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Effets des écartements de semis sur le rendement de fruits de pastèque (ceitrilus lanatus (thunb, 1900.) matsum. &nakai) en conditions de Kisangani en république démocratique du Congo


par Crispin KASEREKA
IFA Yangambi - Licence 2024
  

Disponible en mode multipage

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EPIGRAPHE

« Que personne ne te méprise pour ton jeune âge, mais efforce toi d'être un modèle pour les
croyants par tes paroles, ta conduite, ton amour, ta foi et ta pureté »

1 Timothée 4 :12

Crispin KASEREKA KILIMA

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DEDICACE

Avec la grâce de Dieu, nous avons pu réaliser ce travail que nous dédions à :
Nos parents : NZIRA VAGHERENI et KAVUGHO KANYERE
Nos frères et soeurs : qui portent tous le nom de KILIMA ;
Nos cousins et cousines ;
Nos amis, camarades, collègues et connaissances ;
Tous ceux qui nous sont chers

En signe de respect et de reconnaissance.

Crispin KASEREKA KILIMA

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REMERCIEMENTS

Le présent travail n'est pas le fruit d'un labeur personnel mais la résultante d'efforts consentis par diverses personnes envers lesquelles nous exprimons notre gratitude dans ces linges. De ce fait, qu'il nous soit permis de rendre hommage de prime à bord à l'Éternel Dieu pour son souffle de vie et des bienfaits qu'il n'a cessé de nous combler.

Au corps professoral de l'Institut Facultaire des sciences Agronomiques de Yangambi, ainsi qu'à tous les chefs de travaux et assistants nous présentons nos hommages les plus déférents. Le mérite revient au Professeur MUHINDO SIWAKO Honoré Directeur de cette monographie pour avoir accepté de diriger ce travail en dépit de ses multiples occupations. Son expérience et ses conseils de dernières minutes nous ont été très bénéfiques ; nous lui exprimons toute notre gratitude et reconnaissance.

Et aussi à l'Assistant Msc Guy Roger Diko, encadreur de ce travail de mémoire.

Qu'il trouve en travers ces lignes, notre reconnaissance pour son encadrement scientifique de qualité et ses sages conseils qui ont permis de finaliser cette oeuvre.

Notre gratitude envers nos parents, NZIRA VAGHERENI et KAVUGHO KANYERE, qui ont investie avec dévotion et chaleur de fraternité dans notre formation en nous apportant sans répit les moyens nécessaires ;

Nos remerciements à nos frères et soeurs, Joël KILIMA, Lauriane KILIMA, Victor KILIMA, Julien KILIMA, Bénédicte KILIMA, Dina KILIMA, Exaucé KILIMA, Samuel KAMBUMBU, Valentine KAMBUMBU, Pascal KAHIRIGHANO, Robert KAHIRIGHANO, Providence MARASI, Des anges MATIMBYA, Alice TALIKUHA pour vos conseils et soutien moral ; Ainsi que à nos collègues, amis et connaissances Destin SAILI, Donel Tshikaya, Djimi MUSANDE, Nelly NZIWA, André LUBABILA, Fiston TAMIRWA, Enock KAMUNDALA, KULONDWA Gédéon, Victor LUBUKU, John MANDEY, Jean Martin MABONGI, KIRONGOZI BIN-KABONGO, Dieu vivant KOSOLO, Daudi MASARO, Ushindi LUSENGE, Élie KAYUMBA, Damienne LIKAKA, Emmanuel BOSA,...

A tous ceux qui, de près et de loin ont témoigné leur soutien d'une manière ou d'une autre, mais dont leurs noms ne sont pas repris sur cette page, trouvent ici le couronnement de leurs efforts.

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LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Caractères botaniques de la pastèque (Anonyme, 2019). ............................................................................................6 Figure 2 : La carte présentant la comparaison de la ville de Kisangani et le milieu d'étude ............................................................................................13 Figure 3: représentation de la pastèque (fruits)...............................................................................15 Figure 4: La Houe ............................................................................................15 Figure 5: Décamètre ruban..............................................................................................................15 Figure 6: Machette ............................................................................................15 Figure 7: Pied à coulisse ............................................................................................15 Figure 8: Latte graduée de 30 cm ............................................................................................15 Figure 9: GPS ............................................................................................15 Figure 10 ............................................................................................: Schéma de dispositif expérimental ............................................................................................16 Figure 11 : Taux de levée des graines ............................................................................................19 Figure 12 : Diamètre au collet ............................................................................................20 Figure 13 : Surface foliaire ............................................................................................21 Figure 14 : Nombre moyen de fleur et nombre moyen de fruit formé ............................................................................................22 Figure 15 : Taux de fructification (%) ............................................................................................23

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SIGLE ET ABREVIATION

FAO : Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture RDC : République Démocratique du Congo

ETP : Evapotranspiration potentiel

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RESUME

Le présent travail a étudié les effets des écartements de semis sur le taux de fructification de variété Sukari F1 de pastèque dans les conditions de Kisangani. Pour y parvenir, un essai en blocs complets randomisés avec trois traitements répétés trois fois a été mené sur terrain.

Les paramètres d'observations ci-après ont été retenus :

? Le diamètre au collet, la surface foliaire, le nombre de fleur et fruit par plant et le taux de fructification.

Les résultats montrent que les plants sont vigoureux (diamètre au collet) lorsque la variété Sukari de pastèque est semée aux écartements de 100cm x 100 cm ; Quant à la surface foliaire les écartements de 80 cm x 80 cm ont donné une large surface (69,6 cm2). Les écartements de 80 cm x 80 cm ont présenté un grand nombre de fleurs par pied (8,6) et un nombre moyen de fruit formé par pied (3,6).

Par ailleurs, les résultats issus des écartements de 80 x 100 cm ont présenté un taux de fructification élevé (43,3%) qui est donc le meilleur écartement à retenir pour cette étude.

Mots clés : Effets, Ecartement, pastèque, fructification, Kisangani.

Vii

SUMMARY

The present studied the effects of sowing distances on the fruiting rate of the Sukari F1 watermelon variety under Kisangani conditions. To achieve this, a randomized complete block trial with three treatments repeated three times was carried out in the field. The following observation parameters were selected:

Diameter at the collar, leaf area, number of flowers and fruits per plant and the fruiting rate.

Results showed that the plants are vigorous (diameter the collar) when the Sukari watermelon variety is sown at spacing of 100 cm x 100 cm; as for leaf area, spacing of 80 cm x 80cm gave a large surface area (69.6 cm2). The 80 cm x 80 cm had a high number of flowers per plant (8.6) and an average number of fruit formed per plant (3.6). On the other hand, the results from the 80 x 100 cm spacing showed a high fruiting rate (43.3%), making it the best spacing for this study.

Key words: Effects, Spacing, Watermelon, Fruiting, Kisangani.

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0. INTRODUCTION

0.1. Problématique

L'agriculture est la base du développement de l'homme. Aujourd'hui les recommandations des institutions et organisations dont la FAO visant l'augmentation de la productivité et de la qualité du secteur agricole des pays en développement sont portées prioritairement sur les cultures sous-utilisées (William & Haq, 2002).

La pastèque appelée Citrullus lanatus ou C. vulgaris représente l'une des plus importantes cultures maraichères de la famille de cucurbitacées elle est très largement répandue dans le monde. Elle est d'abord cultivée dans les pays chauds et secs, tropicaux et méditerranéens, pour ensuite être introduite dans les régions chaudes et humides (Pitrat et al, 1999).

Les données de la FAO (2006) indique que la production totale mondiale de pastèque a plus que quadruplé les 40 dernières années. Ce fruit à chair fraiche, sucrée et très prisé en saison estivale possède des nombreuses propriétés anti oxydants et hydratantes, composé de 90 % d'eau, il est utilisé dans certaines régions arides comme une source précieuse d'eau. Il contient aussi des petites quantités de protéines, lipides, minéraux et vitamines bénéfiques pour la santé.

L'agriculture urbaine et périurbaine en Afrique subsaharienne occupe une place de choix dans d'approvisionnement alimentaire des villes en fruits et légumes en vue de faire face à la démographie galopante. Cependant, le but de cette agriculture devrait non seulement viser l'augmentation des rendements mais muser sur le développement de système de culture économiquement rentables, socialement acceptables, durables, respectueux de l'environnement et de la santé des consommateurs (Vanounou, 1997 ; FAO, 2010 ; Kasongo et al. 2013).

La consommation de la pastèque est en nette expansion en réponse à une forte demande nationale et régionale ; cependant la production demeure insuffisante. L'une des contraintes majeures dans la production de cette culture est le faible rendement dû notamment à la baisse de fertilité des sols et à la non maîtrise des itinéraires techniques de fertilisation de la culture (FSSRP, 2016).

En RDC l'insuffisance de la production agricole résulte de plusieurs facteurs entre autres, la mauvaise gestion de la fertilité du sol, de l'utilisation des semences non sélectionnées, le manque d'autres intrants agricoles tels que les engrais, les produits phytosanitaires et de l'ignorance ou de manque de maitrise des techniques appropriées dans les milieux ruraux (Anonyme 1991) à cela s'ajoutent aussi l'abandon de la production agricole dû à l'instabilité sociopolitique et le manque d'investissement dans le secteur agricole (Anonyme 2008).

La culture de la pastèque est récente dans la région de Kisangani, où elle est cultivée dans les zones périurbaines et urbaines de la ville de Kisangani, par des petits maraîchers et est destinée au

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marché local notamment dans le grand centre urbain de Kisangani. Ces fruits sont un luxe, vendus généralement à la haute classe et aux expatriés. Il n'existe pas de statistiques concernant la production et les volumes de pastèques vendus dans cette région. Or de nos jours, la pastèque est cultivée dans le monde entier, depuis les zones tempérées jusqu'aux zones tropicales et le marché international de la pastèque avec près de 2 milliards de dollars américains est dynamique (USAID, 2006). L'amélioration de la production de la pastèque constitue donc une source substantielle de revenus pour les producteurs (Toni et al. 2020).

Parmi les facteurs déterminants dans la gestion des pratiques culturales, le choix des écartements ou des densités est un élément capital ; ce choix détermine, en quelques sortes, le niveau de production des cultures (Diko, 2019). C'est dans cette optique que ce travail a été initié sur l'effet des écartements de semis sur le rendement de fruits de pastèque en condition de Kisangani en République Démocratique du Congo.

0.2. Question de recherche

0.2.1. Question principale

Quel est l'effet des différents écartements de semis sur le rendement de fruits de pastèque en condition de Kisangani ?

0.2.2. Question spécifique

Au regard de la problématique évoquée ci-haut, la présente recherche a tenté de répondre aux questions suivantes :

y' Comment les différents écartements de semis influencent-ils la croissance des plants de pastèque ?

y' Quel écartement de semis favorise le meilleur développement des fruits en termes de poids et de taille ?

0.3. Hypothèses du travail

0.3.1. Hypothèse générale

Les écartements de semis influencent significativement le rendement de fruits de pastèque dans les conditions de Kisangani.

0.3.2. Hypothèses spécifiques

De ces questions posées ci-haut, nous pensons que :

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V' L'écartement de 80 x 80 cm favoriserait le rendement élevé de fruits de pastèque dans les conditions de Kisangani ;

V' L'écartement de 80 x 80 cm favoriserait le meilleur développement des fruits en termes de poids et de taille.

0.4. Objectif du travail

0.4.1. Objectif général

L'objectif général poursuivi dans ce travail a été d'augmenter la production de pastèque en condition de Kisangani.

0.4.2. Objectif spécifique

De manières spécifique, il s'agit de :

? Evaluer l'effet des écartements de semis sur la croissance végétative de la pastèque à Kisangani.

? Déterminer l'impact des écartements de semis sur paramètre de rendement (nombre et poids de fruits) de la pastèque à Kisangani.

0.5. Intérêt du travail

Ce travail présente un double intérêt ; l'un d'ordre scientifique et l'autre d'ordre socio-économique à savoir :

? Intérêt scientifique : ce travail contribue à la constitution d'une base des données référentielles pour les recherches futures ;

? Intérêt socio-économique : ce travail entre dans le cadre de lutte contre l'insécurité alimentaire et à l'accroissement de revenus de la population.

0.6. Subdivision du travail

Le présent travail est subdivisé en trois chapitres dont le premier est consacré aux généralités sur la culture de la pastèque ; le deuxième aborde l'expérimentation proprement dite (milieu, matériels et méthodes) et le troisième couvre la partie des résultats et la discussion ; une conclusion et quelques suggestions y mettent fin.

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CHAPITRE PREMIER : GENERALITE SUR LA PASTEQUE I.1. Définition, origine, importance

I.1.1. Définition et origine

Les cucurbitacées sont des plantes herbacées annuelles dicotylédones grimpants ou rampants à croissance rapide, portant des feuilles aux lobes palmés, des vrilles hélicoïdales et des fleurs souvent voyantes, unisexuées, c'est-à-dire, mâles ou femelles. Cette famille comprend 130 genres environ 800 espèces et environ 10 000 variétés au monde, elle constitue une source d'alimentation importante pour les êtres humains, principalement sous forme de courges, de pastèque et de melons, elle fournit également des fibres et des plantes d'ornement (Abdelouhab, 2016). Mallick et Masui (1986), Esquinas-Alcazar et Gulick (1983) ont proposé l'Afrique centrale et le désert du Kalahari comme le centre d'origine de la pastèque cultivée.

I.1.2. Importance

La pastèque est considérable dans les régions sèches et sa culture est répandue presque dans tous les pays du monde. Elle est connue pour ses variétés comestibles : Sukari la motivation première pour la culture de la pastèque est économique pour la plupart des producteurs. L'objectif est la quête de revenus pour satisfaire leurs besoins socio- économiques (Achour et Khaled, 2019).

I.2 Description botanique et morphologique

Règne : Plantae

Sous-règne : Tracheobionta

Division : Magnoliophyta

Classe : Magnoliopsida

Sous-classe : Dilleniidae

Ordre : Cucurbitales

Famille : Cucurbitaceae

Genre : Citrullus

Espèce : Citrullus lanatus (Thunb.) Matsum. &Nakai
Synonyme : Citrullus vulgaris

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La pastèque (Citrullus lanatus) est une plante herbacée annuelle de la famille des Cucurbitacées. Le genre Citrullus a été étudié sur le plan taxonomique et divisé en quatre espèces : Citrullus lanatus (C. vulgaris) qui est la pastèque cultivée et ses trois espèces apparentées : C. ecirrhosus, C. colocynthis et C. rehmii (Wehner, 2008).

I.2.1. Racine

Selon l'importance de la racine principale par rapport aux ramifications, la pastèque possède des racines pivotantes (racine principale et racine secondaire) les racines sont étendues, mais peu profonde. La racine principale a une longueur et un diamètre plus importants que les ramifications, il est caractéristique des Angiospermes dicotylédones (Wehner, 2008).

Il ne se forme pas de racines adventives et par conséquent, les racines abimées se régénèrent difficilement. Il faut donc se garder d'effectuer une transplantation à racines nues. Il est nécessaire de semer en pots ou directement en place (Idris, 2019).

I.2.2. Tige

La pastèque se présente sous la forme d'une plante à tiges rampantes éminces ou grimpantes, poilues angulaires et peuvent atteindre trois mètres (3 m) de long et qui s'accroche par des vrilles à l'aisselle des feuilles, elle produit de grosses feuilles nervurées et des fleurs (Louahedj, 2016).

L'axe principal de la tige est un symbole à partir duquel des rameaux primaires et secondaires naissent facilement. Bien que normalement rampante, la tige peut grimper grâce aux vrilles qui se développent à l'aisselle de ses feuilles (Idris, 2019).

I.2.3. Feuilles

Les feuilles sont assises sur la tige principale, de forme généralement triangulaire, sont très découpées, avec des lobes arrondis, profondément incisés, mais aux sinus également arrondis. Certaines sont transformées en vrilles permettant à la plante de s'accrocher et de grimper sur des supports variés. Elles sont pétiolées alternées lobulaires, les nervures principales de la structure foliaire se distribuent du point d'union entre la lame et le pétiole, les ramifications secondaires s'insèrent sur les ailes de chaque feuille, ces caractéristiques acquièrent à la plante une certaine résistance à la chaleur et à la sécheresse (Fraser et Bramley, 2004 ; Idris, 2019).

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I.2.4. Fleurs

Les fleurs apparaissent à l'aisselle des feuilles, à corole jaune pâle sont comme sur la plupart des cucurbitacées soit mâles ou femelles, mais toutes sont présentes sur le même pied (plante monoïque) et la fécondation est entomophile (Wehner, 2008).

Les variétés du melon sont soit monoïques : la plante porte à la fois des fleurs mâles et des fleurs femelles qui sont andromonoïques : la plante porte des fleurs mâles et des fleurs hermaphrodites (exemple : le cantaloup charentais). Les fleurs mâles apparaissent les premières et sont groupées deux à deux ou plus à l'aisselle des feuilles.

Les fleurs femelles ou hermaphrodites sont solitaires et apparaissent avec des pédoncules courts et vigoureux surtouts sur les rameaux latéraux, à corolle ovoïde et à ovaire infère comprenant trois à quatre carpelles, des glandes à nectar attractif pour les abeilles (Aphis mélifica) pollinisatrices se trouvent à la base des pétales (Idris, 2019).

La vigueur de la plante joue un rôle en défaveur de l'apparition de fleurs femelles. Plus un cultivar est vigoureux, plus l'apparition des premières fleurs femelles est tardive. Donc, le rapport fleurs femelles (ou hermaphrodites) / fleurs les croit à partir de l'axe principale vers les rameaux latéraux, et à partir de la base de la plante vers le sommet de la plante. La taille favorise la ramification de la plante, stimule l'apparition des fleurs femelles, et par conséquent produits des récoltes hâtives.

I.2.5. Fruits

Figure 1 : Caractères botaniques de la pastèque (Anonyme, 2019).

Une bonne pollinisation est importante pour obtenir une uniformité de la fécondation des ovules. Il existe une corrélation élevée entre le nombre de semences par fruit et le poids de celui-ci.

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Le fruit de la pastèque est une baie particulière, de forme sphérique, plus ou moins oblongue, son diamètre varie de 30 à 60 cm et l'écorce de 10 à 40 mm d'épaisseur. Ce fruit est de couleur vert foncé souvent marbrée de blanc, dont la chair est rouge, jaune, verdâtre ou blanche, mais toujours homogène jusqu'au centre où sont dispersées les graines noires ou rouges (Achour et Khaled, 2019). Les fruits sont de forme et de couleur extrêmement variables, leur forme peut être sphérique, déprimée oblongue, ovoïde, leur épiderme est lisse ou côtelé, brodé ou encore recouvert de sortes de galles. La couleur de la chair suivant la variété est : blanche, jaunâtre, ou orange et de saveur variable. La pulpe de couleur jaune à orange, et très juteuse et très parfumée à maturité, la cavité centrale, fibreuse, renferme de très nombreux Pépins.

I.2.6. Graines

Les graines de Citrullus lanatus sont plates et ovales de différentes couleurs suivant les variétés : blanches, noires, brunes, jaunes ou rouges, leur longévité moyenne est de 5 à 6 ans, le nombre de graines varie entre 10 à 30 grammes (Bramley, 2004).

Elles sont oblongues, plates et jaunâtres et se forment dans une cavité mesurant 5 à 15cm de long. Leurs poids varient avec les variétés. Conservées dans des bonnes conditions, les graines gardent en moyenne pendant 5 ans un bon pouvoir germinatif. Cette durée peut parfois atteindre 10 ans et plus, toutefois. On recommande souvent de semer des graines d'un en deux ans (Abdelouhab, 2016).

I.2.7. Pollinisation

Lorsqu'ils poussent en plein air, la pastèque est naturellement pollinisée par les insectes. En serre, sous châssis ou sous cloche, la pollinisation est contrôlée par l'homme et passe par une maitrise de la distinction entre la fleur mâle et femelle (Fethia, 2019).

La pollinisation a toutes les chances de réussir quand l'atmosphère est sèche. Elle fera donc en milieu de la journée, en plein soleil. Pour cela, prenez une fleur male, ôtez-en les pétales et introduisez-la dans une fleur femelle bien épanouie, il est important que toutes les fleurs femelles d'une même plante soient pollinisées en même temps sinon celle qui a été pollinisée en premier risque d'absorber toute la force de la plante pour donner un gros melon, au détriment des autres melons. Si une fleur femelle apparait bien avant les autres, il est préférable de la supprimer et d'attendre que les autres ne se forment (Fethia, 2019).

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I.3. Composition et valeurs nutritives

La pastèque (Citrullus lanatus) est riche en eau (91,45%), avec des propriétés hydratantes, mais faible en matières grasses et ne contient pas de cholestérol. C'est une source également d'énergie, de protéines, de glucides, de minéraux (Ca, Fe, Mg, P, K, Na et Zn) et de vitamines (A, C, E, K et en particulier les vitamines du groupe B) (USDA, 2002).

La pastèque est également une source naturelle de lycopène, un caroténoïde de grand intérêt en raison de sa capacité antioxydante et des avantages potentiels pour la santé (Rhodes et Zhang, 1999 ; Yuan et al. 2006). En outre, elle contient de nombreux éléments intéressants comme la citrulline, qui sert à synthétiser un autre acide aminé capital dans l'organisme, l'arginine, jouant un rôle clé dans la division cellulaire, la cicatrisation et l'élimination de l'ammoniaque (Erhirhie et Ekene, 2014).

Chaque aspect du fruit de la pastèque a une valeur nutritive, y compris la croûte et les graines. Les graine étant une excellente source d'énergie et ne contient pas d'acide hydrocyanique, ce qui la rend appropriée comme nourriture du bétail (Schippers, 2002).

La façon la plus courante de consommer la pastèque, c'est la consommation de la chair rose ou jaune, consommée crue. Cependant, il existe d'autres manières communes de consommation de la pastèque incluant : les cornichons de croûte de pastèque, pastèque frite, gâteau de pastèque et limonade de pastèque (Wind, 2008 ; Globinmed, 2010).

Les graines brunes plates ont une valeur alimentaire beaucoup plus élevée que la chair et ont un goût de noisette agréable. Des quantités importantes de vitamine C, de minéraux, de graisse, d'amidon et de riboflavine ont été détectées. Elles contiennent un pourcentage élevé d'huile qui est semblable à l'huile de graines de citrouille et peut être utilisé dans la cuisine (Moldenke, 2016).

La consommation de pastèque est souhaitable par les consommateurs car elle fournit des avantages à long terme pour la santé tels que le risque réduit de maladie cardiaque, l'amélioration de la pression artérielle chez les patients souffrant d'hypertension, diminuer l'oxydation et exercer un effet cardio-protecteur (Bianchi et al., 2018).

I.4. Les maladies et ravageurs

I.4.1. Maladies

La pastèque est une culture qui est sensible aux maladies cryptogamiques et viroses, mais le symptôme et le degré d'infection peuvent varier.

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La cercosporiose (Cercospora citrullina) se présente sous forme des taches brunes arrondies au niveau des feuilles et des tiges. Il est possible de traiter les apparitions des symptômes, soit une fois par semaine à l'aide de Manebe, soit par quinzaine à l'aide de Benomyl.

Le blanc (Oidium sp) se présente sous forme de taches poudreuses blanches comme sur les autres cucurbitacées.

Le mildiou (Pseudoperonospora cubensis) apparait, si l'humidité est élevée et si la température descend aux alentours de 20° à 22°C. Il se manifeste sous forme des taches brunes noirs irrégulières ; parfois entourées d'un halo jaune.

Rhizoctonia soloni est une bactérie responsable de la fonte de semis ainsi qu'une infection de l'épicarpe du fruit à l'endroit où celle-ci est en contact avec le sol.

I.4.2. Ravageur

La plupart des variétés sont très sensibles aux attaques d'insectes tels que le thrips (Ceratothripoides) et le mouches des fruits (Dacus sp).

Le thrips déforme les bourgeons terminaux de la plante et inhibe leur croissance. De traitement peuvent être effectués à l'aide de Dimenthoate ou d'Acephate. Les piqûres de Dacus sp. Peuvent provoquer des dégâts considérables. Il est possible de protéger les très jeunes fruits en les couvrant de papier journal ou en enveloppant dans de sachets.

Parmi d'autres ravageurs de la pastèque nous citons :

· Les pucerons du melon (Aphis gossypii) ;

· Les chenilles : Feuilles dévorées à l'exception des grosses nervures ;

· Les acariens : Déformation des feuilles (Philippe, 2002).

I.5. Exigences écologiques

I.5.1. Le climat

I.5.1.1. La température

Originaire des pays chauds, la pastèque a besoin de chaleur et d'une atmosphère pas trop humide pour se développer normalement. La germination et la croissance des plantules sont accélérées jusqu'à un optimum de 30°C et diminuent ensuite.

Il faut que le sol soit constamment humide. Les besoins sont élevés et s'étalent de la nouaison au début de la récolte. (Abdelouhab, 2016).

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I.5.1.2 Les besoins en eau

Les besoins en eau s'élèvent à 300 - 400 mm selon les régions (Abdelouhab, 2016). L'aspersion et le pivot ne sont pas adaptés à la culture de la pastèque car ils causent des maladies cryptogamiques et grillent des fruits. Les besoins en eau de la pastèque sont très importants pendant toute sa croissance surtout de la phase de grossissement des fruits jusqu'au début de la récolte. La pastèque redoute les écarts d'irrigation ou de pluviométrie, surtout lorsque le fruit approche de la maturité ; ses écarts se traduisent toujours par des éclatements des fruits.

Les besoins en eau de la culture le long de son cycle de développement sont répartis en trois stades phrénologiques :

a. Le stade allant de la plantation à la nouaison durant lequel les besoins en eau croissent régulièrement jusqu'à atteindre environ 50% de l'ETP.

b. Le stade de croissance et de grossissement des fruits durant lequel les besoins augmentent fortement pour atteindre 80 à 100% de l'ETP.

c. Le stade de maturation et de récolte caractérisé par la diminution des besoins en eau qui peuvent descendre jusqu'à 50 et 60% de l'ETP (Fethia, 2019).

I.5.2. Les techniques culturales

La pastèque exige une surveillance continue et attentive. Pour avoir de bons rendements, il faut appliquer les soins et les techniques suivantes :

I.5.2.1. Irrigation

La pratique de l'irrigation est délicate, car il ne suffit pas seulement de satisfaire régulièrement en tout ou en partie la demande climatique, mais aussi de tenir compte de l'incidence de la technique d'arrosage sur :

- La température du sol, particulièrement en culture intensive.

- L'état sanitaire et les accidents de la végétation.

- L'éclatement des fruits (causé par l'irrégularité d'irrigation).

- La conduite d'irrigation implique la connaissance de la consommation globale de la

pastèque.

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L'irrigation commence juste après la plantation. Elle se fait généralement par un système de goutte-à-goutte. La distance entre goutteurs est de 50 cm. L'irrigation est pilotée en fonction des conditions climatiques (bac classe A). Les besoins en eau s'élèvent à 300 - 400 mm selon les régions (Fellahtrade, 2021).

La pratique de l'irrigation est délicate, car il ne suffit pas seulement de satisfaire régulièrement en tout ou en partie la demande climatique, mais aussi de tenir compte de l'incidence de la technique d'arrosage.

I.6. Fertilisation

I.6.1. Fumure organique

I.6.1.1. Concepts et types d'amendements organiques

Les engrais ou fumures organiques sont des matières provenant des animaux et des plantes déposées sur le sol ou enfouit dans le sol en vue d'améliorer les propriétés chimiques, physiques et biologiques du sol qui par interviennent considérablement dans l'augmentation de rendement des cultures.

En un mot tout ce qui provient des plantes ou des animaux ou de l'homme et qui pourrit constitue un engrais organique (Dupriez et De leener, 2016).

Il existe une multitude de catégories des fumures organiques parmi lesquelles nous pouvons énumérer celles qui suivent :

? Le Fumier de ferme : Est un mélange constitué essentiellement des déjections des animaux et paille de litière. Ce mélange ne peut être utilisé s'il est bien décomposé.

? Le compost ou fumier artificiel : C'est un mélange des débris organiques (tel que les résidus des plantes, les déchets animaux, la paille, la cendre, ...) que l'on rassemble dans un silo ou un fût, pour qu'ils subissent la décomposition. Après une décomposition complète le compost est utilisé pour amender le sol.

? Les engrains verts : on parle des engrais verts quand il s'agit des plantes qu'on sème en vue de les enfouir en étant jeunes pour enrichir le sol.

I.7. Récolte

La maturité de la pastèque se reconnaît en principe aux caractéristiques suivantes :

- Pédoncule (cerné) c'est-à-dire environné de crevasses bien distinctes ; - Elasticité des tissus aux alentours de l'oeil ;

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- Couleur : ce facteur est variable avec les variétés, dans l'ensemble, la teinte devient jaune ; - Parfum : il doit être assez prononcé au voisinage du pédoncule.

Les feuilles des rameaux porteurs des fruits se renferment sur elles même (Chase, Church et Denny, 2016) estiment que les pastèques ne doivent pas être cueillis en se basant sur la coloration de l'épiderme où la fissure au point d'attache du pédoncule. La qualité des melons dépend, en grande partie, de la qualité du sucre qui contient la chair.

D'après Thompson, 2016 le jus de pastèque mûre a la cueillette a un poids spécifique supérieur à 1.040 g équivalent à 10% du poids total. L'indice de réfraction est à de l'ordre de 55 (déterminés par un réfractomètre). La teneur en saccharose est à de l'ordre de 4.5 % au minimum.

I.8. Conservation

Les pastèques ne supportent pas de longues conservations ; on peut estimer prétendre à conserver les fruits pendant 3 semaines en chambre froide à +2°C avec un degré hygrométrique atmosphérique de 80%. Les melons cantaloup se conservent parfaitement dans ses conditions, les pastèques brodés se conservent mieux aux environs de +5 °C (Ramuzi, 2017).

Dans cette classification « A » désigne un climat chaud avec les moyennes mensuelles supérieurs à 18°C ; « f » le climat humide dont la pluviosité est repartie sur toute l'année ; c'est-à-dire sans

13

CHAPITRE DEUXIEME : MILIEU D'ETUDE, MATERIELS ET METHODES II.1. MILIEU D'ETUDE

La présente étude était conduite à Masako qui est une localité située à 14 Km de Kisangani (Axe : ancienne route Buta) dans la province de la Tshopo, en République Démocratique du Congo.

Les coordonnées géographiques prises du milieu étaient les suivantes : Latitude : N 00° 36' 15,9»

Longitude : E 025° 15' 53,2»

Altitude : 421m.

Figure 2 : La carte présentant la comparaison de la ville de Kisangani et le milieu d'étude

II.1.1. Hydrographie

Le réseau hydrographique de la zone d'étude est dominé par une seule grande rivière, la Tshopo, et la présence de 13 ruisseaux qui s'y déversent tous. Parmi eux, nous pouvons citer Amakasampoko, Masanga-Mabe, Amandje, Mayi ya chumvi, et Masako le principal ruisseau ayant donné son nom à la Reserve (Lyongo, 1996 ; Juakaly, 2007).

II.1.2. Situation climatique

Le climat de la région où l'étude s'est effectuée est globalement celui de Kisangani, sauf quelques petites modifications dues à la présence du couvert végétal (Lyongo, 2008). Selon Gofaux (1990), cette région est caractérisée par un climat tu type « Af » de la classification de Kopen.

14

saison sèche absolue et dont la hauteur mensuelle des pluies du mois le plus sec est supérieur à 60 mm (Nyakabwa, 1982 ; Upoki, 2001, Juakaly, 2007).

II.1.3. Végétation

La végétation de la zone d'étude est constituée principalement d'une forêt primaire à Gilbertiodedron Dewevrei (Caesalpiniaceae), des forêts secondaires, des forêts marécageuses et des jachères. La forêt primaire est caractérisée des espèces telle que : Geophila renaris, Polyalpthia suaveolen, Staudtia gabonensis, Scaphopetum thonneri etc. La forêt secondaire caractérisée quelques espèces à savoir : Cynometra hankei, Petersianthus macrocarpus, Trichilia welwitschii, Barteria nigritiana, Palisota schweinfurthii, Haumania leonardiana etc (Makana 1986 ; Kahindo, 1988 ; Mambangula, 1988 et Mabay, 1994).

Les jachères sont constituées selon Dudu (1991) de deux principales associations suivantes :

? Association à Afromomum Laurentii et Costus lucanusianus avec Costus lucanusianus, Funtumia elastica, Dichapetalum mombuttense, etc

? Association à Triumfeta cordifolia et Selaginella myosurus avec Triunfetta cordifolia, Selaginella myosurus, Trema orientalis etc.

II.1.4. Activités humaines

D'une manière générale, les principales activités du milieu d'étude est l'agriculture itinérantes sur brulis. La mise en jachère dépasse rarement sept ans, si bien que le sol subît une forte pression dont l'issue est encore inconnue (Juakaly, 2002). En plus de l'agriculture, les paysans s'adonnent aussi à la fabrication de braise, de la cueillette des champignons et des végétaux comestibles, du ramassage des chenilles et des escargots, de la chasse, de la pêche etc.

II.2. MATERIELS

Pour une meilleure réalisation de cette étude, nous nous sommes servis de deux types de matériels notamment : les matériels biologiques et les matériels non biologiques ou techniques.

II.2.1. Matériel biologique

Le matériel biologique utilisé dans le cadre de cette étude la variété de pastèque Sukari F1.

15

Figure 3: représentation de la pastèque (fruits)

II.2.2. Matériels techniques

Les matériels techniques suivants ont été exploités :

Figure 4: La houe

Figure 5: Décamètre ruban

Figure 6: Machette

Figure 7: Pied à coulisse

Figure 8: Latte graduée de
30 cm

Figure 9: GPS

> La houe a permis de labourer le sol pour le semis.

> Ruban métrique a servi pour prélever les plus grandes distances entre les piquets.

> La machette a servie pour la coupe de piquets et le sarclage.

> Le pied à coulisse a servi pour la mesure de diamètre au collet.

> La latte a servie pour les mensurations linéaires.

> Le GPS marque Garmin 62S a servi pour prendre les coordonnées géographiques.

16

II.3. METHODES

II.3.1. Dispositif expérimental

Le dispositif expérimental installé était celui de blocs complets randomisés à 3 répétitions qui comportait chacune 4 traitements. Les 3 traitements traduisent les trois différents écartements de semis de la pastèque testées en saison A, à savoir : T0 - semis effectué aux écartements de 100 x 100 cm, T1 - semis effectué aux écartements de 80 x 100 cm et T2 - semis effectué aux écartements de 80 x 80 cm.

La superficie de notre champ expérimental est de 15 x 13 m soit 195 m2. Les dimensions des parcelles expérimentales sont des 3 m x 3 m soit 9 m2. Elles sont séparées les unes des autres par des allés de 1 m tandis que les bloques sont séparés entre eux par des allés des 1,5 m. Il est illustré par la figue ci-dessous :

 
 
 
 
 

3 m

 
 

T0

3m

T1

1,5 m

T2

 
 
 
 
 
 
 
 

1 m

15 m

 
 
 
 
 
 
 
 

T2

 

T0

 

T1

 
 

T1

 

T2

 

T0

B3 B2 B1

13m

Figure 10 : Schéma de dispositif expérimental

Légende :

V' T0 : écartement de 100cm x 100 cm V' T1 : écartement de 80cm x 100 cm V' T2 : écartement de 80cm x 80 cm V' B1: Bloc 1

V' B2: Bloc 2

V' B3: Bloc 3

17

II.3.2. Conduite de l'essaie II.3.2.1. Choix du terrain Pour s'assurer d'une bonne qualité du fruit, le critère suivant ont été mis à place pour le choix du terrain :

? Les terrains de sols assez profonds, meubles, ? Sols Fertiles et bien drainés

? La sécurité des données

II.3.2.2. Préparation du terrain et précédant culture

Les travaux de la préparation du terrain ont commencé par la délimitation du champ expérimental, du défrichement, du débardage, du labour qui ont intervenu respectivement le 06 Juin 2024 et le 10 juin 2024.

II.3.2.3. Semis

Le semi a eu lieu le samedi 17 Juin 2024 à raison de 1 graine/poquet pour tous les traitements étudiés.

II.3.2.4. Soins culturaux

Les travaux d'entretien ont débuté 2 semaines après les semis et se sont poursuivis jusqu'à la fin de l'expérience selon la nécessité. Ils ont porté sur le regarnissage des vides et le désherbage manuel.

II.3.3. Paramètres observés

Les observations ont porté sur les paramètres végétatifs de la levée jusqu'à la fructification sur :

? Le taux de levée qui est a été rapporté au nombre de graines levées sur le nombre total de graines semées. Il est déterminé par la formule suivante :

Taux de levée = Nombre de graines levée

???????????? t??t???? ???? ???????????? ??????éX 100 (1)

? Le diamètre au Collet était mesuré à l'aide de pied à coulisse à environ 1 cm au-dessus du sol ;

? La surface foliaire était mesurée à l'aide d'une latte. Elle a été déterminée à partir d'une feuille située à la quatrième position à partir du haut vers le bas, par la relation SF=L x l x FC (2)

? Le nombre de fleur formé par plants a été déterminé par un comptage manuel ;

18

? Le nombre de fruit formé par plants déterminé aussi par un comptage manuel.s

? Le taux de fructification =Nombre de fruit formé

Nombre de fleur formé

×100 (2)

II.3.4. Analyses statistiques

L'analyse statistique des données collectées a été celle de la statistique différentielle pour tous les paramètres et la séparation des moyennes a été faite en utilisant le test de Tukey à l'aide de logiciel Statistix.

19

CHAPITRE TROISIEME : PRESENTATION DES RESULTATS ET INTERPRETATION

Les résultats de notre étude sont présentés dans des figures ci-dessous et interprétés au même moment. Les données détaillées sont présentées en annexe.

III.1. Paramètres végétatifs a) Taux de levée des graines

Les taux de levée observés dans chaque parcelle de chaque bloc, sont présentés en fonction de leur moyenne selon le traitement dans la figure 11 ci-dessous.

100

40

90

80

70

60

50

30

20

10

92 91 91

T0 T1 T2

Taux de levée en %

Figure 11 : Taux de levée des graines

Les résultats de la figure ci-haut montrent que le taux de levée était supérieur aux écartements de 100 x 100 cm92 % suivi de 91% aux écartements de 80 cm x 100 cm et 80 cm x 80 cm.

Au seuil de confiance de 95 %, le P-value obtenu était supérieure (0,9) au seuil d'erreur de 0,05. Ceci révèle que l'analyse des variances sur les taux de levée n'a pas révélé des différences significatives entre les différents écartements étudiés.

20

b) Diamètre au collet

La figure 12 présente la moyenne de diamètre au collet de pastèque selon les écartements étudiés.

4,5

3,5

0,5

2,5

1,5

4

5

3

0

2

1

4,6

T0 T1 T2

Diamètre au collet en mm

4,3

3,6

Figure 12 : Diamètre au collet

Dans cette figure on peut retenir que quand on cultive la pastèque, variété Sukari F1 aux écartements de 100 cm x 100 cm, on obtient une bonne vigueur au niveau de collet 4,6 mm

La comparaison des moyennes des écartements par l'analyse de la variance montre qu'il n'existe pas des différences significatives entre les traitements expérimentés pour le diamètre au collet (p=0,5).

21

c) Surface foliaire

La figure 13 présente la grandeur de la surface foliaire de pastèque selon les différents écartements étudiés.

40

80

70

60

50

30

20

10

0

46,3

T0 T1 T2

Surface foliaire en cm2

58,6

69,6

Figure 13 : Surface foliaire

Les résultats de figure 13 ci haut montrent que la surface foliaire des plants installés aux écartements de 80 cm x 80 cm ont produisent des feuilles avec une large surface foliaire (69,6 cm2).

Au seuil de confiance de 95 %, le P-value obtenu était inférieure (0,001) au seuil d'erreur de 0,05. Ceci révèle que l'analyse des variances sur les surfaces foliaires a révélé des différences significatives entre les différents écartements testés.

22

III.2. Paramètres de production (composantes de rendement)

a) Les données relatives au nombre moyen de fleur et nombre moyen de fruit formé sont reprises dans la figure ci-dessous :

10

4

8

6

0

2

Nombre moyen de fleur par pies Nombre moyen de fruit formé par pied

6

5,6

T0 T1 T2

1,6

Composantes de rendement

2,6

8,6

3,6

Figure 14 : Nombre moyen de fleur et nombre moyen de fruit formé

Au regard des résultats repris dans cette figure, il se dégage que les plants installés aux écartements de 80 cm x 80 cm ont produit un grand nombre de fleurs par pied (8,6) suivi des plants aux écartements de 80 cm x 100 cm (6) et des plants aux écartements de 100 cm x 100 cm. De même, en ce qui concerne le nombre de fruits formés par pieds, les plants installés aux écartements de 80 cm x 80 cm ont produit un grand nombre de fruits par pied (3,6) suivi des plants aux écartements de 80 cm x 100 cm (2,6) et des plants aux écartements de 100 cm x 100 cm (1,6). Après comparaison des moyennes, l'analyse de la variance a montrée qu'il existe des différences significatives entre les moyennes issues des différents écartements expérimentés en ce qui concerne les composantes de rendement (nombre moyen de fleur p=0,004 et nombre moyen de fruit formé p= 0,03).

23

b) Les données relatives au taux de fructification (%) sont reprises dans la figure ci-dessous :

45

40

50

35

30

25

20

15

10

5

0

28,5

T0 T1 T2

Taux de fructification en %

43,3 41,8

Figure 15 : Taux de fructification (%)

La figure 15 ci-dessus montre que les plants issus des écartements de 80 cm x 100 cm ont présenté un taux de fructification élevé (43,3%) suivi des plants issus des écartements de 80 cm x 80 cm (41,8%) et des plants issus des écartements de 100 cm x 100 cm (28,5%).

Au seuil de confiance de 95 %, le P-value obtenu était inférieure (0,06) au seuil d'erreur de 0,05. Ceci révèle que l'analyse des variances sur les taux de fructifications n'a révélé des différences significatives entre les différents écartements expérimentés.

24

III.3. Discussion

Les plantes répondent différemment au stress environnemental en développant des mécanismes d'adaptation selon Chaves et al. (2003) et cela se confirme par les résultats obtenus dans notre expérimentation.

Les taux des levées de notre essai ont été de l'ordre de 91 et 92 % en moyenne, ceci s'explique par la production récente et la bonne conservation des semences. Il y a lieu de montrer également que la variété utilisée Sukari peut facilement être vulgarisée auprès des agriculteurs en conformité avec le SENASEM (2008) qui exigerait un taux de levé de plus de 80%.

Le rendement d'une culture est la résultante de l'interaction plus ou moins favorable du milieu, l'environnemental (climat, sol, milieu biologique) et du potentiel génétique de la plante (Cassel, 2000).

Dans un essai sur l'effet des écartements de semis sur le rendement de fruit de pastèque en saison B dans les conditions de Kisangani en République démocratique du Congo (Kansime, 2023) les résultats issus des écartements de 80 x 100 cm avaient présenté un taux de fructification de 33,3%. Par contre, notre essai a réalisé, en saison A, un taux de fructification élevé (43,3%) issus des écartements de 80 cm x 100 cm. Ceci serait dû à une répartition de pluie durant notre expérimentation qui serait meilleure et favoriserait ainsi une bonne croissance végétative bénéfique à la production.

25

CONCLUSION ET SUGGESTIONS

La présente étude avait pour objectif de déterminer les écartements qui conviennent les mieux pour favoriser le rendement de fruit de la pastèque de la variété Sukari en conditions de Kisangani. Trois écartements suivants ont été expérimentés dans un dispositif en blocs complets randomisés :

? T0 : 100 cm x 100 cm ;

? T1 : 80 cm x 100 cm ;

? T2 : 80 cm x 80 cm.

Des résultats obtenus, on peut retenir ce qui suit :

- Les plants sont vigoureux (diamètre au collet) lorsque la variété Sukari de pastèque est semée aux écartements de 100 cm x 100 cm ;

- Quant à la surface foliaire, les plants installés aux écartements de 80 cm x 80 cm ont produit des feuilles d'une large surface (69,6 cm2) ;

- Les plants aux écartements de 80 cm x 80 cm ont présenté un grand nombre de fleurs par pied (8,6) et un nombre moyen de fruit formé par pied (3,6).

Par ailleurs, ce sont les plants issus des écartements de 80 cm x 100 cm qui ont présenté un taux de fructification élevé (43,3%) d'où notre hypothèse selon laquelle le taux de fructification est élevé lorsque la variété Sukari de pastèque est semée aux écartements de 80 x 80 cm est rejetée.

Eu égard à ces résultats, nous suggérons que notre essai soit répété en saison B pour confirmer les effets des écartements étudiés.

26

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29

TABLE DES MATIERES

EPIGRAPHE.......................................................................................................................................i DEDICACE..........................................................................................................ii REMERCIEMENTS..........................................................................................................iii LISTE DES FIGURES..........................................................................................................iv SIGLE ET ABREVIATION..........................................................................................................v RESUME..........................................................................................................vi SUMMARY..........................................................................................................vii 0. INTRODUCTION..........................................................................................................1 0.1. Problématique..........................................................................................................1 0.2. Question de recherche..........................................................................................................2 0.2.1. Question principale..........................................................................................................2 0.2.2. Question spécifique..........................................................................................................2 0.3. Hypothèses du travail..........................................................................................................2 0.3.1. Hypothèse générale..........................................................................................................2 0.3.2. Hypothèses spécifiques..........................................................................................................2 0.4. Objectif du travail..........................................................................................................3 0.4.1. Objectif général..........................................................................................................3 0.4.2. Objectif spécifique..........................................................................................................3 0.5. Intérêt du travail..........................................................................................................3 0.6. Subdivision du travail..........................................................................................................3 CHAPITRE PREMIER : GENERALITE SUR LA PASTEQUE..........................................................................................................4 I.1. Définition, origine, importance..........................................................................................................4 I.1.1. Définition et origine..........................................................................................................4 I.1.2. Importance..........................................................................................................4 I.2 Description botanique et morphologique..........................................................................................................4 I.2.1. Racine..........................................................................................................5 I.2.2. Tige..........................................................................................................5 I.2.3. Feuilles..............................................................................................................................5 I.2.4. Fleurs..........................................................................................................6 I.2.5. Fruits..........................................................................................................6 I.2.6. Graines..........................................................................................................7 I.2.7. Pollinisation..........................................................................................................7 I.3. Composition et valeurs nutritives..........................................................................................................8

30

I.4. Les maladies et ravageurs...........................................................................................................................8 I.4.1. Maladies............................................................................................................................8

I.4.2. Ravageur...........................................................................................................................9

I.5. Exigences écologiques...........................................................................................................................9

I.5.1. Le climat...........................................................................................................................9

I.5.2. Les techniques culturales...........................................................................................................................10

I.6. Fertilisation...........................................................................................................................11

I.6.1. Fumure organique...........................................................................................................................11

I.7. Récolte...........................................................................................................................11

I.8. Conservation...........................................................................................................................12

CHAPITRE DEUXIEME : MILIEU D'ETUDE, MATERIELS ET METHODES...........................................................................................................................13

II.1. MILIEU D'ETUDE..............................................................................................................13

II.1.1. Hydrographie...........................................................................................................................13

II.1.2. Situation climatique...........................................................................................................................13

II.1.3. Végétation...........................................................................................................................14

II.1.4. Activités humaines...........................................................................................................................14

II.2. MATERIELS...........................................................................................................................14

II.2.1. Matériel biologique...........................................................................................................................14

II.2.2. Matériels techniques...........................................................................................................................15

II.3. METHODES...........................................................................................................................16

II.3.1. Dispositif expérimental...........................................................................................................................16

II.3.2. Conduite de l'essaie...........................................................................................................................17

II.3.3. Paramètres observés...........................................................................................................................17

II.3.4. Analyses statistiques...........................................................................................................................18

CHAPITRE TROISIEME : PRESENTATION DES RESULTATS ET INTERPRETATION...........................................................................................................................19

III.1. Paramètres végétatifs...........................................................................................................................19

a) Taux de levée des graines...........................................................................................................................19

b) Diamètre au collet...........................................................................................................................20

c) Surface foliaire...........................................................................................................................21

III.2. Paramètres de production (composantes de rendement)...........................................................................................................................22

III.3. Discussion...........................................................................................................................24

CONCLUSION ET SUGGESTIONS...........................................................................................................................25

REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE...........................................................................................................................26

TABLE DES MATIERES...........................................................................................................................29

Grand Mean 58.222 CV 4.99

31

ANNEXE

Statistix 8.0 13/12/2024, 19:34:06

Randomized Complete Block AOV Table for DC

Source DF SS MS F P

REP 2 1.55556 0.77778

TRAITEM 2 1.55556 0.77778 0.70 0.5487

Error 4 4.44444 1.11111
Total 8 7.55556

Grand Mean 4.2222 CV 24.97

Tukey's 1 Degree of Freedom Test for Nonadditivity

Source DF SS MS F P
Nonadditivity 1 1.71485 1.71485 1.88 0.2634

Remainder 3 2.72959 0.90986

Relative Efficiency, RCB 0.85 Means of DC for TRAITEM

TRAITEM Mean

T0 4.6667

T1 4.3333

T2 3.6667

Observations per Mean 3

Standard Error of a Mean 0.6086

Std Error (Diff of 2 Means) 0.8607

Randomized Complete Block AOV Table for SF

Source DF SS MS F P

REP 2 174.22 87.111

TRAITEM 2 817.56 408.778 48.41 0.0016

Error 4 33.78 8.444
Total 8 1025.56

32

Tukey's 1 Degree of Freedom Test for Nonadditivity

Source DF SS MS F P
Nonadditivity 1 9.0365 9.03654 1.10 0.3721

Remainder 3 24.7412 8.24708

Relative Efficiency, RCB 3.06 Means of SF for TRAITEM

TRAITEM Mean

T0 46.333

T1 58.667

T2 69.667

Observations per Mean 3

Standard Error of a Mean 1.6777

Std Error (Diff of 2 Means) 2.3727

Randomized Complete Block AOV Table for TL

Source DF SS MS F P

REP 2 56.000 28.0000

TRAITEM 2 2.000 1.0000 0.06 0.9403

Error 4 64.000 16.0000 Total 8 122.000

Grand Mean 91.333 CV 4.38

Tukey's 1 Degree of Freedom Test for Nonadditivity

Source DF SS MS F P
Nonadditivity 1 36.5714 36.5714 4.00 0.1393

Remainder 3 27.4286 9.1429

Relative Efficiency, RCB 1.09 Means of TL for TRAITEM

TRAITEM Mean

T0 92.000

T1 91.000

T2 91.000

Observations per Mean 3

Grand Mean 2.6667 CV 21.65

33

Standard Error of a Mean 2.3094

Std Error (Diff of 2 Means) 3.2660

Randomized Complete Block AOV Table for NFP

Source DF SS MS F P

REP 2 6.2222 3.11111

TRAITEM 2 16.2222 8.11111 29.20 0.0041

Error 4 1.1111 0.27778
Total 8 23.5556

Grand Mean 6.7778 CV 7.78

Tukey's 1 Degree of Freedom Test for Nonadditivity

Source DF SS MS F P
Nonadditivity 1 0.75690 0.75690 6.41 0.0853

Remainder 3 0.35421 0.11807

Relative Efficiency, RCB 3.26 Means of NFP for TRAITEM

TRAITEM Mean

T0 5.6667

T1 6.0000

T2 8.6667

Observations per Mean 3

Standard Error of a Mean 0.3043

Std Error (Diff of 2 Means) 0.4303

Randomized Complete Block AOV Table for NFT

Source DF SS MS F P

REP 2 0.66667 0.33333

TRAITEM 2 6.00000 3.00000 9.00 0.0331

Error 4 1.33333 0.33333 Total 8 8.00000

34

Tukey's 1 Degree of Freedom Test for Nonadditivity

Source DF SS MS F P
Nonadditivity 1 0.25000 0.25000 0.69 0.4664

Remainder 3 1.08333 0.36111

Relative Efficiency, RCB 0.92 Means of NFT for TRAITEM

TRAITEM Mean

T0 1.6667

T1 2.6667

T2 3.6667

Observations per Mean 3

Standard Error of a Mean 0.3333

Std Error (Diff of 2 Means) 0.4714

Randomized Complete Block AOV Table for TFR

Source DF SS MS F P

REP 2 96.000 48.000

TRAITEM 2 424.667 212.333 6.01 0.0624

Error 4 141.333 35.333 Total 8 662.000

Grand Mean 38.333 CV 15.51

Tukey's 1 Degree of Freedom Test for Nonadditivity

Source DF SS MS F P
Nonadditivity 1 5.938 5.9376 0.13 0.7409

Remainder 3 135.396 45.1319

Relative Efficiency, RCB 1.00 Means of TFR for TRAITEM

TRAITEM Mean

T0 28.667

T1 44.000

T2 42.333

Observations per Mean 3

35

Standard Error of a Mean 3.4319

Std Error (Diff of 2 Means) 4.8534






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