
* 377
http://epdc.org/static/GlobalEducationData.pdf
* 378 Suriname Country Report, 2010, PRS
p 17
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