WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Diagnostic agraire en zone périurbaine de Bamako: cas de la commune rurale de Safo

( Télécharger le fichier original )
par Serigne Abdou Aziz Sy NDIAYE
Centre national d'études agronomiques des régions chaudes Montpellier - Diplôme d'agronomie tropicale du CNEARC 2006
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

2.2.1.2 Un système basé sur la rotation céréales/légumineuse

Sur les sols bélé gravillonnaires du glacis sont cultivées les céréales (sorgho et mil) en association avec du niébé (vigna Unguiculata) et de l'arachide (Arachis hypogaea) en culture pure. L'association céréale+niébé permet de diminuer les risques de perte de récoltes liés aux aléas climatiques et aux attaques des ravageurs (les besoins en eau, les cycles de cultures et les résistances aux attaques des ennemis des cultures sont différents). Ces champs sont appelés koungokonoforo ou champs de brousse. En réalité koungokonoforo désigne simplement une parcelle éloignée du lieu d'habitation peu importe sa localisation (glacis ou plaine).

2.2.1.3 Une gestion de la fertilité qui repose sur le système défriche

brûlis

Le système défriche-brûlis est un mode de gestion extensif de la fertilité des terres. Après un défriche brûlis, les champs sont cultivés pendant cinq ou six ans puis laissés en friche pendant quinze à vingt ans. Ce retour en friche permet un transfert vertical de fertilité. Après plusieurs années de friche, les minéraux puisés en profondeur par le couvert arboré, sont restitués en surface par chute de branches mortes, de fruits, de feuilles puis de cendres avec l'abattis-brûlis.

L'association céréale-légumineuse (sorgho+niébé, mil+niébé) contribue aussi à la restauration de la fertilité en enrichissant le sol en azote avec la culture de niébé.

2.2.1.4 Les cultures pratiquées

Les champs qui jouxtent les habitations, ou champs de case appelés soforo sont généralement des sols limono-argileux (sols dié). A l'époque la mise en valeur de ces champs est surtout motivée par le souci de se protéger contre les attaques des fauves et les feux de brousse. Sa mise en culture crée aux abords immédiats des concessions, un espace clair et peu enherbé qui ne peut constituer un refuge pour les fauves et limite les feux de brousse et leur propagation.

Le maïs, le coton (pour l'habillement) et le tabac sont les principales cultures mises en place sur les champs de case. La jachère n'est pas intégrée dans les rotations. Ces soforos, cultivés chaque année bénéficient d'un apport de matière organique constituée surtout d'ordures ménagers et de déjections animales. En effet, c'est le lieu de parcage des animaux en saison sèche pour les exploitations qui en possèdent. L'élevage est à l'époque peu pratiqué et rares sont les familles qui possèdent des animaux. Les ovins et les caprins dont le nombre ne dépasse pas 2 têtes en général dans l'exploitation, constituent l'essentiel des animaux élevés par les villageois. Ces animaux servent à la fois aux sacrifices et à la production de fumure organique.

Le maraîchage, bien que secondaire, se pratique dans tous les villages à proximité des concessions (patate douce, aubergine locale, oignon, gombo). Des papayers sont également plantés sur les champs de case et la papaye est essentiellement destinée à l'autoconsommation.

28

L'abondance des pluies (six à sept mois de pluie, selon les agriculteurs) et la bonne fertilité des sols fait que la taille des parcelles céréalières est trois fois plus petite qu'aujourd'hui. Les rendements obtenus permettent de couvrir les besoins céréaliers des familles. Selon certains agriculteurs, il est fréquent à cette période de trouver dans les greniers des réserves de céréales récoltées sept ans plus tôt et l'ensemble de la production agricole est destinée à l'autoconsommation.

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Un démenti, si pauvre qu'il soit, rassure les sots et déroute les incrédules"   Talleyrand