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Le développement des compétences dans un dispositif hybride de formation, selon les approches praxéologique et située des compétences

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par Jean-Paul Droz
Université de Rouen - Master 2 sciences de l'éducation, ingénierie et conseil en formation 2008
  

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4.2.2.2 L'UTILISATION DES RESSOURCES EXTERNES ET HUMAINES

On peut s'interroger sur la faible mobilisation de certaines ressources en rapport avec le dispositif :

§ Une seule personne mentionne avoir mobilisé des ressources en lien avec les regroupements, soit des notes prises pendant ces séances.

§ Deux mêmes personnes, dans les deux séries, mobilisent du matériel externe au dispositif, soit différents livres.

§ Moodle (TIC dispositif), une ressource du dispositif de formation, est mentionné par deux personnes dans le premier entretien et par une seule dans le second entretien.

§ L'utilisation d'internet (TIC hors dispositif) n'est mentionnée que par une personne dans la seconde série, soit significativement moins que dans la première série (trois personnes).

§ La mobilisation des ressources humaines du dispositif identifiées comme des pairs est le fait des deux mêmes personnes dans les deux séries d'entretiens. Les autres participants ne les mentionnent pas. Les formateurs ne sont jamais cités. Les ressources humaines hors dispositif sont mentionnées par ces deux mêmes personnes.

Le questionnement sous-jacent et relatif à la transformation de la situation - à quelle ressource faut-il faire appel pour transformer la situation ? - est, rappelons-le, implicite dans la compétence en action et a « avant tout pour objet de faire progresser le sujet dans la démarche en cours (tâches, résolution d'un problème, réalisation d'un projet, etc.) et de lui permettre de la mener à son terme » (Masciotra, 2005).

La grande majorité des activités qui ont été réalisées sont de type individuel et ont consisté en un travail de prise de conscience de ses propres représentations, ou de réflexion sur sa pratique professionnelle, ou de mise en récit de sa pratique professionnelle. La teneur même des activités rejoint donc le paradigme du praticien réflexif.

Si nous renversons la perspective en nous situant sur le versant de l'ingénierie des compétences, l'enjeu consiste à permettre à l'individu de devenir compétent, non pas en sanctionnant son activité finalisée par la mention acquis, mais à « décrire des actions et des ressources sur lesquelles ces actions peuvent reposer, et qui pourraient être utiles au traitement compétent d'une situation » (Jonnaert, 2007).

Dans le cas de l'enquête, la compétence des participants est attestée dans la façon dont ils racontent avoir compris la situation problème, s'y être positionnés et avoir procédé à un traitement satisfaisant de la situation par le recours à diverses ressources. Cependant, une définition de la compétence en action requiert de s'interroger d'une part sur la configuration de la situation problème en amont, c'est-à-dire l'activité, et d'autre part sur les conditions d'exercice de la compétence.

Le premier point consiste donc à déterminer si l'activité préconisée fournit une occasion favorable de construire une compétence en situation et en action, selon une perspective constructiviste.

Le second point se réfère au contexte de l'action, en tant qu'espace de moyens et ressources mobilisables et contextualisables par la personne engagée dans une situation significative pour elle.

La faiblesse de recours aux ressources humaines, dans les résultats de l'enquête, ne signifie nullement que la résolution d'un problème ou l'accomplissement d'une activité d'apprentissage soit un acte uniquement individuel. Ce processus « s'inscrit nécessairement dans une relation - ou plus précisément, une interaction à autrui » (Bourgeois, 2004, p. 301). L'apprentissage ou le déploiement d'une compétence « ne peut se réaliser que dans la confrontation interactive à l'autre, au « non-identique » à soi » (ibidem), laquelle n'engage par forcément un autre être humain, puisque l'autre, c'est aussi tout ce qui peut faire l'objet d'un investissement symbolique. Cela peut être un texte, une référence trouvée sur internet, un film vu à la télévision. «L'interaction dans ce cas est purement symbolique, cognitive : le sujet mobilise son équipement cognitif pour traiter l'information... En retour l'information ainsi traitée peut avoir pour effet de transformer les structures de connaissances initiales mobilisées » (ibidem).

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