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Déterminants de la faible qualité de la gestion des déchets biomédicaux au centre hospitalier universitaire Souro Sanou (chuss) dans la commune urbaine de Bobo Dioulasso.

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par Abdou Moumini BELEM
ENSP/Direction de la Formation Supérieure en Sciences de la Santé - Attaché de santé en épidémiologie 2013
  

Disponible en mode multipage

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    MINISTERE DE LA SANTE BURKINA FASO

    **************** ************

    SECRETARIAT GENERAL Unité-progrès- justice

    ****************

    ECOLE NATIONALE DE SANTE PUBLIQUE

    «Dr COMLAN ALFRED AUGUSTE QUENUM»

    ****************

    DIRECTION DE LA FORMATION SUPERIEURE

    EN SCIENCES DE LA SANTE

    ****************

    SERVICE DE FORMATION EN SANTE PUBLIQUE

    ****************

    FILIERE : EPIDEMIOLOGIE

    DETERMINANTS DE LA FAIBLE QUALITE DE LA GESTION DES DECHETS BIOMEDICAUX AU CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE SOURO SANOU(CHUSS) DANS LA COMMUNE URBAINE DE BOBO DIOULASSO.

    MEMOIRE DE FIN D'ETUDES

    Par BELEM Abdou Moumini

    Mémoire présenté en vue de l'obtention d'un diplôme d'attaché de santé en épidémiologie

    DIRECTEUR DE MÉMOIRE CONSEILLER DE MÉMOIRE

    Docteur SAVADOGO O André Monsieur OUEDRAOGO Pascal

    Pharmacien Attaché de Santé en SIO

    ANNEE ACADEMIQUE : 2014-2015

    (c) ABDOU MOUMINI BELEM ENSP Ouagadougou Session 2015

    Image1 : Dépôt non protégé des DBM du 17 Avril 2015 à 10h26mn au CHUSS.

    TABLE DES MATIERES

    TITRES PAGES

    DEDICACES i

    REMERCIEMENTS vi

    DEFINITIONS DES TERMES ix

    RESUME DU MEMOIRE xi

    LISTE DES TABLEAUX xiii

    LISTE DES GRAPHIQUES ET IMAGES xv

    LISTE DES ANNEXES xvi

    LISTES DES ABREVIATIONS ET DES SIGLES xvii

    INTRODUCTION 1

    I. PROBLEMATIQUE 4

    I.1 Enoncé du problème 5

    I.2 Justification de l'étude 7

    I.3 Question de recherche 9

    I.4 Hypothèses de recherche 9

    I.5 But de l'étude 9

    I.6 Objectifs 9

    II. CONCEPTUALISATION DE L'ETUDE 10

    II.1 Revue de littérature 11

    II.2 Cadre de référence 29

    III. CADRE ET CHAMP DE L'ETUDE 41

    III.1 Bref aperçu sur le Burkina Faso et de la région des Hauts Bassins 42

    III.2 Cadre de l'étude: la commune urbaine de Bobo Dioulasso. 42

    III.3 Champ de l'étude: le CHUSS de Bobo Dioulasso. 44

    IV. METHODOLOGIE DE L'ETUDE 47

    IV.1 Type d'étude 48

    IV.2 Population d'étude 48

    IV.3 Echantillon/Echantillonnage 49

    IV.4 Méthode, Techniques, Instruments de collecte des données. 51

    IV.5 Validation des instruments 53

    IV.6 Déroulement de l'enquête 53

    IV.7 Considérations éthiques 54

    IV.8 Méthodes de traitement des données 55

    IV.9 Difficultés rencontrées 55

    IV.10 Limites de l'étude 55

    V. PRESENTATION DES RESULTATS DE L'ETUDE 57

    V.1 Niveau de participation à l'étude 58

    V.2 Résultats relatifs au guide d'entretien individuel adressé aux personnels administratifs 59

    V.3 Résultats relatifs au guide d'entretien individuel adressé aux personnels des STM 62

    V.4 Résultats relatifs au questionnaire auto-administré adressé aux chefs de services, CUS/CUT/SUS/SUT et correspondants d'hygiènes 64

    V.5 Résultats relatifs au guide d'entretien individuel adressé aux agents de la société privée CCP. 71

    V.6 Résultats relatifs à la grille d'observation sur les autres personnels de soins du CHUSS. 75

    V.7 Résultats relatifs à la liste de vérification du matériel et des équipements, des documents de stratégies et cadre réglementaire. 76

    V.8 Résultats relatifs à la liste de vérification des procédures et normes écrites de gestion des DBM dans les services et unités de soins du CHUSS 77

    VI. DISCUSSION DES RESULTATS ET SYNTHESE 79

    VI.1 Discussion des principaux résultats 80

    VI.2 Synthèse des résultats de la discussion 90

    VI.3 Vérification des hypothèses. 92

    VII. RECOMMANDATIONS ET SUGGESTIONS 94

    VII.1 Au responsable de la société CCP 95

    VII.2 Aux personnels de soins 95

    VII.3 Aux CUS/SUS/SUT/SUT/chefs de services, correspondants d'hygiène 95

    VII.4 Aux membres du comité d'hygiène 95

    VII.5 Au Directeur des STM 96

    VII.6 Au Directeur Général du CHUSS 96

    VII.7 Au Ministre de la santé 96

    CONCLUSION 98

    REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 101

    ANNEXES A

    DEDICACES

    Nous dédions ce mémoire:

    Ü Anostendres et adorables parentsBELEM Salif et KERRA Mariam,vos prières et conseils, vos bénédictions ont toujours illuminé le chemin de ma vie. Recevez ce travail comme l'expression de ma reconnaissance et toute mon affection. Que Dieu vous garde aussi longtemps que possible à nos côtés et vous donne toujours la force nécessaire pour nous protéger dans vos prières ;

    Ü A notre chère et tendre épouse Mme BELEM/ZENO Awa, vous avez accepté sans conditions le sacrifice en ces moments difficiles de mes études. Patiente, courageuse, déterminée, combative et attentionnée, vous avez enduré avec moi les peines que cette formation a occasionnées. En plus, vous avez su garder notre amour indéfectible et supporter en partie la charge de nos enfants tout au long du temps qu'a duré cette formation. Merci pour ton soutien constant et cohérent. Alors ce travail est le vôtre que Dieu bénisse notre union ;

    Ü A nos chersadorables filsRaytaabaCharifLahbib ; SomfiidaAlhamdouAbidine ; et Rayimsom Ilham Hafid,vous avez été par moment privés de l'affection paternelle. Recevez ce travail en signe d'amour paternel, qu'il vous console et cultive en vous le goût de l'effort, de la persévérance, de la générosité, et de la gratitudeet qu'il vous sert d'exemple à la recherche de l'excellence. Retenez ceci : « le bonheur est le résultat de l'action juste » ;

    Ü A nos frères et soeurs,cousins et cousines, neveux et nièces: le lien de sang est sacré, c'est dans l'union, la solidarité et la cohésion familiale que nous allons surmonter les niveaux de la vie. Ce travail est le résultat de votre soutien de tous les jours. Cultivons toujours l'unité familiale.Que Dieu vous bénisse. Merci pour vos multiples soutiens.

    REMERCIEMENTS

    Au terme de notre travail, nous remercions sincèrement tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre ont participé à notre formation et à l'aboutissement de cette étude. Nos remerciements vont particulièrement.

    ü Au Docteur MartineBONOU, Directrice Générale de l'Ecole Nationale de Santé Publique (ENSP) et son personnel pour les actions diverses entreprises pour améliorer nos conditions d'étude et de stage ;

    ü Au Docteur Paul YAMEOGO, Directeur de la DFSSS et son personnelpour les multiples conseils et orientations pour notre formation ;

    ü A notre directeur de mémoire Docteur O AndréSAWADOGO,Coordinateur pôle système de santé à l'Institut Bioforce Développement. Malgré vos occupations multiples, vous avez accepté nous encadrer et vous avez été toujours disponible et attentif à nos multiples sollicitations. Vos orientations et vos conseils avisés ont été d'un apport précieux pour la réalisation de ce travail. Nous vous en sommes très reconnaissants et nous vous exprimons notre profonde gratitude. Que le Seigneur vous bénisse ;

    ü A notre conseiller de mémoire Monsieur PascalOEDRAOGO, attaché de santé en soins infirmiers et obstétricaux, vous avez fait de l'aboutissement de cette oeuvre, une de vos préoccupations majeures. Votre rigueur méthodologique et scientifique, votre amour du travail bien fait nous ont beaucoup inspirés.Votre disponibilité ne nous a jamais fait défaut durant tout le travail malgré vos occupations multiples. Nous vous en sommes très reconnaissants. Que Dieu vous comble de sa grâce immense.

    Nos remerciements s'adressent également :

    ü Au Directeur Régional de l'Ecole Nationale de Santé Publique (ENSP) de Ouagadougou et son personnel pour votre dévouement pour notre formation.

    ü A nos coordinateurs M. Henry NACOULMA. Justin G SAWADOGO,; Ablassé KABRE,BadouaBAZIEMO nos sincères remerciements pour vos efforts coordonnés afin de nous permettre de finir le programme de formation dans les limites du temps imparti. vous nous avez accordé vos temps sans discontinuer tout au long de notre cycle de formation. Nous vous en sommes reconnaissants ;

    ü AMonsieur SouleymanePORGO, Conseiller de santé à la Direction de la Lutte contre la Maladiepour son dévouement au travail et la qualité de laformation ;

    ü A tout le corps professoral de la section épidémiologie pour votre encadrement pédagogique durant notre formation ;

    ü A Madame Pauline SOME, ingénieure en environnement à la Direction de la Promotion de la Santé pour votre écoute et votre soutien inestimable ;

    ü AMonsieur Karim YOGO, Attaché de santé en soins infirmiers et obstétricaux à la Direction de la Promotion de la Santé pour votre disponibilité et votre altruisme ;

    ü AMonsieur AbdoulayeBOINA T.,Attaché de santé en soins infirmiers et obstétricaux pour votre soutien et assistance durant la rédaction de ce travail ;

    ü A tous lesenseignants permanents et vacataires de la DFSSS pour la qualité des enseignements qu'ils nous ont dispensés ;

    ü A l'ensemble du personnel de la DFSSS pour les sacrifices consentis pour améliorer les conditions d'apprentissage des étudiants ;

    ü A Monsieur le Directeur du CHUSS et son personnel, pour l'accueil, la collaboration quinous ont permis de bien conduire cette étude au sein de votre structure.Nous vous remercions sincèrement.

    ü A Monsieur Panphile NIGNAN, Directeur des services techniques municipauxde Bobo Dioulassopar intérimpour votre disponibilité et votre collaboration. Merci pour tous ;

    ü Au Docteur BoukariDIALLO Dermatologue au CHUSS, vous avez toujours cru en nous, merci pour cette confiance et votre soutien continu ;

    ü A Monsieur Sié EdgardSIB attaché de santé en pédiatrie, pour votre encadrement ;

    ü Au Docteur JoséphineZOUNGRANA à l'hôpital Blaise Compaoré pour votre soutien ;

    ü A nos aînés M. Adama KOTE, IssiakaZOMBRA, MoussaKAGONE,merci pour l'exemple. vous nous avez beaucoup inspirés ;

    ü A Monsieur OUEDRAOGODjibrina, pour vos appuis pédagogiques ;

    ü A mes amis BOUBOUCARI Moussaet son épouse, HamidouCISSE, MahamadiKABORE, MoussaBELEM. Au-delà de ce document auquel vous avez apporté le meilleur de vous-mêmes en vue d'améliorer sa qualité, vous avez beaucoup fait pour nous. Ce travail est donc le vôtre. Qu'Allah vous bénisse.

    ü A toute la promotion 2013-2015 des élèves attachés de santé en épidémiologie. Merci pour votre soutien.

    DEFINITIONS DES TERMES

    Activité de soins : il s'agit d'une activité réalisée par des professionnels de santé dans un but diagnostic, curatif, préventif, ou promotionnel.

    Boîte de sécurité : c'est un conteneur résistant à la perforation conçu pour la collecte des seringues et aiguilles en vue de leur élimination.

    Brûlage : c'est lacombustion des déchets à la flamme (températures inférieures à 400°C).

    Collecte : action de ramasser des produits en vue d'un stockage ou d'un traitement approprié. Collecte des déchets, collecte des ordures ménagères.  Action de recueillir des choses dispersées en vue d'une action précise.

    Commune urbaine : est la collectivité territoriale de base, elle est administrée par un maire. La commune urbaine est une entité territoriale comprenant au moins une agglomération permanente de vingt-cinq mille (25.000) habitants et dont les activités économiques permettent de générer des ressources budgétaires propres annuelles d'au moins vingt-cinq millions (25.000.000) de francs CFA.1

    Elimination des déchets: il s'agit detouteopération d'incinération, de traitement, de mise en décharge contrôlée ou tout procédé similaire permettant de stocker ou de se débarrasser des déchets conformément aux conditions assurant la prévention des risques pour la santé de l'Homme et de l'environnement.

    Enfouissement : c'est une méthode quiconsiste à creuserun trou et à y déposer les déchets qu'on recouvre de matériaux inertes.

    Hygiène hospitalière : ensemble des mesures systématiques ou individuelles permettant de prévenir les infections nosocomiales dans une structure sanitaire.

    Incinérateur : il s'agit d'unéquipement conçu pour assurer la destruction des déchets à des températures élevées (entre 850°C et 1000°C).

    Infection : pénétration dans un organisme d'un agent étranger (bactérie, virus, champignon, parasite) capable de s'y multiplier et d'y introduire des lésionspathogènes.

    Installation physicochimique : Ensemble des objets, des appareils, des appareillages, des bâtiments, d'équipements conçu et installés en vu d'un usage déterminé tel le traitement de déchet liquide infecté.

    Norme : la norme prescrit ce qui doit être en se basant sur des jugements de valeur.

    Nosocomial : vient du Grec « nosokomeone », qui signifie « hôpital » qualifie ce qui se rapporte aux hôpitaux, ce qui se contracte à l'hôpital.

    Procédure : C'est une succession imposée de tâches à réaliser. Elle répond en général à des impératifs qui ne sont pas discutables par l'opérateur qui les applique.

    Santé : « c'est l'état complet de bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en l'absence de maladie, ou d'infirmité » (OMS).

    Services : c'est l'ensemble des services et unités de soins produisant des DBM au CHUSS.

    Stockage : Action de stocker quelque chose; résultat de cette action.

    Traitement des déchets : c'est toute opération physique, thermique, chimique ou biologique conduisant à un changement de la nature ou de la composition des déchets en vue de réduire dans des conditions contrôlées le potentiel polluant ou le volume et la quantité des déchets, ou d'en extraire la partie recyclable.

    Transport : Action de déplacer (quelqu'un, quelque chose) sur une certaine distance par des moyens appropriés.

    Tri : ensembles d'actes ou de comportements consistant à séparer des objets ou des déchets selon leur nature ou leurs risques.

    RESUMEDU MEMOIRE

    Les déchets biomédicaux (DBM) constituent unproblème majeur de santé publique. Ils représentent par leur nature et leur constitution une grande menace pour la santé en milieu intra et extra hospitalier et une source de pollution pour l'environnement. C'est pourquoi nous avons estimé utile de menerune étude transversale à visée descriptivesur les déterminants de la faible qualité de la gestion des déchets biomédicaux au CHUSS dans la commune urbaine de Bobo Dioulasso.Cette étude a pour but de contribuer à l'amélioration de la qualité de la gestion des déchets biomédicaux dans les structures de références du système de santé. De ce fait, nous nous sommes posé une question de savoir quels sont les déterminants de la gestion des DBM au CHUSS?

    Notre étude a inclus 37 services et unités de soins avec 188 personnes dont 177du personnel du CHUSS, 8 agents de la société privée CCP de collecte des DBM et 3 agents des services techniques municipaux. Pour recueillir les données sur cet échantillon nous avons procédé par enquête du 26 Mars 2015 au 20 Mai 2015 en utilisant l'entretien individuel, lequestionnaire auto-administréet l'observation.

    A l'issue de l'analyse des résultats, il ressort que le cadre organisationnel de la gestion des DBM au CHUSS est défaillant. En effet,l'absence de définition des rôles et responsabilités, l'absence des procédures écrites sur les différentes étapes de la gestion des DBM ; et l'insuffisance du respect des normes écrites de gestion des DBM par les différents acteursimpactent sérieusementla gestion des DBM au CHUSS.L'insuffisance des ressources matérielles et financières constitue une préoccupation majeure dans la gestion des DBM au CHUSS. Puisquel'absence d'un budget alloué à la gestion des DBM ; l'absence d'incinérateur et d'installation physico-chimique ; l'insuffisance de moyens de transport; la faible disponibilité des poubelles codifiées(code couleur) ; et le faible niveau d'alphabétisation de la majorité des agents de CCPentravent négativement la gestion des DBM au CHUSS.La collaboration des STM à la gestion des DBM reste négligeable, car on note l'absence de cadre de rencontre et d'échange entre les STM et le CHUSS ; l'insuffisanced'implication et de participation des STM ; et l'absence d'un site aménagé et protégé pour l'élimination finale des DBM.

    En vue de remédierces insuffisances, nous avons formulé des recommandations et des suggestions à l'endroit des différents intervenants par la définition d'une ligne budgétaire spécifique ; la création d'un cadre de rencontre et d'échange entre le CHUSS et les STM ; le renforcement du CHUSS en matériels et équipements performants ; la définition des rôles et les responsabilités dans la GDBM ; et l'élaboration et la diffusion des procédures et normes écrites dans les services.

    Mots clés : Déterminants, gestion, déchets biomédicaux, structures de soins, CHUSS, commune urbaine.

    LISTE DES TABLEAUX

    Tableau I : Récapitulatif de la composition des types de DBM au CHUSS 1

    Tableau II : Répartition des différents types de déchets en fonction de leurs contenants, leurs couleurs et leurs symboles d'étiquettes 20

    Tableau III : Répartition des infrastructures sanitaires dans la commune urbaine de Bobo Dioulasso 43

    Tableau IV : Estimation de la production des DBM dans la commune urbaine de Bobo Dioulasso. 43

    Tableau V : Répartition de la population couverte par le CHUSS 45

    Tableau VI : Répartition du personnel au CHUSS en 2014 46

    Tableau VII: Niveau de participation des 37 services et 188 personnes enquêtées pendant l'étude. 58

    Tableau VIII: Fréquence des difficultés de la gestion des DBM selon le personnel administratif. 61

    Tableau IX: Fréquence des suggestions pour améliorer la gestion des DBM selon le personnel administratif. 62

    Tableau X: Fréquence des suggestions pour une meilleure implication de la municipalité selon le personnel des STM. 64

    Tableau XI: Répartition des enquêtés selon la qualification professionnelle. 64

    Tableau XII: Répartition des enquêtés par tranche d'âge selon l'ancienneté dans le poste. 65

    Tableau XIII: Répartition des enquêtés selon leurs responsabilités dans la gestion des DBM au CHUSS 65

    Tableau XIV: Fréquence du délai de stockage des DBM dans les services selon les enquêtés. 67

    Tableau XV: Fréquence du niveau de remplissage des boîtes de sécurité dans les services selon les enquêtés. 68

    Tableau XVI: Fréquence du niveau de remplissage des poubelles dans les services selon les enquêtés. 68

    Tableau XVII: Fréquence des difficultés de la gestion des DBM selon les enquêtés insatisfaits. 69

    Tableau XVIII: Fréquence des suggestions pour améliorer la gestion des DBM au CHUSS selon les enquêtés. 70

    Tableau XIX: Répartition des agents de la société CCP selon l'âge 71

    Tableau XX: Fréquence de la disponibilité des combinaisons spécifiques selon les agents de CCP. 73

    Tableau XXI: Fréquence des difficultés de la gestion des DBM selon les agents de la société CCP. 74

    Tableau XXII: Fréquence des suggestions pour améliorer la gestion des DBM au CHUSS selon les agents de la société CCP. 74

    Tableau XXIII: Fréquence du respect des procédures et normes écrites de gestion des DBM par les autres personnels de soins observés. 75

    Tableau XXIV : Fréquence des services enquêtés selon le niveau de performance acceptable 77

    Tableau XXV: Fréquence des procédures et normes écrites de gestion issues de l'observation des services et unités de soins. 78

    LISTE DES GRAPHIQUES ET IMAGES

    Graphique 1 : Organisation de la gestion des DBM dans un Hôpital. 1

    Graphique 2: Schéma du cadre conceptuel 40

    Graphique 3: Fréquence des documents de stratégies disponibles selon le personnel administratif. 59

    Graphique 4: Répartition des réponses sur la fréquence de collecte des DBM selon les enquêtés. 67

    Graphique 5: Répartition des 17 éléments d'appréciation selon le NAP. 76

    Image 1 : Dépôt non protégé des DBM du 17 Avril 2015 à 10h26mn au CHUSS. i

    Image 2: Poubelles ne répondant pas aux normes de stockage au CHUSS B

    Images 3 : Deux moyens de transport utilisés par CCP et un lieu de stockage des DBM au CHUSS C

    LISTE DES ANNEXES

    Annexe 1: Répartition de l'échantillon selon les services enquêtés. A

    Annexe 2 : Guide d'entretien individuel semi-structuré à l'intention des responsables administratifs du CHUSS. E

    Annexe 3 : Questionnaire auto-administré adressé aux chefs de services, CUS/CUT/SUS/SUT et correspondants d'hygiènes. I

    Annexe 4 : Guide d'entretien individuel semi-structuré à l'intention du personnel des services techniques municipaux de Bobo Dioulasso. L

    Annexe 5: Guide d'entretien individuel semi-structuré à l'intention des agents de la société privée CCP. O

    Annexe 6: Grille d'observation des autres personnels de soins sur le respect des procédures et normes écrites de gestion des DBM dans les services et unités de soins. S

    Annexe 7: Liste de vérification des procédures écrites et normes de gestion des DBM dans les services et unités de soins. T

    Annexe 8: Liste de vérification du matériel et équipements, des documents de stratégies et cadre réglementaire de gestion des DBM. U

    Annexe 9: Autorisation d'enquête. W

    LISTES DES ABREVIATIONS ET DES SIGLES

    AES : Accident d'Exposition au Sang.

    AIEA : Agence Internationale de l'Energie Atomique.

    CA : Conseil d'Administration.

    CAMEG : Centraled'Achat de Médicaments Essentiels Génériques.

    CCP : ConsortiumCommercial de Prestation.

    CET : Centre d'Enfouissement Technique.

    CM : Centre Médical.

    CMA : Centre Médical avec Antenne chirurgicale.

    CME : Commission médicale de l'établissement.

    CHNSS : Centre Hospitalier National Sourô SANOU.

    CHNU : Centre Hospitalier National Universitaire.

    CHR : Centre Hospitalier Régional.

    CHSCT : Comité d'Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail.

    CHU : Centre Hospitalier Universitaire.

    CHUSS : Centre Hospitalier Universitaire Sourô SANOU.

    CHU-YO : Centre Hospitalier Universitaire Yalgado OUEDRAOGO.

    CREN : Centre de Récupération et d'Education Nutritionnelle.

    CRLAT : Centre Régional de Lutte Anti-Tuberculose.

    CRTS : Centre Régional de Transfusion Sanguine.

    CSPS : Centre de Santé et de Promotion Sociale.

    CUS : Coordinateur d'Unité de Soins.

    DOAM : Déchets Assimilables aux Ordures Ménagées.

    DAF : Directeur des Affaires Financières.

    DASRI : Déchets d'Activités de Soins à Risques Infectieux.

    DBM : Déchets Biomédicaux.

    DFSSS : Direction de la formation supérieure en sciences de la santé.

    DG : Direction Générale.

    DGOMR : Département de Gynécologie, Obstétrique et Médecine de la Reproduction.

    DHQS : Directeur des Hospitalisations et de la Qualité des Soins.

    DPS : Direction de la Promotion de la Santé.

    DRH : Direction des Ressources Humaines.

    DRS : Direction Régionale de la Santé.

    DS : District Sanitaire.

    DSBM : Déchets Solides Biomédicaux.

    DSG : Direction des Services Généraux.

    DSTM : Direction des Services Techniques Municipaux.

    FS : Filles de Salles.

    ENSP : Ecole Nationale de Santé Publique.

    EPA : Etablissement Publique à caractère Administratif.

    EPS : Etablissement Public de Santé.

    GDBM : Gestion des DéchetsBiomédicaux.

    GDSBM : Gestion des Déchets Solides Biomédicaux.

    GS : Garçon de Salle.

    IAGU : Institut Africain de Gestion Urbaine.

    IB : Infirmier (e) Breveté (e).

    IDE : Infirmier (e) Diplômé d'Etat (e).

    INSSA : Institut Supérieur des Sciences de la Santé.

    MECV : Ministère de l'Environnement et du Cadre de Vie.

    MEG : Médicament Essentiel Générique.

    MS : Ministère de la Santé.

    OMS : Organisation Mondiale de la Santé.

    ONG : Organisme Non Gouvernemental.

    OOAS : Organisation Ouest-Africaine de la Santé.

    ORL : Oto-rhino-laryngologique.

    PADS : Programme d'Appui au Développement Sanitaire.

    PDC : Plan de Développement Communal.

    PNDS : Plan National de Développement Sanitaire.

    SAP : SociétéAfricaine de Pneumatique.

    SFE/ME : Sage Femme d'Etat/ Maïeuticien d'Etat.

    SIDA : Syndrome d'Immunodéficience Acquise.

    STM : Services Techniques Municipaux.

    SUS : Surveillants d'Unité de Soins.

    SUT : Surveillant d'Unité Technique.

    RTB : Radiodiffusion et Télévision du Burkina.

    TAC : TiahounAgence Commerciale.

    TEGS : Techniciend'Etat enGénie Sanitaire.

    THA : Technicien d'Hygiène et d'Assainissement.

    TSHA : Technicien Supérieur d'Hygiène et d'Assainissement.

    VIH : Virus d'Immunodéficience Humaine.

    INTRODUCTION

    Le monde moderne génère de plus en plus de déchets. Parmi les pourvoyeurs de ces déchets on peutciter les hôpitaux. En effet, dans l'offre quotidienne desoins de santé, les hôpitaux et les centres de santé produisent de plus en plus de déchets dont les plus redoutables sont les déchets biomédicaux (DBM). Les déchets biomédicaux sont des déchets issus des soins dispensés aux malades et se composent le plus souvent de matériels médicaux usés notamment des compresses, des seringues, des gants, et de liquides biologiques tels que le pus, le sang, etc. Les déchets biomédicaux, par leur nature et leur constitution, représentent une grande menace pour la santé en milieu intra et extra hospitalier et une source de pollution pour l'environnement. Ces déchets biomédicaux sont caractérisés par une forte charge d'agents pathogènes telles que les bactéries, les virus et peuvent contenir des substances chimiques, toxiques, bactériologiques, et donc présenter un risque sérieux de contamination. Ils peuvent être source d'infections nosocomiales, des maladies professionnelles et de pollution environnementale.

    La gestion des DBM constitue désormais une préoccupation de plus en plus pressante et se pose tout naturellement avec plus d'acuité surtout dans les pays en développement. Cette gestion nécessite une attention particulière du fait des pathologies qui peuvent s'y développer à la suite d'une gestion insuffisante ou inadéquate.

    Une bonne gestion des déchetsbiomédicaux constitue l'un des éléments les plusimportants dans la promotion de la sécurité des soins de santé et de la prévention des maladies nosocomiales et professionnelles. Cela permet de réduire l'exposition des populations et des professionnels de santé aux risques de contamination des maladies.D'où la nécessité d'accorder une attention particulière à la gestion des DBM au Burkina Faso.C'est pour y contribuer que cette étude intitulée: «Déterminants de la faible qualité de la gestion des déchetsbiomédicaux au CHUSS dans la commune urbaine de Bobo Dioulasso.» a été menée. Notre étude s'articulera sur les points suivants:

    Ü la problématique ;

    Ü la conceptualisation de l'étude ;

    Ü le cadre et champ de l'étude ;

    Ü la méthodologie ;

    Ü la présentation des résultats ;

    Ü la discussion des résultats ;

    Ü la synthèse des résultats ;

    Ü les recommandations et suggestions.

    PROBLEMATIQUE

    I.1.1 Enoncé du problème

    La plupart des hôpitaux des pays de l'Afrique subsaharienne se sont aussi lancé dans la recherche de la performanceà l'instardes formations sanitaires des pays occidentaux. Pour ce faire, l'amélioration de la qualité des soins a crée une augmentation des activités et de la productivité générant ainsi une forte production des déchets. En effet, les déchets biomédicaux sont au coeur de la problématique de gestion dans toutes les municipalités Ouest Africaines. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que les déchets biomédicaux représentent 10% à 20% de la production totale des déchets issus d'activités de soins, mais sont de loin les plus dangereux2. Ces déchets doivent donc être éliminés avec un grand soin; ce qui n'est toujours pas le cas.

    Dans une évaluation réalisée par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 2002 dans 22 pays en développement, il ressort que 18 à 64% des établissements de santé n'appliquent pas les méthodes appropriées d'élimination des déchets biomédicaux3.

    En France, en 2006 un peu plus de 6% des déchets issus d'activités de soin à risque infectieux y compris les déchets piquants n'étaient pas traités de façon appropriée du fait de l'absence de tri, et représentaient de graves menaces sanitaires4.

    En Algérie, un constat décevant s'était dégagé en 2009: la filière d'élimination des déchets issus d'activités de soins n'était ni organisée, ni structurée, ni sécurisée dans l'ensemble des établissements de santé. D'énormes quantités de déchets à risque finissaient dans la décharge publique où l'on pouvait voir des seringues, des poches de sang, des poches de sérum, des compresses et autres matériels utilisés dans les structures de santé5.

    Au Niger, le rejet direct des déchets biomédicaux dans la nature, à même le sol ou dans des bacs à ordures, très souvent mélangés aux ordures ménagères, constituait la pratique la plus répandue dans les formations sanitaires en 2011. L'élimination des déchets se faisait par : le brûlage fortement pratiqué à l'air libre ou dans des trous; l'enfouissement dans des fosses creusées sans aucune norme6.

    Au Burkina Faso, la situation est identique à celle des autres pays africains. En 2005, l'analyse de la situation sur la gestion des déchets biomédicaux dans le pays avait relevé de nombreuses insuffisances entres autres:

    ü le tri non systématique et mélange des DBM avec les ordures ménagères ;

    ü le manque d'équipements de protection adéquats pour le personnel chargé de la gestion des déchets biomédicaux;

    ü le rejet direct des DBM dans la nature, à même le sol, ou dans des bacs à ordures;

    ü l'enfouissement sauvage et le brûlage à l'air libre des déchets biomédicaux dans la majorité des centres de santé;

    ü l'absence de procédures de gestion interne des déchets biomédicaux7.

    Au CHUSS de Bobo Dioulasso la situation n'est guère meilleure. Les conditions d'élimination des déchets au CHUSS, restent confrontées à d'énormes difficultés. Il suffit d'y faire un tour pour voir les déchets éparpillés dans la cour et d'autres trainer dans les couloirs et les salles de soins, certains animaux domestiques ont accès aux restes alimentaires mélangés aux DBM. Les déchets biomédicaux sont jetés dans des gros récipients en plastique, de surcroit sans tri, dans toutes les unités de soins8.

    Face à cette situation, le Ministère de la Santé a mis à la disposition de certaines structures du personnel compétent en matière d'hygiène et d'assainissement (les agents techniques d'hygiène et d'assainissement) ; ainsi que des documents et textes législatifs(code sur l'hygiène publique ; code de l'environnement)quiont également été élaborés, adoptés et promulgués:

    ü la stratégie nationale de gestion des déchets biomédicaux;

    ü le décret portant organisation de la gestion des DBM et assimilés.

    Au niveau local, l'hôpital SOURO SANOU en collaboration avec ses partenaires tels le projet ESTHER, le PADS (Programme d'Appui au Développement Sanitaire) et le Centre Hospitalier Universitaire(CHU) de Montpelier ont fourni d'énormes efforts pour pallier les problèmes des DBM provenant de différents services du CHUSS. Parmi ces efforts, relevons quelques actions déployées ces dernières années pour améliorer l'hygiène en milieu hospitalier au nombre desquels on peut citer :

    ü l'élaboration d'un plan quinquennal de gestion des DBM;

    ü construction d'un local de stockage des DBM par le projet ESTHER ;

    ü l'organisation d'un voyage d'étude effectué au CHU de Montpellier portant sur le volet formation des acteurs ;

    ü l'organisation des sessions de formation des agents sur la gestion des DBM et l'hygiène hospitalière ;

    ü connexion aux réseaux d'égout de la ville de Bobo Dioulasso pour l'évacuation des eaux usées en 2008.

    En dépit des efforts consentis par l'Etat et les responsables du CHUSS, la gestion des DBM dans la région sanitaire des Hauts Bassins et plus précisément au CHUSS demeure toujours préoccupante.En effet, une étude menée en 2014 par AfricSanté a révélé des insuffisances dans la gestion des DBM dans la région des Hauts Bassins tellesle manque de dispositif d'évaluation des déchets; l'insuffisance et l'inadaptation des équipements, l'insuffisance de compétences dans leur utilisation,la non-disponibilité de directives, la vétusté et l'insuffisance des équipements, et la faible implication des communes dans la gestion des déchets biomédicaux9.De même les conditions d'élimination des déchets au CHUSS, restent confrontées à d'énormes facteurs qui émoussent ces efforts dont les réalités socio-économiques locales.

    En l'absence de mesures efficaces, la situation pourrait encore s'aggraver. Au vu des inondations de plus en plus récurrentes de nos hôpitaux, on pourra assister à une crise sanitaire liée à la faible qualité de la gestion des DBM au CHUSS.

    Nous voulons à travers ce travail, contribuer à renforcer la qualité de la gestion des DBM dans la ville de Bobo Dioulasso.

    I.2 Justification de l'étude

    Plusieurs raisons ont milité en faveur du choix de notre thème sur la gestion des DBM :

    I.2.1 Intérêt et motivation personnels

    Durant nos(3) trois années de service au département de pédiatrie du CHUSS de Bobo Dioulasso, nous avons constaté quela gestion des DBM n'était pas efficace.

    En effet, nous avons vu des poubelles sans sachets, ni couverclealimentées de déchets de toutes sortes (liquide, sang, aiguilles) de même,les liquides d'aspirationsont souvent jetés dans les lavabos par les agents de santé.La gestion des DBM a dès lors été pour nous une préoccupation et cette étude est une opportunité que nous saisissons afin d'apporter notre contribution à la résolution du problème. Nous voulons donc à travers cette étude susciter une prise de conscience individuelle et collective des acteurs sur les conséquences d'une mauvaise gestion des déchets biomédicaux.

    I.2.2 Pertinence scientifique

    L'infection nosocomiale et les maladies professionnelles représentent une hantise des acteurs de tout système de santé.En effet, elles peuvent survenir en cas de gestion inadéquate des DBM. Les infections liées aux activités de soins de santé sont une cause de morbidité et de mortalité élevées dans les structures de soins. Entre 5 et 30 % des patients hospitalisés contractent une ouplusieurs infections dont une grande partie pourrait parfaitement être évitée (OMS, 2005).Il faut donc veiller de façon continue à ce que ces déchets ne deviennent vecteurs de maladies. A ce titre l'OMS a lancé en 2005 le défi mondial pour la sécurité des soins avec comme thème « un soin propre est un soin plus sûr » et proposé comme principale stratégie, la gestion des DBM pour prévenir les différents risques10. Aussi, cette étude pourrait contribuer à trouver des pistes de solution à la lutte contre l'infection nosocomiale et les risques d'expositions du personnel et de la population aux maladies.

    I.2.3 Pertinence sociale

    Être en bonne santé est une condition essentielle du bien-être social. La qualité de la santé est fonction de l'accès aux services de santé et surtout du cadre de vie. L'infection nosocomiale peut engendrer une augmentation du nombre de jours d'hospitalisation et susciter plus de dépenses en termes de prise en charge du malade (achat de médicaments, frais d'hospitalisation). De même, elle peut êtresource d'inactivité et d'absence de production prolongée conduisant ainsi le malade dans une situation de paupérisation. Les maladies professionnelles et les infections nosocomiales peuvent se compliquer et laisser des séquelles d'invalidités ou même aboutir à la mort des patients. C'est en cela que prend l'intérêt social de notre étude. En effet, elle nous permettra de faire des propositions en vue d'améliorer la sécurité aussi bien des prestataires de service de santé que des bénéficiaires de soins.

    I.3 Question de recherche

    Quels sont les déterminants de la faible qualité de la gestiondes DBM auCHUSS?

    I.4 Hypothèses de recherche

    Ü l'insuffisance de l'organisationde la gestion déterminela faible qualité de la gestiondes DBMau CHUSS ;

    Ü l'insuffisance des ressourcesdéterminela faible qualité de la gestion des DBM au CHUSS ;

    Ü la faible implication des services techniques municipaux (STM)détermine la faible qualité de lagestiondes DBM au CHUSS.

    I.5 But de l'étude

    Contribuer à l'amélioration de la qualité de la gestion des DBM dans les structures de références du système de santé.

    I.6 Objectifs

    I.6.1 Objectif général.

    Etudier les déterminants de la gestioninadéquate des DBM au sein du CHUSS.

    I.6.2 Objectifs spécifiques.

    o apprécier l'organisation de la gestion des DBM au CHUSS ;

    o apprécierles ressources disponibles pour la gestion des DBM au CHUSS ;

    o apprécierl'implication des Services Techniques Municipaux (STM) dans lagestion des DBM au CHUSS ;

    o recueillir les suggestions et les difficultés des différents acteurs pour l'amélioration de la gestion des DBM ;

    o formuler des recommandations en vue d'améliorer la gestion des DBM au CHUSS.

    · CONCEPTUALISATION DE L'ETUDE

    I.6.3 Revue de littérature

    Le renforcement de la sécurité sanitaire constitue de plus en plus une préoccupation des autorités sanitaires. Pour ce faire, elle passe par une meilleure gestion des DBM issus des soins de santé. Raison pour laquelle nous nous sommes interrogés sur les déterminants de la faible qualité de la gestion des DBM au CHUSS. Ainsi, nous avons procédé à la revue de la littérature qui a pris en compte des résultats des recherches antérieures sur le thème (mémoires d'étudiants, enquêtes nationales et internationale, des publications..) et des entretiens avec des personnes ressourcesoeuvrant dans le domaine de la gestion des DBM. Elle s'articule autour des points suivants :

    Ø définition des principaux concepts du thème ;

    Ø généralités sur la gestion des DBM :

    Ø synthèse des écrits antérieurs sur la gestion des DBM et analyse critique.

    I.6.4 Définition des concepts

    Dans le but de bien mener notre étude, il nous a semblé important de procéder à la définition des principaux concepts à savoir :

    v -Déterminants :selon Le Petit Larousse, « déterminant » est un élément qui détermine un autre (le déterminé) et il donne comme définition de « déterminer » : établir, définir de manière précise11.

    Pour Le Petit Robert (2007), les déterminants sont des éléments d'ordre social, organisationnel,culturel, qui contribuent à l'apparition, au maintien ou au développement d'un phénomène12.

    Pour notre étude les déterminants sont un ensemble d'aspects, de conditions, de caractéristiques qui peuvent expliquer ou qui sont à l'origine d'une situation donnée.

    v -Gestion : selon le dictionnaire Larousse, « gestion » est un nom féminin dérivant du verbe gérer qui signifie « assurer l'administration, l'organisation, le traitement d'un ensemble de données, de marchandises, etc. »13.

    Pour Henri. F.,la gestion c'est « administrer (gérer) c'est prévoir, organiser, commander, coordonner, contrôler »14. La gestion c'est « action et effet de gérer, d'administrer »15.

    Dans notre étude la gestion se définie comme les étapes(tri, la collecte, le transport, le stockage, le traitement et l'élimination) utilisées pour prendre en charge les déchets biomédicaux.

    v Qualité : Selon le Larousse 2000, la qualité est définit comme la manière d'être bonne ou mauvaise de quelque chose, son état caractéristique. C'est aussi la supériorité, l'excellence en quelque chose; c'est ce qui fait le mérite de quelqu'un.

    Quant à DONABEDIAN, pionnier des travaux dans le domaine de lasanté, la qualité des soins consiste à appliquer des sciences et destechnologies médicales de manière à arriver au maximum de bénéfices pour lasanté sans augmenter pour autant les risques. Le niveau de qualité est parconséquent, la mesure par laquelle les soins fournis permettent d'arriver àl'équilibre le plus favorable de risques et de bénéfices16

    v Déchet :selon le dictionnaire des termes de médecine, le déchetest défini comme débris, reste sans valeur de quelque chose.Cequi tombe d'une manière qu'on travaille17.

    La notion de déchet estdéfinieégalement par tout résidu de substance solide, liquide ou gazeuse, issu d'un processus de production, de transformation ou d'utilisation, destiné à être éliminé ou devant être éliminé en vertu des lois et règlements en vigueur18.

    Pour ce faire, nous retiendrons dans notre étude que le déchet est tout objet qui a perdu sa valeur après son utilisation ou sa péremption.

    v -Déchetsbiomédicaux : tout déchet solide ou liquide provenant des produits de diagnostic, de suivi et de traitement préventif et curatif ou de recherche en matière de médecine humaine et vétérinaire18.Les déchets biomédicaux c'est l'ensemble des résidus d'origine biologique ou non, résultant des activités médicales ou paramédicales19.Pour nous, les déchets biomédicaux représententl'ensemble des résidus et de matériels pollués produits dans une structure de soins au cours des activités de soins.

    v -Gestion des déchetsbiomédicaux :C'est l'ensemble des activités mises en place afin d'assurer la collecte, le tri, la décontamination, le transport et l'élimination des déchets produits au cours des activités de soins (Curatifs et/ou préventifs). Pour ce faire, elle fait appel à des compétences (managériales) ; des outils et procédures écrites avec un Système d'Alerte Précoce (SAP) en cas de catastrophe ; des ressources humaines qualifiées et motivées ; des équipements performants adaptés et fonctionnels20.

    La gestion des DBM est l'ensemble des actes s'appuyant sur des techniques, des règles,et des moyens matériels indiqués tendant à stocker, traiter et éliminer les DBM.21

    Pour notre étude, la gestion des déchets biomédicaux peut être définie comme la mise en oeuvre effective, continue et correcte de l'ensemble des étapes de la gestion pour prendre en charge les résidus et les matériels désaffectés lors des activités de soins. Cette gestion mettra l'accent surle tri, la collecte, le transport et l'élimination.

    v Organisation : Organiser c'est mettre en place les éléments d'un ensemble en vue d'une fonction, d'un usage déterminés22.

    Selon le dictionnaire Microsoft Encarta 2009 version électronique, « Organisation » est un mode de constitution et de fonctionnement (d'un ensemble, d'un groupe, d'un système).

    Le Ministère de la Santé du Burkina Faso définit l'organisation comme la mise en oeuvre des méthodes de travail pour créer des relations dynamiques et efficaces entre les personnes, les structures et l'environnement dans lequel est implanté le service23.

    Dans notre étude, l'organisation de la gestion des DBM répond à la mise en place d'un ensemble de dispositifs et d'instruments dynamiques permettant de gérerefficacement les déchets biomédicaux. Elle se résume à l'élaboration d'un processus permettant de prendre en charge les DBM depuis la production jusqu'à l'élimination finale.

    v Disponibilité des ressources : La disponibilité, c'est l'état d'une chose ou d'une personne dont on peut utiliser24.

    Mais dans notre étude, la notion de disponibilité des ressources est l'état d'accessibilité à tout moment et en tout temps des moyens permettant d'exécuter les tâches quotidiennes conformément aux règles en vigueur.

    Les ressources ce sont des moyens employés ou des moyens matériels dont dispose une structure ou un service. Ces moyens nous permettent de se tirer d'un embarras25.

    Dans notre étude,c'est l'ensemble des moyens en terme d'individus (le nombre d'agents nécessaires), en termes de matériels et d'équipements (pour la collecte, le transport, le stockage, l'élimination des déchets), en terme de finances (le budget alloué à la gestion des déchets) dont on peut utiliser dans une structure de référence pour se tirer de l'embarras de la gestion des DBM.

    v Implication: Selon le dictionnaire Microsoft Encarta 2009 version électronique « implication » c'est un engagement, par sensibilisation à la responsabilité de, (quelqu'un ou un groupe dans une action).

    L'implication des STM est la participation des responsables des STM aux différentes activités de la gestion des DBM au CHUSS. Dans notre étude, on entend par implication des STM la participation des responsables aux activités de tri, collecte, transport, traitement et l'élimination des DBM dans la commune urbaine de Bobo Dioulasso.

    I.6.5 Généralités sur la gestion des DBM

    I.6.5.1 Aspects administratifs etréglementaires de la gestion des DBM

    ð Documents de stratégies

    Ü Le Guide de bonnes pratiques et de procédures en matière de gestion des DBM et assimilés élaboré par le Ministère de la Santé en janvier 2010. En effet, il décrit les procédures et les pratiques en matière de bonne gestion dans une structure de soins.

    Ü La stratégie nationale de gestion des DBM, élaboréepar le Ministère de la Santé en novembre 2005. Elle met l'accent sur l'organisation de la gestion des DBM et lesorientations politiques en matière de gestion des DBM. Ce document décrit aussi les rôles des différents acteurs de la gestion des DBM.

    Ü La stratégie nationale d'hygiène hospitalière, élaboréeégalement par le Ministère de la Santé en octobre 2013. C'est un document à l'usage du personnel de santé, et constitue une très bonne référence technique en matière de savoir, savoir-être et savoir-faire dans le domaine de l'hygiène hospitalière. Elle apporte des orientations pertinentes en matière de gestion des DBM.

    Ü Le rapport provisoire d'actualisation du plan de gestion des DBM élaboré en 2011 par leMinistère de la Santé sous l'égide du PADS et la Banque Mondiale. Il constitue une source de référence technique et organisationnelle en matière de gestion des DBM et contribue au renforcement des connaissances du personnel de santé pour une bonne gestion des DBM.

    ð Cadre réglementaire

    Ü Le décret N°2008-009/PRES/PM/MS/MECV du 10 janvier 2008 portant organisation de la gestion des déchets biomédicaux et assimilés.En application des articles 4, 106, et 120 de la loi N°022-2005/AN du 24 mai 2005 portant code de l'hygiène publique, la gestion des DBM est définie par les dispositions du présent décret.Cette gestion comprend le tri, la collecte sélective, le stockage, le transport, le traitement et l'élimination.

    Ü La loi N°022-2005/AN du 24 mai 2005 portant code de l'hygiène publique. En son article 101, il stipule que les déchets biomédicaux, notamment anatomiques, doivent être détruits par voie d'incinération. Les déchets non anatomiques doivent être incinérés ou désinfecter.

    Ü La loi n°23/94/ADP du 19 mai 1994 portant code de la Santé Publique. Dans son livre II, Titre I : les articles 8 à 10fixent les textes et règles en vigueur en matière d'application des règlements sanitaires et la responsabilité des acteurs municipaux.Aussi le code intervient dans la gestion des déchets, en posant différentes interdictions.

    I.6.5.2 Production des DBM

    La production journalière de DBM au Burkina Faso est estimée à 2677.6 kg/j, soit environ 977 tonnes par an. Cette quantité est calculée sur la base de l'estimation faite lors de l'étude actualisée de Mr. LECOQ. A. en 20047. Sur la même manièrede calcul, au CHUSS, la production journalière est estimée à 70 kg/J soit 25550 kg par an.

    I.6.5.3 Diagramme de l'organisation de la gestion des DBM dans un Hôpital.

    v Organisation de la gestion des DBM dans un Hôpital26

    THA/TSHA

    Elaboration du plan de gestion des DBM, fiches de collecte, programme de formation, fiches de suivi.

    Coordination de la gestion des DBM

    CUS/SUS

    Supervision de l'utilisation adéquate des poubelles

    Utilisation sélective des poubelles de tri à la source.

    Personnel Soignant

    Collecte des poubelles ou des contenants de DBM et regroupement par catégorie.

    Manoeuvre

    Service ou entreprise spécialisée

    Transport in situ et ex situ des DBM.

    Déchets assimilables aux ordures ménagères :

    Elimination avec les déchets ordinaires(décharges).

    DBM :

    Incinération in situ ou transport vers un site d'incinération (polarisation).

    Service privé ou Manoeuvres

    Graphique1 : Organisation de la gestion des DBM dans un Hôpital.

    I.6.5.4 Typologieset natures des DBM

    v Typologies des BDM

    La classification et la définition des DBM sont fonction de la réglementation en vigueur et s'inspirent dans la majorité des cas des classifications conventionnelles de Bâle et de l'OMS sur les déchets hospitaliers. Pour les besoins de notre étude nous avons adopté la classification des DBM régie par le décret 2008-009/PRES/PM/MS/MECV du 10 janvier 2008 portant organisation de la gestion des déchets biomédicaux et assimilés.Les déchets hospitaliers peuvent être classés en cinq (5) grandes catégories de A à E selon la convention de Bâle. Il s'agit de:

    Ü Les déchets de soins médicaux sans risques (classe A) ;

    Ils comprennent essentiellement les ordures de bureaux, les emballages et les restes alimentaires. Ils sont similaires aux ordures ménagères ou municipales courantes et peuvent être traitées par les services municipaux de nettoyage.

    Ü Les déchets biomédicaux et déchets de soins médicaux nécessitant une attention particulière (classe B) ;

    Ils comprennentles déchets anatomiques humains ; les déchets tranchants et piquants et les déchets pharmaceutiques.Ils sont considérés comme étant l'une des catégories de déchets les plus dangereux produits dans les établissements sanitaires et doivent être gérés avec le plus grand soin.

    Ü Les déchets infectieux et hautement infectieux (classeC) ;

    Des mesures spéciales liées à la gestion des déchets infectieux, doivent être de rigueur à chaque fois que ceux-ci sont connus, ou sur la base de l'expérience médicale supposés être contaminés par des agents vecteurs de maladies et lorsque cette contamination donne des raisons de penser que la maladie pourrait se répandre.

    Ü Les autres déchets dangereux (classe D) ;

    Cette catégorie de déchets n'appartient pas exclusivement au domaine médical. Elle comprend les substances chimiques gazeuses, liquides et solides à haute teneur en métaux lourds comme les batteries, les conteneurs pressurisés, etc.

    Ü Les déchets de soins médicaux radioactifs (classeE) ;

    Ce sont des liquides, gaz et solides contaminés par des radionucléides18.

    Par ailleurs les déchets se répartissent également en deux catégories en fonction de leur aspect physique. Ainsi on rencontre :

    o -Déchets solides

    Ils sont subdivisés en plusieurs sous-groupes en fonction des activités spécifiques de chaque service. C'est ainsi qu'on a les:

    ü Déchets anatomiques (parties ou de restes humains, foetus, placentas, prélèvements biologiques, éléments d'amputation) ;

    ü Déchets toxiques(produits ou substances chimiques ; des films radiologiques ; du mercure ; du chlore) ;

    ü Déchets pointus ou tranchants (les lames de scie, aiguilles, seringues, bistouris, sondes diverses, tubes, tubulures de perfusion, verres ayant contenu du sang ou tout autre objet pouvant causer une coupure) ;

    ü Résidus de pansements (gants, du cotons ; des compresses souillées, garnitures diverses, poches de sang, des bandes ; et les plâtres) ;

    ü Déchets pharmaceutiques(médicaments périmés et/ou non utilisés).

    o -Déchets liquides

    Ils sont constitués de résidus de sang, de produits chimiques liquides, de liquides médicaux tels que les liquides de lavage gastrique, de ponction pleurale et cardiaque ainsi que les liquides de drainage postopératoire et les expirations bronchiques et gastriques. Les effluents incluent également les eaux de rinçage de films radiologiques, comme les révélateurs et fixateurs, les produits chimiques en laboratoire comme les réactifs et les solvants, mais aussi les eaux usées ménagèresen provenance des cuisines et celles des toilettes et de la buanderie7.

    v Nature des DBM

    Tableau I : Récapitulatif de la composition des types de DBM au CHUSS27

    Types de déchets au CHUSS

    Déchets solides

    Déchets liquides

    Déchets gazeux

    Gants, perfuseurs, compresses, ampoules, aiguilles, poches de sérum, coton, sondes, flacons vides, seringues, mandrins, résidus de pansements, résidus d'aliments, films usagés, lames, lamelles, boîte de pétri, déchets organiques, vaccinostyle, emballages vides, plâtres, bandes, jersey, sondes usées, placenta, parties de corps

    Sang, eaux usées, liquides de ponction et d'aspiration, crachats, les urines, les vomissements et des selles liquides, les réactifs, le pus, bouillons de culture, liquides de conservation, liquide amniotique

    Les émanations des réactions chimiques, des brûlages, des préparations pharmaceutiques

    I.6.5.5 Description des procédures degestion des DBM

    Les déchets biomédicaux produits dans les établissements sanitaires doivent toujourssuivre un itinéraire approprié et bien identifié, de leurs points de production à leur élimination finale.Cet itinéraire est composé de plusieurs étapes qui comprennent : le tri, la collecte, le stockage, le transport,le traitement et l'élimination. Mais avant, la figure suivante résume les étapes du protocole de gestion des DBM.

    Ü tri.

    Le tri est une opération qui s'effectue au niveau du site de la production et à travers laquelle chaque catégorie de déchets est mise dans un sac ou un conteneur qui lui convient. Pour ce faire, il incombe généralement aux personnels soignants et consiste à séparer les différents déchets. Les différentes catégories de déchets sont séparées dans des sacs poubelles ou des réceptacles de couleurs différentes. Pour être efficace, le tri doit suivre une procéduredécrite en commandements dontces réceptacles:

    ü boîtes de sécurité de couleur jaune pour les déchets piquants ou tranchants ;

    ü réceptacles de couleur jaune pour les déchets infectieux et anatomiques;

    ü réceptacles de couleur rouge pour les déchets de laboratoires (boîte de pétri, pipettes, etc.) et les déchets spéciaux (médicaments périmés, restes de produits, métaux lourds, produits chimiques, déchets radioactifs, etc.) ;

    ü réceptacles de couleur noire pour les déchets assimilables aux ordures ménagères.

    Ü collecte.

    Les structures de soins doivent procéder à la collecte des sachetspoubelles selon les procédures de collecte recommandées tout en respectant les codes de couleur des récipients dans le strict respect du tri réalisé. Ces récipients doivent être :

    ü étanches, insonores, munis d'un couvercle s'opposant à l'accès des mouches, rongeurs et autres animaux ;

    ü installés en quantité suffisante de manière à éviter leur surcharge et tout éparpillement ;

    ü identifiables grâce à un système de marquage apparent28.

    Tableau II : Répartition des différents types de déchets en fonction de leurs contenants, leurs couleurs et leurs symboles d'étiquettes20

    Types de déchets

    Type de contenant

    Couleurs du contenant

    Symboles des étiquettes

    Déchets hautement infectieux

    Solide, sac en plastique étanche aux fuites ou

    conteneur capable de subir un autoclavage

    Jaune, marquage :

    «hautement infectieux »

     

    Autres déchets infectieux,

    pathologiques ou

    anatomiques

    Sacs en plastiques ou conteneurs

    Jaune

     

    Déchets piquants ou tranchants

    Collecteur rigide Conteneur résistant à la perforation à défaut des bidons ou bouteilles

    Jaune, marquage :

    «déchets piquants ou tranchants »

     

    Déchets de produits chimiques et pharmaceutiques

    Sac en plastique ou conteneur

    Brun

     

    Déchets radioactifs

    Boîte en plomb portant le pictogramme

    associé au risque radioactif

    Rouge

     

    Déchets de soins médicaux ordinaires

    Sacs ou collecteurs en plastique

    Noir

     

    Ü transport sur le site

    C'est le trajet depuis le site de production ou les zones de stockage intermédiaire des déchets jusqu'à la zone de stockage central. Les déchets ne doivent pas s'accumuler à l'endroit où ils sont produits, ils doivent être collectés régulièrement, au minimum une fois par jour et transportés à un dépôt central à l'intérieur de l'hôpital.Les moyens de transport interne à l'établissement peuvent être de plusieurs sortes : brouettes, conteneurs sur roulettes, chariots et autres moyens.

    Le transport externe est envisagé lorsque le traitement sur place n'est pas possible. Les moyens de transport doivent être adaptés. Les véhicules de transport des DBM doivent posséder un coulissage indiquant la catégorie de déchets transportés.

    Ü Le stockage sur le site.

    Après leur collecte, les DBM peuvent être conservés dans des zones d'entreposage. Ces zones de stockage doivent être dimensionnées en fonction des quantités de déchets produites et de la fréquence des collectes. Elles doivent également être closes, aérées, à même de mettre les déchets à l'abri des intempéries, des animaux et des insectes. Elles doivent enfin être identifiées comme des zones contenant des déchets, accessibles par les véhicules de transport ou de collecte et régulièrement désinfectées28. Selon l'OMS, la durée recommandée pour le stockage des déchets contaminés dans les zones à climat chaud est de :

    ü Quarante huit (48) heures durant la saison froide ;

    ü Vingt quatre (24) heures pendant la période chaude.

    Au Burkina Faso, la durée règlementaire de stockage des déchets contaminés est de 48 heures maximum28.

    Ü traitement et élimination des DBM

    Chaque classe de déchets nécessite un traitement spécifique. Cependant, pour être pragmatique, il est conseillé de distinguer trois principales classes qui polarisent environ 90% de la production de déchets biomédicaux. Ces grandes catégories pourraient être : les déchets tranchants et piquants, les déchets infectieux et cytotoxiques et les déchets organiques (sang, fluides corporels et les déchets anatomiques humains...). Toute structure doit être dotée d'installations de traitement et/ou d'élimination des déchets solides et liquides.

    I.6.5.6 Technologies de traitement et d'élimination des DBM.

    Il y a plusieurs méthodes de traitement des déchets dont :

    ð brûlage à l'air libre

    C'est la combustion des déchets solides à des températures très basses (inférieures à 400°C). Il peut se faire dans un endroit ouvert ou dans un endroit protégé. Mais il se caractérise également par une combustion incomplète des déchets (moins de 70%), des émissions toxiques (métaux lourds, dioxine, furanes) et des risques d'incendies.

    ð enfouissement

    Cette méthode consiste à enterrer les déchets sans brûlage. Il est recommandé que la fosse ait 3 à 5 m de profondeur et 2m de large. Une fois pleine, les derniers 50 cm sont remplis de matériau compact avec une épaisseur de 30cm. C'est une technique simple, facile, adaptée aux petites quantités de déchets, et qui n'entraîne pas de pollution atmosphérique (pas de combustion).C'est une méthode qui n'est pas sûre. Elle est plus adaptée pour l'élimination des déchets anatomiques c'est-à-dire les déchets de la catégorie B1 (membres amputés, placenta, etc.). L'enfouissement peut se faire sur le site de l'hôpital ou à la décharge municipale(le plus fréquent).

    ð incinération

    Elle constitue l'une des principales méthodes de traitement des déchets. Il existe deux types d'incinération :

    o l'incinération contrôlée à haute température (plus de 1000°C) capable de traiter correctement tous les types de déchets issus d'activités de soins. Elle utilise de grandes installations modernes et est adaptée pour un réseau centralisé car très coûteuse. Elle permet une combustion complète des déchets et réduit les émissions toxiques.

    o l'incinération à température moyenne (850-1000°C) : elle est mieux adaptée aux centres médicaux et hospitaliers. Elle permet une réduction considérable du volume des déchets (entre 75 à 90%), une stérilisation complète des déchets contaminés, et empêche la réutilisation des aiguilles. Cette méthode demeure de nos jours la plus appropriée pour l'élimination des déchets biomédicaux.

    ð traitement des déchets liquide

    Les eaux usées provenant des formations sanitaires, et particulièrement les eaux de laboratoire, devraient faire l'objet d'une épuration physicochimique, biologique et bactériologique particulière. La désinfection chimique est certainement la méthode la plus efficiente pour le traitement des eaux usées infectieuses. Au niveau des hôpitaux, il est préférable, compte tenu des importants volumes d'eaux, d'opter pour un traitement physicochimique qui inclue un poste de désinfection29.

    I.6.5.7 Risques liés à la gestion des DBM

    L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère que la gestion sûre et durable des déchets d'activité de soins est un impératif de santé publique et de la responsabilité de tous30. Les risques liés à une mauvaise gestion des DBM portent globalement sur :

    ü les blessures accidentelles : risques d'accident pour le personnel de santé,les usagers des FS, les enfants et les récupérateurs non avisés ;

    ü les intoxicationsaiguës (produits chimiques), des infections nosocomiales ;

    ü accidents d'exposition au sang (AES) ;

    Pour ce qui concerne les infections, les catégories suivantes sont identifiées :

    ü les maladies virales telles que le VIH/SIDA, l'hépatite virale B et A, la fièvrehémorragique à virus d'Ebola ;

    ü les maladiesbactériennes telles que la tuberculose, les streptocoques, la fièvretyphoïde, etc.;

    ü les maladies parasitaires telles que la dysenterie amibienne, les ascaridiases, etc. ;

    ü La contamination de la chaine alimentaire : les animaux domestiques en quête de nourriture au niveau des décharges publiques ou sauvages peuvent ingérer ces types de déchets, ce qui peut entraîner une propagation potentielle de maladies et de contaminants chimiques à travers la chaine alimentaire.

    Les personnes exposées dans le processus de gestion des DBM sont principalement :les professionnels de la santé, les techniciens de surface, les agents d'entretien, les préposés à l'incinération, les agents des sociétés privéesde collecte des DBM, les récupérateurs informels (enfants de la rue, les femmes, les malades mentaux, les populations).

    I.6.5.8 Rôles et responsabilités des différents acteurs de la gestion des DBM

    I.6.5.8.1 Personnel du CHUSS

    Ü Personnel administratif

    Le personnel administratif à l'image du Directeur de l'établissement intervient à tous les niveaux du processus de gestion. Il doit :

    ü constituer le Comité de Gestion des DBM et nommer les différents membres et leurs responsabilités ;

    ü établir un plan de gestion des déchets au niveau de l'établissement de soins ;

    ü prévoir le budget spécifique à la rubrique gestion des déchets ;

    ü mettre à la disposition du personnel les moyens nécessaires (sacs et poubelles de couleurs différentes recommandées, conteneurs, chariots...)31.

    Ü Responsable du service d'hygiène du CHUSS

    Il représente l'acteur principal de la gestion des déchets au niveau de son établissement. A cet effet, il est chargé de :

    ü coordonner l'élaboration du plan et des procédures internes de gestion des DBM ;

    ü coordonner les opérations de gestion des déchets au niveau des différents sites de production depuis la production jusqu'à l'évacuation finale.

    ü coordonner la mise en oeuvre et du suivi du plan de gestion des DBM ;

    ü définir les rôles et responsabilités dans la gestion des DBM poste par poste ;

    ü collaborer avec les autorités municipales pour les questions relatives à l'évacuation et l'enfouissement des déchets d'activités de soins à risque31.

    Ü Personnel de soins

    Constitué par l'ensemble des prestataires de soins médicaux et paramédicaux, ils produisent les déchetsbiomédicaux et sont chargés du tri systématique lors de cette production.Ce personnel doit :

    ü respecter le tri sélectif et le conditionnement correct des déchets ;

    ü s'assurer que les sacs sont remplis aux 3/4,et convenablement fermés.

    I.6.5.8.2 Sociétés privées

    Ü Société privée Tiahoun Agence Commerciale (TAC)

    Elle s'occupe de l'entretien des locaux du CHUSS, lavage, désinsectisation et dératisation. Elle emploie 84 agents dont un (1) référent et deux(2) contrôleurs.

    Ü Société privée Multipresta

    Elle s'occupe du balayage de la cours, de l'entretien des sanitaires, de l'évacuation des ordures ménagères, eaux usées et excrétas du CHUSS. Elle emploie 27 agents dont un (1) référent et deux(2) contrôleurs.Pour le transport hors du site des déchets ménagers, la société fait appel à la société SyaKini qui vient exécuter cette activité ponctuellement.

    Ü Société privée Consortium Commercial Prestation (CCP)

    Elle s'occupe de la gestion des DBM au CHUSS. La collecte, le stockage, le transport interne, le brûlage et l'élimination vers des endroits inconnus.Elle emploie 8 agents dont un (1) référent et deux(2) contrôleurs.

    Ces sociétés privées impliquées dans la gestion des DBM devront :

    ü se conformer aux règlements officiels et normes en matière de protection de l'environnement ;

    ü acquérir des fournitures adéquates pour la gestion des DBM (collecte, traitement,transport, stockage, élimination) ;

    ü opérer en tant que contractuels avec les unités de production des DBM. 31

    I.6.5.8.3 Municipalité

    Les municipalités devraient désigner leur dépotoir, selon les normes et modèles définispar le MECV, pour éviter la pollution du sol, de l'eau et de l'air en recevant les DBM.Des zones spécifiques devront être réservées pour les DBM. En plus, ils devrontlégiférer pour interdire (ou refuser de recevoir) le mélange de DBM avec des déchetsnon infectieux, ils devront aussi interdire le dépôt sauvage des DBM et ériger unsystème efficace de gestion des déchets au niveau des dépotoirs (matériel pourcouverture, restriction pour l'accès de personnes non autorisées, équipements deprotection, etc.)7.

    I.6.6 Synthèseet analyse critique des études antérieures

    Dans la revue documentaire, nous nous sommes intéressés aux travaux relatifs à la gestion des DBM. Selon ces travaux, plusieurs aspects déterminent la gestion inadéquate des DBM dans les structures de soins. Il s'agit essentiellement de ceux liés à l'organisation de la gestion des DBM, à la disponibilité des ressources et à l'implication des STM.

    Ü Organisation de la gestion des DBM

    De mêmeA.Mariama, dans une étude transversale menée au Niger en novembre 2008 sur « Analyse situationnelle de la gestion des déchets dans le district sanitaire de Niamey II » révèle que sur un échantillon de 136 personnes impliquées dans la gestion des déchets médicaux100% des formations sanitaires ne font pas de tri à la base. Seules les seringues et aiguilles sont triées dans de boîte de sécurité, le reste des déchets se retrouve dans des poubelles plastiques. Il n'existe pas de système de collecte des déchets au district sanitaire de Niamey II. La méthode de brûlage est utilisée dans 67% des FS de notre échantillon. Cependant des déchets sont encore laissés à l'air libre dans 33% des cas. Au DS de Niamey II, l'élimination des déchets se fait dans 66,66% des cas par brûlage tandis que 33,34% des FS de notre échantillon les abandonnent sur les dépotoirs sauvages, à l'air libre mettant ainsi en danger l'environnement et les enfants jouant autour de ces dépotoirs32. Les résultats de cette étude sont évocateurs, ils montrent que les procédures et les normes de gestion des DBM ne sont pas bien respectées. Notre présente étude se penchera sur l'existence des procédures écrites et le respect des normes écrites de gestion des DBM qui pourront aider les acteurs à une meilleure gestion des DBM.

    Dans une étude transversale à visée descriptive menée sur le thème : «Evaluation de la gestion des déchets liés à la vaccination dans le district sanitaire de Léo »au Burkina Faso, en 2005 K. Jean.L. a révélé que 100% des centres de santé du district sanitaire de Léo pratiquaient le brûlage à ciel ouvert comme méthode de traitement des déchets piquants vaccinaux. Il affirme par ailleurs que la totalité du personnel enquêté ignore l'existence de textes relatifs à la gestion des déchets vaccinaux. De même, aucune structure sanitaire ne disposait d'un plan de gestion des déchets. Ces résultats sont expressifs, bien que l'étude se soit uniquement limitée aux déchets piquants issus de la vaccination.Notre étude étendra cette réflexion à la plupart des déchets biomédicaux pour un état des lieux global sur les DBM33.

    Ü Disponibilité des ressources pour la gestion des DBM

    Toujours dans la recherche des difficultés liées à la gestion des DBM dans les hôpitaux, N. Mbouna& autres, enavril 2012 au Sénégal ont mené une étude transversale descriptive sur « la Gestion des déchets biomédicaux au sein de cinq structures hospitalières de Dakar, Sénégal ». Il ressort de cette étude que le tri des DBM était inadapté dans 53,5 % des services et l'utilisation du système de codage par couleur effective dans 31,4 % des services. Le transport des DBM vers le lieu de stockage central se faisait à l'aide des tables roulantes ou de chariots dans 67,4 % des services et de brouettes dans 33,7 %. L'élimination des DBM était effectuée dans de vieux incinérateurs ou des fours artisanaux, avec d'importantes émanations de fumées. Les conditions de travail étaient jugées mauvaises par 81,3 % des travailleurs interrogés et les équipements de protection individuelle disponibles dans seulement 45,3 % des services34. Cette étude a eu le privilège de mettre l'accent sur les ressources matérielles et les différentes étapes de la gestion des DBM dans ces cinq structures de référence. Mais elle n'a pas abordé l'aspect participatif des acteurs communaux. Notre étude s'appesantira sur ce volet important de la gestion des DBM.

    Enfin,M.Ibrahim.M., en juin 2010 dans le cadre de son mémoire a réalisé une étude transversale à visée descriptive sur : « Gestion des déchets solides au CHU-YO : Diagnostic et perspectives de gestion durable », révèle queles 131 enquêtés sur la question 15,27% n'avaient aucune idée des risques. Sur cette question, on note aussi que 7 des19 agents des sociétés privées enquêtés soit 36,84% ignoraient les risques liés à la mauvaise GDSBM. Aussi 5 des 24 garçons/filles de salles soit 20,83% ignoraient les risques liés à lamauvaise GDBM.Le personnel privé chargé de la collecte des DSBM est sous équipé en matériels de travail et en équipements de protection. Les agents chargés de la collecte, se trouvant de ce fait, en contact permanent avec les déchets infectés, sont des manoeuvres sans qualification et ayant un niveau d'instruction bas35.Les résultats de cette étude évoquent l'insuffisance du matériel et équipement des prestataires privés et du CHU-YO, mais notre étude se penchera sur le volet de l'organisation de la gestion des DBM en plus de cet aspect déjà traité.

    Ü Implication des services techniques municipaux pour la gestion des DBM

    En effet,K.Omar,dans une étude transversale descriptive menée à Bamako en septembre 2007 sur : « La prise en compte de la gestion des déchets spéciaux (déchets biomédicaux) dans le processus de planification communale » a trouvé dans la commune VI de Bamako, que des structures sanitaires ne possèdent pas un dispositif approprié de gestion des déchets qui sont produits. Ces déchets biomédicaux sont conditionnés en même temps dans les mêmes poubelles que les déchets ordinaires et acheminés dans les mêmes décharges.

    Notre étude a porté spécifiquement sur le CHUSS en tant que structure de référence située dans une commune urbaine. Elle a abordé le niveau d'implication des services techniques municipaux dans la gestion des DBM produits dans sa commune36.

    En plus, N. Mbounaen novembre 2008 dans le cadre de son mémoire de fin d'étudesa réalisé une étude transversale à visée descriptive intitulée: « étude du système de gestion des déchets biomédicaux dans le district sanitaire de Matam (Sénégal) en 2007 : aspects techniques, coûts et financement » a révélé qu'en matière d'implication des 39 élus et partenaires dans la gestion des DBM, 79,5% des acteurs interrogés pensent que les déchets biomédicaux ne présentent pas de risques pour les populations exposées et les malades ; 84,6% pensent que le personnel et l'environnement n'encourent aucun risque. La majorité des partenaires (94,9%) affirment que la gestion des DBM n'est pas une priorité dans leur programme.

    Moins d'un cinquième des acteurs (17,9%) s'implique réellement dans la gestion des DBM37. Cette implication s'est matérialisée par un appui en ressources humaines et financières dans 12,8% des cas.Son étude a concerné l'implication de plusieurs acteurs de développement dans la GDBM tandis que la nôtre se limitera spécifiquement à l'implication de la municipalité dans la gestion des déchets biomédicaux du CHUSS dans la commune urbaine de Bobo Dioulasso.

    En somme, ces études antérieures ont mis en évidence divers obstacles à la gestion des déchets biomédicaux résumés comme suit: manque de matériels et d'équipements adéquats, insuffisance de procédures adéquates de gestion des DBM, insuffisance d'implication des municipalités. Au regard de ces résultats, nous pensons que ceux de notre étude pourraient être un complément pouvant contribuer à une meilleure gestion des DBM au CHUSS.

    I.7 Cadre de référence

    I.7.1 Description du cadre référence

    Notre cadre de référence s'est inspiré de la revue de la littérature qui nous a permis d'avoir des informations nécessaires à sa réalisation.

    ð variable dépendante

    Gestion des déchets biomédicaux au CHUSS de Bobo Dioulasso.

    ð variables indépendantes

    Au vu de nos hypothèses,les variables indépendantes sont :

    Ü organisation de la gestion des DBM au CHUSS.

    Ü disponibilité des ressources pour la gestion des DBM au CHUSS.

    Ü implication des services techniques municipaux(STM) à lagestion des DBM au CHUSS.

    La variable dépendante, gestion des déchets biomédicaux au CHUSS est donc influencée par ces trois variables indépendantes.

    I.7.2 Définition et opérationnalisation des variables de l'étude

    La qualité de la gestion des déchets biomédicaux au CHUSS dépend en grande partie de plusieurs aspects dont l'organisation de la gestion des DBM; la disponibilité des ressources (financières, personnels qualifiés, matérielles et d'équipements) ; et de l'implication des services techniques municipaux. Ainsi nous allons définir ces différents aspects afin de mesurer leur poids sur le mécanisme de gestion des DBM au CHUSS.

    Ü Organisation de la gestion des DBM au CHUSS.

    L'organisation de la gestion des DBM comporte un ensemble d'éléments qui serontappréciés à travers:

    v le cadre décisionnel et de suivi de l'organisation de la gestion des DBM.

    Ce cadreconstitue un ensemble de dispositions administratives et organisationnelles relatives à la gestion des DBM dans une structure de soins. Il s'agit de vérifier l'existence de ces instruments administratifs :

    o les documents de stratégies et cadre réglementaireen matière de gestion des DBM.

    L'existence de ces documents et textes renforcent le respect des procédures et normes écrites par les acteurs et donc améliore la prise en charge des DBM. Ces documents et textes servent de référentiels pour une bonne gestion des DBM. Ce sont :

    ü le guide de bonnes pratiques et de procédures en matière de gestion des DBM et assimilés ;

    ü le rapport provisoire d'actualisation du plan de gestion des DBM ;

    ü la stratégie nationale de gestion des DBM ;

    ü la stratégie nationaled'hygiène hospitalière ;

    ü le décret portant organisation de la gestion des déchets biomédicaux et assimilés au Burkina Faso ;

    ü la loi portant code de l'hygiène publique au Burkina Faso ;

    ü la loi portant Code de la Santé Publique au Burkina Faso.

    o comité de gestion des DBM fonctionnel.

    C'est un organe qui est chargé de superviser les activitésde gestion à travers la vérification du respect des procédures et normes édictées dans la matière. Sa présence et son fonctionnement contribue énormément à l'amélioration de la gestion des DBM. Il sera mesuré en fonction des réponses des enquêtés sur sa disponibilité.

    o plan de gestion des DBM.

    Une gestion appropriée des DBM repose sur une bonne planification et la participation active de tous les acteurs impliqués. Ces conditions ne peuvent être réalisées sans l'élaboration d'un plan de gestion des DBM. Ceplan permet aux différents acteurs du CHUSSde disposer d'un document référentielet d'organiser des activités de gestion des déchets biomédicaux.

    o définition des rôles et responsabilités des acteurs de la gestion des DBM.

    C'estune répartition claire des procédures de gestion entre les personnes chargées de gérer les DBM. Elle permet d'attribuer à chaque étape de la gestionune catégorie de personnel qui est chargé de son exécution correcteet de faire le relaisde l'étape suivante à une autre catégorie de personnel. Elle est importantedans la gestion des DBM car elle favorise une implémentation dans la qualité de la gestion. Elle doit êtreélaborée et affichée dans les différents services à la connaissance de tous.

    v procéduresécritesde gestion des DBM dans les services et unités de soins du CHUSS.

    Il s'agit des principales étapes du protocole de gestion des DBM décrites dans les différents documents de stratégies sus cités. Nous apprécierons ainsi la disponibilité de ces procédures et normes écrites dans les services et unités de soins.

    o tri et ségrégation au lieu de production.

    Chaque type de DBM doit être mis dans le contenant indiqué et conformément au code de couleur. Si le tri est bien mené, il permet de minimiser les DBM et de rendre la gestion plus efficace. C'est le personnel soignant qui est chargé de faire le tri systématique pendant la production. Pour ce faire, la procédure du tri doit être disponible et affichée dans les salles de soins afin de faciliter le tri.

    o collecte des DBM

    Elle se fait lorsque les poubelles sont pleines et doit se faire de manière à éviter le mélange des différents types de DBM. Elle facilite la gestion des DBM si elle est conduite régulièrement et conformément aux procédures et normes écrites. Cette étape est assurée par les agents de collecte et de nettoiement des la société privée. La procédure de collecte doit être décrite et affichée afin de permettre son application.

    o transport interne et externe.

    Elle consiste à l'enlèvement et l'évacuation des DBM hors des unités de soins ou totalement hors du CHUSS, ce qui permet d'éloigner les malades, le personnel des DBM. Les agents des sociétés privées doivent transporter les DBM avec des moyens de transport adéquats tout en respectant les procédures prescrites. Ceci permet d'éviter le déversement des DBM pendant le transport. Le transport interne et externe des DBM répond à des procédures et normes décrites.

    o stockage des DBM

    Le stockage est l'étape du regroupement des DBM collecté dans un lieu ou site sécurisé. Il permet l'isolement et le contrôle des DBM. Si les DBM sont bien stockés, cela contribue à renforcer l'hygiène du milieu de soins et hospitalier. Cette étape est aussi assurée par le personnel de la société privée et elle doit être en conformité avec les procédures et normes prescrites.

    o traitement et l'élimination

    Il s'agit de la prise en charge des DBM surtout de ceux hautement infectieux afin de les rendre inoffensifs pour la nature et les humains. Les agents de collecte, après le stockage doivent traiter les DBM tout en suivant les procédures ettechniques prescrites en fonction de la nature des DBM avant de procéder à l'élimination finale dans un site aménagé à cet effet.

    v Respect des normes écrites de la GDBM.

    La gestion des DBM exige le respect d'un certain nombre derèglesprescrites. L'application de cesnormes écrites est indispensable pour l'amélioration de la qualité de gestion des DBM dans une structure de soin. Pour notre étude, nous allons apprécier l'effectivité de ce respect par les acteurs à travers les éléments suivants :

    o utilisation de sachets poubelles codifiés.

    Il s'agit ici de savoir si le personnel de soins utilise les trois types de couleurs de sachets poubelles en fonction des types de DBM qu'il produit. Cette norme écrite permet le tri et donc contribue à une gestion efficace des DBM au CHUSS.Elle est respectée si chaque DBM est mis dans la couleur indiquée (noire, rouge, jaune).

    o délai de stockage des DBM.

    C'est une norme qui favorise l'évacuation rapide des DBM, donc évite le stockage à long terme. Le respect du délai de 48 heures estimées par l'OMS comme norme par les agents collecteurs est un indicateur important dans la gestion des DBM au CHUSS.

    o niveau de remplissage des poubelles et boîtes de sécurité.

    Il permet d'éviter le remplissage débordant des poubelles et le déversement du surplus dans les salles de soins et couloirs.Le respect de cette norme par les agents collecteurs est un atout pour la gestion des DBM au CHUSS. L'OMS établie à 3/4 le niveau de remplissage à ne pas dépasser.

    o fréquence de collecte des DBM.

    Elle régule l'enlèvement de façon régulière les DBM dans les services et unités de soins et contribue à réduire l'exposition directe aux DBM.Une programmation claire de la fréquence de collecte des DBM contribuera efficacement à la gestion des DBM. Si elle est bien suivie, elle permet de rendre le cadre hospitalier propre. Cette norme est respectée par les agents de collecte si elle effectuée de manière journalière.

    Ü Disponibilité des ressourcespour la gestion des DBM au CHUSS.

    La disponibilité des ressources permet au CHUSS de gérer efficacement les DBM produits. La faible disponibilité des ressources est source de gestion inadéquate des DBM. Dans notre étude, la disponibilité des ressources a été appréciée selon :

    v personnel qualifié

    La disponibilité du personnel en termes de nombre d'agents préposés, de qualification, d'ancienneté est une donnée importante pour apprécier la gestion des DBM. Si le personnel est disponible en nombre suffisant et en qualité, la gestion des DBM s'applique aisément.

    o nombre d'agents affectés.

    L'effectif du personnel qualifié est capital pour une bonne pratique de la gestion des DBM. Cet effectif, s'il est important permet d'optimiser l'organisation de la gestion des DBM et de booster le processus de gestion.

    o qualification.

    La responsabilité et le rôle de l'agent dans la gestion des DBM est fonction desaqualification professionnelle d'où sa place dans l'appréciation des ressources humaines. Il s'agit d'apprécier le niveau de technicité de l'agent en matièrede gestion des DBM.

    o ancienneté.

    L'ancienneté c'est le temps passé dans une fonction, un emploi depuis la prise de fonction. Elle permet à l'agent d'acquérir un certain nombre d'expériences dans le domaine où il exerce. Au niveau du CHUSS l'ancienneté dans la gestion des DBM est un paramètre à prendre en compte au vue de la charge de travail et les exigences du tri. Dans notre enquête, elle est acceptable si elle atteint au moins 2 ans.

    v ressources financières

    La disponibilité des ressources financières permet d'accompagner la gestion des déchets pour le fonctionnement, l'achat de matériel adéquat, l'achat des produits d'entretien et des moyens techniques de traitement. Elle participe considérablement à l'efficacité de la gestion des DBM. Pour notre étude elle repose sur l'appréciation des sources de financement, des montants alloués, et de la dotation budgétaire.

    o source.

    Elle peut être l'Etat ou des partenaires au développement. Si plusieurs sources financent la gestion des DBM, cela témoigne de l'engagement de partenaires aux côtés du CHUSS et donc d'une disponibilité financière suffisante pour prendre en charge les DBM(Etat, les partenaires, les fonds propres, les collectivités territoriales).

    o montant alloué.

    C'est la somme attribuée à la structure pour prendre en charge ces déchets. Si cette somme est insuffisante, la gestion peut subir un coût important car certaines procédures seront négligées. Dans notre étude cette somme est jugée suffisante si elle atteint 0,25% du budget du CHUSS(OMS).

    v matériel et équipement.

    Elle constitue l'ensemble du matériel et d'équipements appropriés. En effet, ils contribuent en grande partie à l'amélioration de la qualité de la gestion. Ils reposent essentiellement sur :

    o poubelles codifiées.

    Les poubellessont des contenants qui reçoivent les déchets par catégorie en fonction des couleurs de celles-ci. Elles doivent être disponibles en quantité suffisante et avoir un volume conséquent afin de contribuer efficacement à la gestion des DBM. Selon l'OMS les poubelles doivent être codifiées en code couleur (rouge, jaune, noire) et en fonctions des types de DBM.

    o boîtes de sécurité

    Ce sont des boîtes adaptées à la réception des déchets piquants. Elles sont destinées aux aiguilles et objets piquants. Leur disponibilité en quantité suffisante détermine une bonne gestion des DBM.

    o sachets poubelles codifiées.

    Ce sont des contenants fragiles destinés à l'usage simultané avec les poubelles. Selon l'OMS les sachets poubelles doivent être codifiées de couleurs différentes (rouge, jaune, noire) et en fonction des types de DBM. Ils doivent être en quantité suffisante car ils sont remplacés dès qu'ilssont remplis au 2/3. Leur utilisation favorise une bonne pratique de la gestion des DBM.

    o incinérateur.

    C'est un équipement destiné à la destruction ou l'élimination partielle des DBM. Son existence au CHUSSest un indicateur important dans la gestion des DBM. Il permet de réduire une quantité importante de DBM en cendre, ce qui rend l'enlèvement et le transport plus sécurisés.

    o moyens de transport utilisés.

    Le transport des DBM sur le site de destruction doit se faire avec des chariots poubelles, brouettes à l'intérieur du CHUSS ou avec un véhicule adapté vers le Centre d'Enfouissement Technique (CET). Leur disponibilité en nombre suffisant détermine la qualité de la gestion des DBM.

    o site de stockage intermédiaire.

    Les DBM collectés doivent être stockés dans un local fermé, éclairé, aéré, inaccessible aux animaux, aux intempéries et au grand public. Cela réduit le risque d'exposition et de contamination;

    o combinaison spécifique (Blouse, Masques, lunettes, gants).

    Le matériel de protection suivant doit être disponible dans les services et unités: les gants de ménage, les blouses, les paires de bottes, les lunettes, les masques, et les bavettes. Ce matériel est important pour la prévention des infections nosocomiales, les maladies professionnelles et autres risques de contaminations.

    o installation de traitement des déchets liquides.

    C'est un dispositif primordial qui permet de traiter les déchets liquides conformément aux recommandations internationales et d'éviter la contamination des nappes phréatiques. Sa disponibilité faciliterait la gestion des DBM au CHUSS.

    Pour apprécier ces ressources matérielles nous avons fixé le niveau acceptable de performance (NAP) à 80%. Le niveau est considéré « satisfaisant » si le pourcentage des « Oui» est supérieur ou égal à 80%. Par contre, il est jugé insatisfaisant si le pourcentage est inférieur à 80%. Le calcul est fait en divisant le nombre de « Oui » parl'ensemble des éléments à apprécier dans chaque outil.

    Ü Implication des services techniques municipauxà la de gestion des DBM au CHUSS.

    L'implication des services techniques municipaux (STM) aux côtés des responsables du CHUSS permet de renforcer les ressources et donc d'améliorer la gestion des DBM. Pour notre étude nous avons apprécié quelques aspects pouvant déterminer le niveau d'implication des STM dans la gestion des DBM au CHUSS. Il s'agit essentiellement de :

    v existence de cadre formel d'échange sur la gestion des DBM entre le CHUSS et les STM.

    L'existence d'un cadre de concertation entre les différents acteurs intervenant dans la gestion des DBM constitue un lieu d'échange d'expériences, de concertation, et de résolution des difficultés liées à la gestion des DBM. En outre, la tenue régulière de ce cadre permet également d'harmoniser les activités de gestion et d'améliorer la sécurité sanitaire des DBM dans la commune urbaine de Bobo Dioulasso.

    v prise en compte de la spécificité des DBM dans le PDC.

    Il s'agit pour nous de s'assurer que le plan communal de développement (PDC) intègre les activités de gestion des DBM du CHUSS. Cette prise en compte montre l'intérêt et l'engagement des autorités municipales à une meilleure gestion des DBM dans leur ressort territorial. Elle permettra une élaboration de stratégies et d'activités enfaveur de la gestion des DBM ;

    v allocation budgétaire de la gestion des DBM dans le PDC.

    Ce volet marque l'implication financière des STM à une bonne gestion des DBM. Cette allocation budgétaire renforcera la disponibilité des ressources, ce qui améliorera la gestion des DBM.

    v participation à des activités de gestion des DBM.

    C'est un élément important qui détermine l'implication des STM à la gestion des DBM. Cette participation des autorités communales aux activités permettra de renforcer la rigueur dans le respect des procédures et normes de gestion des DBM.

    v existence d'un site communal aménagé et protégé pour le déversement des DBM.

    Cette composante permet d'apprécier la volonté politique des autorités municipales à la bonne gestion des DBM. Cette infrastructure destinée à recevoir ces types de déchets permettra d'éviterles fouilles des décharges par la population,la pollution de l'environnement et les nappesphréatiques par les DBM.

    I.7.3 Relations entre les variables

    I.7.3.1 Relations entre variablesindépendantes et variabledépendante

    ð L'organisationest un aspect qui favorise la gestion rationnelle des DBM au CHUSS. L'absence de cadre décisionnel et de suivi, l'absence desprocéduresécrites ; et le non-respect des normes impactent négativement sur la gestion des DBM. Par conséquent les agents n'effectueraient pas le tri systématique par manque d'une organisation performante ou par laxisme. Cette situation peut conduire à une gestion chaotique des DBM.

    ð La disponibilité des ressources influe sur la gestion des DBM au CHUSS. Le manque des ressources émousse les efforts de gestion des DBM. En effet, il entraîne une surcharge et des conditions de travail peu agréables conduisant à une démotivation des agents intervenants dans la gestion malgré leurs compétences et leurs bonnes volontés.

    ð L'implication des STMest importante pour la gestion des DBM au CHUSS. L'insuffisance de participation des STMfreine la gestion des DBM, car elle limite les efforts des responsables du CHUSS en matière de mobilisation de ressources en faveur de la gestion des DBM. Cette implication constitue en elle-même une assistance technique et une volonté politique manifeste à la promotion du développement durable.

    Il ressort de cette analyse que la gestion des déchets biomédicaux est dépendante de l'action de trois variables indépendantes. Nous pouvons donc retenir que pour une gestion efficace des déchets biomédicaux au CHUSS de Bobo Dioulasso, il faut agir sur ces trois variables indépendantes.

    I.7.3.2 Relations entre les variables indépendantes

    Ü Relations entre la disponibilité des ressources et l'organisationde la gestiondes DBM.

    Lorsque les ressources sont disponibles en quantité suffisante et conforme pour la gestion des DBM, la mise en oeuvre de l'organisation de la gestion des DBM est alors facilitée. Si le matériel de collecte recommandé est disponible en quantité suffisante et répond aux standards, le respect desprocédures et normesdécrites dans les différents documents de stratégies s'accommodent sans difficultés. En retour, une bonne organisation de la gestion permettra aux agents d'utiliser rationnellement les ressources mises à leur disposition en matière de gestion des déchets. Ces deux variables sont liées et entretiennent une relation réciproquement avantageuse dans la gestion des DBM.

    Ü Relations entre l'implication des STMà la gestion des DBM auCHUSS etla disponibilité des ressources.

    Lorsque les STM adhérent et s'impliquent au processus de gestion des DBM, ils contribueront à l'amélioration de la disponibilité des ressources par une allocation budgétaire et/ou dotation de matériels de collecte supplémentaire qui permettra le renforcement de la gestion des DBM. Cette disponibilité des ressources entraînera une amélioration de la gestion des DBM, de l'hygiène hospitalière etsuscitera une motivation plus accrue des autorités communales aux côtés des responsables du CHUSS.

    Ü Relations entre l'implication des STMet l'organisation de la gestion desDBM au CHUSS.

    L'implication des STM à la gestion des DBM contribue à l'amélioration de l'organisation de la gestion des DBM au CHUSS. En effet, cette implication permettra d'instituer un cadre d'échangefructueuxentre le CHUSS et les STM pour une bonne organisation de la gestion des DBM au CHUSS. Lorsque l'organisation est bonne elle facilite l'implication des STM.

    Au vu de ces relations d'interdépendance d'une part entre la variable dépendante et les variables indépendantes et d'autre part entre les variables indépendantes, nous pouvons synthétiser notre description à travers ce schéma du cadre conceptuel :

    I.7.4 Schéma du cadre conceptuel

    DISPONIBILITE DES RESSOURCES.

    Ü Ressources Humaines

    ü nombre d'agents affectés ;

    ü qualification ;

    ü ancienneté ;

    Ü Ressources financières

    ü montant alloué ;

    ü sources ;

    Ü Matériels et équipements

    ü Poubelles codifiées ;

    ü boîtes de sécurité ;

    ü sachetspoubelles codifiés ;

    ü incinérateurs ;

    ü moyens de transports utilisés ;

    ü site de stockage intermédiaire ;

    ü installation de traitement de déchets liquides ;

    ü combinaison spécifique.

    IMPLICATION DES STM.

    o existence de cadre formel d'échange entre le CHUSS et les STM ;

    o prise en compte de la spécificité des DBM dans le PDC ;

    o allocation budgétaire de la gestion des DBM dans le PDC ;

    o participation aux activités de gestion des DBM ;

    o existence d'un site communal aménagé et protégé pour le déversement des DBM.

    GESTION DES DBM

    ORGANISATION DE LA GESTION DES DBM

    CADRE DECISIONNEL ET DE SUIVI DE L'ORGANISATION DE LA GESTION DES DBM.

    existence de documents de stratégies et cadre réglementaire ;

    existence d'un comité d'hygiène fonctionnel ;

    existence d'un plan de gestion des DBM ;

    définition des rôles et responsabilités des acteurs.

    Existence des procédures écrites Respect des normes écrites

    tri et la ségrégation au lieu de production utilisation de sachets poubelles codifiés ;

    collecte des DBM fréquence de collecte des DBM ;

    stockage des DBM délai de stockage des DBM ;

    transport interne et externe des DBM le niveau de remplissage des poubelles.

    traitement et l'élimination

    Légende:

    : Relations entre variables indépendantes et variable dépendante

    : Relations entre variables indépendantes

    Graphique 2: Schéma du cadre conceptuel

    I.8 CADRE ET CHAMP DE L'ETUDE

    I. Notre étude a été menée au Burkina Faso et a pour cadre la commune urbaine de Bobo Dioulasso et pour champ le CHUSS. Avant de décrire le cadre et le champ de notred'étude, nous allons d'abord présenter le Burkina Fasoet la région des Hauts Bassins en bref.

    I.8.1 Bref aperçu sur le Burkina Faso et de la région des Hauts Bassins

    Le Burkina Faso est un pays enclavé d'Afrique occidentale. Il couvre une superficie de 272967 Km2sa population est estimée en 2012 à 16.779.20738 dont 48,3% d'hommes et 51,7% de femmes39. En 2015, selon une projection de l'INSD la population du Burkina Faso passera à 18.450.494 habitants40.Il est limité au Nord et à l'Ouest par le Mali, à l'Est par le Niger, au Sud par la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Togo et le Bénin. Sur le plan administratif, le pays est divisé en 13 régions, 45 provinces, 354 communes rurales et urbaines, 8.228 villages.

    Située dans la partie ouest du Burkina Faso, la région sanitaire des Hauts Bassins est limitée au Nord par la région sanitaire de la Boucle du Mouhoun,au Sud par la région sanitaire des Cascades et du Sud-ouest, à l'Est par lesrégions sanitaires de la Boucle du Mouhoun et du Sud-ouest, à l'Ouest par laRépublique du Mali41.La population dela région est estimée à 1.898.361 habitants en 2014 (projection de l'INSD).

    La région sanitaire des Haut-Bassins compte huit (8) districts sanitaires dontsept (7) fonctionnels à savoir Dafra, Dandé, Dô, Houndé, KarangassoVigué, Léna et Orodara.

    I.8.2 Cadre de l'étude: la commune urbaine de Bobo Dioulasso.

    Le cadre de notre étude est représenté par la commune urbaine de Bobo Dioulasso.

    I.8.2.1 Organisation structurelle des formations sanitaires dans la commune urbaine de Bobo Dioulasso.

    Le CHUSS est un hôpital de référence et reçoit les malades du grand ouest du Burkina à savoirles régions des Hauts-Bassins, des cascades, de la boucle du Mouhoun et du Sud-ouest. En plus du CHUSS, la commune urbaine abrite d'énormes infrastructures sanitaires publiques et privées qui produisent également des DBM.

    Tableau III : Répartition des infrastructures sanitaires dans la commune urbaine de Bobo Dioulasso42

    Districts sanitaires

    Structures publiques de santé

    Structures privées de santé

    Officine et dépôts pharmaceutiques

    Total

    Dafra

    25

    20

    24

    69

    Do

    38

    23

    34

    95

    Total

    63

    43

    58

    164

    Ces infrastructures sanitaires produisent des déchets biomédicaux important sur le territoire communal. Cette production de DBM peut être estimée comme suit :

    Tableau IV : Estimation de la production des DBM dans la commune urbaine de Bobo Dioulasso.

    Structures de santé de la commune de Bobo

    Production journalière de DBM7

    Nombres de structures

    Total production (kg/j)

    CHUSS

    70kg/j

    1

    70

    CMA

    3 kg/j

    2

    6

    CM

    2 kg/j

    2

    4

    CSPS

    1 kg/j

    35

    35

    Dispensaire isolé

    1 kg/j

    2

    2

    Clinique Privée

    3 kg/j

    50

    150

    Infirmeries

    1kg/j

    15

    15

    Autres

    1 kg/j

    25

    25

    Total

     

    132

    307 kg/j

    Les structures sanitaires de la commune produisent environ 307 kg/j de déchets biomédicaux, ce qui donne une production annuelle estimée de : 112055 kg équivalant à 112,055 Tonnes de DBM.

    I.8.3 Champ de l'étude: le CHUSS de Bobo Dioulasso.

    Notre champ d'étude est le CHUSS situé dans la commune urbaine de Bobo Dioulasso.

    I.8.3.1 Présentationgénérale du CHUSS

    I.8.3.2 Situation géographique du CHUSS

    Il est actuellement situé sur trois sites : le service de psychiatrie localisé au secteur n°2 côté nord de la Direction Régionale de la Santé des Hauts Bassins, l'hôpital du jour situé au secteur n°1, rue n°118, le site principal, situé au secteur N°8 (quartier Sikasso-Cira) est limité à l'Est par la Trésorerie Régionale des Hauts Bassins et la station de la Radiotélévision du Burkina (RTB) antenne régionale de Bobo-Dioulasso ; à l'Ouest par l'avenue du Gouverneur William PONTY et le quartier Sikasso-Cira ; au Nord par le palais de justice et le CSPS de Sikasso-Cira et au Sud par l'Etat Major de la 2ème Région Militaire.

    I.8.3.3 Organisation et fonctionnement du CHUSS.

    Le CHUSS fonctionne sous une triple tutelle:une tutelle scientifique assurée par le Ministère de l'Enseignement Secondaire Supérieur et de la Recherche Scientifique ; une tutelle financière assurée par le Ministère de l'Economie et des Finances ; et une tutelle technique assurée par le Ministère de la Santé.Le CHUSS a une capacité d'accueil de 525 lits.

    Ø Les départements

    Les services cliniques et médico-techniques sont au nombre de 36 et organisés en six (06) Départements à savoir : la Chirurgie, la Gynécologie, Obstétrique et Médecine de la Reproduction (DGOMR), la Médecine, la Pédiatrie, la Pharmacie, le Laboratoire. Il existe un service d'imagerie médicale non encore érigé en département.

    Ø Les missions

    Le CHUSS a pour missions : les soins curatifs, préventifs et réadaptatifs, la participation à l'enseignement, à la formation et l'encadrement des stagiaires de l'ENSP Bobo et les étudiants de l'Institut National des Sciences de la Santé (INSSA), la recherche médicale.

    Ø Les partenaires

    Le CHUSS est appuyé par certains partenaires dont le PADS, le GIP ESTHERAID, l'OOAS, le Conseil régional des Hauts Bassins et la commune de Bobo.

    I.8.3.4 La population couverte par le CHUSS.

    La population totale couverte par le CHUSS est de 4.845.119 habitants, représentant les quatre régions suscitées (Annuaire statistique 2012 MS). Le CHUSS couvre également les régions voisines à savoir la Boucle du Mouhoun, les Cascades, et le Sud-ouest.

    Tableau V : Répartition de la population couverte par le CHUSS43

    Nom de la région

    Population

    Proportion (%)

    Haut-Bassins

    1.776.803

    36,67

    Cascades

    661.936

    13,66

    Boucle du Mouhoun

    1.677.018

    34,61

    Sud-ouest

    729.362

    15,05

    Total

    4.845.119

    100

    I.8.3.5 Hygiène et assainissement.

    Au CHUSS de Bobo Dioulasso, l'hygiène et l'assainissement sont précaires. Le cadre de vie est marqué par une promiscuité non seulement interhumaine, mais également avec les animaux. Le brûlage « à ciel ouvert » et l'enfouissement des déchets biomédicaux demeurent les pratiques privilégiées en matière de gestion des DBM.

    I.8.3.6 Gestion des DBM

    I.8.3.6.1 Ressources humaines

    Les ressources humaines chargées de la gestion des DBM sont essentiellement composées des agents du CHUSS et des sociétés privées. Pour une bonne gestion, un responsable d'hygiène et des correspondants d'hygiènes ont été nommés dans chaque unité ou service. Selon le plan de gestion des DBM 2011-2016 du CHUSS, 35 agents repartis dans les différents services de soins du CHUSS sont désignés pour suivre les procédures de gestion des DBM.

    Tableau VI : Répartition du personnel au CHUSS en 2014.44

    Catégories d'agents

    Effectifs (ni)

    Proportion (%)

    Fréquence cumulée croissante (%)

    Personnels Administratifs

    76

    11

    11

    Médecins

    99

    14,32

    25,32

    Attachés de santé

    169

    24,45

    49,77

    Biologistes

    29

    4,19

    53,96

    Infirmiers (IDE/IB)

    187

    27,06

    81,02

    SFE/ME/AA

    46

    6,66

    87,68

    Garçon et filles de salles

    53

    7,67

    95,35

    Personnels de soutiens

    27

    3,9

    99,25

    Autres

    5

    0,72

    100

    Total

    691

    100

     

    En plus de ce personnel du CHUSS, la société TAC emploie 84 agents, la société Multiprestaemploie 27 agents, et la société CCP emploie 8 agents.

    I.8.3.6.2 Ressources financières

    L'OMS recommande un budget pour la gestion des DBM au moins de 0,25% du budget total de fonctionnement de l'hôpital et il doit être prévu dans le cadre du budget d'hygiène de chaque hôpital. Dans le plan de gestion des DBM 2011-2016 du CHUSS, il ressort que la part du budget allouée à l'hygiène hospitalière au CHUSS est essentiellement le coût des contrats de nettoyage, de vidange et de réparation des sanitaires dont le cumul se chiffre à un peu plus de cinquante millions (50.000.000) de francs CFA.

    I.9 METHODOLOGIE DE L'ETUDE

    I.9.1 Type d'étude

    Il s'agit d'une étudede type transversal à visée descriptive

    I.9.2 Population d'étude

    I.9.2.1 Description de la population d'étude

    La population objet de notre étude est constituéepar les services et unités de soins du CHUSSet les différents acteurs intervenant dans la gestion des DBM et se repartit comme suit :

    Ü Les services et unités de soinsdu CHUSS.

    Ils sont constitués par l'ensemble des services et unités de soins des départements du CHUSS regroupés au bloc de Sikasso-Cira et produisant des DBM.

    Ü le personnel du CHUSS.

    Il comprendessentiellement lepersonnel administratif, médical, paramédical.

    Le personnel administratif veille à l'organisation de la gestion des DBM tandis que les autres constituent les acteurs qui produisent et trientles déchets biomédicaux.

    Ü les agents de la société privéeCCP.

    Trois sociétés privées interviennent au CHUSS, mais nous avonsretenu la société CCP car c'est elle qui a le contrat relatif à la gestion des DBM au CHUSS. Ces agents sont chargés de la collecte, du transport, du stockage, du traitement et de l'élimination finale des DBM selon le cahier de charges.

    Ü le personnel des services techniques municipaux (STM).

    Ce personnel est chargé d'encadrer la gestion desDBM dans la commune de Bobo Dioulasso. Ce personnel est donc en principe impliqué dans la gestion des DBM.

    I.9.2.2 Critères d'inclusion

    Nos critères d'inclusions sont les suivants :

    ü pour les services et unités de soins

    Être un service ou une unité de soins du CHUSS dans le bloc de Sikasso-cira et produire des déchetsbiomédicaux.

    ü pour le personnel du CHUSS

    o le personnel administratif ;

    Être un personnel administratif du CHUSS exerçant sa profession dans les services du bloc de Sikasso-cira au moins six mois avant le début de l'enquête.

    o les CUS/CUT/SUS/SUT, chef de service, correspondant d'Hygiène ;

    Être un CUS/CUT/SUS/SUT, chef de service, correspondant d'Hygiène en poste de travail au moins six mois avant le début de l'enquête au CHUSSet accepté participer à l'enquête.

    o les autres personnels de soins ;

    Être un personnel soignant en poste de travail au moins six mois avant le début de l'enquête au CHUSSet accepté participer à l'enquête.

    ü pour les agents de la société CCP

    Être un agent de la société CCP et ayant une expérienced'au moins 6 mois dans le domaine de la gestion DBM et accepter participer à l'enquête.

    ü pour le personnel municipal

    Être un agentdes services techniques municipaux de la ville de Bobo en service depuis au moins 6 mois et intervenant dans la gestion des déchets de la commune urbaine de Bobo Dioulasso.

    I.9.3 Echantillon/Echantillonnage

    I.9.3.1 Taille de l'échantillon.

    Conformément aux critères d'inclusion que nous avons définis, notre échantillon se composecomme suit :

    ü 37 services et unités de soins du CHUSS ;

    ü 3membres de l'administration ;

    ü 34 Chefs de services ;

    ü 43CUS/CUT/SUS/SUT ;

    ü 35Correspondants d'hygiènes ;

    ü 62Autres personnels de soins ;

    ü 8Personnels de la société CCP ;

    ü 3Personnels des STM.

    Soit un total de 188 personnes à enquêter dans 37 services et unités de soins du CHUSS.

    Pour la taille de l'échantillon des autres personnels du CHUSS, l'OMS préconisant un échantillon variant de 1 à 50% de la population cible45, nous avons fait le choix de retenir 13% de l'effectif des autres personnels du CHUSS(480). Cela nous donne un échantillon de 62 personnes.

    I.9.3.2 Échantillonnage

    I.9.3.3 Services enquêtés

    ü Pour les services et unités de soins.

    Le champ de notre étude concerne tous les services de production des DBM disponibles au CHUSS. Le choix des services à enquêter a été exhaustif au bloc de Sikasso-cira. Les services à enquêter dans le cadre de notre étude sont au nombre de 37.

    I.9.3.4 Personnel du CHUSS

    ü Pour le personnel administratif ;

    De façon raisonnée, le personnel suivant a été retenu au regard de leur fonction administrative. Il s'agit du:

    o Directeur des Services Généraux ;

    o Directeur des Hospitalisations et de la Qualité des Soins ;

    o le responsable du service de l'hygiène hospitalière ;

    ü Pour les CUS/CUT/SUS/SUT, chefs de services, correspondants d'Hygiènes ;

    De façon exhaustive, cette catégorie de personnel a été également retenue au regard de leurs responsabilités dans les services et dans la gestion des DBM.

    o les CUS/CUT/SUS/SUT ;

    o les chefs de services ;

    o les correspondants d'hygiène.

    ü Pour les autres personnels du CHUSS ;

    Il s'agit du personnel de soins administrant les soins aux malades et produisant à cet effet des déchets biomédicaux dans les différents services et unités de soins.

    Nous avons procédé par un échantillonnage accidentel des agents du jourpar service retenu pour l'enquête. Cela a consisté à observer lesagents qu'on trouve entrain de travailler(remplir ses tâches quotidiennes) et on coche la grille d'observation. Si une norme est respectée on coche dans la case « Oui » dans le cas contraire on coche dans la case. « Non »

    I.9.3.5 Personnel des sociétésprivées de nettoyage et de collecte des DBM

    De façon exhaustive, l'ensemble du personnel dela société privée CCP de gestion des DBM présent au moment de l'enquête a été retenu.

    I.9.3.6 Personnel des STM

    De façon raisonnée, il a été retenu dans l'enquête :

    o le Directeur des services techniques municipaux ;

    o le Directeur adjoint du STM ;

    o le technicien d'hygiène et de la salubritédes STM.

    I.10 Méthode, Techniques, Instruments de collecte des données.

    I.10.1 Méthode de collecte des données

    Nous avons utilisé l'enquête comme méthode de collecte des données dans cette étude.

    I.10.2 Techniques de collecte des données

    Pour la collecte des données nous avons utilisé les techniques suivantes :le questionnaire,l'entretien, etl'observation.

    Ø L'entretien a été réaliséavec le personnel administratif du CHUSS, le personnel des STM,et les agents de la société CCP ;

    Ø Le questionnaire a été adressé aux CUS/CUT/SUS/SUT, chefs de services, correspondants d'Hygiènes ;

    Ø L'observationa été faite d'une part sur les autres personnels de soins, et d'autre part sur les services et unités de soins pour vérifier la disponibilité des ressources matérielles et équipements,de la disponibilité des procédures et normes de gestion des DBM, et de la disponibilité des documents de stratégies et cadre réglementaire.

    I.10.3 Instruments de collecte des données

    Les outils de collecte des données utilisés ont été élaborés en fonction des techniques de collecte des données. Ce sont :

    Ü Pour l'entretien

    v un guide d'entretien individuel semi-structuré à l'intention du DHQS; DSG;et TEGSpour apprécier l'organisation de la gestion des DBM, la disponibilité des ressources ; l'implication des STM et d'émettre des suggestions qui permettront d'améliorer la gestion des déchets biomédicaux au CHUSS ;

    v un guide d'entretien individuel semi-structuré à l'intention du personnel des STMpour apprécier l'implication des STM et d'émettre des suggestions qui permettront d'améliorer la gestion des déchets biomédicaux au CHUSS;

    v un guide d'entretien individuel semi-structuré à l'intention des agents de la société privée CCP pour apprécier la disponibilité des ressources matérielles et équipements, l'application des procédures et normes de gestion des DBM au CHUSS.

    Ü Pour l'administration du questionnaire

    v un questionnaire auto-administré adressé aux CUS/CUT/SUS/SUT/chefs de services et correspondants d'hygiènespour apprécier l'existence et l'application des procédures et normes écrites de gestion des DBM. Il a permis également de recueillir des suggestions qui permettront d'améliorer la gestion des déchets biomédicaux au CHUSS.

    Ü Pour l'observation.

    v Une liste de vérification afin d'apprécier la disponibilité du matériel et équipements, des documents de stratégieet cadre réglementaireà la gestion des DBM ;

    v Une liste de vérification pour témoigner de la disponibilité des procédureset normes écrites de gestion des DBM dans les services et unités de soins ;

    v Une grille d'observationà l'intention des autres personnels de soins afin de vérifier l'application des normes de gestion des DBM pendant la dispensation des soins.

    I.11 Validation des instruments

    Nous avons procédé à un pré-test au CHU-YO pour valider nos instruments de collecte des données. Ce pré-test s'est déroulé du 13 au 19 Mars 2015et nous a permis de tester l'acceptationet la compréhension du contenu de nos outils. Le CHU-YO a été retenu, non seulement pour sa similarité avec notre champ d'étudemais aussi, que sa population présente des caractéristiques socioprofessionnellessimilaires à celle que nous avons étudiée. Notre passage auCHU-YO nous a permis d'interviewer deux membres du service d'hygiène, quatre CUS/CUT/SUS, et vingt cinq (25) personnels de soins. Nous avons observé l'organisation de la gestion des DBM et vérifié la disponibilité du matériel et équipements au CHU-YO. Ainsi, à l'issue de ce pré-test,certaines questions ont été reformulées et d'autres supprimées.

    Ü Questions supprimées

    Dans le questionnaire auto-administré adresse aux chefs de services, CUS/CUT/SUS/SUT, correspondants d'hygiènes la question suivante a été supprimée :Parmi les procédures de gestion des DBM suivantes cochez celle(s) qui sont appliquées dans votre service :

    -la collecte /___/ -le tri /___/ -le transport /___/

    -l'élimination /___/ -le traitement /___/ -le stockage /___/

    Ü Questions reformulées

    Dans le guide d'entretien individuel semi-structuré adressé à l'intention du personnel des STM, la question :Disposez-vous d'un CET fonctionnel dans la commune ?Oui /___/ Non /___/ a été reformulée de la façon suivante :Disposez-vous d'un site aménagé et protégé pour recevoir les DBM ?Oui /___/ Non /___/.

    I.12 Déroulement de l'enquête

    Notre étude a été effectuée en trois étapes :

    Ü Etape préparatoire.

    Elle a consisté à des visites d'information et de prises de contactavec les différents responsables du CHUSS, de la Direction Régionale de la Santé (DRS), et de la Direction de la Promotion de la Santé (DPS) d'où nous avons obtenu l'assistance nécessaire des responsables, permettant l'accès à certaines données et documents et de s'entretenir avec quelques acteurs de la gestion des DBMpuis nous avons introduit une demande auprès de la mairie centrale de Bobo Dioulasso en date du 27 août 2014. Nous avons égalementpu élaborer et finaliser le protocole de recherche que nous avons soumis au coordinateur de pôle système de santé, Institut Bioforcedéveloppementbasé à Bobo pour avis.

    Ü Etape pré-enquête.

    · Aspects administratifs

    Une demande d'autorisation d'enquêtea été adressée par le Directeur de la DFSSS à la direction générale du CHUSS qui a donné son accord à travers l'autorisation d'enquête N°2015-00038/ MS/SG/CHUSS/DG/DRHdu 9 avril 2015 (voir Annexe 9:Autorisation d'enquête.).

    · Choix et formation des enquêteurs

    Après avoir reçu l'autorisation d'enquête du Directeur Général du CHUSS, nous avons eu recours à deux (02) IDE et deux (02) IB pour réaliser l'enquête. Une formation d'une journée a été organisée pour leur permettre de se familiariser aux différents outils de collecte des données et surtout d'harmoniser la compréhension des items. Elle a eu lieu le 11 avril 2015.

    Ü Etape opérationnelle

    L'enquête s'est déroulée du 26 marsau 20 mai 2015 dans les différents services et unités de soins du CHUSS. Les deux(2) IDE étaient chargés d'administrer le questionnaire auto-administré aux chefs de services et CUS/CUT/SUS/SUT ; aux correspondants d'hygiènes. Quant aux deux(2) IB, ils étaient chargés de s'entretenir avec le personnel de lasociété privée CCPet de renseignerla grille d'observation. L'interview du personnel administratif, du personnel des STM ; la liste de vérification sur les documents de stratégies et les matériels et équipementsainsi que de la supervision des travaux des enquêteurs ont été assurées par nous-mêmes.

    I.13 Considérations éthiques

    Pendant l'enquête, nous avons respecté la dignité et la pudeur des malades, ainsi que la discrétion sur tous ceux dont on a pu voir, lire, ou entendre sur la structure à l'occasion de notre enquête. Nous avons également préservé l'anonymat lorsde l'administration des questions et obtenu le consentement éclairé de lapart des enquêtés.Les personnes interrogéesont été informées du but, des objectifs del'étude et sur l'importance de leur participation.La liberté d'expression, l'anonymat et laconfidentialité des informations recueilliesauprès des enquêtés ont été rigoureusement respectés et la participation à l'étude a été volontaire pour tous.

    I.14 Méthodes de traitement des données

    A la fin de l'enquête, les outils ont fait l'objet d'un dépouillement et d'un apurementmanuel pour vérifier l'exhaustivité du remplissage. L'analyse des données a été faite à l'aide du logiciel Epi info version 7.1.4.0, puis traitées à l'aide du logiciel Microsoft Office Word 2007,du logiciel Microsoft Office Excel version 2007. Les données ont été présentées sous forme de texte, tableaux et graphiques.

    Pour l'appréciation de la disponibilité du matériel et des équipements ; des documents de stratégies et cadre réglementaire ; des procédures et des normes écrites de gestion des DBM.

    I.15 Difficultés rencontrées

    Nous avons été confronté à un certain nombre de difficultés dont :

    o La non disponibilité de certaines personnes ressources a occasionné des reports de rendez-vous prolongeant ainsi la durée de la collecte des données;

    o Le non retour à temps de certaines fiches d'enquêtes a été un handicap important dans la réalisation de cette enquête. A cela s'ajoute les lourdeurs administratives lors de l'élaboration et la délivrance de certains actes administratifs.

    o Le contact difficile avec certains agents, marqué par la réticence et le refus.

    I.16 Limites de l'étude

    1. Limites d'échantillonnage.

    Notre étude s'est limitée au CHUSS en tant que structure de référencebien que le cadre de l'étude abrite plusieurs autres structures de soins. La répartition des structuresdu CHUSS dans plusieurs secteurs de la commune a aussi limité notre échantillonnage sur les services du bloc de Sikasso-Cira.

    2. Limites des méthodes et techniques de collectes des données.

    Notre présence a pu influencer le comportement du personnel du CHUSS. Les agents de la société CCP par crainte d'être dénoncés, pourraient avoir donné des réponses qui ne mettent pas en cause leur société.

    Le manque de motivation et d'intérêt de la part de certaines personnes enquêtées peut avoir aussicontribué à des réponses inexactes.Ceux -ci pourraient introduire des biais d'informations dans les résultats.

    3. Limites liées aux types de déchets

    Notre enquête s'est limitée aux déchets biomédicaux courants sans prendre en compte les décès, les parties organiques, les résidus des produits chimiques et radioactifs qui sont également des déchets. En effet, ces déchets sont complexes et sont régis par des textes réglementaires plus rigoureux.Ces éléments constituent donc des limites objectives qui ne devraient pas pour autant remettre en cause la réalité des résultats trouvés.

    · I.17 PRESENTATION DES RESULTATS DE L'ETUDE

    La présentation des résultats est faite sous forme de tableauxde fréquence, de graphiques, et de textes.Elle obéira au plan suivant :

    o le niveau de participation à l'étude;

    o les résultats issus du guide d'entretien individuel semi-structuré adressé aux personnels administratifs ;

    o les résultats issus du guide d'entretien individuel semi-structuré adressé aux personnels des STM de Bobo Dioulasso ;

    o les résultats issus au questionnaire auto-administré adressé aux chefs de services/CUS/SUS/CUT/SUT et aux correspondants d'hygiènes;

    o les résultats issusdu guide d'entretien individuel semi-structuré adresséaux agents de la société privée CCP.

    o les résultats relatifs à la grille d'observation sur les autres personnels de soins du CHUSS ;

    o les résultats relatifs à la liste de vérification du matériel et équipements, des documents de stratégies etcadre réglementaire ;

    o les résultats relatifs à la liste de vérification des procédures et normes écrites de gestion des DBM dans les services et unités de soins du CHUSS.

    I.17.1 Niveau de participation à l'étude

    Tableau VII: Niveau de participation des 37 services et 188 personnes enquêtées pendant l'étude.

    Types de population

    Effectifs (ni)

    Proportion (%)

    Prévu

    Atteint

    Services et unités de soins

    37

    37

    100

    Personnels administratifs

    3

    3

    100

    Chefs de service

    34

    28

    82,35

    CUS/CUT/SUS/SUT

    43

    43

    100

    Correspondants d'hygiènes

    35

    34

    97,14

    Autres personnels de soins

    62

    62

    100

    Agents de la société CCP

    8

    8

    100

    Personnels des STM.

    3

    3

    100

    Total

    225

    218

    96,89

    Le niveau de participation à l'étude est de 96,89%. Sept (7) personnes n'ont pu être interviewéesparce qu'elles étaient très occupées ou absentes.

    I.18 Résultats relatifs au guide d'entretien individueladresséaux personnels administratifs

    I.18.1 Informations sociodémographiques

    ü Qualification professionnelle

    Les personnes enquêtées(n=3) sont respectivement un médecin, un administrateur des hôpitaux, et un technicien d'Etat en génie sanitaire.

    ü Ancienneté dans le poste.

    Deux tiers (2/3) des personnes enquêtées(n=3) ont une ancienneté >=6 ans et une personne enquêtéeaune ancienneté d'un an. L'ancienneté moyenne calculée dans cette cible est de 4 ans.

    ü Responsabilité dans la gestion des DBM

    Parmi les répondants à l'enquête (n=3), 2ont une responsabilité technique, et 1a une responsabilité administrativedans la gestion des DBM au CHUSS.

    I.18.2 Organisation de la gestion des DBM

    ü Documents de stratégies de gestion des DBM

    (n=3)

    Les trois enquêtés (n=3) affirment qu'il existe des documents de stratégies de gestion des DBM au CHUSS, soit 100%.

    Graphique 3: Fréquence des documents de stratégies disponibles selon le personnel administratif.

    La stratégie nationale d'hygiènehospitalière est citée 3 fois, suivi du guide de bonnes pratiques et deprocédures de gestion des DBM cité 2 fois.

    ü Comité hygiène fonctionnel

    Les trois enquêtés (n=3)reconnaissent qu'il existe un comité d'hygiène au CHUSS ; 2affirment que le nombre desréunions statutaires est de 4 par an, et 1affirment qu'il est de 12 réunions par an.

    ü Définition des rôles et responsabilités

    Deux tiers (2/3) des enquêtés affirment qu'il n'existe pas de définitions des rôles et responsabilité dans la gestion des DBM au CHUSS.

    ü Plan de gestion des DBM

    Les trois enquêtés(n=3) reconnaissent qu'il existe un plan de gestion des DBM au CHUSS, et qu'il est detype quinquennal.

    I.18.3 Ressources pour la gestion des DBM

    ü Nombre d'agents spécifiquement affectés à la gestion des DBM

    Deux tiers des personnes enquêtées (n=3), disent que le nombre d'agents affectés à la gestion des DBM est de 2; et undit qu'il est de 3.

    ü Qualification des agents impliqués dans la gestion des DBM

    Leprofil des agents impliqués dans la gestion des DBM se répartit comme suit selon le personnel administratif interviewé (n=3) :

    o Trois citent le THA ;

    o Deux tierscitent les TEGS ;

    o Unciteles PEP.

    ü Allocation budgétairespécifique

    Deux tiers desenquêtés (n=3)avouent l'absence d'un budget spécialement alloué à la gestion des DBM, et un affirme que le CHUSS disposed'un budget spécialement alloué à la gestion des DBM, et que ce budget représente 0,30% du budget du CHUSS.Les trois enquêtés reconnaissent que l'Etat est la principale source de financement pour la gestion des DBM.

    I.18.4 Implication des services techniques municipaux

    ü Cadre de rencontre entre STM et CHUSS sur la gestion des DBM

    Les trois enquêtés (n=3) reconnaissent qu'il n'existe pas de cadre de rencontre entre les STM et le CHUSS sur la gestion des DBM.

    ü Participation des STM à la gestion des DBM

    L'ensemble des trois enquêtés (n=3)déclarent que les STM ne participentà aucune étape de la gestion des DBM au CHUSS.

    ü Existence de site protégé pour les DBM dans la commune

    Les trois personnes interrogées (n=3) affirment qu'il n'existe pas de site aménagé par les STM pour recevoir les DBM dans la commune urbaine de Bobo Dioulasso.

    ü Satisfaction de la gestion des DBM au CHUSS

    L'ensemble des enquêtés (n=3) déclarent êtreinsatisfaits de la gestion des DBM au CHUSS.

    ü Difficultésrelevées par le personnel administratif du CHUSS

    Tableau VIII: Fréquence des difficultésde la gestion des DBM selon le personnel administratif.

    (n=3)

    Difficultés

    Fréquence (ni)

    Proportion (%)

    Poubelles inadaptées

    3

    100.00

    Incinérateur défectueux

    3

    100.00

    Tri inadapté

    3

    100.00

    Insuffisance d'équipements des sociétés privées

    1

    33,33

    Personnels des sociétés privées peu qualifiés

    1

    33,33

    Absence de véhicule de transport des DBM

    1

    33,33

    Absence de traitement des effluents liquides

    1

    33,33

    Longue durée de stockage des DBM

    1

    33,33

    Les poubelles inadaptées, l'incinérateur défectueux, le tri inadapté (100%) sont entre autres les difficultés citées par le personnel administratif.

    ü Suggestions formulées par le personnel administratif du CHUSS

    Tableau IX: Fréquence des suggestionspour améliorer la gestion des DBMselon le personnel administratif.

    (n=3)

    Suggestions

    Fréquence (ni)

    Proportion (%)

    Appui financier

    1

    33,33

    Accroitre la responsabilité de la DSTM dans la gestion des DBM

    2

    66,66

    Dotation en matériels et équipements suffisants

    3

    100.00

    Formation du personnel soignant et les agents des sociétés privées

    1

    33,33

    Les trois enquêtéssuggèrent qu'on dote le CHUSS en matériels et équipements suffisants pourla gestion des DBM, 2/3 des enquêtés pensent qu'il faut davantage accroitre la responsabilité de la DSTM dans la gestion des DBM au CHUSS.

    I.19 Résultats relatifs au guide d'entretien individuel adressé aux personnels des STM

    I.19.1 Informations sociodémographiques

    ü Qualification professionnelle

    Les personnes enquêtées (n=3) sont respectivement un ingénieur en bâtiment, un technicien en hygiène et salubrité, un technicien supérieur en bâtiment. Parmi les trois enquêtés seul un répond au profil professionnel correspond à l'hygiène et la salubrité à la DSTM.

    ü Ancienneté dans le poste

    Des trois enquêtés, ils ont respectivement une ancienneté de 5 ans, 10 ans et de 23 ans. L'ancienneté moyenne calculée est de 12,66 ans pour le personnel des STM.

    I.19.2 Implication des services techniques municipaux

    ü Cadre d'échange entre STM et CHUSS sur la gestion des DBM(n=3)

    Deux tiers (2/3) des enquêtésaffirment qu'il n'existe pas de cadre de rencontre entre les STM et le CHUSS sur la gestion des DBM, et untrouve qu'il existe un cadre de rencontre occasionnelle.

    ü Participation à la gestion des DBM

    Deux tiers (2/3) des personnes enquêtées,trouvent que les STM participent à des activités de gestion des DBM au CHUSS.Ellesaffirment que les STM participent aux différentesétapes de la gestion des DBM comme suit :

    o Deux enquêtés (2)trouvent que les STM participent à l'élimination des DBM ;

    o Un enquêté (1) trouve que les STM participent à la collecte, le transport et le traitement des DBM 

    ü Prise en compte de la spécificité de la gestion des DBM par le Plan de DéveloppementCommunal

    Sur les 3 personnes enquêtées,3 reconnaient que la spécificité de la gestion des DBM n'est pas prise en compte dans le PDC.De même, les trois enquêtésaffirment que la question de la gestion des DBM n'a pas fait l'objet d'une discussion dans une de leurs réunions courant l'année 2014-2015.

    ü Allocation budgétaire à la gestion des DBM

    Les trois personnes enquêtéesdéclarentqu'il n'existe pasd'allocation budgétairedans le PDC pour la gestion des DBM.

    ü Site communal aménagé et protégé pour recevoir les DBM

    Les trois personnes interrogées affirment que la commune ne dispose pas d'un site communal aménagé et protégé pour recevoir les DBM(CET).

    ü Satisfaction de l'implication des STM dans la gestion des DBM

    Sur les 3 personnes enquêtées, 3déclarentêtreinsatisfaits de l'implication des STM dans la gestion des DBM au CHUSS.

    ü Suggestionsfaites par le personnel des STM

    Tableau X: Fréquence des suggestions pour une meilleure implication de la municipalité selonlepersonnel des STM.

    (n=3)

    Suggestions

    Fréquence (ni)

    Proportion (%)

    Appui financier

    1

    33.33

    Dotation des STM en matériels de collecte et de transport adapté

    3

    100.00

    Formation des agents des STM à la gestion des DBM

    3

    100.00

    Réfection du CET

    2

    66.67

    Les trois personnels des STM enquêtés suggèrent la dotation des STM en matériels de collecte et de transport adapté, la formation des agents des STM à la gestion des DBM, et2/3 du personnel des STM suggèrent la réfection du CET

    I.20 Résultats relatifs au questionnaireauto-administré adressé aux chefs de services, CUS/CUT/SUS/SUT et correspondants d'hygiènes

    I.20.1 Informations sociodémographiques

    ü Qualification professionnelle

    Tableau XI: Répartition des enquêtés selon la qualification professionnelle.

    (n=105)

    Qualificationprofessionnelle

    Fréquence (ni)

    Proportions (%)

    Attachés de santé

    22

    20.95

    TBM

    9

    8,57

    GS/FS

    3

    2.86

    IB

    9

    8.57

    IDE

    18

    17.14

    Manipulateur EER

    2

    1.90

    Médecins

    28

    26.67

    PEP

    3

    2,86

    SFE/ME

    9

    8.57

    Autres

    2

    1.90

    Total

    105

    100

    Les médecins (26,67%), les attachés de santé (20,95%), et les IDE (17,14%) constituent lesprincipales qualifications professionnelles dans cette cible.

    ü Ancienneté dans le poste

    Tableau XII: Répartition des enquêtés par tranche d'âge selon l'ancienneté dans le poste.

    (n=105)

    Tranche d'âge (années)

    Fréquenceabsolue (ni)

    Fréquence relative (%)

    Fréquence cumulée (%)

    Moins de 5ans

    23

    21.91

    21,91

    5-10

    43

    40.95

    62,86

    10-15

    20

    19.05

    81,91

    15-20

    13

    12.38

    94,29

    20 et plus

    6

    5.71

    100

    Total

    105

    100

     

    Prèsde la moitié des enquêtés a une ancienneté comprise entre 5 à 10 ans, soient 40,95%. L'ancienneté moyenne calculée des CUS/SUS/CUT/SUT, correspondants d'hygiènes, chefs de services, est de 9,11 ans.

    ü Responsabilité dans la gestion des DBM

    Tableau XIII: Répartition des enquêtés selon leurs responsabilités dans la gestion des DBM au CHUSS

    (n=105)

    Responsabilités danslagestion des DBM

    Fréquences (ni)

    Proportions (%)

    Aucune

    61

    58.10

    contrôle

    2

    1.90

    correspondant hygiène

    17

    16.19

    superviseur

    16

    15.24

    surveille

    3

    2.86

    veille au respect des procédures et normes

    6

    5.71

    Total

    105

    100

    La majorité des personnes interrogées soient 58,10%affirment n'avoir aucune responsabilité dans la gestion des DBM au CHUSS, 16,19% se disent correspondants d'hygiènes, et 15,24% pensent qu'ils sont des superviseurs.

    I.21 Ressources matérielles.

    ü Disponibilité des boîtes de sécurité(n=105)

    Il ressort de notre étude que 87,62%des personnes enquêtées affirment la disponibilité des boîtes de sécurité dans les services du CHUSS. Parmi ces réponses (n=92), 58,70% trouvent qu'elles sont en nombre insuffisant.

    ü Rupture des boîtes de sécurité aux trois derniers mois

    Sur les 105 personnes interviewées 52,38% affirment qu'au cours destrois derniersmois précédents notre étude(mois d'enquête avril 2015), les boîtes de sécurité ont connu une rupture.

    I.21.1 Procédures écrites de gestion des DBM

    ü Disponibilité des procédures écrites(n=105)

    La grande majorité des enquêtés (92,38%) reconnaisse que les procédures écrites sur la gestion des DBM ne sont pas disponible dans les services ou unités.Une minorité des enquêtés soient 7,62% affirment qu'elles sont disponibles, dont 100% sur le tri, 50% sur la collecte, et 12,50% sur le transport, le traitement et l'élimination.Parmi les 8 personnes qui ont affirmé la disponibilité des procédures écrites de gestion des DBM, 50% affirment qu'elles sont affichées.

    I.21.2 Respect des normes écrites de gestion des DBM

    ü Tri systématique

    Sur l'ensemble des 105 enquêtés, 80,95% affirment que le tri des DBM n'est pas systématique, contre 19,05%.

    ü Utilisation des sachets poubelles codifiés

    Plus de la moitiédes enquêtés (n=105), soient 59,05% reconnaissent l'utilisation des sachets poubelles codifiés dans les services du CHUSS dont :

    o 82,26% citent le rouge ;

    o 58,06% citent le jaune ;

    o 22,58% citent le noir.

    Par ailleurs, 40,95% des enquêtés affirment que les sachets poubelles ne sont pas utilisés et les principales raisonsde la non utilisation des sachets poubelles codifiés évoquées sont : « pas disponible » à 79,07% et 20,93% n'a donné aucune réponse.

    ü Fréquence de collecte des DBM

    (n=105)

    Graphique 4: Répartition des réponsessur la fréquence de collecte des DBM selon les enquêtés.

    Parmi les 105 enquêtés, 80%affirment que la fréquence de collecte des DBM est « indéterminée », et 15,24% affirment qu'elle est de deux fois par jour.

    ü Délai de stockage des DBM

    Tableau XIV: Fréquencedu délai de stockage des DBM dans les services selon lesenquêtés.

    (n=105)

    délai de séjour des DBM

    Fréquence absolue (ni)

    Fréquence relative (%)

    Fréquence cumulée (%)

    24H

    77

    73.33

    73,33

    48H

    7

    6.67

    80

    72H

    3

    2.86

    82,86

    Indéterminée

    18

    17.14

    100

    Total

    105

    100

     

    La majorité des enquêtés soient 73,33% reconnaissent que le délai de séjour des DBM est de 24 heures, et 6,67% des enquêtés déclarent quele délai de stockage des DBM est 48heures maximum (norme).

    ü Niveau de remplissage des boîtes de sécurité

    Tableau XV: Fréquence du niveau de remplissage des boîtes de sécurité dans les servicesselon les enquêtés.

    (n=105)

    niveau de remplissage des boîtes de sécurité

    Fréquence absolue (ni)

    Fréquence relative (%)

    Fréquence cumulée (%)

    Au 2/3

    7

    6.67

    6,67

    Au 3/4

    5

    4.76

    11,43

    Au 3/5

    4

    3.81

    15,24

    Au 4/5

    3

    2.86

    18,10

    Aucun

    86

    81.90

    100

    Total

    105

    100

     

    Le niveau de remplissage des boîtes de sécurité le plus fréquemment cité au CHUSS est « aucun » par 81,90% desenquêtés, et4.76% affirment qu'il est de 3/4 (norme).

    ü Niveau de remplissage des poubelles codifiées

    Tableau XVI: Fréquence du niveau de remplissage des poubelles dans les servicesselon les enquêtés.

    (n=105)

    niveau de remplissage des poubelles

    Fréquence absolue (ni)

    Fréquence relative (%)

    Au 4/5

    0

    0

    Au 2/3

    7

    6.67

    Au 3/4

    8

    7.62

    Au 3/5

    4

    3.81

    Aucun

    86

    81.90

    Total

    105

    100

    Le niveau de remplissage des poubelles le plus fréquemment cité au CHUSS est « aucun » par 81,90% des enquêtés, et7.62%affirment qu'il est de 3/4 (norme).

    ü Satisfaction de la gestion des DBM au CHUSS

    La quasi-totalité des enquêtés (n=105),soient 91,43% (96) déclarent êtreinsatisfaits de la gestion des DBM au CHUSS, et8,57% affirment leur satisfaction sur la gestion des DBM.

    ü Difficultés

    Tableau XVII: Fréquence des difficultésde la gestion des DBM selon lesenquêtésinsatisfaits.

    (n=96)

    Difficultés relevées

    Effectif (ni)

    Proportion (%)

    Matériels de collecte insuffisants (boîte de sécurité et sachets poubelles)

    63

    60

    Fréquence de collecte journalière insuffisante

    20

    19,05

    Absence d'un incinérateur au CHUSS

    10

    9,52

    Tri non systématique et inadapté

    36

    34,29

    Poubelles non codifiées, inadaptées et insuffisantes

    24

    22,86

    Absence de procédures écrites de gestion des DBM dans les services

    24

    22,86

    Utilisation inadaptée des sachets poubelles

    24

    22,86

    Absence de définitions des responsabilités

    22

    20,95

    Agents de collecte peu qualifiés

    11

    10,48

    Parmi les personnes les 96 réponses « Non » 60% citent L'insuffisancedu matériel de collecte (boîte de sécurité et sachets poubelles) et 34,26% citent le tri non systématique et inadapté comme les difficultés.

    ü Suggestions

    Tableau XVIII: Fréquence des suggestions pour améliorer la gestion des DBM au CHUSS selon les enquêtés.

    (n=105)

    Eléments de suggestions

    Effectif (ni)

    Proportion (%)

    Doter les services en matériels de collecte suffisants (sachets poubelles, poubelles,...)

    71

    67,62

    Augmenter la fréquence de collecte à 2 fois par jour

    37

    35,24

    Doter le CHUSS d'un incinérateur performant

    8

    7,62

    Former le personnel de soin et de collecte en gestion des DBM

    47

    44,76

    Impliquer les CUS/SUS/CUT/SUT et les chefs de services

    7

    6,67

    Rendre disponible les procédures écritesde gestion des DBM

    12

    11,43

    Créer des sites de stockage intermédiaire dans les départements

    2

    1,98

    Sensibiliser les utilisateurs des services sur l'utilisation des poubelles

    14

    13,33

    Former les agents de collecte en gestion des DBM

    17

    16,19

    Doter les services en matériels de collecte suffisants (67,62%) ; Former le personnel de soin et de collecte en gestion des DBM (44,76%) ;Augmenter la fréquence de collecte à 2 fois par jour (35,24%) sont les principales suggestions des enquêtés afin d'améliorer la gestion des DBM au CHUSS.

    I.22 Résultats relatifs au guide d'entretien individuel adressé aux agents de la sociétéprivéeCCP.

    I.22.1 Informations sociodémographiques

    ü Rôle dans la gestion des DBM

    Sur l'ensembledes huit(8) agents de la société CCP interviewéssur leur rôle dans la gestion des DBM au CHUSS, 62,65% déclarent qu'ils sont des agents de collecte ; 25% affirment qu'ils sont des superviseurs,12,50% affirment être le responsable de la société.

    ü Ancienneté dans l'exercice

    Sur les 8 agents de CCP interrogés, 87,50% ont une ancienneté comprise entre 0 à 5ans dans la gestion des DBM, et 12,50% ont une ancienneté de plus de 5 ans. La moyenne calculée de l'ancienneté des agents de la CCP est de 3,37 ans, avec une limite inférieure de 1an et une limite supérieure de 7ans.

    ü Niveau d'alphabétisation

    Parmi les agents de la société CCP enquêtés (n=8), 62,50% sont non alphabétisés ; 37,50% affirment avoir un niveau du primaire/secondaire.

    ü Age

    Tableau XIX: Répartition desagents de la société CCP selon l'âge

    (n=8)

    Tranche d'âge

    Fréquence absolue (ni)

    Fréquence relative (%)

    Fréquence cumulée (%)

    Moins 30

    2

    25

    25

    30-40

    4

    50

    75

    40 et plus

    2

    25

    100

    Total

    8

    100

     

    Sur l'ensemble des agents de la société CCP, 50% ont un âge compris entre 30 à 40 ans, la moyenne d'âgecalculée des agents est de 35,5 ans, avec une borne inférieure de 28 et une borne supérieure de 45 ans.

    I.22.2 Ressources pour la gestion des DBM

    ü Site de stockage interne protégé et sécurisé

    Les huit (8) enquêtés affirment que le CHUSS dispose d'un site de stockage protégé et sécurisé et que les DBM y sont stockés.

    ü Moyens de transport (interne)

    Les huit (8) agents enquêtésreconnaient que le moyen de transport interne utilisé est le chariot, soient 100% des enquêtés dont 87,50% affirment que le moyen de transport utilisé (chariot) est en nombre insuffisant et 12,50% trouvent qu'ils sont en nombre suffisant.

    ü Méthodes de traitement utilisé avant l'élimination des DBMsolides

    La totalité des agents de la société CCP (100%) affirment que les DBM solides ne subissent aucun traitement avant son élimination.

    ü Méthodes d'éliminations pour les DBM solides

    Le brûlage à ciel ouvert à l'extérieur de l'hôpital est la méthode d'élimination utilisée pour les DBM solides à 100% des enquêtés (n=8).

    ü Méthodes de traitement utilisé avant l'élimination des DBM liquides

    L'ensemble des agents de la société CCP (100%) affirme que les DBM liquides ne subissent aucun traitement avant son élimination.

    ü Méthodes d'éliminations pour les DBM liquides

    Le réseau d'égouts sécurisés est la méthode d'élimination utilisée pour les DBM liquides à 100% des enquêtés (n=8).

    ü Disponibilité des sachets poubelles codifiés

    L'ensemble des enquêtés(n=8) soient 100% affirmentque les sachets poubelles codifiés sont disponibles et qu'ils ne sont pas en quantité suffisante.

    ü Moyens de transport utilisé pour le transport externe des DBM

    Le véhicule fermé est le principal moyen de transport utilisé pour le transport externe des DBM selon 100% des enquêtés (n=8).

    ü Disponibilité des combinaisons spécifiques

    Tous les agents de la société CCP interrogés (n=8) soient 100% affirment disposer de combinaisonsspécifiques pour la gestion des DBM au CHUSS.

    Tableau XX: Fréquence de la disponibilité des combinaisons spécifiques selon lesagents de CCP.

    (n=8)

    Matériels

    Fréquence absolue (ni)

    Fréquence relative (%)

    Bavette

    8

    100

    Blouse

    8

    100

    Masque

    8

    100

    Gants de ménage

    8

    100

    Paire debotte

    8

    100

    Paire de lunette

    0

    0

    Les bavettes, blouses, masques,gants de ménage, et les paires de bottes sont disponiblespour les (8) agents de la société CCP enquêtés.

    I.22.3 Respect des normes écrites de gestion des DBM

    ü Tri systématique(n=8)

    La totalité des agents de la société CCP (100%) affirme que le tri des DBM n'est pas systématique dans les services du CHUSS.

    ü Utilisation des sachets poubelles codifiées

    La totalité des enquêtésdéclare (100%)utiliser les sachets poubelles codifiés dans la gestion des DBM dont100% citent les sachets rouges ; 87,5% les sachets jaunes, et 12,50% citent les sachets noirs.

    ü Niveau de remplissage des boîtes de sécurité

    Le niveau de remplissage des boites de sécurité appliqué au CHUSS est « Aucun », cités par 100% des personnes interrogées.

    ü Niveau de remplissage des poubelles codifiées

    Le niveau de remplissage des poubelles appliqué au CHUSS est « Aucun », cités par 100% des personnes interrogées.

    ü Fréquence de collecte des DBM

    La majorité des agents de la CCP interrogésaffirmeque la fréquence de collecte des DBM est de « deux fois » par jour à 62,50% ; et37,50% avouent qu'elle est de « une fois » par jour (norme).

    ü Durée de stockage des DBM

    Sur le (8) agentsenquêtés,62,50% reconnaissentque la durée de stockage des DBM est indéterminée; et37,50% reconnaissent qu'elle est de plus de 72 heures. La norme étant de moins de 48heures.

    ü Satisfaction de la gestion des DBM au CHUSS

    Tous les (8) agents de la société CCPaffirment être insatisfaits de la gestion des DBM au CHUSS, soient 100% des enquêtés.

    ü Difficultés

    Tableau XXI: Fréquence desdifficultés de la gestion des DBM selon lesagents de la société CCP.

    (n=8)

    Difficultés relevées

    Effectif (ni)

    Proportion (%)

    Insuffisance de matériels de collecte (boîte de sécurité et sachets poubelles)

    7

    87,50

    Manque d'incinérateur

    8

    100

    Insuffisance de ressources financières

    4

    50%

    Parmi les (8) agents enquêtés 100% citent le manque d'incinérateur, et 87,50% citent l'insuffisance de matériels de collecte comme étant les principales difficultés rencontrées.

    ü Suggestions

    Tableau XXII: Fréquencedes suggestions pour améliorer la gestion des DBM au CHUSS selon les agents de la société CCP.

    (n=8)

    Suggestions formulées

    Effectif (ni)

    Proportion (%)

    Dotation en matériels de collecte suffisants

    7

    87,50

    Dotation en incinérateur

    8

    100

    Appuifinancier

    4

    50%

    Parmi les (8) agents enquêtés 100% suggèrent la dotation d'un incinérateur ;et 87,50%suggèrentla dotationen matériels de collecte (boite de sécurité et sachets poubelles) pour améliorer la gestion des DBM au CHUSS.

    I.23 Résultats relatifs à la grille d'observation sur les autres personnels de soins du CHUSS.

    Tableau XXIII: Fréquencedu respect des procédures et normes écrites de gestion des DBM par les autres personnels de soins observés.

    (n=62)

    Respect des procédures et normes écritespar les autres personnels de soin

    Fréquence (ni)

    Proportion (%)

    Oui

    Non

    Oui

    Non

    Tri systématique

    16

    46

    25,80

    74,19

    Tri des DBM adapté

    13

    49

    20,96

    79,03

    Le niveau de remplissage des poubelles codifiéesselon les normes.

    20

    42

    32,25

    67,74

    Le niveau de remplissage des boîtes de sécurité selon les normes.

    22

    40

    38,48

    64,151

    Parmi les 62 autres personnelsde soinsobservés, 25,80% effectuent le tri systématique, dont 20,96% effectuent le tri adapté des DBM dans leur exercice quotidien.

    Il ressort également de la grille d'observation que le tri est systématique dans 24,32% (9/37)desservices enquêtés dont adapté dans 18,91%, et il n'est pas systématique dans 75,68% (28/37).

    I.24 Résultats relatifs à la liste de vérification du matériel et des équipements, des documents de stratégies et cadre réglementaire.

    (n=17)

    Graphique 5: Fréquence des 17éléments d'appréciation selon le niveau de performance acceptable.

    De façon globale, sur l'ensemble des 25 éléments de vérification du matériel etéquipements ; des documents de stratégies et cadre réglementaire que nous avons effectués, il ressort que 17 élémentssont disponibles soit une proportion globale de 68% de l'ensemble des élémentsvérifiés.

    I.24.1 Matériels et équipements

    Plus spécifiquement, pour ce qui concerne les éléments relatifs aux matériels et équipements disponibles, nous avons apprécié la disponibilité effective de 6 éléments sur 11 vérifiés soit une proportion de 54,54% des éléments vérifiés. Notons l'absence d'un incinérateur fonctionnel au CHUSS.

    I.24.2 Combinaisons spécifiques

    Pour ce qui est de la disponibilité des combinaisons spécifiques pour le personnel de collecte des DBM, nous avons apprécié la disponibilité effective de 5 éléments sur 6 vérifiés soit une proportion de 83,33% des éléments vérifiés.

    I.24.3 Documents de stratégies et cadre réglementaire

    La vérification des éléments relatifs aux documents de stratégies et cadre réglementaire nous a permis d'apprécier l'effectivité de 6 documents et cadre réglementaire sur 8 vérifiés, soit une proportion de 75% des éléments vérifiés.

    I.25 Résultats relatifs à la liste de vérification des procédures et normes écrites de gestion des DBM dans les services et unités de soins du CHUSS

    I.25.1 Niveau de performance des services observés.

    Sur 37 services enquêtés, 15 ont atteint un niveau de performance compris entre 50% et 83,33% des « Oui », soient une proportion de 40,54% des services enquêtés (15/37), dont un seul service a atteint 80% des « Oui » soit 2,70%  des services enquêtés.

    Tableau XXIV : Fréquence des services enquêtésselon le niveau de performance acceptable

    (n=37)

    Niveau de Performance Acceptable(%)

    Nombre de services (ni)

    Fréquence relative (%)

    Moins de 60

    35

    94,6

    60-80

    1

    2,70

    >=80

    1

    2,70

    Total

    37

    100

    En terme de procédures et normes, 2,70% des services enquêtés a atteint un NAP>=80 soit 1/37 service.

    I.25.2 Vérification des procédures et normes écrites de gestion des DBM dans les services et unités de soins.

    Tableau XXV: Fréquence des procédures et normes écrites de gestion issues de l'observation desservices et unités de soins.

    (n=37)

    Procédures et normes écrites de gestion des DBM

    Critères

    Niveau de performance (%)

    Oui

    Non

    La disponibilité des boîtes de sécurité dans les salles de soins.

    32

    5

    86,49

    La disponibilité des poubelles codifiées dans les salles de soins.

    4

    33

    10,81

    Présence des sachets poubelles codifiés dans les poubelles.

    20

    17

    54,05

    Les poubelles disposent d'un couvercle.

    26

    11

    70,27

    Affichage des procédures écrites dans les salles de soins.

    0

    37

    0

    Affichage des rôles et responsabilités des acteurs intervenants dans la gestion des DBM.

    0

    37

    0

    Sur 37 services, les boîtes de sécurité sontdisponibles dans 32 services soient 86,49%, la présence des sachets poubelles codifiés dans les poubelles est effective dans 20 services soient 54,05% ; les poubelles disposent d'un couvercle dans 26 services correspondant à 70,27%.

    I.26 DISCUSSION/SYNTHESE DES RESULTATS

    I. I.27 Discussion des principaux résultats

    Notre étude vise à étudier les déterminants de la gestion des déchets biomédicaux au sein du CHUSS. De ce fait, au regard des résultats ci-dessus ; de la revue de la littérature et des éléments du cadre conceptuel, nous avons mené la discussion autour des points suivants :

    Ü organisation de la gestion des DBM au CHUSS ;

    Ü disponibilité des ressources pour la gestion des DBM au CHUSS ;

    Ü implication des services techniques municipaux (STM) à la gestion des DBM au CHUSS.

    I.27.1 Organisation de la gestion des DBM au CHUSS.

    Cette variable a été mesurée par l'appréciation d'un certainnombre d'éléments entrant dans le cadre d'une organisation de la gestion des DBM dans une structure de soins.

    Ü Cadre décisionnel et de suivi de l'organisation de la gestion des DBM

    Ce cadre constitue un ensemble de dispositions administratives et organisationnelles relatives à la gestion des DBM dans une structure de soins. Les éléments suivant ont été mesurés :

    ü existence de documents de stratégies et cadre réglementaire

    En termes de documents de stratégies, 100% des enquêtés(n=3) affirment la disponibilité des dits-documents, dont la stratégie nationale d'hygiènehospitalière est citéeà 100% des cas ; le guide de bonne pratique et de procédure de gestion est cité par 2/3 des cas. Ces résultats sont similaires à ceux obtenus par la grille de vérificationqui révèle que sur 8 documents de stratégies et cadre réglementairevérifiés. Notons la présence effective de 6 soient 75% et l'absence du code de la santé publiquedans la liste de vérification. Ces résultats bien que insuffisants, restent en faveur de la présence d'une organisation au CHUSS, car serviront de référentiels en matière d'autoformationpour la gestion des DBM.Ils sont meilleurs à ceux de Y.Issiakaà Gourçy (Burkina Faso) qui à révélé que 25% des agents de santé concernés ne disposent d'aucun de ces outils de gestion dans leur formation sanitaire46. Cet écart peut être mis à l'actif des efforts fournis ces dernières années par les autorités sanitaires pour rendre disponibles ces documents à travers la DPS.

    ü existence d'un comité d'hygiène fonctionnel ;

    La totalité des enquêtéssoient 100% affirme l'existence d'un comité d'hygiène fonctionnel au CHUSS dont 2/3 affirment que le nombre de réunions statutaires du comité d'hygiène est de 4 par an. Ce comité est un organe important dans la gestion des DBM, car il est chargé de coordonner et d'organiserla mise en oeuvre du plan de gestion, des procédures et normes écrites de gestion des DBM. Sa présence favorise la gestion des DBM au CHUSS à travers des activités de supervision dans les services et unités de soins. L'étude de N. Mbounaà Matamau Sénégalrapporte que les comités d'hygiènes et de salubrité ne sont fonctionnels que dans 39,3% des structuressanitaires37.

    ü existence d'un plan de gestion des DBM ;

    Le CHUSS dispose d'un plan de gestion des DBM, cela a été reconnu par les personnes enquêtées à 100%. De même, cette disponibilité du plan de gestion a été confirméelors de la vérification des documents de stratégies et cadre réglementaire.La présence de ce plan est un atout pour la gestion des DBM au CHUSS. Cerésultat est différentde celui de K.Jean.L à Léo au Burkina Faso,qui avait constaté qu'aucune formation sanitaire ne disposait d'un plan d'action intégrant la gestion des déchets au district sanitaire de Léo en 200533.La disponibilité des plans de gestion des DBM a évolué avec le temps, car beaucoup d'efforts ont été fournis dans ce sens.

    ü définition des rôles et responsabilités des acteurs

    L'ensemble des 37 services observés ne disposent pas de définition des rôles et responsabilités, soient 100% des services observés. De même, 2/3du personnel administratifnotifient l'absence de définition des rôles et responsabilités dans la gestion des DBM. Cette absence de définition des rôles et responsabilités constitueun facteur pouvant occasionner des négligences, des chevauchements des rôles et responsabilités ou un blocage de certaines activités du fait que personne ne se sent concerné par celles-ci, ce qui peut entraver une bonne gestion des DBM.

    Ü Existence des procédures écrites de gestion des DBM

    Les résultats issus duquestionnaire révèlent que 92,38% (n=105) des personnes interviewées affirment l'absence des procédures écrites de gestion des DBM dans les services et unités de soins. De même, l'analyse des résultats relatifs à la grille d'observation révèle que l'ensemble des 37 services observés ne disposent pas de procédures écrites sur la gestion des DBM, soient 100% des services observés.L'absence des procédures écrites dans les services constitue un manque de repère et d'assistance technique pouvant influencernégativement le tri systématique et la collecte des DBM.Parlant de la disponibilité des procédures écrites, en l'absence d'études sur cet aspect nous nous contentons durapport provisoire du PADS quia reconnuen ces termes : « Il n'existe pas non plus de procédures internes détaillées etd'outils cohérents et directement applicables pour assurer une gestion efficiente des déchetsmédicaux dans les structures de soin »47. Nos résultats confirment cette assertion.

    Ü Respect des normes de gestion des DBM

    Les normes de gestion des DBM au CHUSS sontinsuffisamment respectées.

    ü Tri systématique

    Les résultats issus du questionnaire adressé aux CUS/SUS/CUT/SUTrévèlent que80,95% des enquêtés trouvent que le tri des BDM n'est pas systématique dans les services, ce résultat n'est pas très loin de celui trouvé lors de l'observation qui montre que 74,19% (n=62) des autres personnels de soins observés n'appliquent pas le tri systématique des DBM lors des activités de soins. Les agents de la société CCP sur le respect des normes écrites, jugent à 100% que le tri systématique des DBM dans les services n'est pas respecté. Cette absence de tri systématiqueengendre une augmentation des risques d'infections et du coup ne facilite pas une collecte sécurisée des DBM. Elle peut être due à l'absence de procédures et normes écrites sur la gestion des DBM dans les services.Ce résultat ressemble fort à celui de M. Ibrahim.M.qui rapporte qu'au CHU-YO(Burkina Faso), le tri n'est pas fait selon les normes en vigueur; nombreux sont les enquêtés quiréalisent uniquement un tri entre les déchets piquants/tranchants et les autres DBM35, il concorde également avec celui de K.Kouakou.V.qui révèle que la séparation des déchets assimilables aux ordures ménagèresdes autres types de déchets n'est réalisée dans aucuneformation sanitaire du district au Tougan(Burkina Faso)48.

    ü Utilisation des sachets poubelles codifiés

    Il ressort de notre étude que 59,05% des enquêtés(n=62) reconnaissent l'utilisation des sachets poubelles codifiés dans les services.Ce résultat n'est pas différent de celui de la liste de vérification quirévèle l'utilisation des sachets poubelles codifiésdans 54,05% des 37 services observés. Cette faible utilisationdes sachets poubelles codifiés ne facilite pas le tri et favorise des collectesinappropriées et une augmentation des risques d'infections des agents de collecte.Elle peut être due à l'absence des procédures écrites de gestion des DBM dans les services, ou à une méconnaissance des personnesenquêtées sur l'utilisation des sachets poubelles codifiés entravant une collecte appropriée et adaptéeconforment aux procédures écrites.En effet, nous constatons que l'utilisation des sachets poubelles codifiés varie en fonction de l'existence des procédures et normes écrites de gestion des DBM dans les services. A ce titre, 8 sur 8 soient 100% des CUS/SUS/SUT/SUT/ correspondants d'hygiènes et chefs de services qui ont affirmé l'existence des procédures écrites de gestion des DBM ont aussi déclaré l'utilisation des sachets poubelles. Par contre, parmi les 97 CUS/SUS/SUT/SUT/ correspondants d'hygiènes et chefs de services qui ont affirmé l'absence des procédures écrites de gestion des DBM, et 54 soient 55,67% déclarent l'utilisation des sachets poubelles.

    ü Fréquence de collecte des DBM

    La fréquence de collecte des DBM au CHUSS est irrégulière, car 80% des enquêtés (n=105) trouvent qu'elle est « indéterminée » ; 2,86% affirment qu'elle est journalière (norme). Ce résultat est nuancé par les agents de la société CCP qui trouvent à 37,50% que la fréquence de collecte des DBM est journalière.Il ressort une irrégularité dans la collecte des DBM ayant pour conséquence une accumulation des DBM et des nuisancesliées à la putréfaction dans les services.Cette situation peut s'expliquer par une absence de connaissance et une insuffisance du nombre des agents de la société CCP. Cela ne favorise pas l'enlèvement continu des DBM dans les services de santé.

    ü Niveau de remplissage des poubelles et boîtes de sécurité

    Le niveau de remplissage des contenants n'est pas respecté au CHUSS. En effet, pour les boites de sécurité 81,90% des enquêtés (n=105) affirment que « aucun » niveau de remplissage n'est respecté.Par contre, pour les poubelles codifiées 81,90% affirment qu'aucun niveau de remplissage n'est respecté. Les agents de CCP reconnaissent également à 100% que « Aucun » est le niveau de remplissage des contenants (poubelles et boîtes de sécurité) dans les services. De même, la grille d'observation révèle que le respect du niveau de remplissage des contenants est respectivement de 32,25% des services observés pour les poubelles codifiées et de35,48% pour les boîtes de sécurité. Le respect des normes écrites sur le niveau de remplissage des contenants n'est pas appliqué par les acteurs créant ainsi un environnement insalubre dans les salles de soins à la suite des débordements etdéversements du surplus de DBM.Ce dysfonctionnement s'explique par l'insuffisance des sachets poubelles codifiés ainsi que des boites de sécurités.Cette situation ne permet pas la collecte et le transport sécurisé des contenants rendant le travail laborieux et hautement risqué.

    ü Délai de stockage des DBM

    Le délai de stockage reste relativement long, car73,33% des personnes enquêtées affirment que ce délai est de 24 heures.Aussi, faut-il relevé que la durée de stockage des DBM au CHUSS est « plus de 72 heures » pour 37,50% des agents de la CCP, et « Indéterminée » à 62,50% des enquêtés (voir Image). Cette absence d'évacuation régulière des DBM est un déterminant qui influence la gestion des DBM au CHUSS. Nos résultats concordent avec celui de K.Djibril à Gaoua au Burkina Fasoquirapporte que la durée de stockage des boîtes de sécurité pleine était en moyenne de 47 jours, les extrêmes allaient de 3 jours à 365 jours(1 an)49. Ces manquements liésaux respectsdes normes écritestant au niveau du personnel de soin qu'au niveau des agents de la société privée CCP sont fortement préjudiciables à la gestion efficace des DBM au CHUSS. Ils peuvent être unesource de détérioration del'hygiènehospitalière et donc de la qualité des soins.

    De façon générale, il existe une organisation de la gestion des DBM au CHUSS, mais cette organisation reste marquée par de nombreuses insuffisances tellesl'absence de définition des rôles et responsabilités ; l'absence des procédures écrites ; et l'insuffisance du respect des normes écrites de gestion des DBM. Ces dysfonctionnements liés à l'organisation sont des déterminantssérieuxqui peuvent influencer négativement la collecte, le transport, et le stockage des DBM au CHUSS.

    I.27.2 Disponibilité des ressources pour la gestion des DBM au CHUSS.

    La variable disponibilité des ressources a été en grande partie mesurée par la présence du personnel qualifié, de l'existence du matériel et équipements performants, et enfin à travers l'existence d'une allocation budgétaire spécifique à la gestion des DBM au CHUSS.

    Ü Ressources humaines

    Notre étude révèleque le nombre de personnes qualifiées affectés à la gestion des DBM au CHUSS se résume essentiellement aux personnels du service d'hygiène qui sont chargés de la planification et de l'organisation administrative ; et le personnel de la société privée CCP. Cesderniers restent peu qualifiés en matière de gestion des DBM, car notre étude note que 62,50% des agents CCPsont « non alphabétisés » et ils ont une ancienneté moyenne de 3,5 ans. Cet effectif reste faible et insuffisant tant auplan quantitatif que qualitatif au vu de la capacité litière du CHUSS et constitue un obstacle majeur à l'exécution des activités de gestion des DBM planifiées. Cette faiblesse du niveau d'instructiondes agents de la société CCPne favorise pas la mise en oeuvreeffective des procédures de gestion des DBMcar elle constitue un obstacle majeur à la compréhension des procédures et normes de gestion des DBM. Nos résultats vont dans le même sens que ceux de M. Ibrahim.Mau CHU-YO, qui rapporte que73,68% des agents des sociétés privées ne sont pas instruits contre 26,32% ; et que 89% des agents des sociétés privées ont une ancienneté de moins de 5 ans35.

    Ü Ressources financières

    De notre étude, il ressort que le CHUSS ne dispose pas d'un budget spécialement alloué à la gestion des DBM, ceci a été affirmé par 2/3 des personnes enquêtées, or l'OMS recommande que 0,25% du budget de la structure soitspécialementaffecté à la gestion des DBM50.En plus, 100% du personnel des STM reconnaissent une absence d'allocation budgétaire des STM pour la gestion des DBM au CHUSS. Ces difficultés financièresdemeurent un fardeau pour les responsables du CHUSS, car elles peuvent engendrer d'énormesconséquences telles la défaillance des ressources matérielles et d'équipements performants, la sous-traitance avec des sociétés privées peu qualifiées empêchant ainsi une gestion efficace des DBM au CHUSS. Nos résultats ne sont pas très différents deceux de N. Mbounaà Matam (Sénégal)qui révèle que dans 79,3% des formations sanitaires visitées il n'existe pas de budget alloué à lagestion des déchets37.

    Ü Ressources matérielles et équipements

    ü Combinaisons spécifiques

    La disponibilité des gants, bavettes, blouses, masques, bottes, lunettes est satisfaisante au CHUSS, en effet 100% des agents de la société CCP disposent de la majorité de cette combinaison excepté les lunettes. Cette proportion concorde avec le résultat de la liste de vérification qui a permis d'apprécier l'effectivité de 5 éléments sur 6 soit un NAP de 83,33%. Cette disponibilité est un atout important dans la gestion des DBM car elle protège, rassure et renforce la motivation des agents chargés de la collecte et donc contribue à une bonne gestion des DBM. Nos résultats sont supérieurs à ceux de K. Kouakou.V.au Burkina, qui rapporte une disponibilité de 50% des gants, bavettes, blouses, bottes au CMA de Tougan48.

    ü Matériels de collecte

    Le matériel de collecte est peu satisfaisant dans sa majorité, en dehors des boîtes de sécurité qui sont disponibles dans 32 services visités sur 37 (86,49%). En effet 87,62% (n=105) des enquêtés affirment leur disponibilité dans les services et unités de soins dont 58,70% (n=92) trouvent qu'elles sont en nombre insuffisant, et 52,38% (n=105) déclarent qu'elles ont fait l'objet de rupture au cours des trois derniers mois précédents notre étude.

    Les poubelles codifiées sont retrouvées dans 10,81% des services observés ; et 100% des agents de la société CCP trouvent que les sachets poubelles codifiés sont en nombre insuffisant. L'insuffisance du matériel de collecte influence négativement le respect des procédures de tri, de collectedes déchets et donc détermine une mauvaise gestion des DBM. La disponibilité des boîtes de sécurité contribue à la qualité du tri. Nos résultats concordent avec ceux de N. Mbouna&autresà Dakar au Sénégal, qui rapportent que les boîtes de sécurité pour le recueil des objets tranchants et piquants étaient disponibles dans 82,5 % des services34.

    ü Site de stockage

    L'étude révèle que le CHUSS dispose d'un site de stockage protégé et sécurisé, Parmi les 37 services observés, aucun ne dispose d'un site de stockage intermédiaire lavable et aéré soit 100% des services visités. Pour ce faire, les poubelles et boîtes de sécurité remplies de déchets sont stockées temporairement dans des couloirs et recoins des services et unités de soinscôtoyant ainsi les accompagnants, les visiteurs et même les malades (voir Image). Ce mode de stockage n'est pas sans conséquence sur la santé de ces populations et matérialise l'impact de l'insuffisance des ressources matérielles sur la gestion des DBM.Nos données ressemblent fort à ceux de K.Djibrilà Gaoua (Burkina Faso),qui a révélé que 85% des formations sanitaires enquêtées avaient stockés les boîtes de sécurité dont 82% dans les salles PEV, 9% dans les salles de consultation et d'injection49.

    ü Moyens de transport

    Les moyens de transport utilisés au CHUSS sont insuffisants et inadaptésdans son ensemble (voir Images). De ce fait, le transport des DBM est assuré à l'interne par des chariots, à l'externe, la société loue souvent un véhicule ou une benne-tracteur pour l'évacuation des DBM vers les sites de destruction. En effet, 100% des agents de la société CCP affirment l'utilisation de ces moyens de transport (interne et externe) ; 87,50% des agents reconnaissent que les moyens de transport sont globalement en nombre insuffisant, c'est le cas des chariots qui sont au nombre de 2 pour tout l'hôpital. Le nombre limité de ces moyens de transport entraine inéluctablement l'incapacité des agents de procéder à une collecte totale et régulièredes DBM dans les différents services d'où l'accumulation constante des déchets dans les couloirs et salles des services et unités de soin. L'insuffisance de ces moyens de transport et leur inadaptation entrave la collecte et le transport des DBM au CHUSS. Notre résultat est semblable à celui deT.Aida. Squi avait constaté que les boites de sécurité sont surtout transportées dans 73,68% des cas par le véhicule de supervision du DS de Mbao (Sénégal), des ambulances (15,79%). Les responsables ont recours aux transports en commun (10,53%) qui sont des taxis « clandestins »51.

    ü Existence d'équipements

    En termes d'équipements et d'installations pour la gestion des DBM au CHUSS, notons qu'ils sont vétustes. En effet, le CHUSS ne dispose pas d'incinérateur, ni d'installation de traitement et d'élimination des déchets liquides. Le CHUSS manque d'incinérateur depuis prés de deux ans, cette absence a été appréciée lors de notre vérification du matériel. Les agents de CCP affirment à 100% que ni les déchets liquides, ni les déchets solides du CHUSS ne subissent « aucun » traitement préliminaire avant leur élimination finale. L'étude révèle aussi à 100% des enquêtés que la méthode d'élimination utilisée reste le réseau d'égouts sécurisé pour les DBM liquides et le brûlage à ciel ouvert hors de l'hôpital pour les DBM solides. Cette absence d'équipements adéquats et performants pour le traitement et l'élimination occasionne un stockage prolongé des DBM avant leur évacuation engendrant des nuisances olfactives au sein du CHUSS. Ce sous équipement constitue un obstacle crucial au traitement et à l'élimination des DBM. Notre résultat se rapproche à celui de K. Jean.L. qui avait trouvé qu'il n'existait aucun incinérateur au district sanitaire de Léo en 2005 (Burkina Faso)33.

    De manière générale, les ressources sont disponibles au CHUSS, mais elles restent en nombre insuffisants, inadéquates, inadaptées et peu performantes. Cette insuffisance constatée de la variable ressource limite la gestion des DBM au CHUSS.

    I.27.3 Implication des STM à la gestion des DBM au CHUSS.

    Pour appréhender la variable implication des STM dans la gestion des DBM au CHUSS, nous avons procédé à la mesure d'un ensemble d'éléments dont :

    ü Existence de cadre formel d'échange entre le CHUSS et les STM

    L'enquête révèle qu'il n'existe pas de cadre formel entre les STM et le CHUSS. En effet, il ressort que 100% du personnel administratif (n=3) interrogés avouent qu'il n'existe pas de cadre de rencontre entre les STM et le CHUSS sur la gestion des DBM. Cette proportion est nuancée par le personnel des STM (n=3), car 2/3 de ce personnel déclarent effectivement l'absence de cadre d'échange entre les deux structures en matière de gestion des DBM. Cette absence d'échange ne permet pas d'harmoniser les procédures de gestion et de contribuer à une meilleure gestion des DBM au CHUSS.

    ü Participation des STM à la gestion des DBM au CHUSS

    Les données de l'enquête rapportent que la totalité du personnel administratif (100%) affirme que les STM ne participent pas aux activités de gestion des DBM au CHUSS et 2/3du personnel des STM. Aussi, à 100%, le personnel des STM reconnait que la gestion des DBM au CHUSS n'a jamais été l'objet d'une discussion lors d'une réunion des STM, ni d'allocation budgétaire, ni prise en compte dans le PDC.Cette absence de participation détermine négativement la gestion des DBM au CHUSS car elle engendre une insuffisance des ressources et de compétences. Nos résultats se rapprochent de ceux de Y. Issiakaà Gourçy au Burkina Faso, qui révèle la non prise en compte et l'absence de financement dans ce volet par certains partenaires dans notre études'explique par le fait que les 4/5 des communes sont nouvellement crées en 2006, et par conséquent ellesne disposent pas encore de domaines d'intervention précis, ni de financement approprié46.

    ü Satisfaction de l'implication des STM à la gestion des DBM au CHUSS

    L'implication des STM dans la gestion des DBM est très insatisfaisante, en effet100% des enquêtés (n=3)déclarentêtre insatisfaits de l'implication des STM dans la gestion des DBM au CHUSS.Ces insuffisances liées à l'implication des STM constituent un frein à la gestion des DBM au CHUSS, car ne favorise pas la mutualisation des efforts et les ressources afin de renforcer le cadre organisationnel et de suivi de la gestion des DBM dans la commune. Nos résultats sont similaires que N. Mbounaà Matam au Sénégal, qui rapporte que la majorité des partenaires (94,9%) affirmentque la gestion des DBM n'est pas une priorité dans leur programme et n'a pas fait l'objetd'une discussion dans une de leurs réunions durant l'année dans 92,3% des cas.Moins d'un cinquième des acteurs (17,9%) s'impliquent réellement dans la gestion des DBM.Cette implication s'est matérialisée par un appui en ressources humaines et financières dans12,8% des cas37.

    ü Site communal aménagé et protégé pour recevoir les DBM

    Enfin, l'étude note à 100% du personnel des STM qu'il n'existepas de site communal aménagé et protégé pour le déversement des DBM.Elle a également montréque la totalité du personnel administratif interrogé soit 100% affirme l'absence d'un site aménagé par les STM pour recevoir les DBM.Ce manque de site favorise la prolifération du nombre de décharges non sécurisées et donc ledéversementnon contrôlé des DBM ce qui ne permet pas de résoudre la question des DBM.

    Dans l'ensemble, notons que les STM de la commune de Bobo Dioulasso, s'impliquent très peu ou presque pas à la gestion des DBM au CHUSS, cette situation pourrait conduire à une catastrophe environnementale par insuffisance de collaboration des autorités communales dans la gestion des DBM.

    I.28 Synthèse des résultats de la discussion

    Notre étude s'est appesantie sur les déterminants de la gestion des DBM dans les structures de soin dont le but est de contribuer à l'amélioration de la qualité des soins et de la sécurité des patients dans les structures de références. Ainsi, de nos résultats, nous avons pu dégager des points forts etdes points à amélioreren fonction des différentes variables définies.

    I.28.1 Points forts.

    Ü Au niveau de l'organisation de la gestion des DBM au CHUSS.

    o La totalité du personnel administratif reconnait l'existence d'un comité d'hygiène fonctionnel à 100% ;

    o l'existence de documents de stratégieset cadre réglementaire de gestion des DBMest à 100% reconnu par l'ensemble du personnel administratif;

    o le CHUSS disposed'un plan de gestion des DBM reconnu à 100% par le personnel administratif interrogé.

    Ü Au niveau de la disponibilité des ressources pour la gestion des DBM au CHUSS.

    o La plupart du personnel administratifsoient 2/3affirmentque les agents impliqués dans la gestion des DBM au CHUSS sont des TEGS ;

    o Les combinaisons spécifiques sont disponibles affirme-t-on par 100% des agents de CCP ;

    o Tous les agents de CCP déclarent que le CHUSS dispose d'un site de stockage protégé et sécurisé.

    I.28.2 Points à améliorer.

    Ü Au niveau de l'organisation de la gestion des DBM au CHUSS.

    o l'absence de définition des rôles et responsabilités est reconnue par 2/3 du personnel administratif;

    o La majorité des CUS/SUS/CUT/SUT, correspondants d'hygiènes et chefs de servicessoient 92,38% reconnaissent que lesprocéduresécrites de gestion des DBM ne sont pas disponibles ;

    o Les normes écrites de gestion des DBM ne sont pas respectéesselon les CUS/SUS/CUT/SUT, correspondants d'hygiènes et chefs de service;

    Ü Au niveau de la disponibilité des ressources pour la gestion des DBM au CHUSS.

    o l'absence d'un budget spécifiquement alloué à la gestion des DBM au CHUSS est reconnu par plus de la moitié des enquêtés dont 100% du personnel de STM et 2/3 du personnel administratif ;

    o l'appréciation du matériel et équipementsrévèle l'absence d'un incinérateur, et d'installation physico chimique pour traiter les DBM liquides et solides ;

    o La majorité des enquêtés des agents de CCP (87,50%) reconnait que les moyens de transport utilisés sont en nombre insuffisant ;

    o Faible disponibilité des trois types de couleur de poubelle à l'observation des services, seulement 4/33 ;

    o La majorité des agents de CCP sont non alphabétisés soient 62,5% des agents CCP ;

    Ü Au niveau de l'implication des STM à la de gestiondes DBM au CHUSS.

    o L'absence de cadre de rencontre entre les STM et le CHUSS pour la gestion des DBM est confirmée par 2/3 du personnel des STM et 100% du personnel administratif du CHUSS ;

    o Insuffisance d'implication et de participation des STM à la gestion des DBM au CHUSS selon 2/3 des enquêtés des STM ;

    o La totalité des enquêtés reconnait l'absence d'un site aménagé et protégé pour l'élimination finale des DBM à100% du personneldes STM et personnel administratif du CHUSS.

    I.29 Vérification des hypothèses.

    Notre étude a permis de relever d'importants déterminants qui expliquent la faible qualité de la gestion des DBM au CHUSS.En effet,Au regard des résultats et de la discussion faite, nous pouvons dire que nos hypothèses d'où sont issues nos variables indépendantes sont vérifiées.

    En effet, d'importantes lacunes en matière d'organisation de la gestion des DBM au CHUSS ont été révélées à l'issue de nos résultats. Ce sont notamment,l'absence de définition des rôles et responsabilités, l'absence des procédures écrites sur les différentesétapes de la gestion des DBM ; et l'insuffisance du respect des normes écrites de gestion des DBM par les différents acteurs. Ces insuffisances émoussent les efforts de gestion des DBM au CHUSS et témoignentque l'insuffisance d'organisation de la gestion détermine la faible qualité dela gestion des DBM au CHUSS confirmant ainsi notre première hypothèse.

    De même, l'absence d'un budget alloué à la gestion des DBM ; l'absence d'incinérateur et d'installation physico-chimique ; l'insuffisance de moyens de transport; la faible disponibilité des poubelles codifiées (code couleur) ; et lefaible niveau d'alphabétisation de la majorité des agents de CCP sont entre autresquelques éléments qui attestent que l'insuffisance des ressources détermine la faible qualité de la gestion des DBM au CHUSS confirmant ainsi notre deuxième hypothèse.

    Aussi, faut-il ajouter que l'étude a établi l'absence de cadre de rencontre formel entre les STM et le CHUSS ; l'insuffisanced'implication et de participation des STM ;et l'absence d'un site aménagé et protégé pour l'élimination finale des DBM. Ces manquements sont révélateurs quela faible implication des services techniques municipaux (STM) détermine la faible qualité de la gestion des DBM d'où la confirmation de notre troisièmehypothèse.

    I.30 RECOMMANDATIONS ET SUGGESTIONS

    I. Les recommandations formulées dans le cadre de cette étude s'appuientsur les résultats des enquêtes, les suggestions et de l'observation des réalités sur le terrain.Elles visent, non seulement à améliorer l'hygiène hospitalière en général etla gestion des DBM en particulier dans les structures de soins comme le CHUSS.

    I.31 Au responsable de la sociétéCCP

    v Acourt terme

    Ü Respecter les normes législatives et réglementaires en vigueur sur la gestion des DBM ;

    Ü Respecter les procédures et normes écrites sur la collecte, le transport (interne et externe), le stockage, le traitement et l'élimination finale des DBM ;

    v Amoyen terme

    Ü Renforcer le nombre d'agents chargés de la gestion des DBM.

    I.32 Aux personnels de soins

    v Acourt terme

    Ü Respecter les procédures et normes écrites de tri systématique des DBM dans les services ;

    Ü Respecter le niveau de remplissage des boîtes de sécurité et des sachets poubellesrecommandé.

    I.33 Aux CUS/SUS/SUT/SUT/chefs de services, correspondants d'hygiène

    v Acourt terme

    Ü S'assurer de la disponibilité du matériel pour le tri systématique à la source ;

    Ü S'assurer que le personnel de soins effectue le tri systématique à la source;

    Ü Contrôler l'utilisation appropriéedes sachets poubelles codifiés par les agents de la société CCP ;

    Ü Ternir affichées les procédures et normes écrites de gestion des DBM dans les services ;

    v Amoyenterme

    Ü Superviser le respect des procédures et normes écrites de gestion des DBM par le personnel de soinsdans les services.

    I.34 Aux membres du comité d'hygiène

    v Acourt terme

    Ü Définir les rôles et les responsabilités des différents acteurs en matière de gestion des DBM.

    Ü Elaborer et diffuser des procédures et normes écrites internes de gestion des DBM dans les services ;

    Ü Promouvoir le respect des normes et procédures écrites de gestion des DBM en termes de tri, de fréquence de collecte, de niveau de remplissage des poubelles.

    v Amoyen terme

    Ü Renforcer ladisponibilité du matérielde collecte et de transport adéquat et en nombre suffisant dans les services et unités de soins ;

    Ü Collaborer avec les autorités municipales pour une meilleure gestion des DBM.

    I.35 Au Directeur des STM

    v Acourt terme

    Ü prévoir une allocation budgétaire dans la PDC en appui au CHUSS pour la gestion des DBM

    Ü prendre des actes réglementaires pour réguler l'élimination des DBM dans la commune.

    Ü Intégrer la gestion des DBM dans le budget communal

    v Amoyen terme

    Ü Concevoir des casiers spécifiques au CET pour recevoir les DBM.

    I.36 Au DirecteurGénéral du CHUSS

    v Acourt terme

    Ü Définir une ligne budgétaire spécifique d'au moins 0,25% pour la gestion des DBM au CHUSS ;

    Ü Renforcer le CHUSS en matériels et équipements performants et adaptés (incinérateur) à la gestion des DBM, notamment l'élimination ;

    Ü Créer un cadre de rencontre et d'échange entre le CHUSS et les STM sur la gestion des DBM.

    Ü Veuillez au recrutement des sociétés de collecte des DBM qualifiées.

    I.37 Au Ministre de la santé

    v A court terme

    Ü Créer un cadre de coordination multisectorielle (Ministère de la santé, MECV, Ministère de l'administration territoriale et des collectivités locales) dans le cadre du transfert des structures sanitaires aux collectivités localesafin de susciter une réflexion sur la gestion des DBM;

    Ü Elaborer et diffuser des procédures standardiséesdans les structures de soins(guides, fiches techniques) pour le tri, la collecte, le transport, le stockage, le traitement, et l'élimination des DBM.

    v A moyen terme

    Ü Doter les structures sanitaires d'incinérateurs performants et adaptés pour la gestion des DBM ;

    II. CONCLUSION

    En définitive, il en résulteque la gestion des déchetsbiomédicaux dans les structures de soins constitue une préoccupation réelle des autorités sanitaires et communales. De ce point de vu, nous avons estimé nécessaire de mener une étude transversale à visée descriptive sur le sujet dont le thème est: « Déterminants de la faible qualité de la gestion des DBM au CHUSS dans la commune urbaine de Bobo Dioulasso ». Cette étude a pour but de Contribuer à l'amélioration de la qualité de la gestion des DBM dans les structures de références du système de santé. Elle a permis de répondre à la question « Quels sont les déterminants de la faible qualité de la gestion des DBM au CHUSS ?».Ainsi,l'étudea été menéesous forme d'enquête autour de trois hypothèses qui sont l'insuffisance d'organisation de la gestion détermine la faible qualité de la gestion des DBM au CHUSS ; l'insuffisance des ressources détermine la faible qualité de la gestion des DBM au CHUSS ; et la faible implication des services techniques municipaux (STM) détermine la faible qualité de la gestion des DBM au CHUSS. Le questionnaire, l'entretien, et l'observation nous ont permis de collecter nos données.

    Lesrésultatsobtenus confirment nos hypothèsesformulées. En effet, au plan organisationnel on note d'énormes difficultés telles l'absence de définitions des rôles et responsabilités, l'absence des procédures écrites sur les différentes étapes de la gestion des DBM ; et l'insuffisance du respect des normes écrites de gestion des DBM par les différents acteurs. Sur le plan des ressources, on constatel'absence d'un budget alloué à la gestion des DBM ; l'absence d'incinérateur et d'installation physico-chimique ; l'insuffisance de moyens de transport; la faible disponibilité des trois types de couleur de poubelle et le faible niveau d'alphabétisation de la majorité des agents de CCP.

    En terme d'implication des STM, on note l'absence de cadre de rencontre et d'échange entre les STM et le CHUSS, l'insuffisanced'implication et de participation des STM ; et l'absence d'un site aménagé et protégé pour l'élimination finale des DBM.

    Au vu de ces insuffisances,nous avons formulé des recommandations et des suggestions à l'endroit des différents intervenants dont la définition d'une ligne budgétaire spécifique d'au moins 0,25% ; la création d'un cadre de rencontre et d'échange entre le CHUSS et les STM ; le renforcement du CHUSS en matériels et équipements performants ; la définitiondes rôles et les responsabilités dans la GDBM ; et l'élaboration et de la diffusion des procédures et normes écrites dans les services.

    Toutefois, nous ne pouvons prétendre avoir abordé tous les aspects liés à la gestion des DBM. D'autres études pourraient prendre en compte les aspects sur la nuisance des populations environnantes du CHUSS et l'impact des DBM sur l'environnement. Nous reconnaissons humblement que notre travail n'est pas exempt d'insuffisances au delà des limites méthodologiques qu'elle a concédées.

    III. REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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    IV. ANNEXES

    Carte I : Carte de la commune urbaine de Bobo Dioulasso

    Source : PDC de la commune de Bobo Dioulasso Décembre 2007

    Image 2: Poubelles ne répondant pas aux normes de stockage au CHUSS

    Images 3 : Deux moyens de transport utilisés par CCP et un lieu de stockage des DBM au CHUSS

    Annexe 1: Répartition de l'échantillon selon les services enquêtés.

    Départements

    Nombre de personnel de soin observés

    Nombre de chefs de service

    Nombre CUS/CUT/SUS/SUT

    Nombre correspondant d'hygiène

    Pédiatrie

    11

    6

    7

    2

    Chirurgie

    15

    10

    11

    11

    DGOMR

    13

    3

    7

    6

    Médecine

    12

    7

    8

    8

    Laboratoire

    9

    6

    7

    6

    Pharmacie

    1

    1

    2

    1

    Imagerie Médicale

    2

    1

    1

    1

    Total

    62

    34

    43

    35

    Annexe 2 : Guide d'entretien individuel semi-structuré à l'intention des responsables administratifs du CHUSS.

    Note à l'intention de l'enquêté(e)(vous cocherez la ou les bonnes réponses)

    Bonjour !

    Dans le cadre des travaux de mon mémoire de fin de cycle d'attaché de santé en épidémiologie, je mène actuellement une enquête dont le thèmeest« Déterminants de la gestion des déchets biomédicaux dans les structures de soins : cas du CHUSS dans la commune urbaine de Bobo Dioulasso ».Cette étude est supervisée par DrSavadogo André O, Pharmacien. Votre participation à travers ce questionnaire sera d'un grand apport non seulement pour la réalisation du mémoire, mais également pour l'amélioration de la gestion des DBM au CHUSS. Les résultats du travail vous seront communiqués à la fin de l'étude. Nous vous saurons gré de bien remplir ce questionnaire individuellement. En outre, nous tenons à vousgarantir l'anonymat de vos informations.Merci de votre collaboration.

    BELEM Abdou Moumini Stagiaire

    Numéro de la fiche /____ /____/

    Date /____ /____/ /____ /____/ /____/____/____/____/

    Numéro de la fiche /____ /____/

    Service : ......................................................

    Date /____ /____/ /____ /____/ /____/____/____/____/

    I Informations sociodémographiques.

    1. Qualification professionnelle (cocher la bonne réponse):

    -Administrateur des services financier /___/ Médecin spécialiste /___/

    -Gestionnaire des Hôpitaux /___/ THA /___/ TEGS /___/

    Si Autres, Précisez.......................................................

    2. Ancienneté dans le poste (Nombres d'années passée) /___/

    3. Responsabilité dans la DGBM

    -budgétaire /___/

    -technique /___/

    -administrative /___/

    -autres........................................................................................

    II Organisation de la gestion des DBM.

    4. Disposez-vous de documents de stratégie pour la gestion des DBM au CHUSS ?

    Oui /___/ Non /___/

    Si oui (le) ou lesquels ?

    -Un guide de bonnes pratiques et de procédures en matière gestion des DBM et assimilés /___/

    -La stratégie nationale de gestion des DBM/___/

    -La stratégie nationale d'hygiène hospitalière/___/

    -Le rapport provisoire d'actualisation du plan de gestion des DBM/___/

    -autre (à préciser).........................................................................................

    5. Y'a-t-il un comité d'hygiène au CHUSS ?

    Oui /___/ Non /___/

    Si oui duel est le nombre de réunions statutaires par an /______/

    6. Y'a-t-il une définition des rôles et responsabilités par catégorie e personnel impliqué dans la GDBM dans les différents services du CHUSS ?

    Oui /___/ Non /___/

    7. Disposez-vous d'un plan de gestion des DBM ?

    Oui /___/ Non /___/

    Si oui quel type de plan s'agit-il ? (cochez la bonne réponse)

    -Plan annuel /___/

    -Plan quinquennal /___/

    -autre (à préciser).............................................................................

    III Ressources pour la gestion des DBM.

    a. Ressources humaines

    8. Combien d'agents sont-ils spécifiquement affectés à la gestion des DBM (cocher la bonne réponse) ?

    -Nombre /______/

    9. Quelle est la qualification des agents préposés à la gestion des DBM ?

    -THA /___/

    -TSHA /___/

    -Ingénieur en génie sanitaire /___/

    -TEGS

    -Autre à préciser /___/

    b. Ressources financière

    10. Disposez-vous d'un budget spécialement alloué à la gestion des DBM ?

    Oui /___/ Non /___/

    Si oui quelle est sa part du budget du CHUSS ?

    -0,10% /___/

    -0,50% /___/

    -0,25% /___/

    -autre (préciser)..............................%.

    11. Quelles sont vos sources de financement ?

    -Etat /___/

    -municipalité /___/

    -partenaires T F/___/

    -budget propre/___/

    -autres (préciser).......................................................

    IV . Implication des Services Techniques Municipaux.

    12. Avez-vous un cadre de rencontre périodique avec les STM sur la gestion des DBM ?

    Oui /___/ non /___/

    Si oui quelle est la périodicité ?

    -mensuelle /___/

    -trimestrielle /___/

    -semestrielle /___/

    -annuelle /___/

    -occasionnelle /___/

    13. Les responsables des STM participent-ils à certaines activités de gestion des DBM au CHUSS ?

    Oui /___/ non /___/

    Si oui à quelle étape de la gestion ? (cochez les bonnes réponses)

    -la collecte /___/

    -le transport interne /___/

    -le transport externe /___/

    -le traitement /___/

    -l'élimination /___/

    -autre /___/

    14. Les STM vous ont-ils aménagé un site protégé pour recevoir des DBM ?

    Oui /___/ Non /___/

    15. Etes-vous satisfait de la gestion des DBM au CHUSS ?

    Oui /___/ Non /___/

    Si non pourquoi ?...................................................................................................

    ................................................................................................

    16. Quelles suggestions préconisez-vous pour améliorer la gestion des DBM au CHUSS ?

    ......................................................................................................

    ......................................................................................................

    Veuillez recevoir en ces mots, mes sincères et profondes gratitudes pour la patience, le tempset l'énergie que vous avez déployés pour répondre à ces questions.

    Annexe 3 : Questionnaire auto-administré adressé aux chefs de services, CUS/CUT/SUS/SUT et correspondants d'hygiènes.

    Note à l'intention de l'enquêté(e)(vous cocherez la ou les bonnes réponses)

    Bonjour !

    Dans le cadre des travaux de mon mémoire de fin de cycle d'attaché de santé en épidémiologie, je mène actuellement une enquête dont le thèmeest« Déterminants de la gestion des déchets biomédicaux dans les structures de soins : cas du CHUSS dans la commune urbaine de Bobo Dioulasso ».Cette étude est supervisée par DrSavadogo André O, Pharmacien. Votre participation à travers ce questionnaire sera d'un grand apport non seulement pour la réalisation du mémoire, mais également pour l'amélioration de la gestion des DBM au CHUSS. Les résultats du travail vous seront communiqués à la fin de l'étude. Nous vous saurons gré de bien remplir ce questionnaire individuellement. En outre, nous tenons à vousgarantir l'anonymat de vos informations.Merci de votre collaboration.

    BELEM Abdou Moumini Stagiaire

    Numéro de la fiche /____ /____/

    Date /____ /____/ /____ /____/ /____/____/____/____/

    Numéro de la fiche /____ /____/

    Service : ............................................................

    Date /____ /____/ /____ /____/ /____/____/____/____/

    I Informations sociodémographiques.

    1. Qualification professionnelle (cocher la bonne réponse):

    -Professeur agrégé/___/ Médecin /___/

    -Attaché de santé /___/ IDE /___/ SFE/ME /___/ IB /___/

    -technologiste biomédical /___/ préparateur d'état en pharmacie /___/

    -Manipulateur d'État en électroradiologie médicale /___/

    Si Autre, Précisez................................................

    2. Ancienneté dans le poste (Nombres d'annéespassée) /___/

    3. Responsabilité dans la gestion DBM

    ..........................................................................................

    II Ressources matérielles

    4. Disposez- vous de boites de sécurités pour la collecte des DBM dans votre service ?

    Oui /___/ Non /___/

    Si oui sont-elles en nombre suffisant ?

    Oui /___/ Non /___/

    5. Avez-vous connu une rupture des boites de sécurités au cours des trois derniers mois dans votre service ?

    Oui /___/ Non /___/

    III Existence des procédures écrites de gestion des DBM.

    6. Votre service dispose-t-il des procédures et normes écrites sur la gestion des DBM ?

    Oui /___/ Non /___/

    Si oui la ou lesquelles ? (cochez les cases correspondantes)

    -tri /___/

    -collecte /___/

    -transport /___/

    -traitement /___/

    -élimination /___/

    7. Ces procédures écrites sont-elles affichées dans le service ou unités ?

    Oui /___/ Non /___/

    IV Respect des normes écrites de gestion des DBM.

    8. Dans votre service, utilise-t-onles sachets poubelles codifiés recommandées par l'OMS pour la collecte des DBM?

    Oui=1 /___/ Non=0 /___/

    Si oui lesquels ? (cochez les couleurs que vous avez)

    -rouge/___/ jaune /___/ noire /___/

    Si non pourquoi ?.......................................................................................

    ................................................................................................

    9. Le tri est-il systématique dans votre service ?

    Oui /___/ Non /___/

    10. quel niveau de remplissage des boites de sécurité est appliqué dans votre service ? (cochez la bonne réponse)

    -Au 4/5 /___/ 2/3 /___/ 3/4 /___/ 3/5 /___/ Aucun /___/

    11. quel niveau de remplissage des poubelles est appliqué dans votre service ? (cochez la bonne réponse)

    -Au 4/5 /___/ 2/3 /___/ 3/4 /___/ 3/5 /___/ Aucun /___/

    12. Quel délai de séjour les déchets biomédicaux restent-ils dans votre service ?

    -24h /___/ 48h /___/ 72h /___/ indéterminé /___/

    13. Quelle fréquence de collecte des DBM est effectuée dans votre service par jour ?

    -au besoin /___/ une fois /___/ deux fois /___/ trois fois /___/

    -indéterminée /___/

    14. Etes-vous satisfait de la gestion des DBM au CHUSS ?

    Oui /___/ Non /___/

    Si non pourquoi ?.................................................................................................

    ......................................................................................................

    15. Quelles suggestions préconisez-vous pour améliorer la gestion des DBM au CHUSS ?

    ......................................................................................................

    .........................................................................................................

    Veuillez recevoir en ces mots, mes sincères et profondes gratitudes pour la patience, le tempset l'énergie que vous avez déployés pour répondre à ces questions.

    Annexe 4 :Guide d'entretien individuel semi-structuré à l'intention du personnel des services techniques municipaux de Bobo Dioulasso.

    Note à l'intention de l'enquêté(e)(vous cocherez la ou les bonnes réponses)

    Bonjour !

    Dans le cadre des travaux de mon mémoire de fin de cycle d'attaché de santé en épidémiologie, je mène actuellement une enquête dont le thèmeest « Déterminants de la gestion des déchets biomédicaux dans les structures de soins : cas du CHUSS dans la commune urbaine de Bobo Dioulasso ».Cette étude est supervisée par DrSavadogo André O, Pharmacien. Votre participation à travers ce questionnaire sera d'un grand apport non seulement pour la réalisation du mémoire, mais également pour l'amélioration de la gestion des DBM au CHUSS. Les résultats du travail vous seront communiqués à la fin de l'étude. Nous vous saurons gré de bien remplir ce questionnaire individuellement. En outre, nous tenons à vousgarantir l'anonymat de vos informations.Merci de votre collaboration.

    BELEM Abdou Moumini Stagiaire

    Numéro de l'enquêté : /___//___/

    Service : ............................................................

    Date/____/____/ /____/____//____/____/____/____/

    I Informations sociodémographiques

    1. Qualification :..........................................................................

    2. Ancienneté dans le poste /____/

    II Implication des Services Techniques Municipaux à la gestion des DBM

    3. existe-t-il un cadre de rencontre entre les STM et le CHUSS sur la gestion des DBM ?

    Oui /___/ Non /___/

    Si oui quelle est la périodicité ?

    -mensuelle /___/

    -trimestrielle /___/

    -semestrielle /___/

    -annuelle /___/

    -occasionnelle /___/

    4. participez-vous à des activités de gestion des DBM au CHUSS ?

    Oui /___/ Non /___/

    Si Oui à quelle étape intervenez-vous ?

    -collecte /___/

    -transport des DBM /___/

    -stockage /___/

    -traitement des DBM/___/

    -élimination /___/

    Si élimination la quelle ?

    -incinération /___/ brûlage à l'air libre /___/ enfouissement /___/

    -autres à préciser...................................................................

    5. La spécificité de la gestion des DBM est-elle prise en compte dans votre plan d'activité ?

    Oui /__ / Non /___/

    Si oui de quelle façon ?

    ...................................................................................................

    ...................................................................................................

    6. La question des DBM a-t-elle fait l'objet d'une discussion dans une de vos réunions en 2014-2015 ?

    Oui /__ / Non /___/

    Si oui, combien de fois : /___/ (vérifier les PV)

    7. Avez-vous alloué un budget pour la GDBM dans votre plan d'activité ?

    Oui /___/ Non /___/

    Si Oui, à quelle hauteur ? /____________/

    8. Disposez-vous d'un site aménagé et protégé pour recevoir les DBM ?

    Oui /___/ Non /___/

    Si oui dispose t-il des cellules spécifiques pour recevoir des déchets biomédicaux traités en provenance des structures sanitaires ?

    Oui /___/ Non/___/

    9. combien de cellules disposez-vous pour recevoir de tels déchets?

    Nombre ce cellules disponible au CET /______/

    10. êtes-vous satisfait de l'implication des STM dans la gestion des DBM ?

    Oui /___/ Non /___/

    Si non que suggérez-vous pour l'amélioration de la gestion des DBM

    ....................................................................................................

    ..................................................................................................

    Veuillez recevoir en ces mots, mes sincères et profondes gratitudes pour la patience, letemps et l'énergie que vous avez déployés pour répondre à ces questions.

    Annexe 5:Guide d'entretienindividuel semi-structuréà l'intentiondes agents de la société privéeCCP.

    Note à l'intention de l'enquêté(e)(vous cocherez la ou les bonnes réponses)

    Bonjour !

    Dans le cadre des travaux de mon mémoire de fin de cycle d'attaché de santé en épidémiologie, je mène actuellement une enquête dont le thèmeest« Déterminants de la gestion des déchets biomédicaux dans les structures de soins : cas du CHUSS dans la commune urbaine de Bobo Dioulasso ».Cette étude est supervisée par DrSavadogo André O, coordinateur pôle système de santé, Institut Bioforce Développement. Votre participation à travers ce questionnaire sera d'un grand apport non seulement pour la réalisation du mémoire, mais également pour l'amélioration de la gestion des DBM au CHUSS. Les résultats du travail vous seront communiqués à la fin de l'étude. Nous vous saurons gré de bien remplir ce questionnaire individuellement. En outre, nous tenons à vousgarantir l'anonymat de vos informations.Merci de votre collaboration.

    BELEM Abdou Moumini Stagiaire

    Numéro de la fiche /____ /____/

    Date /____ /____/ /____ /____/ /____/____/____/____/

    Numéro de la fiche /____ /____/

    Nom de la Société : .........................................................

    Date /____ /____/ /____ /____/ /____/____/____/____/

    I Informations sociodémographiques

    1. Age : /___//___/

    2. Qualification professionnelle (cocher la bonne réponse):

    -agent de collecte/___/ agents de nettoyage/___/

    -agents de supervision /___/ agents de transports /___/

    -agents de l'incinération /___/ Responsable /___/

    Si Autre, Précisez................................................

    3. Ancienneté dans l'exercice (Nombres d'années passée) /___/

    4. Niveau d'alphabétisation

    -non alphabétisé /___/ alphabétisé /___/ primaire/secondaire/___/

    -universitaire /___/

    II Ressources pour la gestion des DBM.

    5. Disposez-vous d'un site de stockage interne protégé et sécurisé ?

    Oui /___/ Non /___/

    6. Comment stockez-vous les DBM en attente de traitement et d'élimination ?

    -à ciel ouvert /___/

    -dans un lieu protégé et sécurisé /___/

    -autres à préciser /___/

    7. Quels types de moyens utilisez-vous pour le transport des DBM ?

    -tricycle fermé /___/

    -brouette /___/

    -chariot /___/

    -conteneurs à roues /___/

    -autres à préciser.............................................

    8. Le moyen de transport utilisé est-il en nombre suffisant ?

    Oui /___/ Non /___/

    9. Quelles méthodes de traitement utilisez-vous avant l'élimination des DBM solides ?

    -décontamination par eau de javel /___/

    -décontamination par la chaleur /___/

    -aucune........................................................................

    10. Quelle(s) méthode(s) d'élimination utilisez-vous pour les DBM solides ?

    -brûlage à ciel ouvert à l'intérieur de l'Hôpital /___/

    -brûlage à ciel ouvert à l'extérieur de l'Hôpital /___/

    -dépôt au Centre d'Enfouissement Technique (CET) de Bobo /___/

    -enfouissement dans un espace isolé/___/

    -brûlage dans une décharge municipale sécurisée/___/

    -décharge non protégée /___/

    -puits perdu /___/

    -autres à préciser..................................................................

    11. Quelles méthodes de traitement utilisez-vous avant l'élimination des DBM liquides ?

    -décontamination par eau de javel /___/

    -décontamination par la chaleur /___/

    -aucune..............................................................................

    12. Quelle(s) méthode(s) d'élimination utilisez-vous pour les DBM liquides ?

    -réseaux égout sécurisé /___/

    -fosse septique /___/

    -WC /___/

    -lavabo /___/

    -une installation de traitement physicochimique /___/

    -autre /___/

    13. Disposez-vous de sachets poubellescodifiés pour la collecte des DBM dans votre service ?

    Oui /___/ Non /___/

    Si non pourquoi ?

    ................................................................................................

    14. Disposez-vous en nombre suffisant ?

    Oui /___/ Non /___/

    Si oui lesquels ? (cochez les couleurs que vous avez)

    -rouge/___/ jaune /___/ noire /___/

    15. Quels moyens de transport utilisez- vous pour le transport externe des DBM ?

    -tricycle fermés /___/

    -bennes tracteur ouvert /___/

    -véhicule fermé /___/

    16. Avez-vous des combinaisons spécifiques pour la gestion des DBM ?

    Oui /___/ Non /___/

    Si oui (la) ou lesquelles ? (cochez la bonne réponse)

    -gants de ménage /___/ Paire de Bottes /___/ Bavette /___/

    -masque /___/ Blouses /___/ Paire de lunette /___/

    III Respect des normes de gestion des DBM

    17. les DBM sont-ils triés systématiquement par le personnel soignant dans les services ?

    Oui /___/ Non /___/

    18. Utilisez-vous les sachets poubelles codifiés recommandées par l'OMS pour la collecte des DBM ?

    Oui /___/ Non /___/

    Si oui lesquelles ?

    -rouge/___/ jaune /___/ noire /___/

    Si non pourquoi ?.....................................................................................

    19. A quel niveau de remplissage des boîtes de sécurité considérez-vous qu'elles sont pleines ? (cochez la bonne réponse)

    Au 4/5 /___/ 2/3 /___/ 3/4 /___/ 3/5 /___/ Aucun/___/

    20. A quel niveau de remplissage des poubelles considérez-vous qu'elles sont pleines ? (cochez la bonne réponse)

    Au 4/5 /___/ 2/3 /___/ 3/4 /___/ 3/5 /___/ Aucun/___/

    21. Combien de fois par jour vous videz les poubelles dans le service ?

    -au besoin /___/ une fois /___/ deux fois /___/ trois fois /___/

    22. Quelle est la durée de stockage des déchets au lieu de stockage ?

    -24 heures /___/ 48 heures /___/ 72 heures /___/

    -Plus de 72 heures/___/ indéterminée /___/

    23. Etes-vous satisfait de la gestion des DBM au CHUSS ?

    Oui /___/ Non /___/

    Si non pourquoi ?............................................................................................

    24. Quelles suggestions préconisez-vous pour améliorer la gestion des DBM au CHUSS ?

    ................................................................................................

    Veuillez recevoir en ces mots, mes sincères et profondes gratitudes pour la patience ; le tempset l'énergie que vous avez déployés pour répondre à ces questions.

    Annexe 6: Grille d'observation des autres personnels de soins sur le respectdes procédures et normes écrites de gestion des DBM dans les services et unités de soins.

    Numéro de la fiche /____ /____/

    Nom du service ......................................................

    Date /____ /____/ /____ /____/ /____/____/____/____/

    Nombre de personnes observées : /________/

    Consigne : L'observateur marque une croix dans la colonne du «OUI» si l'élément observé est appliqué ou dans la colonne du «NON» si l'élément n'est pas appliqué.

    Eléments à Observer

    Critères d'observation

    Normes recommandées

    Respect

    Oui

    Non

    Observation du personnel de soin

    Le tri systématique

     
     

    A la source de production

    Le tri des DBM est adapté

     
     

    Séparation des DBM et des déchets assimilable aux ordures ménagères

    Le niveau de remplissage des poubelles codifiées selon les normes.

     
     

    Au ¾ de la poubelle

    Le niveau de remplissage des boîtes de sécurité selon les normes.

     
     

    Au ¾ des boites de sécurités

    NB : Oui=1 ; Non=0

    Annexe 7: Liste de vérification des procédures écrites et normes de gestion des DBM dans les services et unités de soins.

    Numéro de la fiche /____ /____/

    Nom du service ......................................................

    Date /____ /____/ /____ /____/ /____/____/____/____/

    Consigne : L'enquêteur marque une croix dans la colonne du «OUI» si l'élément vérifié est disponible ou dans la colonne du «NON» si l'élément n'est pas disponible.

    Eléments à vérifier

    Critères de vérification

    Normes recommandées

    Respect

    Oui

    Non

    Vérification des procédures et normes écrites de gestion des DBM

    La disponibilité des boites de sécurité dans les salles de soin.

     
     

    Disponible en nombre suffisant

    La disponibilité des poubelles codifiéesdans les salles de soin.

     
     

    Trois poubelles de couleurs différentes (rouge, jaune, noire)

    Présence des sachets poubelles codifiés dans les poubelles

     
     

    Chaque poubelle doit être munie d'un sachet poubelle codifié

    Les poubelles disposent d'un couvercle

     
     

    Chaque poubelle doit être munie d'un couvercle

    Affichage des procédures écrites dans les salles de soin.

     
     

    Procédures écrites doivent être accessible

    Affichage des rôles et responsabilités des acteurs intervenants dans la gestion des DBM

     
     

    Définition d'une fiche de responsabilité par acteur

    NB : Oui=1 ; Non=0

    Le niveau acceptable de performance (NAP) : >=80% des Oui soit au moins 8 Oui sur l'ensemble des 10 réponses.

    Annexe 8: Liste de vérification du matériel et équipements, des documents de stratégies et cadre réglementaire de gestion des DBM.

    Numéro de la fiche /____ /____/

    Nom du service ......................................................

    Date /____ /____/ /____ /____/ /____/____/____/____/

    Consigne : L'enquêteur marque une croix dans la colonne du «OUI» si l'élément vérifié est disponible ou dans la colonne du «NON» si l'élément n'est pas disponible.

    Eléments de vérification

    Critères de vérification

    Disponibilité

    Oui

    Non

    I Matériels et Equipements

    Poubelles

     
     

    Boîtes de sécurités vides

     
     

    Sachets poubelles

     
     

    Incinérateur

     
     

    Conteneurs pour le transport

     
     

    Conteneurs pour le stockage

     
     

    Tricycles fermés

     
     

    Brouette

     
     

    Chariot

     
     

    Site de stockage lavable (aéré, inaccessible aux animaux, insectes, public)

     
     

    Installation de traitement et d'élimination des déchets liquides

     
     

    II Combinaison spécifiques

    Blouse

     
     

    Bavettes

     
     

    Gants

     
     

    Lunettes

     
     

    Paire de bottes

     
     

    Masque

     
     

    III Documents de stratégies et cadre réglementaire

    Code de la Santé Publique

     
     

    Code de l'hygiène publique au Burkina Faso

     
     

    La stratégie nationale d'hygiène hospitalière

     
     

    Stratégie nationale de gestion de déchets biomédicaux

     
     

    Décret portant gestion des déchets biomédicaux au Burkina Faso

     
     

    Le Guide de bonnes pratiques et de procédures en matière de gestion des DBM et assimilés

     
     

    Le rapport provisoire d'actualisation du plan de gestion des DBM

     
     

    Plan de gestion des DBM

     
     

    NB : Oui=1 ; Non=0

    Le niveau acceptable de performance (NAP) : >=80% des Oui soit au moins 21 Oui sur l'ensemble des 26 réponses.

    Annexe 9:Autorisation d'enquête.

    Annexe 10: Chronogramme de travail

    TÄCHES A REMPLIR

    RESPONSABLES

    PERIODE

    Avr-Juin 2014

    Juil 2014

    Aou 2014

    Sept 2014

    Oct 2014

    Nov 2014

    Dec 2014

    Janv 2015

    Fev 2015

    Mars 2015

    Avr 2015

    Mai

    2015

    Juin 2015

    Juil

    2015

    Entretien pré mémoire

    Etudiant

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Elaboration du protocole de recherche

    Etudiant

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Validation du protocole par le conseiller et le directeur de mémoire

    Conseiller et directeur du mémoire

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Validation des instruments

    Etudiant

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Autorisation des autorités

    DFSS/DRS

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Formation des enquêteurs

    Etudiant

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Collecte des données

    Etudiant

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Traitement des données

    Etudiant

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Présentation des résultats

    Etudiant

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Discussion

    Etudiant

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Formulation des recommandations

    Etudiant

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Rédaction de la première version du mémoire

    Etudiant

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Correction du document par le conseiller et le directeur du mémoire

    Conseiller et directeur de mémoire

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Rédaction de la version finale

    Etudiant

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Dépôt du mémoire pour validation

    Etudiant

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Soutenance

    Etudiant

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     






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"Là où il n'y a pas d'espoir, nous devons l'inventer"   Albert Camus