WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Les impacts du maraàŪchage sur la végétation ligneuse dans la région des Niayes centrales (Mboro- Diogo ) au Sénégal

( Télécharger le fichier original )
par Sierge NDJEKOUNEYOM
Université Cheikh Anta Diop de Dakar - Diplôme d'études approfondies 2007
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

Chapitre IV : ANALYSE DESCRIPTIVE DE LA VEGETATION

La description de la végétation contrairement aux analyses statistiques des communautés végétales s'appuiera préalablement sur des observations empiriques faites au cours des nombreux transects et en second lieu seulement sur une analyse des différentes classes et de la densité de recouvrement végétal.

La végétation dans la zone des Niayes présente à tout égard une forte diversité. Les variations que l'on enregistre d'un système dunaire à un autre et plus spécifiquement d'un compartiment de la toposéquence à un autre se répercutent directement sur la composition de la végétation et à une plus grande échelle sur sa structuration. Les particularités édaphiques et hydrologiques dont découle cette diversité ainsi que la nature et l'intensité de l'utilisation par l'homme de l'espace sont les déterminants véritables de la végétation et de ses conditions d'évolution.

D'un point de vue dynamique, l'évaluation des données relatives à l'impact du maraîchage sur la végétation nécessite d'abord l'acquisition d'informations précises sur l'écosystème des niayes avant et après la perturbation qu'implique cette activité. Si les données post-perturbation ont pu être en partie rassemblées par le travail de terrain, il n'en va de même des données pré-perturbation. Il est en effet bien rare qu'un milieu ait été correctement échantillonné avant que la pérennité de ses différentes composantes ne se pose en termes de problème. Et quant bien même cela aurait été fait, les données peuvent être difficiles d'accès comme c'est le cas ici26.

C'est pour contourner cet obstacle que la zone d'étude à été délibérément élargie jusqu'à Mboro27 où il faut admettre une plus forte densité de la couverture végétale28et corrélativement une meilleure conservation des essences. Cette approche comparative, que nous adoptons par ailleurs dans tout le travail, nous permettra d'identifier dans l'activité maraichère les facteurs exacerbant la dégradation de la végétation ligneuse. Il s'agit de saisir l'amplitude des variations du couvert végétal sous l'influence de facteurs favorables et défavorables et d'apparenter le stade actuel de la végétation à une formation originelle.29

I. LA DESCRIPTION DU PAYSAGE VEGETAL ENTRE DIOGO ET MBORO

Par commodité nous avons subdivisé notre zone d'étude en trois secteurs pour en faciliter l'observation et éventuellement la comparaison (Figure 8)30.

1.1 Le secteur de Diogo

Les formes et les dimensions des cuvettes varient énormément dans ce secteur. La plupart
d'entre elles sont actuellement fonctionnelles en termes d'exploitation maraîchère. Ce qui se

26- Référence à la revue documentaire.

27- Au départ il était question de s'en tenir au terroir de Diogo.

28- En dépit, il faut le reconnaître, de la proximité urbaine.

29- Tout en ayant conscience qu'un groupement vraiment originel serait difficile, voir impossible à trouvé aujourd'hui. Néanmoins certains s'en rapprochent plus que d'autres et c'est tout l'intérêt de l'exercice.

30-Andal, Diogo et Mboro seront de fait souvent employés pour designer les secteurs et non seulement l'entité territoriale (terroir ou commune).

répercute immédiatement sur la végétation dont l'organisation régulière en auréoles concentriques si caractéristique des niayes inondées se perd progressivement.

1 0 1 2 3 4 Kilomètres

N

Beno

~~~~ ~~ ~~~~~~ ~~~~~ ~~

~~ ~~ ~~ ~

MBORO

~~

(secteur)

~~
~~~~
~~

Golgaindé

~~ ~~ ~~

~~

·

·
·

~~
~~

~~

Santhie touba Ndiaye

E N

~~

~~

~~

~~

~~

~~ ~~ ~~~~

~~~~

~~

~~

~~

~~

~~~~ ~~

Touba Ndiaye

Fas Boye

~~

~~

~~

~~

~~

ANDAL

~~

~~

Diogo sur Mer

(secteur)

~~ ~~

~~~~ ~~ ~~

~~ti

~~ ~~ ~~

Darou diouf

~~


·


·

~~ ~~ ~~

~~

~~~~~~ ~~ ~~

~~ ~~ ~~ al

~~

~~

~~ ~~

~~

Darou Guèye

~~ ~~ ~~ ~~

Route régionale 70 bis

Darou Ndiaye


·
·
~~

~~ ~~ ~~ ~~ ~~ ~~

Darou Ndoye

~~

~~

~~

~~ ~~ Ndjiligne

~~ ~~ ~~ ~~ ~~ ~~ ~~ ~~ ~~

· Etablisement humain

~~

.
·
·

~~

~~~~

~~ ~~

Darou Fal Diogo

~~

Sol nu

Savane

ligne de separation des secteurs étudiés

Culture maraîchère associée aux arbres

Culture maraîchère pure

Piste

Route

Plantation (projet UTP)

~~

Bande de filao

Pseudo-steppe

DIOGO

(secteur)

Route Régionale 70 bis

Figure 8 : Carte de l'occupation de l'espace par secteur Source : Image Landsat 2002- Traitement : S. Ndjekouneyom

Les boisements denses sont devenus de fait très rares et n'excédent pas 20% du couvert végétal ligneux. Les plantes sont plutôt distribuées de manière très isolée sur les versants et dans le fond des cuvettes. L'organisation du toit de la végétation reste inversement proportionnelle à la topographie, exception faite d'Adansonia digitata dont l'imposante silhouette ne passe pas inaperçu sur certains haut-versants. Sur ces dernières on rencontre généralement une végétation très basse, le plus souvent buissonnante à l'image de Lawsonia inermis, Commiphora africana et surtout d'Euphorbia balsamifera qui est ici l'essence la plus typique des sommets. En atteste d'ailleurs le relevé 7 qui en mentionne 113 individus. Des espèces comme de Guiera senegalensis qui préfèrent coloniser les espaces dégarnis sablonneux à tendance stérile prolifèrent aisément dans certains creux dunaires. Mais lorsque les dénivellations s'atténuent Dichrostachys cinerea, Piliostigma reticulatum et Tamarindus indica deviennent les incontournables associés d'Euphorbia balsamifera.

A la croisée de certains chemins apparaissent sur le tiérangal31 des espaces trop petits pour être mis en valeur. Ils abritent par conséquent des espèces assez exceptionnelles par leur rareté ici, comme Acacia ehrenbergiana ou Bauhinia rufescens en compagnie de Capparis tomentosa et d'Acacia albida qui bénéficient d'un égard particulier de la part des paysans.

Sur les bas-versants où règnent des conditions d'humidité plus intéressantes apparaissent des individus d'Elaeis guineensis et de Cocos nucifera. Lorsque la dépression est moins étroite et moins humide donc moins exploité on rencontre une plus grande richesse floristique. Outre Mangifera et Azadirachta indica, on croise un certain nombre de Ficus qui sont ici les indicateurs le plus souvent conservés d'un facies beaucoup plus riche et à forte connotation guinéenne. Dans ces mêmes bas-fonds on à pu observer à proximité du relevé 4 un peuplement intéressant d'Acacia holosericea dont le reflet argenté contraste bien avec ce paysage verdoyant.

Dans la grande dépression de Darou Fal dont le fond est plus ou moins plat, on note la prépondérance des espèces comme Anacardium occidentale, Eucalyptus et Casuarina equisetifolia dont l'agencement régulier en ligne droite trahit la main de l'homme. Vers Darou Ndoye on peut apercevoir une plantation dégradée d'Eucalyptus de 80 ha dont les individus sont dans un état précaire.

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Le doute est le commencement de la sagesse"   Aristote