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Facteurs explicatifs de la morbidité diarrhéique chez les enfants de moins de cinq ans au Tchad

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par Alexis ATOKARE
Université de Yaoundé II Cameroun - DESS en démographie 2008
  

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2.2.2 Contexte socioculturel

Le Tchad est constitué d'une mosaïque d'ethnies reparties en douze groupes linguistiques. Environ 120 langues sont parlées dans le pays. Pour permettre aux différents groupes de communiquer, le pays s'est doté de deux langues officielles : le Français et l'Arabe comme spécifié à l'article 9 de la Constitution. Il existe trois grandes religions au Tchad : l'islam (53,8%), le christianisme (34,8%) et l'animisme (7,4%).

Les habitudes alimentaires varient selon l'ethnie. L'allaitement exclusif est recommandé par l'OMS pour les six premiers mois de vie parce qu'il contient tous les éléments nutritifs nécessaires et de plus permet la transmission à l'enfant des anticorps de la mère. De plus, le lait maternel étant stérile et non contaminé il permet d'éviter la diarrhée et d'autres maladies. Cette recommandation d'allaitement exclusif n'est pas du tout suivie car au Tchad les mères sont toujours rattachées au culture traditionnelle qu'il faut associer les aliments solides ou semi- solides au lait maternel pour que l'enfant ait plus de force. De même que les habitudes alimentaires varient selon l'ethnie. Selon l'EDST-II, seulement 2% des enfants de moins de cinq mois sont allaités selon les recommandations et reçoivent uniquement le sein. Ce comportement des mères prédispose les enfants au risque de morbidité diarrhéique.

2.2.3. Contexte socio économique

D'après le Rapport National sur les indicateurs UNGASS Tchad 2005, l'économie du pays est pour le moment essentiellement basée sur l'agriculture et l'élevage qui contribuent à environ 40% du PIB en 1998. Ce secteur occupe encore 80% de la population totale du pays. Le démarrage des travaux d'exploitation du pétrole, à Doba dans le sud et à Sédigui à l'ouest du pays contribuera à relancer l'économie du pays. L'industrie est quasi inexistante et les quelques unités agroalimentaires sont concentrées à N'Djaména et dans une moindre mesure au sud.

D'après la première Enquête sur la Consommation du secteur Informel au Tchad (ECOSIT-I) en 1995-1996, l'indice de pauvreté est estimé à 43,3%. Depuis 1994, grâce à l'appui de la facilité d'ajustement structurel renforcée et la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance, le Tchad a connu une performance macroéconomique satisfaisante. La croissance du PIB a été en moyenne, de 5,2% en valeur réelle pendant la période 1994-2003. Depuis 2001, elle a dépassé 9,5% en moyenne par an. D'après les dernières estimations et projections, le PIB réel a continué d'augmenter à un rythme soutenu (8,4 et 12,6%) en 2002 et

2003 sous l'effet des investissements liés au pétrole et de leurs retombées. La production pétrolière a commencé en juillet 2003 et les recettes de l'Etat, en 2003, bien que relativement faible ont augmenté par rapport à 2002 (de 8% à 8,9%). En même temps, la répartition des dépenses a été modifiée en faveur de l'éducation, de la santé, des affaires sociales, des transports, des travaux publics et de la justice. Les allocations budgétaires aux secteurs prioritaires à savoir Education, Santé et infrastructures pour la réduction de la pauvreté ont été encore accrues dans toutes les lois de finances depuis 1997. Le PIB réel par habitant a, d'après les estimations, augmenté en moyenne de 7,6% au Tchad entre 2001 et 2003 et il devrait augmenter, en moyenne, de 8,3% entre 2004-2008. Cela étant, on peut raisonnablement supposer que la récente augmentation du revenu national, entraînée par les investissements pétroliers et les retombées dans le secteur de la construction et des services, bénéficie principalement aux citadins qui vivent dans la capitale et dans les villes secondaires du sud. Il importe aussi de souligner que, pendant la dernière décennie, les prix mondiaux du coton ont baissé d'une manière soutenue. Ils sont tombés à leur niveau le plus bas en 30 ans en 2001/2002; ils remontent légèrement à l'heure actuelle mais dans l'ensemble, la chute des prix pendant la dernière décennie a creusé l'écart entre les revenus urbains et ruraux.

2.2.3.1 Education

Le Tchad a connu plusieurs années de guerre qui ont paralysé ses efforts et causé son retard dans le secteur de l'éducation.

Selon les résultats de l'Enquête Démographique et de Santé (EDS 2004), une proportion importante de la population tchadienne âgée de 6 ans ou plus n'a jamais fréquenté l'école et, plus particulièrement, les femmes 73% contre 54% pour les hommes. Cette forte proportion des femmes non instruites a une influence négative dans le domaine de soins de santé de leurs enfants car les femmes instruites ont tendance à se marier et à procréer tardivement, à faire un bon usage des services de santé moderne, à bien exploiter les informations relatives à l'amélioration des conditions d'hygiène et de la santé de l'enfant.

2.2.3.2. Conditions de vie de ménages

La population vit dans des conditions d'assainissement et d'hygiène insalubres. Selon l'EIMT (MP, 2000) la grande partie (71,3%) de la population ne dispose pas de toilettes. Seulement 24,6% de la population possèdent un système d'évacuation adéquat des excréments dont 0,2% avec WC moderne. Cette situation favorise de nombreuses maladies, notamment les maladies diarrhéiques.

L'évacuation des ordures ménagères est un épineux problème. La situation actuelle se caractérise par l'absence d'ouvrage d'élimination de celles-ci et la prolifération des immondices qui en saison de pluie dégagent des odeurs nauséabondes. L'évacuation des eaux usées et pluviales pose également d'énormes problèmes et favorise parfois l'exposition des populations aux épidémies. Ces conditions d'hygiène constituent un facteur de risque important de morbidité et de mortalité.

Selon l'EDST-II (MP, 2004) 50,4% de la population utilisent un puit traditionnel protégé ou non comme source principale d'approvisionnement en eau. Moins du tiers de la population (31,3%) a accès à l'eau potable dont 11,1% utilisent l'eau de robinet et 20,1% l'eau des fontaines publiques. 11,1% de la population s'approvisionnement en eau de surface (fleuve, rivière et mare).

Le manque d'eau potable dans certaines régions du pays constitue d'une part, un sérieux problème de santé et d'autre part, favorise l'apparition de certaines maladies telles que le choléra, la fièvre typhoïde, etc.

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