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Problématique de la production du coton biologique dans la commune de Banikoara.

( Télécharger le fichier original )
par Bio Monti Sika OROU N'GOBI
Université d'Abomey Calavi - Maà®trise 2015
  

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3.1.5. Semis et démariage

Le semi du coton se fait le plus tôt possible lorsque les conditions d'humidité le permettent. Les semis sont repartis en trois catégories suivant la période de réalisation: semis précoces, semis normaux et semis tardifs. En production de coton biologique, il est recommandé de réaliser au maximum des semis précoces. Dans la commune de Banikoara, les semis précoces se situe entre le 20 mai au 10 juin pour, du 11 au 20 juin pour les semis normaux et du 21 juin au 10 juillet pour les semis tardifs. Le rendement du coton est fortement dépendant de la période de semis. Le semi se fait en poquets avec un écartement de 0,80 m X 0,40 m voir 0,60 m X 0,30 m suivant le type de sol. Avec les variétés utilisées, il faut atteindre une densité d'environ 62, 500 plants à l'hectare (125 lignes par ha, 250 poquets par ligne, 2 plants par poquet). Selon la qualité et le coût de la semence, 2 à 5 graines sont mises par poquet à une profondeur de 3 - 5 cm et couvertes de sable fin. Les semences commencent à germer dès le quatrième jour au contact avec la terre humide. En cas de mauvaise levée, on procède à un resemis dans les endroits où il n'y a pas eu de germination une à deux semaines suivant l'émergence des jeunes pousses. Le démariage est réalisé dix à douze jours après que le cotonnier a levé si l'humidité du sol est favorable. Il s'agit d'arracher à la main les plants en trop par poquet en ne laissant qu'un ou deux plants les plus vigoureux. Par le démariage, on apporte au cotonnier de la lumière, de l'aération, de nutriments et de l'eau. L'opération de démariage est suivie d'un binage au tour des pieds du cotonnier.

3.1.6. Opérations d'entretien du coton

ü Gestion des mauvaises herbes

Les éléments les plus importants dans une bonne gestion des mauvaises herbes sont une rotation des cultures correcte et un bon timing d'exécution des opérations culturales (labour, semis, sarclage, buttage). Une surveillance attentive des populations de mauvaises herbes et le labour léger (houe, sarcloir), combinés au désherbage manuel et sélectif, suffisent généralement au producteur bio expérimenté de `'faire bon ménage'' avec les mauvaises herbes. Il vaut laisser les mauvaises herbes sur le champ après le sarclage, car de cette manière elles se décomposent et les éléments nutritifs sont retournés au sol et rendus accessibles aux plantes. Le fumier ou le compost amènent souvent des graines de mauvaises herbes au champ. Pour éviter cela, il faut utiliser du compost bien décomposé où les graines des mauvaises herbes sont détruites. Un bon timing dans le désherbage a plus d'impact sur l'augmentation de la production que l'utilisation des engrais et la lutte contre les ravageurs.

ü Le sarclage

Le sarclage consiste à entretenir les plants de cotonnier en luttant contre les adventices poussant sur la parcelle. Le sarclage réduit la concurrence que les mauvaises herbes exercent sur le cotonnier (eau, nutriments, lumière, air). Par le sarclage on augmente la capacité de rétention d'eau du sol, l'aération, la mobilisation des nutriments et leur disponibilité. On apporte au sol de la matière organique sous forme de paillis ou mulch par l'enfouissement des mauvaises herbes. En coton biologique, le nombre de sarclage peut atteindre 3 voir 4 si la fumure organique apportée en début de saison n'était pas bien décomposée. L'opération se fait soit manuellement ou à la traction animale au triangle à cinq dents.Photo1montre le sarclage d'un champ de coton à Banikoara.

Photo 1 : Sarclage d'un champ de coton biologique à Banikoara.

Prise de vue : OROU N'GOBI, décembre 2014

ü Le buttage

L'opération est réalisée une fois que les plantes sont hautes, et que les premières applications de fumier organique ont été faites (tourteau et compost). Le buttage élimine les mauvaises herbes et réduit l'évaporation de l'humidité du sol. Il se fait soit à la traction animale avec le butter, soit manuelle à la daba (houe).

ü Gestion des ravageurs

Le traitement du coton biologique se fait sans l'utilisation des produits chimiques. Le traitement du coton biologique nécessite alors l'utilisation de bio pesticide. Ainsi, plusieurs variétés de bio pesticide sont fabriquées en suivant un certain nombre de techniques. Parmi ces bio-pesticides, celui fabriqué par la graine de neem est plus utilisé dans la commune de Banikoara. En effet, la préparation de l'extrait aqueux des graines de neem suit plusieurs étapes indispensables. Ainsi, pour obtenir un produit efficace il est nécessaire de réunir un certain nombre de substances en suivant certaines étapes. Ainsi, pour un hectare il faut :

- 1 Kg de graine de neem soit une mesure de la grande boîte de tomate ;

- 1 mesure de piment (petite boîte de tomate) ;

- 1 mesure de savon indigène (petite boîte de tomate) ;

- 10 litres d'eau propre ;

- Ail  

La figure 5 ci-dessous illustre les étapes de fabrication et d'utilisation de l'extrait aqueux des graines de neem.

Collecte des graines de neem.

Séchage

Concassage

Broyage

Macération pendant 72 h dans 10 litres d'eau

Filtrage

Extrait aqueux

Traitement

Ajout d'additifs moulus (pilent, ail, savon local)

Figure 5 : étapes de fabrication et d'utilisation de l'extrait aqueux des graines de neem

De l'analyse de la figure5, il faut retenir que la fabrication et d'utilisation de l'extrait aqueux des graines de neem suit huit étapes qui doivent être respectées.Par ailleurs, Il y a un certain nombre de pesticides naturels qui peuvent être utilisés en production de coton biologique. En agriculture biologique, le savoir local des producteurs est très important pour identifier des nouvelles plantes locales à effet pesticide.

Ø Pulvérisation du neem

Les pulvérisations de graines ou d'extraits de feuilles de neem ne tuent pas directement les insectes mais réduisent leurs activités normales telles que l'alimentation, leurs mouvements et reproduction. C'est pourquoi leur action n'est visible qu'après quelques jours. Le principal avantage du neem est qu'il n'est pas dangereux pour la plupart des insectes utiles et qu'il ne pose pas de risque aux humains.

Ø Tourteau de neem déshuilé

Appliquer comme fumier sur chaque pied de cotonnier.

Ø Répulsifs ail-oignon-piment

Ce répulsif ne tue pas les insectes mais détourne les ravageurs des cultures.

Ø Plantes pièges

La technique des plantes pièges consiste à offrir aux ravageurs un large choix de plantes. Certains ravageurs du cotonnier préfèrent les plantes deZeamays(maîs), Sorghumbicolor(sorgho), Helianthusannuus(tournesol), Cajanuscajan(pois cajan), Hibiscus rosa-sinensus(hibiscus) ou d'Abelmoschusesculentus(gombo). L'expérience de la Tanzanie montre que le tournesol peut être cultivé en association avec le coton sur les rangées tous les 10 à 15 mètres. Il est semé en même temps ou peu de temps après le coton de sorte que la floraison arrive au moment où les chenilles du cotonnier commencent leurs attaques. D'autres insectes et oiseaux utiles sont également attirés par la plante en fleur. En outre, les graines de tournesol sont une source de revenu supplémentaire pour le producteur ou la productrice, et de fourrage pour les animaux. Le gombo expérimenté comme plante piège et donne des résultats satisfaisants sur le contrôle des ravageurs comme la chenille américaine du cotonnier et autres.

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