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Pratiques locales de développement urbain durable dans l'aglomération Dakaroise: cas de la commune d'arrondissement de NGOR

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par Mamadou DIOUF
Ecole Nationale d'Economie Appliquée (ENEA) - DESS Aménagement du territoire, décentralisation et développement territorial 2007
  

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VI. 3. b. 4. Les infrastructures et équipements sociaux de base

VI.3.b.4.a. Réseau routier

Il existe des routes qui mènent à la zone résidentielle où on peut accéder en voiture (grâce à des pistes) jusque dans les habitations. Par contre, dans le noyau traditionnel, il y a une route principale qui s'arrête au rond point de la place publique et une autre qui va de la place publique au quartier de DIONGARANE. La plupart de ces routes sont goudronnées même si quelques une d'entre elles nécessitent des réhabilitations.

Il existe aussi des parkings de taxi respectivement devant les hôtels DIARAMA, Méridien à petit NGOR derrière l'école publique et à la place publique.

VI.3.b.4.b. Réseau électrique

A l'exception de l'île où le solaire et les groupes électrogènes constituent les principales sources d'énergie, l'ensemble du territoire communal est raccordé au réseau électrique national de la SENELEC.

VI.3.b.4.c. L'hydraulique urbaine

Sur presque l'ensemble du territoire communal le réseau d'alimentation en eau courante est bien structuré avec notamment des branchements individuels. Néanmoins la nécessité d'une politique de branchements sociaux se fait de plus en plus sentir surtout pour les ménages à faible revenu. En effet la poursuite du soutien aux branchements de types sociaux dont les coûts sont moindres permettrait aux populations d'accéder facilement au raccordement au réseau de distribution.

VI.3.b.4.d. Les télécommunications

La commune d'arrondissement est couverte par les principaux réseaux de téléphonie (fixe et mobile) et de connection Internet disponibles au Sénégal. Les individus qui en ont les moyens sont abonnés.

VI. 3. b. 5. L'éducation et la formation

La population de NGOR est presque entièrement scolarisée. Près de 70% de la population de plus de 6 ans a, en effet, été ou est actuellement à l'école. Cela constitue un réel motif de satisfaction pour les autorités municipales surtout si l'on sait que ce secteur représente le premier secteur d'investissement de la municipalité avec plus de 45% du budget d'investissement public.

Toutefois, il reste encore confronté à un certains nombre de difficultés (déficit de structures d'accueil, manque de moyens matériels, taux élevés de déperdition scolaire.....).

Les taux de déperdition scolaire dans la commune d'arrondissement sont très élevés. Si pratiquement tous les enfants en âge d'être scolarisés le sont, très peu d'entre eux dépassent le cycle élémentaire (le taux d'échec envoisine 80%). En outre le taux d'analphabétisme retour est très important notamment chez les femmes.

Au point de vue structures d'accueil, la commune d'arrondissement est très peu pourvue au regard de sa population et de sa situation au sein de l'espace intercommunal (NGOR, OUAKAM, YOFF). Mis à part les trois (3) établissements privés pour la petite enfance, la commune d'arrondissement de NGOR ne dispose que deux structures préscolaires. Les établissements élémentaires quant à eux ne s'élèvent qu'à quatre (4) dont un privé.

Le paradoxe le plus frappant est cependant le fait que la commune d'arrondissement qui se trouve au centre d'un espace intercommunal d'une population d'environ 150.000 hbts ne dispose pas d'un lycée. En fait le seul établissement d'enseignement moyen dont dispose la commune d'arrondissement est un collège privé.

A côté de l'école formelle, d'autres structures d'éducation et de formation existent à l'instar des écoles coraniques (Daaras) et écoles d'arabe qui encadrent un nombre de plus en plus important de jeunes. La commune d'arrondissement compte trois Daaras et une école arabe.

L'alphabétisation en langues nationales est aussi un aspect important de ce secteur puis qu'à NGOR on dénombre en plus des quatre classes d'alphabétisation fonctionnelle ouvertes par le programme d'accompagnement technique des collectivités locales ENDA/USAID, trois à cinq classes d'alphabétisations animées depuis quatre ans par le groupement de femmes BOKK JOM.

VI. 3. b. 6. Culture, Jeunesse, Sports et Loisirs

Le secteur du sport de la jeunesse, de la culture et des loisirs est structuré, à NGOR, autour de nombreuses associations sportives et culturelles (ASC).

L'olympique de NGOR le plus important club sportif de la commune d'arrondissement la représente aux compétitions nationales. Il encadre également beaucoup de jeunes de la localité dans des disciplines sportives aussi variées que le football, la natation, le canoë kayak, le basket et le volley ball. La section football, section la plus dynamique de l'olympique fait la satisfaction de tout NGOR et bénéficie à ce titre d'importants moyens. La section natation enregistre également de nombreux succès tant au niveau national qu'international.

La pêche sportive et le Golf restent des pratiques sportives à l'état embryonnaire. De plus en plus de femmes s'orientent cependant, vers ces disciplines du fait notamment du développement du tourisme qui faut il le dire est très demandeur d'une certaine « expertise locale» dans ces disciplines (pêche sportive, plongée sous marine...).

De même que dans les autres secteurs, la difficulté ou contrainte majeure semble se résumer en un manque criard d'infrastructures (le terrain de football ne répond pas aux normes ce qui oblige le club de l'olympique à jouer toutes ses compétitions ailleurs qu'à NGOR ; la natation, le basket, le volley-ball ....n'ont pas d'espaces aménagés à cet effet).

VI. 3. b. 7. Vie associative et secteur mutualiste

Le secteur associatif est très dynamique dans la commune d'arrondissement et plus particulièrement au sein du village traditionnel où toute la vie communautaire est structurée autour des associations ce qui fait que le tissu associatif y est très dense (traditionnellement dès l'âge de 10 ans, les enfants se constituaient en groupes de classes d'âge).

Ainsi nous pouvons distinguer d'un côté les structures traditionnelles qui, dans la pure tradition Lébou, imprègnent les relations sociales tout en coopérant avec les institutions républicaines. Le conseil des notables et l'organisation des « Freys » jouent aujourd'hui encore des rôles non négligeables dans la résolution des conflits et de façon plus globale dans la régulation sociale. Et de l'autre, de nombreuses structures associatives modernes a statut mixte et légale : Wennu Saî, COPECS, COJEN, Club Environnement "Fondation Nicolas Hulot les Almadies", Olympique de NGOR, ASPEN, AAIN, GPF, GIE.....

Le secteur mutualiste également est relativement assez bien représenté avec la présence de deux structures d'épargne et de crédits (guichet ENDA GRAF et PAMECAS). Il existe par ailleurs un réseau de financement animé principalement par des femmes et qui a pour vocation la prise en charge des besoins des familles en matière de financement d'activités lucratives ou sociales.

Il faut aussi reconnaître que les structures financières classiques (banques, bureaux de change, transfert d'argent) sont de plus en plus présentes sur l'espace communal. On note, par exemple, l'implantation de nombreuses agences représentant la plupart des grandes structures financières classiques que l'on retrouve au Sénégal (SGBS, BICIS, CBEAO, Western Union...).

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