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Mémoire portant sur "La liberté de Presse "

( Télécharger le fichier original )
par Mame Seydou BA
Université Gaston Berger de Saint Louis du Sénégal - Maitrise droit des collectivités locales 2012
  

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Paragraphe 2 : L'intervention subsidiaire des pouvoirs public dans la régulation de la presse

Elle fait intervenir l'exécutif dans la régulation médiatique (A) et le Parlement (B)

A) L'exécutif dans la régulation médiatique

L'affirmation de la compétence législative, puis la création du Conseil National de Régulation de l'Audiovisuel, n'ont pas véritablement remis en cause le rôle central de l'exécutif en matière d'organisation de la communication au Sénégal.

En effet, l'article 3 de la loi de 2006 sur le CNRA reconnait au Président de la République le pouvoir de désigner tous les membres du CNRA en ses termes : « Le conseil National de Régulation de l'Audiovisuel comprend neuf membres nommés par le Président de la République ».

Dans ce cadre, l'intervention du Président de la République au Sénégal reste donc médiatiquement et symboliquement non négligeable.

Cependant en France, le chef de l'Etat a une place mineure dans la régulation juridique de la presse. En effet, de façon presqu'emblématique, l'article 4 de la loi du 30 septembre 1986 modifiée, reconnait au Président de la République le pouvoir de désigner trois des neuf membres du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel dont son président.

Et cette emprise de l'Etat dans la régulation médiatique justifie que l'organe de régulation ne peut pas avoir une plénitude de compétence en matière de régulation. Le gouvernement aussi détient des compétences importantes en la matière surtout avec son pouvoir de réglementation dans des domaines aussi importants que la publicité (principes, contenu...) et dans l'audiovisuel.

En revanche, cette emprise est surtout perceptible en matière audiovisuelle.

Outre, l'exécutif, nous avons l'intervention du parlement dans la régulation.

B) Le Parlement dans la régulation du champ médiatique

L'importance de la communication audiovisuelle et écrite invite logiquement à placer le législateur au centre de la régulation juridique de cette activité. Pourtant, il faudra attendre la décision du Conseil constitutionnel rendue le 19 mars 1964 pour qu'enfin la place de la loi, et donc du parlement, en matière de régulation de l'activité de presse soit affirmée. En effet jusqu'à cette date, la compétence relative à la détermination du cadre juridique applicable à la communication appartenait, de fait au gouvernement qui depuis l'origine s'était, en quelque sorte, arrogé en cette matière un monopole normatif qu'il n'avait d'ailleurs aucunement l'intention de perdre.

Pourtant c'est au double motif que l'article 34 de la Constitution « a réservé à la loi la fixation des règles concernant les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l'exercice des libertés publiques » ainsi que « la fixation des règles concernant la création de nouvelles catégories d'établissement publics ». Ce faisant le Conseil constitutionnel consacre le rôle du législateur en tant qu'acteur central de la régulation normative de l'activité de presse.

Une position que partage le constituant Sénégalais notamment en son article 67 qui reconnait la compétence du législateur dans la fixation des règles concernant les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l'exercice des libertés publiques. C'est pourquoi au Sénégal, le Parlement est devenu un acteur incontournable de la détermination du statut général de la presse audiovisuelle ou écrite et le rôle et la place de la loi ne cesse de progresser en cette matière.

Toutefois, dans un souci de veiller au respect de la déontologie dans l'exercice du métier, les journalistes ont mis sur pied des institutions d'autorégulation.

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