WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

à‰tude de la consommation en eau et du rendement d'une culture de soja (glycine max (l.) merr.) sur un sol ferrallitique tropical au sud-Bénin.

( Télécharger le fichier original )
par Chaim Vivien Doto
Abomey-calavi (Bénin) - Diplôme d'Etudes Approfondies (DEA) 2010
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

6.2. La dynamique de l'eau dans les parcelles d'essai

L'état de l'eau dans le sol a été apprécié à travers l'analyse de la dynamique de l'eau dans le système sol-plante. Cette dynamique a été étudiée à partir des résultats de la teneur en eau et des tensions de l'eau dans le sol, obtenus dans les parcelles d'essais. La teneur en eau permet

40

Résultats et Discussion- Chapitre 6. Les Transferts Hydriques

de connaître le volume d'eau dans le sol à l'instant t et l'évolution du stock d'eau dans le temps. Les tensions de l'eau dans le sol définissent la liaison entre l'eau capillaire et le sol et sont appréciées à l'aide des données tensiométriques. L'utilisation des données tensiométriques a consisté à la fois à étudier l'évolution des charges hydrauliques et des gradients de charges dans le temps pour une profondeur donnée. Autrement dit, les données tensiométriques ont permis de déterminer les moments où se produisent les phénomènes de drainage ou de remontées capillaires ou d'évaporation dans les parcelles d'essais.

6.2.1. Caractérisation hydrodynamique du sol d'étude

? Evolution de l'infiltration sur le site

La courbe de la Figure 12 traduit l'évolution de l'infiltration en fonction du temps.

25

Régime d'infiltration (10-5m/s)

20 15 10 5

0

0,25 30 45 100 200 300 350 400 600 650 700

Temps (min)

Infiltrabilité(m/s)

Figure 12: Evolution de l'infiltration durant la période d'essai

L'analyse de cette courbe révèle deux grandes phases:

? Une première phase d'environ 35 mn est caractérisée par un régime d'infiltration qui décroît rapidement de 22,4.10-5 m/s à environ 15,8.10-5 m/s. Il s'agit de la phase de décroissance rapide du régime d'infiltration.

? La deuxième phase au cours de laquelle l'infiltration diminue progressivement et lentement de 13.10-5 m/s à 5,3.10-5 m/s avant d'atteindre un plateau après environ 650 min d'horloge. C'est la phase de décroissance lente du régime d'infiltration.

Ces résultats sont conformes aux travaux de Musy et Soutter (1991). Ces derniers ont expliqué qu'au début de l'infiltration, le gradient est élevé; ce qui est à l'origine de la forte infiltrabilité enregistrée. Au fur et à mesure que le front humide augmente, le gradient de pression diminue par suite d'une augmentation de la différence de pression occasionnant ainsi

41

Résultats et Discussion- Chapitre 6. Les Transferts Hydriques

une diminution graduelle de l'infiltration. La dégradation graduelle de la structure du sol qui entraîne, par la migration de particules, un colmatage partiel du système poral et la formation d'une croûte dense en surface sont des facteurs qui pourraient renforcer la diminution de l'infiltration au cours du temps. Aussi, le foisonnement de l'argile et l'emprisonnement des bulles d'air peuvent également contribuer à ce processus. Ces observations ont été également faites par Attakin (2001) sur terre de barre au Sud-Bénin où l'infiltrabilité finale était de 5,2.10-5 m/s.

? Evolution de la conductivité hydraulique.

Le Tableau 6 présente les résultats issus du drainage interne aux profondeurs 20 cm et 40 cm. L'analyse de ce tableau montre que la conductivité hydraulique K(O) diminue rapidement avec la teneur en eau au début du ressuyage avant de décroître lentement pour atteindre sensiblement après environ 15 jours de ressuyage les valeurs de 0,25 mm/jr à 20 cm et 0,24 mm/jr à 40 cm de profondeur. En conditions saturées (début du ressuyage), le potentiel de pression matricielle est nul et la teneur en eau maximale. Ainsi, la conductivité hydraulique est alors constante et égale à sa valeur maximale. C'est le cas en début de drainage (30,56 mm/j à 20 cm et 32,61 mm/j à 40 cm). En conditions non saturées, la teneur en eau O diminue avec la charge de pression matricielle. Par l'augmentation de la tortuosité et la diminution des vitesses, la conductivité hydraulique diminue alors également rapidement (Musy et Soutter 1991), En fait comme l'ont expliqué ces deux auteurs, au début du ressuyage, ce sont d'abord les pores larges qui se vident en premier engendrant ainsi des valeurs élevées de la conductivité hydraulique. Ensuite, au fur et à mesure que le temps évolue, l'eau se voit alors contrainte de circuler le long des films d'hydratation ou, en plus grande quantité, dans le réseau formé par les pores de diamètre plus faible. Autrement dit, l'eau circule plus lentement du fait de l'accroissement de la tortuosité. Nos résultats sont conformes aux observations faites par Poss (1991) sur terre de barre du Togo et par Attakin (2001) sur terre de barre du Bénin.

Tableau 6 : Détermination de la conductivité hydraulique aux profondeurs 20 cm et 40 cm

Temps
(jours)

?t (jours)

?s (mm)

Cote 20

q

(mm)/jr

dH/dz

O

(cm3/cm3)

K(O) (mm/jr)

?s (mm)

q

(mm)/jr)

Cote 40 dH/dz

O

(cm3/cm3)

K(O) (mm/jr)

0,02

0,02

0,99

49,5

-1,62

0,37

30,56

1,2

60

-1,84

0,41

32,61

0,5

0,48

10,23

21,31

-1,05

0,33

20,30

12,4

25,83

-1,3

0,38

19,87

1,75

1,25

7,44

5,95

-2,99

0,31

1,99

9,02

7,22

-3,76

0,34

1,92

6,5

4,75

6,02

1,27

-2,58

0,28

0,49

6,99

1,47

-3,42

0,3

0,43

14,5

8

4,34

0,54

-2,2

0,26

0,25

5,02

0,63

-2,63

0,27

0,24

42

Résultats et Discussion- Chapitre 6. Les Transferts Hydriques

Les relations liant la conductivité hydraulique à la charge de pression ou à la teneur en eau sont complexes et dépendent du type de sol considéré, par le biais de ses caractéristiques structurales et texturales (Musy et Soutter, 1991). Les Figure 13 et Figure 14 indiquent l'évolution de K(è) à 20 cm et 40 cm de profondeur. Ces courbes montrent que la conductivité hydraulique augmente avec la teneur en eau du sol. Les ajustements montrent que les résultats du drainage interne suivent une loi exponentielle avec un coefficient de détermination élevé (R2 = 0,92) à 20 cm et très élevé (R2 = 0,97) à 40 cm de profondeur. Ces résultats concordent avec ceux obtenus par Poss (1991) sur terre de barre et Agbossou (1994) sur sol ferrugineux tropical et Attakin (2001) sur terre de barre.

5

0 0,05 0,1 0,15 0,2 0,25 0,3 0,35 0,4

Humidité volumique (cm3/cm3)

4

3

2

1

0

-1

-2

Figure 13 : Relation entre la conductivité hydraulique et la teneur en eau à 20cm

Ajustement: K(0) = exp(48,20 - 13,9) R2 = 0,92

4

0 0,05 0,1 0,15 0,2 0,25 0,3 0,35 0,4 0,45

Humidité volumique (cm3/cm3)

3

2

1

0

-1

-2

Figure 14 : Relation entre la conductivité hydraulique et la teneur en eau à 40cm

Ajustement: K(0) = exp(38,20 - 12,0) R2 = 0,97

43

Résultats et Discussion- Chapitre 6. Les Transferts Hydriques

La courbe caractéristique de notre sol d'étude est fondamentale en ce sens qu'elle permet de connaître la réaction du sol suite à une variation de son humidité volumique. Elle sera utilisée dans la détermination des termes du bilan hydrique.

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"En amour, en art, en politique, il faut nous arranger pour que notre légèreté pèse lourd dans la balance."   Sacha Guitry