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Contribution des énergies nouvelles sur la gestion durable des écosystèmes forestiers de la cité de Mbanza'Ngungu dans la province du bas Congo.

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par Alain BIONGO BENA
ISTA/NDOLO/KINSHASA/RD CONGO - Ingénieur Full en Météorologie. Orientation : Génie Environnement 2011
  

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République Démocratique du Congo

MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE

INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNIQUES APPLIQUEES

« I.S.T.A »

B.P. 6593 KIN 31

SECTION: METEOROLOGIE

CONTRIBUTION DES ENERGIES NOUVELLES SUR LA GESTION DURABLE DES ECOSYSTEMES FORESTIERS DE LA CITE DE MBANZA - NGUNGU DANS LA PROVINCE DU BAS - CONGO

BIONGO BENA ALAIN

Mémoire présenté et défendu en vue de l'obtention du grade d'Ingénieur en Météorologie.

Orientation : Génie Environnement

Directeur : Professeur BETA MWAKATITA

Co-directeur : C.T MAKUBIKUA MASONGI

E-mail : biongoalain@gmail.com

Tél : (+243) 89 720 61 93/ 81 020 96 79/ 85 189 02 54

Année académique 2011-2012

INTRODUCTION GENERALE

La Province du BAS - CONGO est confrontée à d'énormes défis énergétiques nonobstant le fait qu'elle dispose d'un nombre élevé de sources potentielles d'énergie, comme l'hydroélectricité et la biomasse.

Le taux d'accès à l'électricité pour toute la province n'est que de 6% ; il est - en deçà dans les zones rurales. (Rapport ONG/SNV WORLD - RDC 2012)

Dans les zones urbaines et périurbaines, les services d'électricité ne sont pas fiables, caractérisées par des coupures de courant fréquentes et la tension instable.

En conséquence, même dans les zones urbaines et périurbaines plus de la moitié de la population recourent aux moyens traditionnels pour la cuisine, l'éclairage, ... en utilisant la biomasse comme combustible dans les fours traditionnels, ce qui entraîne une exploitation excessive du bois et du charbon de bois. En effet, le bois représente plus de 80% de la consommation totale d'énergie dans la province. (Rapport ONG/SNV WORLD - RDC 2012)

L'histoire de l'humanité prouve à suffisance que la faim, les maladies et l'analphabétisme continuent de s'aggraver et les écosystèmes dont dépend son bien être ne cessent de se dégrader.

Le bouleversement qu'a connu l'Afrique depuis un siècle et particulièrement depuis la deuxième moitié du 20e siècle, a eu pour effet les destructions de vastes étendues forestières, la dégradation de la faune, l'appauvrissement des écosystèmes.

En outre, la poursuite au rythme actuel de la destruction du couvert végétal des forêts tropicales par l'agriculture, la recherche des bois de chauffe et charbon des bois dans les pays subsahariens, avec une vitesse évaluée à 0,7% du taux de déforestation, peut conduire à une situation sans issue. (Encyclopédie Microsoft encarta 2009)

La RDC en général et la province du BAS - CONGO en particulier ne font pas exception, malgré les atouts et potentialités en énergie hydroélectrique que regorgent le pays en général et la province du BAS - CONGO en particulier.

En effet le BAS - CONGO couvre un taux de déboisement annuel de 0,6% et une moyenne nationale de 0,2% ; les forêts du Bas - Congo se détruisent annuellement trois fois plus que l'ensemble des forêts du pays. (Revue de la monographie de la Province du Bas - Congo, Matadi 2005 p.75)

Il sied de souligner que l'électricité produite au barrage d'INGA est aussi partagée avec les pays voisins, sans que la demande locale ne soit couverte au BAS - CONGO comme partout ailleurs en RDC, où l'accès de la population à l'électricité est évalué à 1% en milieu rural, 30% dans les villes et 6% sur le plan national alors que la moyenne en Afrique subsaharienne est de 24,6%. (RDC, document de la stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté, Kinshasa, Juillet 2006 p.33)

Hormis la croissance démographique de la population liée au taux de natalité élevé, il s'avère que l'exode rural induit actuellement un mouvement massif de déplacement des populations vers le centre de Mbanza - Ngungu.

Cet état des choses vient rendre de plus en plus croissants les besoins en consommation du bois, ce qui représente une menace réelle pour les écosystèmes forestiers. En outre, la population riveraine des aires protégées s'adonne à une exploitation incontrôlée des ressources forestières.

L'augmentation de la demande urbaine en bois - énergie est à l'origine d'une pression accrue sur les ressources forestières de la région, ce qui est particulièrement problématique du fait de l'absence de mesures incitatives pour la restauration ou la gestion durable de cette ressource.

Cette situation entraîne des conséquences liées aux phénomènes d'érosions du sol, aux crues éclaires, à la pollution de l'eau de surface, aux perturbations climatiques au niveau local, à la perte d'habitat naturel des espèces animales, à la réduction de la nappe phréatique, etc.

Toutefois, cette demande en bois - énergie a également permis un gain de revenu pour de nombreuses populations locales, grâce à la production et à la commercialisation de celui - ci.

L'étendue réelle des impacts et bénéfices du secteur bois - énergie dans le Bas - Congo reste largement inconnue, le secteur étant essentiellement informel et les données peu disponibles.

1. PROBLEMATIQUE

La question d'énergie domestique reste encore une préoccupation majeure dans les pays en développement. Au niveau national, la majorité de la population utilise encore plus le bois de chauffe, le charbon de bois et les résidus agricoles pour satisfaire à leurs besoins énergétiques en combustible de cuisson.

Etant donné que la demande du charbon de bois en combustible de cuisson par les ménages dans le Bas - Congo reste croissante, en vue de satisfaire les besoins des ménages utilisateurs en combustible de cuisson, la présente étude s'efforcera de trouver réponses aux questions ci - après :

1°. Les techniques améliorées de combustion présentées dans le présent travail ont - elles amélioré les revenus des ménages, la gestion durable des écosystèmes et réduit l'usage des ressources ligneuses ?

2°. La formation, l'information permanente et la vulgarisation de nouvelles sources d'énergie (nouvelle et renouvelable) couplées de reboisement pourraient - elles réduire la consommation du charbon de bois et ralentir le rythme de la déforestation dans le Bas - Congo ?

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