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Intégration de la féverole et du pois dans l'aliment du lapin en élevage rationnel algérien. Effet sur les paramètres de croissance et d'abattage.

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par Sofiane AMIR
Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou Algérie  - Magister en Sciences Agronomiques  2009
  

Disponible en mode multipage

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATE ET POPULAIRE
Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Université Mouloud MAMMERI de Tizi-Ouzou

Faculté des Science Biologiques et de Sciences Agronomiques Département des Sciences Agronomiques

En vue de l'obtention du diplôme de Magister en Sciences Agronomiques

Option: Alimentation Animale et Produits Animaux

Intégration des féverole et du pois dans l'aliment du
lapin en élevage rationnel Algérien : Effet sur les
paramètres de croissance et d'abattage

Réalisé par :

Mr AMIR Sofiane
Soutenu le : 16 Décembre 2009

Membres du jury:

Mr AMRANE Rachid, Maître de Conférences à U.M.M.T.O : Président

Mr BERRCHICHE Mokrane, Professeur à l' U.M.M.T.O : Rapporteur

Mr DJENANE Djamel, Maître de Conférences à U.M.M.T.O : Examinateur

Mme BOUDOUMA Dalila, Maître de Conférences à ENSA Alger: Examinatrice

Promotion : 2008/2009

0f l'issue de ce mémoire, et avant d'exposer les résultats obtenus, qu'il me soit permis

d'exprimer ma vive gratitude en premier lieu à mon promoteur le Professeur Mr Mokrane BERCHICHE, responsable du laboratoire de Nutrition Animale à l'unité de recherche de l'Université Mouloud MAMMERI de Tizi Ouzou, pour avoir assuré mon encadrement et mon initiation à la recherche scientifique, et pour avoir joué un rôle déterminant dans la conduite et l'orientation de mon travail.

Les remerciements vont également aux enseignants qui m'ont fait l'honneur de juger mon travail et de participer à mon jury de mémoire :

Mr R. AMRANE, Maitre de Conférences à l'Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, pour avoir pris le temps de juger mon travail, et m'avoir fait l'honneur d'accepter de présider le jury de ce mémoire.

Mr DJENANE Djamel, Maître de Conférences à l'Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, pour l'honneur qu'il me fait de participer au jury d'examination de mon mémoire.

Mme BOUDOUMA Dalila, Maître de Conférences à l'ENSA Alger, pour l'honneur qu'elle me fait de juger mon travail.

Mr IBAZIZENE Mohamed Hemou, Maître de Conférences l'Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, pour l'honneur qu'il me fait de juger mon travail

Les remerciements vont également à Mme LOUNAOUCI G., pour sa contribution et la

mise en place de l'expérimentation du début jusqu'à la fin, ainsi que ses précieux conseils et ses encouragements et surtout sa disponibilité. Qu'elle trouve ici ma profonde reconnaissance.

0Qe remercie les deux étudiants ACHOUR S, et KACI N. pour leur aide durant la collecte des données.

~nfin, un grand merci pour tout le personnel de l'ITMAS de Boukhalfa pour leur accueil chaleureux.

DÉDICACES

Je dédie ce modeste travail:

A ma très chère épouse SALO7A, qui a été d'un apport moral-

considérabl-e et dont l-e soutien constant a constitué pour moi

une source de motivation suppl-émentaire pour al-l-er au bout de

ce mémoire.

A mes parents qui ne cessent de m'encourager et d'être tout l-e

temps à mes côtés.

A mes soeurs : Çihia, Lamia, Sonia, c7v1assiil-ia et Lynda.

A mon petit frère (arim.

A mes amis et amies.

A mes col-l-ègues de travail- de l-a Ç.S.A de Tizi-Ouzou, et en

particul-ier à 7v1r A2'Ov9NI AWÇELLA.71 Ingénieur

d'Appl-ication en Agronomie, qui n'a cessé de me prodiguer de

précieux conseil-s, et qui a pris l-a peine de l-ire et de corriger ma

présente thèse.

« Je pense que la vie est une chance ou une bénédiction divine ; utilisons donc chaque
seconde, chaque minute et chaque jour pour rendre service à sa famille, à sa
communauté, à son pays, à son continent, au monde entier
et si possible à l'univers tout entier... »

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1. Composition des crottes dures et des crottes moles (LEBAS, 2002) ..5

Tableau 2. Influence de la teneur énergétique de l'aliment sur la consommation alimentaire du

lapin en croissance (DEHALLE, 1980) .7

Tableau 3. Diminution des performances lors de l'abaissement du taux de protéines ou de

certains AAE (LEBAS et al, 1984) ....8

Tableau 4. Recommandations alimentaires en fibres et en amidon, pour le lapin en croissance, en

vue d'une prévention des risques de pathologie digestive (GIDENNE, 2003 ; LEBAS 2004) 9
Tableau 5. Recommandations pour la composition d'aliments destinés à des lapins en

production intensive (LEBAS, 2004) 12
Tableau 6. Composition chimique et valeur nutritive des principaux produits et sous produits

destinés au lapin (en % du produit brut), (PEREZ et al, 1998) 18
Tableau 7 . La comparaison de l'indice de consommation, gain moyen quotidien des lapins à

l'engraissement avec différentes sources d'azote (SEROUX, 1989) 14
Tableau 8. Composition chimique moyenne des protéagineux et du soja

(en % du produit sec) 20
Tableau 9. Influence du floconnage d'une féverole entière ou décortiquée sur certaines

caractéristiques physico-chimiques (CERNING-BEROAD 1977; MELCION et VALDEBOUZE,

1977) ..25

Tableau 10. : Les résultats des différents travaux de recherche pour la valorisation de la féverole

et le pois dans l'alimentation du lapin à l'engraissement 27
Tableau 11. Taux d'incorporation des graines de féverole et pois chez les lapins, volailles et

ruminants 28
Tableau 12. Performances zootechniques moyennes entre 28 et 84 jours du lapin de chair de

souche améliorée (LAFFOLAY, 1985) 31
Tableau 13. Zones pondérales de changement d'allométrie des principaux tissus et organes

contribuant aux caractéristiques bouchères des lapins (CANTIER et al, 1969) 32

Tableau 14. Gradient de précocité des principaux tissus et organes (CANTIER et al, 1969) 32

Tableau 15. Effets de 19 jours de rationnement (35-54j) sur les performances

globales.(GIDENNE et al, 2003) 35
Tableau 16. Effet des différents niveaux d'énergie sur la croissance des lapins Néozélandais (El-

HINDAWY et al, 1994) . .36
Tableau 17. Effet du taux de fibres sur la croissance des lapins

(PARIGI-BINI et al, 1994) 37
Tableau 18. Effectif de lapins mis en contrôle de digestibilité et d'engraissement

par traitement alimentaire ..42

Tableau 19. Composition chimique des matières premières 43

Tableau 20. La composition centésimale des aliments 43

Tableau 21. Evolution des effectifs au cours de l'essai 48

Tableau 22. Composition chimique des aliments expérimentaux 49

Tableau 23.Valeurs de la digestibilité des différents nutriments 50

Tableau 24. Consommation moyenne quotidienne d'aliment en fonction de l'âge 51

Tableau 25. Evolution des poids vifs moyens des lapins en fonction de l'âge 53

Tableau 26. Evolution des gains moyens quotidiens des lapins en fonction de d'âge 54

Tableau 27. Evolution des indices de consommation en fonction de l'âge 55

Tableau 28. Evolutions de performances de consommation

et de croissance sur les périodes globales (28 - 70 jours et 28 - 79 jours) ..56

Tableau 29. Rendement à l'abattage et compositions de la carcasse 59

LISTE DES FIGURES

Figure 1. Anatomie générale du tube digestif du lapin (GIDENNE et LEBAS, 2005)

.3

Figure 2. Schéma général de fonctionnement

de la digestion chez le lapin (LEBAS, 2006)

..6

Figure 3. Principe de décorticage (KAYSI et MELCION, 1992)

23

Figure 4 . Rendement en viande d'un lapin

de format moyen de 2.3 Kg. (OUHAYOUN, 1989)

.33

Figure 5. Vue d'intérieur du clapier de l' I.T.M.A.S (Boukhalfa)

40

Figure 6. Vue de face d'une cage à digestibilité

..41

Figure 7. Phénotype des lapins à l'engraissement

42

Figure 8. Digestibilité (CUDa) comparée des aliments expérimentaux

..51

Figure 9. Evolutions de consommations moyennes quotidiennes en fonction de l'âge

52

Figure 10. Evolution de poids vif des lapins en fonction de l'âge

52

Figure 11. Evolution du gain moyen quotidien en fonction de l'age

54

Figure 12. Evolution des indices de consommation en fonction de l'âge

55

LISTE DES ABRÉVIATIONS

AAS : Acides aminés soufrés

ADF : Acides detergent fiber

ADL : Acid detergent lignin

CB : Cellulose brute

CC : Carcasse chaude

CF : Carcasse froide

CMQ : Consommation moyenne quotidienne

CMV : Complexe minéral et vitamines.

CUD : Coefficient d'utilisation digestive.

CV : Coefficient de variation.

EDa : Energie digestible apparente

GMQ : Gain moyen quotidien.

GPR : Gras péri rénal

GIS : Gras inter scapulaire

IC : Indice de consommation.

MAT : Matière azotée totale.

MG : Matière grasse.

MS : Matière sèche.

NDF : Neutral detergent fiber

PB : Protéines brutes.

PD : Protéines digestibles.

PV : Poids vif.

PVa : Poids vif à l'abattage.

TD : Tube digestif.

UI : Unité Internationale

Introduction générale

La pratique d'une cuniculture traditionnelle en Algérie est ancienne (BERCHICHE et LEBAS, 1994) par contre l'élevage rationnel est promu à partir de 1987. La promotion de cet élevage est basée sur l'exploitation de reproducteurs hybride, importés de France (Hyplus) mais elle a rapidement échouée (moins de deux années) en raison d'une mauvaise conduite alimentaire (aliment granulé de qualité médiocre) qui a provoqué d'importantes mortalités. Suite à cet échec, une décennie plus tard, la cuniculture rationnelle est de nouveau relancée en adoptant une stratégie favorisant la valorisation des reproducteurs de population locale (BERCHICHE et al, 2000).

Le développement de cet élevage est justifiée notamment par son importante prolificité (50 lapereaux abattus/an, ce qui représente 60 Kg de viande, par sa capacité à mieux valoriser les aliments de la ration, par son adaptation à un niveau industriel (intensif) et à un niveau familiale (fermier). La viande de lapin est une viande de grande valeur diététique, faible teneur en lipide. En outre, le développement de l'élevage du lapin en Algérie peut bénéficier du grand essor de la recherche cunicole des pays européens du bassin méditerranéen. Et s'il est exploité en tenant compte de l'ensemble des connaissances acquises en matière d'élevages à l'équilibre nutritionnels, le lapin peut occuper une place de choix parmi les espèces productives de viande, à un niveau comparable à celui du poulet.

Toutefois, ces performances ne seront atteintes en Algérie, qu'aux prix d'une forte dépendance des importations d'intrants, à l'instar de l'aviculture. Ainsi l'aliment cunicole fabriqué est essentiellement à base de tourteaux de soja, de maïs et de luzerne dont la demande, de plus en plus importante, est couvert exclusivement par l'importation. Dans le but de diminuer du tourteau de soja, source principale de protéines sa substitution est envisagée, notamment dans le domaine de la recherche. L'exploitation de sources locales végétales locales disponibles est une alternative. Les graines des légumineuses, les protéagineux, sont préconisées.

Les protéagineux, tels que la féverole et le pois fourrager, sont caractérisés par leur richesse en protéines (25 à 40%), lesquelles présentent cependant un faible taux en acides aminés soufrés (Méthionine et Cystine) et une teneur en cellulose brute assez importante (6 à 8%) et la présence de facteurs antinutritionnels, peuvent être un obstacle pour leur valorisation par la volaille. Cependant l'introduction de la féverole (10 à 37%) et du pois (10 à 30%) dans la composition de l'aliment du lapin donne les mêmes performances de croissance et de rendement à l'abattage (BERCHICHE et al, 1995).

Introduction générale

En ce sens notre travail de mémoire rentre ce contexte, il est orienté vers l'étude de l'intégration des graines de féverole et du pois dans l'aliment du lapin en croissance, en remplacement total des protéines du tourteau de soja.

Notre mémoire est présenté en deux parties, la première est consacrée à la synthèse des connaissances bibliographiques comprenant trois chapitres :

- Les particularités anatomiques, physiologiques et besoins nutritionnels du lapin. - Les Sources alternative de protéines : Féverole et Pois.

- La croissance du lapin et facteurs de variations.

Notre deuxième partie, expose notre partie expérimentale, composée de matériel et méthodes, des résultats et discussion et conclusion générale.

Chapitre I Particularités anatomiques, physiologiques et besoins nutritionnels du lapin

I . PARTICULARITÉS ANATOMIQUES ET PHYSIOLOGIQUES DU TUBE DIGESTIF DU LAPIN

Pour une meilleure maîtrise de l'alimentation du lapin, la connaissance des particularités anatomiques, de sa physiologie digestive et de leurs conséquences sur l'alimentation est indispensable. En ce sens, nous exposons ci-après une synthèse des connaissances sur les différents volets cités.

I .1. PARTICULARITÉS ANATOMIQUES (FIGURE 1)

Figure 1. Anatomie générale du tube digestif du lapin (GIDENNE et LEBAS, 2005).

Le lapin est un herbivore monogastrique, son tube digestif est adapté à la digestion d'une grande quantité de fourrage (SALSE, 1983). Il est composé d'une succession de compartiments, présentant deux réservoirs digestifs : l'estomac et le caecum, relié par

Chapitre I Particularités anatomiques, physiologiques et besoins nutritionnels du lapin

l'intestin grêle. Leur contenu représente 70 à 80 % du contenu total du tube digestif et 10% du poids de l'animal (SALSE, 1983; LEBAS et al, 1984 ; GIDENNE et LEBAS, 2005).

I.1.1. LA BOUCHE : du lapin présente des dents profondément insérées dans la mâchoire (sans racines). Elles ont une croissance continue et ont un rôle masticateur réduit. L'existence d'une deuxième paire d'incisives à la mâchoire supérieure, dissimulée derrière la première paire, distingue les lagomorphes de l'ordre des rongeurs. Sa formule dentaire est de I : 2/1 C : 0/0 PM : 3/2 M : 3/3. (I : Incisive ; C : Canine ; PM : Pré-Molaire)

I.1.2.L'ESTOMAC : L'estomac est constitué de trois parties. La partie supérieure est le fundus, la partie « moyenne » est le cardia par lequel arrive l'oesophage, et la partie inférieure est l'antrum. L'estomac se termine par le pylore qui est responsable de la régulation du flux des aliments vers l'intestin grêle grâce à son sphincter. Le milieu stomacal est fortement acide avec des variations de pH entre 1,5 et 3,5. La période d'ingestion des caecotrophes correspond au pH le plus élevé qui a lieu dans la matinée (GIDENNE et LEBAS, 1984).

I.1.3.LE CÆCUM : Le volume du caecum représente environ 49% de la capacité du tube digestif (Portsmouth, 1997) et 90% de l'ensemble intestin grêle-cæcum-côlon alors que pour la plupart des espèces domestiques, il ne compte seulement que 4 à 11% de cet ensemble. Seul le cheval a également un cæcum bien développé (30%) Le caecum de lapin contient 100 à 120 g de matière pâteuse et homogène, ayant une teneur en matière sèche de 22% avec un pH légèrement acide proche de 6. Le pH varie selon l'âge et la période de la journée.

I.1. 4LE CÔLON : Le côlon est subdivisé en 3 parties. La première partie est le côlon proximal mesurant environ 50 cm caractérisé par de petits renflements en forme de poche . Cette partie est le siège d'une grande production de mucus et aussi d'absorption (AGV, minéraux...). La seconde partie est le Fususcoli long de 1 à 1,5 cm et portant les seuls muscles striés du tube digestif du lapin. Elle contient des cellules en gobelet, des entérocytes et des cellules glandulaires. La paroi de la partie terminale du Fusus coli est lisse, c'est la 3ième partie du côlon appelée côlon distal. La plupart des échanges hydrominéraux ont lieu dans cette partie. Le côlon se termine par le rectum dont l'orifice extérieur est l'anus porteur de glandes annales. Le temps de séjour moyen des aliments dans l'ensemble caecum-côlon proximal est estimé entre 6 et 12 h, selon le type d'alimentation et l'âge de l'animal.

Chapitre I Particularités anatomiques, physiologiques et besoins nutritionnels du lapin

I.2. PARTICULARITÉS PHYSIOLOGIQUES

1.2. 1. LE TRANSIT DIGESTIF

Le transit digestif est relativement rapide par rapport aux autres herbivores. Le temps de séjour moyen de l'aliment dans le tube digestif du lapin est compris entre 14h et 21h comparativement au cheval (38h) et au boeuf (68h) (WARNER, 1981). Il s'avère que le transit est très rapide au niveau de l'intestin grêle et marque une certaine stagnation au niveau de l'estomac et le caecum (LAPLACE et LEBAS, 1977).

La durée du transit varie selon la nature des fibres alimentaires (LEBAS, 1990). Ce temps est d'autant plus élevé que le taux des fibres est bas (GIDENNE et al, 1991 ; JEHL et GIDENNE, 1998) et / ou que les fibres alimentaires sont hautement digestibles (LEBAS, 1989; GIDENNE et al, 1986; CARABANO, 1992). En plus de la nature des fibres, ce transit est influencé par la taille des particules, il est plus court avec les grosses particules (14 à 16h) qu'avec les petites (20 à 21h) (GIDENNE et JEHL, 1998). Enfin, il semble que le transit digestif du lapin soit sous la dépendance étroite des sécrétions d'adrénaline. Une hypersécrétion, associée au stress du sevrage en particulier, entraîne un ralentissement du transit, et un risque élevé de troubles digestifs (diarrhées mortelles) (LEBAS, 1987)

1.2.2. LA CAECOTROPHIE ET SON INTÉRÊT

Le lapin se distingue des autres monogastriques par le phénomène de caecotrophie qui se développe entre 22 à 28 jours d'âge (SALSE, 1983 ; ORENGO et GIDENNE, 2005). Elle consiste en la production de deux types de fèces : crottes dures et des crottes moles (ou caecotrophes), récupérées à l'anus et qui reprennent le circuit digestif normal en se mélangeant à l'aliment (Tableau 1 et Figure 2).

Tableau 1. Composition des crottes dures et des crottes moles (LEBAS, 2002).

 

Crottes dures

Caecotrophes

 

Moyenne

Extrêmes

Moyenne

Extrêmes

Matière sèche (%)

58,3

48-66

27,1

18-37

En % de la matière sèche

 
 
 
 

Protéines

13,1

9 - 25

29,5

21 - 37

Cellulose brute

37,8

22 - 54

22,0

14 - 33

Lipides

02,6

1,3 - 5,3

02,4

1,0 - 4,6

Minéraux

08,9

3 - 14

10,8

6 - 18

Chapitre I Particularités anatomiques, physiologiques et besoins nutritionnels du lapin

La caecotrophie présente un réel intérêt nutritionnel (FROMANT et TANGUY, 2001). En effet, ce phénomène permet le recyclage d'une quantité d'azote égale à 15 à 20 % de l'ingéré azoté total (GIDENNE et LEBAS, 1987; GARCIA et al, 1995; BELENGUER et al, 2005). Elle permet également aux lapins d'accroître leurs ingéré réel de la matière sèche de 20% et une meilleur utilisation de protéines. Cette amélioration est également très sensible pour la matière organique et la matière sèche. De plus, la caecotrophie permet aux lapins d'obtenir un supplément de vitamine B et la récupération des acides aminés synthétisés par les bactéries (LEBAS et al, 1991; FROMANT et TANGUY, 2001).

Figure 2. Schéma général de fonctionnement de la digestion chez le lapin
(LEBAS, 2006).

1.3. BESOINS NUTRITIONNELS DU LAPIN EN CROISSANCE

Le lapin à l'engraissement doit trouver dans son alimentation différents éléments nécessaires à sa croissance et à sa bonne santé. Cependant ses besoins nutritionnels diffèrent

selon son âge (LEBAS, 2004).

1.3.1. BESOIN EN ÉNERGIE

Le lapin en croissance ajuste sa consommation en fonction de la concentration

énergétique des aliments, dans la mesure où les protéines et autres éléments de la ration sont bien équilibrés (Tableau 2) (DEHALLE, 1980 ; MAERTENS, 1992; GIDENNE., 2000). De ce fait, la concentration de tous les autres nutriments doit être en rapport avec la valeur

Chapitre I Particularités anatomiques, physiologiques et besoins nutritionnels du lapin

énergétique de l'aliment. Cette régulation est possible dés que la teneur de l'aliment dépasse 2200Kcal d'ED/ Kg (MAERTENS, 1996). Pour des concentrations énergétiques supérieurs à 2300 Kcal d'ED/Kg, le lapin à l'engraissement ajuste sa consommation de matière sèche, de telle sorte que l'ingéré énergétique se maintient à un niveau globale sensiblement constant. Ce niveau est de l'ordre de 220 à 240 Kcal ED/Kg de poids métabolique (LEBAS, 2004 ; DROGOUL, 2004).

Tableau 2. Influence de la teneur énergétique de l'aliment sur la consommation alimentaire
du lapin en croissance (DEHALLE, 1980).

Energie digestible (Kcal/Kg)

2280

2240

2610

2670

Matière sèche ingérée (g/j)

119

124

107

108

Energie digestible (Kcal/j)

253

278

280

289

La ration à faible teneur en énergie digestible (inferieur à 2150 Kcal), entraîne non seulement un indice de consommation plus élevé, mais aussi un moindre gain de poids, en particulier pendant la période de croissance maximale. (DROGOUL et al, 2004).

I.3.2 . BESOIN EN PROTÉINE

Le lapin en croissance comme les autres espèces monogastriques, a un besoin quantitatif et qualitatif en protéines.

I.3.2.1 . BESOIN QUANTITATIF

Le besoin en protéines du lapin à l'engraissement est de l'ordre de 15 à 16% de PB, ce taux est établi pour un aliment contenant 2500 Kcal d'ED/Kg (LEBAS, 1991 ; LEBAS et al, 1996 ; MAERTENS, 1996 ; TROCINO et al, 2000 ; GARCIA-PALOMARES et al, 2006). La réduction des apports en protéines à un taux de 12-13%, pour une teneur en énergie digestible de 2600 à 2700 Kcal d'ED/kg d'aliment, entraîne une diminution de la consommation et de la croissance (LEBAS et al, 1984) (Tableau 3).

Cependant, TROCINO (2000); GARCIA-PALOMARES et al, (2006); MARTEANS et LUZI (1996) et FEUGIER et al, (2006), rapportent qu'un taux de 14% de protéines ne diminue pas les performances de croissance, réduit le taux de mortalité et diminue de 38% l'azote fécal, si le rapport PD/ED est égal à 9,5 avec un approvisionnement des acides aminés essentiels. Par ailleurs, il faut veiller à ce que le rapport protéine digestible /énergie digestible

Chapitre I Particularités anatomiques, physiologiques et besoins nutritionnels du lapin

soit autour de 44g/1000Kcal d'ED pour les lapins à l'engraissement. Si ce rapport est trop élevé, le développement de la flore digestive protéolytique est largement favorisé, engendrant ainsi une production excessive d'ammoniac dans le caecum et par conséquent, des troubles digestifs fréquents (LEBAS, 1992 ; DROGOUL et al, 2004).

Tableau 3. Diminution des performances lors de l'abaissement du taux de protéines ou de
certains AAE (LEBAS et al, 1984).

Réduction du taux dans la
ration

Diminution du gain du
poids

Augmentation de l'indice de consommation

Teneur
minimale
acceptable

 

Valeur

 

Valeur

 
 
 

absolue g/j

%

absolue g/j

%

%

Protéine (1 point).

3

8,5

+0,5

+3

12%

Méthionine (0, 1 point).

2

6

+0,1

+3

0,40%

Lysine (0, 1 point).

5

14

+0,1

+3

0,40%

Arginine (0, 1 point).

1 ,5

1,5

+0,1

+3

0,50%

I.3.2.2. BESOIN QUAUTATIF

Le lapin est sensible à la qualité des protéines contenues dans son alimentation. Des travaux ont permis de démontrer que dix acides aminés sont indispensables aux lapins (Arg., His, Iso, Lys, Phe, Tyr et Met, Cyst, Thr, Try et Val) et qu'un onzième, la Glycine, est semi-essentiel (LEBAS et al, 1984 ; LEBAS, 1989; DE BLAS, 1998 ; CARABANO, 2008). Les lapins augmentent leur prise d'aliment, lorsque le taux et la qualité des protéines sont améliorés (OUHAYOUN et al, 1979 ; DE BLAS et al, 1998 ; DROGOUL et al, 2004).

Le niveau optimum de lysine est de 0.75%. Il est de 0.62% pour les acides aminés soufrés. (BERCHICHE et LEBAS, 1994; CARABANO, 1996 ; DEBLAS et al, 1998 ; CARABANO, 2008). Un excès en acides aminés particulièrement en acides aminés soufrés (>0,62%), altère la consommation et par conséquent la croissance des lapins. En effet, un excès en méthionine réduit d'au moins 10% l'ingestion de l'aliment et détériore ainsi les performances de croissance (COLIN, 1978 ; GIDENNE et al, 2002). Le respect des recommandations pour la fourniture de Met et Cys et donc de première importance (DROGOUL et al, 2004). WEISSMAN et al, (2008), rapportent que la variation du taux de méthionine entre 0,26% et 0, 56%, n'a pas d'effet négatif sur les performances de croissance.

Chapitre I Particularités anatomiques, physiologiques et besoins nutritionnels du lapin

Toutefois, un déficit conduit à une diminution de l'assimilation intestinale des nutriments, une altération du dépôt des tissus musculaires, une diminution des performances de croissance et une augmentation du taux de mortalité surtout chez les jeunes lapins (CARABANO et al, 2008). Pour combler la carence en un acide aminé donné, ces auteurs recommandent leurs apports dans l'aliment ou par une supplémentassion à l'état pure.

1. 3 .3. BESOIN EN S FIBRE

Les fibres jouent un rôle important dans la nutrition du lapin. De ce fait estimer l'apport en fibre est essentiel. Un déficit provoquera des troubles digestives mortels (BENNIGADI et al, 2003). Il est reconnu que le lapin régule son ingestion en fonction de la concentration énergétique de l'aliment, cependant cette régulation n'est valable qu'entre 10 et 25% d'ADF (GIDENNE, 2000; 2003).

Le besoin en fibres se manifeste plus particulièrement dans la période post-sevrage (Tableau 4). Ainsi, la réduction de la quantité de fibres ingérée, entraîne une baisse de la vitesse de croissance durant les 2 semaines qui suivent le sevrage, souvent associée à des troubles de l'ingestion ou de la digestion (GIDENNE et JEHL, 1999; GIDENNE et al, 2000; BENNIGADI et al, 2003). Une hausse de l'apport de fibres conduit à une dilution énergétique du régime, et l'efficacité alimentaire est réduite. Le lapin doit alors ingérer plus d'aliment pour satisfaire ses besoins énergétiques. Si le taux de fibres est très élevé (= 25% ADF), l'animal ne peut plus accroître son ingestion; ce qui peut conduire à une réduction de la vitesse de croissance.

Tableau 4. Recommandations alimentaires en fibres et en amidon, pour le lapin en

croissance, en vue d'une prévention des risques de pathologie digestive
(GIDENNE, 2003 ; LEBAS 2004).

Périodes

Post-sevrage

Finition

G pour 100g d'aliment brut à 90% de MS

Lignocellulose, ADF

= 19

= 17

Lignines, ADL

= 5, 5

= 5

NDF (Neutral Detergent Fiber

= 32

=31

Cellulose (ADF- ADL)

= 13

= 11

Ratio Lignines/Cellulose

> 0, 40

> 0, 40

Hémicellulose (NDF- ADF)

> 12

> 10

Rapport (Hémicellulose + Pectine/ADF

= 1, 3

= 1, 3

Amidon

< 14

= 20

Chapitre I Particularités anatomiques, physiologiques et besoins nutritionnels du lapin

I. 3. 4. AUTRES BESOINS

I. 3 . 4.1.A MIDON

L'amidon est considéré comme la source d'énergies par excellence, qui permet la réalisation des différentes productions dans la vie du lapin (FROMANT et TANGUY, 2001). Cependant, le taux d'amidon dans l'aliment est décrit comme étant un facteur prédisposant des diarrhées des jeunes lapereaux sevrés (MAERTENS, 1992a). Selon le même auteur, la distribution aux lapereaux d'un aliment avec des niveaux d'amidon supérieurs à 15% de MS n'est pas conseillée. Alors que XICCATO et al,(1998), montrent que les niveaux variables d'amidon de 16,3 à 21,8% de matière sèche, peuvent être utilisés efficacement par le lapin avant et après le sevrage, en apportant une amélioration de l'indice de consommation, en comparaison avec des aliments plus fibreux. En fin, L'amidon ne serait qu'un facteur secondaire dans le déterminisme des troubles digestifs en période de finition (GIDENNE, 2000).

I. 3 . 4.2. BESOIN EN MATIÈRE GRASSE

Le lapin présente un besoin spécifique en acide gras essentiels (linoléique et linolénique), mais une ration classique contenant 3 à 4% de lipides couvre en général ce besoin (INRA., 1989). Une augmentation de l'apport de lipides de 0,5 à 1,5 % peut accroître la concentration énergétique (LEBAS et al, 1984 ; INRA, 1989 ; LEBAS et al, 1991; DROGOUL, 2004). Un taux élevé en lipides, entre 4 à 7%, améliore la digestibilité de la cellulose et l'hémicellulose (FALCÂO ECUNHA et al, 1998) et a un effet positif sur la digestion de l'énergie et de la matière sèche (XICCATO et al, 1998). La digestibilité des lipides et protéines totales, n'est par contre pas affectée par la teneur en lipides des aliments (FALCCÂO et al, 1998).

I. 2 . 4.3. BESOIN EN EAU

Pour un bon abreuvement du lapin, il est indispensable d'apporter de l'eau en quantité et qualité suffisante. Les quantités varient en fonction de la température et de l'hygrométrie du local d'élevage et sont proportionnelles aux poids des animaux et la quantité d'aliment sec ingérée (PERROT, 1991). Selon le même auteur, la moindre anomalie dans la distribution de l'eau a des répercussions importantes sur les performances des animaux à savoir un retard en engraissement et des troubles digestifs. La consommation quotidienne d'eau est de 1,5 à 2 fois supérieure à la quantité de matière sèche ingérée (INRA, 1989), l'insuffisance d'abreuvement peut réduire notablement la consommation d'aliments (DROGUOL, 2004).

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1. 2 . 4.4. BESOIN EN MINÉRAUX ET VITAMINES

Des synthèses bibliographiques de LEBAS, 1989 ; MAERTENS, 1992b, 1992c sur les besoins en minéraux et vitamines, nous ne retiendrons que les particularités dont il faut tenir compte dans l'approvisionnement minéral et vitaminique du lapin.

Un apport de 2% en calcium, favorise la calcification des reins. Une teneur en phosphore supérieure à 0,22 % doit être utilisée dans les aliments commerciaux, pour tenir compte de la disponibilité du phosphore et dans la possibilité d'une interaction négative avec un apport excessif en calcium. Le déséquilibre entre les apports en sodium, potassium et chlore entraîne une réduction de la croissance (LEBAS et al,1984), et l'apparition des troubles de reproduction (DROGOUL et al, 2004).

La synthèse de vitamines B et C est valorisée par le lapin, grâce à la caecotrophie qui s'effectue à partir de la troisième semaine d'âge, par conséquent il est important d'apporter une supplémentation en vitamine B pour les lapins avant sevrage. Les vitamines E80(E=80ppm) et 00(C =200ppm), améliorent la vitesse de croissance et l'efficacité alimentaire. (SELIM et al, 2008). La Supplémentation systématique, de vitamine, dans l'eau de boisson, peut engendrer des apports excessifs en vitamine A et D, qui par conséquent, peuvent provoquer des mortalité accrues durant l'engraissement et chez les adultes, sans amélioration de la productivité (LEBAS, 2006).

Pour couvrir les besoins et optimiser les performances de production du lapin en croissance, la ration doit apporter tous les nutriments nécessaires (protéines, énergie, lest et minéraux). Dans le tableau 5 figure les recommandations de la composition chimique détaillée de l'aliment pour lapin (LEBAS, 2004).

Les aliments sont supposés contenir 89% de matière sèche et être granulés. Les recommandations sont divisées en deux groupes. Sachant que le respect de toutes les recommandations en simultané est très difficile, voire impossible ou alors à un coût prohibitif, l'accent doit être mis sur le respect du premier groupe de nutriments si l'objectif principal est d'obtenir de hautes performances. Le deuxième groupe de recommandations doit être

Scrupuleusement respecté si les conditions sanitaires ne sont pas parfaites dans l'élevage utilisant ces aliments (troubles digestifs en particulier). Par production 1/2 intensive on entendra une production moyenne située entre 40 et 50 lapins produits par lapine et par an. La production sera considérée comme intensive au dessus de 50 lapins produits/lapine et /an.

Chapitre I Particularités anatomiques, physiologiques et besoins nutritionnels du lapin

Tableau 5. Recommandations pour la composition d'aliments destinés à des lapins en production intensive (LEBAS, 2004).

Chapitre I Particularités anatomiques, physiologiques et besoins nutritionnels du lapin

I.4. MATIÈRES PREMIÈRES UTILISÉES EN ALIMENTATION DU LAPIN

En élevage rationnel, la ration est constituée d'un aliment composé complet présenté sous forme de granulé. Ce type d'aliment est formulé à partir d'une dizaine de matières premières différentes, en fonction de leurs qualités nutritionnelles et technologiques (aptitude au broyage et à la granulation) et de façon à satisfaire au moindre coût les apports alimentaires recommandés (LEBAS, 2004). La composition chimique et la valeur nutritive des produits et sous produits incorporés dans les aliments destinés aux lapins sont représentées dans le (Tableau 6).

Les matières premières les plus utilisées dans l'aliment cunicole sont les céréales, le son de blé et autre issus de meunerie, la luzerne, et les tourteaux.

I.4.1.LES SOURCES DE PROTÉINES

1.4.i.1. LES TOURTEAUX DES OLÉO PROTÉAGINEUX

Après extraction de l'huile des graines oléagineuses, les tourteaux obtenus contiennent 30 à 50 % de protéines, d'assez bonnes qualités, qui constituent la plus grande part de l'apport azoté dans les industries de l'alimentation animale (GODON et al, 1996).

Le tourteau de soja est de loin la protéine végétale la plus utilisée pour la couverture des besoins protéiques du lapin, en raison de sa richesse en protéines (45,8%), de son équilibre en AAI et de sa teneur élevée en lysine (6,4g/16g N) (GODON et al, 1996). Il est en moyenne incorporé entre 10 et 20%. (LEBAS et al. 1991).

Bien équilibré en AAI, et notamment en acides aminés soufrés, les protéines du tourteau de colza (35.2%) sont peu utilisées (taux d'incorporation dans les aliments d'engraissement entre 5 et 10%) en raison de leur taux élevé en facteurs antinutritionnels (GODON et al. 1996; DROGOUL et al. 2004 ).

Les protéines du tourteau de tournesol varie entre 29,5 et 40%, sont carencées en lysine (3,5g/16g N), mais elles sont riches en acides aminés soufrés (4,3g/16g N) et ne contiennent pas de facteurs antinutritionnels importants (GODON, 1996). Le taux d'incorporation du tourteau de tournesol varie entre 5 et 12% (LEBAS et al. 1991).

1.4.I.2. LES PROTÉAGINEUX

Pour des raisons économiques, plusieurs travaux de recherche ont été effectués dans le but de remplacer le tourteau de soja, par d'autres sources alternatives de protéines, telles que les protéagineux (féverole, pois et lupin) (Tableau 7).

Chapitre I Particularités anatomiques, physiologiques et besoins nutritionnels du lapin

Tableau 7 . La comparaison de l'indice de consommation, gain moyen quotidien des lapins à
l'engraissement avec différentes sources d'azote (SEROUX, 1989).

Sources d'azote

Tourteau de
Soja

Lupin

féverole

Pois

Protéagineux (%)

0

20

28

30

Tourteau de soja (%)

15

0

0

0

Gain de poids vif (g/j)

44.5

45

43.8

44.2

Indice de consommation (aliment à 87% de MS)

3.09

3.01

3.11

3.12

A l'exception du lupin dont la teneur en protéines (40%) est de l'ordre de celle des tourteaux des oléagineux, les protéagineux contiennent généralement 20 à 25 % de protéines, relativement bien équilibrées en AAI (GODON et al, 1996). Cependant, leur teneur en acides aminés soufrés est faible (2,2g/16gN) (MOSSE, 1990 ; LEBAS et al,.1991).

La féverole (25,7% de protéines) peut être incorporée jusqu'à 37% dans l'aliment cunicole et peut remplacer la totalité du tourteau de soja. Mais, plusieurs travaux ont démontré qu'un apport de DL méthionine et / ou une complémentation végétale, est nécessaire lors de l'utilisation de la féverole. (SEROUX, 1984, 1989, 1991 ; BERCHICHE et al, 1995a, 1995b). Le pois (22,8% de protéines), peut aussi remplacer la totalité du tourteau de soja, jusqu'à un taux de 30%, sans altération de la vitesse de croissance (SEROUX, 1991).

Le lupin (33,5% de MAT), peut également remplacer le tourteau de soja (SEROUX, 1984). Selon le même auteur, l'incorporation du lupin, entre 14 à 21%, n'a pas d'effet négatif sur la vitesse de croissance ou le poids vif à l'abattage. Il faut cependant signaler que le lupin est carencé en lysine (GIDENNE et LEBAS, 2005).

1-4--3- LES SOUS-PRODUITS DES INDUSTRIES AGRO- ALIMENTAIRES

Les issues de meuneries (le son, les remoulages, les farines basses et les criblures), qui sont les sous-produits de la transformation du blé en farine, du fait qu'ils comprennent une partie de l'assise protéique du grain, sont classiquement utilisés dans l'aliment cunicole en tant que source secondaire, voir même principale de protéines, vu leur richesse moyenne en matière azotées (15 à 18% de la MS). (LEBAS 2004 ; PILON, 2005). Des études réalisées par BERCHICHE et al, (2000) et LAKABI et al, (2008) ont montré que l'incorporation de plus de 50% de son de blé n'a d'effet négatif sur aucun des paramètres de la croissance et du

Chapitre I Particularités anatomiques, physiologiques et besoins nutritionnels du lapin

Chapitre I Particularités anatomiques, physiologiques et besoins nutritionnels du lapin

rendement à l'abattage, si ce n'est une légère baisse de la digestibilité de la MS et de l'énergie.

Les drêches déshydratées représentent une source alternative de protéines (27,6% de PB), et permettent une bonne croissance lorsqu'elles sont incorporées à 20% (FEHR, 1980). De même, le marc de tomate (19,4% de PB) peut être utilisé à 20% dans l'alimentation du lapin à l'engraissement (GIPPERT et al, 1988).

1.#..#. LA LUZERNE

La luzerne est le fourrage le plus largement utilisé sous forme déshydratée dans l'aliment cunicole. C'est de surcroît une source intéressante de protéines équilibrées (14 à 29% de MS). Dans les aliments pour lapins, environ un tiers des matières protéiques est apporté par la luzerne (DROGOUL et al, 2004). Il est parfois conseillé de limiter l'introduction de la luzerne dans la ration à 40% au maximum, bien que des essais aient montrés que l'on pouvait sans difficultés atteindre les 50 à 55% (LEBAS, 1991).

1 .4.2- LES SOURCES D'ÉNERGIE

1.4.2.1. LES CÉRÉALES ET LEURS SOUS PRODUITS

Les céréales sont classiquement présentes dans les formules à hauteur de 25%. Elles constituent la principale source d'énergie. Dans le choix d'une céréale, plusieurs critères entrent en jeu, tel que la teneur en cellulose brute indigestible, les possibilités de broyage et leurs conséquences sur les troubles digestifs et /ou la tenue du granulé. (LEBAS et al, 1991).

Le maïs est la céréale la plus énergétique (3200 Kcal), son taux d'incorporation dans l'aliment cunicole varie entre 15 et 25 %. Cependant, le mais peut apporter des toxines provenant des moisissures qui se développent lors de son séchage (Aspergillus flavus). (LEBAS, 2002 ; DROGOUL et al,.,2004).

Le blé tendre apporte une teneur en énergie importante (3160 Kcal d'ED). Il est incorporé entre 15 et 25%. (PEREZ et al,. 1998).

L'avoine est la céréale la moins énergétique (2670 Kcal d'ED). Mais sa teneur relativement élevée en cellulose brute indigestible (9,6%), favorise le transit digestif. Toutefois, ces proportions élevées de constituants pariétaux, tendent à détériorer la tenue du granulé, alors que le blé l'améliore.

Il est possible d'utiliser des régimes mono céréales (maïs, blé, orge) pour l'engraissement des lapins SEROUX (1984). Selon le même auteur, un aliment formulé avec du blé, de l'orge ou de maïs à des taux d'incorporation de 39 à 43%, suffit pour assurer la couverture des besoins en énergie pour une croissance rapide des lapins à l'engraissement.

Les farines basses, son, et les remoulages, constituent une importante source d'énergie, ils peuvent remplacer une grande fraction des céréales (entre 5 et 25%).

P4
·2
· LES COPRODUITS DES INDUSTRIES ALIMENTAIRES

Les mêlasses de betterave et de canne à sucre constituent des aliments énergétiques (2710 Kcal d'ED). De plus, elles sont un facteur d'appétence lorsqu'elles sont incorporées entre 3 et 6%. Cependant leur introduction en proportion importante (>15%) dans la ration, s'accompagne d'une diminution de la digestibilité de ses nutriments en plus d'une augmentation de la dureté du granulé (LEBAS et al, 1991 ; DROGOUL, 2004).

La valeur énergétique de la pulpe de betterave est similaire à celle des céréales (2710 Kcal d'ED), et son incorporation modérée (15 à 20%) n'entraîne aucune conséquence sur la vitesse de croissance. (CARABANO, 1996).

Les drêches sèches constituent également une bonne source d'énergie (2660 Kcal d'ED). En effet 25 à 50% des céréales de la ration des lapins peuvent être remplacées par les drêches incorporées à 30%, sans modifier les performances de croissance (ALAWA et al, 1990).

I
·4
·3
· LES SOURCES DE FIBRES 1
·4
·3
·1
· LES FOURRAGES

En alimentation des lapins, la ration doit contenir un minimum de constituants pariétaux qui sont nécessaires pour éviter les troubles digestifs. La principale matière première de fibres est la luzerne, qui fournit aux lapins la majeure partie de la cellulose (28,6%). Le taux minimum recommandé de luzerne dans la ration du lapin est de 15% pour assurer une bonne digestion de ses constituants (PEREZ et al, 1998).

Les pailles sont des matières premières très lignifiées, ces fourrages constituent une source importante de cellulose indigestible qui a un rôle prépondérant dans la régulation du transit et de la santé digestive du lapin. (DROGOUL et al, 2004).

La paille de blé constitue une intéressante source de fibres : 42,5% de cellulose brute, dont une grande partie est indigestible (ADF=15%) (MERCIER et al, 1980 ; CARABANO et FRAGA, 1992). Le taux d'incorporation recommandé est de 6 à 10% (GIPPERT et al, 1988 ; LEBAS et al, 2001).

Chapitre I Particularités anatomiques, physiologiques et besoins nutritionnels du lapin

1-4-3-- LES ISSUS DE MEUNERIE

Plusieurs matières premières et sous produits peuvent remplacer la luzerne en couvrant la totalité des besoins en lest des lapins à l'engraissement.

En effet, l'incorporation de la farine de paille dans l'aliment granulé afin d'augmenter la teneur en cellulose, s'avère une pratique favorable à l'amélioration de la qualité du granulé. (BERCHICHE et al 1996).

Le son de céréales présente une intéressante source fibres. Il a une teneur en cellulose brute de (10% du produit brut), NDF (40%), ADF (12,2%) et 3% de lignine (E.N.V.L, 2007). Les autres issues de meunerie apportent aussi du lest mais en faible quantité qui est de 5,5 à 7% et 0,9 à 2% qui correspondent respectivement aux teneurs en CB des remoulages et farines basses (LEBAS, 1987).

Chapitre I Particularités anatomiques, physiologiques et besoins nutritionnels du lapin

Tableau 6. Composition chimique et valeur nutritive des principaux produits et sous produits destinés au lapin (en % du produit brut), (PEREZ et al, 1998).

MATIERES PREMIERES

MS

%

MAT

%

CB

%

MG

%

CA

%

P

%

ED

KCAL./KG

AVOINE

88

10.6

11.1

5.1

0.06

0.30

2600

BLÉ

88

11

2.2

2.2

0.04

0.35

3130

MATS

88

9.2

3.8

3.8

0.02

0.25

3130

ORGE

88

10.8

2.5

2.5

0.06

0.36

3080

TRITICALE

88

11.6

1.7

1.7

0.05

0.34

3080

FÉVEROLE

88

25.7

1.3

1.3

0.12

0.53

3120

GRAINE DE SOJA

90

36.9

5.6

19.3

0.25

0.56

4300

LUPIN

88

32.6

12.8

7

0.23

0.32

3030

POIS

90

22

5.7

1.2

0.10

0.40

3150

TOURTEAU DE COLZA

90

36.1

12.1

2.5

0.70

1

2700

TOURTEAU DE SOJA

90

46.8

5

1.8

0.29

0.64

3510

FOIN DE LUZERNE

90

12.6

29.7

2.3

1.40

0.26

1610

LUZERNE DÉSHYDRATÉE

90

18

21.6

3.6

1.60

0.27

1980

MARC DE RAISIN

90

11.7

28

5.4

0.70

0.20

1070

PAILLE DE BLÉ

90

3.6

39.5

1.2

0.38

0.08

650

PULPE DE BETTERAVE

90

9

18

1

0.76

0.10

2480

PULPE D'AGRUMES

90

5.9

13.3

2.7

1.59

0.12

2700

PÉPINS DE RAISIN

90

9.9

44.1

1.4

0.60

0.12

670

SON DE BLÉ

88

15.8

10.2

4.4

0.15

1.09

2410

REMOULAGE DE BLÉ

88

16.7

8.5

4.1

0.14

1.05

2580

FARINE BASSE

88

9.1-15

0.9 - 2

3

0.05

-

3200

MÊLASSE DE BETTERAVE

75

10.5

-

-

0.22

0.02

2550

MÊLASSE DE CANNE

75

4

-

-

0.74

0.09

2410

GRAISSE ANIMALE

99.5

-

-

99

-

-

8000

Chapitre II Sources alternative de protéines : Féverole et Pois

19

Les protéagineux sont des plantes annuelles, appartenant au groupe botanique des Légumineuses (famille des Fabacées anciennement Papilionacées) cultivées pour la fourniture de protéines par leurs graines.

La différence (principale) entre protéagineux et oléagineux (qui peuvent parfois être des légumineuses) réside dans la nature des réserves non protéiques de leurs graines : Chez les oléagineux, il s'agit majoritairement de lipides et chez les protéagineux, il s'agit majoritairement de glucides.

Dans notre synthèse bibliographique nous ne développerons que les deux protéagineux concernés dans notre féverole et le pois.

II-1- PRÉSENTATION DES PROTÉAGINEUX : FÉVEROLE ET POIS

II-1-1- FÉVEROLE (VICIA FADA L.)

La féverole (Vicia faba L.) est une légumineuse appartenant à la famille des papilionacées. Sa graine, de forme grossièrement ovale (grand axe sur diamètre = 11 à 14 mm sur 7 à 9 mm), est constituée d'un tégument ("coque"), et de cotylédons ("l'amande"). La proportion de la coque varie de 15,50 à 14,7% par rapport à la graine entière selon les cultivars (WANG et ÜBERSCHÄR, 1990 ; KAYSI et MELCION, 1992).

La féverole contient plus de 60% d'hydrates de carbone, essentiellement composés d'amidon (42% de MS), par contre, les composés pariétaux représentent seulement 4,6 à 6,9% du poids de la graine et cela selon les variétés, essentiellement contenus dans les enveloppes (13.5% de MS) (CERNING et al, 1975 ; KAYSI et MELCION, 1992) (Tableau 8). La déficience en acides aminés soufrés et en tryptophane de la féverole est bien connue (KAYSI et MELCION, 1992). De plus, certains acides aminés semblent présenter une faible disponibilité qui pourrait être liée à la structure même des protéines. Ainsi, la structure très compacte des ces protéines les rends inaccessibles aux enzymes digestibles (GUEGUEN et BANIEL, 1990).

Chapitre II Sources alternative de protéines : Féverole et Pois

20

Tableau 8. Composition chimique moyenne des protéagineux et du soja
(en % du produit sec)

 

Féverole

Pois

Soja

Matière sèche (MS)

87

86

89

Matières azotées Totales (MAT)

30

25.5

41

Lipides

1.6

1.7

20.5

Cellulose brute (CB)

8.6

6.5

6.7

Amidon

41

49

-

Cendres

3.9

3.9

5.5

Calcium

0.13

0.09

0.28

Phosphore

0.70

0.46

0.64

ii-1- . LE pois PisU! SATIVU! L)

Le pois Pisum sativum L. est une graine qui ne contient pas d'albumen, tissu spécialisé dans l'accumulation des réserves, mais est totalement remplie à maturité, par un embryon chargé de réserves: 20 à 25% de la MS des protéines, de glucides (amidon principalement : 30 à 50% de MS) et des lipides (moins de 2% de MS). Les protéines du pois sont caractérisées par une teneur élevée en lysine et une relative déficience en acides aminés soufrés et en thréonine. Elles sont constituées, comme toutes les protéines des légumineuses, de trois classes de protéines : les globulines (55 à 65%), les albumines et les protéines dites « insoluble » (10 à 15%) (PERROT, 1995 ; CREVIEU-GABRIEL, 1999).

ii- - FACTEURS ANTINUTRITIONNEL.S DES PROTEAGINEUX

Chez les monogastriques des variations des coefficients de digestibilité des protéines entre les différentes études peuvent avoir des causes méthodologiques concernant, par exemple, les taux d'incorporation dans l'aliment, les méthodes de détermination de la digestibilité, selon l'âge de l'animal et de l'espèce considéré. Cependant, on accuse souvent les facteurs antinutritionnels tels que les inhibiteurs trypsines, les lectines et les tanins d'être responsables des faibles digestibilités (PERROT, 1995 ; CREVIEU-GABRIEL, 1999). Mais d'autres constituants de la

Chapitre II Sources alternative de protéines : Féverole et Pois

21

ration, tels que certains glucides, les lipides ajoutés à la ration et la structure de certaines protéines pourraient aussi intervenir (PERROT, 1995; CREVIEU-GABRIEL, 1999 ).

Il- 2- 1 - FACTEURS ANTINUTRITIONNELS

Les facteurs antinutritionnels sont supposés protéger la graine contre les champignons, bactéries, insectes, mais ils ont aussi un effet négatif chez les animaux d'élevage.

a)- LES TANINS : Principalement localisés dans les téguments (7,1 à 149mg/g), sont des composés polyphénoliques qui se subdivisent en deux groupes hydrosolubles et condensés. Leurs effets biologiques sont dus à leur capacité à se complexer avec les protéines alimentaires et/ou enzymes. Il en résulte une augmentation des sécrétions de protéines digestives JANSMAN et al, (1993), de mucus (SELL et al, 1985) et le renouvellement cellulaire de la muqueuse intestinale (VALLET et al, 1994). Une forte baisse de la digestibilité notamment des protéines mais aussi de l'amidon et donc de l'énergie de l'aliment est constatée.

b)- LES P HYTATES : constituent la forme de réserve du phosphore de la plante, représentent 1 à 5% de la matière sèche des principales graines de légumineuses utilisées en alimentation animale (HUISMAN et JANSMAN, 1991). Un effet faiblement inhibiteur a été démontré sur les protéases in vitro, mais aucun effet n'a pu être en évidence in vivo (KNUCKLES et al, 1989).

c)- LES LECTINES : En se fixant sur la muqueuse intestinale, les lectines pourraient avoir différents effets antinutritionnelles : diminuer l'absorption, favoriser la prolifération des cellules intestinale, augmenter la sécrétion de mucine, donc augmenter les pertes endogènes, perturber la perméabilité intestinales et modifier l'écologie bactérienne en s'attachant aux sites de fixation des bactéries (PUSZTAI et al, 1993).

d)- INHIBITEURS TRYPSIQUES : Ils sont les facteurs antinutritionnels les plus étudiés, en particulier chez le soja où ils sont présents en quantités particulièrement importantes et ont un effet négatif sur la digestion des protéines. Ils agissent par la formation de complexes enzyme-inhibiteur irréversibles inactivant les enzymes (HUISMAN et JANSMAN, 1991). Il en résulte une hypertrophie du pancréas et une hypersécrétion des enzymes pancréatiques chez les petits animaux. Parmi l'ensemble de ces facteurs antinutritionnels, seuls les inhibiteurs trypsiques pourraient être présents en quantité suffisante dans les protéagineux pour modifier la digestibilité des protéines. (CREVIEU-GABRIEL, 1999).

Chapitre II Sources alternative de protéines : Féverole et Pois

22

IIr 2r 2r LES GLUCIDES

Les glucides représentent l'essentiel des constituants des régimes utilisés en alimentation animale. On peut les classer en trois groupes: l'amidon, les polysaccharides non amylacés (PNA) et les sucres. Les PNA peuvent être subdivisés en hydro-solubles, tels que les gommes de guar et les pectines, du fait de la viscosité qu'ils génèrent. Ils pourraient réduire les vitesses de diffusion des enzymes ou des produits de la digestion des protéines, et donc démineur l'hydrolyse ou l'absorption chez l'animal. Les parois cellulaires, constituées pour l'essentiel de PNA hydro-insolubles, peuvent diminuer l'accessibilité des enzymes aux aliments par encapsulation physique des protéines (SAUNDERS et al, 1969; CREVIEU-GABRIEL, 1999), augmenter les pertes de protéines endogènes (MARISCAL-LANDIN et al, 1995; SIRIWAN et al, 1989), et accroître les synthèses microbiennes (PARSONS et al, 1983; MASON, 1984).

Ilr%r LES TRAITEMENTS TECHNOLOGIQUES DES PROTÉAGINEUX

a)- BROYAGE SIMPLE : Le broyage a pour but d'une part, de réduire les composants de la graine en particules de granulométrie désirée afin de permettre un mélange homogène et plus stable et une mise en granulés plus aisée (KAYSI et MELCION, 1992 ; PERROT, 1995). D'autre part, il favorise l'accessibilité des substrats aux enzymes, et augmente la disponibilité de certains composants nutritionnels (CREVIEU-GABRIEL, 1999). Le broyage peut s'effectuer par écrasement-friction (broyeur à meule), compression cisaillement (broyeur à cylindres) ou par impact (broyeur à marteaux), ce dernier étant de loin le plus utilisé en alimentation animale (DAVID, 1985 ; KAYSI et MELCION, 1992).

b)- LE DÉCORTICAGE : Le décorticage a pour but de séparer la graine des protéagineux en deux parties : une fraction « coques » et une fraction « amandes ». Il permet d'extraite la quasi-totalité des tanins contenus dans les téguments, et une grande partie des constituants pariétaux (KAYSI et MELCION, 1992). Le décorticage consiste en un concassage, le plus souvent sur cylindres cannelés tournant à vitesse différentielle, suivi d'une séparation associant souvent tamisage (séparation selon la taille des fragments) et tri densimétrique (séparation selon la densité) (Figure 3). Un prétraitement thermique est généralement nécessaire : il consiste à un séchage rapide de l'enveloppe, précédé ou non d'une réhydratation de l'amande selon son degré de siccité initial (KAYSI et MELCION, 1992). Pour des variétés riches en tanins le décorticage accroît de 16% la teneur en matières azotées totales par rapport à la matière sèche, mais l'énergie brute est légèrement réduite (KAYSI et MELCION, 1992).

Chapitre II Sources alternative de protéines : Féverole et Pois

D'autres méthodes mécaniques pour la séparation des constituants des graines de protéagineux existent, la turboséparation (SOSULSKI, 1983) et le fractionnement en milieu aqueux (GUEGUEN, 1983). Néanmoins, ces deux procédés technologiques assez coûteux ne s'appliquent jusqu'à présent qu'à des produits destinés à l'alimentation humaine.

 

.

23

Figure 3. Principe de décorticage (KAYSI et MELCION, 1992)

Il
·4
· TRAITEMENT THERMIQUE ET HYDROTHERMIQUE

Un traitement hydrothermique revient à combiner l'action de l'eau et de la chaleur pendant une durée variable (de quelques secondes à plusieurs dizaines de minutes), complétée souvent d'un traitement mécanique qui cisaille le produit. D'autre part, les traitements thermiques proprement dits utilisant l'eau contenue dans la graine.

II
·4
·1
· TRAITEMENTS HYDROTHERMIQUES

11
·4
·1
·1
·AGGLOMERATION : Traitement hydrothermique largement utilisé en alimentation animale, intervient à la fin de la fabrication d'un aliment composé. Cette opération a pour but de réduire le volume apparent de l'aliment, afin de faciliter le stockage, le transport et la manutention. Les pertes au sol ou à l'auge, le tri par les animaux sont également limitées. Ce traitement consiste à compacter dans une presse un produit pulvérulent, après éventuellement injection de vapeur vive dans la masse de farine à l'aide d'un conditionneur (10 à 50 secondes).

Chapitre II Sources alternative de protéines : Féverole et Pois

24

Les rouleaux de la presse forcent le mélange à travers les orifices d'une filière (5 à 18 secondes), créant ainsi une pression à l'intérieur de celle-ci (600 à 1 200 bars). Le produit en sortie de la presse atteint une température de 65 à 98°C (KAYSI et MELCION, 1992; CREVIEU - GABRIEL, 1999).

1441.2. CUISSONI - EXTRUSIONI : Traitement thermique beaucoup plus drastique que la granulation , son principe est de soumettre une matière première ou un mélange, plus au moins hydratés, à l'effet conjugué de la pression (jusqu'à 200 bars) et de la température (de 90 à 250°C) pendant un temps cours (inférieur à 30 secondes), et à les mettre en forme par passage forcé au travers d'une ou plusieurs filières (KAYSI et MELCION, 1992 ; CREVIEU - GABRIEL, 1999).

1441.3 FLOCONINIACE : Le floconnage est une cuisson à la vapeur à basse pression, injectée directement dans une colonne de conditionnement où le produit est brassé à l'aide d'agitateurs horizontaux. Il séjourne dans la colonne 10 à 20 minutes à température de 92 à 96°C à pression atmosphérique : l'humidité ajoutée sous forme de vapeur est alors de 4 à 6%. La graine cuite, dont l'humidité finale est de 18 à 19 %, est ensuite aplatie entre deux cylindres cannelés tournant à vitesse identique, puis les flocons sont séchés, refroidis, tamisés et ensachés.

11.42. TRAIT EMENITS THERMIQUES

L'autoclavage a souvent été utilisé comme méthode de référence en raison de sa souplesse. Il permet d'évaluer la thermosensibilité d'un composant mais se justifie peu au plan industriel (KAYSI et MELCION, 1992).

1442.1. INIFRANIISATIONI : Le produit (graines prénettoyées), parfois réhumidifié jusqu'à 18-20% d'eau est réparti en une couche mono graine sur un tapis convoyeur. Au cours de ce transfert, dont la durée peut varier de 40 à 90 secondes, le produit est soumis à l'action de rayons infrarouges émis par une série de brûleurs en céramique chauffés au gaz ou à l'électricité. Ce rayonnement provoque la vibration des molécules en accord avec leur fréquence de résonance. L'intérieur de la graine peut atteindre des températures, la perte d'eau au cours de l'irradiation seule est de 5 à 6%. Les graines ainsi traitées sont aplaties dans un appareil à cylindre cannelés pour être transformées en flocons d'épaisseur voisine de 0,8mm, puis refroidis (Tableau 9).

Tableau 9. Influence du floconnage d'une féverole entière ou décortiquée sur certaines
caractéristiques physico-chimiques

(CERNING-BEROAD 1977; MELCION et VALDEBOUZE, 1977)

Chapitre II Sources alternative de protéines : Féverole et Pois

25

Type de graines

Traitements et conditions de
floconnage

Caractéristique de l'á-amylolyse

Facteurs
antitrypsiques
(UTI /mg)

Vi

Fh (%)

 

Non traitées

4,6

8,0

6,40

 

Floconnées :

35,0

50,5

0,39

Graines

 
 
 
 

entières

* température finale : 92-94°C

 
 
 
 

* humidification : + 4,6%

 
 
 
 

* temps de séjour : 33 minutes

 
 
 
 

Non traitées

5,1

6,5

7,70

 

Floconnées :

28,6

44,5

0,38

Graines

 
 
 
 

décortiquées

* température finale : 95-96°C

 
 
 
 

* humidification : + 3,2%

 
 
 
 

* temps de séjour : 19 minutes

 
 
 

11.42.2. EXPANSION : Dans ce procédé, la chaleur est communiquée aux graines par l'air porté à 280-300°C en lit fluidisé. En 90 à 120 secondes, le produit atteint 130 à 150°C et l'eau interne, brutalement vaporisée, peut provoquer l'éclatement de la graine. Cet effet mécanique peut être complété par un floconnage tandis que l'air chaud est recyclé (BERTHET, 1987).

11.42.3. TAOSTAGE : Il s'agit essentiellement d'un chauffage direct de la graine, utilisant simultanément plusieurs modes de transmission de la chaleur : Conduction (support solide), convection (air chaud) et rayonnement. Le produit est introduit dans un appareil à tambour, où il est brassé par des palettes disposées à l'intérieur du cylindre. La chaleur est en grande partie transmise par l'air de combustion et par rayonnement, grâce à un déflecteur en céramique qui capte les calories émises par un brûleur situé à l'arrière de l'appareil (600 à 900°C) et la restitue dans la totalité au tambour. La graine est récupérée à la sortie et l'air chaud recyclé.

11.8. UTILISATION DES GRAINES DE FÉVEROLE ET DE POIS EN ALIMENTATION DU LAPIN

Chapitre II Sources alternative de protéines : Féverole et Pois

26

L'utilisation de protéagineux en alimentation a eu un regain d'intérêt suite à l'embargo imposé par les Etats-Unis en 1973 à l'exportation du soja en raison de conditions climatiques désastreuses. Les Européens ont alors perçu leur trop grande dépendance vis-à-vis de l'extérieur pour couvrir leurs besoins en protéines végétales, destinées principalement à l'alimentation animale (FROIDMONT et LETERME, 2005).

Pour faire face à son déficit en protéines, l'union européenne, qui importe 70 % de sa consommation, cherche à développer les protéagineux comme substitut au soja dans l'alimentation des monogastriques (PERROT, 1995 ; CREVIEU - GABRIEL, 1999). Parmi ces matières utilisées ont peut citer la féverole, le pois et le lupin. Ces matières premières sont utilisées pour leurs richesses en protéines (18 à 30%) et en lysine, et constituent un bon complément pour les céréales.

Cependant, l'incorporation massive de ces matières premières dans l'aliment conduit parfois à des valeurs de digestibilité inférieures à celles des régimes à base de soja, ainsi qu'à de fortes variations de digestibilité des protéines. Ces variations de digestibilité, sont dues en particulier aux facteurs antinutritionnels. De ce fait des recherches sont menées dans ce sens: la sélection variétale et l'application de traitements technologiques au niveau de l'industrie des aliments de bétail (CREVIEU - GABRIEL, 1999).

Chez le lapin, peu de travaux de recherche sont menés dans le but de remplacer partiellement ou totalement le tourteau de soja, par des sources alternatives de protéines, tels que la féverole, le pois. Les résultats des performances de croissance sont rapportés dans le Tableau 10.

Chapitre II Sources alternative de protéines : Féverole et Pois

27

Tableau 10. : Les résultats des différents travaux de recherche pour la valorisation de la

féverole et le pois dans l'alimentation du lapin à l'engraissement.

Auteurs

Protéagineux

Taux

d'incorporation

CMQ
(g/j)

GMQ
(g/j)

IC

Rdt

(%)

COLIN et LEBAS, 1976

Fèverole
Pois

20%

22%

/

/

36

37,9

3,39

3,65

/

/

FRANCK et al, 1978

Pois

30%

96,8

31

3,15

/

SEROUX, 1984

Féverole
Pois

28 %

30%

135,6

137,9

43,8

44,2

3,11

3,12

62,00

61,7

LEBAS, 1981

Féverole

36%

/

38

3,60

/

BERCHICHE et LEBAS, 1984

Féverole

36

133,4

42,7

3,44

59

BERHICHE et al, 1988

Féverole

37%

146

40,70

3,45

56,1

MAITRE et al, 1990

Féverole

10%

118,6

35,8

3,26

/

BERCHICHE et al, 1995a

Féverole

26,5%

37%

125,8

123,6

42,8

40,7

2,95

3,05

56,8

56,4

BERCHICHE et al, 1995b

Féverole

26%

35%

115,8

108,9

38,9

37,4

3,0

2,92

/

/

LOUNAOUCI, 2002

Féverole

30%

101,91

28,73

3,55

68,35

LOUNAOUCI et al, 2008

Féverole

30%

97,06

31,06

3,13

70,7

Chez le lapin, l'introduction des graines de féverole et de pois remonte au premier essai de LEBAS et COLIN (1976). Peu de travaux de recherche sont menés dans le but de déterminer les limites d'incorporation. SEROUX, (1984) et BERCHICHE et LEBAS (1995a et b) ont rapportés un taux optimum de 30% de pois et de 37% de féverole, au delà les performances

Chapitre II Sources alternative de protéines : Féverole et Pois

28

zootechniques seront altérés. Le tableau 11 résume les limites d'incorporation des graines de féverole et de pois dans l'alimentation des lapins, volailles et ruminants.

Tableau 11. Taux d'incorporation des graines de féverole et pois chez les lapins, volailles et

ruminants.

 

Taux d'incorporation

Féverole

Pois

Lapin en croissance

10 à 37%

10 à 30%

Poulet

<10% poussin en croissance

< 20% : finition 5-10% Poule pondeuse

20 à 25%

Ruminants

30 à 40 %

Jusqu'à 100%

La consommation chez le lapin des aliments à base de féverole et de pois varient de 96,8 à 147g/j comparativement aux aliments témoins à base de soja (10 à 15%) des différents essais (90,5 à 150g/j). FRANCK et al, 1978; SEROUX, 1984; MAITRE et al, 1990 ne rapportent pas d'effet significatif sur la quantité d'aliment ingérée. Les gains moyens quotidiens et l'indice de consommation des lapereaux à l'engraissement ne sont pas influencés par l'introduction de féverole ou du pois dans l'aliment granulé lorsque ces derniers sont bien équilibrés (FRANCK et al, 1978; SEROUX, 1984; MAITRE et al, 1990, LOUNAOUCI 2002; LOUNAOUCI et al, 2008). L'utilisation de féverole à 30% complémenté avec dl-méthionine permet d'obtenir les mêmes performances d'abattage que celle d'un aliment soja (BERCHICHE et al, 1996 ; LOUNAOUCI et al, 2008).

Chapitre III La croissance du lapin et facteurs de variations

29

HI.I LA CONSOMMATION ALIMENTAIRE ET LES PRINCIPAUX FACTEURS L'INFLUENÇANT

Dans un élevage intensif, les lapins sont nourris à base de granulés équilibrés et qui sont distribués ad-libitum. L'ingestion d'aliment se repartie alors spontanément chez le lapin, en repas relativement fréquents (25 à 30/jour de 2 g chacun), à condition que l'eau soit disponible en permanence (LEBAS, 1991).

Le lapin consomme la plus grande partie de sa ration (60 à 70%) la nuit. Ce comportement alimentaire principalement nocturne, favorise son adaptation à des endroits chauds. (SCHOLOLAUT, 1982).

La capacité d'ingestion alimentaire journalière du lapin de chair, issu de souches améliorées, placé dans une ambiance de 18 à 22°C, est en moyenne de 130g/j entre la 5éme et la 12éme semaine d'âge, avec un maximum au cours de la 8éme semaine. (LAFFOLAY, 1985).

Plusieurs facteurs contrôlent l'ingestion alimentaire des lapins, mais les plus importants sont la concentration énergétique de l'aliment et la température ambiante. En effet, le niveau de consommation des lapins diminue ou augmente, selon que la concentration énergétique de l'aliment est élevée ou faible. (LEBAS, 1975 ; LEBAS, 1992).

La température ambiante élevée ainsi que la saison estivale influence négativement la consommation alimentaire du lapin, et l'ingestion du granulé diminue lorsque la température augmente. A 30°C, la consommation alimentaire des lapins est de 30 à 40% plus faible qu'à 20°C. (COLIN, 1985 ; SIMPLICO et al, 1988 ; DUPERRAY et al, 1998a et b ; SZENDRO et al, 1999).

La croissance est l'ensemble des modifications de poids, de la forme, de la composition anatomique et biochimique d'un animal depuis sa conception jusqu'à l'abattage (OUHAYOUN, 1978). Elle est le résultat d'un ensemble de mécanismes complexes mettant en jeu des phénomènes de multiplication, de grandissement et de différenciation cellulaire, tissulaire et organique (PRUD'HON et al, 1970).

III -2-LA CROISSANCE

La croissance est l'ensemble des modifications de poids, de la forme, de la composition anatomique et biochimique d'un animal depuis sa conception jusqu'à l'abattage (OUHAYOUN, 1978). Elle est le résultat d'un ensemble de mécanismes complexes mettant en jeu des phénomènes de multiplication, de grandissement et de différenciation cellulaire, tissulaire et organique (PRUD'HON et al, 1970).

La croissance d'un jeune animal comprend deux étapes : la croissance prénatale et la croissance postnatale.

Chapitre III La croissance du lapin et facteurs de variations

30

III-2-1- LA CROISSANCE PRÉNATALE

Elle commence dés la formation de l'oeuf jusqu'à la naissance, c'est une période d'intenses multiplications cellulaires. A la fin de gestation, la vitesse de croissance est très élevée chez le foetus alors qu'au début, le poids et la taille n'augmente pas bien que les divisions mitotiques soient importantes (FORTUN-LAMOTHE, 1994). Le foetus du lapin pèse en moyenne 1g au 15eme jour et 50 à 55g environ dans la minute suivant la naissance (LEBAS, 2002).

III-2-2- LA CROISSANCE POSTNATALE

La croissance post natale du lapin comprend deux phases : la première de la naissance au sevrage et la seconde du sevrage à l'abattage. Entre la naissance et le sevrage, la vitesse de croissance des lapereaux connait une forte accélération (DE ROCHAMBEAU, 1989). Toutefois, la courbe évolutive fait apparaître une phase de ralentissement entre la 2ème et la 3ème semaine postnatale due à l'insuffisance laitière (LEBAS et al, 1991). Par contre une prise de poids entre la 3ème semaine et le sevrage est plus importante (DELAVEAU, 1982). La croissance du jeune dépend grandement du milieu maternel : taille de la porte et de l'aptitude laitière de la mère à couvrir les besoins de ses petits (LEBAS et al, 1991 ; LEBAS, 2002).

III--LA CROISSANCE PONDÉRALE GLOBALE

La croissance pondérale est sous la dépendance de facteurs propres de l'individu lui-même, sa race, son génotype, du milieu et des effets résultants de l'influence maternelle de la conception jusqu'au sevrage (CHERIET, 1983). La courbe de croissance pondérale globale du lapin est une courbe sigmoïde, dont le point d'inflexion est situé entre la 5eme et la 7ème semaine de vie postnatale (sevrage à 4 semaines) (OUHAYOUN, 1983; BAUMIER et RETAILLEAU, 1987). Ce point correspond à la vitesse de croissance maximale. Celle-ci ralentit ensuite progressivement et tend vers zéro vers l'âge de 6 à 10 mois selon les races (BRASSART et al, 1991).

Quelques fois, des irrégularités au niveau de cette courbe sont observées. Elles sont dues à des troubles de santé, de perturbations alimentaires autour du sevrage....etc. (LAFFOLAY, 1985 ; BAUNIER et RETAILLEAU, 1987).

L'abattage intervient donc vers dix semaines, à un poids vif de 2,3 à 2,6 Kg qui permet d'obtenir des carcasses pesant 1,3 à 1,6 Kg (DROGOUL et al, 2005). Les lapins mâles et femelles, suivent une courbe de croissance semblable jusqu'à l'âge de 10, 15 ou 20 semaines, selon que leur croissance est rapide, moyenne ou lente. Au delà, le dimorphisme sexuel s'exprime par une supériorité pondérale des femelles (OUHAYOUN, 1983).

Chapitre III La croissance du lapin et facteurs de variations

31

111.4.-A VITESSE DE CROISSANCE

Au point d'inflexion de la courbe de croissance (5-7 semaines) et jusqu'à l'âge de 11 semaines la vitesse de croissance est maximale (GIDENNE, 2005), puis elle ralentit progressivement, notamment au-delà, et tend ensuite vers zéro à partir de l'âge de 6 mois (OUHAYOUN, 1983 ; BAUMIER et RETAILLEAU, 1987 ; BLASCO, 1992). Chez le lapin de chair de souche améliorée, placé dans une ambiance de 18 à 22°C, le gain moyen quotidien est de 35,8 g/jour avec un maximum au cours de la 8ème semaine, soit 45,5 g/jour (LEFFOLAY, 1985) (Tableau 12).

Tableau 12. Performances zootechniques moyennes entre 28 et 84 jours du lapin de chair de
souche améliorée (LAFFOLAY, 1985).

 

Aliment

Age (jours)

Poids vif (g)

g/j

g/j/kg de PV

GMQ (g/j)

IC

28-25

696

60

86,17

27,5

2,18

35-42

920

84,5

91,82

36,5

2,31

42-49

1198,5

113

94,28

43

2,62

49-56

1508

140

92,82

45,4

3,07

56-63

1809

153

84,56

40,5

3,77

83-70

2073,5

161,5

77,88

35

4,61

70-77

2304,5

165

71,59

31

5,32

77-84

2511

168,5

67,10

28

6,01

Période globale (j)

Aliment (g/j)

GMQ (g/j)

IC

28- 84

130,7

35,8

3,64

111.!. LA CROISSANCE RELATIVE

La croissance de l'organisme est la résultante des croissances relatives de ses différents organes, qui ne réalisent une même fraction de leur poids final que successivement dans le temps: c'est ce qui définit l'allométrie (OUHAYOUN, 1983). La relation d'allométrie

est très fréquemment utilisée dans l'étude de l'évolution, au cours de la naissance, de la composition corporelle, de la répartition des masses osseuses, musculaire et adipeuse (OUAHYOUN, 1983) (Tableau 12).

Chez le lapin en croissance, la priorité est accordée au tissu osseux, le tissu

musculaire et enfin les tissus adipeux (CANTIER et al, 1969). La proportion d'os diminue aux environs du poids vif de 1000 g, et celle du tissu musculaire aux environs de 2450 g du poids vif, tandis que le tissu adipeux s'accélère au-delà du poids de 2100 g (OUHAYOUN, 1989) (Tableau 13).

32

Chapitre III La croissance du lapin et facteurs de variations

Tableau 13. Zones pondérales de changement d'allométrie des principaux tissus et organes
contribuant aux caractéristiques bouchères des lapins (CANTIER et al, 1969)

Tube digestif

1,13

 

650g

 
 
 
 

0,46

 
 

Peau

 

0,44

 

850g

 
 
 

0,86

 
 

Tissu adipeux

 

0,82

 
 

950g

 

1,87

2100g

 

3,21

Squelette

 

0,91

 
 
 

1000g

 

0,55

 
 

Tissu musculaire

 

1,20

 
 
 
 
 
 

2450g

0,50

 

Les coefficients d'allometrie (tableau 14) font apparaître un gradient de précocité pour chaque organe. Les parties de l'organisme ayant une croissance précoce (cerveau), présentent un coefficient d'allometrie très faible ; tandis que ceux à développement plus tardif (tissu adipeux) présentent un coefficient d'allometrie supérieur à 1 (OUHAYOUN., 1983).

Tableau 14. Gradient de précocité des principaux tissus et organes

(CANTIER et al, 1969)

Tissus ou organe

Coefficient d'allometrie

Cerveau

0,27

Rein

0,70

Peau

0,79

Tractus digestif

0,79

Squelette

0,81

Foie

0,94

Tissus musculaires

1,15

Tissus adipeux

1,31

La connaissance de ces gradients permet l'évaluation de la composition anatomique et biochimique des individus et d'en déduire l'influence de l'augmentation du poids par exemple sur le rendement et la composition tissulaire de la carcasse (CHERIET, 1983).

111. 6 . RENDEMENT À L'ABATTAGE ET COMPOSITION DE LA CARCASSE

Parmi les critères de composition corporelle et donc de la valeur bouchère, dont la mesure est recommandée aux chercheurs et éleveurs s'intéressant au lapin : le poids de la

Chapitre III La croissance du lapin et facteurs de variations

33

carcasse, le rendement à l'abattage, l'adiposité ainsi que le rapport muscle/os (BLASCO et al, 1990).

III.6. i . LE POIDS DE LA CARCASSE

Ce critère intéresse particulièrement les éleveurs (OUHAYOUN, 1990). Il dépend de l'âge de l'animal (ROIRON et OUHAYOUN, 1994 ; OUHAYOUN et al, 1986), ainsi que du poids à l'abattage (ROIRON et al, 1992).

III. 6.2. LE RENDEMENT À L'ABATTAGE

Il est déterminé par le rapport entre le poids de la carcasse sans les viscères et le poids vif. En moyenne, le lapin de boucherie qui pèse 2,2 Kg (soit 55% d'un poids adulte de 4 Kg), fournit à l'âge de 10-11 semaines, après saignée, dépouille et éviscération, une carcasse chaude de 1,395 Kg (OUHAYOUN, 1989)

Au cours de la réfrigération (24 h a + 4°c), la carcasse perd 2,5% de son poids (égouttage et dessiccation superficielle) c'est la carcasse froide. Apres suppression des manchons (3,6% du poids vif), la carcasse dite commerciale alors pèse 1,285 Kg, dont les morceaux nobles (83%) sont particulièrement maigres (moins de 3% de tissu gras). Le rendement de la première transformation (carcasse commerciale) est ainsi de 57,1%. (OUHAYOUN, 1983 ; 1989; 1990 ; BLASCO et al, 2003) (Figure 08).

III. 6 .3. LE RAPPORT MUSCLE/OS ET L'ADIPOSITÉ

Le rapport muscle/os est mesuré par la patte postérieure (ROIRON et al, 1992), et l'adiposité générale par le gras péri rénal. Ces deux paramètres augmentent avec l'âge (ROIRON et OUHAYOUN, 1994).

Figure 4 . Rendement en viande d'un lapin de format moyen de 2.3 Kg.
(OUHAYOUN, 1989).

Chapitre III La croissance du lapin et facteurs de variations

34

Selon OUHAYOUN (1989), les carcasses de lapins contenant 80% de morceaux nobles, ne contiennent que 12 % d'os. Cependant, le rapport muscle/os est réduit avec l'abattage précoce (OUHAYOUN, 1990), ainsi que par une baisse du taux de protéines (CHIERICATO, 1992). Par ailleurs, (LARZUL et al, 2001) confirme que l'adiposité augmente avec une alimentation à volonté, et la baisse du taux de protéines.

III.7.FACTEURS DE VARIATION DE LA CROISSANCE, LE RENDEMENT ET LA COMPOSITION CORPORELLE

Toute performance de production est exprimée par le facteur lié à l'animal qui est le facteur génétique (race), et le facteur non génétique (alimentaire et environnemental).

III. 7 .1. INFLUENCE DES FACTEURS ALIMENTAIRES

L'alimentation joue un rôle très important dans l'élevage rationnel. Ainsi, la présence ou l'absence des éléments dans la ration, l'équilibre entre divers constituants et le niveau

énergétique et protéique de la ration, sont les facteurs qui interviennent dans la croissance du lapin (OUHAYOUN, 1983). Une croissance optimale est obtenue avec un aliment distribué à volonté qui satisfait les besoins de croissance de lapin (LEBAS, 2004).

III. 7.1.1 . INFLUENCE DU NIVEAU ALIMENTAIRE

L'effet réduction quantitative du niveau alimentaire à (60%), sur la croissance, la santé et la réduction du coût alimentaire de la croissance, a été étudié par plusieurs auteurs. En effet, l'application d'un rationnement pendant les 19 jours suivant le sevrage (à 35 jours en moyenne), réduit proportionnellement la vitesse de croissance et al longe le temps de séjour des digestats dans le tractus digestif. Il en résulte, un accroissement relatif du tractus digestif et par conséquent une diminution du rendement à l'abattage et une modification de l'équilibre des constituants de la carcasse (PERRIER, 1998 ; GIDENNE, 2003). Cependant LEDIN (1984), signale cette diminution du rendement qui est aussi associée à la diminution de l'adiposité provoquée par le rationnement. (Tableau 15)

Chapitre III La croissance du lapin et facteurs de variations

35

Tableau 15. Effets de 19 jours de rationnement (35-54j) sur les performances globales.
(GIDENNE et al, 2003).

Niveau alimentation

100%

90%

80%

70%

60%

Poids vif initial (g)

931

930

932

923

923

GMQ 35-54 j. (g/j)

40,7

35,7

32,3

28,4

23,0

GMQ 54-70 j. (g/j)

46,1

49,7

51,1

54,60

58,40

Poids à 70 jours (g)

2468

2422

2373

2340

2279

GMQ 35-70j (g/j)

43,5

42,4

40,4

40,00

38,20

Indice Cons. 35-70 j

2,69

2,61

2,54

02,46

02,38

Une restriction alimentaire à l'engraissement conduit à une réduction de la vitesse de croissance, et l'allongement du temps de séjour des digestats dans le tractus digestif et par conséquent la diminution du rendement à l'abattage et à la modification de l'équilibre des constituants de la carcasse (LEBAS et LAPLACE, 1982; OUHAYOUN et al, 1986 ; PERRIER, 1998).

Le retour à une alimentation à volonté, conduit à une croissance compensatrice et à une amélioration de l'efficacité alimentaire. Sur la période totale d'engraissement, le déficit de poids des lapins les plus rationnés (60%) est de 7,7% par rapport aux lapins nourris à volonté depuis le sevrage. Pendant la période de rationnement, la mortalité et la morbidité sont significativement réduites, respectivement à partir d'un niveau d'alimentation de 80% et 70% de niveau ad-libitum (GIDENNE et al, 2003).

III. 7.1. 2. INFLUENCE DU TAUX DES PROTÉINES ALIMENTAIRES

Un faible taux de protéines (=12%) dans l'alimentation des lapins, cause une réduction de la vitesse de croissance, une détérioration de l'indice de consommation, une réduction du flux intestinal qui provoque donc, une augmentation du poids du tube digestif et par conséquent une diminution du rendement à l'abattage (TROCINO et al, 2000 ; GARCIA-PALOMARES et al, 2006 ; CARABANO, 2008). Les lapins nourris avec un régime à haut niveau protéique (18%), enregistrent des rendements supérieurs par rapport à ceux du régime carencé. Cela est dû à la réduction pondérale du tractus digestif et de son contenu, de la peau et à l'augmentation du poids du foie (OUHAYOUN et DELMAS, 1980).

La vitesse de croissance est non seulement influencée par le taux de protéines, mais aussi par l'équilibre et la teneur en acides aminés essentiels. Une carence en un de ces acides

Chapitre III La croissance du lapin et facteurs de variations

36

entraîne dégradation du gain de poids (COLIN, 1976). Selon TABODDA et al, (1994), une augmentation de la vitesse de croissance de 2.4g/j est observée pour chaque 0.1% de lysine supplémentaire entre les taux de 0.64% et 0.76%, sans que l'indice de consommation ne soit modifié. Par ailleurs, une réduction de l'apport en thréonine de 0.58% à 0.46% se traduit par une altération de la vitesse de croissance, ce qui réduit le rendement à l'abattage. Il est à signaler que lorsque le taux d'acides aminés soufrés passe de 0.62% à 0.37, la vitesse de croissance diminue de l'ordre de 27% sans modification de la composition de la carcasse (BERCHICHE, 1985). La présence d'acides aminées soufrés dans l'aliment de lapin est indispensable, c'est ainsi que (BERCHICHE et LEBAS, 1984) ont déterminé la valeur de 0.47%, comme taux minimum et l'optimum est de 0.62%. Cependant, CARABANO (2008) détermine ces valeurs entre (0,54 % - 0,41%) pour les AAS, (0,75 %-0,59 %) et (0,68 % - 0,47%) respectivement pour la lysine et thréonine.

111-7 -1-3 - INFLUENCE DU RAPPORT PROTÉINES / ÉNERGIE

Après le sevrage, les équilibres alimentaires de la ration, en particulier la concentration en énergie digestible et le taux de protéines digestibles, ont une importance prépondérante sur la croissance des lapereaux. Le lapin régule lui-même son ingestion en fonction de la concentration énergétique de l'aliment et l'ingestion n'est correctement régulée qu'entre 2200 et 3200 Kcal d'aliment (FEKETE et GIPPERT, 1986; MAERTENS et al, 1989 et 1992 a et b). Le lapin atteint sa vitesse de croissance maximale lorsque la concentration énergétique de son aliment est de 2400 à 2500 Kcal d'ED /Kg d'aliment (LEBAS et al, 1984; PARIGI-BINI, 1988 ; EL-HINDAWY et al, 1994; MAERTENS, 1996) (Tableau 16).

Pour une croissance maximale, le rapport optimum "protéines / énergie" est de 45g de PD/ 1000Kcal d'EDa (PARIGI-BINI, 1988). Le maximum recommandé est quant à lui de 48-50g de PD/1000 Kcal d'EDa (LEBAS, 1992).

Tableau 16. Effet des différents niveaux d'énergie sur la croissance des lapins Néozélandais
(El-HINDAWY et al, 1994).

Niveau d'énergie (Kcal/Kg)

2400

2600

2800

 
 
 
 

Poids vif initial(g).

646

654

644

Poids vifs final (g).

1830

2090

2181

GMQ (g/j).

24,16

29,48

31,37

Chapitre III La croissance du lapin et facteurs de variations

37

111.7.1.4 . 1NFLUENCE DU LEST ALIMENTAIRE

Le niveau et le type de fibres de l'aliment peuvent prévenir certains troubles digestifs (GIDENNE, 2003; NICOLDEMUS et al, 2004; ALVAREZ et al, 2006). Cependant, une déficience alimentaire en fibres accroit la fréquence des troubles digestifs (GIDENNE, 1997; GIDENNE et al, 2000; BENNIGADI et al, 2000). La croissance est sensiblement réduite lorsque l'apport en fibre est déficient (<16% d'ADF) (PEINHEIRO et GIDENNE, 1999). PEREZ et al, (1996) suggèrent qu'un taux assez élevé en cellulose est nécessaire en début de croissance pour réduire les mortalités, alors qu'un taux de 12% semble suffisant en fin d'engraissement s'il renferme au moins 4,5% de lignine.

Un apport élevé de fibres conduit à une réduction de la teneur en énergie digestible de l'aliment. Si le taux de fibres est très élevé (=25% ADF) l'animal ne peut plus accroitre son ingestion ce qui peut conduire à une réduction de la croissance (GIDENNE, 2000). Par contre PARIGI-BINI et al, (1994) signalent que l'augmentation du taux de fibres, n'a aucun effet sur la croissance (tableau 17).

Tableau 17. Effet du taux de fibres sur la croissance des lapins

(PARIGI-BINI et al, 1994).

Taux de cellulose

 

15,7

18,5

22,4

(%)

 
 
 

Poids vifs initial (g).

1537

1540

1543

Poids vifs final (g).

2773

2831

2767

GMQ (g/j).

35,3

36,9

35,1

111.7. 2 1NFLUENCE DES FACTEURS NON ALIMENTAIRES

Parmi les facteurs non alimentaires : l'âge et le poids vif au sevrage, la vitesse de croissance, le type génétique et la température, sont les facteurs qui influencent le plus le rendement et les caractéristiques des carcasses.

v La prolongation de 4 jours de l'âge de sevrage, conduit à une augmentation du poids vif, du poids de la carcasse à l'abattage ainsi que du rapport muscle/os du membre postérieur (XICCATO et al, 2003). L'augmentation du poids au sevrage, conduit à un accroissement de la vitesse de croissance (notamment chez les lapins sevrés à 21jours) et le rendement à l'abattage (XICCATO et al, 2003).

Chapitre III La croissance du lapin et facteurs de variations

38

+ La valeur bouchère varie non seulement en fonction du poids, mais aussi en fonction de la vitesse de l'atteinte de ce poids (précocité de croissance). A la précocité de croissance est associé un développement relatif accru des tissus de mise en place tardive (musculaire et adipeux), aux dépend des organes et des tissus de formation précoce (tractus digestif et squelette). Par conséquent, les lapins précoces ont souvent un rendement à l'abattage et un rapport muscle / os améliorés, mais une adiposité excessive (OUHAYOUN, 1990 ; BLASCO, 1992).

+ La variabilité du rendement et de la composition des carcasses entre les différents

types génétiques des lapins est élevée. Les différences de poids adulte et de précocité de croissance, expliquent une part de cette variabilité (OUHAYOUN, 1989).

+ Il est démontré que parmi les divers facteurs environnementaux, la température ambiante et la saison ont une influence importante sur la croissance et la composition corporelle du lapin. Un locale à température élevée (30°C), ou un engraissement durant la période estivale induisent systématiquement une baisse de la consommation qui provoque de ce fait, une réduction du dépôt protéique au niveau des muscles et donc une diminution du rendement à l'abattage (STEPHAN, 1980 et 1992 ; SIMPLICIO et al, 1988 ; ABDEL KAFY, 2008).

+ Cet effet dépressif de la température sur le rendement à l'abattage n'a pas été constaté

par ROIRON (1991), car d'après ses travaux, le rendement à l'abattage est meilleur en été qu'en hiver, probablement à cause de la diminution du poids du gras en général, et du poids relatif de la peau et de son gras interstitiel en particulier.

39

Notre essai fait partie des travaux de thèse de Doctorat de Mme LOUNAOUCI G, sur la valorisation des sources locales de protéines par le lapin en engraissement, thème faisant partie de l'axe de recherche du Professeur BERCHICHE Mokrane sur l'élevage rationnel du lapin en Algérie.

Dans les conditions d'élevages algériennes, l'élevage rationnel du lapin est de plus en plus difficile à réaliser. Le coût de l'aliment est très onéreux (3200 DA/ qt) du fait que les matières premières qui le composent sont dans leur quasi-totalité importées. Face à cette situation et pour réduire le coût de l'aliment, le recours à la valorisation des différentes sources végétales locales est un choix qui s'impose.

En ce sens, notre travail est orienté vers l'intégration dans l'aliment granulé soit de 26% de féverole ou 30 % de pois. Cette orientation a pour but de substituer totalement les protéines apportées par le tourteau soja et d'observer la réponse du lapin à ces nouveaux aliment.

Matériel & Méthodes Partie Expérimentale

I . CONDITIONS D'ELEVAGE

I.1. LE BÂTIMENT ET ÉQUIPEMENTS

L'essai de croissance s'est déroulé du 13/05/2008 au 02/07/2008, dans le local d'engraissement de l'Institut de Technologie Moyen Agricole Spécialisé (I.T.M.A.S). La cellule d'engraissement dispose de huit fenêtres assurant un éclairage naturel. Aucun système de chauffage ou de refroidissement n'a été installé.

Les lapins ont été élevés dans des cages collectives d'engraissement, entièrement métalliques, à sol grillagé et munies d'abreuvoirs automatiques et de trémies à quatre postes pour granulé placées sur la face avant. Ces cages sont disposées sur un seul niveau (Flat-deck) (Figure 5)

Figure 5. Vue d'intérieur du clapier de l' I.T.M.A.S (Boukhalfa)

Pour l'étude de la digestibilité, les lapins sont placés dans des cages entièrement métalliques, disposées en batteries de trois cages. Chaque cage à digestibilité possède sur sa face avant une trémie métallique pour le granulé et un biberon pour l'eau. Ces cages sont munies de deux grilles : l'une immobile sur laquelle repose l'animal, et l'autre mobile à mailles fines, qui permet de recueillir les fèces séparées des urines (Figure 6).

Matériel & Méthodes Partie Expérimentale

Figure 6. Vue de face d'une cage à digestibilité

II- MATERIEL ANIMAL

II-I- PROVENANCE DES ANIMAUX' RACE ET ÂGE

Les lapins utilisés lors de l'essai sont des lapins de robe blanche (Figure 7), caractérisés par la couleur blanche de leur pelage et rouge de leurs yeux. Les lapins expérimentaux proviennent de la coopérative cunicole de Djebla. L'âge des lapereaux au début de l'essai est de 28 jours #177; 2 jours (âge prélevé à partir des fiches techniques datées de suivi des femelles et de leurs petits).

II - 2 - CONSTITUTION DES LOTS

Les lapereaux sont repartis en 3 lots de 40 lapins pour l'essai d'engraissement et en 3 lots de 7 lapins pour le test de digestibilité, réalisé selon la méthode de PEREZ et al, (1995). La répartition a été aussi homogène que possible et a tenue compte essentiellement du poids des lapereaux et de leur appartenance à une même portée. Ainsi, les lapins d'une même portée sont répartis équitablement entre les différents traitements alimentaires, avec égalisation du poids vif global par traitement. Le sexe des lapins n'est pas pris en considération, car jusqu'à l'âge de 10, 15 et 20 semaines, selon que la croissance soit rapide, moyenne ou lente, le sexe ne semble pas avoir d'influence ni sur la digestibilité de la ration, ni sur le gain de poids vif et la composition corporelle des lapins (OUHAYOUN, 1983 et 1990).

Matériel & Méthodes Partie Expérimentale

Figure 7. Phénotype des lapins à l'engraissement

Les effectifs de lapins mis en tests de digestibilité et d'engraissement, dans chacun des lots expérimentaux, figurent dans le tableau (18)

Tableau 18. Effectif de lapins mis en contrôle de digestibilité et d'engraissement par
traitement alimentaire.

Paramètres

Aliment
Soja

Aliment
Féverole

Aliment
Pois

Nombre de lapins

7

40

7

40

7

40

· en digestibilité

· en engraissement

Total par Lot

47

47

47

 

III- LES ALIMENTS EXPERIMENTAUX

III-I- MATIÈRES PREMIÈRES UTILISÉES

Les matières premières et les sous produits utilisés dans les aliments expérimentaux proviennent du marché local et d'importation.

- Le tourteau de soja, le maïs, la luzerne, le CMV (sources importées).

- La fèverole et le pois, son de blé blé, l'orge, et paille d'orge(sources locales).

De l'inventaire des matières premières et sous-produits, notre choix s'est porté sur la fèverole non décortiquée et pois, qui sont des sources non conventionnelles et alternatives de protéines essentiellement du fait que:

Matériel & Méthodes Partie Expérimentale

- Les protéagineux, et en particulier la féverole et le pois, font l'objet d'un regain d'intérêt comme source de protéine dans l'aliment cunicole. En effet, la féverole supplémentée par la méthionine constitue une source de protéines permettant de remplacer la totalité du tourteau de soja de la ration. Les particularités digestives du lapin (caecotrophie, insensible aux tanins et peu sensible aux facteurs anti-trypsique) expliqueraient cette situation (LEBAS, 1981; SEROUX, 1984, BERCHICHE et al, 1989, 1995a et 1995b).

Les matières premières utiliser sont analysées au niveau du laboratoire de l'Office National d'Aliment de Bétail (ONAB). Leur composition est donnée dans le tableau 19.

Tableau 19. Composition chimique des matières premières

 

MM

MS

MAT

MG

CB

Mais

1,2

88,1

8,1

3,7

2,5

Luzerne <16% MAT

9,9

90,4

15,9

2,2

26,6

T Soja

6,5

89,7

43,9

1,7

3,9

Son de blé

5

89,1

15,8

3,4

10,5

Paille

5,9

91,4

3,8

1,3

38,2

Féverole

3,3

91,3

25,7

1,3

7,7

Pois

3

91,8

20,3

1

5,1

 

III-2- LES ALIMENTS EXPÉRIMENTAUX

Les aliments expérimentaux employés dans l'essai sont fabriqués à l'unité de Bouzareah. La composition centésimale de ces aliments figure dans le tableau (20).

Tableau 20. La composition centésimale des aliments

Composition centésimale (%)

Aliment Soja

Aliment féverole

Aliment Pois

Mais

3 0

12

2

Luzerne

36

25

25

Tourteau de soja

15

-

-

Fèverole

-

26

-

Pois

-

-

30

Son de blé dur

 

163440

 

Paille

 

222

 

CMV

01

01

01

Total

100

100

100

 

· Matériel & Méthodes Partie Expérimentale

IV MESURES SUR LES ANIMAUX ET VARIABLES ÉTUDIÉES

Au cours de notre expérience des mesures ont été effectuées sur les lapins, certaines sont relevées directement sur les animaux, et d'autres sont estimées par calculs.

IV

I
· LA DIGESTIB ILITÉ APPARENTE DES NUTRIMENTS

Pour un nutriment donné, le coefficient d'utilisation digestive apparent (CUDa) est

égal au pourcentage de la quantité de nutriment ingéré qui n'est pas retrouvé dans les fèces.

Ce coefficient est calculé à l'aide de la formule suivante :

CUDa = (I - E) / I * 100

- CUDa : Coefficient d'utilisation digestive apparent.

- I : Quantité de nutriment ingéré.

- E : Quantité de nutriment excrété dans les fèces.

IV
·2
· LA CROISSANCE' LA CONSOMMATION ET L'INDICE DE CONSOMMATION

Durant les 6 semaines de contrôle, les performances de consommation et de croissance sont enregistrées.

- Le poids vif (P.V) (g) est déterminé par pesée individuelle des lapins une fois par semaine en début de matinée et avant la distribution de l'aliment.

- La vitesse de croissance, qui est représentée par le gain moyen quotidien (G.M.Q) (g/j) est déduite par le calcul à partir des poids vifs pour chacune des semaines

d'engraissement :

G.M.Q (g/j) = (P.Vn+1 - P.Vn) / 7j

 

- La consommation d'aliment des lapins nourris ad libitm est mesurée par relevé des quantités distribuées et refusées chaque semaine. La consommation moyenne quotidienne (C.M.Q) (g/j) est par la suite déduite par calcul pour chacune des semaines d'engraissement :

Quantité d'aliment ingérée = Qtité distribuée - ( Qtité refusée + Qtité gaspillée)

- Quantité d'aliment refusée : est la quantité d'aliment restante dans la trémie.

- Quantité d'aliment gaspillée: est déterminée par l'emplacement d'un grillage en plastique (moustiquaire), qui permet la récupération de cette dernière pour la pesée.

- L'indice de consommation (I.C) : est la quantité d'aliment nécessaire pour obtenir un gramme de gain de poids vif. Elle est déduite des quantités d'aliment consommées et du gain du poids : IC = CMQ / GMQ

N
· 3
· RENDEMENT À L'ABATTAGE ET COMPOSITION DE LA CARCASSE

À la fin de la période d'engraissement, 30 lapins sont abattus (10 de chaque lot) sans mise à jeûn préalable. Le moment d'abattage est déterminé en fonction du poids vif, dont l'optimum est de 55% du poids vif adulte (OUHAYOUN, 1989 et 1990, BLASCO, 1992).

Matériel & Méthodes Partie Expérimentale

Matériel & Méthodes Partie Expérimentale

Sur chaque animal sont relevées les principales caractéristiques de la carcasse. Le choix des caractéristiques à étudier s'est basé sur les critères standardisés de mesure et de découpage de la carcasse de lapin, adoptés par la commission du groupe d'études sur le lapin (BLASCO et al, 1990; BLASCO et al, 1992).

Dans ce sens, les principales composantes de la carcasse qui sont relevées ou calculées

sont :

- Le poids vif à l'abattage (PVa) en grammes.

- Le poids de la peau (P) en grammes.

- Le poids du tractus digestif plein (T.D) en grammes.

- Le poids de la carcasse chaude (CC) en grammes : la carcasse comprend la tête dépouillée, le tronc, les 4 membres, les manchons ou extrémités des membres, le foie, les reins dans leur tissu adipeux et les viscères thoraciques. Cette carcasse est pesée une demi heure en moyenne après la saignée, puis elle est placée en chambre froide à + 4° C.

- Le poids de la carcasse froide (CF) en grammes: la carcasse froide est pesée après un séjour moyen de 24 heures en chambre froide.

- Le poids des manchons en grammes.

- Le rendement de la carcasse chaude (CC / PVa) (%) : exprimé en % du poids vif à l'abattage.

- Le rendement de la carcasse froide (CF / Pva) (%) : exprimé en % du poids vif à l'abattage

- Le poids du gras périnéal (GPR) en grammes

- Le rendement du gras péri rénal (GPR / Pva) (%) : exprimé en % du poids vif à l'abattage

- Le poids du membre postérieur en grammes : poids de la patte arrière prélevée sur la carcasse froide.

IV . 4. ANALYSE ANATOMIQUE : ESTIMATION DU RAPPORT MUSCLE/OS

Le membre postérieur (patte arrière) du lapin est selon OUHAYOUN (1980 et 1990) et BLASCO et al, (1990 et 1992), le groupe anatomique qui estime le mieux le rapport muscle / os de la carcasse.

Le désossage du membre postérieur, en vue d'estimer les poids des tissus musculaires et osseux constitutifs, est effectué après 2 heures de cuisson en étui d'aluminium étanche, dans un four maintenu à 80°C.

Les os cuits sont pesés par la suite et le poids des os crus est calculé en utilisant la relation publiée par OUHAYOUN et CHERIET (1983), entre le poids des os frais de la cuisse (y) et celui des os cuits:

(x) : y = 1,247x - 1,082 (r = 0,92)

Le poids du tissu musculaire est obtenu par différence entre le poids total du groupe anatomique frais et le poids d'os frais estimé (y).

N . S. ANALYSES .PHYSIC!CHIMIQUES SUR ALIMENTS

Une partie des analyses physico-chimiques (MS, MAT, MM) sur aliments et fèces a été effectuée au niveau du laboratoire commun d'analyses physico-chimiques de la faculté des Sciences Biologiques et Agronomiques de l'Université de Tizi Ouzou. L'autre partie des analyses (NDF, ADF, ADL, cellulose brute, énergie brute) a été réalisée au niveau du laboratoire de l'INRA de Toulouse (Annexe).

Les échantillons d'aliments et de fèces, conservés au congélateur, sont prélevés pour les analyses. Pour chacun d'eux, un échantillon moyen homogène est affecté pour la détermination de la matière sèche. Un autre échantillon est quant à lui broyé, dont le produit final a fait l'objet des analyses physico-chimiques suivantes :

- Matière sèche (MS) de l'aliment: elle est estimée à partir de 4 répétitions de 50 g pour chaque échantillon d'aliment, placés pendant 24 heures dans une étuve chauffée à 103°C.

- Matière sèche (MS) des fèces : La MS des fèces, récoltées sans pesée préalable et conservées à (- 18°C°), est déterminée par passage direct dans une étuve à 80°C pendant 24 heures. La moitié des crottes est alors prélevée puis soumise à un séchage final à 103°C durant 24 heures. Les analyses physico-chimiques des excréta sont réalisés sur la fraction séchée à 80°C (Figure 11). La matière sèche des crottes est ensuite calculée par la formule :

MS = (P1 - T) (P3 - T) / (P2 - T)

T : Poids de la tare vide.

P1 : Poids de la tare + total des fèces séchées à 80°C pendant 24 h.

Matériel & Méthodes Partie Expérimentale

P2 : Poids de la tare + moitié des fèces restantes.

P3 : Poids de la tare + fèces séchées à 103°C pendant 24 h

- Matières minérales (MM) : elle est obtenue par calcination de la matière sèche dans un four à moufle à 550°C pendant 6 heures.

- Energie brute (EB) : elle est déterminée par combustion dans un calorimètre adiabatique.

- Les fibres : elles sont extraites selon la méthode de VAN SOEST (1970).

- Matières azotées totales (MAT) : l'azote est dosé par la méthode de KJELDAHL.

N . 6. MÉTHODES D'ANALYSE STATISTIQUE

Les résultats obtenus au cours de notre expérience ont été analysés avec le logiciel STAT - BOX.6. Les données mesurées et les variables dérivées sont soumises à une analyse de variance, avec comme effet fixe, les régimes alimentaires.

Les résultats numériques sont présentés sous forme de moyennes accompagnées de l'écart type. Lorsque l'analyse de variance indique des différences significatives entre les régimes expérimentaux, ceux-ci sont classées au moyen du test de NEWMANN et KEULS (SCHWARTZ, 1992). Les moyennes correspondant aux traitements alimentaires sont alors affectées des indices a, b, c. Les moyennes ayant en indice une lettre différente, diffèrent significativement entre elles au seuil P = 0,05.

Significations statistiques sont données comme suit :

· Différence non statistiquement significative (P > 0,05)

· Différence statistiquement significative à P < 0,05

· Différence statistiquement hautement significative à P < 0,01

· Différence statistiquement très hautement significative à P < 0,001

Partie Expérimentale Résultats & Discussion

48

I- i - EVOLUTION DE L'EFFECTIF DES LAPINS AU COURS DE L'ESSAI

Au cours de la période expérimentale, nous avons enregistré des pertes de 5 lapins dans les lots féverole et pois et 1 lapin dans le lot soja sur les 40 lapins de départ (Tableau 21), ce qui représente des taux de mortalité respectivement de 12,5% pour les lapins des aliments expérimentaux et 2,5% pour les lapins de l'aliment témoin. Ces taux de mortalité sont acceptables comparativement aux taux moyens de mortalité (18% à 25%) encore constatés dans les élevages cunicoles intensifs par KOEHL,(1997) et SEROUX (1984). Ces taux de mortalité sont légèrement supérieurs à ceux rapportés par LOUNAOUCI, 2002 pour l'aliment à 30% de féverole (9,8%).

Tableau 21. Evolution des effectifs au cours de l'essai

Effectifs au début de l'essai

SEMAINES Mortalité (%)

 
 

S1

S2

S3

S4

S5

S6

S7

Aliment Soja

40

0

-

-

-

-

1

- (1/40) 2,5%

Aliment féverole

40

1

1

1

-

1

1

- (5/40) 12,5%

Aliment Pois

40

1

-

1

3

-

-

- (5/40) 12,5%

 

Les pertes de lapereaux sont dues à des troubles digestifs avec comme signe extérieur une diarrhée. Cette mortalité précoce est concentrée autour des deux premières semaines d'engraissement, est à relier plus probablement au stress provoqué par les difficultés d'adaptation des lapereaux aux nouvelles conditions d'élevages inhérentes à leur sevrage (séparation de la mère, transport du lieu d'achat vers le lieu d'engraissement), qu'au facteur aliment (LEBAS, 1991).

I-2-CARACTÉRISTIQUES NUTRITIONNELLES DES ALIMENTS UTILISÉS i-2-i-LA COMPOSITION CHIMIQUE :

Les trois aliments expérimentaux ont été formulés pour être le plus conforme aux recommandations de LEBAS (2004), et devaient être isoazotés; isoénergitiques et la même teneur en cellulose brute. Après analyse, la composition chimique réelle des trois aliments étudiés s'avère légèrement différente uniquement au niveau de l'apport protéique de celle prévue par l'analyse théorique (Tableau 22).

La teneur en MS est équivalente pour les trois aliments expérimentaux. Elle est située entre 90,27 à 90,5%. Ces valeurs sont en adéquation avec les normes de référence annoncées

Partie Expérimentale Résultats & Discussion

49

par le groupe EGRAN (2001) et se rapprochent de ceux rapportés par BERCHICHE et al,(1995a et b) ; LOUNAOUCI (2002) pour des aliments à base de féverole.

La teneur en protéines brutes des aliments varient de 15,65 à 17,21 PB/Kg d'aliment, proche des recommandations (16 % de PB/Kg d'aliment) pour les aliments destinés à des lapins en engraissement (MAERTINS, 1996, LEBAS, 2004), cependant l'aliment pois présente un léger écart de 1,26%.

La teneur en cellulose brute des aliments varie de 10,98 à 11,64%. Cependant, seul l'aliment pois présente un déficit de 0,16%, par rapport aux recommandations de GIDENNE (2003) et LEBAS (2004) situées à 11-13%.

Tableau 22. Composition chimique des aliments expérimentaux.

Composition chimique Aliment Aliment Aliment

(en % du brut) soja féverole pois

LEBAS,

2004

Matière sèche (%)

90,41 90,5

90,27

89

Protéines brutes (%)

17,21 16,96

15,65

16-17

NDF (%)

35.89 31,19

31.13

31

ADF (%)

15.91 14.86

14.08

17

ADL (%)

4,11 3,39

3,23

5

Hémicellulose (%)

20,00 16,02

17,05

10

Cellulose brute (%)

11,30 11,64

10,98

11

Matières minérales (%)

5,22 5,23

5,10

-

Energie brute EB (Kcal/ Kg)

4135 4121

4139

-

Acides Aminés

 
 
 

Acides aminés soufrés

0,52 0,45

0,46

0,60

Lysine

0,77 0,79

0,83

0,80

Thréonine

0,39 0,56

0,56

0,60

 

Partie Expérimentale Résultats & Discussion

50

1
·
2
·2
·DIGESTIBIuTÉ DES NUTRIMENTS

Les résultats de la digestibilité, montrent que les coefficients de digestibilité de la matière sèche, de l'énergie, de la matière azotée et de la cellulose vraie varient significativement entre les trois traitements (Tableau 23 et Figure 8).

Tableau 23.Valeurs de la digestibilité des différents nutriments

Coefficient d'utilisation digestive
apparent (CUDa (%))

Aliment Soja

Aliment Féverole

Aliment
Pois

P

Matière sèche (MS)

79,89a

75,76 b

78,21a

0,02

Matière Azotée Totale (MAT)

82,27a

82,97a

77,53b

0,04

Cellulose Brute (CB)

58,85

44,70

49,76

0.02

Energie

80,00a

77,00b

79,00a

0,03

Energie digestible (EDa)(Kcal/Kg)*

3322

3170

3272

-

Protéines digestibles(PD) (g/100g)

14,15a

14,07a

12,13b

0,05

PD(g)/1000 Kcal EDa

42,60a

44,38a

37,07b

0,05

 

EDa = EB*CUDa

Le coefficient de digestibilité de la matière sèche varie significativement entre les trois aliments. Ainsi les aliments soja et pois présentent un CUDa supérieur à celui de l'aliment féverole respectivement (79,89 et 78,21 vs 75,76). Ces résultats sont supérieurs à ceux rapportés par BERCHICHE et al, (1995a) et LOUNAOUCI, (2002) (59,7 et 71,58%).

Le CUDa des MAT des aliments féverole et soja est équivalent (82,97 vs 82,27%). Il est supérieur (+ 4,51%) au CUDa du pois. Cette différence peut être attribuée à la structure compacte des protéines du pois qui rend leurs digestibilités difficiles (CREVIEU, 1999). Ces résultats sont supérieurs à ceux rapportés par BERCHICHE et al, 1995a (66,2 à 73,3%) et LOUNAOUCI, (2002) avec un CUDa = 78,53%. Cette digestibilité élevée peut s'expliquer par le faible niveau de consommation (95g/j) des lapins expérimentaux comparativement à celui (120g/j) des lapins hybrides utilisés en Europe, lequel permet un plus long séjour des digestats dans le tube digestif et donc une meilleure utilisation digestive des aliments (LEDIN, 1984 et PEREZ et al, 1994).

Partie Expérimentale Résultats & Discussion

51

 

Aliment Féverole Aliment Pois Aliment Soja

 

Figure 8. Digestibilité (CUDa) comparée des aliments expérimentaux

H. I. PERFORMANCES DE CROISSANCE PAR SEMAINES D'ÂGE

II. I .1. LA CONSOMMATION

La consommation alimentaire des lapins durant la période d'engraissement est rapportée dans le Tableau 24. Ainsi l'ingestion des aliments augmente d'une manière régulière et cela excepté pour la 10ème semaine (63-70jours) où on observe une léger baisse de la consommation, qui a coïncidé un pic de chaleur (T= 38°C)(Figure 9).

Tableau 24. Consommation moyenne quotidienne d'aliment en fonction de l'âge

Périodes (jour)

 

Aliment
Soja

Aliment
Féverole

Aliment
Pois

C.V(%)

P

28-35

Moyenne

61.36

65.81

65.77

16,05

0,78

 

Ecart type

10.3

8.92

8.11

 
 

35-42

Moyenne

79.01

82.76

73.37

15,62

0,34

 

Ecart type

10.41

8.09

9.15

 
 

42-49

Moyenne

96.49

100.92

93.37

15,69

0,41

 

Ecart type

11.71

10.79

12.5

 
 

49-56

Moyenne

104.83

107.48

104.17

16,75

0,22

 

Ecart type

11.57

11.28

9.82

 
 

56-63

Moyenne

102.967

111.71

108.3

15,77

0,55

 

Ecart type

7.17

13.85

8.88

 
 

63-70

Moyenne

96.41

103.15

102.68

14,80

0,77

 

Ecart type

5.85

6.39

7.87

 
 

70-77

Moyenne

103.89

115.35

109.92

15,85

0,51

 

Ecart type

9.3

9.95

10.53

 
 
 

Partie Expérimentale Résultats & Discussion

52

La consommation ne diffère pas entre les traitements (P=0,487). En valeur absolue, le lot féverole présente l'ingestion la plus élevée (98,17 g/j) suivie du soja et pois respectivement (92,09 et 90g/j).

CMQ (g/j)

140

120

100

40

20

80

60

0

Aliment Soja Aliment Févrole Aliment Pois

Semaines

Figure 9. Evolutions de consommations moyennes quotidiennes en fonction de l'âge

ll-1-2- LA CROISSANCE :

L'allure de la courbe de croissance pondérale des lapins des trois lots est similaire à celle

décrite par OUHAYOUN (1983) et BLASCO (1992), avec un point d'inflexion qui se situe entre la 7ème et 8ème semaine d'âge, ainsi les trois courbes se confondent (Figure 10). Ce point

correspond à la période de gain maximum de poids vif (Tableau 25).

PV (g)

2500

2000

1500

1000

500

0

Aliment Soja Aliment Féverole Aliment Pois

Jours

Figure 10. Evolution de poids vif des lapins en fonction de l'âge

Partie Expérimentale Résultats & Discussion

53

Tableau 25. Evolution des poids vifs moyens des lapins en fonction de l'âge.

Périodes (Jours)

 

Aliment
Soja

Aliment
Féverole

Aliment
Pois

C.V (%)

P

28 35 42 49 56 63 70 77

Moyenne

609,35

107,42

610,72

106,83

616,00

121,06

18,29

0,96

 
 

833,13

159,53

842,7

143,29

816,77

150,02

18,19

0,74

 
 

1067,25

209,98

1077,8

185,14

1024,17

155,5

17,50

0,39

 
 

1311,67

264,06

1325

198,93

1294,63

165,87

16,30

0,82

 
 

1562,05

282,3

1569,15

222,44

1542,52

177,36

14,85

0,87

 
 

1764,87

288,19

1773,3

224,94

1759,72

170,24

13,18

0,97

 
 

1948,9

239,36

1931,32

213,84

1935,05

159,02

10,67

0,92

 
 

2148,75

240,96

2124,85

212,71

2125,28

156,34

9,67

0,84

 
 

L'étude des courbes de l'évolution des poids vifs durant la période d'engraissement des lapins ne fait ressortir aucun effet significatif de l'aliment sur l'évolution des poids vifs sur l'ensemble de la période d'engraissement.

II.I.3. LE GAIN MOYEN QUOTIDIEN

L'évolution des GMQ en fonction de est représenté dans le tableau 26. Ainsi la vitesse de croissance maximale est atteinte vers la 7ème semaine d'âge (42 - 49 jours) pour les lots féverole et pois et vers la 9ème semaine (49 -56 jours) pour le lot soja.

L'analyse statistique ne montre aucun effet significatif dans l'évolution des gains moyens entre les trois lots. De plus des GMQ de 42g/j (35 #177; 7g/j) sont observés chez les lapins, ce qui est bon pour des lapins maintenus en population fermé sans renouvellement, et donc avec un de consanguinité élevé.

Partie Expérimentale Résultats & Discussion

54

Tableau 26. Evolution des gains moyens quotidiens des lapins en fonction de d'âge

Périodes (Jours)

Aliment
Soja

Aliment
Féverole

Aliment
Pois

CV (%)

P

28 - 35

Moyenne

31,97

10,91

32,48

8,87

31,78

8,86

29,63

0,94

 
 

Moyenne

33,76

11,27

33,64

10,15

30,62

6,32

29,03

0,25

 
 

Moyenne

36,12

9,05

35,28

7,36

35,86

7,35

22,26

0,89

 
 

Moyenne

36,93

7,52

34,88

6,63

35,44

7,52

20,25

0,43

 
 

Moyenne

30,3

6,94

29,17

4,59

30,36

6,93

20,88

0,63

 
 

Moyenne

23,7

7,94

22,7

4,73

25,03

4,47

24,89

0,22

 
 

Moyenne

28,72

7,43

27,64

6,96

26

8,03

27,27

0,26

 
 

Un accident de croissance est observé vers la 10ème semaine (63 - 70 jours), ce qui a coïncidé avec une période de forte chaleur. Par la suite une phase de croissance compensatrice est observée vers la 11ème semaine (JOUVE et al ,1986) (Figure 11).

GMQ (g/j)

40

25

20

35

30

15

10

5

0

Aliment Soja Aliment Féverole Aliment Pois

Semaines

Figure 11. Evolution du gain moyen quotidien en fonction de l'age

11.1.4. L'INDICE DE CONSOMMATION

L'évolution de l'indice de consommation moyen des lapins n'est pas significative durant la période d'engraissement (Tableau 27 et Figure 12).

Partie Expérimentale Résultats & Discussion

55

Le traitement statistique de nos résultats n'a relevé aucune différence de l'indice de consommation sur l'ensemble de la période d'engraissement.

Tableau 27. Evolution des indices de consommation en fonction de l'âge.

Périodes (Jours)

Aliment
Soja

Aliment
Féverole

Aliment
Pois

CV (%)

p

 

Moyenne

2,1

2,16

2,27

37,48

0,48

28 - 35

 
 

0,58

0,81

 
 
 
 

Moyenne

2,64

2,78

3,1

46,53

0,29

35 - 42

 
 

1,18

1,59

 
 
 
 

Moyenne

2,81

3

2,73

28,91

0,34

42 - 49

 
 

0,78

0,71

 
 
 
 

Moyenne

2,96

3,21

3,18

27,61

0,37

49 - 56

 
 

0,73

1,14

 
 
 
 

Moyenne

3,63

3,94

3,66

23,83

0,23

56 - 63

 
 

0,8

0,8

 
 
 
 

Moyenne

4,31

4,83

4,28

26,21

0,06

63 - 70

 
 

1,27

0,85

 
 
 
 

Moyenne

3,92

4,56

4,68

33,54

0,06

70 - 77

 
 

1,46

1,6

 
 
 
 

IC

4

2

6

5

3

0

1

Aliment Soja Aliment féverole Aliment Pois

Semaines

Figure 12. Evolution des indices de consommation en fonction de l'âge.

Partie Expérimentale Résultats & Discussion

56

11-2- EVOLUTION DES PERFORMANCES DE CONSOMMATION ET DE CROISSANCE PAR PÉRIODES GLOBALES (28 -- 70 JOURS ET 28 -- 77 JOURS).

Sur l'ensemble de la période d'engraissement, les traitements alimentaires n'ont pas induit de différences significatives entres les performances globales des trois lots de lapins (Tableau 28).

Tableau 28.Evolutions de performances de consommation et de croissance sur les périodes
globales (28 - 70 jours et 28 - 79 jours)..

Périodes

 

Aliment

 

CV(%)

P

 

Pois

Soja

 
 

Poids Vif à 28 Jours (g)

611 #177; 107

616 #177; 121

609, #177; 107

18,29

0,96

 

Poids Vifs à :

 

70 Jours 77 Jours

1931 #177; 214

2125 #177; 213

1935 #177; 159

2125 #177; 156

1949 #177; 239

2148 #177; 241

10,67

9,67

0,92

0,84

 

GMQ (g/j)

 

28 - 70 Jours

31,36#177; 3,47

31,13 #177; 3,24

32,13 #177; 4,13

11,52

0,44

28 - 77 Jours

30,83 #177; 3,11

30,4#177; 3,13

31,65 #177; 3,61

10,65

0,23

 

CMQ (g/j)

 

28 - 70 Jours

95,30#177; 7,57

91,27 #177; 6,91

90,13 #177; 7,27

13,72

0,48

28 - 77 Jours

98,17 #177; 7,56

94,00 #177; 6,37

92,09 #177; 7,18

13,64

0,48

 

IC

 

28 - 70 Jours

3,55 #177; 0,45

3,39 #177; 0,43

3,27 #177; 0,56

14,21

0,31

28 - 77 Jours

3,5 #177; 0,43

3,41 #177; 0,43

3,19 #177; 0,42

12,84

0,06

 

Sur la période globale d'engraissement 28-70 jours, les lapins de l'essai atteignent des poids vifs 1931 vs 1935 vs 1948g pour les lots féverole, pois et soja respectivement , ainsi aucune différence significative n'est mise en évidence par l'analyse statistique ente les lapins des trois lots. La consommation moyenne et le gain moyen quotidien n'est pas influencé par le traitement alimentaire (95,17 vs 91,27 vs 90,13g/j et 31,36 vs 31,13 vs 32,65g/j). Nos résultats sont proches de ceux rapportés par LOUNAOUCI, (2001) chez les lapins hybrides (1892g et 84,24g/j et 33,97g/j).

Le prolongement d'une semaine de l'âge à l'abattage (77 jours), a pour but d'amélioré le poids des carcasses OUHAYOUN (1980 et 1990), les lapins consommant les aliments féverole et pois atteignent un poids vif (2125g) équivalent à celui des lapins du lot témoin (2148g). Cependant la prolongation nous a permit d'avoir des gains de 8,84 à 9,31% sur le poids vif à l'abattage.

La consommation des aliments n'a pas été significativement (P=0.74) influencée par la source protéique (féverole, pois et soja), une ingestion moyen de 98,17 vs 94 vs

Partie Expérimentale Résultats & Discussion

57

92,09g/j a été enregistrée avec trois aliments. Le niveau d'ingestion d'aliment de ces lots sont inférieur à celui enregistré par BERCHICHE et al, (1995 a et b) avec un CMQ = 115,2g/j pour un aliment a 30% de féverole, cependant nos résultats sont proches de ceux rapportés par LOUNAOUCI 2002 et LOUNAOUCI et al, 2008 qui sont de l'ordre de 101,91 et 97,06g/j.

Globalement, les trois aliments sont sous-consommés par les lapins. Ainsi l'aliment féverole est légèrement le mieux consommé (30,83g/j) car il présente un bon rapport PD/EDa = 44,38g/ 1000 kcal proche la valeur minimale de recommandé (45g / 1000kacl par LEBAS (2004). cela peut être expliqué par la bonne digestibilité de ces protéines (82,97%). L'aliment soja présente un rapport PD/EDa= 42,60g /1000 Kcal, proche du minimum recommandé. Les protéines du soja sont hautement digérées par les lapins (CUDa MAT = 82,27%). D'autres part, le CMQ de l'aliment pois est significativement inférieur (PD/EDa = 37,07g/1000 Kcal). Cette situation évoquerait plus probablement d'une part un déficit en acides aminés souffrés (0,45 vs 0,60%), en effet, le lapin réduit sa consommation alimentaire dans le cas d'une baisse de la qualité de ses protéines. (BERCHICHE, 1985 ; LEBAS, 1992 ; CARABANO et al. 2008 ; CHERUBINI et al. 2008), d'autre part à l'énergie digestible élevé des trois aliments (3254 Kcal/Kg d'aliment) car le lapin réduit sa consommation au-delà de 2500kcal/kg

d'aliment. .

La vitesse de croissance sur la période globale pour les trois aliments, ne présente aucune différence significative. Le GMQ moyen est de : 30,83 vs 30,4 vs 31,65 respectivement pour les aliments féverole, pois et soja. Ces résultats sont équivalent à ceux rapportés par LOUNAOUCI, (2002) et LOUNAOUCI et al, (2008), cependant ils sont de loin inférieur a ceux enregistrés par SEROUX (1984) et BERCHICHE et al, 1995a et b qui rapportent des GMQ = 42,8 et 38,9g/j.

L'efficacité de transformation alimentaire reflétée par l'indice de consommation (IC), est équivalente pour les 3 lots (3,5 vs 3,41 vs 3,19). Ces valeurs sont proche de celles rapportées par BERCHICHE et LEBAS (1984) ; LOUNAOUCI, (2002) et LOUNAOUCI et al, (2008) (3,44 vs 3,55 et 3,13). Les IC sont d'un très bon niveau et correspond au seuil optimal (IC=3,5) pour une rentabilité de l'élevage LEBAS et al. (1991).

Partie Expérimentale Résultats & Discussion

58

111. RENDEMENT À L'ABATTAGE ET COMPOSITIONS DE LA CARCASSE

Après 7 semaines d'engraissement (11 semaines d'âge), il a été procédé à l'abattage de 10 lapins par lot, sans mise à jeûn au préalable. Les traitements alimentaires n'ont pas induit d'écarts significatifs sur le rendement à l'abattage et les composantes des carcasses (Tableau 29).

Globalement, l'incorporation de la féverole (26%) et de pois (30%) s'est traduite par des poids vifs moyens (2117 vs 2152g) équivalents à celui du lot soja (2158 g). Ces résultats sont inférieurs aux résultats de BERCHICHE et al, 1988 ; BERCHICHE et al, 1995 a et b (2386 vs 2375 vs 2368g). Nos résultats corroborent avec ceux de LOUNAOUCI (2002) et LOUNAOUCI et al, (2008). En se basant sur le poids vif moyen adulte (3,6 Kg) enregistré au niveau de la coopérative d'élevage sur les lapins de « souche blanche » utilisés au cours de cet essai, le poids vif moyen des lapins des lots féverole, pois et soja présentent un degré de maturité de 58,7 ; 59,7 et 59,9%, lequel est dépasse le taux optimum indiqué pour l'abattage qui de 55% (OUHAYOUN, 1990 et ROIRON et al, 1992).

Le poids vif à l'abattage atteint au cours de cet essai par l'ensemble de la population étudiée, est en moyenne de 2142g. A l'âge de 77 jours, ce poids d'abattage pour des lapins non sélectionnés sur la vitesse de croissance, est nettement amélioré

Le poids vif à l'abattage atteint au cours de cet essai par l'ensemble de la population étudiée, est en moyenne de 2142g. A l'âge de 77 jours, ce poids d'abattage pour des lapins non sélectionnés sur la vitesse de croissance, est nettement amélioré (+6,20%), comparativement à celui enregistré dans un essai précédent (LOUNAOUCI et al, 2008) et pour un âge à l'abattage de 84 jours: 2017 vs 2142g.

Partie Expérimentale Résultats & Discussion

59

Tableau 29. Rendement à l'abattage et compositions de la carcasse

Rendement à l'abattage et composition de la carcasse

 

Aliment
Féverole

Aliment Pois

Aliment Soja

CV

%

P

Nombre de lapins abattus

-

10

10

10

-

-

Degré de maturité (%)

-

58,7

59,7

59,9

-

-

Poids vif à l'abattage (Pva) (g)

Moy.

2117

2152

2158

1,96

0,08

 

E-Type

51,93

38,2

33,96

 
 

Poids de la peau (g)

Moy

204,7

206,7

205,5

5,51

0,92

 

E-Tpye

10,33

11,1

12,46

 
 

Poids du tube digestif plein (g)

Moy.

339,3

333,5

332,2

8,33

0,55

 

E-Type

22,45

32,89

27,44

 
 

Poids de la carcasse chaude (CC) (g)

Moy.

1462

1510

1526

3,03

0,10

 

E-Type

49,79

53,49

29,3

 
 

Poids de la carcasse froide (CF) (g)

Moy.

1383

1430

1447

3,15

0,09

 

E-Type

53,36

48,16

29,18

 
 

Poids des manchons (g)

Moy.

73,89

73,97

76,67

5,37

0,23

 

E-Type

4,52

4,39

2,96

 
 

Gras Péri Rénal (GPR) (g)

Moy.

11,62

15,04

14,57

30,15

0,15

 

E-Type

4,05

4,69

3,62

 
 

Gras Inter Scapulaire (GIS) (g)

Moy.

5,44

5,33

3,67

57,94

0,30

 

E-Type

3,66

2,13

2,32

 
 

Foie (g)

Moy.

72,92

67,3

77,48

17,34

0,21

 

E-Type

11,93

9,69

15,44

 
 

Proportion du tube digestif / Pva (%)

Moy.

16,3

15,52

15,39

8,5

0,54

 

E-Type

0,98

1,7

1,2

 
 

Proportion Peau / Pva (%)

Moy.

9,68

9,61

9,52

5,73

0,82

 

E-Type

0,61

0,46

0,56

 
 
 

Moy

0,83

1,05

1,00

28,81

0,28

Proportion du GPR/CF (%)

E-Type.

0,27

0,31

0,25

 
 

Rendement CC/Pva (%)

Moy.

69,06

70,14

70,72

1,72

0,59

 

E-Type

1,16

1,41

0,99

 
 

Rendement CF/Pva (%)

Moy

65,3

66,47

67,06

1,94

0,71

 

E-type

1,31

1,44

1,08

 
 

Muscle frais (g)

 
 
 
 
 
 
 

Moy

127,48

130,9

130,31

5,13

0,48

 

E-Type

5,7

6,15

7,89

 
 

Os Frais (g)

 
 
 
 
 
 
 

Moy

18,78

18,67

19,17

4,93

0,47

 

E-Type

1,01

0,8

0,97

 
 

Rapport Muscle/Os

Moy

6,81

7,03

6,81

8,09

0,61

 

E-Type

0,57

0,55

0,56

 
 
 

* E-Type : Ecart type

La proportion et le poids de la peau ne sont pas influencés de manière significative par les traitements alimentaires. Nos résultats sont en accord avec résultats de BERCHICHE et al, 1988 BERCHICHE et al, 1995; LOUNAOUCI et al, 2008 qui rapportent des taux de peau qui varient de 6,98% à 11,11%. La proportion moyenne de la peau enregistrée au cours de cet essai est relativement réduite comparativement à celle relevée sur des lapins de formats

Partie Expérimentale Résultats & Discussion

60

moyens, les plus utilisés dans un élevages rationnels (OUHAYOUN, 1990): Peau/ PVa : 13,6%. LEBAS et OUHAYOUN (1987) et BERCHCHE et al, (2000) attribuent ce faible taux de peau à l'adaptation de ces animaux au climat relativement chaud en Algérie.

Le poids et la proportion du tube digestif ne varient pas significativement en fonction des régimes alimentaires. En valeur absolue, on peut cependant relever que la proportion du tractus digestif par rapport au poids vif à l'abattage, a tendance à être plus élevée avec l'aliment féverole qu'avec les aliments pois et soja respectivement : TD/PVa = 16,3% vs 15,52 et 15,39. Cette légère différence de proportion est peut être due à la proportion de CB des traitements (CB=11,64%). La proportion du tube digestif est liée essentiellement à la quantité des fibres fournies par l'aliment. (ARVEUX, 1980). Plusieurs auteurs, GIDENNE et al, (1986) et OUHAYOUN et al., (1986) et PARIGI-BINI et al, (1994) signalent que l'importance relative du tube digestif augmente avec le taux cellulosique de la ration.

La proportion moyenne du tube digestif des lapins de cette essai est globalement réduite comparativement à celle des lapins hybrides de format moyen : 15,7 vs 20,9 (OUAHYOUNE, 1990).

Le dépôt du gras périrénal est en valeur absolue, plus important dans les carcasses de lapins consommant l'aliment pois (1,05%) et l'aliment soja (1,00%) comparativement à ceux alimentés recevant l'aliment féverole (0,83%). La concentration énergétique plus importante dans les deux aliments (3272 et 3322 vs 3170 Kcal/Kg d'aliment) en serait l'explication. L'adiposité de la carcasse représente la proportion du gras dissécable (le gras périrénal et le gras interscapulaire). Selon Lebas (1983), le gras périrénal est un bon indicateur de l'état d'engraissement de la carcasse. Généralement elle est appréciée par la quantité du dépôt adipeux périrénal (Ouhayoun, 1990).

La proportion du GPR de cette essai, peu être jugé faible, en comparaison de l'adiposité relevée sur des carcasses des lapins hybrides abattus à 77 jours d'âge: GPR/CF = 0,96 vs 3% (OUHAYOUN, 1990).

Les traitements alimentaires appliqués sur les lapins de cet essai n'ont pas d'effets significatifs sur le poids de carcasse froide. On peut noter que les lapins recevant d'aliment féverole ont tendance à avoir un poids plus faible: CF = 1382,5 vs 1430 et 1447g: cela est due au poids vif à l'abattage légèrement moins important. Le rendement en carcasse froide des

Partie Expérimentale Résultats & Discussion

61

lapins est considéré assez bon (65,3 à 67,06%), ils sont légèrement supérieurs a ceux rapportés pour le lapin standard : 60% (OUHAYOUN, 1989).

La valeur moyenne du rapport muscle/os, qui permet d'estimer les poids des tissus musculaires et osseux de la carcasse (BLASCO et al, 1984 et 1992), fait ressortir que les trois régimes alimentaires n'ont pas influencé de manière significative la répartition des tissus musculaire et osseux. En valeur absolue, les lapins recevant l'aliment pois présentent le rapport le plus élevé (7,03) comparativement à ceux recevant soja et féverole (6,81). Le rapport muscle/os des aliment de cet essai sont supérieurs à ceux rapportée par BERCHICHE et LEBAS (1984); LOUNAOUCI et al, 2008 (muscle/os = 6,21 à 6,29).

Partie expérimentale Discussion générale

Après la discussion de nos résultats, il est utile de dégager les remarques les plus importantes qui s'imposent. Pour consolider les résultats obtenus déjà au niveau du laboratoire de recherche de l'Université, les résultats zootechniques ont fait l'objet d'une analyse statistique qui permet de comparer les performances des lapins à l'engraissement.

- Les lapins utilisés lors de notre expérimentation proviennent tous de la même exploitation "coopérative de Djebla" ce qui nous permet de limiter un facteur de variabilité "provenance des animaux". Leur âge est en moyenne de 28 jours au début de l'expérience. La répartition et la mise en lot a été réalisée en tenant compte des poids et de lien de parenté entre les lapereaux. Ainsi les poids en début d'expérience sont égaux entre les trois aliments: 610,72 (Féverole), 616g (Pois) et 609,35g (Soja).

- La formulation des aliments de cet essai s'est faite sur la base des besoins des lapins à l'engraissement LEBAS (2004), les trois aliments couvrent la totalité des besoins de croissance. Les trois aliments sont Iso-énergétiques, la valeur EDa est en moyenne 3254 Kcal/ kg d'aliment répondant aux besoins des lapins en croissance: 2400 à 2600 Kcal/kg d'aliment (LEBAS, 2004). Cette teneur élevée en EDa a pour effet de réduire la consommation d'aliment par les lapins à l'engraissement, et corrélativement avec les autres nutriments. L'extériorisation des performances de croissance des animaux est alors pénalisée (LEBAS, 1992).

Les apports en protéines brutes, varient de 15,65 à 17,21 % PB/Kg d'aliment, ainsi les aliments féverole et soja répondent aux besoins des lapereaux, contrairement à l'aliment pois qui présente léger écart de 1,26% par rapport aux recommandations de MEARTENS, 1996 et LEBAS, 2004, qui un taux optimum de 16% PB/Kg d'aliment.

Le taux de cellulose brute des aliments est proche est des recommandations de GIDENNE,(2003) et LEBAS, (2004); excepté pour l'aliment pois qui présente un très léger écart estimé à 0,16%. La digestibilité des nutriments dans cet essai varie significativement entre les trois traitements alimentaires.

Le CUD des protéines brutes des aliments de l'essai varie de 77,53 à 82,97%, ainsi il est bon comparativement à ceux enregistrés par MAERTENS et al, (1987 et 1988). La digestibilité des protéines de la féverole sont supérieurs à ceux du soja, d'où la possibilité de l'utilisation de cette source non conventionnelle en substitution total au tourteau de soja (SEROUX, 1984, BERCHICHE et al, 1995 a et b, LOUNAOUCI, 2002; LOUNAOUCI, et al 2008).

La consommation alimentaire moyenne de l'expérience est de 94,75g/lapin/jour; l'ingestion d'aliment la plus élevée est observée chez les lapins recevant l'aliment féverole. Ce

Partie expérimentale Discussion générale

dernier présente un rapport PD/EDa = 44,38 g/1000 Kcal très proche de celui rapporté par LEBAS,(2004); qui le situe entre 45 - 48 g/1000 Kcal. De là on peu dire que la substitution de la féverole au soja est possible.

La comparaison des performances zootechniques obtenues lors de notre expérimentation s'est basée essentiellement sur les valeurs provenant d'essais menés au niveau du laboratoire de recherche de l'université de Tizi-ouzou, dirigé par le Professeur BERCHICHE et quelques résultats qui traitent de l'utilisation des protéagineux dans l'alimentation du lapin en croissance.

Au cours de notre essai, les mortalités enregistrées, ont lieu généralement durant les deux premières semaines de vie post sevrage. L'utilisation de la féverrole (26%) et du pois (30%), caractérisés par la présence de facteurs antinutritionnels dans la graine, sans décorticage et sans traitement, n'a pas causé de mortalités élevées (12,5%), ces moralités sont inférieures à ceux rapportés par KOEHL, 1997 et SEROUX, 1984 dans les élevages cunicoles intensifs (18% à 25%).

Ces pertes sont probablement dues au stress provoqué par la difficulté des lapereaux à s'adapter aux nouvelles conditions d'élevage : séparation de la mère, transport du lieu d'achat, transfert de local et de la cage, et changement d'aliments LEBAS, (1991).

Le poids vif à l'abattage des lapins ingérant les aliments féverole et pois sont équivalents (2125g) à ceux recevant un aliment à base de soja (2148g). Le degré de maturité des trois lots quant à lui est compris entre 58,7 et 59,9% ce qui correspond à degré de maturité rapporté par OUHAYOUN (1989) (55%).

Pour l'ensemble des lapins abattus après 7 semaines d'engraissement, les aliments féverole et pois permettent d'avoir un même poids et rendement à l'abattage. Malgré la présence de tannins et de facteurs antinutritionnels, les aliments sont bien transformés (SEROUX, 1984 ; BERCHICHE et al, 1995a et b).

Conclusion générale & Perspectives

Au terme de notre essai et à la lumière des résultats obtenus, nous retenons les aspects suivants :

L'ingestion d'aliment par les lapins de population blanche est de 98,17g vs 94 vs 92,09g/j respectivement pour les trois aliments expérimentaux : féverole, pois et soja, l'analyse statistique n'a révélée aucun effet significatif de la source protéique, cependant ces résultats s'avèrent globalement modeste par rapport aux consommations enregistrées par BERCHICHE et LEBAS (1988) avec un CMQ = 146g/jour avec un taux d'incorporation de 37% de féverole. Cette sous - consommation peut être attribuée à la forte concentration énergétique des aliments (3170 à 3322 Kcal/kg) et aussi à un probable déficit des protéines de la ration en acides aminées essentiels (BERCHICHE, 1985 ; CARABANO et al, 2008).

Les indices de consommation sont globalement bon, ils sont de 3,55 et 3,39 vs 3,27 respectivement pour l'aliment féverole, pois et soja.

La vitesse de croissance pondérale entre le sevrage et l'abattage (77 jours) est équivalente entre les traitements alimentaires. Elle est en moyenne de 30,78g/j. Nos résultats sont équivalents à ceux rapportés par LOUNAOUCI et al, (2008), mais ils sont inférieurs à ceux enregistrés par BERCHICHE et al, (1995).

Le poids vifs atteint par les lapins à la fin de la période d'engraissement est équivalent entre les trois lots, il est supérieur à 2 kg : 2117 et 2152 vs 2158g respectivement pour les lots féverole, pois et soja

L'incorporation de source locale de protéines n'a pas influencé de manière significative les rendements à l'abattage et la composition de la carcasse des lapins :

- A l'âge de 77 jours, les poids vifs à l'abattage des lapins sont supérieurs à 2kg, la maturité des carcasses dans les trois lots est de 59,43% en moyenne, nos résultats sont conformes à l'optimum admis chez le lapin (OUHAYOUN, 1990).

- Le rendement en carcasse froide des aliments testés est particulièrement élevé, il est en moyen de 66,27 vs 60,9% (OUHAYOUN, 1990).

L'incorporation des graines des protéagineux à des taux très élevés dans l'alimentation des volailles et porcs nécessite un traitement physico-chimique pour inhiber les facteurs anti-nutritionnels (tanins et facteurs anti-trypsiques). Chez le lapin, un de tels procédés n'est pas envisagé compte tenu des performances zootechniques obtenues au court de notre essai. Les travaux antérieurs menés sur l'utilisation des protéagineux par SEROUX (1984); BERCHICHE et al, (1989); BERCHICHE et al, (1995 a et b) et LOUNAOUCI et al, (2008) ont confirmés la bonne transformation par le lapin de ces sources vue ses particularités digestives (insensible aux tanins et peu sensible aux facteurs anti-trypsiques).

Conclusion générale & Perspectives

Cependant l'introduction de ces sources nécessite une complémentation végétale à base de céréales et de luzerne pour atténuer le déficit en acides aminés souffrés ou par l'addition de DL - méthionine pure dans l'aliment. La substitution totale du tourteau du soja dans notre essai par la féverole (26%) ou le pois (30%), nous a permis toutefois d'avoir des aliments équilibrés qui répondent aux besoins des lapins à l'engraissement et d'avoir de bonnes performances zootechniques.

Enfin, notre travail s'inscrit dans l'optique du regain d'intérêt pour l'utilisation de protéagineux dans l'alimentation des animaux d'élevage dans le monde, d'autres essais doivent être menés et cela par : l'introduction de nouvelles sources non conventionnelles est à encouragé; tel que la féverole, le pois, le bersim et le lupin utilisés séparément ou en association entre elles.

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.

ANNEXE

11,CHNIQUES D'ANALYSE BROMATOLOGIQUE

1 DETERMINATION DE LA MAT.I.ERE SECHE ET DES CENDRES BRUTES

1-1 Dosage de la matière sèche (MS)

1-1-1 Principe

La matière sèche est définie comme le résidu d'un échantillon après un séchage a l'étuve à 103°C pendant 4 heures.

1-1.2 Manipulation

Briller au four a 650°C pendant 30 mn des capsules vides.

Les refroidir dans un dessicateur.

Peser, soit a le poids de la capsule.

Introduire dans la capsule 2g d'échantillon tt doser, soit b le poids de la capsule munie

de son échantillon.

. Placer la capsule munie de l'échantillon dans une étuve réglée à 103°C.

. Du moment que cette température est atteinte, compter 4 heures exactement.

. Sortir la capsule ainsi traitée dans un dessicateur.

. La refroidir.

. La peser, soit c le poids de la capsule munie de son échantillon.

1-1-3 Mode de calcul

%VIS-- c~a x100

b--a

Tolérance = 0,2%

1-2 Dosage des cendres brutes

1-2-1 Principe

Les cendres brutes sont le résidu d'un traitement à 650°C pendant 6 heures dans un four ii moufle.

1-2-2 Manipulation

. Pré-incinérer la capsule contenant la MS sur une plaque chauffante réglée â 100.

. Introduire cette capsule dans le four .moufle réglé . 650. . Attendre 6 heures.

. Sortir la capsule munie de son échantillon.

· La refroidir dans un dessicateur.

. La peser, soit d le poids de la capsule contenant des cendres. 1-2-3 Mode de calcul

%C.E--'d--a x100

b---a

Tolérance = 0,2%

2 DETERMINATION DE LA TENEUR EN MAS AZOTEES TOTALES (MAT)

2-1 Définition et principe

La matière azotée est égale it la quantité d'azote (N) en gammes dosée par la méthode de KJELDAHL multipliée par 6,25.

Cette méthode comporte 4 étapes :

a) La minéralisation sulfurique

2R-NH2 + H2SO4 concentré -- SO4(NH4)2

b) La distillation

SO4(NH4)2 + 2NaOH -4 Na2SO4 + 2NH4OH

NH40H-3NH3+1120

c) Collecte de NH3 avec du 112504 titré et en excès de volume 2NH3 + 112504 -4 (NH4)2504

d) Titrage du H2SO4 n'ayant pas fixé du NH3

H2504 + 2NaOH --4 Na2SO4 + 21120

Notons que :

A lml de 112504 N/14 combiné avec du NH3 correspond â 0,001g de N.

2-2 Mode opératoire

. Peser 1g d'échantillon â analyser et introduire cette matière dans une fiole de KJELDAHL

Soit a la quantité exacte de cet échantillon.

. Ajouter une cuillerée de catalyseur a base de sélénium ( poids environ = 0,2g de sélénium + 2g de sulfate de potassium ).

3-DOSAGE DE LA MAIIERE GRASSE OU EXTRAIT ETHERE (MG)

3-1 Définition

La MG correspond aux substances dissoutes par l'éther .

3-2 Mode opératoire

. Tarer le ballon destiné à recevoir la MG après un chauffage à l'étuve â 103°C pendant 1h et un refroidissement dans un dessicateur . Soit a son poids .

. Peser la substance à doser dans une cartouche , Soit b le poids net de la substance Couvrir la cartouche avec de l'ouate ( coton hydrophile )

I
· nstaller la cartouche ainsi préparée dans la partie intermédiaire de l'appareil de SOXHLET

. Introduire 200m1 d'éther de pétrole dans le ballon prétaré . Installer ce dernier . . Déclencher le réfrigérant .

· Chauffer à 45°C

L'extraction se fait pendant 12h

, Prendre et monter le ballon sur l'évaporateur rotatif .

, Enclencher ce dernier appareil jusqu'à ce que tout l'éther soit récupéré .

. Enlever le ballon et le sécher à l'étuve â 103°C pendant 30mn.

Le refroidir dans un dessicateur et peser . Soit c le poids de ce ballon muni de la MG .

3-3Mode de calcul

%MG -- c -- a x 1OO

b

Tolérance = 0,2%

. Ajouter de H2SO4 72% puis mélanger à l'aide d'un batonnet de verre jusqu'à formation d'une pâte homogène ne contenant plus de grumeaux .

. Toutes les heures remélanger et réajouter éventuellement de l'acide .

. Après 3h d'attaque , on filtre sous vide et on lave à l'eau chaude jusqu'à obtention d'un filtrat neutre

. Sécher le creuset à l'étuve à 100°C pendant une nuit et peser après refroidissement (P2) . Ensuite , il est calciné au four à 550°C pendant 3 h et reposé (P3)

6-2 Mode de calcul

%ADP-P3-Plx100

PE

%P3-- P2

ADL-- x 10

PE

PE= poids de l'échantillon

7-DETERMINATION DE LA VALEUR ENERGETIQUE BRUTE (EB)

7-1Description du procédé

La substance à briller est pesée et placée en contact intime avec un fil d'allumage . La substance est brûlée dans une bombe calorimétrique sous une pression d'oxygène de 30kg/cm2 . La combustion est déclenchée par une impulsion électrique communiquée par le fil. d'allumage .

La chaleur de combustion dégagée élève la température du calorimètre . 10 à l5minutes après l'allumage, l'échange de chaleur entre la bombe et l'eau de la cuve intérieure qui l'entoure est terminé.

L'élévation de température est mesurée et sert à calculer la valeur de combustion VC . La valeur en eau WW du calorimètre est déterminée par la combustion d'une substance étalon de chaleur de combustion connue . C'est l'acide benzoïque .

7-2Déroulement de l'essai

. Préparer le calorimètre et la bombe calorimétrique . Placer la bombe remplie dans la cuve interne

. Connecter le cable d'allumage et fermer le couvercle

. Attendre l'équilibre de température entre la bombe calorim&rique et l'eau de la cuve

interne (environ 14mn )

. Actionner le vibreur

. Brancher l'éclairage de la loupe, lire la température sur le thermomètre Beck:man et

l'inscrire (T1)

. Établir le courant d'allumage . La position. 5-6 du potentiomètre suffit généralement .

. Actionner la touche d'allumage

. Après allumage la température monte dans la cuve interne . En 10 à 12 minutes on

obtient l'équilibre de température entre la bombe et l'eau de la cuve interne .

Lire la température et l'inscrire (T2 )

7-3Mode de calcul

. Valeur en eau du calorimètre

_6323(Xg --4.0105)+8.25

WW

T2-Ta

. Valeur de combustion de l'échantillon

VC--

WW (T'-- Ti) --5.25

Xg -- 0.0105 \TC en Kcal/kg

Mot clé : Lapin, féverole, pois, croissance, abattage.

SUMMARY :

One hundred and twenty White rabbits distributed into tree dietary groups were fattened between 35 and 77 days in collective cages. The diets were SOJ (soybean control), faba beans (26 % field beans), peas (30%). The mean protein content was 17,21 % in the Soya bean, 16,96% in field bean and 15,65% in peas diets. The digestible energy content varied Iittle between diets (3170 to 3322 kcal DE / kg). The fibre content of each diet was 11,30 %. Apparent digestibility of dry mater was different in three diets (75,76 to 79,89 %). Apparent digestibility of crude proteins was lower in the peas diet (77,53 %) than in the Soya (82,27 %), field beans (82,97 %). The daily growth rate of rabbits fed the peas diet (30,4 g I d) was lower than that in the other Traits (30,83 to 31,65 g I d) but their feed conversion ratio was similar. The slaughter weight at 77 days of rabbits for three lots are generally good, and is using (2132g). At slaughter the maturity is from 58.7 to 59.9, which is higher than that reported in the literature (55%). The diet did not affect dressing percentage (mean: 69,97 %) or the relative weight of the skin and of the full gastrointestinal tract.

Keyword: Rabbit, fields beans, peas, growth, slaughter.

RÉSUMÉ:

Cent vingt lapin de population Blanche, répartis en 3 lots ont été engraissés entre 35 et 77 j , en cages collectives, avec l'un des aliments expérimentaux Soja (témoin), féverole (26 %), pois (30%), distribués à volonté. La teneur moyenne en protéines étaient de 17,21 % pour l' aliment Soja, 16 96 % pour l' aliment féverole et 15,65% pour l'aliment pois. La teneur en énergie digestible variait peu entre aliments (3170 à 3322 kcal ED / kg). La teneur commune en cellulose était de 11,30%. Le coefficient de digestibilité apparente (CUDa) de la matière sèche était comparable pour les 3 aliments (75,76 à 79,89 %). Le CUDa de l'azote de l'aliment pois (77,53 %) était plus faible que celui des aliments Soja(82,27 %), féverole (82,97 %) . Les lapins ayant reçu l'aliment pois ont eu une vitesse de croissance (30,4 g / j) inférieure à celle des lapins des autres lots (30,83 to 31,65 g / j) mais un indice de consommation équivalent. Le poids vif à l'abattage des lapins des trois lots est globalement bon, ainsi il est en moyen de (2132g). A l'abattage le degré de maturité atteint est de : 58,7 à 59,9, qui est supérieur à celui rapporté dans la littérature (55%). Le régime alimentaire n'a pas influencé le rendement à l'abattage (69,97 % en moyenne), les poids relatifs de la peau et du tractus digestif plein..






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