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Intégration de la féverole et du pois dans l'aliment du lapin en élevage rationnel algérien. Effet sur les paramètres de croissance et d'abattage.

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par Sofiane AMIR
Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou Algérie  - Magister en Sciences Agronomiques  2009
  

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II. I .1. LA CONSOMMATION

La consommation alimentaire des lapins durant la période d'engraissement est rapportée dans le Tableau 24. Ainsi l'ingestion des aliments augmente d'une manière régulière et cela excepté pour la 10ème semaine (63-70jours) où on observe une léger baisse de la consommation, qui a coïncidé un pic de chaleur (T= 38°C)(Figure 9).

Tableau 24. Consommation moyenne quotidienne d'aliment en fonction de l'âge

Périodes (jour)

 

Aliment
Soja

Aliment
Féverole

Aliment
Pois

C.V(%)

P

28-35

Moyenne

61.36

65.81

65.77

16,05

0,78

 

Ecart type

10.3

8.92

8.11

 
 

35-42

Moyenne

79.01

82.76

73.37

15,62

0,34

 

Ecart type

10.41

8.09

9.15

 
 

42-49

Moyenne

96.49

100.92

93.37

15,69

0,41

 

Ecart type

11.71

10.79

12.5

 
 

49-56

Moyenne

104.83

107.48

104.17

16,75

0,22

 

Ecart type

11.57

11.28

9.82

 
 

56-63

Moyenne

102.967

111.71

108.3

15,77

0,55

 

Ecart type

7.17

13.85

8.88

 
 

63-70

Moyenne

96.41

103.15

102.68

14,80

0,77

 

Ecart type

5.85

6.39

7.87

 
 

70-77

Moyenne

103.89

115.35

109.92

15,85

0,51

 

Ecart type

9.3

9.95

10.53

 
 
 

Partie Expérimentale Résultats & Discussion

52

La consommation ne diffère pas entre les traitements (P=0,487). En valeur absolue, le lot féverole présente l'ingestion la plus élevée (98,17 g/j) suivie du soja et pois respectivement (92,09 et 90g/j).

CMQ (g/j)

140

120

100

40

20

80

60

0

Aliment Soja Aliment Févrole Aliment Pois

Semaines

Figure 9. Evolutions de consommations moyennes quotidiennes en fonction de l'âge

ll-1-2- LA CROISSANCE :

L'allure de la courbe de croissance pondérale des lapins des trois lots est similaire à celle

décrite par OUHAYOUN (1983) et BLASCO (1992), avec un point d'inflexion qui se situe entre la 7ème et 8ème semaine d'âge, ainsi les trois courbes se confondent (Figure 10). Ce point

correspond à la période de gain maximum de poids vif (Tableau 25).

PV (g)

2500

2000

1500

1000

500

0

Aliment Soja Aliment Féverole Aliment Pois

Jours

Figure 10. Evolution de poids vif des lapins en fonction de l'âge

Partie Expérimentale Résultats & Discussion

53

Tableau 25. Evolution des poids vifs moyens des lapins en fonction de l'âge.

Périodes (Jours)

 

Aliment
Soja

Aliment
Féverole

Aliment
Pois

C.V (%)

P

28 35 42 49 56 63 70 77

Moyenne

609,35

107,42

610,72

106,83

616,00

121,06

18,29

0,96

 
 

833,13

159,53

842,7

143,29

816,77

150,02

18,19

0,74

 
 

1067,25

209,98

1077,8

185,14

1024,17

155,5

17,50

0,39

 
 

1311,67

264,06

1325

198,93

1294,63

165,87

16,30

0,82

 
 

1562,05

282,3

1569,15

222,44

1542,52

177,36

14,85

0,87

 
 

1764,87

288,19

1773,3

224,94

1759,72

170,24

13,18

0,97

 
 

1948,9

239,36

1931,32

213,84

1935,05

159,02

10,67

0,92

 
 

2148,75

240,96

2124,85

212,71

2125,28

156,34

9,67

0,84

 
 

L'étude des courbes de l'évolution des poids vifs durant la période d'engraissement des lapins ne fait ressortir aucun effet significatif de l'aliment sur l'évolution des poids vifs sur l'ensemble de la période d'engraissement.

II.I.3. LE GAIN MOYEN QUOTIDIEN

L'évolution des GMQ en fonction de est représenté dans le tableau 26. Ainsi la vitesse de croissance maximale est atteinte vers la 7ème semaine d'âge (42 - 49 jours) pour les lots féverole et pois et vers la 9ème semaine (49 -56 jours) pour le lot soja.

L'analyse statistique ne montre aucun effet significatif dans l'évolution des gains moyens entre les trois lots. De plus des GMQ de 42g/j (35 #177; 7g/j) sont observés chez les lapins, ce qui est bon pour des lapins maintenus en population fermé sans renouvellement, et donc avec un de consanguinité élevé.

Partie Expérimentale Résultats & Discussion

54

Tableau 26. Evolution des gains moyens quotidiens des lapins en fonction de d'âge

Périodes (Jours)

Aliment
Soja

Aliment
Féverole

Aliment
Pois

CV (%)

P

28 - 35

Moyenne

31,97

10,91

32,48

8,87

31,78

8,86

29,63

0,94

 
 

Moyenne

33,76

11,27

33,64

10,15

30,62

6,32

29,03

0,25

 
 

Moyenne

36,12

9,05

35,28

7,36

35,86

7,35

22,26

0,89

 
 

Moyenne

36,93

7,52

34,88

6,63

35,44

7,52

20,25

0,43

 
 

Moyenne

30,3

6,94

29,17

4,59

30,36

6,93

20,88

0,63

 
 

Moyenne

23,7

7,94

22,7

4,73

25,03

4,47

24,89

0,22

 
 

Moyenne

28,72

7,43

27,64

6,96

26

8,03

27,27

0,26

 
 

Un accident de croissance est observé vers la 10ème semaine (63 - 70 jours), ce qui a coïncidé avec une période de forte chaleur. Par la suite une phase de croissance compensatrice est observée vers la 11ème semaine (JOUVE et al ,1986) (Figure 11).

GMQ (g/j)

40

25

20

35

30

15

10

5

0

Aliment Soja Aliment Féverole Aliment Pois

Semaines

Figure 11. Evolution du gain moyen quotidien en fonction de l'age

11.1.4. L'INDICE DE CONSOMMATION

L'évolution de l'indice de consommation moyen des lapins n'est pas significative durant la période d'engraissement (Tableau 27 et Figure 12).

Partie Expérimentale Résultats & Discussion

55

Le traitement statistique de nos résultats n'a relevé aucune différence de l'indice de consommation sur l'ensemble de la période d'engraissement.

Tableau 27. Evolution des indices de consommation en fonction de l'âge.

Périodes (Jours)

Aliment
Soja

Aliment
Féverole

Aliment
Pois

CV (%)

p

 

Moyenne

2,1

2,16

2,27

37,48

0,48

28 - 35

 
 

0,58

0,81

 
 
 
 

Moyenne

2,64

2,78

3,1

46,53

0,29

35 - 42

 
 

1,18

1,59

 
 
 
 

Moyenne

2,81

3

2,73

28,91

0,34

42 - 49

 
 

0,78

0,71

 
 
 
 

Moyenne

2,96

3,21

3,18

27,61

0,37

49 - 56

 
 

0,73

1,14

 
 
 
 

Moyenne

3,63

3,94

3,66

23,83

0,23

56 - 63

 
 

0,8

0,8

 
 
 
 

Moyenne

4,31

4,83

4,28

26,21

0,06

63 - 70

 
 

1,27

0,85

 
 
 
 

Moyenne

3,92

4,56

4,68

33,54

0,06

70 - 77

 
 

1,46

1,6

 
 
 
 

IC

4

2

6

5

3

0

1

Aliment Soja Aliment féverole Aliment Pois

Semaines

Figure 12. Evolution des indices de consommation en fonction de l'âge.

Partie Expérimentale Résultats & Discussion

56

11-2- EVOLUTION DES PERFORMANCES DE CONSOMMATION ET DE CROISSANCE PAR PÉRIODES GLOBALES (28 -- 70 JOURS ET 28 -- 77 JOURS).

Sur l'ensemble de la période d'engraissement, les traitements alimentaires n'ont pas induit de différences significatives entres les performances globales des trois lots de lapins (Tableau 28).

Tableau 28.Evolutions de performances de consommation et de croissance sur les périodes
globales (28 - 70 jours et 28 - 79 jours)..

Périodes

 

Aliment

 

CV(%)

P

 

Pois

Soja

 
 

Poids Vif à 28 Jours (g)

611 #177; 107

616 #177; 121

609, #177; 107

18,29

0,96

 

Poids Vifs à :

 

70 Jours 77 Jours

1931 #177; 214

2125 #177; 213

1935 #177; 159

2125 #177; 156

1949 #177; 239

2148 #177; 241

10,67

9,67

0,92

0,84

 

GMQ (g/j)

 

28 - 70 Jours

31,36#177; 3,47

31,13 #177; 3,24

32,13 #177; 4,13

11,52

0,44

28 - 77 Jours

30,83 #177; 3,11

30,4#177; 3,13

31,65 #177; 3,61

10,65

0,23

 

CMQ (g/j)

 

28 - 70 Jours

95,30#177; 7,57

91,27 #177; 6,91

90,13 #177; 7,27

13,72

0,48

28 - 77 Jours

98,17 #177; 7,56

94,00 #177; 6,37

92,09 #177; 7,18

13,64

0,48

 

IC

 

28 - 70 Jours

3,55 #177; 0,45

3,39 #177; 0,43

3,27 #177; 0,56

14,21

0,31

28 - 77 Jours

3,5 #177; 0,43

3,41 #177; 0,43

3,19 #177; 0,42

12,84

0,06

 

Sur la période globale d'engraissement 28-70 jours, les lapins de l'essai atteignent des poids vifs 1931 vs 1935 vs 1948g pour les lots féverole, pois et soja respectivement , ainsi aucune différence significative n'est mise en évidence par l'analyse statistique ente les lapins des trois lots. La consommation moyenne et le gain moyen quotidien n'est pas influencé par le traitement alimentaire (95,17 vs 91,27 vs 90,13g/j et 31,36 vs 31,13 vs 32,65g/j). Nos résultats sont proches de ceux rapportés par LOUNAOUCI, (2001) chez les lapins hybrides (1892g et 84,24g/j et 33,97g/j).

Le prolongement d'une semaine de l'âge à l'abattage (77 jours), a pour but d'amélioré le poids des carcasses OUHAYOUN (1980 et 1990), les lapins consommant les aliments féverole et pois atteignent un poids vif (2125g) équivalent à celui des lapins du lot témoin (2148g). Cependant la prolongation nous a permit d'avoir des gains de 8,84 à 9,31% sur le poids vif à l'abattage.

La consommation des aliments n'a pas été significativement (P=0.74) influencée par la source protéique (féverole, pois et soja), une ingestion moyen de 98,17 vs 94 vs

Partie Expérimentale Résultats & Discussion

57

92,09g/j a été enregistrée avec trois aliments. Le niveau d'ingestion d'aliment de ces lots sont inférieur à celui enregistré par BERCHICHE et al, (1995 a et b) avec un CMQ = 115,2g/j pour un aliment a 30% de féverole, cependant nos résultats sont proches de ceux rapportés par LOUNAOUCI 2002 et LOUNAOUCI et al, 2008 qui sont de l'ordre de 101,91 et 97,06g/j.

Globalement, les trois aliments sont sous-consommés par les lapins. Ainsi l'aliment féverole est légèrement le mieux consommé (30,83g/j) car il présente un bon rapport PD/EDa = 44,38g/ 1000 kcal proche la valeur minimale de recommandé (45g / 1000kacl par LEBAS (2004). cela peut être expliqué par la bonne digestibilité de ces protéines (82,97%). L'aliment soja présente un rapport PD/EDa= 42,60g /1000 Kcal, proche du minimum recommandé. Les protéines du soja sont hautement digérées par les lapins (CUDa MAT = 82,27%). D'autres part, le CMQ de l'aliment pois est significativement inférieur (PD/EDa = 37,07g/1000 Kcal). Cette situation évoquerait plus probablement d'une part un déficit en acides aminés souffrés (0,45 vs 0,60%), en effet, le lapin réduit sa consommation alimentaire dans le cas d'une baisse de la qualité de ses protéines. (BERCHICHE, 1985 ; LEBAS, 1992 ; CARABANO et al. 2008 ; CHERUBINI et al. 2008), d'autre part à l'énergie digestible élevé des trois aliments (3254 Kcal/Kg d'aliment) car le lapin réduit sa consommation au-delà de 2500kcal/kg

d'aliment. .

La vitesse de croissance sur la période globale pour les trois aliments, ne présente aucune différence significative. Le GMQ moyen est de : 30,83 vs 30,4 vs 31,65 respectivement pour les aliments féverole, pois et soja. Ces résultats sont équivalent à ceux rapportés par LOUNAOUCI, (2002) et LOUNAOUCI et al, (2008), cependant ils sont de loin inférieur a ceux enregistrés par SEROUX (1984) et BERCHICHE et al, 1995a et b qui rapportent des GMQ = 42,8 et 38,9g/j.

L'efficacité de transformation alimentaire reflétée par l'indice de consommation (IC), est équivalente pour les 3 lots (3,5 vs 3,41 vs 3,19). Ces valeurs sont proche de celles rapportées par BERCHICHE et LEBAS (1984) ; LOUNAOUCI, (2002) et LOUNAOUCI et al, (2008) (3,44 vs 3,55 et 3,13). Les IC sont d'un très bon niveau et correspond au seuil optimal (IC=3,5) pour une rentabilité de l'élevage LEBAS et al. (1991).

Partie Expérimentale Résultats & Discussion

58

111. RENDEMENT À L'ABATTAGE ET COMPOSITIONS DE LA CARCASSE

Après 7 semaines d'engraissement (11 semaines d'âge), il a été procédé à l'abattage de 10 lapins par lot, sans mise à jeûn au préalable. Les traitements alimentaires n'ont pas induit d'écarts significatifs sur le rendement à l'abattage et les composantes des carcasses (Tableau 29).

Globalement, l'incorporation de la féverole (26%) et de pois (30%) s'est traduite par des poids vifs moyens (2117 vs 2152g) équivalents à celui du lot soja (2158 g). Ces résultats sont inférieurs aux résultats de BERCHICHE et al, 1988 ; BERCHICHE et al, 1995 a et b (2386 vs 2375 vs 2368g). Nos résultats corroborent avec ceux de LOUNAOUCI (2002) et LOUNAOUCI et al, (2008). En se basant sur le poids vif moyen adulte (3,6 Kg) enregistré au niveau de la coopérative d'élevage sur les lapins de « souche blanche » utilisés au cours de cet essai, le poids vif moyen des lapins des lots féverole, pois et soja présentent un degré de maturité de 58,7 ; 59,7 et 59,9%, lequel est dépasse le taux optimum indiqué pour l'abattage qui de 55% (OUHAYOUN, 1990 et ROIRON et al, 1992).

Le poids vif à l'abattage atteint au cours de cet essai par l'ensemble de la population étudiée, est en moyenne de 2142g. A l'âge de 77 jours, ce poids d'abattage pour des lapins non sélectionnés sur la vitesse de croissance, est nettement amélioré

Le poids vif à l'abattage atteint au cours de cet essai par l'ensemble de la population étudiée, est en moyenne de 2142g. A l'âge de 77 jours, ce poids d'abattage pour des lapins non sélectionnés sur la vitesse de croissance, est nettement amélioré (+6,20%), comparativement à celui enregistré dans un essai précédent (LOUNAOUCI et al, 2008) et pour un âge à l'abattage de 84 jours: 2017 vs 2142g.

Partie Expérimentale Résultats & Discussion

59

Tableau 29. Rendement à l'abattage et compositions de la carcasse

Rendement à l'abattage et composition de la carcasse

 

Aliment
Féverole

Aliment Pois

Aliment Soja

CV

%

P

Nombre de lapins abattus

-

10

10

10

-

-

Degré de maturité (%)

-

58,7

59,7

59,9

-

-

Poids vif à l'abattage (Pva) (g)

Moy.

2117

2152

2158

1,96

0,08

 

E-Type

51,93

38,2

33,96

 
 

Poids de la peau (g)

Moy

204,7

206,7

205,5

5,51

0,92

 

E-Tpye

10,33

11,1

12,46

 
 

Poids du tube digestif plein (g)

Moy.

339,3

333,5

332,2

8,33

0,55

 

E-Type

22,45

32,89

27,44

 
 

Poids de la carcasse chaude (CC) (g)

Moy.

1462

1510

1526

3,03

0,10

 

E-Type

49,79

53,49

29,3

 
 

Poids de la carcasse froide (CF) (g)

Moy.

1383

1430

1447

3,15

0,09

 

E-Type

53,36

48,16

29,18

 
 

Poids des manchons (g)

Moy.

73,89

73,97

76,67

5,37

0,23

 

E-Type

4,52

4,39

2,96

 
 

Gras Péri Rénal (GPR) (g)

Moy.

11,62

15,04

14,57

30,15

0,15

 

E-Type

4,05

4,69

3,62

 
 

Gras Inter Scapulaire (GIS) (g)

Moy.

5,44

5,33

3,67

57,94

0,30

 

E-Type

3,66

2,13

2,32

 
 

Foie (g)

Moy.

72,92

67,3

77,48

17,34

0,21

 

E-Type

11,93

9,69

15,44

 
 

Proportion du tube digestif / Pva (%)

Moy.

16,3

15,52

15,39

8,5

0,54

 

E-Type

0,98

1,7

1,2

 
 

Proportion Peau / Pva (%)

Moy.

9,68

9,61

9,52

5,73

0,82

 

E-Type

0,61

0,46

0,56

 
 
 

Moy

0,83

1,05

1,00

28,81

0,28

Proportion du GPR/CF (%)

E-Type.

0,27

0,31

0,25

 
 

Rendement CC/Pva (%)

Moy.

69,06

70,14

70,72

1,72

0,59

 

E-Type

1,16

1,41

0,99

 
 

Rendement CF/Pva (%)

Moy

65,3

66,47

67,06

1,94

0,71

 

E-type

1,31

1,44

1,08

 
 

Muscle frais (g)

 
 
 
 
 
 
 

Moy

127,48

130,9

130,31

5,13

0,48

 

E-Type

5,7

6,15

7,89

 
 

Os Frais (g)

 
 
 
 
 
 
 

Moy

18,78

18,67

19,17

4,93

0,47

 

E-Type

1,01

0,8

0,97

 
 

Rapport Muscle/Os

Moy

6,81

7,03

6,81

8,09

0,61

 

E-Type

0,57

0,55

0,56

 
 
 

* E-Type : Ecart type

La proportion et le poids de la peau ne sont pas influencés de manière significative par les traitements alimentaires. Nos résultats sont en accord avec résultats de BERCHICHE et al, 1988 BERCHICHE et al, 1995; LOUNAOUCI et al, 2008 qui rapportent des taux de peau qui varient de 6,98% à 11,11%. La proportion moyenne de la peau enregistrée au cours de cet essai est relativement réduite comparativement à celle relevée sur des lapins de formats

Partie Expérimentale Résultats & Discussion

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moyens, les plus utilisés dans un élevages rationnels (OUHAYOUN, 1990): Peau/ PVa : 13,6%. LEBAS et OUHAYOUN (1987) et BERCHCHE et al, (2000) attribuent ce faible taux de peau à l'adaptation de ces animaux au climat relativement chaud en Algérie.

Le poids et la proportion du tube digestif ne varient pas significativement en fonction des régimes alimentaires. En valeur absolue, on peut cependant relever que la proportion du tractus digestif par rapport au poids vif à l'abattage, a tendance à être plus élevée avec l'aliment féverole qu'avec les aliments pois et soja respectivement : TD/PVa = 16,3% vs 15,52 et 15,39. Cette légère différence de proportion est peut être due à la proportion de CB des traitements (CB=11,64%). La proportion du tube digestif est liée essentiellement à la quantité des fibres fournies par l'aliment. (ARVEUX, 1980). Plusieurs auteurs, GIDENNE et al, (1986) et OUHAYOUN et al., (1986) et PARIGI-BINI et al, (1994) signalent que l'importance relative du tube digestif augmente avec le taux cellulosique de la ration.

La proportion moyenne du tube digestif des lapins de cette essai est globalement réduite comparativement à celle des lapins hybrides de format moyen : 15,7 vs 20,9 (OUAHYOUNE, 1990).

Le dépôt du gras périrénal est en valeur absolue, plus important dans les carcasses de lapins consommant l'aliment pois (1,05%) et l'aliment soja (1,00%) comparativement à ceux alimentés recevant l'aliment féverole (0,83%). La concentration énergétique plus importante dans les deux aliments (3272 et 3322 vs 3170 Kcal/Kg d'aliment) en serait l'explication. L'adiposité de la carcasse représente la proportion du gras dissécable (le gras périrénal et le gras interscapulaire). Selon Lebas (1983), le gras périrénal est un bon indicateur de l'état d'engraissement de la carcasse. Généralement elle est appréciée par la quantité du dépôt adipeux périrénal (Ouhayoun, 1990).

La proportion du GPR de cette essai, peu être jugé faible, en comparaison de l'adiposité relevée sur des carcasses des lapins hybrides abattus à 77 jours d'âge: GPR/CF = 0,96 vs 3% (OUHAYOUN, 1990).

Les traitements alimentaires appliqués sur les lapins de cet essai n'ont pas d'effets significatifs sur le poids de carcasse froide. On peut noter que les lapins recevant d'aliment féverole ont tendance à avoir un poids plus faible: CF = 1382,5 vs 1430 et 1447g: cela est due au poids vif à l'abattage légèrement moins important. Le rendement en carcasse froide des

Partie Expérimentale Résultats & Discussion

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lapins est considéré assez bon (65,3 à 67,06%), ils sont légèrement supérieurs a ceux rapportés pour le lapin standard : 60% (OUHAYOUN, 1989).

La valeur moyenne du rapport muscle/os, qui permet d'estimer les poids des tissus musculaires et osseux de la carcasse (BLASCO et al, 1984 et 1992), fait ressortir que les trois régimes alimentaires n'ont pas influencé de manière significative la répartition des tissus musculaire et osseux. En valeur absolue, les lapins recevant l'aliment pois présentent le rapport le plus élevé (7,03) comparativement à ceux recevant soja et féverole (6,81). Le rapport muscle/os des aliment de cet essai sont supérieurs à ceux rapportée par BERCHICHE et LEBAS (1984); LOUNAOUCI et al, 2008 (muscle/os = 6,21 à 6,29).

Partie expérimentale Discussion générale

Après la discussion de nos résultats, il est utile de dégager les remarques les plus importantes qui s'imposent. Pour consolider les résultats obtenus déjà au niveau du laboratoire de recherche de l'Université, les résultats zootechniques ont fait l'objet d'une analyse statistique qui permet de comparer les performances des lapins à l'engraissement.

- Les lapins utilisés lors de notre expérimentation proviennent tous de la même exploitation "coopérative de Djebla" ce qui nous permet de limiter un facteur de variabilité "provenance des animaux". Leur âge est en moyenne de 28 jours au début de l'expérience. La répartition et la mise en lot a été réalisée en tenant compte des poids et de lien de parenté entre les lapereaux. Ainsi les poids en début d'expérience sont égaux entre les trois aliments: 610,72 (Féverole), 616g (Pois) et 609,35g (Soja).

- La formulation des aliments de cet essai s'est faite sur la base des besoins des lapins à l'engraissement LEBAS (2004), les trois aliments couvrent la totalité des besoins de croissance. Les trois aliments sont Iso-énergétiques, la valeur EDa est en moyenne 3254 Kcal/ kg d'aliment répondant aux besoins des lapins en croissance: 2400 à 2600 Kcal/kg d'aliment (LEBAS, 2004). Cette teneur élevée en EDa a pour effet de réduire la consommation d'aliment par les lapins à l'engraissement, et corrélativement avec les autres nutriments. L'extériorisation des performances de croissance des animaux est alors pénalisée (LEBAS, 1992).

Les apports en protéines brutes, varient de 15,65 à 17,21 % PB/Kg d'aliment, ainsi les aliments féverole et soja répondent aux besoins des lapereaux, contrairement à l'aliment pois qui présente léger écart de 1,26% par rapport aux recommandations de MEARTENS, 1996 et LEBAS, 2004, qui un taux optimum de 16% PB/Kg d'aliment.

Le taux de cellulose brute des aliments est proche est des recommandations de GIDENNE,(2003) et LEBAS, (2004); excepté pour l'aliment pois qui présente un très léger écart estimé à 0,16%. La digestibilité des nutriments dans cet essai varie significativement entre les trois traitements alimentaires.

Le CUD des protéines brutes des aliments de l'essai varie de 77,53 à 82,97%, ainsi il est bon comparativement à ceux enregistrés par MAERTENS et al, (1987 et 1988). La digestibilité des protéines de la féverole sont supérieurs à ceux du soja, d'où la possibilité de l'utilisation de cette source non conventionnelle en substitution total au tourteau de soja (SEROUX, 1984, BERCHICHE et al, 1995 a et b, LOUNAOUCI, 2002; LOUNAOUCI, et al 2008).

La consommation alimentaire moyenne de l'expérience est de 94,75g/lapin/jour; l'ingestion d'aliment la plus élevée est observée chez les lapins recevant l'aliment féverole. Ce

Partie expérimentale Discussion générale

dernier présente un rapport PD/EDa = 44,38 g/1000 Kcal très proche de celui rapporté par LEBAS,(2004); qui le situe entre 45 - 48 g/1000 Kcal. De là on peu dire que la substitution de la féverole au soja est possible.

La comparaison des performances zootechniques obtenues lors de notre expérimentation s'est basée essentiellement sur les valeurs provenant d'essais menés au niveau du laboratoire de recherche de l'université de Tizi-ouzou, dirigé par le Professeur BERCHICHE et quelques résultats qui traitent de l'utilisation des protéagineux dans l'alimentation du lapin en croissance.

Au cours de notre essai, les mortalités enregistrées, ont lieu généralement durant les deux premières semaines de vie post sevrage. L'utilisation de la féverrole (26%) et du pois (30%), caractérisés par la présence de facteurs antinutritionnels dans la graine, sans décorticage et sans traitement, n'a pas causé de mortalités élevées (12,5%), ces moralités sont inférieures à ceux rapportés par KOEHL, 1997 et SEROUX, 1984 dans les élevages cunicoles intensifs (18% à 25%).

Ces pertes sont probablement dues au stress provoqué par la difficulté des lapereaux à s'adapter aux nouvelles conditions d'élevage : séparation de la mère, transport du lieu d'achat, transfert de local et de la cage, et changement d'aliments LEBAS, (1991).

Le poids vif à l'abattage des lapins ingérant les aliments féverole et pois sont équivalents (2125g) à ceux recevant un aliment à base de soja (2148g). Le degré de maturité des trois lots quant à lui est compris entre 58,7 et 59,9% ce qui correspond à degré de maturité rapporté par OUHAYOUN (1989) (55%).

Pour l'ensemble des lapins abattus après 7 semaines d'engraissement, les aliments féverole et pois permettent d'avoir un même poids et rendement à l'abattage. Malgré la présence de tannins et de facteurs antinutritionnels, les aliments sont bien transformés (SEROUX, 1984 ; BERCHICHE et al, 1995a et b).

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