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Les ressources en eau et leur gestion par les communautés rurales de la commune de Boukombé (Nord- Ouest du Bénin )

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par M'Po Edouard IDIETI
Université d'Abomey- Calavi (Bénin ) - Maà®trise 2004
  

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5.1.3 - Les sols et le couvert végétal de la commune de Boukombé

La structure pédologique de la commune de Boukombé est faite :

- des sols ferrugineux tropicaux lessivés à concrétions et sans concrétions et des lithosols dans la zone de Dipoli, Korontière, Tabota, Manta, Natta, Boukombé et l'Est de koussoukouangou,

- des sols peu évolués sur quartzites, des sols ferrugineux tropicaux indurés et des sols hydromorphes à gley lessivés sur la chaîne montagneuse de Manta à koussoukouangou (figure 5).

Sur ces sols repose un couvert végétal caractérisé par une forte emprise agricole. On n'y observe que des champs et des domaines en jachère. On trouve aussi encore quelques îlots de forêt dense décidue, de savane boisée, arborée, arbustive et saxicole, précisément sur la chaîne montagneuse (figure 6).

Les espèces végétales fréquentes dans la commune de Boukombé sont : Parkia biglobosa (néré), Vitellaria paradoxa (karité), Tamarindus indica (Tamarinier); Bligihia sapida (faux acajou), Adansonia digitata (baobab), Ficus sp (ficus), Manguiféra indica (manguier), Kaya senegalensis (caïlcédrat). .etc. sans oublier les graminées qui tapissent le sol. (Figure 5). Les types de sols et le couvert végétale sont le reflet du climat du milieu considéré.

Figure 5 : Carte des sols de la commune de Boukombé Source : INRAB - Cotonou 2003

Dessin Cartographique : IDIETI M. Edouard, 2003

Figure 6 : Carte des formations végétales à Boukombé

Source : Carte de végétation du Bénin / CENATEL - Cotonou 2003 Dessin Cartographique : IDIETI M. Edouard, 2003

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5.1. 4 - Le climat de la commune de Boukombé

5.1.4.1- Température et Insolation

La commune de Boukombé appartient à la zone climatique soudanienne. La température moyenne est 27°C environ avec une durée d'insolation moyenne annuelle de 22 heures. La température moyenne maximale est 33°C, parfois 37°C ; celle minimale est 21°C et ne descend jamais en dessous de 17°C (figure 7).

Figure 7: Variations mensuelles de températures et d'insolation moyennes.

Les mois de Mars, Avril et Mai sont les plus chauds avec une température moyenne autour de 29°C avec une insolation autour de 24 heures et les mois les plus froids sont ceux de Juillet, Août et Septembre avec une température moyenne de 25°Cet une insolation autour de 15 heures.

En somme la température et l'insolation sont généralement élevées dans la

M A M J J A O N D

commune de Boukombé. Eléments climatiques, leur combinaison constitue l'un des

nsoatio Moy(h) Températre Moy(°C)

facteurs conditionnant la disponibilité de l'eau à Boukombé. Elles sont à l'origine de l'évapotranspiration et de la formation des nuages qui donnent les précipitations.

T 3

- - - 43 -Page 43 sur 162

5.1.4.2- Nébulosité, pluviosité et Humidité Relative

Le climat à Boukombé est caractérisé par une alternance d'une saison sèche et d'une saison pluvieuse. Le couvert nuageux est de 6 octa6 en moyenne avec une humidité relative de 59%7. Les précipitations liées à la fois à l'arrivée du front de mousson et aux influences orographiques, situent cette région parmi les plus arrosées du Bénin8. La saison pluvieuse qui va de Mai à Octobre avec 1350 mm de pluie à Boukombé, est très fluctuante et se réduit de nos jours de Juin voire Juillet à Octobre. Les mois d'Août et Septembre sont les plus pluvieux avec une moyenne qui n'excède pas 233,32 mm de pluie par mois et ayant la nébulosité la plus importante de l'année soit 7 octa (Figure 8).

0 Figure 8: Variation mensuelle de la pluviométrie, de l'Humidité relative et du couvert Nuageux à Boukombé.

Par ailleurs, la correspondance entre les paramètres Pluie - Nébulosité -

0

Humidité Relative - Insolation - Température, fait remarquer que les mois les plus

J F M A M J J A S O N D

pluvieux sont les plus nuageux avec de fort taux d'humidité de l'air mais les plus froids avec de courtes durées d'insolation. Tandis que les mois les plus secs Pluie my. HR moy Néblosité moy.

6,16 ASECNA: Normale climatique (1961 - 1990) 8 NATTA Justin (1999): Mémoire de maîtrise

- - - 44 -Page 44 sur 162

(Décembre, Janvier et Février) sont les moins nuageux avec les plus faibles taux d'humidité relative. Ils connaissent les plus grandes durées d'insolation (26 h en Janvier contre 13 h en Août) mais ne sont pas les plus chauds. Cela est dû au fait que ces mois connaissent les plus grandes fréquences de brume sèche (10 sur 31 jours9). La disponibilité des ressources en eau est aussi fonction des facteurs humains caractérisant le milieu.

5.1.5- Fondements socio-économiques de la commune de Boukombé 5.1.5.1- Peuplement

On peut diviser la commune de Boukombé en trois (03) zones selon les groupes socioculturels et les dialectes. En effet nous avons la zone de Tabota, Manta, Boukombé qui regroupe les "Batchaabà" (un dialecte du Ditãmmari), la zone de Koussoukouangou qui regroupes les "Batémboba" ou"Bakpãribà" (un autre dialecte du Ditãmmari) et la zone de Korontière - Dipoli qui regroupe un mélange de Lamba et M'bèlimè communément appelé "Yindé"et même båtãmmaribå.

Il faut noter que les dialectes de "Batchaabà" et "Batémboba" ou "Bakpãribà" regroupent beaucoup d'autres sous dialectes qui peuplent le secteur d'étude. Ce sont ces différents groupes socioculturels et dialectes qui organisent la répartition spatiale dans la commune de Boukombé.

Leur origine est jusqu'alors mal connue. Certaines études stipulent que båtãmmaribå seraient venus du sud actuel du Burkina-Faso (région de Banfora ) « où on trouve des populations ayant le même système de construction d'habits et les mêmes coutumes, mais qui parlent un dialecte différent» (BERNOLLE, 1968)10.

Dans leur mouvement ils s'installèrent d'abord à KUYUBONKU (Dans la commune de Tanguiéta) ensuite ils occupèrent Kubéntiéku (dans l'actuel arrondissement de Tabota). De cette localité ils essaimèrent enfin suivant plusieurs directions pour occuper toute la commune de Boukombé et au-delà.

9 ASECNA: Normale climatique (1961 - 1990) Station - Natitingou

10 BERNOLLE, J. 1968: EVENTAIL ETHNOLOGIQUE D'AFRIQUE; Ecole supérieure des lettres de Brazzaville. P54. cité par NTTA, J. 1999: TRADITION ET DEVELOPPEMENT: OCCUPATION, EXPLOITATION DU SOL, ET ORGANISATION SPATIALE CHEZ LES BETAMMARIBE DU NORD BENIN; mémoire de maîtrise, p30

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Les Lamba constituent une minorité venue du Togo pour s'installer dans les actuels arrondissements de Korontière et Dipoli.

Les M'bélimè (yindé) un peu plus nombreux que les Lamba sont probablement venus de Matéri, après avoir transité par cobly pour s'installer dans les arrondissements de Korontière-Dipoli.

Nonobstant cette variété de groupes socioculturels, il n'y a pas de variation notable du type d'habitat dans la commune de Boukombé.

L'habitat dispersé dans la commune de Boukombé n'ignore pas la disponibilité de l'eau.

«La configuration du relief est l'un des facteurs expliquant le degré d'organisation spatial de l'habitat. Les régions de montagne semblent être les territoires de l'habitat dispersé.» (NATTA, 1999). « [...] Dans les régions des roches imperméables, l'eau est partout et on peut facilement disperser les maisons».11 Il existe dans la commune de Boukombé plusieurs sources et mares localisées dans les gorges surtout dans la zone moutonnée et la zone de la chaîne de montagne.

Il faut aussi noter qu'en pays OJãPP1riEE en général et à Boukombé en particulier chaque villages ou localité possède au moins un point d'eau (source ou mare) qui dessert les habitants en période difficile.

De tout ce qui précède, la disponibilité de l'eau est l'un des facteurs déterminant de l'habitat dispersé à Boukombé ; les populations s'installent en tenant bien compte de la disponibilité de l'eau.

En effet la toponymie a généralement un rapport avec le dialecte du peuple installé. Koutagou par exemple signifie «la région habitée par le peuple parlant le dialecte dita. D'autres noms de villages ou localités ont des significations résultantes d'histoires particulières (voir Annexe 3a).

11 DERRUAU, M. cité par NATTA , K. J. Cit. P. 63

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5.1.5.2- Population

La population de la commune de Boukombé est assez dynamique. Son effectif est passé de 38500 habitants en 1964 à 47049 habitants en 1979. Selon le recensement de 1992 la population de la commune de Boukombé a atteint un effectif de 58196 habitants réparti en 10737 ménages dont 10259 ruraux. Cette population est passée à 60617 habitants en 2002 selon les résultats provisoires du RGPH3 de Février 2002 (INSAE, 2002).

Cette augmentation démographique exerce sans doute une pression sur les ressources en eau et en conséquence nécessite une rigueur en matière de gestion de ces ressources.

Cette population est répartie dans 71 villages regroupés en 7 arrondissements à savoir: Koussoukouangou, Boukombé, Nata, Manta, Tabota, Korontière et Dipoli. Cependant, elle est inégalement répartie dans ces arrondissements. Le tableau VI cidessous indique la population et la densité par arrondissement.

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Tableau VI : Population, Superficie et Densité de population de la commune de Boukombé (en 1992)

 

Arr. de Koussou- kouangou

Arr. de Boukombé

Arr.

de

Natta

Arr.

de Manta

Arr.

de Tabota

Arr. de Korontière

Arr.

de Dipoli

Total

Population (hbt)

3859

16044

7768

10456

8285

5823

5901

58196

Superficie (km2 )

278

127

121

216

129

89,5

75,5

1036

Densité (hbt / km2)

13,88

126,33

64,40

48,40

64,22

65,78

78,15

56,17

 

Source: NATTA , 1999 ; P33

La commune de Boukombé abrite en majorité le groupe socioculturel otãmmari (plus de 92% de la population totale). (Figure 9)

Les M'b~jlimq, Lamba, Yom, Lokpa, Adja, Fon, Bariba, Dendi, Yoruba et autres groupes socioculturels constituent ensemble une minorité (moins de 8% ) de la population totale de Boukombé. Les M'b~lim~ et les Lamba sont successivement plus importants que les autres groupes socioculturels.

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Figure 9: Carte des dominances linguistiques à Boukombé Source : CENALA - Cotonou 2003

Dessin Cartographique : IDIETI M. Edouard, 2003

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5.1.5.3- Les activités agricoles

L'agriculture constitue l'activité principale dans la commune de Boukombé : elle occupe plus de 96% de la population (INSAE, RGPH 1992). Les Céréales, les tubercules, les légumineuses, les cultures maraîchères, sont les types de cultures dominantes dans le milieu (Figure 10).

Figure 10: Les types de cultures pratiqués à Boukombé

Source des données statistiques : CARDER-Atacora, Boukombé 2002.

36%

La figure 10 ci-dessus montre que les tubercules, les céréales et les légumineuses font respectivement 37%, 36% et 13% de la production. Parmi les céréales le Sorgho, le mil et le fonio sont les plus cultivés ; il en est de même de la patate douce, l'igname et le taro pour les tubercules ; l'arachide et le coton pour les cultures industrielles. Quant aux légumineuses, le haricot/niébé et le Vouandzou apparaissent les plus importants.

Tubercules

Par ailleurs l'activité agricole étant calquée sur la variation pluviométrique dans la région, les paysans coordonnent bien leurs activités par leur maîtrise des éléments du temps.

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5.1.5.4- Perception paysanne du temps et calendrier cultural

L'année appelée Dibeni en ditammari et en M'bèlimè, wunô en Lamba est composé de douze mois. Elle est connue de toute la population de Boukombé ainsi que les différents mois. A chaque mois correspond une ou des préoccupations données chez les paysans (tableau VII).

Tableau VII : Perception paysanne des mois de l'année.

Equivalent français

Ditammari

M'bèlimè

Lamba

Préoccupations
paysannes

Janvier

Tããpo / faciifa facetifà

Hãtipoli / Diyokoori

hondë kromon

Le mois de la récolte des ignames et battage du mil

Février

Dawaana / faciifa fadåånfà

Hãtiyéré / kåtontonyaakå

hondë sinassil

Le mois de la chasse

Mars

Tibénti / faciifa fatããnfa

Hãtiaanti / utchaatu

hondë nassiisså

Le mois des cérémonies funéraires

Avril

Dinõtõri / faciifa fanããnfa

Hãtinããnsi / tikånti

hondë nasinaasa

Le mois de la cueillette du néré et de préparation des champs

Mai

Dipëëcá / faciifa CID fanum'

Hãtinummu / ditchontchokri

hondlinasina

Le mois du semis du fonio

Juin

Diyodëri / faciifa fakuënfa

Hãtiduo / hãdaamå

hondëlétè

Le mois du semis du mil et sorgho

Juillet

Dikãndëri / faciifa fayienfa

Hãtidoré / dikonhonhàri

hondë

Le mois de la culture d'arachide et du voandzou

Août

Diyofii / faciifa

faAH

Hãtidinyein / CIde-ndå

hondë nasinanawsa

Le mois du sarclage des champs de sorgho et de maturation de l'igname précoce.

Septembre

Kupëëseinkù / faciifa fawåånfà

Hãtiwå / dipokosidå

hondënaho

Le mois de la récolte du fonio

Octobre

Tipånti / faciifa fapiinfa

Hãtipikå / dibadisiidå

hondë hiu

Le mois du dernier

sarclage des champs de sorgho et du défrichage pour le champ d'igname.

Novembre

Diyosè / faciifa fapiinfa dafacetifa

Hãtipikånakãmba / Diyodansidå

hondë hiunakromon

Le mois de la récolte du sorgho

Décembre

Bawaannãã / faciifa fapiinfa dafadåånfa

Hãtipikånasinyéré / disituri

hondë hiunanasil

Le mois des cérémonies
fétichistes et autres fêtes

 

Source : résultats d'enquêtes, 2003

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La première signification de chaque mois en Ditammari et en M'bèlimè correspond à un simple classement, quant à la seconde signification, les noms des mois correspondent aux activités qui ont lieu pendant la période. Compte tenu des activités agricoles, chaque mois correspond à une activité agricole (cultures, moisson), soit une autre activité rurale (chasse, pêche) ou alors aux cérémonies et fêtes.

Il en résulte de ce fait un calendrier agricole paysan bien connu et suivi de tous les paysans de Boukombé (tableau VIII).

Tableau VIII : Calendrier agricole paysan à Boukombé

Mois Activités

Jan

Fév.

Mars

Avr

Mai

Juin

Juil

Ao

Sept

Oct

Nov.

Dec

Préparation du champ

 
 

Fonio (grattage à plat)

Fonio (grattage à plat)

Sorgho

Sorgho Mil

Voandzou Arachide

Voandzou Arachide

 
 
 
 
 

Défrichage

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Igname

Billonnage

 

Sorgho

Sorgho

 

Sorgho

Voandzou Arachide

Voandzou Arachide

 
 
 
 
 

Buttage

Igname
Manioc

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Igname
Manioc

Igname
Manioc

Semis

Igname (plantation)

Igname (plantation )

 

Fonio (à la volée)

Fonio

Sorgho

Mil

Igname (plantation)

Sorgho Mil

Manioc (bouturage)

Manioc (bouturage)

Manioc (bouturage)

Manioc (bouturage)

 
 

Pépinière

 
 
 
 
 

Mil
Riz

Mil
Riz

Mil

 
 
 
 

Repiquage

 
 
 
 
 
 

Riz

Riz Mil

Mil

 
 
 

Sarclage

 
 

Igname

 
 

Manioc

Sorgho Mil

Voandzou Arachide

Sorgho Mil

Manioc

Mil

 

Manioc

Désherbage

 
 
 
 
 

Fonio (à la main)

Riz (à la main)

Riz

 
 
 
 

Récolte

Manioc

 
 
 
 
 

Igname

Igname

Fonio Voandzou Arachide

Fonio Voandzou Arachide Sorgho

Riz

Sorgho Mil

Riz Igname

Sorgho Mil

Manioc

Battage /
Vannage

Riz Sorgho

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Fonio Sorgho Mil

Riz

Sorgho Mil

Riz

 

Source : PGTRN, 2002 et résultats d'enquête, 2003

Le tableau VIII montre qu'aucun mois n'est sans activité agricole. On distingue trois (03) périodes d'activités : La période des préparations et mise au point des champs (défrichage, billonnage, buttage et autres préparations) de mars à juin ; la période de mise en terre et d'entretien des cultures (semis, sarclage/désherbage, repiquage), de juin à septembre voire octobre, (février pour l'igname) ; et la période de moisson d'octobre à décembre - janvier. A ces activités agricoles les paysans de Boukombé ont la facilité d'associer au moins un petit élevage.

5.1.5.5- Les activités commerciales à Boukombé

Le commerce est très peu développé dans la commune de Boukombé. Il se résume généralement à la vente du "Tchoucoutou" (bière locale fabriquée à base du sorgho) pratiqué par les jeunes femmes surtout les jours de marchés et des produits agricoles. Il faut noter qu'une autre activité commerciale à travers les cours d'eau a commencé par émerger dans la commune de Boukombé, il s'agit de la vente du sable ramassé dans les lits de certains cours d'eau et déposé en tas d'environ 1,5 m à 2 m de hauteur (figure 11).

Figure11 : Ramassage du sable dans le cours d'eau de Koumangou au pont de la voie de Korontière.

Observez les tas de sable et le groupe de femmes en train de former un autre tas.

Source : Cliché IDIETI M. E. Décembre 2002, Boukombé.

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Le secteur de la pêche est aussi presque inexistant. Malgré l'inexistence des cours d'eau permanents, les paysans vont à la pêche pendant la période de décembre à février, période pendant laquelle quelques petits marigots en cours de tarissement favorisent la capture de poissons et autres espèces halieutiques y existants.

En somme, l'étude des facteurs physiques et humains de la gestion des ressources a permis de se rendre compte que la commune de Boukombé est peuplé essentiellement par les bLtaPPariEI qui exercent l'agriculture comme activité principale. Son relief est caractérisé par une plaine inclinée vers l'ouest et bordé à l'Est par une zone moutonnée et la chaîne de l'atakora. Sa géologie est constituée de roches métamorphiques. Les types de sols sont des sols peu évolués sur quartzites, des sols ferrugineux tropicaux et des sols hydromorphes. Le climat de types tropical humide est caractérisé par une température moyenne de 27°C et une alternance d'une saison sèche et d'une saison pluvieuse avec d'importantes précipitations d'environ 1300 mm de pluie par an.

Q'en est-il des ressources en eau d'origine atmosphérique et de leur variabilité dans la commune de Boukombé ?

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