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La communauté libanaise et le développement économique de la Côte d'Ivoire 1960- 2001

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par Kouadio Adolphe N'GORAN
Université Alassane Ouattara de Bouaké ( Côte d'Ivoire ) - Maà®trise 2012
  

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2-Le désintéressement des ivoiriens du commerce

La population ivoirienne a une origine diverse. Malgré sa diversité, elle se partage un seul véritable trait commun qui est le travail de la terre. En effet, la terre est une propriété communautaire. C'est de la terre que les populations tirent leurs ressources de subsistance. Les fruits tirés du sol appartiennent à toute la communauté et non à la commercialisation. Ainsi, en dehors des Malinké appelés communément Dioula qui étaient dans le commerce transsaharien, toute la population ivoirienne est essentiellement attachée à l'agriculture. Ces Dioula vont s'insérer dans le commerce de traite et de la manufacture. Ils étaient moins lotis car les Libanais intervenaient entre eux et les Européens. La maison française de commerce de Kong (NCFK) qui était la seule entreprise commerciale dans laquelle les Ivoiriens étaient beaucoup impliqués.72(*) Cette structure commerciale s'est fortement engagée dans ces échanges coloniaux dans la partie nord de la Côte d'Ivoire.

Les Ivoiriens ne sont toujours pas impliqués dans cette activité au lendemain de l'indépendance. Cela est justifié lors des élections de la Chambre de Commerce. En effet, « en 1964, il y a un seul ivoirien sur 68 représentants d'entreprises réalisant plus de 500 millions Francs CFA de chiffres d'affaire, 11 Ivoiriens sur 179 représentants celles de 100 à 500 millions Francs CFA73(*) ». Le poids très infirme des Ivoiriens prouve largement leur désintéressement à l'endroit de cette activité. Ce manque d'égard à cette entreprise peut également s'expliquer par l'absence de politique de promotion de la part de l'État et l'insuffisance de ressources financières des Ivoiriens désireux d'exercer cette activité. Cette attitude s'observe également dans l'activité industrielle.

* 72Semi BI-ZAN, op.cit., pp256-257

* 73Philippe ASSALE : op.cit. , p24

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"Il faudrait pour le bonheur des états que les philosophes fussent roi ou que les rois fussent philosophes"   Platon