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i
EPIGRAPHE
« Que personne ne te méprise pour ton jeune
âge, mais efforce toi d'être un modèle pour les croyants
par tes paroles, ta conduite, ton amour, ta foi et ta pureté »
1 Timothée 4 :12
Crispin KASEREKA KILIMA
ii
DEDICACE
Avec la grâce de Dieu, nous avons pu réaliser ce
travail que nous dédions à : Nos parents : NZIRA VAGHERENI et
KAVUGHO KANYERE Nos frères et soeurs : qui portent tous le nom de
KILIMA ; Nos cousins et cousines ; Nos amis, camarades, collègues
et connaissances ; Tous ceux qui nous sont chers
En signe de respect et de reconnaissance.
Crispin KASEREKA KILIMA
iii
REMERCIEMENTS
Le présent travail n'est pas le fruit d'un labeur
personnel mais la résultante d'efforts consentis par diverses personnes
envers lesquelles nous exprimons notre gratitude dans ces linges. De ce fait,
qu'il nous soit permis de rendre hommage de prime à bord à
l'Éternel Dieu pour son souffle de vie et des bienfaits qu'il n'a
cessé de nous combler.
Au corps professoral de l'Institut Facultaire des sciences
Agronomiques de Yangambi, ainsi qu'à tous les chefs de travaux et
assistants nous présentons nos hommages les plus
déférents. Le mérite revient au Professeur MUHINDO SIWAKO
Honoré Directeur de cette monographie pour avoir accepté de
diriger ce travail en dépit de ses multiples occupations. Son
expérience et ses conseils de dernières minutes nous ont
été très bénéfiques ; nous lui exprimons
toute notre gratitude et reconnaissance.
Et aussi à l'Assistant Msc Guy Roger Diko, encadreur de ce
travail de mémoire.
Qu'il trouve en travers ces lignes, notre reconnaissance pour
son encadrement scientifique de qualité et ses sages conseils qui ont
permis de finaliser cette oeuvre.
Notre gratitude envers nos parents, NZIRA VAGHERENI et KAVUGHO
KANYERE, qui ont investie avec dévotion et chaleur de fraternité
dans notre formation en nous apportant sans répit les moyens
nécessaires ;
Nos remerciements à nos frères et soeurs,
Joël KILIMA, Lauriane KILIMA, Victor KILIMA, Julien KILIMA,
Bénédicte KILIMA, Dina KILIMA, Exaucé KILIMA, Samuel
KAMBUMBU, Valentine KAMBUMBU, Pascal KAHIRIGHANO, Robert KAHIRIGHANO,
Providence MARASI, Des anges MATIMBYA, Alice TALIKUHA pour vos conseils et
soutien moral ; Ainsi que à nos collègues, amis et connaissances
Destin SAILI, Donel Tshikaya, Djimi MUSANDE, Nelly NZIWA, André
LUBABILA, Fiston TAMIRWA, Enock KAMUNDALA, KULONDWA Gédéon,
Victor LUBUKU, John MANDEY, Jean Martin MABONGI, KIRONGOZI BIN-KABONGO, Dieu
vivant KOSOLO, Daudi MASARO, Ushindi LUSENGE, Élie KAYUMBA, Damienne
LIKAKA, Emmanuel BOSA,...
A tous ceux qui, de près et de loin ont
témoigné leur soutien d'une manière ou d'une autre, mais
dont leurs noms ne sont pas repris sur cette page, trouvent ici le couronnement
de leurs efforts.
iv
LISTE DES FIGURES
Figure 1 : Caractères botaniques de la
pastèque (Anonyme, 2019).
............................................................................................6
Figure 2 : La carte présentant la comparaison de la
ville de Kisangani et le milieu d'étude
............................................................................................13
Figure 3: représentation de la pastèque
(fruits)...............................................................................15
Figure 4: La Houe
............................................................................................15
Figure 5: Décamètre
ruban..............................................................................................................15
Figure 6: Machette
............................................................................................15
Figure 7: Pied à coulisse
............................................................................................15
Figure 8: Latte graduée de 30 cm
............................................................................................15
Figure 9: GPS
............................................................................................15
Figure 10
............................................................................................:
Schéma de dispositif expérimental
............................................................................................16
Figure 11 : Taux de levée des graines
............................................................................................19
Figure 12 : Diamètre au collet
............................................................................................20
Figure 13 : Surface foliaire
............................................................................................21
Figure 14 : Nombre moyen de fleur et nombre moyen de fruit
formé
............................................................................................22
Figure 15 : Taux de fructification (%)
............................................................................................23
V
SIGLE ET ABREVIATION
FAO : Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et
l'Agriculture RDC : République Démocratique du Congo
ETP : Evapotranspiration potentiel
vi
RESUME
Le présent travail a étudié les effets
des écartements de semis sur le taux de fructification de
variété Sukari F1 de pastèque dans les conditions de
Kisangani. Pour y parvenir, un essai en blocs complets randomisés avec
trois traitements répétés trois fois a été
mené sur terrain.
Les paramètres d'observations ci-après ont
été retenus :
? Le diamètre au collet, la surface foliaire, le nombre
de fleur et fruit par plant et le taux de fructification.
Les résultats montrent que les plants sont vigoureux
(diamètre au collet) lorsque la variété Sukari de
pastèque est semée aux écartements de 100cm x 100 cm ;
Quant à la surface foliaire les écartements de 80 cm x 80 cm ont
donné une large surface (69,6 cm2). Les écartements de 80 cm x 80
cm ont présenté un grand nombre de fleurs par pied (8,6) et un
nombre moyen de fruit formé par pied (3,6).
Par ailleurs, les résultats issus des
écartements de 80 x 100 cm ont présenté un taux de
fructification élevé (43,3%) qui est donc le meilleur
écartement à retenir pour cette étude.
Mots clés : Effets, Ecartement, pastèque,
fructification, Kisangani.
Vii
SUMMARY
The present studied the effects of sowing distances on the
fruiting rate of the Sukari F1 watermelon variety under Kisangani conditions.
To achieve this, a randomized complete block trial with three treatments
repeated three times was carried out in the field. The following observation
parameters were selected:
Diameter at the collar, leaf area, number of flowers and
fruits per plant and the fruiting rate.
Results showed that the plants are vigorous (diameter the
collar) when the Sukari watermelon variety is sown at spacing of 100 cm x 100
cm; as for leaf area, spacing of 80 cm x 80cm gave a large surface area (69.6
cm2). The 80 cm x 80 cm had a high number of flowers per plant (8.6)
and an average number of fruit formed per plant (3.6). On the other hand, the
results from the 80 x 100 cm spacing showed a high fruiting rate (43.3%),
making it the best spacing for this study.
Key words: Effects, Spacing, Watermelon, Fruiting, Kisangani.
1
0. INTRODUCTION
0.1. Problématique
L'agriculture est la base du développement de l'homme.
Aujourd'hui les recommandations des institutions et organisations dont la FAO
visant l'augmentation de la productivité et de la qualité du
secteur agricole des pays en développement sont portées
prioritairement sur les cultures sous-utilisées (William & Haq,
2002).
La pastèque appelée Citrullus lanatus
ou C. vulgaris représente l'une des plus importantes
cultures maraichères de la famille de cucurbitacées elle est
très largement répandue dans le monde. Elle est d'abord
cultivée dans les pays chauds et secs, tropicaux et
méditerranéens, pour ensuite être introduite dans les
régions chaudes et humides (Pitrat et al, 1999).
Les données de la FAO (2006) indique que la production
totale mondiale de pastèque a plus que quadruplé les 40
dernières années. Ce fruit à chair fraiche, sucrée
et très prisé en saison estivale possède des nombreuses
propriétés anti oxydants et hydratantes, composé de 90 %
d'eau, il est utilisé dans certaines régions arides comme une
source précieuse d'eau. Il contient aussi des petites quantités
de protéines, lipides, minéraux et vitamines
bénéfiques pour la santé.
L'agriculture urbaine et périurbaine en Afrique
subsaharienne occupe une place de choix dans d'approvisionnement alimentaire
des villes en fruits et légumes en vue de faire face à la
démographie galopante. Cependant, le but de cette agriculture devrait
non seulement viser l'augmentation des rendements mais muser sur le
développement de système de culture économiquement
rentables, socialement acceptables, durables, respectueux de l'environnement et
de la santé des consommateurs (Vanounou, 1997 ; FAO, 2010 ; Kasongo et
al. 2013).
La consommation de la pastèque est en nette expansion
en réponse à une forte demande nationale et régionale ;
cependant la production demeure insuffisante. L'une des contraintes majeures
dans la production de cette culture est le faible rendement dû notamment
à la baisse de fertilité des sols et à la non
maîtrise des itinéraires techniques de fertilisation de la culture
(FSSRP, 2016).
En RDC l'insuffisance de la production agricole résulte
de plusieurs facteurs entre autres, la mauvaise gestion de la fertilité
du sol, de l'utilisation des semences non sélectionnées, le
manque d'autres intrants agricoles tels que les engrais, les produits
phytosanitaires et de l'ignorance ou de manque de maitrise des techniques
appropriées dans les milieux ruraux (Anonyme 1991) à cela
s'ajoutent aussi l'abandon de la production agricole dû à
l'instabilité sociopolitique et le manque d'investissement dans le
secteur agricole (Anonyme 2008).
La culture de la pastèque est récente dans la
région de Kisangani, où elle est cultivée dans les zones
périurbaines et urbaines de la ville de Kisangani, par des petits
maraîchers et est destinée au
2
marché local notamment dans le grand centre urbain de
Kisangani. Ces fruits sont un luxe, vendus généralement à
la haute classe et aux expatriés. Il n'existe pas de statistiques
concernant la production et les volumes de pastèques vendus dans cette
région. Or de nos jours, la pastèque est cultivée dans le
monde entier, depuis les zones tempérées jusqu'aux zones
tropicales et le marché international de la pastèque avec
près de 2 milliards de dollars américains est dynamique (USAID,
2006). L'amélioration de la production de la pastèque constitue
donc une source substantielle de revenus pour les producteurs (Toni et al.
2020).
Parmi les facteurs déterminants dans la gestion des
pratiques culturales, le choix des écartements ou des densités
est un élément capital ; ce choix détermine, en quelques
sortes, le niveau de production des cultures (Diko, 2019). C'est dans cette
optique que ce travail a été initié sur l'effet des
écartements de semis sur le rendement de fruits de pastèque en
condition de Kisangani en République Démocratique du Congo.
0.2. Question de recherche
0.2.1. Question principale
Quel est l'effet des différents écartements de
semis sur le rendement de fruits de pastèque en condition de Kisangani
?
0.2.2. Question spécifique
Au regard de la problématique évoquée
ci-haut, la présente recherche a tenté de répondre aux
questions suivantes :
y' Comment les différents écartements de semis
influencent-ils la croissance des plants de pastèque ?
y' Quel écartement de semis favorise le meilleur
développement des fruits en termes de poids et de taille ?
0.3. Hypothèses du travail
0.3.1. Hypothèse
générale
Les écartements de semis influencent significativement
le rendement de fruits de pastèque dans les conditions de Kisangani.
0.3.2. Hypothèses spécifiques
De ces questions posées ci-haut, nous pensons que :
3
V' L'écartement de 80 x 80 cm favoriserait le rendement
élevé de fruits de pastèque dans les conditions de
Kisangani ;
V' L'écartement de 80 x 80 cm favoriserait le meilleur
développement des fruits en termes de poids et de taille.
0.4. Objectif du travail
0.4.1. Objectif général
L'objectif général poursuivi dans ce travail a
été d'augmenter la production de pastèque en condition de
Kisangani.
0.4.2. Objectif spécifique
De manières spécifique, il s'agit de :
? Evaluer l'effet des écartements de semis sur la
croissance végétative de la pastèque à
Kisangani.
? Déterminer l'impact des écartements de semis
sur paramètre de rendement (nombre et poids de fruits) de la
pastèque à Kisangani.
0.5. Intérêt du travail
Ce travail présente un double intérêt ;
l'un d'ordre scientifique et l'autre d'ordre socio-économique à
savoir :
? Intérêt scientifique : ce travail
contribue à la constitution d'une base des données
référentielles pour les recherches futures ;
? Intérêt socio-économique :
ce travail entre dans le cadre de lutte contre
l'insécurité alimentaire et à l'accroissement de revenus
de la population.
0.6. Subdivision du travail
Le présent travail est subdivisé en trois
chapitres dont le premier est consacré aux
généralités sur la culture de la pastèque ; le
deuxième aborde l'expérimentation proprement dite (milieu,
matériels et méthodes) et le troisième couvre la partie
des résultats et la discussion ; une conclusion et quelques suggestions
y mettent fin.
4
CHAPITRE PREMIER : GENERALITE SUR LA PASTEQUE I.1.
Définition, origine, importance
I.1.1. Définition et origine
Les cucurbitacées sont des plantes herbacées
annuelles dicotylédones grimpants ou rampants à croissance
rapide, portant des feuilles aux lobes palmés, des vrilles
hélicoïdales et des fleurs souvent voyantes, unisexuées,
c'est-à-dire, mâles ou femelles. Cette famille comprend 130 genres
environ 800 espèces et environ 10 000 variétés au monde,
elle constitue une source d'alimentation importante pour les êtres
humains, principalement sous forme de courges, de pastèque et de melons,
elle fournit également des fibres et des plantes d'ornement (Abdelouhab,
2016). Mallick et Masui (1986), Esquinas-Alcazar et Gulick (1983) ont
proposé l'Afrique centrale et le désert du Kalahari comme le
centre d'origine de la pastèque cultivée.
I.1.2. Importance
La pastèque est considérable dans les
régions sèches et sa culture est répandue presque dans
tous les pays du monde. Elle est connue pour ses variétés
comestibles : Sukari la motivation première pour la culture de la
pastèque est économique pour la plupart des producteurs.
L'objectif est la quête de revenus pour satisfaire leurs besoins socio-
économiques (Achour et Khaled, 2019).
I.2 Description botanique et morphologique
Règne : Plantae
Sous-règne : Tracheobionta
Division : Magnoliophyta
Classe : Magnoliopsida
Sous-classe : Dilleniidae
Ordre : Cucurbitales
Famille : Cucurbitaceae
Genre : Citrullus
Espèce : Citrullus lanatus (Thunb.) Matsum.
&Nakai Synonyme : Citrullus vulgaris
5
La pastèque (Citrullus lanatus) est une plante
herbacée annuelle de la famille des Cucurbitacées. Le genre
Citrullus a été étudié sur le plan
taxonomique et divisé en quatre espèces : Citrullus lanatus
(C. vulgaris) qui est la pastèque cultivée et ses
trois espèces apparentées : C. ecirrhosus, C. colocynthis
et C. rehmii (Wehner, 2008).
I.2.1. Racine
Selon l'importance de la racine principale par rapport aux
ramifications, la pastèque possède des racines pivotantes (racine
principale et racine secondaire) les racines sont étendues, mais peu
profonde. La racine principale a une longueur et un diamètre plus
importants que les ramifications, il est caractéristique des
Angiospermes dicotylédones (Wehner, 2008).
Il ne se forme pas de racines adventives et par
conséquent, les racines abimées se
régénèrent difficilement. Il faut donc se garder
d'effectuer une transplantation à racines nues. Il est nécessaire
de semer en pots ou directement en place (Idris, 2019).
I.2.2. Tige
La pastèque se présente sous la forme d'une
plante à tiges rampantes éminces ou grimpantes, poilues
angulaires et peuvent atteindre trois mètres (3 m) de long et qui
s'accroche par des vrilles à l'aisselle des feuilles, elle produit de
grosses feuilles nervurées et des fleurs (Louahedj, 2016).
L'axe principal de la tige est un symbole à partir
duquel des rameaux primaires et secondaires naissent facilement. Bien que
normalement rampante, la tige peut grimper grâce aux vrilles qui se
développent à l'aisselle de ses feuilles (Idris, 2019).
I.2.3. Feuilles
Les feuilles sont assises sur la tige principale, de forme
généralement triangulaire, sont très
découpées, avec des lobes arrondis, profondément
incisés, mais aux sinus également arrondis. Certaines sont
transformées en vrilles permettant à la plante de s'accrocher et
de grimper sur des supports variés. Elles sont pétiolées
alternées lobulaires, les nervures principales de la structure foliaire
se distribuent du point d'union entre la lame et le pétiole, les
ramifications secondaires s'insèrent sur les ailes de chaque feuille,
ces caractéristiques acquièrent à la plante une certaine
résistance à la chaleur et à la sécheresse (Fraser
et Bramley, 2004 ; Idris, 2019).
6
I.2.4. Fleurs
Les fleurs apparaissent à l'aisselle des feuilles,
à corole jaune pâle sont comme sur la plupart des
cucurbitacées soit mâles ou femelles, mais toutes sont
présentes sur le même pied (plante monoïque) et la
fécondation est entomophile (Wehner, 2008).
Les variétés du melon sont soit monoïques :
la plante porte à la fois des fleurs mâles et des fleurs femelles
qui sont andromonoïques : la plante porte des fleurs mâles et des
fleurs hermaphrodites (exemple : le cantaloup charentais). Les fleurs
mâles apparaissent les premières et sont groupées deux
à deux ou plus à l'aisselle des feuilles.
Les fleurs femelles ou hermaphrodites sont solitaires et
apparaissent avec des pédoncules courts et vigoureux surtouts sur les
rameaux latéraux, à corolle ovoïde et à ovaire
infère comprenant trois à quatre carpelles, des glandes à
nectar attractif pour les abeilles (Aphis mélifica) pollinisatrices se
trouvent à la base des pétales (Idris, 2019).
La vigueur de la plante joue un rôle en défaveur
de l'apparition de fleurs femelles. Plus un cultivar est vigoureux, plus
l'apparition des premières fleurs femelles est tardive. Donc, le rapport
fleurs femelles (ou hermaphrodites) / fleurs les croit à partir de l'axe
principale vers les rameaux latéraux, et à partir de la base de
la plante vers le sommet de la plante. La taille favorise la ramification de la
plante, stimule l'apparition des fleurs femelles, et par conséquent
produits des récoltes hâtives.
I.2.5. Fruits

Figure 1 : Caractères botaniques de la
pastèque (Anonyme, 2019).
Une bonne pollinisation est importante pour obtenir une
uniformité de la fécondation des ovules. Il existe une
corrélation élevée entre le nombre de semences par fruit
et le poids de celui-ci.
7
Le fruit de la pastèque est une baie
particulière, de forme sphérique, plus ou moins oblongue, son
diamètre varie de 30 à 60 cm et l'écorce de 10 à 40
mm d'épaisseur. Ce fruit est de couleur vert foncé souvent
marbrée de blanc, dont la chair est rouge, jaune, verdâtre ou
blanche, mais toujours homogène jusqu'au centre où sont
dispersées les graines noires ou rouges (Achour et Khaled, 2019). Les
fruits sont de forme et de couleur extrêmement variables, leur forme peut
être sphérique, déprimée oblongue, ovoïde, leur
épiderme est lisse ou côtelé, brodé ou encore
recouvert de sortes de galles. La couleur de la chair suivant la
variété est : blanche, jaunâtre, ou orange et de saveur
variable. La pulpe de couleur jaune à orange, et très juteuse et
très parfumée à maturité, la cavité
centrale, fibreuse, renferme de très nombreux Pépins.
I.2.6. Graines
Les graines de Citrullus lanatus sont plates et
ovales de différentes couleurs suivant les variétés :
blanches, noires, brunes, jaunes ou rouges, leur longévité
moyenne est de 5 à 6 ans, le nombre de graines varie entre 10 à
30 grammes (Bramley, 2004).
Elles sont oblongues, plates et jaunâtres et se forment
dans une cavité mesurant 5 à 15cm de long. Leurs poids varient
avec les variétés. Conservées dans des bonnes conditions,
les graines gardent en moyenne pendant 5 ans un bon pouvoir germinatif. Cette
durée peut parfois atteindre 10 ans et plus, toutefois. On recommande
souvent de semer des graines d'un en deux ans (Abdelouhab, 2016).
I.2.7. Pollinisation
Lorsqu'ils poussent en plein air, la pastèque est
naturellement pollinisée par les insectes. En serre, sous châssis
ou sous cloche, la pollinisation est contrôlée par l'homme et
passe par une maitrise de la distinction entre la fleur mâle et femelle
(Fethia, 2019).
La pollinisation a toutes les chances de réussir quand
l'atmosphère est sèche. Elle fera donc en milieu de la
journée, en plein soleil. Pour cela, prenez une fleur male,
ôtez-en les pétales et introduisez-la dans une fleur femelle bien
épanouie, il est important que toutes les fleurs femelles d'une
même plante soient pollinisées en même temps sinon celle qui
a été pollinisée en premier risque d'absorber toute la
force de la plante pour donner un gros melon, au détriment des autres
melons. Si une fleur femelle apparait bien avant les autres, il est
préférable de la supprimer et d'attendre que les autres ne se
forment (Fethia, 2019).
8
I.3. Composition et valeurs nutritives
La pastèque (Citrullus lanatus) est riche en
eau (91,45%), avec des propriétés hydratantes, mais faible en
matières grasses et ne contient pas de cholestérol. C'est une
source également d'énergie, de protéines, de glucides, de
minéraux (Ca, Fe, Mg, P, K, Na et Zn) et de vitamines (A, C, E, K et en
particulier les vitamines du groupe B) (USDA, 2002).
La pastèque est également une source naturelle
de lycopène, un caroténoïde de grand intérêt en
raison de sa capacité antioxydante et des avantages potentiels pour la
santé (Rhodes et Zhang, 1999 ; Yuan et al. 2006). En outre, elle
contient de nombreux éléments intéressants comme la
citrulline, qui sert à synthétiser un autre acide aminé
capital dans l'organisme, l'arginine, jouant un rôle clé dans la
division cellulaire, la cicatrisation et l'élimination de l'ammoniaque
(Erhirhie et Ekene, 2014).
Chaque aspect du fruit de la pastèque a une valeur
nutritive, y compris la croûte et les graines. Les graine étant
une excellente source d'énergie et ne contient pas d'acide
hydrocyanique, ce qui la rend appropriée comme nourriture du
bétail (Schippers, 2002).
La façon la plus courante de consommer la
pastèque, c'est la consommation de la chair rose ou jaune,
consommée crue. Cependant, il existe d'autres manières communes
de consommation de la pastèque incluant : les cornichons de croûte
de pastèque, pastèque frite, gâteau de pastèque et
limonade de pastèque (Wind, 2008 ; Globinmed, 2010).
Les graines brunes plates ont une valeur alimentaire beaucoup
plus élevée que la chair et ont un goût de noisette
agréable. Des quantités importantes de vitamine C, de
minéraux, de graisse, d'amidon et de riboflavine ont été
détectées. Elles contiennent un pourcentage élevé
d'huile qui est semblable à l'huile de graines de citrouille et peut
être utilisé dans la cuisine (Moldenke, 2016).
La consommation de pastèque est souhaitable par les
consommateurs car elle fournit des avantages à long terme pour la
santé tels que le risque réduit de maladie cardiaque,
l'amélioration de la pression artérielle chez les patients
souffrant d'hypertension, diminuer l'oxydation et exercer un effet
cardio-protecteur (Bianchi et al., 2018).
I.4. Les maladies et ravageurs
I.4.1. Maladies
La pastèque est une culture qui est sensible aux
maladies cryptogamiques et viroses, mais le symptôme et le degré
d'infection peuvent varier.
9
La cercosporiose (Cercospora citrullina) se
présente sous forme des taches brunes arrondies au niveau des feuilles
et des tiges. Il est possible de traiter les apparitions des symptômes,
soit une fois par semaine à l'aide de Manebe, soit par quinzaine
à l'aide de Benomyl.
Le blanc (Oidium sp) se présente sous forme de
taches poudreuses blanches comme sur les autres cucurbitacées.
Le mildiou (Pseudoperonospora cubensis) apparait, si
l'humidité est élevée et si la température descend
aux alentours de 20° à 22°C. Il se manifeste sous forme des
taches brunes noirs irrégulières ; parfois entourées d'un
halo jaune.
Rhizoctonia soloni est une bactérie
responsable de la fonte de semis ainsi qu'une infection de l'épicarpe du
fruit à l'endroit où celle-ci est en contact avec le sol.
I.4.2. Ravageur
La plupart des variétés sont très
sensibles aux attaques d'insectes tels que le thrips (Ceratothripoides) et le
mouches des fruits (Dacus sp).
Le thrips déforme les bourgeons terminaux de la plante
et inhibe leur croissance. De traitement peuvent être effectués
à l'aide de Dimenthoate ou d'Acephate. Les piqûres de Dacus sp.
Peuvent provoquer des dégâts considérables. Il est possible
de protéger les très jeunes fruits en les couvrant de papier
journal ou en enveloppant dans de sachets.
Parmi d'autres ravageurs de la pastèque nous citons :
· Les pucerons du melon (Aphis gossypii) ;
· Les chenilles : Feuilles dévorées à
l'exception des grosses nervures ;
· Les acariens : Déformation des feuilles (Philippe,
2002).
I.5. Exigences écologiques
I.5.1. Le climat
I.5.1.1. La température
Originaire des pays chauds, la pastèque a besoin de
chaleur et d'une atmosphère pas trop humide pour se développer
normalement. La germination et la croissance des plantules sont
accélérées jusqu'à un optimum de 30°C et diminuent
ensuite.
Il faut que le sol soit constamment humide. Les besoins sont
élevés et s'étalent de la nouaison au début de la
récolte. (Abdelouhab, 2016).
10
I.5.1.2 Les besoins en eau
Les besoins en eau s'élèvent à 300 - 400
mm selon les régions (Abdelouhab, 2016). L'aspersion et le pivot ne sont
pas adaptés à la culture de la pastèque car ils causent
des maladies cryptogamiques et grillent des fruits. Les besoins en eau de la
pastèque sont très importants pendant toute sa croissance surtout
de la phase de grossissement des fruits jusqu'au début de la
récolte. La pastèque redoute les écarts d'irrigation ou de
pluviométrie, surtout lorsque le fruit approche de la maturité ;
ses écarts se traduisent toujours par des éclatements des
fruits.
Les besoins en eau de la culture le long de son cycle de
développement sont répartis en trois stades phrénologiques
:
a. Le stade allant de la plantation à la nouaison
durant lequel les besoins en eau croissent régulièrement
jusqu'à atteindre environ 50% de l'ETP.
b. Le stade de croissance et de grossissement des fruits
durant lequel les besoins augmentent fortement pour atteindre 80 à 100%
de l'ETP.
c. Le stade de maturation et de récolte
caractérisé par la diminution des besoins en eau qui peuvent
descendre jusqu'à 50 et 60% de l'ETP (Fethia, 2019).
I.5.2. Les techniques culturales
La pastèque exige une surveillance continue et
attentive. Pour avoir de bons rendements, il faut appliquer les soins et les
techniques suivantes :
I.5.2.1. Irrigation
La pratique de l'irrigation est délicate, car il ne
suffit pas seulement de satisfaire régulièrement en tout ou en
partie la demande climatique, mais aussi de tenir compte de l'incidence de la
technique d'arrosage sur :
- La température du sol, particulièrement en
culture intensive.
- L'état sanitaire et les accidents de la
végétation.
- L'éclatement des fruits (causé par
l'irrégularité d'irrigation).
- La conduite d'irrigation implique la connaissance de la
consommation globale de la
pastèque.
11
L'irrigation commence juste après la plantation. Elle
se fait généralement par un système de
goutte-à-goutte. La distance entre goutteurs est de 50 cm. L'irrigation
est pilotée en fonction des conditions climatiques (bac classe A). Les
besoins en eau s'élèvent à 300 - 400 mm selon les
régions (Fellahtrade, 2021).
La pratique de l'irrigation est délicate, car il ne
suffit pas seulement de satisfaire régulièrement en tout ou en
partie la demande climatique, mais aussi de tenir compte de l'incidence de la
technique d'arrosage.
I.6. Fertilisation
I.6.1. Fumure organique
I.6.1.1. Concepts et types d'amendements
organiques
Les engrais ou fumures organiques sont des matières
provenant des animaux et des plantes déposées sur le sol ou
enfouit dans le sol en vue d'améliorer les propriétés
chimiques, physiques et biologiques du sol qui par interviennent
considérablement dans l'augmentation de rendement des cultures.
En un mot tout ce qui provient des plantes ou des animaux ou
de l'homme et qui pourrit constitue un engrais organique (Dupriez et De leener,
2016).
Il existe une multitude de catégories des fumures
organiques parmi lesquelles nous pouvons énumérer celles qui
suivent :
? Le Fumier de ferme : Est un mélange constitué
essentiellement des déjections des animaux et paille de litière.
Ce mélange ne peut être utilisé s'il est bien
décomposé.
? Le compost ou fumier artificiel : C'est un mélange
des débris organiques (tel que les résidus des plantes, les
déchets animaux, la paille, la cendre, ...) que l'on rassemble dans un
silo ou un fût, pour qu'ils subissent la décomposition.
Après une décomposition complète le compost est
utilisé pour amender le sol.
? Les engrains verts : on parle des engrais verts quand il
s'agit des plantes qu'on sème en vue de les enfouir en étant
jeunes pour enrichir le sol.
I.7. Récolte
La maturité de la pastèque se reconnaît en
principe aux caractéristiques suivantes :
- Pédoncule (cerné) c'est-à-dire
environné de crevasses bien distinctes ; - Elasticité des tissus
aux alentours de l'oeil ;
12
- Couleur : ce facteur est variable avec les
variétés, dans l'ensemble, la teinte devient jaune ; - Parfum :
il doit être assez prononcé au voisinage du pédoncule.
Les feuilles des rameaux porteurs des fruits se renferment sur
elles même (Chase, Church et Denny, 2016) estiment que les
pastèques ne doivent pas être cueillis en se basant sur la
coloration de l'épiderme où la fissure au point d'attache du
pédoncule. La qualité des melons dépend, en grande partie,
de la qualité du sucre qui contient la chair.
D'après Thompson, 2016 le jus de pastèque
mûre a la cueillette a un poids spécifique supérieur
à 1.040 g équivalent à 10% du poids total. L'indice de
réfraction est à de l'ordre de 55 (déterminés par
un réfractomètre). La teneur en saccharose est à de
l'ordre de 4.5 % au minimum.
I.8. Conservation
Les pastèques ne supportent pas de longues
conservations ; on peut estimer prétendre à conserver les fruits
pendant 3 semaines en chambre froide à +2°C avec un degré
hygrométrique atmosphérique de 80%. Les melons cantaloup se
conservent parfaitement dans ses conditions, les pastèques brodés
se conservent mieux aux environs de +5 °C (Ramuzi, 2017).
Dans cette classification « A » désigne un
climat chaud avec les moyennes mensuelles supérieurs à 18°C
; « f » le climat humide dont la pluviosité est repartie sur
toute l'année ; c'est-à-dire sans
13
CHAPITRE DEUXIEME : MILIEU D'ETUDE, MATERIELS ET METHODES
II.1. MILIEU D'ETUDE
La présente étude était conduite à
Masako qui est une localité située à 14 Km de Kisangani
(Axe : ancienne route Buta) dans la province de la Tshopo, en République
Démocratique du Congo.
Les coordonnées géographiques prises du milieu
étaient les suivantes : Latitude : N 00° 36' 15,9»
Longitude : E 025° 15' 53,2»
Altitude : 421m.

Figure 2 : La carte présentant la
comparaison de la ville de Kisangani et le milieu d'étude
II.1.1. Hydrographie
Le réseau hydrographique de la zone d'étude est
dominé par une seule grande rivière, la Tshopo, et la
présence de 13 ruisseaux qui s'y déversent tous. Parmi eux, nous
pouvons citer Amakasampoko, Masanga-Mabe, Amandje, Mayi ya chumvi, et Masako le
principal ruisseau ayant donné son nom à la Reserve (Lyongo, 1996
; Juakaly, 2007).
II.1.2. Situation climatique
Le climat de la région où l'étude s'est
effectuée est globalement celui de Kisangani, sauf quelques petites
modifications dues à la présence du couvert végétal
(Lyongo, 2008). Selon Gofaux (1990), cette région est
caractérisée par un climat tu type « Af » de la
classification de Kopen.
14
saison sèche absolue et dont la hauteur mensuelle des
pluies du mois le plus sec est supérieur à 60 mm (Nyakabwa, 1982
; Upoki, 2001, Juakaly, 2007).
II.1.3. Végétation
La végétation de la zone d'étude est
constituée principalement d'une forêt primaire à
Gilbertiodedron Dewevrei (Caesalpiniaceae), des forêts
secondaires, des forêts marécageuses et des jachères. La
forêt primaire est caractérisée des espèces telle
que : Geophila renaris, Polyalpthia suaveolen, Staudtia gabonensis,
Scaphopetum thonneri etc. La forêt secondaire
caractérisée quelques espèces à savoir :
Cynometra hankei, Petersianthus macrocarpus, Trichilia welwitschii, Barteria
nigritiana, Palisota schweinfurthii, Haumania leonardiana etc (Makana 1986
; Kahindo, 1988 ; Mambangula, 1988 et Mabay, 1994).
Les jachères sont constituées selon Dudu (1991) de
deux principales associations suivantes :
? Association à Afromomum Laurentii et
Costus lucanusianus avec Costus lucanusianus, Funtumia
elastica, Dichapetalum mombuttense, etc
? Association à Triumfeta cordifolia
et Selaginella myosurus avec Triunfetta cordifolia,
Selaginella myosurus, Trema orientalis etc.
II.1.4. Activités humaines
D'une manière générale, les principales
activités du milieu d'étude est l'agriculture itinérantes
sur brulis. La mise en jachère dépasse rarement sept ans, si bien
que le sol subît une forte pression dont l'issue est encore inconnue
(Juakaly, 2002). En plus de l'agriculture, les paysans s'adonnent aussi
à la fabrication de braise, de la cueillette des champignons et des
végétaux comestibles, du ramassage des chenilles et des
escargots, de la chasse, de la pêche etc.
II.2. MATERIELS
Pour une meilleure réalisation de cette étude,
nous nous sommes servis de deux types de matériels notamment : les
matériels biologiques et les matériels non biologiques ou
techniques.
II.2.1. Matériel biologique
Le matériel biologique utilisé dans le cadre de
cette étude la variété de pastèque Sukari F1.
15

Figure 3: représentation de la
pastèque (fruits)
II.2.2. Matériels techniques
Les matériels techniques suivants ont été
exploités :
|
Figure 4: La houe
|
Figure 5: Décamètre ruban
|
Figure 6: Machette
|
|
Figure 7: Pied à coulisse
|
Figure 8: Latte graduée de 30 cm
|
Figure 9: GPS
|
> La houe a permis de labourer le sol pour le semis.
> Ruban métrique a servi pour prélever les
plus grandes distances entre les piquets.
> La machette a servie pour la coupe de piquets et le
sarclage.
> Le pied à coulisse a servi pour la mesure de
diamètre au collet.
> La latte a servie pour les mensurations
linéaires.
> Le GPS marque Garmin 62S a servi pour prendre les
coordonnées géographiques.
16
II.3. METHODES
II.3.1. Dispositif expérimental
Le dispositif expérimental installé était
celui de blocs complets randomisés à 3 répétitions
qui comportait chacune 4 traitements. Les 3 traitements traduisent les trois
différents écartements de semis de la pastèque
testées en saison A, à savoir : T0 - semis effectué aux
écartements de 100 x 100 cm, T1 - semis effectué aux
écartements de 80 x 100 cm et T2 - semis effectué aux
écartements de 80 x 80 cm.
La superficie de notre champ expérimental est de 15 x
13 m soit 195 m2. Les dimensions des parcelles expérimentales
sont des 3 m x 3 m soit 9 m2. Elles sont séparées les unes des
autres par des allés de 1 m tandis que les bloques sont
séparés entre eux par des allés des 1,5 m. Il est
illustré par la figue ci-dessous :
|
|
|
|
|
|
3 m
|
|
|
T0
|
3m
|
T1
|
1,5 m
|
T2
|
|
|
|
|
|
|
|
|
1 m
|
|
15 m
|
|
|
|
|
|
|
|
|
T2
|
|
T0
|
|
T1
|
|
|
T1
|
|
T2
|
|
T0
|
B3 B2 B1
13m
Figure 10 : Schéma de dispositif
expérimental
Légende :
V' T0 : écartement de 100cm x 100 cm V'
T1 : écartement de 80cm x 100 cm V' T2 : écartement
de 80cm x 80 cm V' B1: Bloc 1
V' B2: Bloc 2
V' B3: Bloc 3
17
II.3.2. Conduite de l'essaie II.3.2.1. Choix du
terrain Pour s'assurer d'une bonne qualité du fruit, le
critère suivant ont été mis à place pour le choix
du terrain :
? Les terrains de sols assez profonds, meubles, ? Sols Fertiles
et bien drainés
? La sécurité des données
II.3.2.2. Préparation du terrain et
précédant culture
Les travaux de la préparation du terrain ont
commencé par la délimitation du champ expérimental, du
défrichement, du débardage, du labour qui ont intervenu
respectivement le 06 Juin 2024 et le 10 juin 2024.
II.3.2.3. Semis
Le semi a eu lieu le samedi 17 Juin 2024 à raison de 1
graine/poquet pour tous les traitements étudiés.
II.3.2.4. Soins culturaux
Les travaux d'entretien ont débuté 2 semaines
après les semis et se sont poursuivis jusqu'à la fin de
l'expérience selon la nécessité. Ils ont porté sur
le regarnissage des vides et le désherbage manuel.
II.3.3. Paramètres observés
Les observations ont porté sur les paramètres
végétatifs de la levée jusqu'à la fructification
sur :
? Le taux de levée qui est a été
rapporté au nombre de graines levées sur le nombre total de
graines semées. Il est déterminé par la formule suivante
:
Taux de levée = Nombre de graines
levée
???????????? t??t???? ???? ????????????
??????éX 100 (1)
? Le diamètre au Collet était mesuré
à l'aide de pied à coulisse à environ 1 cm au-dessus du
sol ;
? La surface foliaire était mesurée à
l'aide d'une latte. Elle a été déterminée à
partir d'une feuille située à la quatrième position
à partir du haut vers le bas, par la relation SF=L x l x FC (2)
? Le nombre de fleur formé par plants a été
déterminé par un comptage manuel ;
18
? Le nombre de fruit formé par plants
déterminé aussi par un comptage manuel.s
|
? Le taux de fructification =Nombre de fruit
formé
Nombre de fleur formé
|
×100 (2)
|
II.3.4. Analyses statistiques
L'analyse statistique des données collectées a
été celle de la statistique différentielle pour tous les
paramètres et la séparation des moyennes a été
faite en utilisant le test de Tukey à l'aide de logiciel Statistix.
19
CHAPITRE TROISIEME : PRESENTATION DES RESULTATS ET
INTERPRETATION
Les résultats de notre étude sont
présentés dans des figures ci-dessous et
interprétés au même moment. Les données
détaillées sont présentées en
annexe.
III.1. Paramètres végétatifs a) Taux
de levée des graines
Les taux de levée observés dans chaque parcelle de
chaque bloc, sont présentés en fonction de leur moyenne selon le
traitement dans la figure 11 ci-dessous.

100
40
90
80
70
60
50
30
20
10
92 91 91
T0 T1 T2
Taux de levée en %
Figure 11 : Taux de levée des graines
Les résultats de la figure ci-haut montrent que le taux de
levée était supérieur aux écartements de 100 x 100
cm92 % suivi de 91% aux écartements de 80 cm x 100 cm et 80 cm x 80
cm.
Au seuil de confiance de 95 %, le P-value obtenu était
supérieure (0,9) au seuil d'erreur de 0,05. Ceci révèle
que l'analyse des variances sur les taux de levée n'a pas
révélé des différences significatives entre les
différents écartements étudiés.
20
b) Diamètre au collet
La figure 12 présente la moyenne de diamètre au
collet de pastèque selon les écartements
étudiés.

4,5
3,5
0,5
2,5
1,5
4
5
3
0
2
1
4,6
T0 T1 T2
Diamètre au collet en mm
4,3
3,6
Figure 12 : Diamètre au collet
Dans cette figure on peut retenir que quand on cultive la
pastèque, variété Sukari F1 aux écartements de 100
cm x 100 cm, on obtient une bonne vigueur au niveau de collet 4,6 mm
La comparaison des moyennes des écartements par l'analyse
de la variance montre qu'il n'existe pas des différences significatives
entre les traitements expérimentés pour le diamètre au
collet (p=0,5).
21
c) Surface foliaire
La figure 13 présente la grandeur de la surface
foliaire de pastèque selon les différents écartements
étudiés.

40
80
70
60
50
30
20
10
0
46,3
T0 T1 T2
Surface foliaire en cm2
58,6
69,6
Figure 13 : Surface foliaire
Les résultats de figure 13 ci haut montrent que la
surface foliaire des plants installés aux écartements de 80 cm x
80 cm ont produisent des feuilles avec une large surface foliaire (69,6
cm2).
Au seuil de confiance de 95 %, le P-value obtenu était
inférieure (0,001) au seuil d'erreur de 0,05. Ceci révèle
que l'analyse des variances sur les surfaces foliaires a
révélé des différences significatives entre les
différents écartements testés.
22
III.2. Paramètres de production (composantes de
rendement)
a) Les données relatives au nombre moyen de fleur et
nombre moyen de fruit formé sont reprises dans la figure ci-dessous :

10
4
8
6
0
2
Nombre moyen de fleur par pies Nombre moyen de fruit formé
par pied
6
5,6
T0 T1 T2
1,6
Composantes de rendement
2,6
8,6
3,6
Figure 14 : Nombre moyen de fleur et nombre
moyen de fruit formé
Au regard des résultats repris dans cette figure, il se
dégage que les plants installés aux écartements de 80 cm x
80 cm ont produit un grand nombre de fleurs par pied (8,6) suivi des plants aux
écartements de 80 cm x 100 cm (6) et des plants aux écartements
de 100 cm x 100 cm. De même, en ce qui concerne le nombre de fruits
formés par pieds, les plants installés aux écartements de
80 cm x 80 cm ont produit un grand nombre de fruits par pied (3,6) suivi des
plants aux écartements de 80 cm x 100 cm (2,6) et des plants aux
écartements de 100 cm x 100 cm (1,6). Après comparaison des
moyennes, l'analyse de la variance a montrée qu'il existe des
différences significatives entre les moyennes issues des
différents écartements expérimentés en ce qui
concerne les composantes de rendement (nombre moyen de fleur p=0,004 et nombre
moyen de fruit formé p= 0,03).
23
b) Les données relatives au taux de fructification (%)
sont reprises dans la figure ci-dessous :

45
40
50
35
30
25
20
15
10
5
0
28,5
T0 T1 T2
Taux de fructification en %
43,3 41,8
Figure 15 : Taux de fructification (%)
La figure 15 ci-dessus montre que les plants issus des
écartements de 80 cm x 100 cm ont présenté un taux de
fructification élevé (43,3%) suivi des plants issus des
écartements de 80 cm x 80 cm (41,8%) et des plants issus des
écartements de 100 cm x 100 cm (28,5%).
Au seuil de confiance de 95 %, le P-value obtenu était
inférieure (0,06) au seuil d'erreur de 0,05. Ceci révèle
que l'analyse des variances sur les taux de fructifications n'a
révélé des différences significatives entre les
différents écartements expérimentés.
24
III.3. Discussion
Les plantes répondent différemment au stress
environnemental en développant des mécanismes d'adaptation selon
Chaves et al. (2003) et cela se confirme par les résultats
obtenus dans notre expérimentation.
Les taux des levées de notre essai ont
été de l'ordre de 91 et 92 % en moyenne, ceci s'explique par la
production récente et la bonne conservation des semences. Il y a lieu de
montrer également que la variété utilisée Sukari
peut facilement être vulgarisée auprès des agriculteurs en
conformité avec le SENASEM (2008) qui exigerait un taux de levé
de plus de 80%.
Le rendement d'une culture est la résultante de
l'interaction plus ou moins favorable du milieu, l'environnemental (climat,
sol, milieu biologique) et du potentiel génétique de la plante
(Cassel, 2000).
Dans un essai sur l'effet des écartements de semis sur
le rendement de fruit de pastèque en saison B dans les conditions de
Kisangani en République démocratique du Congo (Kansime, 2023) les
résultats issus des écartements de 80 x 100 cm avaient
présenté un taux de fructification de 33,3%. Par contre, notre
essai a réalisé, en saison A, un taux de fructification
élevé (43,3%) issus des écartements de 80 cm x 100 cm.
Ceci serait dû à une répartition de pluie durant notre
expérimentation qui serait meilleure et favoriserait ainsi une bonne
croissance végétative bénéfique à la
production.
25
CONCLUSION ET SUGGESTIONS
La présente étude avait pour objectif de
déterminer les écartements qui conviennent les mieux pour
favoriser le rendement de fruit de la pastèque de la
variété Sukari en conditions de Kisangani. Trois
écartements suivants ont été expérimentés
dans un dispositif en blocs complets randomisés :
? T0 : 100 cm x 100 cm ;
? T1 : 80 cm x 100 cm ;
? T2 : 80 cm x 80 cm.
Des résultats obtenus, on peut retenir ce qui suit :
- Les plants sont vigoureux (diamètre au collet) lorsque
la variété Sukari de pastèque est semée aux
écartements de 100 cm x 100 cm ;
- Quant à la surface foliaire, les plants installés
aux écartements de 80 cm x 80 cm ont produit des feuilles d'une large
surface (69,6 cm2) ;
- Les plants aux écartements de 80 cm x 80 cm ont
présenté un grand nombre de fleurs par pied (8,6) et un nombre
moyen de fruit formé par pied (3,6).
Par ailleurs, ce sont les plants issus des écartements de
80 cm x 100 cm qui ont présenté un taux de fructification
élevé (43,3%) d'où notre hypothèse selon laquelle
le taux de fructification est élevé lorsque la
variété Sukari de pastèque est semée aux
écartements de 80 x 80 cm est rejetée.
Eu égard à ces résultats, nous
suggérons que notre essai soit répété en saison B
pour confirmer les effets des écartements étudiés.
26
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29
TABLE DES MATIERES
EPIGRAPHE.......................................................................................................................................i
DEDICACE..........................................................................................................ii
REMERCIEMENTS..........................................................................................................iii
LISTE DES
FIGURES..........................................................................................................iv
SIGLE ET
ABREVIATION..........................................................................................................v
RESUME..........................................................................................................vi
SUMMARY..........................................................................................................vii
0.
INTRODUCTION..........................................................................................................1
0.1.
Problématique..........................................................................................................1
0.2. Question de
recherche..........................................................................................................2
0.2.1. Question
principale..........................................................................................................2
0.2.2. Question
spécifique..........................................................................................................2
0.3. Hypothèses du
travail..........................................................................................................2
0.3.1. Hypothèse
générale..........................................................................................................2
0.3.2. Hypothèses
spécifiques..........................................................................................................2
0.4. Objectif du
travail..........................................................................................................3
0.4.1. Objectif
général..........................................................................................................3
0.4.2. Objectif
spécifique..........................................................................................................3
0.5. Intérêt du
travail..........................................................................................................3
0.6. Subdivision du
travail..........................................................................................................3
CHAPITRE PREMIER : GENERALITE SUR LA
PASTEQUE..........................................................................................................4
I.1. Définition, origine,
importance..........................................................................................................4
I.1.1. Définition et
origine..........................................................................................................4
I.1.2.
Importance..........................................................................................................4
I.2 Description botanique et
morphologique..........................................................................................................4
I.2.1.
Racine..........................................................................................................5
I.2.2.
Tige..........................................................................................................5
I.2.3.
Feuilles..............................................................................................................................5
I.2.4.
Fleurs..........................................................................................................6
I.2.5.
Fruits..........................................................................................................6
I.2.6.
Graines..........................................................................................................7
I.2.7.
Pollinisation..........................................................................................................7
I.3. Composition et valeurs
nutritives..........................................................................................................8
30
I.4. Les maladies et
ravageurs...........................................................................................................................8
I.4.1.
Maladies............................................................................................................................8
I.4.2.
Ravageur...........................................................................................................................9
I.5. Exigences
écologiques...........................................................................................................................9
I.5.1. Le
climat...........................................................................................................................9
I.5.2. Les techniques
culturales...........................................................................................................................10
I.6.
Fertilisation...........................................................................................................................11
I.6.1. Fumure
organique...........................................................................................................................11
I.7.
Récolte...........................................................................................................................11
I.8.
Conservation...........................................................................................................................12
CHAPITRE DEUXIEME : MILIEU D'ETUDE, MATERIELS ET
METHODES...........................................................................................................................13
II.1. MILIEU
D'ETUDE..............................................................................................................13
II.1.1.
Hydrographie...........................................................................................................................13
II.1.2. Situation
climatique...........................................................................................................................13
II.1.3.
Végétation...........................................................................................................................14
II.1.4. Activités
humaines...........................................................................................................................14
II.2.
MATERIELS...........................................................................................................................14
II.2.1. Matériel
biologique...........................................................................................................................14
II.2.2. Matériels
techniques...........................................................................................................................15
II.3.
METHODES...........................................................................................................................16
II.3.1. Dispositif
expérimental...........................................................................................................................16
II.3.2. Conduite de
l'essaie...........................................................................................................................17
II.3.3. Paramètres
observés...........................................................................................................................17
II.3.4. Analyses
statistiques...........................................................................................................................18
CHAPITRE TROISIEME : PRESENTATION DES RESULTATS ET
INTERPRETATION...........................................................................................................................19
III.1. Paramètres
végétatifs...........................................................................................................................19
a) Taux de levée des
graines...........................................................................................................................19
b) Diamètre au
collet...........................................................................................................................20
c) Surface
foliaire...........................................................................................................................21
III.2. Paramètres de production (composantes de
rendement)...........................................................................................................................22
III.3.
Discussion...........................................................................................................................24
CONCLUSION ET
SUGGESTIONS...........................................................................................................................25
REFERENCE
BIBLIOGRAPHIQUE...........................................................................................................................26
TABLE DES
MATIERES...........................................................................................................................29
Grand Mean 58.222 CV 4.99
31
ANNEXE
Statistix 8.0 13/12/2024, 19:34:06
Randomized Complete Block AOV Table for DC
Source DF SS MS F P
REP 2 1.55556 0.77778
TRAITEM 2 1.55556 0.77778 0.70 0.5487
Error 4 4.44444 1.11111 Total 8 7.55556
Grand Mean 4.2222 CV 24.97
Tukey's 1 Degree of Freedom Test for
Nonadditivity
Source DF SS MS F P Nonadditivity 1 1.71485
1.71485 1.88 0.2634
Remainder 3 2.72959 0.90986
Relative Efficiency, RCB 0.85 Means of DC for
TRAITEM
TRAITEM Mean
T0 4.6667
T1 4.3333
T2 3.6667
Observations per Mean 3
Standard Error of a Mean 0.6086
Std Error (Diff of 2 Means) 0.8607
Randomized Complete Block AOV Table for SF
Source DF SS MS F P
REP 2 174.22 87.111
TRAITEM 2 817.56 408.778 48.41 0.0016
Error 4 33.78 8.444 Total 8 1025.56
32
Tukey's 1 Degree of Freedom Test for
Nonadditivity
Source DF SS MS F
P Nonadditivity 1 9.0365 9.03654 1.10 0.3721
Remainder 3 24.7412 8.24708
Relative Efficiency, RCB 3.06 Means of SF for
TRAITEM
TRAITEM Mean
T0 46.333
T1 58.667
T2 69.667
Observations per Mean 3
Standard Error of a Mean 1.6777
Std Error (Diff of 2 Means) 2.3727
Randomized Complete Block AOV Table for TL
Source DF SS MS F P
REP 2 56.000 28.0000
TRAITEM 2 2.000 1.0000 0.06 0.9403
Error 4 64.000 16.0000 Total 8 122.000
Grand Mean 91.333 CV 4.38
Tukey's 1 Degree of Freedom Test for
Nonadditivity
Source DF SS MS F
P Nonadditivity 1 36.5714 36.5714 4.00 0.1393
Remainder 3 27.4286 9.1429
Relative Efficiency, RCB 1.09 Means of TL for
TRAITEM
TRAITEM Mean
T0 92.000
T1 91.000
T2 91.000
Observations per Mean 3
Grand Mean 2.6667 CV 21.65
33
Standard Error of a Mean 2.3094
Std Error (Diff of 2 Means) 3.2660
Randomized Complete Block AOV Table for NFP
Source DF SS MS F P
REP 2 6.2222 3.11111
TRAITEM 2 16.2222 8.11111 29.20 0.0041
Error 4 1.1111 0.27778 Total 8 23.5556
Grand Mean 6.7778 CV 7.78
Tukey's 1 Degree of Freedom Test for
Nonadditivity
Source DF SS MS F P Nonadditivity 1 0.75690
0.75690 6.41 0.0853
Remainder 3 0.35421 0.11807
Relative Efficiency, RCB 3.26 Means of NFP for
TRAITEM
TRAITEM Mean
T0 5.6667
T1 6.0000
T2 8.6667
Observations per Mean 3
Standard Error of a Mean 0.3043
Std Error (Diff of 2 Means) 0.4303
Randomized Complete Block AOV Table for NFT
Source DF SS MS F P
REP 2 0.66667 0.33333
TRAITEM 2 6.00000 3.00000 9.00 0.0331
Error 4 1.33333 0.33333 Total 8 8.00000
34
Tukey's 1 Degree of Freedom Test for
Nonadditivity
Source DF SS MS F
P Nonadditivity 1 0.25000 0.25000 0.69 0.4664
Remainder 3 1.08333 0.36111
Relative Efficiency, RCB 0.92 Means of NFT for
TRAITEM
TRAITEM Mean
T0 1.6667
T1 2.6667
T2 3.6667
Observations per Mean 3
Standard Error of a Mean 0.3333
Std Error (Diff of 2 Means) 0.4714
Randomized Complete Block AOV Table for TFR
Source DF SS MS F P
REP 2 96.000 48.000
TRAITEM 2 424.667 212.333 6.01 0.0624
Error 4 141.333 35.333 Total 8 662.000
Grand Mean 38.333 CV 15.51
Tukey's 1 Degree of Freedom Test for
Nonadditivity
Source DF SS MS F
P Nonadditivity 1 5.938 5.9376 0.13 0.7409
Remainder 3 135.396 45.1319
Relative Efficiency, RCB 1.00 Means of TFR for
TRAITEM
TRAITEM Mean
T0 28.667
T1 44.000
T2 42.333
Observations per Mean 3
35
Standard Error of a Mean 3.4319
Std Error (Diff of 2 Means) 4.8534
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