WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Le travail des enfants dans l'agriculture, mythe ou réalité ? : une étude de cas dans les exploitations cotonnières au Bénin

( Télécharger le fichier original )
par Christhel Sonia Jesugnon Padonou
Université Catholique de Louvain, Belgique - Master complémentaire en développement, environnement et sociétés 2013
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

2.3.2. Approche en terme de normes sociales

En dehors de l'approche du bien-être des ménages, le travail des enfants est également expliqué par les normes sociales (Hirschman cité par Basu et Van, 1998 : 39). La relation entre les normes sociales et culturelles et le travail des enfants a été discutée en 1981 par Rodgers et Standing. L'hypothèse de ces auteurs repose sur le fait que faire travailler un enfant implique un coût ou un stigmate social pour les parents. Si plusieurs enfants sont mis au travail, alors ce coût social est faible. Dans le cas contraire, le coût social est assez élevé. Le travail des enfants est alors socialement désapprouvé (Diallo, sd : 2). La lecture de la perception du travail des enfants dans le monde occidental pourrait s'apparenter à ce dernier cas.

Dans plusieurs sociétés africaines, le coût social du travail des enfants est très faible. Le travail des enfants est socialement accepté et même justifiée. Il est une forme de socialisation et d'éducation importante, notamment dans le monde rural.

Le soutien des enfants aux parents/aînés les forme à la vie adulte, et constitue également un gage pour leur héritage et pour leur vie familiale future. Dans ce processus, les cadets ont le devoir de travailler pour le compte des aînés, afin de garantir leur statut social (obtention de femmes à épouser ; terres à cultiver...) à l'âge adulte. Ainsi, chaque enfant qui compte recourir au soutien familial a intérêt à apporter son soutien à ses parents (Bommier, 1995 cité par Diallo, Sd : 2).

En outre, Long (1984) cité parMackintosh (1979), suggère que l'analyse de la main d'oeuvre familiale doit tenir compte des définitions culturelles du `'travail'' et son estimation sociale (Affodégnon, 2005).

Des travaux empiriques ont confirmé cette hypothèse. L'étude menée par l'IITA dans les plantations de cacao a révélé que, le travail des enfants n'est pas expliqué uniquement par un push économique, mais également par les pratiques séculaires en matière de mobilité et d'utilisation des enfants dans les plantations d'origine familiale.

Le schéma suivant présente un résumé du cadre analytique de ce travail.

Figure 3: Cadre analytique

Exploitations cotonnières

Travail des enfants

Travaux bénéfiques

Travaux destructeurs

Déterminants du travail des enfants

Pauvreté des ménages

Normes sociales

Approche hypothético-déductive

Etude de cas dans les exploitations cotonnières au Bénin

Utilisation de données secondaires

DEUXIEME PARTIE : ZONES D'ETUDE ET CADRE METHODOLOGIQUE

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Je voudrais vivre pour étudier, non pas étudier pour vivre"   Francis Bacon