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Contribution à  l'étude de la production et de la gestion des huiles usagées dans la ville de Cotonou

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par Coffi Charles KPOKPOYA
Université d'Abomey-Calavi - Diplôme d'études approfondies (DEA) 2007
  

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1.2.4.2 Eau.

a- Disponibilité et gestion

Selon MIDDLETON (1995), l'eau est l'élément de base de la vie sur Terre. L'homme peut survivre sans nourriture pendant plusieurs semaines, mais sans eau il moura en quelques jours. Dans les économies modernes, l'eau est aussi essentielle à l'agriculture, à l'industrie, à la production de l'électricité et aux transports. Bien qu'étant l'élément le plus abondant de la terre, elle n'est utilisable que dans une infirme proportion, de l'ordre de 0,003%. Le reste est tellement inaccessible que l'on se demande si le monde court vers un manque d'eau. Depuis 1983, l'Etat a confié à la SBEE la responsabilité de l'exécution de sa politique pour la mise en valeur des ressources à des fins d'hydraulique urbaine (TOUPE et MANIGUI, 2001). La principale source de pompage d'eau potable au Bénin est située sur le plateau continental d'Allada. D'une superficie de 2.500 km2 et appartenant à plusieurs entités hydrographiques indépendants du système aquifère supérieur, cette source alimente la ville de Cotonou et toute son agglomération en eau potable. Les champs de captage du système d'alimentation en eau potable dénommés champ A et champ F sont situés à Godomey (banlieue de Cotonou) et desservent respectivement les installations de la station de Godomey et l'usine d'eau de Vêdoko à Cotonou. La capacité maximale de l'usine de Vêdoko est de 1.800 m3 d'eau/heure ou une production quotidienne de 30.800 m3 sur la base de 22 heures de fonctionnement (SBEE, année non précisée).

Pour l'année 2001, la production d'eau à Cotonou représente 57,80% de la production nationale de la SBEE. Selon le RGPH3, 43% de la population de Cotonou sont branchés sur le réseau de la SONEB et 54,5 s'approvisionnent en eau potable de la SONEB auprès de tiers. Seuls les 2,5% restants consommeraient exclusivement donc de l'eau non potable.

Malgré ces statistiques apparemment satisfaisantes, le constat sur le terrain est que les
conditions socio économiques marquées par la faiblesse et la précarité des revenus des
ménages et les habitudes de consommation, amènent les populations à utiliser des

sources d'approvisionnement autres que le réseau d'adduction d'eau de la SBEE (ODOULAMI, 1999). Sur la base de 80 litres/hbt/jour, la consommation totale d'eau s'élèverait à 19.420.920 m3 par an à Cotonou. Et si l'on tient compte des rapports de la SBEE, on peut alors estimer à 11.823.456 m3 la quantité d'eau de puits consommée à Cotonou, soit un déficit de 7,5 millions de m3, ce qui correspond à la consommation de 256.850 personnes, soit 38,61% de la population non satisfaite.

b- Problèmes de l'eau

D'après le rapport 2001 de la SBEE, la distribution de l'eau potable couvre moins de la moitié de la ville de Cotonou. Selon ADJAMOSSI (1994) cité par ODOULAMI (1999), les eaux de puits, utilisées par plus de 60% de la population renferment souvent des germes fécaux qui sont responsables de plusieurs maladies hydriques telles que le choléra, la fièvre typhoïde, la dysenterie bacillaire, 9.570 cas de parasitose intestinale ; 821 cas d'amibiase intestinale, 3.889 cas de diarrhée et 143 cas de bilharziose ont été enregistrés à Cotonou.

La non maîtrise des eaux de pluies due à la fois à des causes naturelles et anthropiques soumet certains quartiers, la majorité malheureusement, aux impacts des inondations saisonnières. Quant aux eaux usées domestiques, elles sont soit directement jetées dans la rue où elles stagnent parfois et constituent des lieux de prolifération de vecteurs de maladies, soit recueillies dans des puisards peu étanches, soit jetées dans les collecteurs publics.

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