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Les politique d'aménagement urbain à Tchibanga: quelle place pour les outils d'aménagement dans le contenu d'une leçon de géographie en classe de premièrepar Roland-Régis Armel Moussavou Ecole Normale Supérieure de Libreville - Master 2019 |
1.1.7. 3.1. Voies urbainesCette partie avec son titre évocateur consiste à présenter les voies urbaines de la ville. En effet, le réseau routier de la commune de Tchibanga est composé essentiellement de deux types de voies qui se caractérisent par : - des voies bitumées ; - des voies en latérites ou non bitumées. 3.1.2. Voies bitumées Cette voirie urbaine comprend un linéaire de voies revêtues en bitume évalué à 12,5 Km dans le 1er Arrondissement et un linéaire de voies revêtues de 10,50 Km dans le 2ème Arrondissement soit un linéaire bitumé communal de 22,55 Km27(*). Les trottoirs sont inexistants dans l'ensemble de la voirie et le phénomène de l'érosion qui tend à faire son apparition aux abords de celle-ci. Nous avons aussi remarqué la présence des hautes herbes qui réduise l'emprise de la route. Une des particularités du réseau routier urbain est l'inexistence des trottoirs (photos 5et6). L'occupation anarchique de certains trottoirs existants par les petits commerçants et des places de stationnement et si elles existent ne sont que dans un sens pose d'énormes difficultés, rendant la circulation alternée sur les artères de voies secondaires. Photo5 : Axe BiboraMinzanzala Photo6 :Axe carrefour Saint Joseph carrefour commercial
Cliché : Moussavou, Janvier 2019 Cliché : Moussavou, Janvier 2019 3.1.3. Voies en latérites Elles constituent essentiellement la voirie secondaire. Leur état est souvent défectueux et présente des emprises étroites. Elles permettent d'accéder aux différents quartiers. Les linéaires des voies en terres dans le 1erArrondissement s'évaluent à 21,75 Km et à 23, 20 Km dans le 2ème arrondissement, soit un linéaire total de 45 Km28(*). Ces voiries sont généralement obstruées par de très hautes herbes. Elles sont constamment dégradées surtout en saison des pluies suite aux ruissellements des eaux de pluies et par l'absence des caniveaux pour l'évacuation de ces eaux. Cette situation inconfortable rend difficile les déplacements des riverains. Leur entretien incombant à la Mairie requiert de grands moyens en termes d'engins lourds mais également en ressources humaines qualifiées et non qualifiées. Photo 7: Route non bitumée au quartier Photo 8: Intersection des voies non bitumées Minzanzala
Cliché : Moussavou, Janvier 2019 Cliché : Moussavou, Janvier 2019 La photo 8 présente une route en latérite qui est envahie de hautes herbes et ne possédant pas de caniveau limitant ainsi sa desserte en saison de pluies Par ailleurs on peut noter la catégorie des nouvelles voies en création : Elles constituent les routes nouvellement créées par des particuliers et qui ne rentrent pas en ligne de compte dans le linéaire de voirie. Notons enfin que les différences majeures à noter sont essentiellement fonction de la qualité des dessertes et des infrastructures qui expliquent à la fois, l'insuffisance de planification, l'inégalité des revenus et le processus historique du développement de la ville. Nous avons remarqué la dégradation des voies en terres due à l'érosion, une insuffisance des capacités d'entretien des voies en terre qui est du à l'absence de l'entretien du parc de matériels lourds que possède la mairie (photos 9 et 10). Les difficultés d'accès dans les nouveaux quartiers, l'absence des ouvrages d'art, l'insuffisance pour ne pas dire l'inexistence des panneaux de signalisation sont autant des problèmes qui minent la ville de Tchibanga. Or de nos enquêtes il en ressort que les habitants veulent plus des voies bitumées. Photo 9: un engin lourd servant de casse Photo 10: Parc automobiles de la mairie pour les pièces de rechange
Cliché : Moussavou, Janvier 2019 Cliché : Moussavou, Janvier 2019 3.2. Types d'habitats Lors de nos observations sur le terrain nous avons pu constater que la ville de Tchibanga abrite (3) trois types d'habitat, à savoir : - habitat de type traditionnel ; - habitat de type colonial ; - habitat de type moderne. 3.2.1. Habitat de type traditionnel La commune de Tchibanga est constituée des maisons plus anciennes. En effet, ces maisons sont construites en brique de terre cuite. Ces briques sont celées avec un mélange de sable et de ciment constitue le mortier qui permet de renforcer la solidité du bâtiment. A la fin, ces maisons sont crépies pour ajouter un côté moderne à la construction. Par ailleurs, à coté de cette technique nous avons une autre ou les maisons sont toujours construites en brique de terre cuite mais sont celées avec la boue (un mélange assez homogène entre de l'eau et la terre) et crépie toujours avec ce même mélange. Ce type d'habitat se situe dans les quartiers périphériques mais aussi dans ceux sous intégrés situés au coeur de la ville et caractérise les ménages à faible revenus. Photo 11: Maison en terre scellée avec la boue Photo 12 : Maison en terre scellée avec la boue et crépis en ciment
Cliché : Moussavou, Janvier 2019 Cliché : Moussavou, Janvier 2019 Les concessions (photos 11 et12) sont disposées de manière anarchique avec des pistes étroites traversant les concessions. Les parcelles ne sont pas bornées et la quasi-totalité des maisons ne sont pas clôturées. 3.2.2. Habitat de type colonial A côté de l'habitat traditionnel, nous avons la présence d'un habitat plus ancien hérédité de l'époque coloniale. Elles sont très caractéristiques avec des toitures très élevées. Ce type d'habitat concerne la grande église catholique, les bâtiments du Lycée Horizon et les bâtiments de l'école catholique tous appartenant à la mission catholique Saint Joseph. L'habitat colonial est présent notamment au centre-ville et abrite certaines directions provinciales telles que l'Aménagement du Territoire, le commerce, le tourisme (photo14) ainsi que l'ancien hôpital régional. Photo 13: Bâtiment colonial au centre-ville Photo 14: Bâtiment colonial abritant des services publics (Tourisme, agriculture et aménagement du territoire)
Cliché : Moussavou, Janvier 2019 Cliché : Moussavou, Janvier 2019 3.2.3. Habitat de type moderne Les plus modernes sont celles qui sont faites en matériaux durables, c'est-à-dire en parpaings de brique voire même de moyen standing. Nous avons aussi remarqué que les maisons de types modernes côtoient celles de types traditionnel et colonial. Ce type d'habitat est fortement présent et représente plus de la moitié des constructions de la ville. Ces bâtiments et immeubles sont construits avec des briques de parpaing (photos 15 et 16). Photo 15: Habitat colonial mitoyen à l'habitat moderne Photo 16: Habitat de type moderne R+2
Cliché : Moussavou, Janvier 2019 Cliché : Moussavou, Janvier 2019 * 27 PDL de Tchibanga (2017-2021), Février 2017 * 28 PDL de Tchibanga (2007-2021), février 2017, P 19. |
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