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Niveau, formation et évolution de la liquidité interne en RDC de 1980 a 2007

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par Jerome MONGA KISUBA
Université de Goma - Licence 2010
  

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CHAP.I. REVUE DE LA LITTERATURE

Dans ce chapitre, il sera question de parler de la monnaie, de la politique monétaire, de la balance des paiements et de la littérature empirique sur quelques cas déjà traité et qui cadre avec notre thème de recherche.

Concernant la politique monétaire, nous allons parler de la définition de la monnaie, des fonctions et des formes de monnaie, de la masse monétaire et ses contreparties, des objectifs de la politique monétaire, du seigneuriage, des théories économiques de la monnaie en distinguant la conception classique et Keynésienne de la monnaie. Dans la section de la balance des paiements, nous allons analyser comment on établie la balance des paiements, on parlera aussi des composantes de la balance des paiements, de l'approche monétaire de la balance des paiements, de la balance des paiements et le taux de change, de la balance des paiements à l'offre de monnaie et l'intérêt économique et financier de la balance des paiements pour terminer avec la revue de la littérature empirique.

I.1. NOTIONS SUR LA MONNAIE ET LA POLITIQUE MONETAIRE

Aujourd'hui, la politique monétaire consiste pour une banque centrale à maintenir le pouvoir d'achat de la monnaie, tout en se préoccupant de la stabilité économique, en contrôlant le taux d'intérêt à court terme. Cette conception est le résultat des évolutions enregistrées aussi bien dans la théorie que dans la pratique.10(*)

I.1.1. DEFINITION DE LA MONNAIE

Quand nous disons qu'une personne a beaucoup d'argent, nous sous entendons généralement qu'elle est riche. Les économistes utilisent le terme monnaie dans une acceptation plus spécialisée, qui ne désigne pas l'ensemble de la richesse, mais un seul type de richesse. La monnaie est les stocks aisément mobilisables pour procéder à des transactions11(*). Ce qui revient à dire que la monnaie est un instrument d'échange12(*).

I.1.2. LES FONCTIONS ET LES FORMES DE LA MONNAIE

1. LES FONCTIONS DE LA MONNAIE

La monnaie est l'un des instruments les plus utilisés dans notre vie quotidienne. En effet, dans une économie d'échange complexe et décentralisée comme la notre, la monnaie remplie une triple fonction de calcul économique, de paiement et de réserve de valeur13(*).

A. La monnaie est un instrument d'échange14(*)

L'échange est un acte fondamental dans la vie économique, il est à la base de la circulation des richesses. Toute vente est une espèce d'échange effectuée par l'intermédiaire de la monnaie15(*).

Le fait que couramment les produits, les services, les biens de toute nature se vendent, s'achètent, en un mot s'échangent contre de la monnaie, caractérise une économie monétaire par opposition à une économie de troc. La monnaie est une circulation empirique destinée à faciliter les échanges, elle s'est introduite dans la vie sociale des peuples dès que ces derniers en ont ressentie le besoin, découvert l'utilité et conçu le mécanisme. Elle autorise l'échange inconditionnel car elle est un moyen de règlement indéterminé, général et immédiat16(*).

B. La monnaie comme un instrument de mesure des valeurs17(*)

La monnaie est une unité de compte. Elle est l'étalon de mesure de la valeur de tous les biens et services. Les prix en monnaie indiquent le taux d'équivalence des différents biens. Le prix n'est rien d'autre que le nom monétaire de la valeur18(*). Grâce à la monnaie, des biens hétérogènes peuvent être comparés. L'usage de la monnaie permet la détermination d'une échelle générale des prix19(*).

Ce faisant, elle permet la mesure du coût des services et des biens sur le marché et le choix des agents économiques entre tel bien et tel autre. A cet égard, la monnaie est également indispensable au fonctionnement rationnel de toute économie moderne. Dans une économie dite «  du marché », elle permettra aux producteurs, par la valeur de leurs revenus exprimés en monnaie, de prendre des décisions quant à la poursuite ou à l'arrêt de la production des biens, donc quant à l'orientation de leurs investissements, elle permettra aux consommateurs de donner les indications nécessaires aux producteurs par le choix qu'ils feront dans leurs dépenses de consommation. Même dans une économie «  planifiée », la monnaie est reconnue comme nécessaire pour indiquer, là encore, aux « planificateurs » l'orientation des choix des consommateurs et donc éventuellement de la production et de l'investissement20(*).

C. la monnaie comme instrument d'épargne21(*)

La monnaie est en fin un instrument d'épargne, ou encore de réserve de valeur. La conservation de la monnaie permet à ses détenteurs de mettre en réserve un pouvoir d'achat disponible pour les transactions futures. Cette dernière fonction de la monnaie n'est pas la moins importante. C'est par ce que la monnaie peut être conservée pendant un temps variable entre deux utilisations, qu'il existe en permanence une certaine quantité, un certain «  stock » ou « encaisse » de monnaie à la disposition des divers agents économiques.

2. LES FORMES DE LA MONNAIE22(*)

A. la monnaie métallique

Pendant long temps, la monnaie a dû avoir une valeur en elle-même pour être accepté. Les métaux précieux, par ce que rares, inaltérables et divisibles, se sont imposés jusqu'au début du XXèsiècle. C'est le régime bimétallique (or et argent). Les quantités d'or et d'argent disponibles constituent la monnaie métallique.

B. la monnaie fiduciaire

Elle est constituée des billets de banque et de monnaie scripturale. Les billets de banque : au départ simple certificat représentatif d'un dépôt en or. La monnaie scripturale à la différence du billet de banque, elle n'est pas tangible, elle est créée par les banques par simple jeu d'écritures.

C. les instruments de paiement

Depuis le début des années 60, les instruments de paiement alors limités aux billets et monnaies divisionnaires, aux chèques et virements, se sont multipliés. Ce sont ainsi développés les titres interbancaires de paiement et les cartes bancaires qui constituent l'instrument le plus dématérialisé.

* 10 Chr. BORDES, « La politique monétaire »,éd..la Découverte, Paris, 2007, P3

* 11 G. MANKIW, «  Macroéconomie »,3è édition de Boeck, Paris, 2003, P95

* 12 M. PARKIN et al, «  Introduction à la macroéconomie moderne », édition du Renouveau Pédagogique Inc., OTTAWA, 1992, P259

* 13D. PLIHON, «  La monnaie et ses mécanismes », éd. La Découverte, Paris, 2004, P3

* 14 J-L. BESSON, «  Monnaie et Finance »,1è édition P.U. de Grenoble, Paris, 1992, P7

* 15- F. BAUDHUIN, « Principes d'économie contemporaine », éd. GERARD, Verviers, 1969, P9

-J. STIGLITZ et al, « Principes d'économie moderne », 3è édition de Boeck, Bruxelles, 2007, p581

-OCDE, « l'avenir de l'argent », OCDE, 2002, Pp40-41

* 16 P. PRISSERT, Op cit., P34

* 17 M. DRACH, « L'argent : Croyance, mesure, spéculation », éd. La Découverte, Paris, 2004, p28

* 18 M. DIOUF, «  Economie politique pour l'Afrique », éd. N.E.A.S, DAKAR, 1991, P147

* 19 F. TEULON, «  Introduction à l'économie » 2è édition P.U. de France, Paris, 1993, P20

* 20 P. PRISSERT, op.cit, p35

* 21 -P. NARASSIGUIN, «  Monnaie : Banques et Banques Centrales dans la Zone Euro, éd. De Boeck, Paris, 2004, P18

- P. PRISSERT, Ibidem

-J. STIGLITZ et al, « Principes d'économie moderne », 3è édition de Boeck, Bruxelles, 2007, p581

* 22 C. PASCO, «  Economie générale », éd. NATHAN, Paris, 1996, Pp107-108

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