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Politique de réinsertion socio-économique des ex-combattants et ex membres des groupes d'auto défense du programme du service civique national: bilan et perspectives

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par Ekanza Gabriel YOMAN
Centre de Recherche et d'Action pour la Paix/Université Alassane Ouattara  - Master 2011
  

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SOMMAIRE

Pages

1

Sigles et abréviations II

Liste des tableaux III

Avant-propos IV

Remerciements V

Introduction 1

PREMIERE PARTIE: Le Cadre environnemental et théorique de l'étude

Chapitre I : Cadre environnemental de l'étude 6

1-1 : PSCN : présentation et missions 6

1-2 : Organisation et fonctionnement du PSCN 10

Chapitre II : Cadre théorique de l'étude 21

2-1 : Définition de l'objet de l'étude 21

2-2 : Définition des concepts 29

DEUXIEME PARTIE : Le PSCN : Analyse et perspectives

Chapitre I : Démarche méthodologique et résultats de l'étude 36

1-1 : Démarche méthodologique 37

1-2 : Présentation et analyse des résultats 44

Chapitre II : Implications managériales et recommandations 61

2-1 : Implications managériales 61

2-2 : Recommandations 62

Conclusion 65

BIBLIOGRAPHIE 68

TABLE DES MATIERES 69

ANNEXES 71

2

SIGLES ET ABBREVIATIONS

ADDR : Autorité pour le Désarmement, la Démobilisation et la Réintégration

AGEFOP : Agence de Formation Professionnelle

BIT : Bureau International du Travail

CERAP : Centre d'Etudes pour la Recherche et la Paix

CNO : Centre, Nord et Ouest

ComNat : Commission Nationale de lutte contre les Armes Légères et de

ALPC Petits Calibres

CSC : Centre de Service Civique

DDR : Démobilisation Désarmement et Réinsertion

DRF : Demande de Remboursement de Fonds

DSRP : Document de Stratégie de la Réduction de la Pauvreté

EEDD : Ethique Economique et Développement Durable

FAFN : Forces Armées des Forces Nouvelles

FDFP : Fonds de Développement de la Formation Professionnelle

FNS : Fonds National de Solidarité

GAD : Groupes d'Auto Défense

GTZ : Coopération Allemande

ONU : Organisation des Nations Unies

OSCN : Office du Service Civique National

PAPC : Projet d'Appui Post Conflit

PIB : Produit Intérieur Brut

PNDDR : Programme National de Démobilisation, Désarmement et de insertion

PNRRC :Programme National de Réinsertion et de Réhabilitation communautaire

PSCN : Programme du Service Civique National

PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement

RDC : République Démocratique du Congo

SIDA : Syndrome Immuno Déficience Acquis

UE : Union Européenne

UFP : Unité de Formation de Proximité

USD : United State Dollars (Dollar Américain)

UVICOCI : Union des Villes et Communes de Côte d'Ivoire

3

LISTE DES TABLEAUX

Pages

Tableau1 : Bénéficiaires ayant reçu un kit d'installation au 20 novembre 2009 43

Tableau2: Répartition de l'échantillonnage par catégorie d'appartenance 43

Tableau3: Répartition de la population mère par catégorie d'appartenance 45

Tableau 4 : Répartition de la population mère par sexe 46

Tableau 5 : Appréciation du contenu de la formation civique par les Bénéficiaires 47

Tableau 6 : Appréciation du contenu de la formation civique par catégorie 48

Tableau 7: Appréciation de la Formation Technique par les Bénéficiaires 49

Tableau 8 : Appréciation du contenu de la formation technique par catégorie 50

Tableau 9 : Perception de la durée de la formation civique par les Bénéficiaires 51

Tableau 10 : Perception de la durée de la formation civique par catégorie 52

Tableau 11 : Appréciation de la compétence des formateurs 52

Tableau 12 : Appréciation de la compétence des formateurs par Catégorie 53

Tableau 13 : Perception de la durée de la formation technique Par les Bénéficiaires 54

Tableau14 : Perception de la durée de la formation technique par catégorie 54

Tableau 15 : Appréciation du kit d'installation par les Bénéficiaires 55

Tableau 16 : Appréciation du kit d'installation par catégories 56

Tableau 17 : Appréciation du suivi post-installation des bénéficiaires 57

Tableau 18 : Perception de la durée de sensibilisation par les Bénéficiaires 58

Tableau 19 : Perception de la durée de la sensibilisation par catégorie 60

4

AVANT-PROPOS

Le mémoire qui fait l'objet de notre étude s'intitule Politique de Réinsertion Socioéconomique des Ex-combattants et Ex-Membres des Groupes d'Auto Défense (GAD) du Programme du Service Civique National (PSCN) : Bilan et perspectives. Cet intitulé provient inéluctablement du problème récurrent lié à la réinsertion socio-économique durable des ex combattants en Afrique, en général, et en Côte d'ivoire, en particulier.

Le DDR est un processus complexe à dimensions politique, militaire, sécuritaire, humanitaire et socio-économique. Il vise à aborder les défis sécuritaires post-conflictuels que posent les ex-combattants se retrouvant sans subsistances ni réseaux de soutien, autres que ceux de leurs anciens camarades, lors du passage critique de la guerre à la paix et au développement. Le DDR cherche à assurer la réinsertion sociale et économique des ex-combattants afin qu'ils deviennent des parties prenantes au processus de paix et au développement durable du pays.

Comment relever ce défi que constitue cette préoccupation et avec quel moyen?

C'est à cette question que répond le Master en Ethique Economique et Développement Durable en donnant l'occasion aux auditeurs d'avoir des connaissances dans ce domaine afin de mieux gérer le Développement Durable.

Ce travail de recherche se veut une contribution à la recherche de solution à la problématique de réinsertion des Ex-combattants du programme du Service Civique National après la crise militaro-politique que connait la Cote d'Ivoire depuis septembre 2002.

5

REMERCIEMENTS

La réalisation de ce mémoire de Master II, Ethique Economique et Développement Durable (EEDD) a été possible grâce au concours de plusieurs personnes qu'il convient de nommer et de remercier.

Tout d'abord, le Professeur Augustin ANASSE, Enseignant-chercheur à l'université Alassane Ouattara (Bouaké), qui a bien voulu accepter de diriger ce travail. Ses grandes qualités de chercheur lui ont permis de faire des critiques constructives et de donner des conseils avisés pour affiner les analyses. Il n'a jamais manqué de lire et de relire ce travail pour en extirper les coquilles éventuelles et le rendre beaucoup plus digeste.

Ensuite, Monsieur Jean Emile NKIRANUYE, ancien Directeur à l'IDDH au CERAP dont le soutien ne nous a pas fait défaut. C'est lui qui nous a encouragés à suivre cette formation en insistant sur les débouchés possibles pour les auditeurs. Enfin, à ces personnes il faut associer l'ensemble des enseignants du Master II EEDD pour la qualité de leur enseignement; les camarades de promotion avec qui nous avons échangé des connaissances, pour leur contribution à la réalisation de ce travail de recherche.

Nous ne pouvons terminer nos propos sans remercier Monsieur Jean Paul MALAN, premier Coordonnateur du PSCN, celui-là même qui a fait la mise en place de cette structure, en lui donnant corps et vie. Grâce à sa vision et sa maitrise du programme, il a pu nous assister dans l'élaboration de ce travail, malgré son calendrier très chargé.

INTRODUCTION

6

L'image d'une mondialisation bienfaitrice a été quelque peu écorchée par l'éclatement d'une série de crises, manifestées sous la forme alimentaire, économique et financière (Ouattara, 2010). Les conséquences de ces crises, au niveau social, se sont traduites par l'exacerbation de la misère, rendue encore plus critique par la destruction de nombreux emplois.

Au plan mondial, parmi les quelques 200 millions de personnes au chômage en 2009, près de 40 % avait entre 15 et 24 ans (BIT, 2011). Environ 28% des jeunes dans le monde ont une activité mais vivent dans des ménages gagnant moins de 1,25 USD1 par jour (BIT, 2011).

En Côte d'Ivoire, le nombre de pauvres a été multiplié par 10 en l'espace d'une génération selon le Document de Stratégie de la Réduction de la Pauvreté (DSRP, 2009).

En effet, longtemps reconnue pour sa stabilité socio politique, la Côte d'Ivoire est confrontée depuis une décennie à une série de crises sans précédent. Après le coup d'Etat du 24 décembre 1999, suivi d'une transition militaire difficile, une renaissance avait été amorcée avec la tenue d'un forum de réconciliation et la mise en place d'un Gouvernement d'Union Nationale. Cependant, les évènements du 19 septembre 2002 ont mis en cause la stabilité et la cohésion sociale. Cette crise est venue exacerber la situation et a entraîné un repli des activités économiques accompagné d'une forte régression du taux de croissance du Produit Intérieur Brut (PIB), (DSRP 2009).

Pour répondre à cet impératif, le Gouvernement a créé, par Décret n° 2007-68 du 16 février 2007, le Service Civique National pour « tous les jeunes de toutes les régions de la Côte d'Ivoire ». L'Accord Politique de Ouagadougou, signé le 04 mars 2007 qui est l'aboutissement du Dialogue Direct entre les deux ex-belligérants viendra confirmer cette volonté politique en favorisant la mise en place d'un programme de Service Civique National(PSCN), par Arrêté n° 017/PM/CAB du 31 mars 2008.

L'élection de 2010 annoncée pour une sortie de crise s'est transformée en une crise postélectorale.

1,25 USD = 525 F CFA

7

La crise postélectorale est venue amplifier les souffrances des Ivoiriens et de tous ceux vivant sur le sol ivoirien avec son cortège de morts, de handicapés et de sans abri.

Au terme des combats que se sont livrés les différents protagonistes, les armes ont été abandonnées par les combattants dans leur retraite. Certains les ont cachées et d'autres emportées, ce qui constitue un danger pour tous.

L'usage incontrôlé de ces armes abandonnées dans les mains des différents combattants constitue un enjeu majeur pour le Gouvernement.

En effet, la détention de ces armes crée un climat d'insécurité dans le pays. Pour certains ex-combattants, l'arme constitue un moyen efficace de menace pour acquérir ce dont ils ont besoin pour leur survie, d'où les braquages, les vols et autres méfaits.

Quant à d'autres, à l'instar des bandits de grand chemin, c'est une aubaine pour se conforter dans leur vieux métier. Parmi eux, on retrouve les braqueurs de banques, de domiciles et notamment les coupeurs de route.

Face à cette situation, les autorités sont confrontées à un double défi:

§ Apporter, à court et moyen terme, une solution de type Démobilisation, Désarmement et Réinsertion à tous les jeunes qui se sont directement familiarisés au maniement des armes ;

§ Ebaucher des solutions durables pour la réinsertion professionnelle des jeunes au cours des prochaines années pour limiter l'insécurité, le chômage et réduire la pauvreté.

Les attentes des populations, de la communauté internationale et surtout des jeunes sont nombreuses. Mais pour quelles raisons certains bénéficiaires des projets d'insertion économique initiés par le PSCN abandonnent-ils leurs activités? Ont-ils eu assez de temps de sensibilisation pour mieux appréhender l'essentiel de leur formation? La valeur du kit d'installation est-elle suffisante pour permettre aux bénéficiaires de développer une activité qui leur donne une autonomie économique et sociale? Ont-ils bénéficié d'un encadrement et d'un suivi après leur installation?

C'est à tous ces questionnements que nous tenterons de répondre à travers l'évaluation ou le bilan que nous allons faire de tout le processus du PSCN, de la sensibilisation à la formation, en passant par les kits d'installation jusqu'au suivi post installation des bénéficiaires.

8

C'est aussi l'occasion pour nous de voir l'avenir réservé au Programme à travers des perspectives tel que la nouvelle structure dénommée Autorité pour le Désarmement, la Démobilisation et de Réintégration (ADDR) mise en place par Décret n°2012-787 du 8 août 2012 et l'Office du Service Civique National (OSCN) par Décret N°2007-644 du 20 décembre 2007.

Afin de mieux cerner le sujet, nous structurons notre travail autour de deux parties: - La première partie présente le cadre environnemental et théorique de l'étude ;

- La seconde est à l'analyse et aux perspectives du PSCN.

PREMIERE PARTIE

9

CADRE ENVIRONNEMENTAL

ET

THEORIQUE DE L'ETUDE

10

La première partie de notre travail vise deux objectifs que sont le cadre environnemental et le cadre théorique de l'étude.

Le cadre environnemental permet de comprendre et d'identifier les enjeux des politiques d'insertion socioéconomique des ex-combattants du PSCN. Il permet également d'identifier les notions d'insertion, de réinsertion sociale et économique selon les contextes sociaux, historiques et politiques du Programme.

Enfin, le cadre environnement présente de manière générale le Programme du Service Civique National au travers de ses missions, ses objectifs, son organisation et son fonctionnement.

Pour ce qui est du cadre théorique, nous retenons qu'il s'intéresse à quatre points essentiels que sont la définition de l'objet de l'étude, la revue de la littérature, la problématique et la définition des concepts.

Selon Saint-Charles, le cadre théorique d'une étude se définit comme « Compte-rendu (résumé, synthèse) des idées disponibles dans la littérature et d'une justification de la rétention de certaines définitions au détriment des autres que vous avez trouvé dans la littérature. ». C'est l'organisation de l'information en un ensemble cohérent.

"Une approche théorique est une structure potentielle d'explication qui comporte un certain nombre d'éléments. Elle comprend d'abord des postulats qui traduisent la vision des choses sur laquelle elle s'appuie ainsi que des concepts qui permettent de cerner et de classifier les phénomènes à étudier. Elle précise, par des propositions, l'ensemble des relations postulées entre les différents concepts et sous-concepts de l'approche et pose quelques hypothèses sur des relations entre concepts qui, si elles peuvent être vérifiées et confirmées, pourront être transformées en lois générales ou en généralisations théoriques. Ce n'est que lorsqu'on aboutit à de telles lois générales que l'on peut parler de théories." Mace, (1992).

« Le cadre théorique sert principalement à présenter un cadre d'analyse et à généraliser des relations théoriques déjà prouvées dans d'autres contextes pour tenter de les appliquer au problème.» Laramée et Vallée (1991).

Le cadre théorique permet de :

· Appuyer et renforcer la problématique;

· Clarifier des concepts;

· Définir un concept et le modifier pour l'arrimer à notre problème de recherche.

11

La définition de l'objet de l'étude montre les motivations ou les raisons qui ont présidé au choix du sujet de l'étude.

S'agissant de la revue de la littérature, nous disons qu'elle donne une occasion de lire et de rassembler les écrits d'auteurs se rapportant au thème de l'étude. Cela permet également d'apprécier le niveau de connaissances littéraires de l'étudiant.

Pour ce qui concerne la problématique, on note que toute étude vise à apporter une solution à un problème posé ou un constat fait. A travers des sous questions découlant de la question principale, la problématique va permettre de s'inscrire dans un cadre de réponses à ces questionnements.

Enfin, la définition des concepts consiste à clarifier les mots clés pour la bonne compréhension, non seulement de celui qui écrit, mais également de ceux qui le lisent. C'est pour cette raison que Emile Durkheim, grand penseur de l'intégration sociale des débuts de la sociologie, dans son ouvrage intitulé les règles de la méthode propos, affirme que « le savant doit d'abord définir les choses dont il traite afin que l'on sache et qu'il sache de quoi il est question ».

Chapitre I : Cadre environnemental de l'étude

12

Il s'intéresse à la présentation générale du Programme du Service Civique National (PSCN) à travers ses missions, ses activités, son organisation, son fonctionnement et ses réalisations et perspectives.

1-1: Présentation du PSCN : ses missions

1.1.1 : Présentation générale du programme du service civique national (PSCN).

Le PSCN fait partie des instruments mis en place après les différents accords de paix pour participer à la pacification et à la sécurisation du pays suite à la longue crise.

S'agissant de la sécurisation, les jeunes sont encouragés à déposer les armes et à s'insérer dans le tissu économique.

Pour ce qui est de la pacification du pays, ils sont appelés à participer au processus de réconciliation à travers le civisme, les bonnes moeurs et la réhabilitation communautaire.

13

F Siège du PSCN

Le Programme National du Service Civique (PSCN) est installé à son siège depuis le mois de juillet 2008. Il est situé aux II-Plateaux à la 7éme tranche, à l'angle des rues L135 et L100.

14

1-1-2 : Missions

Placé sous l'autorité du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, par décret N°2007-644 du 20 décembre 2007, le Programme du Service Civique National (PSCN) comprend trois (3) organes de mise en oeuvre que sont:

a. Le Comité de Pilotage

Il est l'organe d'orientation, de supervision, d'évaluation et de contrôle du Programme.

b. La Coordination Nationale Elle est l'organe exécutif du Programme

c. Les Délégations Régionales

Ce sont les organes administratifs de coordination des activités du Programme dans les régions où sont implantés des centres de service civique.

Le PSCN est une Institution nationale qui a pour mission de contribuer au retour de la paix et de la stabilité en Côte d'Ivoire par la formation et l'encadrement des jeunes, notamment, tous ceux qui se sont familiarisés avec le maniement des armes pendant la crise, aux valeurs républicaines ainsi qu'à certains métiers, en vue de leur insertion socio professionnelle.

De façon spécifique, il s'agit de :

- Renforcer les capacités citoyennes des bénéficiaires par la formation civique et qualifiante; - Promouvoir chez les jeunes une dynamique sociale par l'auto-emploi;

- Faire participer les jeunes à la vie économique du pays par la création d'un corps national de volontaires, concernant particulièrement les travaux d'intérêt public, dans le cadre de la reconstruction nationale.

· Objectifs

· Objectif général du PSCN.

Le PSCN a pour objectif général d'offrir une formation civique et professionnelle ainsi qu'une orientation à l'insertion économique à environ 40.000 jeunes.

· Objectifs spécifiques

Il s'agit ici de permettre aux bénéficiaires de :

§ Acquérir une formation civique en vue de mieux préparer leur insertion sociale; § Acquérir une formation qualifiante dans les métiers de leur choix;

§ Développer la notion de l'auto emploi et favoriser leur insertion économique; Pour bien mener sa mission, le PSCN s'est doté d'un organigramme qui se Présente comme suit (voir annexe):

· Bénéficiaires et critères d'éligibilité.

15

Sont éligibles au Programme, les jeunes de 18 à 35 ans, volontaires et de nationalité ivoirienne, notamment les ex-combattants démobilisés et les ex-membres des groupes d'auto-défense inscrits sur les listes du Programme National de Réinsertion et de Réhabilitation Communautaire (PNRRC), soit environ, une population cible de plus de 40.000 jeunes.

· Formations proposées

· Formation au civisme et à la citoyenneté Celle-ci vise notamment à :

+ sensibiliser aux devoirs civiques et au respect :

- de l'Etat de droit,

- de la vie sociale et politique du pays,

- de la hiérarchie,

- du bien public et du bien commun,

- de la constitution, des lois, des traditions et des valeurs culturelles.

+ éduquer à la vie communautaire et à la culture démocratique.

Formation technique et professionnelle

Enfin, il s'agit de donner une formation technique et professionnelle dans les

différentes filières que sont l'agro-pastorale, l'artisanat, les métiers du bâtiment et des

travaux publics, les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication.

Durée des formations et du programme

- Durée des formations

La durée des formations est inférieure ou égale à 9 mois.

- Durée du programme

Le Programme est lié au processus de sortie de crise.

Quant à l'Office du Service Civique National (OSCN), créé par

Décret N°2007-644 du 20 décembre 2007, il va prolonger les actions

du Programme.

La stratégie du programme

Pour une plus grande ouverture doublée d'efficacité, le PSCN a adopté une stratégie de

partenariat et d'externalisation de ses activités comme suit:

- Lancement de projets pilotes

- partenariat du PSCN avec le secteur public

- partenariat avec le secteur Privé (Cabinets privés de formation)

- Assistance technique internationale (Appui de la Coopération allemande - GTZ- pour

la formation des Bénéficiaires et la réhabilitation des centres)

16

- Réhabilitation d'anciens centres de service civique (M'Bahiakro,

Guingréni, Bondoukou, Gotonguoiné, Katiola)

- Aménagement de sites pour la formation au service civique (Bouaké, Man, Korhogo,

Daloa)

- Ouverture de Centres provisoires de formation à la carte

(Exemple les projets de formation à Issia, à Yopougon et en zone 4)

1-2 : Organisation et fonctionnement du PSCN

La Coordination nationale, organe exécutif du Programme est chargée de la programmation et de l'exécution des activités du Programme.

Elle est dirigée par un Coordonnateur National assisté d'un Coordonnateur Adjoint. Le Coordonnateur est chargé de :

- La gestion administrative, technique, comptable et financière du Programme, y compris la gestion des ressources humaines et du matériel;

- L'élaboration du projet de cadre organique du Programme;

- L'élaboration du projet de budget du programme;

- L'ordonnancement des dépenses relatives à la mise en oeuvre du Programme, conformément au manuel de procédures et aux normes des partenaires au développement qui contribuent au financement du programme;

- La participation à la recherche de financements et à la mobilisation des ressources financières nécessaires à la mise en oeuvre du programme;

- La liaison entre le Programme, les partenaires nationaux et les partenaires au développement qui contribuent au financement du programme.

Le coordonnateur adjoint, faisant partie intégrante de la coordination, est chargé, sous la supervision directe du Coordonnateur National, de la gestion et de la coordination des activités opérationnelles du Projet. Il assure notamment la coordination et le suivi de l'exécution de toutes les activités du PSCN.

Il a spécifiquement pour tâches d'élaborer le manuel de procédures relatif à l'organisation et au fonctionnement du PSCN ; d'établir le budget et des plans de travail détaillés du Programme et rapporter régulièrement sur son état d'avancement au Coordonnateur National ; d'assister le Coordonnateur National dans les activités organisationnelles du démarrage du programme; de

17

veiller à la gestion du personnel et à la bonne tenue des dossiers, rapports et documents comptables et enfin de produire régulièrement des rapports (mensuels, semestriels).

Cette coordination est composée de quatre cellules:

1- La Cellule « Gestion Administrative et Financière»

2- La Cellule « Formation Civique »

3- La Cellule « Formation Technique et Professionnelle »

4- La Cellule « Orientation à l'insertion Economique ».

Cellule Gestion Administrative et Financière

Elle est chargée de :

- L'administration et des finances;

- L'élaboration des états financiers et de trésorerie;

- L'élaboration du compte d'exploitation et/ou de résultats;

- La reddition générale des comptes pour le Coordonnateur National;

- L'élaboration et l'exécution du budget annuel;

- Le suivi des relations comptables avec la Régie;

- La communication et la sensibilisation;

- La mise en place du système d'information;

- La mise en place d'un système de suivi-évaluation des activités du Programme.

Elle comprend deux grandes entités que sont l'Administration Générale et les Finances.

L'Administration Générale comprend 52 agents de toute catégorie dont 8 aux finances.

Les Finances comprennent le service comptabilité et la Régie financière.

Le service comptabilité est géré par un chef comptable assisté de deux assistants Comptables.

Quant à la Régie Financière, elle se compose d'un Régisseur (chef de la régie), d'un Assistant Régie

Financière et de trois Assistants comptables.

Le Régisseur est un fonctionnaire détaché par le Trésor Public auprès du PSCN pour la gestion des

fonds publics.

Cellule Formation Civique

La Cellule Formation Civique travaille en bonne intelligence avec les cabinets et autres

structures spécialisées dans ce domaine. Elle est chargée de :

- La conception et de la mise en oeuvre des plans et des programmes de formation pédagogique,

en matière de formation civique;

- L'encadrement pédagogique des personnels enseignants et formateurs, ainsi que de

l'organisation de stages de renforcement de leurs capacités;

18

- L'élaboration des modules et des plans de formation civique, ainsi que du calendrier de leur mise en oeuvre;

- La vérification et l'évaluation du contenu des formations, ainsi que du suivi pédagogique. Cellule Formation Technique et Professionnelle

A l'instar de la cellule formation civique, la Cellule Formation Technique et Professionnelle travaille avec les cabinets et autres structures spécialisées dans ce domaine. Elle est chargée de :

- La conception et la mise en oeuvre des plans et des programmes de formation technique et
professionnelle;

- L'encadrement pédagogique des personnels enseignants et formateurs, ainsi que de l'organisation de stages de renforcement de leurs capacités;

- L'élaboration des modules et des plans de formation civique, ainsi que du

calendrier de leur mise en oeuvre;

- La vérification et l'évaluation du contenu des formations, ainsi que du suivi v pédagogique. Cependant, les deux Cellules (Formation Technique et Professionnelle, et Formation Civique) sont appuyées par des cabinets de formation dont le rôle essentiel est de dispenser les formations aux bénéficiaires dans les centres de formation du PSCN.

Dans ces centres, il y a un minimum de personnel d'appui composé du Directeur du centre, des formateurs, d'un responsable pédagogique, d'un superviseur, d'un surveillant de Stocks, d'un agent de suivi et d'un agent de sécurité.

La mission de ce personnel d'appui est la suivante:

- Directeur du centre

Il a spécifiquement pour tâche de Programmer et d'exécuter les activités du centre; d'organiser et de conduire des missions de sensibilisation et de promotion ; de veiller à la gestion du personnel; de Produire des rapports mensuels, trimestriels et annuels sur la gestion du centre; Il a pour rôle de déterminer et proposer chaque offre de formation un itinéraire pédagogique spécifique; il participe au recrutement des formateurs et à l'accueil et à l'orientation des jeunes vers les filières de formation; il assure également le suivi quotidien des formateurs, établit les emplois du temps et vérifie la faisabilité des projets d'affaires.

- Formateur

Sous l'autorité du Coordonnateur National et sous la supervision directe du Directeur du centre, le formateur a pour rôles la diffusion des enseignements, l'encadrement pédagogique, le suivi et l'évaluation des bénéficiaires.

- Responsable Pédagogique

19

Sous l'autorité du Coordonnateur National et sous la supervision directe du Directeur du centre, le responsable pédagogique a pour rôles l'encadrement, l'animation pédagogique, la définition de l'offre de formation au niveau local, la programmation des enseignements, le suivi et l'évaluation des formateurs.

- Superviseur

Il a pour mission la gestion du CSC; la supervision des activités des formateurs et des apprenants; l'élaboration des rapports d'activités du CSC et le suivi des activités socio culturelles de fin de formation des apprenants.

- Surveillant de Stocks

Il Participe à la mise en place et à l'application des procédures et règlements de gestion de la cantine et des stocks du centre, à l'établissement des bons de réception et des bons de sortie pour les matériels et matériaux du projet dans son centre d'affectation et documenter tout mouvement du stock.

- Agent de suivi

L'Agent de suivi assure le suivi de la réinsertion des bénéficiaires.

En outre, il aide les bénéficiaires à trouver des solutions leur permettant de se prendre en charge et à trouver la motivation nécessaire pour s'engager dans des spécialités techniques, agricoles ou des microprojets réalistes afin de réussir leur réinsertion sociale et économique.

- Agent de sécurité

Il contribue à la réalisation de l'objectif du programme qui est d'appuyer la réinsertion socio-économique d'ex-combattants et Groupes d'Auto Défense (GAD) en assurant le maintien du calme dans le Centre.

Il assure la sécurité des bénéficiaires et il est chargé de veiller au respect du personnel, des biens communautaires et du règlement interne du centre par les bénéficiaires.

Cellule Orientation à l'insertion Economique

La Cellule Orientation à l'insertion Economique est chargée de :

- L'élaboration et du suivi des conventions de partenariat avec les professionnels de l'insertion, les artisans, les Petites et Moyennes Entreprises;

- L'orientation des jeunes inscrits au Programme du Service Civique National vers des structures spécialisées dans l'encadrement et le suivi post-formation.

20

1-2-1 : Activités et réalisations du PSCN depuis sa création

Les activités du PSCN tournent essentiellement autour de trois (3) modules:

Formation civique et citoyenne.

La formation civique et citoyenne consiste à :

· Former aux devoirs civiques:

· Respect des Lois et des Institutions de l'Etat ;

· Respect de l'armoirie et des emblèmes de l'Etat ;

· Respect de l'Etat de droit, de la constitution;

· Respect du bien public, du bien commun;

· Respect des valeurs culturelles et traditionnelles;

· Eduquer à l'exercice de la démocratie, de la vie sociale et politique du pays.

Formation technique et professionnelle.

La formation technique et professionnelle dans les différents centres du PSCN consiste à :

· La formation au civisme et à la citoyenneté;

· La formation à l'agro pastorale, l'artisanat;

· La formation aux métiers de : tôlerie et mécanique auto, froid auto, peinture, électricité bâtiment, plomberie, les NTIC etc. Orientation à l'insertion économique. L'orientation à l'insertion, un processus qui consiste à :

· aider les apprenants à s'installer à leur propre compte en leur donnant un kit d'installation dans le domaine de leur métier, après la formation;

· les appuyer dans la recherche d'emploi

Relativement aux réalisations du PSCN, nous présentons essentiellement trois points:

Au plan de la formation.

Au cours de l'année 2008, 350 ex combattants ont été formés et insérés à Bouaké et Man.

De l'année 2009 à ce jour, 5027 ex combattants et miliciens des groupes d'auto défense sont formés, soit

au total 5377 bénéficiaires formés et insérés dans le tissu socioéconomique sur un total de 11.394

programmés sur la période 2009-2010.

Au plan de la création de centres.

A ce jour nous notons la création de 13 centres de formation par le PSCN sur 18 prévus à cet

effet.

21

Ils sont situés à Bouaké, M'Bahiakro, Boundiali, Bondoukou, Man, Guiglo, Issia, Gotonguiné, Tabou, Abidjan-Yopougon et Abidjan-Marcory Zone 3, Daloa, Korhogo et Toulepleu.

Cinq autres centres sont en voie de création; il s'agit de Gagnoa, Sassandra, Bouna, Nganon (Korhogo) et Odienné.

Dans ces différents centres, il est dispensé des formations en agro pastorale, électricité, plomberie, saponification, sérigraphie, peinture et froid auto, et d'autres métiers comme la coiffure et la couture. Pendant la durée de ces formations, le civisme et la citoyenneté sont également dispensés aux jeunes bénéficiaires en vue de leur socialisation.

Au plan de la mobilisation des ressources financières.

Pour le financement du programme d'appui à la réinsertion des 11 394 ex-combattants et jeunes à risques, le PSCN a bénéficié de l'appui financier de la Banque Mondiale et de l'Union Européenne. Ce programme d'appui est mis en oeuvre par le Programme du Service Civique National en partenariat avec la GTZ (Coopération allemande) sur la période 2009-2010.

Par ailleurs, pour le financement de la formation civique et citoyenne, la formation qualifiante à un métier, l'accompagnement des Groupes d'Auto Défense, l'acquisition d'équipements, de matériels et la réhabilitation du siège du PSCN, le Programme a bénéficié de l'appui du PNUD.

L'Etat de Côte d'Ivoire a en charge le fonctionnement et certaines activités annexes du PSCN.

Grâce à ces appuis financiers, le PSCN a obtenu les résultats suivants:

- réhabilitation et équipement du siège du PSCN.

- Création de treize (13) centres répartis sur le territoire national.

- Insertion de 5377 ex combattants formés.

La mobilisation des ressources financières ne s'est pas faite sans difficulté. En effet, le PSCN a rencontré beaucoup de difficultés lors de l'exécution du budget 2010, lesquelles sont liées au manque de trésorerie. Les plans de décaissement élaborés par le PSCN sont difficilement exécutables en raison de l'irrégularité des approvisionnements de son compte bancaire. Toutes ces difficultés sont consécutives aux problèmes de trésorerie du bailleur principal du PSCN, et de l'Etat de Côte d'Ivoire. Notons une amélioration du taux d'exécution du budget 2010 comparativement à celui de 2009.

Quant aux Demandes de Remboursement de Fonds (DRF) transmis auprès du Projet d'Appui Post Conflit (PAPC) pour le renouvellement de la trésorerie du projet PSCN/PAPC, leur délai de traitement a pour conséquences la mise à jour quasi perpétuelle de notre plan de décaissement. Cela est essentiellement dû à toutes les autorisations à recueillir avant leur paiement.

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Concernant, le projet PSCN/PAPC, le PSCN reste toujours en attente du document de procédures simplifiées devant lui permettre d'effectuer certaines dépenses essentielles dans les zones d'implantation des Unités de Formation de Proximité (UFPs). Cette disposition permettra un accroissement du taux de décaissement et l'accélération de la mise en oeuvre de la convention.

1-2-2 Partenaires du PSCN

Dès sa mise en oeuvre en avril 2008, le PSCN a opté au regard des contraintes techniques et de l'urgence de la prise en charge des combattants pour la stratégie de l'externalisation, soutenue par des axes suivants :

- La coopération avec l'assistance technique internationale GTZ-is ;

- Les organismes internationaux tels que le Programme des Nations Unies pour le Développement, la Banque Mondiale, la Banque Islamique de Développement et l'Union Européenne.

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Voici la cartographie des centres de formation du Programme du Service Civique National avec les différents partenaires.

Les Centres de formation du Service Civique sont les lieux de mise en oeuvre des activités du Programme.

Entre 1963 et 1984, la Côte d'Ivoire a construit une trentaine de centres pour abriter les

activités du Service Civique. La plupart de ces centres ont été laissés à l'abandon. Certains parmi eux, ont fait l'objet de réhabilitation partielle pour la mise en oeuvre des activités du Programme du Service Civique National.

Quatre ont été réhabilités en partie et abritent les services du PSCN à l'intérieur. Ce sont:

d. M'Bahiakro,

e. Gotongouiné (s/p de Man),

f. Guingréni (s/p de Boundiali),

g. Bondoukou

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Le BNETD a été commis pour la réalisation d'une étude de réhabilitation complète de tous les anciens Centres de Service Civique non occupés y compris les premiers cités.

A côté de ces centres de Service Civique National, et dans un souci de rapprocher le Programme de ses bénéficiaires, des centres de proximité sont créés et réhabilités, soit avec l'appui des partenaires aux développements, soit avec celui des collectivités locales.

a. Avec l'appui de l'Union Européenne: - Man,

- Guiglo.

b. Avec l'appui de la Banque Mondiale:

- Korhogo, - Daloa, - Bouaké

c. Avec l'appui des collectivités locales:

- Issia,

- Touleupleu,

- Yopougon,

- Tabou

Ces centres sont utilisés dans le cadre de la sortie de crise.

En plus des partenaires sus mentionnés, le PSCN depuis juillet 2011 a développé de nouveaux partenariats avec d'autres structures dans le cadre de la mise en place de sa nouvelle politique. Ce sont le FNS, l'AGEFOP, l'UVICOCI et le ComNat-ALPC.

L'objectif de ce nouveau partenariat consiste à développer deux approches que sont:

F Approche chantiers écoles

Parallèlement aux CSC où les jeunes vont s`inscrire individuellement et volontairement, le concept des Chantiers Ecoles permet au PSCN de se rapprocher des jeunes à travers une approche collective. Ce sont des jeunes déjà réunis en association formelle ou informelle, résidents d'une même localité et porteurs d'un projet commun. Les Chantiers Ecoles sont sources d'espoir pour une insertion rapide, efficace et économique des jeunes. Le PSCN propose à ces jeunes une formation articulée autour des modules tels que le civisme et la citoyenneté, la gestion coopérative, l'entreprenariat et les techniques modernes. L'un des intérêts du Chantier Ecole, est que les revenus issus de la commercialisation des premières productions servent automatiquement d'apport initial.

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Notons par ailleurs, une implication réelle des autorités des différentes localités concernées par ces projets.

F Approche villages Agropastoraux et les villages artisanaux

Cette nouvelle approche de l'orientation à l'insertion du PSCN va permettre de contribuer à entretenir les jeunes bénéficiaires. Elle concernera particulièrement les jeunes sortis des CSC. Les villages Agropastoraux et les villages artisanaux sont de grands centres de production agricoles et artisanaux que les jeunes pourront intégrer pour y travailler en se faisant un peu de moyens financiers. Ceux-ci pourront, plus tard, créer leurs propres activités au terme de leur passage dans ces grands centres où ils auront capitalisé des mois voire des années d'expériences.

Ø Perspectives 2011 à 2013

A la lumière de ses activités précédentes et dans la vision de l'Office National du Service Civique (ONSC), le Programme fait les projections suivantes:

1- Reprendre la gestion de l'ensemble des centres avec la fin du contrat de GTZ au 31 décembre 2010 ;

2- Poursuivre les activités dans ces centres selon le modèle UFP (voir annexe 3). Cela

consistera à :

- l'achèvement des activités en cours (Formation, Installation et Suivi post

formation) sur une période de deux mois;

- l'ouverture de nouveaux cycles pour 4.000 nouveaux volontaires répartis

comme suit:

§ 3.000 sur les financements restants du PAPC ;

§ 1.000 sur financement national.

3- Réhabiliter les centres du service civique;

4- Réorganiser l'approche opérationnelle du Programme dans la perspective de la mise en place de l'Office ;

5- Renforcer le partenariat entre le PSCN et les autorités locales dans la conduite des activités. Le cadre environnemental a permis de passer en revue toutes les activités du PSCN et de comprendre ses objectifs à travers ses missions, ses réalisations et surtout son organisation et son fonctionnement.

Chapitre II : Cadre théorique de l'étude

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Ce chapitre traite quatre points essentiels que sont la justification du choix du sujet, la revue de littérature, la problématique, les hypothèses et la définition des concepts.

2-1 : Définition de l'objet de l'étude

2-1-1 : Justification du choix du sujet

Au plan social, pour la paix et la lutte contre la pauvreté dans le monde, en Afrique et particulièrement en Côte d'ivoire, l'activité de réinsertion est fortement encouragée et soutenue par la communauté internationale. Il est essentiel de faire un bilan exhaustif en vue de corriger les faiblesses pour une insertion socio-économique durable en Côte d'ivoire.

Au plan scientifique, c'est un thème qui nous intéresse à plus d'un titre. D'abord, parce qu'il est en adéquation avec notre formation qui porte sur le développement durable ; il vise en l'espèce les trois piliers et en particulier l'aspect économique et social. Ensuite, il permet de rechercher une solution durable à la réinsertion des ex combattants, socle de la lutte contre la pauvreté et d'une paix durable en Côte d'ivoire.

Pour mieux maitriser les contours du sujet, il serait intéressant de se référer aux travaux antérieurs qui abordent la question, à savoir la recension des écrits ou encore appelée la revue de littérature.

2-1-2 : Revue de la littérature

Du point de vue de Laramée et Vallée ( 1991), la revue de littérature ou recension des écrits permet de s'assurer que notre sujet de recherche n'a jamais été exploré de cette manière, de redéfinir la problématique, de voir les autres recherches, de vérifier nos concepts et les liens que l'on veut établir entre eux et de trouver les théories qui expliquent le mieux les faits et les relations de faits présentés dans la problématique.

La littérature sur l'insertion socio-économique des ex combattants n'est pas assez abondante. Cependant, certains auteurs se sont penchés, à notre connaissance, sur la situation socio-économique.

D'abord, Pierre Bourdieu, sociologue français (1930-2002), a fait un éventail de la notion d'insertion. Selon lui, la notion d'insertion renvoie en premier lieu au champ de l'action politique et sociale. Elle est apparue dans les années 70 dans le champ de la littérature sociologique. Longtemps assimilée à la notion d'intégration, l'insertion en diffère néanmoins sur plusieurs points. D'une part,

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si le concept d'insertion est avant tout en lien avec l'action sociale, le concept d'intégration est né avec la sociologie.

Mais, ce qui distingue au-delà des conditions historiques de leur apparition et de leur prise en compte dans le champ social, ce sont les réalités différentes qu'ils recouvrent, même si elles restent proches.

L'insertion s'attache avant tout à définir le processus qui va conduire un individu à trouver sa place au sein de l'institution sociale, au sein d'une sphère sociale particulière. L'insertion sociale est davantage axée sur l'ensemble des démarches mises en oeuvre par et pour l'individu dans le but de s'insérer. Ainsi, l'insertion peut se décomposer en plusieurs modalités en fonction du domaine sur lequel elle se porte. On parle à ce titre d'insertion professionnelle (dans le but de trouver un emploi et d'accéder ainsi au marché de l'emploi) ou d'insertion sociale.

Aujourd'hui, avec les difficultés liées au marché de l'emploi et la montée de la précarité sociale, de nouvelles formes d'insertion voient le jour. On parle notamment d'insertion par le logement, d'insertion par la culture, etc. A la différence de l'intégration, l'insertion n'est pas un concept propre à la sociologie, mais avant tout au champ social et politique.

En outre, l'insertion s'attache davantage à définir le processus en cours d'un individu singulier au regard de la société, ou d'une sphère sociale particulière (emploi, logement, etc.), tandis que la notion d'intégration renvoie davantage en l'état, à un lien social d'une société et de ses membres. Une société est fortement intégrée si tous ses membres sont solidaires et complémentaires les uns des autres. L'intégration est davantage la lecture d'une situation de la société à un moment donné de son histoire.

Le concept d'insertion relève néanmoins de différents positionnements intellectuels : pour faire simple, nous soulignerons les grandes dimensions sur lesquelles portent ces différences.

L'insertion doit-elle être entendue dans une approche unificatrice ou bien bipolaire entre aspect économique et aspect social ? Peut-on faire de l'insertion économique sans l'insertion sociale ? Laquelle prime dans ce cas ? Il semble que la dimension économique soit considérée comme primordiale, si bien que l'insertion sociale se voit instrumentalisée, elle est un moyen d'assurer l'insertion économique qui reste dominante.

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L'insertion est-elle une situation statique ou dynamique ? Sa définition relève-t-elle d'une approche situationnelle ou d'une approche en termes de processus ? Dans ce cas, l'insertion est-elle achevée un jour ou l'autre ? La question est souvent tranchée dans le sens d'une insertion entendue comme un processus singulier et multidimensionnel qui prend en compte la personne dans sa globalité afin d'agir à sa ré/insertion professionnelle.

L'insertion est-elle globale ou particulière ? relève-t-elle d'un traitement individuel, ou collectif ? Autrement dit, est-ce l'individu dans sa trajectoire singulière, son parcours de vie qui doit être seulement pris en compte ou faut-il y lier une approche collective, en terme d'analyse structurelle ?

Encore une fois, l'insertion est considérée dans une approche multidimensionnelle, avec la prise en compte de l'individu et de ses spécificités (histoires de vie, trajectoires sociales, etc.), mais en lien avec l'état de la structure économique et sociale (crise économique, diminution des solidarités, etc.)

L'insertion recouvre donc des questionnements divers selon la manière de concevoir le concept. Pour faire simple, il semble acceptable de définir l'insertion comme un processus multidimensionnel (économique et social, singulier et collectif) qui a pour but d'accompagner l'individu à retrouver sa place au sein de la sphère professionnelle et/ou sociale.

L'insertion, à la différence de l'intégration, et c'est peut-être là le point de distinction essentielle entre les deux concepts, ne comporte pas de dimension adhésive. L'individu n'a pas obligation d'adhérer au groupe social, au groupe professionnel dans lequel il s'insère. Ce qui est recherché c'est simplement sa participation aux règles, normes (insertion sociale), aux activités productives (insertion professionnelle) à la différence de l'intégration qui comporte une dimension adhésive forte. Mais souvent les deux notions sont employées indistinctement. Insérer ne suppose pas adhérer (même si à moyen/long terme, l'insertion conduit à l'adhésion) contrairement à l'intégration qui repose sur cette dimension adhésive avant tout.

Disons que l'insertion est plus individuelle tandis que l'intégration est plus globale, la première est plus axé sur le retour à un statut particulier, la seconde à la force du lien qui unit l'individu au groupe et le groupe à l'individu. Une intégration efficace n'est possible que s'il y a une insertion réussie. Mais en revanche, l'insertion n'est pas un gage d'intégration (même si elle en est la condition).

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On peut donc parler d'insertion sans pour autant qu'il y ait intégration. Par exemple, les rapatriés et les nombreux immigrés provenant pour l'essentiel d'Afrique du Nord dans les années 60 (ou aujourd'hui encore les immigrés chinois) disposaient d'un emploi, d'un logement. Ils étaient insérés professionnellement. Ils avaient un logement. Pour autant, l'intégration était quasiment nulle puisqu'ils ne parlaient ni ne comprenaient le français. Ils vivaient pour la plupart selon leurs rites, leurs codes et leurs règles particulières. D'ailleurs, la recherche d'intégration n'était pas le but, puisque la plupart avaient pour but de retourner au bled par la suite au départ. C'est avec l'installation dans le temps que l'insertion devient intégration. En revanche, il est intéressant de remarquer que c'est alors que l'intégration est forte (ou tente de l'être) qu'elle pose problème. Aujourd'hui la plupart des jeunes français issus de cette immigration maghrébine sont intégrés culturellement (codes, valeurs, idées, langage identiques) mais l'insertion sociale et professionnelle pose des difficultés. D'où également un repli communautaire, qu'il ne faut pas trop rapidement comprendre comme cause de la ségrégation sociale, mais davantage comme conséquence de celle-ci (mais c'est un autre sujet développé dans un billet précédent sur le « ghetto français »).

Pour améliorer la réinsertion sociale des ex combattants, l'Organisation des Nations Unies (ONU) raffine ses efforts de désarmement.

Rien que ces cinq dernières années, l'ONU a contribué à désarmer et à renvoyer à la vie civile quelque 400 000 ex-combattants dans le cadre de ses opérations de maintien de la paix. Un grand

nombre d'entre eux se trouvaient dans des pays africains plus de 72 000 en Sierra Leone, 100
000 au Libéria et 28 000 au Burundi et quelque 126 000 en République démocratique du Congo ~ où ils sont en cours de démobilisation.

Il est essentiel pour la stabilisation des situations d'après conflit de veiller à ce que ces ex-combattants ne reprennent pas les armes, a souligné en décembre Mark Malloch Brown, qui était alors Vice-secrétaire général de l'ONU, lors du lancement par l'Organisation de ses nouvelles Normes intégrées de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR).

Selon Jean-Marie Guéhenno, Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, "Si nous raffinons notre stratégie de DDR, nous pourrons mieux aider les ex-combattants à réussir leur réinsertion sociale." L'objectif, dit-il, est de "faire en sorte qu'ils contribuent à une stabilisation accrue au lieu de constituer une cause d'insécurité."

A la différence des initiatives de désarmement et de réinsertion ad hoc qui ont caractérisé de nombreuses opérations de maintien de la paix passées, les nouvelles normes cherchent à favoriser une approche globale. Elles fournissent des orientations politiques, des directives et des procédures

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détaillées pour l'application de ces programmes de DDR, de l'étape de la conception et de la planification à l'intégration des problématiques concernant le VIH/sida, la parité entre les sexes et les jeunes2.

Pour mettre au point ces nouvelles normes, de Freetown à Kinshasa, 14 départements et organismes des Nations Unies ont tiré les enseignements de plus de 15 ans de programmes de DDR à travers le monde. L'expérience acquise en Afrique a joué un rôle important à cet égard, du fait non seulement du nombre d'opérations de maintien de la paix engagées sur le continent, mais aussi en raison d'une initiative d'origine africaine visant à envisager le désarmement et la réinsertion sociale d'une manière plus systématique.

En juin 2005, le Gouvernement sierra-léonais et le bureau du Conseiller spécial pour l'Afrique ont organisé à Freetown une conférence spéciale sur le DDR et la stabilité en Afrique à laquelle ont participé des experts de pays bailleurs de fonds et d'organisations internationales et régionales. L'accent a toutefois été mis sur le travail des 15 délégations africaines présentes qui comptaient dans leurs rangs des responsables gouvernementaux, des membres passés et présents de commissions nationales de DDR, des participants et ex-participants à des opérations de maintien de la paix, des bénéficiaires de programmes de DDR, des membres de forces armées, des représentantes d'associations de femmes ainsi que des membres d'organisations de la société civile et de communautés locales hébergeant des ex-combattants.

En comparant les succès et les échecs rencontrés en Afrique par les programmes de DDR précédents, les participants ont pu faire un certain nombre de recommandations clés. Ils ont notamment insisté sur la nécessité de porter une attention particulière aux besoins des femmes et des enfants enrôlés parmi les combattants et de veiller à ce que la réinsertion sociale des ex-combattants soit étroitement liée à des plans de développement économique et social à long terme. A l'occasion du lancement, en décembre, de ces nouvelles normes DDR intégrées, Joe Pemagbi, l'Ambassadeur de Sierra Leone auprès de l'ONU, a noté que la plupart de ces recommandations y avaient été incorporées.

Une deuxième conférence sur le DDR en Afrique, qui se tiendra à Kinshasa en République démocratique du Congo du 12 au 14 juin, permettra de promouvoir ces normes et donnera aux

2 Ces normes ont été affichées sur le Web ( www.unddr.org).

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Africains la possibilité de tirer les enseignements de leurs propres expériences. Organisée par le bureau du Conseiller spécial pour l'Afrique et le Gouvernement congolais nouvellement élu, la conférence examinera plus particulièrement les problèmes complexes que pose la mise en oeuvre des opérations de DDR dans la région des Grands Lacs.

Selon Nelson Alusala, de l'Institute for Security Studies (2011), l'échec de la réinsertion de milliers d'ex-combattants dans la région des Grands Lacs est dû à l'omission de mesures de prise en compte de l'appartenance sociale et à l'absence d'enjeu à long terme dans le développement économique. Il fait apparaître des régions exposées à la menace d'une remobilisation. Les programmes de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) durables, qui s'essoufflent souvent avant la phase finale de réinsertion, doivent être sensibles aux réalités sociales, culturelles et économiques. Les estimations du Programme National de Démobilisation, Désarmement et Réinsertion (PNDDR) au Congo RDC relèvent que l'impact économique et social est remarquable.

Au plan économique, 17 000 bénéficiaires auront perçu le filet de sécurité pour un montant total de 5,017 millions.

L'injection de cet argent, sur une période de 18 mois et dans cinq provinces qui sont parmi les plus pauvres du pays, aura un effet multiplicateur sur l'activité économique locale.

Les kits d'outillages que le projet fournira à 28500 ex-combattants permettront la création d'environ 2000 exploitations d'élevage, de productions vivrières et maraîchères et de pêche artisanale; le développement de ces exploitations créera des emplois et augmentera la production agricole locale.

Selon les mêmes estimations au Congo, au bout d'une année, les bénéficiaires d'une unité d'élevage de lapins pourront atteindre un effectif de 100 têtes en moyenne et un éleveur de volailles aura acquis une unité dont la valeur des effectifs sera d'environ 1000 dollars US. En ce qui concerne les cultures vivrières, chaque bénéficiaire d'un kit pourra récolter, au bout d'une année, 1 ha de maïs, 0,5 ha d'arachide et 1,5 ha de manioc, le tout représentant une valeur totale d'environ 2000 dollars US.

A la fin du projet, l'ensemble des ex-combattants réinsérés pourront mettre sur le marché 600 000 tonnes de produits vivriers par an, produire au moins 5000 000 litres d'huile de palme par an et 7000 tonnes de poisson. L'effectif total des unités d'élevage sera de 700 000 têtes de bétail et volailles.

Relativement à une stratégie commune de développement, avec les élus de son territoire et les acteurs socioéconomiques, Le Pays d~Alençon, trait d'union entre la Basse-Normandie et les

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Pays de la Loire, fait la promotion des matériaux traditionnels locaux auprès des artisans, architectes et jeunes en formation à l'aide à l'investissement. Le tout participe du développement économique.

C'est le cas par exemple des ex-combattants formés à BANGOLO sur l'utilisation du géo béton dans la construction; à ISSIA en élevage de poulets; à OUOKOUKRO S/P de M'BAHIAKRO en élevage de porcs etc.

Tout comme le soutien à la création de commerces ambulants en zones rurales, afin de favoriser le retour de commerces alimentaires de première nécessité dans les hameaux aux populations vieillissantes et peu mobiles.

Au plan social, le projet contribuera à la consolidation de la paix et de la réconciliation nationale, au développement des compétences des ex-combattants, et à une meilleure connaissance de la situation des femmes et filles ex-combattantes ou associées aux forces et groupes armés.

Dans le cas de la côte d'ivoire, la formation aux différents métiers donne aux ex combattants un minimum de connaissances qui leur permet de gérer leurs activités (agricole, commerciale.) dès leur installation.

Le projet a permis de prendre en charge 1000 ex-combattantes formées et insérées dans les activités agricoles. Le projet a permis également de connaitre l'ampleur exacte de la participation des femmes dans les groupes armés qui ont combattu.

Dans le cadre du projet PSCN, sur trois centres que sont CSC Bouake, CSC ISSIA et CSC YOPOUGON, 920 filles ont été formées et insérées dans des activités dont l'agropastorale, la couture, la coiffure et le commerce, sur un ensemble de 3142 bénéficiaires.

2-1-3 : Problématique

Michel Beaud décrit la problématique comme « l'ensemble construit autour d'une question principale, des hypothèses de recherche et des lignes d'analyses qui permettront de traiter le sujet choisi ». En clair, c'est la problématique qui conduit à la formulation d'hypothèses de recherche. L'hypothèse est en effet une réponse provisoire à la question préalablement posée.

Elle tend à émettre une relation entre des faits significatifs et permet de les interpréter. Pour que la recherche soit valable, les hypothèses doivent cependant être vérifiables, plausibles et précises. Cette définition va nous guider pour énoncer les éléments de notre problématique.

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La présente étude porte sur la politique de réinsertion socio-économique des ex- combattants et Groupes d'Auto Défense(GAD) du Programme du Service Civique National(PSCN).

Selon J. Maquet, une société est un réseau des groupes majeurs en inter connexion et envisagé comme une unité qui protège une culture commune. Quel que soit le domaine où l'on se situe, une société suppose un groupe de personnes conscientes de leur communauté unies par de multiple relations, exerçant des activités des diverses natures, visant plusieurs objectifs dont la principale est son maintien.

Mais alors, pourquoi certains bénéficiaires des projets d'insertion abandonnent-ils leurs activités pour retourner à leur ancienne vie (la reprise des armes)?

Ont-ils été bien sensibilisés au bien-fondé du projet socio-économique mis en place?

Y a-t-il eu un bon suivi après leur installation?

Les kits d'installation permettent-ils aux bénéficiaires de mener une activité économique viable qui impacte socialement leur vie et celle de leur communauté?

L'abandon des activités (socio-économiques) de réinsertion par les bénéficiaires peut les conduire à la reprise des conflits armés ou instaurer l'insécurité dans le pays, ce qui mettrait en mal la paix tant recherchée par les autorités du pays et la réinsertion durable des Ex-combattants du PSCN.

2-1-4: Hypothèses du travail

Selon Madeleine GRAWITZ, l'hypothèse est une proposition de réponses aux questions posées dans la problématique. Par rapport à notre problématique, nous émettons les hypothèses suivantes :

La sensibilisation des bénéficiaires sur le bien-fondé des projets d'insertion avant leur formation conditionne leur assiduité, leur prise de conscience et leur maintien dans leurs activités.

Les kits d'installation doivent permettre aux bénéficiaires de développer des activités génératrices de revenus qui puissent les rendre socialement et économiquement autonomes, ainsi que leurs familles et leurs communautés.

Le suivi des bénéficiaires après leur installation permet de les évaluer, de leur donner des conseils et les encourager à se maintenir dans leurs activités.

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2-1-5 Objectifs de l'étude

L'objectif général de cette étude est de faire l'évaluation de tout le processus du PSCN à travers son projet d'insertion, en d'autre terme, le bilan du Programme pour connaitre les causes d'abandon des activités d'insertion par certains Ex Combattants et Membres du Groupe d'Auto Défense.

En termes d'objectif spécifique, il s'agit de vérifier si les hypothèses principales sont confirmées ou infirmées pour expliquer ou justifier l'abandon de certains bénéficiaires des projets d'insertion économiques.

2-2 : Définition des concepts

Emile Durkheim, grand penseur de l'intégration sociale des débuts de la sociologie, dans son ouvrage intitulé les règles de la méthode propos, affirme que « le savant doit d'abord définir les choses dont il traite afin que l'on sache et qu'il sache de quoi il est question »; c'est pourquoi il est important de définir et clarifier les concepts clés pour éviter de semer une quelconque confusion dans l'esprit de nos lecteurs.

De tels termes sont: Politique, Réinsertion, Social, Economique, Socio-économique, Intégration, Intégration socio-économique, Effet, Impacts et Développement Durable.

Politique :

Selon le dictionnaire de politique, "Toupictionnaire", le Sens étymologique du grec politikos, de la cité. La politique recouvre tout ce qui a trait au gouvernement d'une communauté ou d'un Etat :

· l'art et la manière de gouverner ;

· l'organisation des pouvoirs;

· la conduite des affaires publiques ;

· les actions prévues ou mises en oeuvre par une institution, une organisation, un parti, un Etat, une entreprise, un individu... en vue d'atteindre un objectif préalablement fixé.

C'est cette dernière définition que nous retenons car elle cadre mieux avec notre étude.

Réinsertion:

D'après le dictionnaire LA ROUSSE ''réinsertion signifie action de réinsérer, de réintégrer dans un groupe social, professionnel.

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La réinsertion concerne le processus qui permet à des anciens combattants de s'adapter économiquement et socialement un « package » sous forme d'argent ou de composition en projets générateurs de revenus.

Dans son rapport, KORE LODE définit la réinsertion comme étant un processus qui permet aux personnes (souvent des soldats ou combattants) qui pour des raisons diverses ont exercé des activités dont la société n'a pas besoin dans une situation normale, seront aidés mentalement et pratiquement à regagner la vie civile et y exercer des activités souhaitables et qui les permettent d'avoir des recettes nécessaires pour une vie normale.

La deuxième définition du dictionnaire LAROUSSE et celle de KORE LODE retiendront notre attention car mieux adaptées à l'étude.

Social:

D'après MORFAUX (1980:333), social signifie «ce qui concerne la société comme telle (coutume, moeurs, lois, institutions...)»

Qui vit en société, exemple: «l'homme est un être social, disait ARSTOTE»

Quant à Petit LAROUSSE (1983:858) social est ce «qui concerne les rapports entre les groupes, les classes de la société: climat social»

Dans le contexte de notre travail, il signifie exclusivement l'intégration socio-économique des personnes handicapées physiques.

Economique :

Le mot économique est défini par le PETIT LAROUSSE (1990:19) « Ce qui est relative à l'économie, un ensemble des phénomènes liés à l'économie».

Le terme «économie» signifie pour le PETIT LAROUSSE (1985:18): «l'ensemble des activités d'une collectivité humaine relative à la production et à la consommation des richesses». Sens courant épargne.

Socio-économique:

Selon PETIT LAROUSSE (1985:858), le terme socio-économique signifie ce «Qui intéresse la société définie en termes économiques» le PETIT LAROUSSE, illustré

(1992 :917) « considère le socio-économique comme un adjectif relatif aux problèmes sociaux dans leurs relations avec les problèmes économiques »

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Intégration

D'après la GRANDE ENCYCLOPEDIE (1971 :6370), le concept intégration signifie l' « ajustement réciproque des éléments constitutifs d'un système permettant à celui-ci de former un tout équilibré».

Selon BESSON, cité par MUKANYANA (2007 :11), le concept intégration est un processus par lequel l'individu cherche à briser l'isolement et/ou à résoudre les conflits qui peuvent l'opposer aux autres.

Intégration sociale

L'intégration sociale est un processus par lequel les parties constituées d'une réalité sociale s'adaptent à la totalité d'une même réalité. C'est-à-dire l'adaptation d'une partie à tout DURKHEIM (1960 :35) présente le thème d'intégration sociale de la manière suivante : « Quand une société est fortement intégrée, elle tient les individus sous sa dépendance, considère qu'ils sont à son service et par conséquent ne leur permet pas de disposer d'eux même à leur fantaisie. Dans le cadre d'intégration sociale l'individu trouve l'idée dans une société cohérente et vivace, il y a de tous à chacun et de chacun à tous, un continuel échange d'idée et de sentiments et comme une mutuelle assistance morale qui fait que l'individu au lieu d'être réduit à ses seules forces, participe à l'énergie collective et vient y réconforter la sienne quand elle à bout »

Intégration socioéconomique

D'après BRUTO, cité par MUKANYANA (2007 :11), le terme intégration
socioéconomique est utilisé par le programme du service social de la communauté européenne pour essayer d'exprimer le contraire de pauvreté, selon ces programmes, cette intégration peut être présentée comme une situation de relation au travail, des relations familiales et sociales stables et solides ; elle implique aussi l'autosuffisance par rapport aux ressources. Pour les handicapés est un processus par lequel elles sont insérées dans l'environnement socioéconomique, c'est-à-dire au point qu'elles soient actives dans la vie sociale productive ou elles sont économiquement autonomes et jouisse d'une certaine considération sociale. Ce type d'intégration renferme le niveau social considérant les relations sociales qui se tissent entre l'individu et son groupe social, sa classe et sa société global.

Effets/impacts:

Le concept effet est défini comme tout changement socio-économique résultant directement ou indirectement de l'intervention mise en oeuvre (Monnier & Toulem, 1999). L'impact

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est la conséquence apparaissant pour les destinataires directs après la fin de leur participation à l'intervention ou après l'achèvement des équipements publics, ou encore, conséquence indirecte sur d'autres destinataires gagnants ou perdants (Monnier & Toulem, 1999). Les effets comprennent les résultats et les impacts de l'intervention, qu'ils soient attendus ou non, positifs ou négatifs. Dans certains cas, le terme d'effet est étendu improprement aux réalisations.

Evaluation:

L'encyclopédie libre Wikipédia définit, de manière générale, l'évaluation comme la démarche qui vise à mesurer, quantifier (méthodes statistiques) et caractériser une situation, une entité, un résultat ou une performance de nature complexe et donc a priori difficilement mesurable. Selon l'objet ciblé, la démarche d'évaluation peut faire appel à des méthodes ou outils très variés en fonction de leurs présupposés théoriques - et politiques - de leurs buts, de leurs techniques.

Développement durable:

En 1987, la Commission mondiale sur l'environnement et le développement, (la Commission Brundtland) a établi la définition du développement durable (DD) la plus citée, soit : un « développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».

Au début, il s'agissait surtout de l'interaction de l'être humain avec son « environnement physique ». Dans la Déclaration de Rio sur l'Environnement et le Développement (1992), deux éléments se sont greffés à la notion : le but du développement économique est de répondre aux besoins humains et les initiatives de développement doivent respecter les limites de l'environnement.

Cependant, la notion du développement durable a évolué et d'autres facettes « sociales » importantes y ont été intégrées. Le Plan de mise en oeuvre de Johannesburg, qui découle du Sommet mondial de 2002 sur le développement durable a offert une nouvelle conception du développement durable, reposant sur trois piliers interdépendants qui se renforcent mutuellement : le développement économique, le développement social et la protection de l'environnement.

La première partie de l'étude, à travers son chapitre II, met en relief les quatre grands points qui constituent le cadre théorique de notre étude. Elle nous donne l'occasion de parler de l'intérêt que revêt le choix du sujet, de lire des écrits d'auteurs, de présenter le problème soulevé par le sujet,

38

et de définir les concepts clés de l'étude. Elle comprend deux chapitres que sont le cadre environnemental et le cadre théorique de l'étude.

Le cadre institutionnel a permis de cerner le PSCN à travers ses missions, son organisation, son fonctionnement et surtout ses activités qui consistent essentiellement à former et à accompagner les ex combattants à l'insertion.

Pour ce qui est du cadre théorique de l'étude, on relève qu'il a mis en lumière deux raisons (sociales et scientifiques) qui ont présidé au choix du sujet de l'étude. Il a présenté la revue de la littérature qui n'est rien d'autre que les oeuvres d'auteurs qui ont traité des sujets en rapport avec notre thème. A travers ce cadre théorique, on a posé la problématique qui a constitué le fil conducteur de notre travail par l'entremise de sous questions découlant d'une question principale qui est celle de savoir pourquoi les ex combattants abandonnent --ils leur projet d'insertion pour reprendre les armes?

Enfin, on ne saura passer à la deuxième partie du travail sans définir les concepts clés de l'étude, ce qui permettra, non seulement, de mieux cerner le travail mais également d'éviter toute confusion dans l'esprit de nos lecteurs.

DEUXIEME PARTIE

39

LE PROGRAMME DU SERVICE CIVIQUE

NATIONAL (PSCN) :

ANALYSE ET PERSPECTIVES

40

La deuxième partie de notre travail comprend deux chapitres qui traitent de la démarche méthodologique et des résultats de l'étude, et des implications managériales suivies de recommandations.

La démarche méthodologique et les résultats de l'étude consistent d'abord à présenter et à expliquer toutes les méthodes et techniques utilisées. Ensuite, présenter les résultats obtenus à l'issue des démarches dans le cadre de l'étude. Les résultats de l'étude ne sont rien d'autre que les données statistiques recueillies à travers les enquêtes, les questionnaires et l'échantillonnage liés aux cibles ou aux populations interrogées.

Concernant le chapitre 2 de la deuxième partie de notre étude porté sur les implications managériales, il est question de montrer comment ces implications impactent les résultats de l'étude. Ce qui permet au final de faire des recommandations.

Chapitre I: Démarche méthodologique et résultats de l'étude

41

Selon l'encyclopédie libre Wikipédia, la méthodologie est littéralement la « science de la méthode », le discours sur la méthode, la cartographie des méthodes ou tout simplement la méta-méthode ou méthode des méthodes, comme il y a une métalinguistique ou linguistique des linguistiques et une métamathématiques ou mathématique des mathématiques, intelligible avec la théorie des types logiques de Bertrand Russell et Alfred North Whitehead (Principia mathematica) en approche écosystémique de la relation de classe à membres, de la représentation à ce qui est représenté, de la carte au territoire (Alfred Korzybski), du menu au repas (Paul Watzlawick). Alors, la méthodologie est une classe de méthodes, une sorte de boite à outils où chaque outil est une méthode de la même catégorie, comme il y a une méthodologie analytique du déterminisme causal et une méthodologie systémique finaliste de la téléologie.

Lorsque l'on travaille sur un domaine, on peut établir une suite de questions à se poser, de personnes à aller voir et à interroger, d'informations à collecter, d'opérations à effectuer, en vue de faire des choix. Cela permet de mener de manière plus efficace une étude ou la résolution d'un problème. La méthodologie est cette systématisation de l'étude, indépendamment du thème à étudier lui-même.

S'agissant du Dictionnaire de français Larousse, la démarche est la manière de conduire un raisonnement, de progresser vers un but par le cheminement de la pensée ; méthode, manière d'agir.

Pour les économistes, la démarche est la méthode qui permet de cerner progressivement l'objet de la recherche, Baudhuin (1968).

A la lumière des différentes définitions ci-dessus, nous disons que la démarche méthodologique consiste à montrer le cheminement ou la voie à suivre à travers les méthodes et les techniques d'enquêtes pour aboutir aux résultats. Ensuite, viennent l'analyse et les résultats de l'étude, c'est-à-dire le traitement et l'interprétation des données.

1-1 : Démarche méthodologique

42

1-1-1 : Méthode dialectique

Selon Madeleine GRAWITZ (1974 :5) « la méthode désigne un ensemble de procédés univoque indispensable à toute recherche scientifique s'articulant sur un raisonnement logique avec pour finalité l'accès à un résultat ».

La méthode dans ces conditions implique une conduite à tenir face à l'objet de recherche ce qui permet de la définir aussi comme une attitude concrète de l'esprit vis-à-vis de l'objet étudié.

Pour vérifier l'hypothèse du travail et atteindre les objectifs visés, nous avons choisi la méthode dialectique.

Selon l'encyclopédie libre Wikipédia, la dialectique (appelée aussi méthode ou art dialectique) est une méthode de discussion, de raisonnement, de questionnement et d'interprétation qui occupe depuis l'Antiquité une place importante dans les philosophies occidentales et orientales. Le mot « dialectique » trouve son origine dans le monde grec antique (le mot vient du grec dialegesthai : « converser », et dialegein : « trier, distinguer », legein signifiant « parler »). Elle aurait été inventée par le penseur présocratique Zénon d'Élée1, mais c'est surtout son emploi systématique dans les dialogues de Platon qui a popularisé l'usage du terme.

La dialectique s'enracine dans la pratique ordinaire du dialogue entre deux interlocuteurs ayant des idées différentes et cherchant à se convaincre mutuellement. Art du dialogue et de la discussion, elle se distingue de la rhétorique (qui se rapporte plutôt aux formes du discours par le dénombrement de ses différentes figures) car elle est conçue comme un moyen de chercher des connaissances par l'examen successif de positions distinctes voire opposées (même si l'on en trouve des usages détournés, visant la persuasion plus que la vérité). Plus généralement, elle désigne un mouvement de la pensée, qui se produit de manière discontinue, par l'opposition, la confrontation ou la multiplicité de ce qui est en mouvement, et qui permet d'atteindre un terme supérieur, comme une définition ou une vérité.

Elle est ainsi devenue, en particulier à travers son assimilation par le Moyen Âge, une technique classique de raisonnement, qui procède en général par la mise en parallèle d'une thèse et de son antithèse, et qui tente de dépasser la contradiction qui en résulte au niveau d'une synthèse finale. Cette forme de raisonnement trouve son expression dans le réputé « plan dialectique » dont

43

la structure est « thèse-antithèse-synthèse » : je pose (thèse), j'oppose (antithèse) et je compose (synthèse) où dépasse l'opposition.

Chez Hegel la dialectique devient, non plus une méthode de raisonnement, mais le mouvement réel de l'esprit dans sa relation à l'être : elle est alors conçue comme le moteur interne des choses, qui évoluent par négation et réconciliation. Mais là où la dialectique hégélienne était essentiellement idéaliste, elle concerne au contraire le mouvement de la matière chez Marx, qui fait des contradictions socio-économiques le moteur de l'histoire. La plupart des disciples de Hegel, dont Feuerbach, Marx, l'École de Francfort, Sartre, ou encore le poète Breton, donneront leur version de la dialectique comme mouvement de la réalité.

Pour nous, cette méthode dialectique permet de répondre aux préoccupations du PSCN en matière de réinsertion socio-économique en faisant ressortir les contradictions existantes dans la politique de réinsertion des ex-Combattants et Groupes d'Auto Défense. Elle permet aussi d'analyser les dysfonctionnements de tout le processus actuel du Programme.

Après la définition de la méthode dialectique, il serait intéressant de cerner l'hypothèse en tant que concept.

Selon Laramée et Vallée (1991), une hypothèse, est une présomption; c'est la réponse présumée à la question de recherche dont on ne sait pas encore si elle est fondée ou contestable, mais au sujet de laquelle on croit que les faits pourront établir soit la vraisemblance, soit l'incertitude. ». La question principale de l'étude, à savoir pourquoi certains ex combattants abandonnent-ils leurs projets d'insertion pour la reprise des armes ont guidé notre travail. De cette question principale, nous avons dégagé trois hypothèses.

Pour Ouellet (1981), les critères et logiques à respecter pour développer de bonnes hypothèses sont les suivants :

- Les concepts utilisés dans les hypothèses doivent être précis et leurs définitions doivent être présentées après l'énoncé de l'hypothèse;

- Elle doit pouvoir être vérifiée donc elle doit porter sur des phénomènes observables;

- Une hypothèse doit être distincte des autres, c'est-à-dire spécifique, ce qui suppose une précision conceptuelle et une détermination des conditions dans lesquelles la prévision se réalisera. Elle doit également être vérifiable au moyen des techniques disponibles.

- L'hypothèse se présente d'une manière affirmative et non interrogative.

44

A ces concepts et logiques, Mace (1992) nous dit qu'il faut associer les quatre conditions d'une hypothèse, à savoir:

· Plausible

· Vérifiable

· Précise

· Communicable

1-1-2: Etude qualitative

Selon le glossaire illustré du marketing, une étude qualitative est une étude destinée à recueillir des éléments qualitatifs, qui sont le plus souvent non directement chiffrables par les individus interrogés ou étudiés.

Une étude qualitative est le plus souvent réalisée par des entretiens collectifs ou individuels menés auprès d'échantillons réduits. Elle vise généralement à comprendre en profondeur des attitudes ou comportements.

La notion d'étude qualitative s'oppose généralement à celle d'étude quantitative, bien que dans la pratique des études qualitatives sont souvent menées afin de préparer des études quantitatives.

Elle nous permet de connaitre l'opinion des enquêtés sur les différents objectifs du projet à travers un entretien direct.

1-1-3: Etude quantitative

Le glossaire illustré du marketing définit l'étude quantitative comme une collecte d'informations permettant de décrire, en les quantifiant, les attitudes, les opinions et les comportements d'une population ou d'un échantillon représentatif de cette population. « La stratégie de recherche issue d'une logique inductive et d'une approche quantitative a pour objectif de trouver des relations spécifiques entre un grand nombre d'objets et de les décrire en un modèle qui soit généralisable au monde d'où sont issus ces objets, » commentent Michelle Bergadaà et Simon Nyeck.

Elle nous permet de recueillir des informations chiffrées ou des variables ou données statistiques auprès des enquêtés.

45

Quelle que soit sa pertinence, une méthode ne peut s'appliquer sans les techniques dans la mesure où, selon Madeleine GRAWITZ (1974 :350), « la technique 3est l'ensemble des outils mis à la disposition de la recherche, organisée par la méthode dans ce but ». Pour ce faire, plusieurs techniques ont été choisies. Il s'agit de la recherche documentaire, de l'administration d'un questionnaire et de l'échantillonnage.

1-1-4: Techniques d'enquête

1-1-5: la recherche documentaire

Selon les 38 Dictionnaires et Recueils de Correspondance, la recherche documentaire est un ensemble de recherches et d'analyses des informations disponibles sur un thème donné.

Elle est également une étape du travail de recherche qui consiste à trouver des sources afin de s'informer sur un sujet, répondre à une question ou réaliser un travail.

C'est aussi un ensemble de méthodes, procédures et techniques ayant pour objet de retrouver des références de documents pertinents (répondant à une demande d'information) et les documents eux-mêmes.

Cette technique de recueil d'informations a permis d'avoir des renseignements non seulement sur l'historique, l'organisation, le fonctionnement, le cadre juridique du PSCN, et des informations relatives au thème d'étude. Les recherches se sont poursuivies dans les bibliothèques de l'Université de Cocody, dans les centres de documentation du Fonds de Développement de la Formation Professionnelle (FDFP), du Centre d'Etudes pour la Recherche et la Paix (CERAP), etc. Dans le cadre de ce travail, nous sommes allés au-delà de la recherche documentaire pour prendre contact avec les bénéficiaires concernés par cette recherche-action, ce qui a permis l'élaboration d'un questionnaire.

1-1-6 : le questionnaire

Selon le site ESEN, le questionnaire est une suite de questions standardisées destinées à normaliser et à faciliter le recueil de témoignages. C'est un outil adapté pour recueillir des informations précises auprès d'un nombre important de participants. Les données recueillies sont facilement quantifiables (excepté lors de questions ouvertes).

3Madeleine GRAWITZ (1974 :350) : la technique est l'ensemble des outils mis à la disposition de la recherche, organisée par la méthode dans ce but

46

Il permet d'évaluer l'opinion, la satisfaction des interviewés sur une question donnée et déceler les difficultés au sein d'une administration ou d'une entreprise. Il apporte également un éclairage sur l'efficacité de la communication, sur la perception de chacun des enjeux de l'entreprise et sur l'état des relations internes. Ces informations seront recueillies au cours des entretiens auprès d'un échantillon identique à la population mère.

1-1-7 : la collecte de données

Afin de collecter les données primaires, nous avons effectué une enquête durant un (1) mois dans les villes choisies pour l'étude. Ces enquêtes nous ont permis de collecter auprès des bénéficiaires les informations.

Les bénéficiaires du PSCN proviennent en majorité (33,33%) de la zone de l'ouest. Ensuite viennent la zone du Centre (33,33%) et le Sud (33,33%). Par ailleurs, afin de mieux cerner les actions de l'activité d'insertion du PSCN, nous avons pris en compte les bénéficiaires formés et installés aux fins de montrer à titre indicatif le taux d'abandon. Nous verrons cela un peu plus tard.

1-1-8 : l'échantillonnage

L'encyclopédie Libre Wikipédia définit l'échantillonnage comme une sélection d'une partie dans un tout. Il s'agit d'une notion importante en métrologie : lorsqu'on ne peut pas saisir un événement dans son ensemble, il faut effectuer des mesures en nombre fini, afin de représenter l'événement.

C'est la technique de sondage, utilisée en particulier en sciences sociales qui consiste à établir des mesures statistiques sur un échantillon seulement de la population étudiée et à en étendre l'interprétation à la population elle-même. Les conditions de validité de cette extension sont établies par la discipline mathématique des statistiques et des probabilités.

Relativement à cette définition, nous disons que la population mère est constituée de tous les bénéficiaires du cycle 2 des trois CSC du PSCN. Elle s'élève à 300 personnes. Pour les besoins de l'étude, nous avons procédé à la constitution d'un échantillon censé contenir toutes les caractéristiques de la population mère. A partir de la technique de l'échantillonnage par quotas, nous avons choisi 33% comme taux de sondage, ce qui nous donne un échantillon de 99 enquêtés.

47

Définissant l'échantillon, l'Encyclopédie Libre Wikipédia nous dit que, de manière générale, un échantillon est une petite quantité d'une matière, d'information, ou d'une solution. Le mot est utilisé dans différents domaines.

En statistiques, un échantillon est un ensemble d'individus extraits d'une population étudiée de manière à ce qu'il soit représentatif de cette population, au moins pour l'objet de l'étude. Pour ce faire, on peut le tirer de façon aléatoire, par un ensemble de méthodes mathématiquement très contraignantes, ou quand ces méthodes se révèlent impossibles à appliquer, par des méthodes pratiques comme la méthode des quotas.

La méthode des quotas est la méthode la plus employée par les instituts de sondage. Cette méthode ne contient pas d'élément aléatoire et par conséquent sa fiabilité ne peut être mathématiquement calculée puisqu'on ne peut pas utiliser le calcul des probabilités.

C'est une méthode d'échantillonnage qui consiste à s'assurer de la représentativité d'un échantillon, en lui affectant une structure similaire à celle de la population mère, au titre de plusieurs critères que sont, dans le cas d'une étude grand public, le sexe, l'âge, la profession, la région et la catégorie d'agglomération puis à calculer le pourcentage de personnes appartenant à chaque catégorie.

La méthode des quotas est très utilisée pour les sondages d'opinions. Dans ce cadre, les instituts de sondages s'assurent que l'échantillon est une représentation réduite de la population.

48

- L'échantillonnage par catégorie d'appartenance

Tableau 1: Répartition de l'échantillonnage par catégorie d'appartenance

Catégorie

Fréquence

Pourcentage

EX-FAFN

33

33,30%

EX-GAD

66

66,70%

Total

99

100,00%

 

Source: auteur

Selon le Glossaire illustré du Marketing, dans le cadre d'une enquête par sondage la population mère4 est constituée de la population sur laquelle porte l'étude et au sein de laquelle est prélevé l'échantillon.

Ainsi, la répartition de la population mère selon la Catégorie d'appartenance se présente-t-il comme suite :

Tableau 2 : répartition de la population mère par catégorie d'appartenance.

Catégorie
d'appartenance

Centre de Service Civique

Total

 

ISSIA

BOUAKE

 

0

0

100

100

GAD

100

100

0

200

Total

100

100

100

300

 

Source: auteur

La population mère s'élève à 300 personnes composée de 200 GAD et 100 Ex-combattants dont 88 femmes sur l'ensemble des deux centres du cycle 2.

1-1-9: Difficultés rencontrées pendant l'étude

Les difficultés sont essentiellement de trois ordres :

4 dans le cadre d'une enquête par sondage la population mère est constituée de la population sur laquelle porte l'étude et au sein de laquelle est prélevé l'échantillon

49

- La crise postélectorale et ses conséquences

A l'instar de toutes les structures étatiques de réinsertion et de réhabilitation communautaire, le Programme du Service Civique National (PSCN) a été dissout conformément au Décret n° 2012785 du 08 août 2012. En conséquence, les centres fonctionnent avec un personnel minimum de trois personnes.

- La reprise des activités par un seul Organe (ADDR)

Nous nous sommes contentés de mener notre enquête auprès de quelques bénéficiaires restés en contact avec ce personnel minimum, maintenu dans les centres pour assurer la sécurité du matériel en attendant le transfert définitif du patrimoine à la nouvelle Autorité pour le Désarmement, la Démobilisation et la Réintégration (ADDR).

- Le temps de structuration et de reprise des activités.

Nous nous sommes quelques fois inspirés des études faites sur le terrain dans le cadre de la réinsertion des mêmes cibles dans les différentes structures opérant dans le même domaine.

1-2: Présentation et analyse des résultats

1-2-1 : Analyse des données

1-2-2 : Outils informatiques

Trois logiciels ont été utilisés pour le traitement des données de l'étude. Les logiciels Microsoft Excel 2007 et SPSS 12 pour la confection des tableaux et les analyses statistiques, Microsoft Word 2007 pour la saisie et le traitement de texte.

1-2-3: Résultats de l'évaluation

Au terme de la pré-enquête qui nous a permis d'obtenir la population cible, nous avons élaboré des questionnaires, lesquels ont été administrés à cette population. Enfin, les données obtenues ont été analysées et traitées grâce au logiciel SPSS version 12.

50

Tableau 3 : Répartition de la population mère par sexe

Effectif

Sexe

La population mère

 

Pourcentage

Masculin

212

70,7%

Féminin

88

29,3 %

Total

300

100%

 

Source : Auteur

La répartition de la population mère par sexe permet une meilleure connaissance de la situation des femmes et filles ex-combattantes ou associées aux forces et groupes armés.

La projection de la population mère des trois centres du cycle 2 dans le tableau ci-dessus, par rapport à l'ensemble des projets du PSCN, nous permet d'apprécier l'ampleur exacte de la participation des femmes dans les groupes armés qui ont combattu en Côte d'ivoire.

Les femmes sont peu visibles dans le programme depuis le début de sa mise en oeuvre, alors que leur présence dans les forces et groupes armés a été importante pendant les conflits. Certaines femmes ont intégré les forces et groupes armés de leur plein gré, d'autres ont été victimes d'enlèvements et enrôlées de force. Pendant les conflits, certaines ont participé activement aux combats, mais d'autres ont servi comme espionnes, messagères, infirmières, porteuses de munitions et de nourriture, cuisinières, ou compagnes des militaires. Au moment de la démobilisation, alors qu'elles répondaient aux critères établis par le programme, toutes n'ont pas été déclarées par les chefs des groupes auxquels elles appartenaient, ceux-ci ayant privilégié les membres qui ont porté des armes.

Beaucoup de femmes qui n'ont pas porté des armes se sont donc auto-démobilisées, et n'ont pas reçu d'appui pour leur réinsertion. Mais d'autres qui ont porté des armes, et ont été reconnues comme combattantes par les chefs des groupes auxquels elles appartenaient, ont préféré également s'auto-démobiliser et renoncer aux avantages auxquels elles avaient droit, à cause des préjugés portés sur les femmes ayant participé aux combats. Un grand nombre de femmes ex-combattantes ou associées aux forces et groupes armés ne bénéficient donc pas des avantages offerts par le programme, et se sont réinsérées sans aucune assistance dans la vie civile. Leur localisation, leur nombre exact, et leurs besoins physiologiques et psychologiques ne sont pas connus.

51

Le programme doit corriger cette situation en initiant une étude sur la situation des femmes et filles ex-combattantes ou associées aux forces et groupes armés.

Les résultats de l'étude serviront de base à l'élaboration d'une stratégie d'assistance accompagnée d'un plan d'actions en faveur des femmes et filles associées aux forces et groupes armés. La mise en oeuvre de cette stratégie permettra au Gouvernement et aux partenaires au développement d'apporter des réponses appropriées aux besoins spécifiques d'assistance des femmes et filles qui ont été affectées par les conflits.

En définitive, cette stratégie permettra de mesurer l'impact réel sur les femmes et filles Ex-combattantes en terme social et économique.

Tableau 4 : Appréciation du contenu de la formation civique par les Bénéficiaires.

Résultat

Opinion

fréquence

Pourcentage

Satisfaisant

82

82,80%

pas satisfaisant

10

10,10%

Sans opinion

07

7,10%

Total

99

100%

 

Source : Auteur

Le contenu de la formation civique est satisfaisant dans la mesure où plus de 82% des bénéficiaires, toutes catégories confondues, ont affirmé leur satisfaction.

La satisfaction des bénéficiaires par catégories d'appartenance va-t-elle se confirmer? Les tableaux ci-dessous nous le montreront.

Pourquoi une formation civique et citoyenne? A cette question, on répond en disant que la nécessité d'un module de formation civique et citoyenne s'explique par plusieurs raisons.

Elle permet le renforcement des capacités citoyennes des apprenants. C'est une activité commune et transversale sur l'ensemble des modules. Elle vise à doter le bénéficiaire des connaissances suffisantes par l'acquisition des notions civiques et des règles élémentaires régissant la vie en société.

Elle s'articule autour des points suivants :

Les notions d'Etat, de vie communautaire, de droit de l'homme, d'état de droit, de culture de la paix, de bonne gouvernance, d'éducation à la citoyenneté et à la démocratie, de valeurs

52

d'autonomie, de responsabilité et de comportement civiques, de vivre ensemble, de cohésion sociale, de resocialisation, éléments d'hygiène et de protection de l'environnement.

En résumé, la formation civique et citoyenne doit permettre aux bénéficiaires de prendre conscience de leur statut de citoyens autonomes, capables de faire des choix et de gérer leur vie sur le plan social ; solidaires, soucieux d'autrui, d'agir avec l'autre et pour lui, de partager ses préoccupations ; responsables en assurant leurs propres actes, en tenant leurs engagements et en achevant ce qu'ils entreprennent.

Tableau 5 : Appréciation du contenu de la formation civique par catégorie.

Opinion

Catégorie

satisfaisant

pas satisfaisant

Sans opinion

TOTAL

EX-FAFN

Effectif

26

5

2

33

 

78,8

15,2

6

100

EX-GAD

Effectif

56

5

5

66

 

84,8

7,6

7,6

100

TOTAL

Effectif

82

10

7

99

 

82,8

10,1

7,1

100

 

Source : Auteur

Dans ce tableau, la satisfaction des deux catégories est affirmée respectivement par plus de 78% pour les FAFN et 82% pour les GAD. Au vu des données statistiques ci-dessus, nous disons que la formation est appréciée par l'ensemble des bénéficiaires.

53

Tableau 6 : Appréciation du contenu de la Formation Technique par les Bénéficiaires

Résultat

Opinion

Fréquence

Pourcentage

Satisfaisant

83

83,80%

pas satisfaisant

10

10.10%

Sans opinion

6

6.10%

Total

99

100

 

Source : Auteur

Les bénéficiaires, dans leur ensemble, sont satisfaits du contenu de la formation technique dispensée. Plus de 83% se disent satisfaits.

Cette composante permet de définir et de mettre en oeuvre une stratégie de formation à l'emploi en relation avec les choix nationaux de développement. Les modalités de mise en oeuvre de cette stratégie reposent sur l'apprentissage aux métiers par une formation accélérée par alternance (1/3 de théorie et 2/3 de pratique). De manière spécifique, la Formation Technique Professionnelle s'articule autour des axes suivants :

- Une formation générale initiale;

- Une formation professionnelle de base;

- Une formation professionnelle complémentaire (stage et chantiers d'application).

54

Tableau 7 : Appréciation du contenu de la formation technique par catégorie.

Opinion

Catégorie

satisfaisant

pas satisfaisant

Sans opinion

TOTAL

EX-FAFN

Effectif

29

4

0

33

 

87,9

12,1

0

100

EX-GAD

Effectif

54

6

6

66

 

81,8

9,1

9,1

100

TOTAL

Effectif

83

10

6

99

 

83,8

10,1

6,1

100

 

Source : Auteur

Le tableau n°7 confirme la satisfaction générale des bénéficiaires de la formation technique. Cela se vérifie à travers respectivement 87,9% pour les FAFN et 83% pour les GAD.

55

Tableau 8: Perception de la durée de la formation civique par les Bénéficiaires

Résultat

Opinion

fréquence

Pourcentage

Acceptable

51

51,50%

Court

22

22,20%

Longue

5

5,10%

Trop court

18

18,20%

Trop longue

2

2,00%

Sans opinion

1

1,00%

Total

99

100%

 

Source : Auteur

Les données chiffrées du tableau ci-dessus donnent une cinquantaine de bénéficiaires satisfaits sur un total de 99 enquêtés. Ils jugent acceptable la durée de la formation civique.

56

Tableau 9 : Perception de la durée de la formation civique par catégorie.

Opinion

Catégorie

Acceptable

Court

Longue

Sans
opinion

Trop
Court

Trop
Longue

TOTAL

EX-FAFN

Effectif

13

9

2

0

8

1

33

 

39,4

27,3

6,1

0

24,2

3

100

EX-GAD

Effectif

38

13

3

1

10

1

66

 

57,6

19,7

4,5

1,5

15,2

1,5

100

TOTAL

Effectif

51

22

5

1

18

2

99

 

51,5

22,2

5,1

1

18,2

2

100

 

Source : Auteur

Plus de 39% des Ex-combattants(FAFN) estiment que la durée de la formation est acceptable,

alors que 27% la trouve courte. A travers les données chiffrées, nous notons tout de même que la durée acceptable est étriquée car 39% ne faisant pas la moyenne.

Quant aux GAD, les données montrent que plus de 57% des Ex membres du Groupe d'Auto Défense jugent acceptable la durée de la formation civique, ce qui vient équilibrer la tendance.

57

Tableau 10 : Appréciation de la compétence des formateurs

Résultat

Opinion

Fréquence

Pourcentage

Oui, Tous

82

82,80%

Oui quelques uns

13

13,10%

Non, aucun

4

4,00%

Total

99

100

 

Source : Auteur

Au vu des données statistiques dans le tableau ci-dessus, 82 bénéficiaires, soit plus de 82% apprécient la compétence des Formateurs, ce qui peut impacter le comportement et le niveau d'instruction des bénéficiaires.

Tableau 11 : Appréciation de la compétence des formateurs par Catégorie

Opinion

Catégorie

Oui, Tous

Oui, quelques uns

Non, aucun

TOTAL

EX-FAFN

Effectif

24

7

2

33

 

72,7

21,2

6,1

100

EX-GAD

Effectif

58

6

2

66

 

87,9

9,1

3

100

TOTAL

Effectif

82

13

4

99

 

82,8

13,1

4

100

 

Source : Auteur

58

Au vu des données chiffrées dans le tableau ci-dessus, 24 FAFN, soit plus de 72% apprécient la compétence des Formateurs. Quant aux GAD, sur 66 enquêtés, 58 personnes, soit plus de 87% estiment que les formateurs sont de qualité, ce qui peut impacter le comportement et le niveau d'instruction des bénéficiaires.

Tableau 12 : Perception de la durée de la formation technique Par les Bénéficiaires

Résultat

Opinion

Fréquence

Pourcentage

Acceptable

67

67,70%

Court

12

12,10%

Trop court

4

4,00%

Longue

6

6,10%

Trop longue

5

5,10%

Sans opinion

5

5,10%

Total

99

100,00%

 

Source : Auteur

Selon la perception des bénéficiaires, la durée de la formation technique est acceptable. Cela est prouvé par plus de 67% affirmant acceptable la durée.

Tableau 13 : Perception de la durée de la formation technique par catégorie.

Opinion

Catégorie

Acceptable

Court

Longue

Sans
opinion

Trop
Court

Trop
Longue

TOTAL

EX-FAFN

Effectif

25

2

2

1

2

1

33

 

75,8

6,1

6,1

3

6,1

3

100

EX-GAD

Effectif

42

10

4

4

2

4

66

 

63,6

15,2

6,1

6,1

3

6,1

100

TOTAL

Effectif

67

12

6

5

4

5

99

 

67,7

12,1

6,1

5,1

4

5,1

100

 

Source : Auteur

Les Groupes d'Auto Défense affirment que la durée de la formation technique est acceptable

par plus de 63%. Relativement au taux des GAD, les Ex-combattants confirment par plus de 75% que la durée de la formation technique est acceptable.

Tableau 14 : Appréciation du kit d'installation par les Bénéficiaires

Résultat

Opinion

fréquence

Pourcentage

Satisfaisant

14

14,10%

pas satisfaisant

80

80,80%

N'en a pas reçu

4

4,00%

Sans opinion

1

1,00%

Total

99

100,00%

 

59

Source : Auteur

60

A la lumière des données statistiques dans le tableau ci-dessus, plus de 80% des

bénéficiaires interrogés sur 99 enquêtés ne sont pas satisfaits du kit d'installation distribué par le PSCN.

Tableau 15 : Appréciation du kit d'installation par catégories.

Opinion

Catégorie

N'en a pas reçu

satisfaisant

pas

satisfaisant

Sans
opinion

TOTAL

EX-FAFN

Effectif

2

1

29

1

33

 

6,1

3

87,9

3

100

EX-GAD

Effectif

2

13

51

0

66

 

3

19,7

77,3

0

100

TOTAL

Effectif

4

14

80

1

99

 

4

14,1

80,8

1

100

 

Source : Auteur

A la lecture des données chiffrées dans le tableau ci-dessus, plus de 87% des Ex-combattants ne sont pas satisfaits du kit d'installation distribué par le PSCN.

En ce qui concerne les Ex membres des Groupes d'Auto Défense (GAD), ils estiment que le kit d'installation est insuffisant pour pouvoir développer une activité qui puisse leur permettre de se prendre socialement et économiquement en charge. Cela se justifie par le taux de 77% d'insatisfaits, soit 52 bénéficiaires sur 66 enquêtés.

Ces données pourraient expliquer en partie l'abandon de leur projet au profit de leurs anciennes activités, c'est-à-dire la reprise des armes.

61

Tableau 16 : Appréciation du suivi post-installation des bénéficiaires.

Résultat

Opinion

Fréquence

Pourcentage

Oui

37

37,40%

Non

62

62,60%

Total

99

100,00%

 

Source : Auteur

Au terme de leur formation dans les différents centres du Service Civique, les bénéficiaires sont installés à leur propre compte grâce à des kits d'accompagnement octroyés par le programme, leur permettant de développer des activités économiques. Une fois installés, ceux-ci doivent bénéficier de l'encadrement et de l'appui technique des Agents de suivi, ce que nous appelons suivi post-installation.

Sur 99 Bénéficiaires interrogés, 62 personnes, soit plus de 62%, estiment qu'il n'y a pas de suivi après leur installation.

Cette absence de suivi est imputable à l'insuffisance d'Agents de suivi, selon les Directeurs de centre que nous avons rencontrés. C'est ce suivi qui permet d'évaluer le taux de réussite des bénéficiaires et de les maintenir en activité.

Si plus de 62% des bénéficiaires affirment ne pas bénéficier de suivi, cela pourrait impacter négativement le maintien de leurs activités et également justifier l'abandon de ces activités.

62

Tableau 17 : Perception de la durée de sensibilisation par les Bénéficiaires.

Résultat

Opinion

Fréquence

Pourcentage

Trop court

63

63,60%

Court

26

26,30%

Acceptable

6

6,10%

Longue

1

1,00%

Trop longue

2

2,00%

Sans opinion

1

1,00%

Total

99

100,00%

 

Source : Auteur

A la lecture du tableau ci-dessus, il se dégage, au travers des données statistiques, que la durée de sensibilisation à l'endroit des bénéficiaires est trop courte, justifiée par plus de 63% contre 6,1% qui la trouvent acceptable. Ceci explique que les bénéficiaires n'ont pas eu assez de temps de comprendre les biens fondés d'une formation en vue de leur insertion socio-économique.

63

Tableau 18 : Perception de la durée de la sensibilisation par catégorie.

Opinion

Catégorie

Acceptable

Court

Longue

Sans
opinion

Trop
Court

Trop
Longue

TOTAL

EX-FAFN

Effectif

6

0

0

0

27

0

33

 

18,2

0

0

0

81,8

0

100

EX-GAD

Effectif

0

26

1

1

36

2

66

 

0

39,4

1,5

1,5

54,5

3

100

TOTAL

Effectif

6

26

1

1

63

2

99

 

6,1

26,3

1

1

63,6

2

100

 

Source : Auteur

L'appréciation des Bénéficiaires par catégorie d'appartenance, confirme que la durée de sensibilisation à leur attention n'est suffisante. Cela se dégage à travers plus de 81% de FAFN et 54% de GAD jugeant la durée trop courte, soit une moyenne générale de plus de 63% des deux catégories.

Au regard de ce chapitre et à travers les différentes méthodes et techniques, des enquêtes ont

été réalisées sur les populations cibles. Des données recueillies et traitées ont donné des résultats que nous avons interprétés.

Ces résultats interprétés, relativement à l'objectif de l'étude, nous permettent de conclure ce qui suit:

- Durée de la sensibilisation : elle s'avère très courte selon une moyenne générale de plus de 63% des deux catégories (FAFN et GAD)

- Kit d'installation: plus de 80% des bénéficiaires ne sont pas satisfaits car estimant que le

kit d'installation ne leur permet pas de développer des activités pour leur autonomie financière

- Suivi post installation : au tableau 16, plus de 62% des bénéficiaires affirment ne pas bénéficier de suivi après leur installation; ce qui peut impacter négativement le maintien de

64

leurs activités, d'où l'abandon de ces activités pour retourner à leur ancienne vie, c'est-à-dire, la reprise des armes.

Sans toutefois vouloir mettre l'accent sur le taux d'abandon qui est loin d'être l'objet de notre étude, nous estimons qu'il est important d'indiquer quelques données chiffrées à travers le tableau ci-dessous.

Avant la présentation du tableau, il est important d'expliquer le processus du calcul qui permet d'aboutir aux résultats pour la compréhension de ceux qui nous liront.

Le taux d'abandon se définit comme le nombre d'individus abandonnant un processus avant son terme. Il est calculé en faisant le rapport entre le nombre de personnes ayant abandonné leurs activités après installation avec un kit sur le nombre total de personnes ayant été installées avec un kit. Mathématiquement on a :

TA= Taux d'Abandon

PA= Personnes ayant abandonné leurs activités PI= Personnes installées avec un kit.

65

Tableau 19 : Taux d'abandon des activités de trois centres du PSCN en 2009.

 

Activités abandonnées par les bénéficiaires

Nombre de
Bénéficiaires
installés avec
kit

Taux

d'abandon (%)

Bénéficiaires en
activités

Groupe Auto Défense (GAD)
ISSIA

Activité : Elevage de poulets

140

150

93,3%

10

Ex combattants FAFN Bouaké Activité : Commerce (boutique)

15

20

75%

5

Groupe Auto Défense (GAD) Yopougon

Activité : lavage auto

200

200

100%

0

TOTAL

355

370

96%

15

 

Source : Auteur

Pour 370 bénéficiaires ayant reçu des kits d'installation, 355 ont abandonné l'activité, soit un taux d'abandon de 96%. Seulement 4% des bénéficiaires des trois centres du PSCN de la période 2009 sont encore en activité. Lorsque nous comparons les activités par rapport au taux d'abandon, on constate que l'activité lavage auto, dans la commune de Yopougon, à Abidjan bat le record d'abandon, suivi du GAD de ISSIA, en élevage de poulet de chair.

Cela pourrait s'expliquer, non seulement par le manque de suivi des bénéficiaires, mais également par le manque de conscience et de responsabilité des bénéficiaires eux-mêmes.

Chapitre II : Implications managériales et recommandations

66

Ce chapitre présente les implications managériales et les recommandations. En clair, il souligne l'impact ou les effets induits des résultats obtenus après analyse. Il donne également un enseignement qui consiste à vérifier si les hypothèses de départ sont confirmées ou infirmées avant recommandations.

2-1: Implications managériales

Au terme de l'analyse des résultats dans les tableaux ci-dessus, nous notons que toutes nos trois hypothèses se sont confirmées. Ces hypothèses, au départ, de notre travail répondaient à la question pourquoi les Ex-combattants et Groupes d'Auto Défense abandonnaient-ils leurs activités d'insertion socioéconomiques pour retourner à leur ancienne activité qui est celle des armes.

La sensibilisation des bénéficiaires fait partie intégrante du processus d'éligibilité des combattants au programme d'insertion qui passe d'abord par la formation. Après la démobilisation et le désarmement des concernés, il y a la phase de sensibilisation des acteurs, relativement aux différents projets d'insertion, au terme de leur formation. C'est au cours de cette sensibilisation que les éléments choisissent un métier ou une activité où ils pourront exercer. C'est la durée de sensibilisation que les bénéficiaires ont estimée trop courte avec un taux de plus de 60%. Cette première hypothèse s'est confirmée au regard du taux exprimé. En clair, les concernés n'ont pas eu assez de temps pour bien comprendre l'importance du choix de l'activité qu'ils exerceront plus tard.

Le kit d'installation est un ensemble de matériels ou équipements minimum que le Programme offre aux bénéficiaires afin de leur permettre de démarrer une activité de leur choix. La valeur du kit est estimée à 250 000F CFA.

Il a été donné aux bénéficiaires de projet d'apprécier le kit reçu pour leur installation.

Le résultat de cette appréciation a donné un taux de plus de 80% d'enquêtés insatisfaits par les kits reçus.

Le kit d'installation est la deuxième hypothèse de notre étude. Elle se confirme par le taux ci-dessus indiqué. S'avérant insuffisant, il ne permet pas aux bénéficiaires de développer une activité qui les rende financièrement autonomes.

67

Enfin la troisième et dernière hypothèse, le suivi post installation. Au terme de leur formation, les ex combattants sont installés dans une activité de leur choix, choix opéré pendant la phase de sensibilisation. Pour les orienter, leur donner des conseils pratiques et évaluer l'état d'avancement de leurs activités, des agents de suivi ont été commis par zone, à cet effet. Ceux-ci ont pour rôle de suivre les bénéficiaires pendant 6 à 12 mois, au cours desquels un bilan doit être dressé. Ce bilan permet à la coordination du PSCN de prendre des décisions.

Interrogés sur leur suivi post-installation, sur un total de 99 enquêtés, 62 personnes, soit plus de 62%, estiment qu'il n'y a pas de suivi après leur installation.

Livrés à eux-mêmes avec un kit insuffisant, dans un choix non motivé à un métier et sans aucun encadrement, certains bénéficiaires préfèrent abandonner leur projet pour retourner à leurs anciennes amours, c'est-à-dire, les armes.

Au regard de ce qui précède, nous faisons les recommandations suivantes afin de permettre au Programme du Service Civique d'apporter des mesures correctives pour améliorer ses résultats attendus.

2-2: Recommandations

Pour améliorer le niveau de réalisation des résultats attendus nous faisons les propositions suivantes :

- Prévoir un fonds d'aide à l'installation des bénéficiaires remboursable à partir d'une année de production, selon la procédure comptable en vigueur;

- Faire un suivi post installation des bénéficiaires pendant une année.

· Au niveau du kit d'installation.

- Se rapprocher des structures officielles telles que le FDFP, l'AGEFOP, le Ministère de

l'Agriculture pour valider la valeur et la composition du kit minimum;

- Augmenter la valeur des kits (500 000FCFA pour les activités agropastorales au lieu de

250 000FCFA par exemple);

- Mettre l'accent sur la nécessité d'un apport personnel du bénéficiaire;

- Sensibiliser les jeunes sur l'intérêt des regroupements en coopératives;

- Associer les homologues du PSCN (Logistique et Financier) aux procédures d'acquisition des

kits;

- Constituer des stocks notamment pour les kits en Activité Génératrice de Revenus;

68

- Etudier la possibilité de constituer des parcs d'animaux pour ravitailler les kits élevages;

- Impliquer véritablement les parents autant que faire se peut, des bénéficiaires dans l'engagement pris par leurs enfants en terme d'apport personnel et du respect des règlements intérieur des CSC;

- Renforcer la médiatisation de la remise des kits lors des cérémonies publiques;

- Promouvoir la constitution d'une association des bénéficiaires du PSCN.

· Au niveau du suivi post-installation.

- Recruter un responsable chargé du suivi-évaluation au sein du PSCN ;

- Harmoniser, actualiser les indicateurs de performance existants avec tous les acteurs (PAPC,

PSCN, GTZ, UE y compris les cabinets nationaux);

- Recruter plus d'agents de suivi pour le suivi des bénéficiaires après leur installation.

· Au niveau du temps de sensibilisation des combattants.

- Augmenter le temps de sensibilisation des futurs bénéficiaires afin de leur permettre de comprendre le bien fondé d'une formation et d'une insertion socio économique avant leur arrivée dans les différents centres de formation.

· Au niveau de l'impact sur les femmes.

- Initier une étude sur la situation des femmes et filles ex-combattantes ou associées aux forces et groupes armés. Les résultats de cette étude serviront de base à l'élaboration d'une stratégie d'assistance accompagnée d'un plan d'actions en faveur des femmes et filles associées aux forces et groupes armés.

La mise en oeuvre de cette stratégie permettra au Gouvernement et aux partenaires au développement d'apporter des réponses appropriées aux besoins spécifiques d'assistance des femmes et filles qui ont été affectées par les conflits en Côte d'Ivoire.

2-2-1 Limites

Dans le cadre de notre travail, nous avons été confrontés à plusieurs difficultés. D'abord, au niveau de la recherche bibliographique, le manque d'étude scientifique dans le domaine de l'insertion des ex combattants et ex membres d'Auto Défense en Côte d'Ivoire ne nous a pas permis de comparer nos résultats avec des études universitaires. Cependant, nous avons comblé ce déficit à partir d'autres travaux d'études réalisées au Congo, au Libéria et en Sierra Léone.

Dans le déroulement de l'enquête, notre difficulté a été de convaincre les bénéficiaires de se confier à nous. En effet, la majorité des bénéficiaires étant des acteurs directs ou indirects durant

69

cette autre crise postélectorale, ceux-ci craignent pour leur vie et ont montré une réticence à notre égard.

Les limites résident aussi dans le fait que le taux de représentativité des enquêtés est faible par rapport à l'ensemble des bénéficiaires repartis sur le territoire national.

Le faible taux de personnes interrogées s'explique par le fait qu'à la date de l'enquête, les activités du Programme avaient pris fin par Décret N° 2012-785 du 08 Août 2012.

Enfin, la conception de la notion de durabilité étant multiforme et transversale nous ne pensons pas avoir touché tous ses aspects lors de l'élaboration de ce travail. Notre travail s'est beaucoup plus accentué sur les facteurs technique, économique et financier d'une activité génératrice de revenu. A ce niveau, nous pensons que les effets sociaux et culturels peuvent avoir un impact significatif sur la durabilité d'une activité.

CONCLUSION

70

Notre étude portant sur la politique d'insertion socio-économique des ex combattants et ex Groupes d'Auto Défense du Programme du Service Civique National, bilan et perspectives, a pour objectif d'évaluer tout le processus du PSCN à travers son projet d'insertion afin de connaitre les causes d'abandon des activités d'insertion par certains Ex Combattants et Membres du Groupe d'Auto Défense.

C'est dans cette perspective qu'un arsenal méthodologique s'est bâti avec les moyens et outils nécessaires en vue d'atteindre les objectifs visés. Il s'est agi d'abord du cadre environnemental et théorique de l'étude.

Ensuite, il a été question de montrer la démarche méthodologique avec les résultats de l'étude et relever les implications managériales.

Au terme de l'analyse des résultats, les trois hypothèses de l'étude ont montré que la période de sensibilisation des bénéficiaires a été jugée trop courte (63,6%) et la valeur du kit d'installation insuffisante (80,8%). Par la même occasion, les résultats ont révélé l'absence de suivi après installation des bénéficiaires, soit 62,6%.

A la lumière des diagnostics posés, nous pouvons retenir les implications suivantes :

- Les bénéficiaires ont opéré de mauvais choix concernant leur métier car n'ayant pas eu assez de temps, pendant la sensibilisation, de comprendre l'activité dans laquelle ils devaient exercer.

- L'insuffisance de la valeur des kits n'a pas permis aux bénéficiaires d'assoir une activité rentable qui puisse prendre en compte leurs besoins vitaux, d'où l'abandon du projet au bénéfice des armes.

- La coordination du PSCN, par faute de suivi et d'évaluation des bénéficiaires, n'a pu prendre des décisions idoines pour la suite du projet, conséquence la fermeture du Programme.

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Au regard de ce qui précède et en vue d'y apporter des mesures correctives, des recommandations essentielles ont été faites à l'attention des Responsables du PSCN, à savoir:

- Le recrutement d'un responsable et des agents de suivi-évaluation pour suivre les bénéficiaires installés.

- L'augmentation de la valeur des kits sur l'ensemble des activités du projet.

- L'augmentation du temps de sensibilisation des futurs bénéficiaires avant leur entrée dans les centres de formation.

Dans le cadre de cette étude, nous relevons des limites liées aux résultats obtenus. En effet, au niveau de la recherche bibliographique, le manque d'étude scientifique dans le domaine de l'insertion des ex combattants et ex membres d'Auto Défense en Côte d'Ivoire ne nous a pas permis de comparer nos résultats avec des études universitaires.

Toutefois, nous avons pu mettre en relief, au travers de la revue de littérature, des travaux réalisées au Congo, au Libéria, en Sierra Léone et de manière générale dans la région des Grands Lacs.

Dans le déroulement de l'enquête, il nous a été difficile de convaincre les bénéficiaires à se confier à nous. En effet, la majorité des bénéficiaires étant des acteurs directs ou indirects durant cette autre crise postélectorale et craignant pour leur vie, ont montré une réticence à notre égard d'où la faiblesse du taux de représentativité des enquêtés par rapport à l'ensemble des bénéficiaires repartis sur le territoire national. Ce faible taux de personnes interrogées s'explique aussi par le fait qu'à la date de l'enquête, les activités du Programme avaient pris fin par Décret N° 2012-785 du 08 Août 2012, d'où difficulté de rencontrer les personnes cibles.

Enfin, la conception de la notion de durabilité étant multiforme et transversale, nous ne pensons pas avoir touché tous ses aspects lors de l'élaboration de ce travail. Notre étude s'est beaucoup focalisée sur les facteurs technique, économique et financier d'une activité génératrice de revenu. A ce niveau, nous pensons que les effets sociaux et culturels peuvent avoir un impact significatif sur la durabilité d'une activité.

72

Relativement aux perspectives, le décret cité plus haut met fin aux activités des Structures et Programmes étatiques de réinsertion dont le Programme du Service Civique Nationale. A cet effet, nous nous posons les interrogations suivantes: quel avenir peut-on envisager pour ce programme? L'Office Nationale du Service Civique, future structure dite pérenne, crée par décret en 2010, peut-t-il constituer un point de chute pour le PSCN ? Sa refonte dans la nouvelle structure (ADDR), actuellement opérationnelle, en constituerait-elle un avenir certain?

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