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Relation entre le taux de change et les prix relatifs des biens échangeables en RDC de 1992 à  2009

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par Valère OMWAMI
Université de Kisangani - Licence 2011
  

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0. INTRODUCTION

0.1. Etat de la question

L'étude de l'évolution économique et financière des pays en développement est généralement caractérisée par le déséquilibre des principaux paramètres macroéconomiques fondamentaux.

Denise ENENE SONGO qui a fait une analyse sur la dollarisation de l'économie congolaise a abouti aux résultats selon lesquels : l'économie congolaise est fortement dollarisée entre 7 et 45% pendant la période de 1990 à 2005.

De 2000 à 2005, les cours des changes ont toujours évolués à la hausse à cause de l'effondrement du système bancaire dans la ville de Kisangani, certains opérateurs économiques ont créé et installé des petits bureaux de change, d'autres par contre, procédaient tout simplement à la thésaurisation de la monnaie forte. C'est ce qui a justifié le développement du marché parallèle dans ce secteur.1

Patrick PARIDRI AVO dans son étude a porté sur la politique de change et ses effets sur la balance des paiements de la RDC de 1998 à 2006, a après son analyse, conclut que la politique de change mise en oeuvre exerce une influence relative sur la balance des paiements et cela au regard de coefficient (R2 = 47,1809%), en plus il existe une relation linéaire entre les variable explicative et expliquée (r = 0,6868). Cela veut dire que la politique de change influencerait le niveau de la balance des paiements dans le cas où elle est menée de façon efficace. Et il existerait une relation d'interdépendance entre ces deux variables lorsque la réglementation appliquée en RDC serait du type dirigiste.2

Avec nos prédécesseurs, nous avons tous traité de la question du problème du taux de change. En ce qui nous concerne, nous avons voulu étudier la relation taux de change prix, afin de voir si le taux de change exerce aussi une influence sur le prix des biens qui font l'objet de l'exportation en République Démocratique du Congo.

1 ENENE SONGO D., La dollarisation de l'économie congolaise : causes et effets, cas de la ville de Kisangani, Mémoire de licence, FSEG, UNIKS, 2005 - 2006, inédit.

2 P. PARIDRI AVO, La politique de change et ses effets sur la balance des paiements de la RDC de 1998 à 2006, Mémoire de licence, FSEG, UNIKIS, 2008 - 2009, inédit.

0.2. Problématique

Depuis des décennies, les économistes tentent sans grand succès de modéliser les variations à long terme des taux de change réels c'est-à-dire corrigées de l'inflation et, la plupart de ces études portent principalement sur les pays industrialisés. Et aussi, ces économistes cherchent à déterminer si des variables fondamentales comme les dépenses de l'État, les déséquilibres du compte des transactions courantes et les écarts de productivité ainsi que du taux d'intérêt expliquent les fluctuations des taux de change. Mais les résultats sont décevants: de nombreux modèles fondés sur ces variables ne fournissent pas d'explication convaincante de l'évolution de taux des changes réels dans les pays industrialisés.

En revanche, il existe très peu d'études sur les variations des taux de change réels dans les pays en développement. Les rares études qui ont examiné les déterminants de ces taux, portaient essentiellement sur l'Amérique latine et mettaient l'accent sur le rôle des fluctuations des termes de l'échange dans l'évolution du taux de change réel. Néanmoins, une hypothèse naturelle pour les pays en développement est que les fluctuations des prix réels des produits de base peuvent expliquer en grande partie les variations des taux de change réels, puisqu'un si grand nombre de ces pays tirent l'essentiel de leurs recettes d'exportation des produits de base parfois d'un seul. Mais le plus gros obstacle à l'application de ces études aux pays en développement est l'absence de données nationales sur les prix à l'exportation de produits de base.

Et souvent, les échanges commerciaux entre pays impliquent des échanges d'espèces monétaires ou plus couramment, des échanges des dépôts bancaires libellés en différentes monnaies et cela se déroulent notamment sur le marché des changes3.

Les opérations réalisées sur ce marché déterminent le taux auquel s'échangent ces monnaies entre elles. En effet, le taux de change aide aussi la circulation régulière des monnaies, d'effets de commerce, de base aux transactions mobilières, enfin, le coût d'achat des biens et services ou d'actifs financiers étrangers.

3 MISHKIN F., Monnaie, Banques et Marché financier, éd. Nouveaux, Horizons, Paris, 2007, P 592

Il est important de souligner que, tout comme la politique ciblant le taux de change et l'inflation, requiert que les autorités monétaires interviennent afin d'éliminer les variations du taux de change avant de nuire à l'objectif de stabilité de prix. Un premier facteur pouvant nécessiter l'intervention de la Banque Centrale, est le degré du report élevé du taux de change sur les prix relatifs des biens échangeables et dans ce cas, les chocs étrangers engendrèrent des fluctuations prononcées du taux de change et pouvant se répercuter largement sur le prix faisant en sorte que l'inflation dévie de la fourchette.

Cependant, nous pouvons noter que le marché de change est la première manifestation concrète de la réalité internationale car, tout pays qui exporte ou importe se heurte immédiatement au problème de change.

En RDC, il y a environ une décennie que le pays vit dans un courant politicoéconomico-social désastreux marqué par des troubles multiples qui ont pratiquement ruiné l'économie du pays4.

Ainsi, le régime de la Banque Centrale impliquait à renoncer à l'indépendance de sa politique monétaire. Et les autorités monétaires ne disposaient plus d'aucune latitude pour mener une politique adaptée aux besoins spécifiques de l'économie nationale. Une telle politique peut offrir certains avantages pour le pays dans le contexte où l'inflation est hors contrôle. Cet avantage survient lorsque le pays domestique « importe » une politique monétaire étrangère qui contrôle l'inflation de façon crédible et disciplinée.

En pratique, les caisses d'émission ont souvent été mises en place dans les pays faisant face à des épisodes d'hyperinflation. L'expérience des pays de l'Amérique Latine et d'Asie de l'Est suggère que cette politique a souvent permis de contrôler efficacement l'inflation à court terme. Cependant, elle a été moins fructueuse à long terme puisqu'elle est devenue difficile à l'appliquer lors de la crise financière de 19905.

Dans ce même ordre d'idée, le cas de la première guerre mondiale nous fait démontrer le bouleversement de l'équilibre du taux de change sur le marché en éveillant des contractions inflationnistes dans tous les pays, en rétablissant en épreuve le rôle capital de la Grande-Bretagne et en réallouant les stocks d'or entre pays.

4 http://Usembay, state.gov./Paris-ars. le 5 avril 2011 à 19:11

5 Croce et Khan, Formulation de la politique Monétaire en Afrique, pertinence du ciblage de l'inflation, volume 2, n°2, Septembre 2009, P 32-33

La réapparition forcée à une parité-or après la guerre fut l'une des causes de la crise de 1929, d'autant plus que le taux de conversion choisi par la Grande-Bretagne, était assez élevé face à une énorme insuffisance de quantité d'or, ce qui attisait à long terme une pression à la baisse sur les prix relatifs des biens. Les années 1930 par contre, évoluent l'éclatement du système avec l'abandon de la convertibilité-or de la Livre Sterling, au moment où les autres pays européens tentèrent d'escorter l'étalon-or.

Ce pendant, une politique ciblant l'inflation, offre l'avantage de stabiliser le prix des biens et services échangeables sur de longs horizons.

C'est pourquoi nous avons étudié la relation entre le taux de change réel et les prix réels des produits de base dits échangeables en RDC qui est tributaire de ceux-ci, ainsi qu'en nous inspirant de la théorie de Nurkse, qui en 1945, avait défini le taux de change d'équilibre comme étant le taux qui conduirait à l'équilibre de la balance des paiements.

Le prix d'équilibre constitue un compromis entre ce que les producteurs peuvent se permettre de facturer et ce que les consommateurs sont disposés à payer. Les prix vont donc permettre de déterminer ce qui sera produit, pour qui, dans quelle quantité et de quelle manière. Les questions relatives au prix sont, par conséquent, cruciales en science économique, notamment en microéconomie, et font l'objet d'études approfondies. Ce sont les facteurs constitutifs de l'offre et de la demande qui déterminent le prix des produits (fixation des prix)6.

Comme tout prix relatif « interne », le taux de change réel peut faire l'objet d'une analyse microéconomique rigoureuse dans le cadre d'un modèle d'équilibre général. Néanmoins, il convient de prendre correctement en compte la nature des deux biens : les producteurs de biens échangeables sont soumis à la concurrence internationale, contrairement aux producteurs de biens non échangeables.

Trois questions méritent d'être posées : les prix réels des produits de base et les taux de change réels ont-ils évolué en parallèle? Le régime de change a-t-il influencé la capacité de pays de faire face aux fluctuations des prix des produits de base induites par celui-

6 « Prix » Microsoft® Encarta® 2009 [DVD]. Microsoft Corporation, 2008.

ci? A quelle tendance le taux de change a - t - il influencé les prix relatifs de ces biens durant la période sous étude ?

0.3. Hypothèse

Avant d'être admises à l'expertise de l'expérience, les propositions relatives à l'explication de ces phénomènes seraient épisodiques.

A ce titre, nous présumons que le taux de change aurait évolué, depuis un certain temps, toujours à la hausse par rapport aux prix des produits de base. Et dans cette période d'étude, il n'a existé aucun parallélisme entre le taux de change et les prix de biens de bases. Enfin, sa tendance est supposée être ascendante par rapport au niveau des prix moyens des produits de base.

0.4. Objectif de recherche

Dans cette recherche nous nous sommes assignés comme mission de vérifier s'il existe une relation parallèle entre le taux de change et les prix relations des biens qui font l'objet de l'exportation en République démocratique du Congo, durant les périodes d'étude.

Parce que l'inflation, par exemple entraîne une hausse très rapide des marchandises dont l'offre est rigide ; d'autres prix, en ce cas, sont plus stables, d'autres même peuvent ne pas monter du tout (surtout s'ils résultent de contrats ayant prévu à l'avance une série de prestations successives à un cours donné.

Selon Friedman, tout ce qui est affecté par la présence de la monnaie (à la fois le niveau des prix et celui de l'activité) dépend étroitement du rapport entre la demande de l'offre de monnaie. Un déséquilibre monétaire produit normalement un mouvement de prix, mais pas seulement celui-ci. Il peut y avoir aussi une modification du niveau d'activité.

Il était aussi question de voir si le régime de change peut avoir une influence considérable sur les fluctuations des prix et enfin, voir l'évolution de sa tendance par rapport aux prix des biens échangeables.

0.5. Délimitation spatio-temporelle

Cette recherche est le fruit d'une période allant de 1992 à 2009 sur le plan temporel. Etant donné une multitude des biens échangeables en République Démocratique du Congo, nous ne devons pas étudier tous les aspects de ces biens. Raison pour laquelle notre étude s'est focalisée sur la République Démocratique du Congo et pour ce qui des biens, nous avons retenu le prix de Diamant produit par la MIBA, d'une manière spatiale.

0.6. Méthodologie de recherche

Toute analyse scientifique n'est possible que grâce à une démarche méthodologique appropriée. Pour le cas échéant, nous nous sommes servi de la méthode inductive qui est le fait d'observer un problème singulier puis le généraliser ensuite, afin d'en tirer conclusion.

Pour bien mener cette recherche, nous avons associé à cette méthode une technique d'ajustement linéaire qui nous a permis de déterminer la tendance générale avec laquelle le taux de change aurait influencé les prix des biens échangeables en RDC, soutenue de la technique documentaire pour la récolte des données.

0.7. Subdivision du travail

Notre travail a trois chapitres qui font tourner sa moelle épinière, en ne mettant l'introduction et la conclusion hors la course. Ainsi, ils s'étalent comme suite :

v' Le premier a traité des considérations théoriques ;

v' Le second s'est axé sur le fondement théorique et cadre méthodologique;

v' Enfin, le dernier se penche sur la présentation des données, du traitement des données, analyse et interprétation des résultats.

Chapitre I : CONSIDERATIONS THEORIQUES

Section I : Définition des concepts

I.1. Taux de change

Le taux de change se définie comme un indicateur des prix relatifs entre deux monnaies. En étant les prix relatifs entre deux monnaies, il peut être coté de deux procédures qui sont soit : le prix en monnaie étrangère d'une unité monétaire domestique. Dans ce cas, on parlera de la cotation au certain c'est-à-dire l'unité monétaire nationale est la base d'évaluation du nombre d'unité monétaire étrangère. Exemple : 1Fc = 0,004$ ou 1000Fc = 4$. Soit le prix en monnaie domestique d'une unité monétaire étrangère. C'est la cotation à l'incertain7 c'est cette définition qui explique ou qui donne l'explication de notre problème.

I.2. Marché

Le marché est un lieu de rencontre d'offre et de demande d'un bien ou un service qui aboutit à la formation d'un prix8. Il existe divers types de marché tels que :

> Le marché monétaire qui est l'ensemble des transactions qu'effectuent entre

elles, les banques pour faire face à leurs besoins en liquidité.

> Le marché financier dans lequel se négocient en bourse, les valeurs cotées et le marché de change.

La connaissance du comportement des consommateurs et des producteurs et, par conséquent, celle de la demande et de l'offre sur un marché déterminé, permet de construire des modèles généraux de fonctionnement des marchés, ceux-ci étant caractérisés par des degrés de concurrence différents.

7 KABAMBA TENTA, Economie monétaire Internationale, cours, FSEG, UNIKIS, 2009 -2010

8 CHERIF M., Le taux de change, éd. Revue Banque, Paris, 2002, P17

Le premier degré de la concurrence est celui de la concurrence pure et parfaite. Sur un tel marché, un prix d'équilibre, permettant aux consommateurs de maximiser leur satisfaction et aux producteurs leur profit, égalise l'offre et la demande, de sorte que les agents économiques sont ce que l'on appelle dans le vocabulaire économique des prices takers, c'est-à-dire qu'ils considèrent les prix pratiqués comme des données sur lesquelles ils n'ont pas de pouvoir de modification. Ce comportement individuel découle du fait de la multitude des intervenants et de leur égalité supposée (tous les intervenants sont identiques, possèdent les mêmes informations et décident librement).

Bien souvent, cependant, les conditions de la concurrence pure et parfaite ne sont pas réunies, et les marchés sont caractérisés par une concurrence imparfaite. L'analyse des marchés prend ainsi en compte les situations de monopole où l'offre émane d'un seul producteur, de monopsone où la demande provient d'un seul consommateur, d'oligopole où il n'existe qu'un nombre limité de producteurs et de concurrence monopolistique où un grand nombre de vendeurs proposent des produits différenciés mais étroitement substituables.

Enfin, certains marchés peuvent se caractériser par des conditions de concurrence imparfaite sans être dominés par un ou plusieurs fournisseurs. Cette situation est, par exemple, celle d'un marché où les consommateurs ne peuvent être bien informés des prix et des qualités offerts par des vendeurs concurrents car une telle information n'est jamais disponible, à l'exception peut-être de certains marchés locaux très spécifiques. Les consommateurs peuvent également être attachés à certains fournisseurs spécifiques pour des raisons de proximité, d'habitude, de fiabilité, de qualité, ou pour toute autre raison expliquant la fidélité d'une clientèle, ce qui crée ainsi une situation de concurrence imparfaite pour le produit ou le magasin en question.

1.3. Régime de change

Un régime de change est l'ensemble des règles qui déterminent l'intervention des autorités monétaires sur le marché des changes, et donc le comportement du taux de change. Il existe une très grande variété de régimes de change, qui se distribuent entre deux extrêmes : changes fixes et changes flexibles9.

9 Amina Lahrèche-Revil, l'économie mondiale, éd. Paris, 2000, p93

1.3.1. Régime de change fixe

Ce système s'oppose au mécanisme dit de change fixe. Dans ce cas, ce sont les autorités politiques d'un pays qui déterminent le taux de change officiel de leur monnaie respective. Elles interviennent alors sur le marché des changes afin de maintenir ce niveau officiel. Ceci ne signifie pas que le cours de change n'est pas affecté par les variations de marché et reste constant.

Le mécanisme d'étalon de change mis en place à la suite des accords de Bretton Woods, qui a fonctionné jusqu'en 1971, était un système de change fixe qui autorisait une fluctuation limitée du cours des monnaies, autour d'une parité qui, elle demeurait stable. Cette parité reposait sur la convertibilité d'une monnaie par rapport au dollar, dollar luimême convertible en or. Lorsqu'un pays ne peut maintenir le taux de change officiel de sa monnaie, il doit alors agir sur la parité officielle de sa monnaie en dévaluant ou en réévaluant celle-ci.

On peut aussi dire, qu'un régime de change fixe suppose la définition d'une parité de référence entre la monnaie du pays considéré et une devise (ou un panier de devises), à laquelle la banque centrale s'engage à échanger sa monnaie. Lorsque le marché des changes est libéralisé, le respect de cet engagement lui impose d'intervenir sur le marché des changes dès que le taux de change s'éloigne de la parité établie, par l'achat de la monnaie nationale si la monnaie tend à se déprécier sur le marché des changes, par sa vente dans le cas contraire. Lorsque le marché des changes est contrôlé, la monnaie est inconvertible, la parité est définie arbitrairement et soutenue artificiellement.

Taux de Changes

Dévaluations

Réévaluations

Temps

Source : Arcangelo Figliuzzi, Monnaie et systèmes monétaires, 9ème éd. Bréal, Paris, 2002, P 27

Entre ces deux extrêmes, on trouve des régimes intermédiaires, qui se distinguent selon les fluctuations que la banque centrale autorise autour de la parité de référence, et selon la fréquence des réalignements de cette parité. Ainsi, le currency board, qui ne prévoit aucun réalignement, s'oppose au régime de parité glissante, qui prévoit un calendrier de réalignements. L'ancien SME et le SME bis actuel se situent entre ces deux extrêmes : des réalignements sont possibles, négociés sur la base des différentiels cumulés d'inflation entre les pays concernés. Tous ces régimes excluent en principe les réalignements discrétionnaires, ce qui les distingue du flottement administré.

1.3.2. Régime de change flexible

Dans un régime de change flexible, aucun engagement n'est pris au sujet du taux de change, qui flotte librement (flottement pur), en fonction de l'offre et de la demande sur le marché des changes. La politique monétaire retrouve alors son autonomie, mais la banque centrale abandonne le contrôle du taux de change nominal, qui est déterminé sur le marché des changes. Le flottement s'applique donc, en principe, à un marché des changes libéralisé, même si l'on peut imaginer un régime de flottement impur encadré par un contrôle des changes.

Dans ce cas, le taux de change d'une monnaie évolue également selon qu'il existe ou non une politique de change de l'État dont la monnaie est cotée. Dans un système de change dit flexible, on dit qu'une monnaie flotte lorsque son cours est fixé par les seules règles du marché. Plus la monnaie est demandée, plus son cours, c'est-à-dire son taux de change, est élevé. Rares sont toutefois les pays qui se désintéressent de la valeur de leur monnaie. L'intervention des banques centrales sur le marché monétaire agit sur le cours des monnaies : on parle dans ce cas de flottement impur.

I.4. Prix

Prix en économie, est la valeur des biens estimée en fonction de ce que l'acquéreur est prêt à donner sur un marché pour les obtenir.

Selon la théorie, ou loi, de l'offre et de la demande, les prix du marché des biens et des services sont déterminés par la relation entre l'offre et la demande. En théorie, lorsque l'offre est supérieure à la demande, les vendeurs doivent baisser les prix pour

stimuler les ventes ; réciproquement, lorsque la demande dépasse l'offre, les acheteurs surenchérissent pour éliminer leurs concurrents.

Les prix sont généralement exprimés en monnaie, instrument d'échange et unité de compte. Toutefois, dans les systèmes fondés sur le troc, le prix pouvait être exprimé à travers l'échange de produits de base ayant une valeur comparable. Les prix de ces produits étaient ainsi définis les uns par rapport aux autres, sans que le moyen de règlement que constitue l'argent ne soit utilisé.

Le mécanisme des prix joue un rôle fondamental dans l'ajustement de l'offre et de la demande, dans la mesure où il existe, dans les économies de marché, un niveau de prix qui permet d'établir, pour tout produit, un équilibre entre la production et la consommation. Ce prix d'équilibre constitue un compromis entre ce que les producteurs peuvent se permettre de facturer et ce que les consommateurs sont disposés à payer. Les prix vont donc permettre de déterminer ce qui sera produit, pour qui, dans quelle quantité et de quelle manière. Les questions relatives au prix sont, par conséquent, cruciales en science économique, notamment en microéconomie, et font l'objet d'études approfondies. Ce sont les facteurs constitutifs de l'offre et de la demande qui déterminent le prix des produits (fixation des prix)10.

I.5. Devise

Devise en économie, est un moyen de paiement libellé en monnaie étrangère. La monnaie nationale de la Grande-Bretagne, la livre sterling, est considérée comme une devise en France, de même qu'un dépôt en livre sterling auprès d'une banque anglaise fait partie des réserves en devises de la France. Le terme « change » désigne quant à lui les opérations qui aboutissent à la conversion de la monnaie d'un pays en une autre monnaie ou le transfert d'argent et d'instruments de crédit au niveau international.

Les devises s'échangent sur le marché des changes. Le cours d'une devise, c'est-à-dire le prix d'une monnaie exprimée à partir d'une autre varie en fonction du pouvoir d'achat des deux monnaies considérées et de l'offre et de la demande comme n'importe quel prix. Quand l'offre est égale à la demande, le marché des changes est en équilibre pour la

10 « Prix » Microsoft® Encarta® 2009 [DVD]. Microsoft Corporation, 2008.

monnaie considérée. Cette situation correspond à l'équilibre de la balance commerciale qui retrace les importations et les exportations d'un pays. En effet, si un pays, par exemple la RDC, achète à l'étranger autant qu'elle lui vend, la quantité de devises dont elle a besoin pour régler ses achats correspond à celle qu'elle reçoit de l'étranger : l'offre sera alors égale à la demande. Si en revanche la balance commerciale est déficitaire, c'est-à-dire que les importations sont plus importantes que les exportations, la RDC devra vendre de sa monnaie pour obtenir des devises et pouvoir régler ses achats.

Section 2 : Généralités sur les concepts clés

A. Taux de change

En première analyse, le taux de change représente le prix d'une monnaie par rapport à une autre. A partir de cette définition simple, deux groupes de théories ont proposé une analyse de taux de change :

v' Une approche par les marchés de biens, cette approche est la plus ancienne et était importante lorsque le commerce international était essentiellement celui des marchandises ; il reste que sur le long terme, l'évolution de taux de change est surtout déterminée par ces fondamentaux que sont la balance courante et la parité de pouvoir d'achat (PPA).

v' Une autre approche dite financière de change dont l'importance ne cesse de croître avec l'explosion de mouvement des capitaux. Aujourd'hui, le motif financier est à l'origine de la majorité des transactions : le volume quotidien échangé sur le marché des changes équivaut à cinquante fois à celui des transactions courantes. La variation de taux de change à court terme est due essentiellement à ces variables financières11.

En 1945 déjà, NURKSE avait défini le taux de change d'équilibre comme étant le taux qui conduirait à l'équilibre de la balance des paiements, mais avec trois conditions importantes :

il ne doit pas exister de restrictions excessives aux échanges commerciaux,

il ne doit pas y avoir d'incitations particulières pour les entrées ou les sorties de capitaux et

11 Banque Centrale du Congo, Journal officiel numéro spécial, 20 janvier 2010, P 49

le chômage ne doit pas être excessif12. En d'autres termes, l'équilibre de la balance des paiements doit refléter des politiques économiques et des conditions économiques sous-jacentes appropriées, et ne doit pas être réalisé à l'aide de distorsions de la politique économique ou de taux non viables d'utilisation des ressources; en conséquence, une position de la balance des paiements accompagnée d'une demande excédentaire chronique et de taux d'inflation élevés serait aussi considérée comme une position extérieure inappropriée13.

L'élément essentiel de l'analyse de la concordance des taux de change avec les données fondamentales de l'économie est la période d'évaluation des taux de change et de leurs déterminants. L'élément temporel est important pour deux raisons. Tout d'abord, les facteurs qui influent le plus sur les taux de change à court terme ne sont pas nécessairement ceux qui auront le plus d'influence à long terme. Par exemple, si la période considérée est de deux mois, les variations de l'orientation à court terme de la politique monétaire et l'évolution des taux d'intérêt à court terme qui en résulte peuvent être le principal déterminant des taux de change. Par contre, si l'on travaille à long terme, par exemple sur une période de dix ans, il convient d'accorder davantage d'attention à des facteurs tels que la propension structurelle à épargner et à investir, qui est influencée par des facteurs dont les variations sont lentes, comme les évolutions démographique et technologique. Les diverses méthodes d'évaluation de la concordance des taux de change avec les données fondamentales de l'économie utilisent souvent différents horizons temporels et choisissent donc implicitement différentes séries de données fondamentales de l'économie.

Donc, des fluctuations notables des taux de change réels sont plus probables dans un régime de taux de change flottants, mais la flexibilité du taux nominal est aussi un mécanisme important pour l'ajustement macroéconomique. De même, le présent document n'analyse pas en détail les raisons particulières pour lesquelles les taux de change s'écartent du niveau induit par les données fondamentales de l'économie. Une telle analyse ferait évidemment partie intégrante d'un examen des problèmes d'orientation de l'action gouvernementale.

Par contre, lorsque le taux de change nominal est maintenu à l'intérieur d'une étroite fourchette de fluctuation, les variations du taux de change réel tendent à être plus

12 NURKSE, Conditions of International Monetary Equilibrium, Princeton Essay publié à Bruxelles en 1945

13Les principes qui guident la surveillance des politiques de change précisent les types de distorsions et de politiques qui sont incompatibles avec l'équilibre de la balance des paiements, expliqués par FMI.

modérées. Si le taux de change réel ne reflète plus les données fondamentales de l'économie, il convient de prendre une décision claire : il faut soit modifier le taux de change nominal, soit prendre d'autres mesures ou utiliser d'autres mécanismes pour rétablir la concordance entre les données fondamentales de l'économie et le taux de change nominal existant. Par exemple, si l'on souhaite maintenir un taux de change fixe qui est devenu incompatible avec la compétitivité extérieure, il convient d'opérer des ajustements dans d'autres domaines, tels que les prix et les salaires intérieurs, afin d'obtenir un taux de change réel compatible avec une position d'équilibre.

a. Compétitivité et « mésalignements » des taux de change

Si les taux de change effectifs réels et les taux de change réels internes donnent plus qu'une indication sur le diagnostic de change des monnaies, ce n'est pas pour autant qu'ils reflètent l'ensemble des situations où le besoin d'ajustement peut se faire sentir. Un exemple permet de poser le problème. Une économie peut être dans une situation compétitive par le niveau de ses prix relatifs et ne pas générer suffisamment d'exportations pour faire face aux obligations de la dette antérieure. L'effort d'exportation n'est donc pas indépendant de l'endettement passé et des conséquences qu'il fait naître en termes de paiements d'intérêt et éventuellement d'amortissements pour le cas où le refinancement deviendrait plus difficile. Le bon niveau du taux de change disons, le taux de change d'équilibre est donc potentiellement associé à un vecteur de variables plus étendu que ne l'impliquerait la seule référence aux prix relatifs (Edwards, 1988, 1989 ; Williamson, 1994).

Ce constat a été à l'origine d'une importante littérature sur le concept de taux de change d'équilibre et la nature des « mésalignements » auxquels peuvent donner lieu d'importants changements au niveau des variables fondamentales

b. Importance du taux de change

Les taux de change présentent une importance capitale dans une économie car ils affectent directement ou indirectement les prix relatifs des biens de base d'une économie donnée par rapport aux biens étrangers. Il est le traducteur monétaire des termes de l'échange et indique si les ventes extérieures (exportations) sont rentables, et si les achats

à l'extérieur (importations) sont meilleurs marchés que les biens concurrents des importations et disponibles dans le pays.

Le taux de change c'est-à-dire le prix d'une devise étrangère exprimé en monnaie nationale est l'un des liens essentiels entre une économie ouverte et le reste du monde. Le taux de change lie en effet l'économie nationale au reste du monde par le biais du marché des biens et services et du marché d'actifs. Sur le marché des biens, le taux de change crée un lien entre les prix dans l'économie nationale et des prix spécifiques sur les marchés mondiaux. Ce lien qui est exprimé formellement par le taux de change réel.

Ce prix relatif peut être mesuré de diverses manières. La première consiste à comparer les prix des biens et services qui ne font pas l'objet normalement d'échanges internationaux (bien non échangeables) avec ceux des biens et services qui font l'objet d'échanges internationaux réguliers (bien échangeables), à partir d'un ratio des indices de prix dans les deux secteurs. Une seconde méthode, appliquée fréquemment aux pays industriels, consiste à comparer les coûts unitaires de main-d'oeuvre dans le pays considéré à ceux d'autres pays, mesurés en une même monnaie, ce qui permet de mesurer la compétitivité de l'économie concernée. De façon plus générale, les économistes présentent souvent le taux de change réel comme un ratio des prix intérieurs mesurés en monnaie nationale (en pesos, par exemple) aux prix étrangers exprimés en pesos :

Où :

· P est le niveau des prix intérieurs en pesos,

· e le taux de change (défini en pesos par dollar) et

· P* le niveau des prix mondiaux exprimé en dollars.

Le taux de change réel permet (entre autres) de suivre l'évolution de la compétitivité de l'économie en faisant apparaître le nombre d'unités de biens étrangers requis pour acheter une unité de produits nationaux. Une hausse du taux de change réel c'est-à-dire une appréciation réelle de la monnaie, équivaut à une perte de compétitivité, en supposant que la productivité du pays visé reste inchangée par rapport à celle de ses partenaires commerciaux. Inversement, une dépréciation réelle de la monnaie signifie que la compétitivité de l'économie visée s'améliore, en supposant là, encore que la productivité relative n'a pas changé.

La politique de change doit tenir compte des effets du régime de change et des fluctuations du taux de change sur la compétitivité. De même, il lui faut prendre en compte l'impact des variations du taux de change sur le niveau des prix intérieurs, que ce soit leur effet direct, par l'intermédiaire du prix des biens et services importés ou leur effet indirect, comme dans le cas où le renchérissement des biens importés entraîne une dépréciation qui influe sur les revendications salariales. En tant que telles, les préoccupations de compétitivité doivent être mises en balance avec les préoccupations inflationnistes14. L'arbitrage entre compétitivité et lutte contre l'inflation est au coeur de nombreux débats sur les mérites comparés des politiques de change et sur le choix d'un régime de change.

Pour essayer de réconcilier ces deux objectifs contradictoires de la politique de change, les gouvernements ont parfois recours à des formes de taux de change multiples applicables à différents types d'opérations touchant aux comptes extérieurs. Toutefois, les régimes de taux de change multiples ont un coût économique élevé, en dépit des avantages apparents qu'ils présentent à court terme, car ils entraînent inévitablement de graves distorsions dans l'allocation de ressources rares.

La mise en place d'un système de change dual ou l'instauration d'un contrôle des mouvements de capitaux sont souvent considérés comme des réponses possibles à ces questions.

À ces liens macroéconomiques correspondent, très étroitement, les connexions microéconomiques que le taux de change crée entre les secteurs des biens et services échangeables et non échangeables. Le taux de change sert de mécanisme de « transfert », orientant les ressources entre le secteur des biens échangeables et celui des biens non échangeables lorsque les prix relatifs se modifient en réponse aux fluctuations du taux de change. Les variations du taux de change réel influent aussi sur la distribution du revenu entre secteurs et entre d'autres groupes. Ainsi, la sous-évaluation d'une monnaie augmente la rentabilité du secteur des exportations, de l'agriculture ou le secteur minier, par exemple.

Cependant, le taux de change apparaît comme le régulateur de l'échange international, comme un remplaçant de terme de l'échange15.

c. Les hypothèses de construction des taux de change réels

14 L'arbitrage existe seulement à court terme, car la politique de taux de change nominal ne peut affecter le taux de change réel à long terme; cet arbitrage n'en pèse pas moins sur les décisions économiques.

15 KABAMBA TENTA, Cours de l'Economie Monétaire Internationale, FSEG, UNIKIS 2009-2010, Inédit.

Une manière de compléter le diagnostic en relâchant certaines des hypothèses des indices sectoriels de taux change d'équilibre réel (TCER) peut consister à recentrer l'attention sur les prix relatifs internes, en particulier sur le rapport de prix entre les biens non échangeables et les biens échangeables. Sur la base des valeurs unitaires mondiales par produit, rapport entre les valeurs en dollars et les volumes physiquement commercialisés par les principaux exportateurs, les productions traditionnelles comme les biens manufacturés de diversification se prêtent à l'établissement d'indices de prix des biens échangeables.

Par construction, le taux de change réel calculé ici implique la prise en compte explicite du prix des biens échangeables quand ces derniers ne sont qu'implicitement présents dans les taux de change effectifs réels de « spécialisation » et de « diversification ». Sous l'hypothèse de la « loi du prix unique », le prix du bien échangeable disparaît en effet du TCER puisque l'on raisonne sur un ensemble de pays produisant le même bien. Par le taux de change réel, la prise en compte explicite de ce prix a quelques avantages.

B. Marché de change

Un marché de change est un marché sur lequel s'échangent les devises les unes contre les autres, qui aboutissent à la formation du taux de change. Ces devises sont nécessaires pour acquérir les produits étrangers et le plus souvent sur un lieu non défini16.

1. Caractéristiques des marchés de change

Les échanges de monnaie se font sur de nombreuses places financières telles que Londres, New York, Francfort et Singapour sont dans l'ordre, les places qui accueillent les plus gros volumes d'échanges. Le volume mondial traité sur le marché des changes est énorme et augmente régulièrement ces dernières années, avec la libéralisation des marchés financiers.

En avril 1989, la valeur totale des échanges est proche de 600 milliards de dollars en moyenne par jour dont 184 milliards échangés à Londres, 115 milliards aux USA et 111 milliards à Tokyo. Quinze plus tard, en avril 2004, la valeur globale quotidienne des

16 Dictionnaire Universel, éd Hachette EDICEF, AUPELF-UREF, 1996-1997, P 731

échanges atteint environ 1900 milliards de dollars dont 753 milliards à Londres, 461 milliards aux USA, 295 milliards dans la zone Euro (dont 64 en France) et 199 milliards à Tokyo17.

2. Les acteurs de marché des changes

Les prix des biens sont déterminés par l'intervention des vendeurs et acheteurs. De même, le taux de change résulte de l'interaction des entreprises et des institutions financières, qui vendent et achètent des monnaie étrangères sur le marché des changes internationaux.

a) Les banques commerciales

Elles sont au coeur du marché des changes, raison pour laquelle, toute transaction internationale d'une certaine taille, implique le débit et le crédit de comptes ouverts auprès des banques commerciales sur différentes places financières. Par exemple : BCDC, STANBIC BANK, CITY BANK, ...

b) La Banque Centrale

La Banque Centrale intervient parfois sur le marché des changes, bien que son intervention ne soit pas de grande taille, le volume de transactions faites par la Banque Centrale peut avoir un impact important. En effet, les acteurs qui interviennent sur le marché des devises portent une attention particulière à ce que fait la Banque Centrale : ils veulent ainsi déceler d'éventuels indices sur les politiques macroéconomiques futures qui pourraient influencer les taux de change. Les institutions gouvernementales autres que la banque Centrale peuvent aussi intervenir sur les marchés des changes, mais, c'est la Banque Centrale qui, en tant qu'organisme officiel, y intervient le plus régulièrement. En R.D. Congo, nous avons la Banque Centrale du Congo, BCC.

c) Les Intermédiaires financiers non-monétaires

Depuis quelques années, la dégradation des marchés financiers au Congo a poussé les Intermédiaires financiers non-monétaires à offrir à leurs clients un éventail plus large des services liés aux transactions en devises. Exemples : SONAS, INSS, CADECO, SOFIDE, ...

17 Les chiffres pour avril 1989, sont issus d'une enquête menée par les Autorités Monétaires en Australie, au Canada, aux USA, en France, en Grande-Bretagne, à Hong Kong, en Italie, au Japon, aux Pays Bas et à Singapour. L'enquête d'avril 2004 a été réalisée par 52 banques centrales.

d) Les Sociétés commerciales

Les sociétés commerciales qui opèrent dans plusieurs pays étrangers font ou reçoivent souvent des paiements en devises autres que la monnaie en cours dans le pays de leur siège central, ce qui les oblige à intervenir sur le marché des changes. Exemples : BAT, BRALIMA, etc.

e) Les Courtiers

Les courtiers sont des intermédiaires dont le rôle consiste à mettre face à face deux parties, dont l'une se porte acheteur et l'autre vendeur des devises. Et c'est à ce titre que les courtiers interviennent sur le marché des changes.

Les opérations de change sont toutes transactions d'achat et de vente entre les parties de montant convenu des monnaies étrangères contre les CDF ou des monnaies étrangères entre elles. On distingue les opérations de change au comptant et à terme.

1° Les opérations de change au comptant

Ces opérations sont appelées « SPOT » qui est une transaction par laquelle deux parties conviennent d'échanger une monnaie contre une autre à un prix appelé « cours au comptant ». La livraison de ces monnaies intervient généralement le deuxième jour ouvrable suivant la date de conclusion de la transaction.

Toutefois, les parties peuvent convenir d'une livraison des monnaies à échanger le jour même ou le jour suivant la date de conclusion de cette transaction.

2° Les opérations de change à terme

Ces opérations est une transaction par laquelle deux parties se conviennent d'échanger une monnaie contre une autre à un prix appelé « cours à terme ». La livraison à une date d'échéance future peut tomber dans une période allant de trois jours à une année18.

3. Intervention de la Banque Centrale sur le marché de change

Les interventions sur le marché de change sont des échanges de devises effectués par une banque sur le marché des changes. Elles visent à modifier valeur du taux de change entre la monnaie nationale et les étrangères, lorsque celui-ci est toujours jugé inadapté.

18 Banque Centrale du Congo, Journal Officiel numéro spécial, 20 janvier 2010, PP184-185

En effet, ces interventions des banques centrales sur le marché des changes influent sur la liquidité. A ce jour, on considère ces interventions comme des actions à mener dans des situations extrêmes. Elles tiennent donc plus d'exception, plutôt que de la règle.

Les interventions de change ne sont pas toujours rendues publiques par les banques centrales. Leur but est d'empêcher les variations trop rapides du taux de change, réduire une surévaluation ou une sous évaluation trop importantes.

En d'autres termes, les banques centrales interviennent massivement mais de manière irrégulière sur le marché des changes. Elles interviennent afin de satisfaire les ordres de leur clientèle d'une part, et de contrôler et/ou défendre la valeur de sa monnaie d'autre part.

Ce second rôle de la banque centrale diffère selon que le pays participe ou non à un mécanisme de change. On peut ainsi distinguer deux cas extrêmes mettant en évidence que, en absence de liens institutionnels ; les interventions sont exclusivement de nature discrétionnaire. Noter que l'intervention de la Banque Centrale diffère selon que le pays est en changes fixes ou en changes flottants. En régime de change fixe, les autorités monétaires ont pour mission de grandir la parité officielle de la monnaie. Elles agissent principalement au moyen des réserves de change.

Pour ces interventions, la Banque Centrale dispose de plusieurs mécanismes

à savoir :

a. L'utilisation des réserves de change : elle utilise ces réserves de devises ou de monnaie

nationale pour agir sur le taux de change. Deux situations peuvent se présenter :

> Offre de monnaie nationale excède la demande : dans ce cas, la banque centrale achète sa propre monnaie et vend les devises. La demande ainsi créée, permet un retour à l'équilibre ;

> La demande de monnaie nationale excède l'offre : la banque centrale va vendre sa propre monnaie et achète les devises. La demande de devises ainsi créée, permet un retour à l'équilibre.

b. Le contrôle de change : le contrôle des changes permet à l'état de limiter ou d'interdire la convertibilité d'une monnaie nationale en devises.

c. L'action sur le taux d'intérêt : le niveau des taux d'intérêt influe sur les décisions de placement des capitaux, en particulier lorsque leur caractère est purement spéculatif. La banque Centrale augmente les taux d'intérêt pour faire remonter le taux de change de sa monnaie pour éviter qu'il baisse.

d. Les effets d'annonce : les autorités monétaires communiquent de façon à faire passer des messages clairs aux marchés financiers.

4. Le marché de change au sens Néoclassique19

Marché des changes

Professionnels (banques,
courtiers...)
Parmi les banques, les plus
grandes « font le marché » ;
on parle surtout d'un marché
interbancaire.

Banques Centrales et
autorités monétaires
Régulariser et réglementer

Marché des changes

Cotation des devises et
formation des taux de
change continu

19 Ibidem, PP 36-37

Ordres d'achat ou de vente de devises.

Entreprises et particuliers

Le marché des changes correspond assez bien à la définition d'un marché parfait au sens néoclassique : c'est-à-dire forte concurrence, information quasi parfaite, extrême rapidité des transactions et des ajustements, des fonctionnements en continuent successivement sur chacune des places financières du globe.

Source : Arcangelo Figliuzzi, Monnaie et systèmes monétaires, 9ème éd. Bréal, Paris, 2002, P 57

Le marché des changes n'est pas localisé, il est constitué du flux permanent des offres et des demandes transitant en continu par les réseaux d'informations spécialisées (système Reuter), grâce aux puissants moyens de transaction et aux systèmes d'informatiques interconnectés par satellite. Il y a donc un caractère de marché de réseau planétaire.

C.Prix

La notion de prix relatif peut être définie de différentes manières. On peut privilégier la comparaison internationale du niveau ou de la variation des prix ou des coûts, mais on peut également resserrer l'analyse sur le rapport interne des prix entre les biens internationalement échangeables (ceux dont le prix est exogène aux décisions de production nationales) et les biens non échangeables (ceux dont le prix est endogène aux conditions de l'équilibre local des marchés).

Dans le premier cas, on met en avant la notion d'indice du taux de change effectif réel (TCER), ce dernier pouvant être calculé par référence à différents types de partenaires selon que l'on considère le commerce bilatéral du pays ou les relations de concurrence que celui-ci rencontre sur ses marchés d'exportation. Dans le second cas, c'est la notion de taux de change réel (TCR) défini comme prix relatif interne entre les prix à la consommation et les prix d'exportation qui est mise en évidence. Ce rapport détermine les incitations à produire et, par suite, la composition de la production entre biens échangeables et biens non échangeables.

D. Bien échangeable

Le bien échangeable est tout bien qui fait l'objet d'exportation ou celui dont le prix est exogène aux conditions de l'équilibre local des marchés. En d'autres termes, les produits échangeables (abréviation BE) sont ceux susceptibles de faire l'objet du commerce international soit comme exportations (les exportables), soit comme importations (les importables). On y trouve la plupart des produits agricoles, les biens manufacturés et certains

services, comme le transport maritime ou aérien ainsi que les services financiers et d'assurance.

a) Le problème des biens non échangeables

L'effet Balassa (voir Balassa, 1964) vise à expliquer pourquoi les pays en développement à forte croissance ont un taux de change réel qui tend à s'apprécier continument, contrairement aux conclusions de la théorie de la PPA. Selon Balassa, ce phénomène est lié à des différences d'évolution de la productivité du travail entre secteur exposé et secteur protégé dans les différents pays.

Un pays à forte croissance (qualifié ici de pays pauvre) se caractérise en effet par une progression de la productivité du travail dans le secteur exposé plus rapide que dans le pays à faible croissance (qualifié ici de pays riche). En revanche, on peut estimer que la productivité du secteur abrité progresse à des rythmes voisins, plus faibles, dans les deux pays, dans la mesure où il s'agit d'activités où l'impact du progrès technique est peut-être plus limité et/ou l'accumulation de capital est plus faible. Selon Balassa, la loi du prix unique est valide pour les biens du secteur exposé, en raison de la concurrence internationale (au moins dans sa forme relative). En revanche, elle n'a aucune raison de l'être pour les biens nonéchangeables, dont les prix doivent au contraire croître plus vite dans le pays pauvre (exprimés en monnaie commune). Ce phénomène tient au fait que la hausse de salaires du secteur exposé tend à se diffuser dans le secteur abrité. Par conséquent, les coûts salariaux unitaires du secteur abrité seront plus élevés dans le pays pauvre (où la hausse de salaires va être forte en raison des gains de productivité dans le secteur exposé) que dans le pays riche, et il en ira de même des hausses de prix20.

Le comportement concurrentiel des entreprises les conduit à égaliser le salaire réel à la productivité marginale du travail. Sous l'hypothèse d'une fonction de production de Cobb-Douglas, la productivité marginale est une fonction linéaire de la productivité moyenne du travail. D'où vient donc l'engouement de certains économistes (en général ceux qui conseillent les acteurs sur le marché des changes) pour cette théorie ?

20 Hervé JOLY et Ali, Document de travail, 139, rue de Bercy - Bâtiment VAUBAN 75572 - PARIS CEDEX 12N° 96-10, Novembre 1996

Vraisemblablement de sa facilité de mise en oeuvre et de sa capacité à fournir des résultats numériques21.

b) Prix relatif des biens non échangeables et compétitivité macroéconomique : deux dimensions distinctes du change réel

La définition du taux de change réel d'équilibre comme le prix relatif des biens échangeables vis-à-vis des biens non échangeables reposent sur une approche walrasienne de l'équilibre. Le prix relatif est suffisamment flexible pour assurer l'égalité entre l'offre relative et la demande relative de biens échangeables par rapport aux biens non échangeables. En ce sens, il synthétise l'ensemble des incitations qui orientent dans un pays l'allocation des ressources entre les deux secteurs, et reflète les préférences des consommateurs entre les deux types de biens. La littérature académique s'est donc essentiellement penchée sur ce concept pour évoquer la notion de change d'équilibre. Il faut noter que le taux de change réel ainsi défini apparaît dans un premier temps, comme une grandeur interne, puisque les deux prix sont domestiques:

Pe

TCR =

Pile

Section 3 : Economie de la République Démocratique du Congo

3.1. Généralités

L'économie de la République démocratique du Congo (RDC) serait l'une des économies les moins compétitives d'Afrique22, la RDC faisant partie des pays les moins avancés (PMA), étant classé en 2006 parmi les dix pays les plus pauvres du monde. Sa structure économique est comparable à celle des autres pays de l'Afrique centrale, mais son économie est handicapée par une guerre civile larvée et un des niveaux de corruption les plus élevés de la planète3. La RDC, un des pays les plus vastes et les plus peuplés du continent africain, n'a pas le niveau de vie qui devrait correspondre à ses immenses ressources naturelles (minerais, bois précieux, produits agricoles, etc.).

21 Paul Samuelson: Unless very sophisticated indeed, PPP is a misleadingly pretentious doctrine, promising us what is rare in economics, detailed numerical predictions, 1964, Pge 7.

22 PNUD, Site en Classement Des Pays Selon L'IDH 2007

Les inégalités y sont très marquées. Environ 80 % de la population vivait en dessous du seuil de pauvreté fixé à 2 dollars par jour. Près de 44 % des femmes et environ 22 % des hommes n'ont aucun revenu. Les disparités régionales sont très fortes, avec un taux de chômage très élevé avoisinant les 40 %, des salaires et des prestations sociales dérisoires dans tout le pays23.

Elle occupe, en 2008 selon la Banque mondiale, la 178e position, c'est-à-dire la dernière place sur la liste des pays du monde considérés d'après leurs capacités à offrir de réelles facilités de faire des affaires. Après une période de relatif dynamisme économique, la RDC a subi une sévère dépression entre le milieu des années 1980 et le milieu des années 2000 liée à une gestion marquée par la corruption, puis aux guerres civiles qui ont ravagé le pays. Avec une croissance de 8,2% en 2008 et de 2,7% en 2009, elle a ensuite été l'un des pays d'Afrique les plus touchés par la crise de 2008-200924. L'agriculture reste le principal secteur de l'économie, représentant 57,9 % du PIB en 1997, et occupait 66 % de la population active25.

La RDC se lance dans la mise en place de zones économiques spéciales (ZES) pour encourager la renaissance de son industrie. La première ZES devrait voir le jour en 2012 dans la commune kinoise de N'Sele et sera consacrée aux agro-industries. Les autorités congolaises prévoient déjà d'en ouvrir une autre dédiée aux industries minières (dans le Katanga) et une troisième consacrée aux cimenteries (dans le Bas-Congo)

A. Quelques structures économiques
1. Exploitation minière

La RDC possède des gisements contenant une cinquantaine de minerais recensés, mais seulement une douzaine de ces derniers est exploitée: le cuivre, le cobalt, l'argent, l'uranium, le plomb, le zinc, le cadmium, le diamant, l'or, l'étain, le tungstène, le manganèse et quelques métaux rares comme le coltan. La RDC extrait également de son soussol des diamants. Les réserves sont très importantes, ainsi le pays possède la deuxième réserve mondiale en cuivre avec 10 % du total recensé sur la planète et surtout les plus

23 Selon le Forum économique mondial sur l'Afrique qui s'est tenu du 13 au 15 juin 2007 : Rankings 2007

24 Colette Braeckman, Le Congo et ses amis chinois, Le Monde diplomatique, septembre 2009

25 Forum économique mondial sur l'Afrique, op cit

importantes réserves de cobalt (près de 50 %). Les recettes d'exportations atteignaient en 1990 environ un milliard de dollars américains26.

La RDC est le 4e producteur mondial de diamants (un quart des réserves mondiales) durant les années 1980 et cette activité constitue encore la majorité des exportations (717 millions d'USD, soit 52 % des exportations en 1997). Les principales exploitations de cuivre et de cobalt (un tiers des réserves mondiales) sont régies par une entreprise publique, la Gécamines (ancienne Union minière du Haut Katanga). La production de la Gécamines a continué de baisser au cours des années 2000, en raison de la morosité du marché du cuivre.

La RDC est également un producteur de pétrole (24 000 barils par jour en 2003), les lieux d'extraction se localisant principalement sur la côte (terminal du Port de Banana). La région du Lac Albert abrite également un important gisement que l'Ouganda envisage d'exploiter27.

Avec une concession minière de plus de 18 800 km2 pour le cuivre, la Gécamines était la principale entreprise minière du pays et fournissait en 1980 environ 66 % des recettes budgétaires de l'État et 70 % de ses recettes d'exportation. Pendant plus de 30 ans, cette entreprise a été un des moteurs principaux de l'économie congolaise, à côté de groupes de moindre importance : Zaïre-Etain (détenu à 50-50 par l'État et par Géomines belge) qui exploitait la cassitérite (aujourd'hui disparue); l'Office des mines de Kilo-Moto (société d'État) assurant l'extraction de l'or; la société congolaise MIBA (avec une contribution de l'ordre de 20 % à celle de la Gécamines dans les années 1980). Mais la production minière industrielle s'est effondrée avec la Gécamines, dont la production en cuivre est passée de 465 000 tonnes (à 2 855 USD la tonne, en 1990) à 19 000 tonnes (à 1 800 USD la tonne en 2002) entraînant des conséquences économiques et sociales importantes28.

26 République Démocratique du Congo, Document de la stratégie de croissance et de la réduction de pauvreté, juillet 2006, P 27

27 http://www.lepotentiel.com/afficher_article.php?id_article=59493&id_edition=4246, consulté le 5 avril 2011 à 19:11

28 République Démocratique du Congo, Op Cit, P 30.

2. Accord de 2007 avec la Chine

Après un voyage à Pékin du ministre des infrastructures PIERRE LUMBI à l'été 2007, la Chine a annoncé en septembre 2007 un accord de crédit portant sur 8,8 milliards de dollars, ayant pour objectif premier la réanimation du secteur minier. En contre - partie de l'exploitation des ressources minières (cuivre, cobalt et or), la Chine s'engage ainsi à construire les infrastructures du pays (routes, liaison optique au West Africa Cable System en hôpitaux, universités, logements, etc.). La convention de troc prévoit 6,3 milliards d'euros d'investissement, dont 4,2 destinés au développement des infrastructures et 2,1 à la relance du secteur minier, la maîtrise d'ouvrage incombant à une société mixte, la Sico mines, dont la RDC détiendra 32% des parts. Les chantiers sont confiés à la China Railway Engineering Corporation et à la Sino hydro Corporation29. Le FMI a critiqué l'engagement chinois, y voyant officiellement un alourdissement de la dette publique. Des pays comme la France ou la Belgique voient d'un mauvais oeil la présence de la Chine, craignant que les matières premières ne changent de mains. Face à ces critiques et suite à la visite du président du FMI, Dominique Strauss-Kahn, en mai 2009 à Kinshasa, les Chinois ont partiellement reculé (Aéroports de Paris rénovera ainsi l'aéroport de N'Djili qui dessert Kinshasa, tandis qu'Areva se voit confier la prospection et l'exploitation de l'uranium) 30.

3. Position extérieure

La RDC participe aux efforts de libéralisation au sein de plusieurs organisations économiques régionales auxquelles elle appartient, telles que la CEEAC, le COMESA et la SADC. La RDC fait également partie des pays bénéficiant de tarifs commerciaux préférentiels avec les États-Unis dans le cadre de l'AGOA, et avec l'Union européenne dans le cadre de l'initiative « Tout sauf les armes ». Par ailleurs, les autorités ont initié une réforme de l'office des douanes et mis en place un guichet unique depuis un certain temps, au port de Matadi, pour faciliter les formalités et permettre un meilleur contrôle des recettes fiscales de l'État.

Les exportations ont chuté de 1,5 milliard de dollars en 1996 à environ 800 millions en 1999. Malgré la progression enregistrée depuis 2000, les exportations,

29 BRAECKMAN Colette, Op Cit, P56

30 MUNSALA BUAKASA, « Des milliards USD chinois à la portée de la RDC », Journal L'Observateur, n°2804 du 28 janvier 2008, P 24

représentant 1,3 milliard de dollars en 2003, n'ont pas encore retrouvé le niveau des années 1990. Cependant, depuis 2001, la part des exportations dans le PIB s'est accrue, de 13,3 % en 2001 à 27 % en 2004. Parallèlement, la part des importations est en forte hausse (passée de 12 % du PIB en 2001 à 27,4 % en 2004), traduisant la reprise des investissements d'infrastructures et la mise en place du réseau GSM. Cette évolution a entraîné un déficit commercial, qui s'élevait à plus de 0,4 % du PIB en 200431.

En 2003, les flux d'investissements étrangers ont atteint 132 millions de dollars et représentaient 23,6 % de la formation brute de capital fixe. Les IDE (investissements directs étrangers) en RDC se sont élevés à 500 millions de dollars en 2006, contre 405 millions en 2005 et une moyenne annuelle de seulement 5 millions entre 1990 et 2000. Les investisseurs étrangers, plus particulièrement les Chinois et les Sud-Africains, ont diversifié leurs placements dans le secteur minier mais également dans l'énergie et le secteur bancaire37. Avec le retour de la paix et le succès des élections, les montants d'IDE devraient encore augmenter. Déjà, il y a décrispation au niveau des investisseurs. Ils viennent de plus en plus nombreux et divers.

Par ailleurs, l'aide publique au développement a repris progressivement depuis 1999, et le soutien financier de la communauté internationale est l'une des clés du redressement économique. Le FMI a accordé un prêt de 750 millions de dollars dans le cadre de la FRPC (Facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance) sur la période 2002- 2005, et la Banque mondiale un prêt de 450 millions de dollars dans le cadre de son ERC (Crédit pour la reprise économique), 214 millions ayant été approuvés en septembre 2003 et 200 millions en février 2004. En 2004, l'aide extérieure dépassait un milliard de dollars, dont près des deux tiers provenaient des institutions multilatérales32.

B. Rôle de l'Etat et son implication directe dans l'économie congolaise

En 1966, les puissantes industries minières du Kasaï et du Katanga ont été nationalisées. C'est alors l'âge d'or du Congo, maintenant indépendant : en 1967 1 franc congolais vaut alors 2 dollars américains, les écoles publiques se développent et l'exode rural s'accélère. À partir de 1973, le pays est touché par une crise économique aiguë, due à

31 OCDE, Perspectives économiques en Afrique 2005, RDC, P33

32 http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomiedelaR%C3%A9publiqued%C3%A9mocratiqueduCongo, le 5 avril 2011 à 19:11

l'effondrement des cours de cuivre et au crash pétrolier. La corruption se généralise et l'inflation devient galopante, tandis que Mobutu privatise de nombreuses entreprises à son nom ou aux noms de ses proches (étant donnée l'insuffisance de préparation de nouveaux propriétaires de biens économiques et financiers, on assiste à une véritable hécatombe : les entreprises connaissent le lock-out les unes après les autres) (zaïrianisation et radicalisation)33. Ce sombre tableau se verra complété par des grèves régulières et un climat d'insécurité généralisé qui ne va commencer à s'estomper qu'au début du nouveau millénaire.

Ces multiples et diverses causes vont pousser les nouvelles institutions (Gouvernement de transition) à penser à de nouvelles formes d'intervention d'État pour renverser la vapeur. Parmi les structures enfantées par celles-ci, avec l'appui de leurs partenaires, on retrouve COPIREP, BCECO, et autres.

Le Comité de Pilotage de la Réforme des Entreprises Publiques (COPIREP), structure mise en place aux termes des Décrets no 136/2002 du 30 octobre 2002 et 04/047 du 20 mai 2004 est le conseil du Gouvernement, chargé de conduire la politique de la réforme des entreprises publiques (surtout dans les secteurs considérés rentables pour l'État : mines, énergie, transports, télécommunications et Finances).

L'offensif du gouvernement se traduit par une recherche permanente des ressources et de partenariat pour ainsi combler, mieux répondre efficacement aux besoins de son économie. De ce fait, après la Chine, le pays se rapproche des autres pays dits émergents, notamment le Brésil et l'Inde.

1. Monnaie

Le Congo a une longue historique des instruments monétaires depuis la période précoloniale : commençant par les coquillages (Quiranda, N'zimbu) en passant par les tissus, les métaux et pour terminer par les animaux domestiques. Aussi tôt qu'elle entre en contact avec l'extérieur, d'autres instruments d'échange apparurent dont : les cauris, les tissus de fabrication européenne, les perles de fabrication européenne, le laiton d'origine européenne et le sel importé. C'est avec l'indépendance qu'elle veut affirmer son autonomie en lançant sur le marché la monnaie fiduciaire

Cette dernière, à l'heure actuelle, reste l'une des monnaies les plus instables du monde. D'apport parce qu'elle a été à plusieurs reprises démonétisée, et ensuite parce qu'elle a été dévaluée. Entre 1960 et 2007, diverses réformes monétaires ont été mises en place : la monnaie congolaise a été dévaluée quatorze fois. La dévaluation s'est imposée, à chaque fois, comme le principal instrument pour résorber les déséquilibres. Toutes ces dévaluations ont presque pour origine le déficit des finances publiques qui a dû être résorbé par la planche à billet34.

2. Banques

La monétisation du déficit public, qui poussait l'inflation vers des niveaux très élevés, a été largement maîtrisée à partir de 2002. Dans le même temps, la BCC (Banque centrale du Congo) était dotée de nouveaux statuts établissant son indépendance dans la conduite de la politique monétaire (même si ses hauts dirigeants sont nommés par le président de la République) et limitant les avances au Trésor. Le taux d'inflation, qui culminait à près de 900 % pendant la décennie 1990-2000 et 357 % en 2001, a ainsi été ramené à un taux à un chiffre depuis 2007 (9,9 %). Il est depuis, peu ou prou, à ce jour stable35.

La maîtrise de l'inflation a permis à la BCC de diminuer progressivement son taux d'escompte, passé de 27 % en 2002 à 6 % au premier semestre de 2004, avant de remonter à 14 % en août 2004 du fait des tensions inflationnistes. Cependant, étant donné la faible bancarisation de l'économie et le mauvais fonctionnement du système bancaire, la manipulation des taux d'intérêt n'est pas un instrument efficace de régulation de la masse monétaire. La BCC doit par ailleurs faire face à un fort accroissement de la demande de liquidités, en raison notamment d'un retour relatif à la confiance en la monnaie nationale, dans une économie très largement « dollarisée ». Les acteurs économiques effectuent l'ensemble de leurs transactions en espèces, en dépit de l'absence de grosses coupures36.

La crédibilité des banques a été fortement ébranlée avec les faillites et le manque de liquidités. Le nombre de comptes bancaires est infime, environ 35 000. De façon générale, la couverture géographique du système bancaire reste très faible. Il n'y a qu'un

34 KABUYA KALALA et KIKASSA MWANALESSA, Stabilisation économique et financière au Zaïre, de 1978 à 1980. Des dévaluations en cascade à la démonétisation, Kinshasa, Capas, 1980, P23

35 OCDE, op cit, P41

36 Idem

guichet pour 2,4 millions d'habitants et il n'existe qu'une dizaine de banques commerciales dont l'essentiel des activités est concentré à Kinshasa. Les opérations du secteur bancaire sont limitées au financement du commerce et aux opérations de change. Le montant des crédits à l'économie représentait moins de 1 % du PIB en 2003. Les crédits sont généralement octroyés en dollars, pour une période qui n'excède pas six mois. Il existe peu de transactions sur le marché interbancaire en dépit de l'émission, depuis fin 2002, de BTR (Billets de trésorerie) par la BCC. Les banques ont fait l'objet d'un important programme de restructuration, de recapitalisation et de liquidation. En 2004, neuf banques avaient été liquidées, dont trois banques publiques, et sept sont en cours de restructuration. Des signes encourageants se manifestent toutefois avec l'arrivée de capitaux étrangers dans le secteur (CITIBANK, STANBIC, Rawbank, etc.).

Depuis quelques temps déjà la Banque Centrale du Congo pense à la création d'un système financier national. Jusqu'à maintenant, elle étudie les différentes modalités. Toutefois, la réalité est telle que la création d'un marché des capitaux ne laisse aucun expert différent. MALINGUMU SYOSYO écrit la plus grande crainte reste non seulement la faiblesse du volume de transaction mais également, le faible niveau du PIB, d'activité industrielle et commerciale qui ne permet pas de grandes perspectives de viabilité des échanges locaux37.

3.2. Le régime de change congolais

La BCC, vu l'ordonnance-loi n° 67/272 du 23/06/1967 définissant le pouvoir réglementaire de la BCC en matière de réglementation de change, vu la loi n° 005 du 7/05/2002 relative à la constitution, à l'organisation et au fonctionnement de la BCC, édicte les dispositions ci après :

A. Organisation et Fonctionnement de marché des changes en RDC38

Dans le cadre de la libéralisation des opérations de change, telle que stipulée dans la règlementation des changes, et en vue d'assurer le bon fonctionnement et le développement de l'économie en République Démocratique du Congo, il a été convenu entre la Banque Centrale du Congo et les Banques agréées en République Démocratique du Congo ainsi que les intermédiaires financiers et non financiers égarées, ce qui suit :

37 MALINGUMU SYOSYO, Plaidoyer pour la création d'une bourse des valeurs en RDC, Journal le Potentiel, n°4224 du 22 janvier 2008, P44

38 Banque Centrale du Congo, Journal Officiel numéro spécial, 20 janvier 2010, P 127

1. Organisation de marché des changes

Il est créé un marché de change au comptant et à terme entre la Banque Centrale du Congo et les intermédiaires agréés, sur lesquels sont traitées :

Les opérations d'achat et de vente entre monnaie nationale et devises étrangères

Les opérations d'achat et de vente des devises étrangères contre d'autres devises étrangères librement convertibles.

Signalons que les participants sont les Banques agréées citées ci haut, qui adhèrent à la convention par l'institut d'émission.

Dans le cadre de cette convention, elles acceptent (les banques) mutuellement comme partenaires et s'engagent à respecter strictement les termes de la présente convention. Chaque participant portera par écrit à la connaissance des autres, le nom de son chef cambiste et la liste de ses autres agents cambistes autorisés à s'engager irrévocablement sur le marché. Tout changement du chef cambiste et toute modification de la liste des autres agents autorisés, doivent être signalés aux autres participants.

Enfin, le marché de change est marché non localisé, et les opérations y sont relatives, traitées par téléphone, télex ou tout autre moyen de communication requis. Durant les jours ouvrables, les intervenants peuvent réaliser des transactions de change qui sont traitées de gré à gré aux cours déterminés par le libre jeu de l'offre et de la demande.

2. Fonctionnement de marché des changes

Lors de chaque transaction, chaque partie doit indiquer (verbalement, par écrit ou par voie électronique), la date de la transaction, la monnaie vendue, le montant acheté et vendu, le cours de change, la date de la conclusion et d'échéance (pour les opérations de change à terme), la date de valeur, le correspondant et le lieu de paiement de la monnaie achetée et vendue.

Au cas où une opération a été conclue verbalement, elle doit être confirmée le même jour par l'une et l'autre partie. La confirmation se traduit par l'échange d'un écrit, lettres, télex, télécopie ou d'autre moyen électronique accepté par les participants et, c'est à la

charge de chacun d'entre eux. Elle doit contenir les éléments que ceux énumérés ci précédents.

La confirmation d'une transaction par une partie n'entraîne pas sa nullité et ne le soustrait pas de ses obligations au titre de cette opération. Les données à communiquer à la BCC, portent sur les opérations conclues entre 9heures et, les informations y relatives sont intégrées dans les données de la journée.

Les participants sont tenus de mettre en place les procédures de contrôle interne nécessaires au respect des règles de gestion des opérations de change. Ils sont à cet effet, tenus notamment de procéder à une stricte séparation entre les fonctions de négociation des contrats de change (Front - office) et celles de contrôle des contrats de change appelé (Back - office).

Les participants sont en dépit de tout ce qui est développé ci-haut, tenus de communiquer à chaque appel d'un membre, un cours acheteur et vendeur pour chaque devise demandée exceptionnellement et lorsqu'un participant ne désire pas s'engager, il doit le mentionner expressivement au préalable en disant « cours à titre indicatif ». La contre - valeur en Franc Congolais de cours indiqué est arrondi à quatre décimales.

Cependant, les participants au marché des changes peuvent effectuer les opérations au comptant et/ou à terme. Les opérations au comptant se dénouent dans les deux jours ouvrables au plus tard et celles à terme, à l'échéance contractuelle.

Les contre-valeurs en CDF des opérations des changes sont calculées au cours convenu entre les contractants et sont payées à la date convenue selon les choix des contractants par :

I La chambre de compensation I Le crédit en compte et

I Le versement de numéraire.

Pour les opérations à terme, l'échéance contractuelle doit tenir compte des jours fériés en RDC et à l'étranger.

B. Régime de change en République Démocratique du Congo

Depuis l'indépendance, la RDC a adopté trois régimes des changes, à savoir :

· Régime de change fixe : 1960 - septembre 1983, où la monnaie congolaise a été rattachée successivement au Franc belge, au dollar américain et puis au DTS

· Régime de change contrôlé : septembre 1983 - février 2001

· Régime de change flottant : depuis février 2001

De plus, dans la vie économique du Congo démocratique, il y a deux périodes où il est noté un véritable phénomène inflationniste de la nature de sous-développement. La première va de 1960 à 1967 et la seconde de 1990 à 1999. L'inflation de la première période « est une inflation du type institutionnel. Celle-ci trouve sa cause profonde dans la désarticulation de l'organisation politique dès l'accession du pays à l'indépendance ». La seconde est « caractérisée par des mutations politiques avec l'amorce du processus démocratique, mutation ayant les mêmes incidences économiques néfastes que durant 1960- 1967, incidences liées à la faiblesse des gouvernements et à une gestion économique et budgétaire laxistes »39.

Le pays est entré dans la spirale hyper inflationniste avec des taux d'inflation à quatre chiffres à des niveaux impensables (9786,9 % en 1994). À part 1997 où le taux d'inflation est tombé miraculeusement à 13,7 %, les autres années sont caractérisées par une très forte inflation. Au cours de la période 2001-2005, le taux d'inflation annuel moyen a été de 367,4 % et le taux de change de la monnaie nationale par rapport au dollar américain s'est déprécié en moyenne de 70,5 %. Néanmoins, c'est exactement en 2001 que cette situation semble s'améliorer et l'on assiste à une baisse drastique du niveau général des prix qui vont être ramené à une inflation à un chiffre40.

Par ailleurs, l'histoire monétaire de la RDC se révèle être importante aux yeux des économistes dans la mesure où, elle offre un champ d'étude vaste et riche pour vérifier

39 MABI MULUMBA, La monnaie dans l'économie, Kinshasa, CERDI, 2001, p. 157-158

40 LUWANSANGU Paul, Bilan économique de la RDC 2001-2005 : est-ce la fin de la malédiction ? Journal Le Potentiel, n°3467, 6 juillet 2005, P 67

quelques théories de l'économie monétaire. Dans ce cadre, la réforme monétaire, par exemple, opérée le 22 août 1993 avec un changement de signes monétaires, illustre avec beaucoup d'évidence le rôle de l'élément confiance dans la monnaie. Suite au refus des deux provinces du Kasaï d'utiliser les nouveaux signes monétaires, il s'est créé, dans le pays, un nouvel espace monétaire où les anciens signes monétaires ont continué à circuler malgré leur démonétisation41.

1. Détermination du taux de change

La question de la détermination du taux de change a pris progressivement une part grandissante dans les analyses de l'économie tant nationale qu'internationale. De nos jours, la valeur des monnaies les plus importantes connait des fluctuations continues et le rôle des variations de taux de change est au centre d'un grand nombre des problèmes économiques.

Durant la plus grande période du XXème siècle, les taux de change étaient simplement déterminés par les pouvoirs publics et non définis sur un marché ouvert. Jusqu'aux années 1970, le système des changes fixes ont en effet prévalus d'abord sur un étalon-or.

La notion de la détermination du taux de change à long terme, présente quatre déterminants qui sont : les niveaux de prix comparés, les barrières commerciales (taxes et quotas), les préférences des consommateurs relatives aux produits domestiques ou étrangers et la productivité. Dans ce cas, nous pouvons examiner l'impact de chacun d'eux sur le taux de change. Tout en ayant l'idée que, tout ce qui accroît la demande de la monnaie domestique au détriment des biens étrangers, provoque l'appréciation de la monnaie domestique. D'autant plus que ces produits continueront à bien se vendre si la monnaie est forte. Réciproquement, tout ce qui augmente la demande de biens étrangers aux dépens des produits domestiques, provoque une dépréciation de la monnaie, car sa valeur doit baisser pour que ces produits continuent à se vendre.

41 KABUYA KALALA et MATATA PONYO MAPON, L'espace monétaire Kasaïen, crise de légitimité et souveraineté monétaire en période d'hyperinflation au Congo (1993-1997), Éditions L'Harmattan, Paris, 1999, P 170

a. Les niveaux prix comparés

D'après la théorie de la PPA, quand les prix des biens européens augmentent (les prix de biens étrangers étant constants), la demande portant sur ces produits chute, et l'euro a tendance à se déprécier pour qu'ils continuent à se vendre. Inversement, quand les prix des biens japonais augmentent de sorte que les prix relatifs des produits européens baissent, ceux-ci peu demandés ; l'euro a alors tendance à s'apprécier et les produits européens continuent à se vendre, même avec un euro plus fort42. Cela nous pousse à émettre l'hypothèse selon laquelle une augmentation à long terme, du niveau général des prix dans une économie relativement au niveau général des prix dans le reste du monde, provoque une dépréciation de sa monnaie.

b. Les barrières commerciales

Que ces barrières soient tarifaires, (droits de douane que les produits étrangers doivent supporter à leur entrée dans une économie) ou non tarifaires (limitations quantitatives : contingentements ou quotas), les barrières au commerce international peuvent influencer le taux de change. Cependant, le renforcement des barrières commerciales protégeant une économie provoque une appréciation de sa monnaie sur le long terme.

c. Les préférences relatives aux biens domestiques ou étrangers

Cette explication se fait preuve dans le cas où, si les congolais montrent plus d'appétence pour les produits européens. Par exemple, les fromages français ou les voitures allemandes, la demande de biens européens augmente (exportations), ce qui provoque une appréciation de l'euro : les produits européens continuent à se vendre même si l'euro est plus fort. De la même idée, si les européens se mettent préférer les voitures japonaises aux voitures européennes, la demande accrue de produits japonais (importations) affaiblit l'euro. Cela étant, une hausse de la demande de produits exportés par une économie provoque une appréciation de sa monnaie dans le long terme. Dans le contraire, un accroissement de sa demande de produits importés provoque une dépréciation de sa monnaie.

42 F. MISHKIN, op cit, P 600

d. La productivité

En ce qui concerne ce type de déterminant, si les gains de productivité sont plus élevés dans une économie que dans le reste du monde, ses entreprises peuvent baisser leurs prix (relativement à ceux de leurs concurrents étrangers), tout en réalisant des profits identiques ; leurs produits sont alors plus demandés et la monnaie de cette économie a tendance à s'apprécier. Dans le cas contraire, ses produits deviennent relativement plus chers et sa monnaie a tendance à se déprécier.

D'où, sur le long terme, plus une économie ne devient productive par rapport aux autres, plus sa monnaie s'apprécie43. Dans le cas de la zone euro, cela se justifie du fait que le taux de change se lit en unités de monnaie étrangère par euro.

2. Prélèvement de la redevance de contrôle de change en RDC

La BCC perçoit une redevance en change de 2% sur tout paiement vers ou en provenance de l'étranger sans distinction de la qualité du donneur d'ordre ou de bénéficiaire. Elle peut mandater les intermédiaires agréés ou tout autre organisme d'Etat à percevoir, pour son compte, la redevance du contrôle de change. Par opération soumise à la redevance de contrôle de change44, on attend :

v' Tout paiement effectué ou reçu par les banques agréées vers ou en provenance de l'étranger ;

v' Toute exportation sans rapatriement des devises.

Ne sont pas concernées par la perception de la redevance de contrôle de change :

v' Les opérations de change effectuées pour compte du trésor public et la BCC ;

v' Les opérations de change effectuées par les banques agréées pour leur propre compte au titre d'arbitrage, d'intervention sur le marché des changes interbancaires des frais et commissions décomptés par les correspondants ainsi que les arbitrages effectués par les bureaux de change ;

v' Les opérations de débit et crédit entre les comptes en devises ouverts auprès du système bancaire national ;

43 F. MISHKIN, op cit, P 601

44 BCC, journal officiel numéro spécial, 20 janvier 2010, P 127

v' Les retraits en espèces sur les comptes en devises, quel que soit le titulaire ;

v' Toute vente et tout achat de monnaies étrangères contre monnaie nationale par les banques ou autres internationales ;

v' Toute opération de débit ou crédit effectuée par les résidents sur leurs comptes à l'étranger ;

v' Les opérations des missions diplomatiques et des organismes internationaux.

La redevance de contrôle de change est payable en monnaies étrangères et les montants y relatifs sont versés à la BCC conformément aux instructions administratives édictées par celle-ci. L'annulation d'une opération de change entraîne la résistance de la redevance de contrôle de change perçu. Cette annulation ne peut intervenir que dans un délai de 15 jours maximum à dater de la perception de la redevance de contrôle de change par la banque intervenante.

3.3. Les biens échangeables congolais

Les produits échangeables sont ceux susceptibles de faire l'objet du commerce international soit comme exportations (les exportables), soit comme importations (les importables). On y trouve la plupart des produits minéraux et agricoles, les produits miniers, les biens manufacturés et certains services, comme le transport maritime ou aérien ainsi que les services financiers et d'assurance.

A cet effet, le sous-sol congolais renferme de nombreux minerais dont la quantité et la localisation sont insuffisamment déterminées. Cette réalité comme depuis l'époque coloniale a été confirmée par des révélations des satellites qui font état de l'existence des minerais dans presque toutes les provinces de la République Démocratique du Congo.

L'économie de la République Démocratique du Congo est aujourd'hui malade, étant en constant recul depuis l'indépendance.

Le désinvestissement, la mégestion, la fluctuation des cours des matières premières sont autant des facteurs qui ont entraîné l'effondrement de notre économie depuis les années 80, provoquant l'informalisation des secteurs entiers de la vie économique nationale.

La République Démocratique du Congo regorge d'importantes ressources minérales, lesquelles suscitent convoitises et constituent indiscutablement l'un des enjeux essentiels de nombreuses guerres que le pays a connues. De tout temps, lesdites ressources minérales ont représenté le pilier de plusieurs pôles géographiques de développement du pays et ont été concentrées principalement dans quelques provinces de la manière ci-après :

le cuivre, le cobalt, le zinc et le cadmium au Katanga ;

les mines d'or, de coltan, de cassitérite, de wolframite et de monazite, dans les provinces de l'ex. Kivu et en Ituri dans la Province Orientale ;

les diamants dans les deux Kasaï.

S'agissant de la production minière, jadis constituée d'une dizaine de substances, il sied de signaler qu'elle n'est plus réduite qu'aux diamants, cuivre et cobalt.

Lorsqu'en 1907 fut découvert le premier gisement de diamant aux environs de Mai MUNENE (Kasaï Occidental), et le premier diamant à MBUJI MAYI en 1918, cette pierre précieuse ne suscitait encore que peu d'intérêt pour les populations autochtones. Il n'en est plus ainsi aujourd'hui.

Le diamant occupe de milliers de creuseurs et des négociants, non plus seulement au Kasaï, mais aussi dans le Bandundu et la Province Orientale, et peut être bientôt dans les autres provinces de la République Démocratique du Congo.

Le secteur artisanal du diamant en République Démocratique du Congo a connu plusieurs périodes de monopole et de libéralisme et a évolué de la manière suivante :

? de 1960 à 1982 : Monopole de BEERS et la Société MELTAX. Cette période a été caractérisée d'abord par l'interdiction formelle de l'exploitation. Toute exploitation, détention et commercialisation frauduleuses du diamant étaient sujet à des répressions sanglantes. Ensuite, l'exploitation artisanale du diamant ne fût autorisée que dans la seule zone de Tshikapa et la production était vendue en exclusivité aux sociétés BRITMONDS de DE BEERS et MELTAX qui détenaient ce monopole d'achat.

Pour parer à cette situation, l'Etat décida de confier le monopole d'achat et d'exportation à la SOZACOM qui ne disposait ni d'infrastructures, ni de capacité financière nécessaire.

? De 1982 à juillet 2000 : libéralisation des activités artisanales de diamant et de l'or. . Cette libéralisation conduit à l'explosion de l'exploitation artisanale entraînant l'établissement de plusieurs comptoirs d'achat dans les sites d'exploitation

Afin d'assurer un contrôle efficace de la valeur à l'exportation des diamants et de l'or de production artisanale, le Gouvernement créa en 1984 le Centre National d'Expertise (CNE) à qui il confia aussi l'expertise du diamant produit par MIBA.

Pendant cette période, les réalisations du secteur de l'artisanat minier se sont chiffrées à presque 213 millions de carats pour une valeur globale de plus ou moins 3,494 milliards de USD, soit une moyenne annuelle de 12 millions de carats au prix moyen de 16,34 USD par carat. Le dernier monopole en date est celui confié à IDI-Congo de 2000 à 2001 ; qui a été supprimé et remplacé par le libéralisme45.

Une firme d'Israël, « l'International Diamond Industries (IDI) », a obtenu un monopole de 18 mois sur les exportations de diamants de la RDC, en septembre 2000, par l'entremise de la filiale de la société, IDI-Congo46.

Au moment de la signature, le gouvernement de la RDC défendait le monopole des diamants en affirmant : « Il s'agit de la meilleure manière de commercialiser de façon transparente la production de diamants du Congo, qui inspirera la confiance en ce qui concerne le certificat d'origine du pays qui accompagnera chacun des paquets exportés par IDI ». Cela a eu l'effet exactement le contraire et l'on n'a pas vu l'ombre d'un certificat d'origine.

Les exportations en provenance de la RDC ont chuté immédiatement, entre- temps, de l'autre côté du fleuve, à Brazzaville, il se passait autre chose. Dès que le monopole de l'IDI a été instauré, on a assisté à une chute de 50 % des importations de la RDC en

45 MAKANZU MALEKA ZIYUKU, Bulletin statistique minier, draft Octobre 2007, P 115

46 CHRSTIAN DIETRICH, Monnaie forte : L'économie criminalisée des diamants dans la République Démocratique du Congo et les pays voisins, 2002, P 137.

Belgique (ce qui s'explique par le fait que IDI est une société Israélienne); et à une augmentation soudaine et phénoménale des importations de diamants du Congo Brazzaville, un pays qui ne produit lui -même pratiquement pas de diamant.

Les statistiques montrent que le monopole de IDI à Kinshasa a occasionné une augmentation de la contrebande par l'entremise du pays voisin, le Congo- Brazzaville. Les fausses déclarations de provenance et d'origine sont cependant courantes aux douanes Belges.

Le secteur de diamant est actuellement caractérisé par le libéralisme avec la création du Centre d'Evaluation, d'Expertise et de Certification des substances minérales précieuses (CEEC), qui a remplacé le Centre National d'Expertise des Substances Minérales Précieuses « CNE ». Les statistiques des expertises faites depuis la mise en place du CEEC montrent les faits47 ci-après :

 

La plupart des achats en valeur se font à Kinshasa ;

Mbuji-Mayi est le centre qui produit le plus de diamant en caratage, cette production se fait dans les concessions de la MIBA ;

Tshikapa est la zone la plus importante pour sa contribution en valeur ;

Les diamants de meilleures qualités proviennent de KAHEMBA avec une valeur de 79,89 USD/carat et de TEMBO pour une valeur de 85,34 USD/carat (chiffres 2002).

Après avoir défini les concepts et présenté les généralités sur ces concepts, il nous parait impérieux de se pencher sur le fondement théorique du travail et le cadre méthodologique.

Chapitre II : FONDEMENT THEORIQUE ET CADRE
METHODOLOGIQUE

Section 1 : Fondement théorique du travail

Dans ce travail, nous avons étudié la relation entre le taux de change réel et les prix réels des produits de base dits échangeables dans toute l'étendue du pays qui est tributaire de ceux-ci, tout en nous inspirant de la théorie de NURKSE, qui en 1945, avait défini le taux de change d'équilibre comme étant le taux qui conduirait à l'équilibre de la balance des paiements.

La définition du taux de change réel d'équilibre comme le prix relatif des biens échangeables vis-à-vis des biens non échangeables reposent sur une approche walrassienne de l'équilibre. En effet, Pareto VILFREDO (1848-1923), économiste italien, dont sa contribution la plus célèbre à la théorie économique est la définition du concept d'optimum économique.

Parmi ses travaux figure l'analyse des anticipations des agents économiques. Celles-ci, n'étant pas indépendantes les unes des autres, peuvent susciter des mouvements d'opinion pessimistes qui génèrent des crises. Pareto est également le père de la notion d'optimum. L'économie est à un optimum lorsqu'on ne peut améliorer la situation d'un agent sans détériorer celle d'au moins un autre agent. Ce concept est très utilisé en économie, car il permet de prendre en compte la non-additivité des utilités des différents agents. La concurrence permet d'atteindre l'optimum au sens de Pareto.

Le prix relatif est suffisamment flexible pour assurer l'égalité entre l'offre relative et la demande relative de biens échangeables par rapport aux biens non échangeables. En ce sens, il synthétise l'ensemble des incitations qui orientent dans un pays l'allocation des ressources entre les deux secteurs, et reflète les préférences des consommateurs entre les deux types de biens. La littérature académique s'est donc essentiellement penchée sur ce concept pour évoquer la notion de change d'équilibre.

Section 2 : Approche méthodologique du travail

Le but ultime des études et recherches est de fournir des éléments

pour être résolu, le recueil et l'analyse d'informations appropriées. En d'autres termes, réaliser un mémoire revient à produire de la connaissance scientifique en vue de la prise de décision. Avant de traiter du processus à suivre pour la production d'une telle connaissance, nous avons examiné ses caractéristiques.48

La méthodologie n'est pas seulement un mot savant pour désigner méthode de recherche, mais une méthode et technique de recherche c'est-à-dire, une étude de la relation entre les concepts théoriques et les conclusions qui s'appliquent au monde réel. Elle devient alors une branche de l'économie où on examine la façon dont les économistes justifient leurs théories et les raisons qu'ils évoquent pour préférer une théorie à une autre.

A. Essence des données

Dans une démarche scientifique, une donnée est appréhendée comme un élément fondamental sur lequel se bâtit un raisonnement, une recherche, une étude ou une oeuvre, afin que la classification de l'information permette de transformer les faits bruts en données. Elle consiste à classer les faits recueillis à l'intérieur des catégories prédéterminées. Il importe donc de préciser la procédure que l'on utilise pour effectuer la classification de l'information. Dans notre travail, les données sont à caractère quantitative ayant trait à l'évolution du taux de change et le prix de Diamant produit par la MIBA qui couvre la période allant de 1992 à 2009.

B. Technique de récolte des données

Comme nous l'avions précisé dans l'introduction, que tout travail

scientifique doit être sanctionné par une technique qui permettra une bonne récolte. Raison pour laquelle nous avions procédé à la technique documentaire qui consistait à la vérification des différents rapports de la Banque Centrale du Congo de 1994, 2000, 2006 et 2008, des différents Ministères ainsi que l'accession à des documents du Web par Google, Wikpedia, ainsi qu'à divers autres documents en rapport direct ou indirect avec notre sujet. L'étude documentaire : elle consiste à relever des faits ou opinions dans des ouvrages ou documents

48 WALLISER B. et PROU C. : La science économique, Edit. Seuil, 1988, P 395

qui servent le plus souvent à appuyer une argumentation. Mais l'étude documentaire peut aussi être l'outil principal d'une recherche (état de l'art dans un domaine particulier)49

C. Technique de traitement des données

Dans cette étude, nous avons fait usage de la méthode inductive laquelle nous a permis de faire recourt à la méthode de moindre carré ordinaire. Dans cette optique, pour traiter nos données, le logiciel Eviews nous a beaucoup plus facilité ce traitement. Pour permettre la vérification de nos hypothèses, l'outil économétrique nous a aidé dans le cadre de la spécification de notre modèle ; afin de savoir si ce dernier est significatif ou pas.

Par des procédés fondés sur l'observation et l'expérience personnelle des choses et des faits, la méthode de moindre carré ordinaire avec une régression simple, a fait que nous sachions les implications ou l'influence qu'a le taux sur les prix des biens en RDC durant notre période d'étude.

D. Cadre d'analyse

Une fois que la revue de la littérature est effectuée, l'on est en mesure de proposer un cadre permettant de répondre aux questions posées. En effet, cette section a été l'occasion de faire une description des méthodes de recherches proposées pour chacun des objectifs de l'étude. Ces méthodes peuvent être économiques et /ou statistiques ou tout autre instrument permettant d'obtenir des résultats d'une scientificité reconnue Par ailleurs, cette partie doit contenir non seulement cette brève description des méthodes générales qui seront employées mais également elle fera une analyse des variables ou facteurs à mesurer ou à étudier.

Pour appréhender ces problèmes, la démarche adoptée ici a consisté à lier, par une équation économétrique de long terme, les taux de change effectifs réels à un vecteur de facteurs censés en influencer l'évolution « normale » définie comme celle observée en moyenne sur un large échantillon de pays en développement.

49 MUSTAPHA KASSE, Méthodologie de la recherche, PUF, Paris, 2000, P 20

TAUX DE CHANGE ET LES PRIX RELATIFS DES BIENS ECHANGEABLES EN RDC OMWAMI V.

Soit le modèle yt = al] + a1Xt + Et avec comme :

· yt = la variable expliquée ou endogène. C'est elle qui dépend du mouvement des autres variables

· al] = c'est la constante

· a1 = coefficient de la variable exogène ou variable explicatives

· Xt = est la variable explicative ou endogène

· Et = est pris comme le coefficient d'erreurs ou une variable aléatoire.

Pour ce qui concerne la modélisation, la régression simple nous a permis d'expliquer l'influence du taux de change sur le prix de bien, de vérifier s'il existe un parallélisme entre ce dernier et le taux de change et aussi de voir la tendance générale de l'évolution du taux de change.

En cela, notre modèle s'explique comme suite :

yt = al] + a1Xt + Et

yt = le prix de Diamant endogène

al] = la constante

a1 = le coefficient de la variable exogène qui se conçoit comme la pente sous l'équation linéaire et l'élasticité en fonction logarithmique

Xt = représente le taux de change ou la variable exogène Et = est le vecteur de la variable aléatoire ou erreur

Ce chapitre, nous osons le rappeler, a porté sur le fondement théorique et le cadre méthodologique de ce travail. Dans les pages qui suivent, nous allons présenter les données, les traiter, les analyser et interpréter les résultats.

Chapitre 3 : PRESENTATION DES DONNEES, TRAITEMENT DES
DONNEES, ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS

Section 1: Présentation des données de la recherche

Cette partie est sanctionnée de la démonstration de l'évolution du taux de change en République Démocratique du Congo durant la période ciblée ci haute.

En effet, nous avons constaté qu'en RDC, le taux de change n'évolue pas en baise ni en parallèle avec les prix de certains produits cités sur les lignes précédentes.

Tableau 1 : évolution du taux de change et de prix de diamant de 1992 à 2009 en USD

Obs

PD

TC

1992

10.66000

2.151400

1993

11.08000

2.514400

1994

10.00000

0.011900

1995

11.38000

0.070200

1996

11.67000

0.501800

1997

12.66000

1.313400

1998

14.19000

1.606700

1999

20.26000

4.018300

2000

17.98000

21.81830

2001

11.70000

206.6201

2002

13.25000

346.4903

2003

14.90000

405.3401

2004

13.48000

401.0402

2005

14.80000

406.0901

2006

15.17000

468.0500

2007

15.53000

516.6800

2008

25.57000

561.1210

2009

17.33000

904.5300

 

Source : Rapport Annuel de la Banque Centrale du Congo 2006

Signalons que dans les deux séries des données récoltées, il y a eu manque des données pour la série prix de diamant symbolisé par PD de 2007 et 2008 ; et dans la série taux de change symbolisée par TC, de 1992 à 1994. Pour compléter ces données ou ce manque, nous avons fait recours à la formule du taux moyen de croissance donnée par la

formule suivante : r = ~~P~

P0 - ~

TAUX DE CHANGE ET LES PRIX RELATIFS DES BIENS ECHANGEABLES EN RDC OMWAMI V.

Ainsi, pour trouver les données de période antérieure, nous avons appliqué la formule ci

P

après : Po = 71

- (1+r)71

Et pour les périodes postérieures, la formule qui nous a aidé est : Pn = Po(1 + r)71

Du tableau ci haut, il ressort une explication dramatique en ce qui concerne l'évolution qu'a subi le taux de change durant cette période d'étude c'est-à-dire de 1992 à 2009. Comme nous l'avions présumé dans l'hypothèse que l'évolution du taux de change en RDC aurait été toujours évoluée en hausse, même avant que nous nous mettions en la recherche afin de découvrir le problème qu'il est entrain de causer à l'économie congolaise.

Tableau 2 : Evolution de tendance des exportations officielles du diamant de 1983 à 2005.

 

EXPORTATION DE LA PRODUCTION ARTISANALE

EXPORTATION DE LA PRODUCTION INDUSTRIELLE

TOTAL DES EXPORTATIONS

Comptoirs Agrées

Gécamines Commerciale

Sociétés Minières

 

Valeur en USD

Caratage

Valeur en USD

Caratage

Valeur en USD

Caratage

Valeur en USD

1983

5.920.350,00

71.000.781,00

254.269,00

20.128.847,00

5.538.110,00

47.789.763,00

11.712.729,00

138.919.391,00

1984

10.650.846,97

136.866.902,00

912.033,09

22.985.866,31

6.566.807,00

56.762.573,45

18.129.687,06

216.615.341,76

1985

12.415.490,27

130.100.987,00

582.538,78

15.261.075,99

6.619.141,80

54.089.605,76

19.617.170,85

199.451.668,75

1986

14.201.455,35

151.035.034,45

339.672,81

9.176.345,09

7.739.512,70

63.591.503,99

22.280.640,86

223.802.883,53

1987

11.253.658,24

117.404.461,00

347.093,88

11.925.907,99

7.719.927,40

66.392.062.,21

19.320.679,52

195.719.431,20

1988

10.067.122,89

196.179.710,62

159.747,56

10.055.546,68

7.999.902,50

72.394.218.69

18.226.772,95

278.629.475,99

1989

8.638.461,10

153.873.886,00

102.523,32

5.183.247,00

8.911.220,70

91.799.991,42

17.652.205,12

250.857.124,42

1990

9.502.187,89

139.441.313,00

274.884,23

15.683.953,00

9.650.479,30

102.573.619,48

19.427.551,42

257.698.884,35

1991

10.251.359,91

125.640.328,00

346.799,81

9.571.761,00

7.215.970,10

76.981.768,44

17.814.129,82

212.193.857,40

1992

8.933.802,97

185.042.433,89

361,60

49.083,00

4.345.016,20

46.319.911,37

13.279.180,77

231.411.428,26

1993

10.616.411,96

259.748.600,00

356,20

33.833,00

4.710.324,70

52.175.187,89

15.327.092,86

311.957.620,90

1994

11.376.742,35

243.178.171,00

 

0

4.878.410,70

53.321.776,93

16.255.153,05

296.499.947,93

1995

16.344.807,99

314.783.138,00

0

0

5.507.050,30

62.690.410,89

21.851.858,29

377.473.548,89

1996

15.436.905,70

312.973.482,00

0

0

6.506.815,50

75.924.114,09

21.943.721,20

388.897.596,09

1997

15.580.462,32

308.059.805,00

0

0

6.167.811,70

78.096.666,50

21.748.274,02

386.156.471,50

1998

19.252.851,19

356.839.146,00

0

0

6.620.889,50

93.963.943,24

25.873.740,69

450.803.089,24

1999

15.327.546,98

192.635.874,00

0

0

4.800.777,61

97.261.794,59

19.632.356,59

289.897.667,59

2000

11.364.456,24

168.575.778,00

0

0

4.259.869,50

76.603.965,00

20.168.324,59

245.179.743,00

2001

11.842.914,62

202.975.456,00,

0

0

6.194.518,70

72.528.252,00

18.037.433,32

275.503.708,00

2002

16.174.451,11

320.730.411,00

0

0

5.427.368,09

71.915.804,00

21.601.819,20

392.646.215,00

2003

19.141.474,55

524.120.836,00

0

0

*7.970.051,70

*118.621.457,00

27.111.526,25

642.742.294,00

2004

22.119.173,37

616.657.355,00

0

0

*7.868.888,76

*110.829.052,00

29.988.062,13

727.486.407,00

2005

26.838.727,31

793.807.935,00

0

0

**4.895.020,46

**76.500.035,00

31.733.747,77

870.307.938,00

Total

313..251.661

6.021.671.824

3.320.280,28

120.055.466

148.113.885

1.719.127.477

468.693.857

7.860.854.767

 

Source : Bulletin statistiques minières de la MIBA, Draft d'octobre 2007, P 141

TAUX DE CHANGE ET LES PRIX RELATIFS DES BIENS ECHANGEABLES EN RDC OMWAMI V.

Pendant 23 ans de libéralisation de l'exploitation du diamant, le secteur à produit et a exporté 469 millions de carats de diamants d'une valeur globale de 7.860 millions de USD. La répartition se présente de la manière suivante :

· Production artisanale : 316.571.941,28 carats pour une valeur de 6.141.727.290 USD.

· Production industrielle : 148.113.885 carats pour une valeur de 1.719.121.477 USD50.

Le record historique réalisé à partir de 2002 est la résultante selon le CEEC :

· de la mise en application du processus de Kimberley ;

· d'une meilleure gestion du pipeline depuis le puits jusqu'à l'exportation, spécifiquement au niveau de l'encadrement des comptoirs et des expertises pour lesquelles le CEEC a bénéficié d'une assistance technique du SIDC/WWW durant le deuxième semestre 2003 ;

· l'amélioration de l'image du diamant congolais grâce aux initiatives entreprises par la haute direction du CEEC.

Section 2 : Traitement des données

A. Présentation des résultats

Le résultat de notre estimation se présente comme suite :

DLPD = -0.06438247992 + 0.01266035898 * DLTC + 0.302282332 * DUM

t - 0. 618507 0. 499101 1. 066020

DLPD = variable expliquée

DLTC = variable explicative

Le chiffre - 0,6438247992 = représente le facteur non saisi par le modèle DUM = variable d'ajustement du modèle

50 MAKANZU MALEKA ZIYUKU, op cit, P 152

B. Test des paramètres

Pour tester nos paramètres, nous émettons les hypothèses suivantes : Lorsque la probabilité de t statistique ou tca/ est inférieure à 0,05 ; H0 non significatif et on rejette l'hypothèse nulle selon laquelle, la valeur calculée du coefficient de corrélation = 0. On accepte alors l'hypothèse alternative d'où H1 significatif.

Avec le logiciel Eviews, la règle de décision est que si la probabilité des paramètres est supérieure à 0,05, on accepte H0 et on rejette H1. Dans notre cas, aucune de nos variables n'est significative c'est-à-dire n'explique le modèle.

Il est de même que, notre modèle n'est pas globalement significatif car le Fcal est inférieur à

Fth.

C. Tests économétriques

Pour tous les tests économétriques, les hypothèses sont restées les mêmes c'est-à-dire H0 est significatif et H1 non significatif. La règle de décision est que : on accepte H0 quand la probabilité liée à Fcal est supérieur à 0,05. Mise à part le test de normalité et de Durbin Watson, les autres tests leurs résultats en annexe.

a) Test de normalité

? Test de Jarque Bera

Une autre hypothèse utilisée dans les modèles de régression postule que les valeurs de la variable aléatoire suivent une distribution normale de moyenne nulle et de variance finie. Pour vérifier la normalité des résidus, le test le plus utilisé est celui de Jarque Bera suit une distribution du Khi carré avec 2 degrés de liberté. Ce test pose deux hypothèses :

- Si la probabilité est supérieure à 0,05, il y a normalité des résidus

- Si la probabilité est inférieure à 0,05, il n'y a pas normalité des résidus.

Dans ce cas, lorsque les résidus ne sont pas normalement distribués, le modèle sera biaisé. Cela étant, notre est modèle est normalement distribué d'autant plus que les erreurs sont normalisées (Dans nos résultats en annexe, la probabilité de Jarque Bera, 0,525611 est supérieure à 0,05). D'où, on accepte l'hypothèse nulle et on rejette l'hypothèse alternative.

TAUX DE CHANGE ET LES PRIX RELATIFS DES BIENS ECHANGEABLES EN RDC OMWAMI V.

? Durbin Watson

Ce test nous révèle qu'il n'y a pas auto corrélation des erreurs. Car sa valeur est très proche de 2.

Section 2 : Analyses et interprétation des résultats

Dans cette partie, nous ferons l'analyse statistique des données et de la stationnarité. A. Analyse des données

1. Analyse statistique

a) Analyse statistique de DLPD

S'agissant de l'analyse statistique il sied d'éclaircir que, selon notre modèle relatif au prix de diamant, le prix a évolué en moyenne de -0,02, en médiane de -0,004, degré maximum de 0,55 et minimum de -0,88 ainsi qu'une variance de 0,35. Voir annexe pour plus d'explication.

b) Analyse statistique de DLTC

Pour ce qui est de la variable TC, son explication statistique est la suivant : l'explication par d'une moyenne de 0,39 ; une médiane de 0,10 ; un degré maximum de 12,63 et minimum de -6,93 ainsi qu'une variance de 3,93. En partant de cette explication, notre variable n'a pas tellement expliqué le modèle, mais nous l'avons gardé car, elle est la variable cible de notre recherche. Néanmoins, cette lecture avec celle précédente explique en clair qu'aucun parallélisme n'a été enregistré pendant l'évolution de ces deux variables. Plus d'information en annexe.

2. Analyse de la stationnarité

Toutes nos séries n'ont pas été stationnaires en niveau. Selon le test ADF, les deux séries sont stationnaires en différence.

· DLPD en différence première à 5%

· DLTC en différence secondaire à 5%

Tous les tableaux et graphiques y relatifs à cette explication sont en annexe. 3. Analyse graphique

Evolution du taux des changes et de prix de diamant en
République Démocratique du Congo de 1992 à 2009, en Log.

16 12 8 4 0 -4 -8

 
 

92 94 96 98 00 02 04 06 08

DLPD DLTC

Source : élaboré à partir des données du tableau ci haut

La lecture de ce graphique nous fait montre comment le taux de change et le prix de diamant se sont comportés durant la période mentionnée ci haut. Il est vrai que la République Démocratique du Congo, depuis les périodes anciennes jusqu'à nos jours a connu trois régimes de change qui explique aujourd'hui l'évolution de son économie. Raison pour laquelle nous voyons qu'à l'issu de ces trois régimes, c'est-à-dire le régime de change fixe, ensuite le régime de change contrôlé enfin, pour évoluer avec le flottement du taux de change qui, depuis 2001, n'a pas su stabiliser l'économie de ce pays. Si nous observons ce graphique, nous remarquons qu'avant 1996, le TC avait atteint un point maximum de 1994 à 1995 et en 1996, il a atteint son point minimum de son évolution c'est-à-dire, en cette année sa variation était moins prononcée. Tandis que le comportement du PD s'est manifesté selon l'explication se tournant autour de la moyenne avec une variance très minime.

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4. Analyse économique

Cette section est l'endroit où l'on doit faire apparaitre les résultats et les effets de la recherche ; un intérêt particulier est porté sur la contribution de cette étude à travers les solutions aux problèmes posés, ainsi qu'à l'avancement, si possible, des connaissances dans le domaine d'étude. Cette dernière était axée sur l'analyse de l'influence que cause le taux de change, lorsque sa variation se voit en hausse ou en baisse sur le prix de diamant congolais produit par la MIBA durant la période sous examen.

En effet, selon la théorie monétaire, lorsque le taux de change augmente, il doit suivre aussi celle du prix des biens sur le marché. Mais dans cette étude, cette théorie ne trouve pas sa place puisque, quand le taux de change augmente, le prix de diamant n'est pas influencé par cette augmentation ; et cela se rapproche avec la théorie d'Engel sur la demande des biens inférieurs qui dit, lorsque le prix des biens augmente, la demande de ces biens va augmenter.

Cette même idée se rapproche aussi au raisonnement des Classiques qui présente la théorie monétaire de IVRING Fisher51 : M.V = P.T c'est-à-dire la théorie quantitative de la monnaie. Mais selon les critiques économiques, cette équation n'est permet pas l'explication de la vitesse de la masse monétaire, elle est qu'une identité comptable dichotomique et elle n'explique pas l'évolution de prix, donc elle est athéorique.

B. Interprétation des résultats

Nos deux variables sont exprimées en Log. En se référant de notre modèle, nous avons constaté que l'augmentation de 1% du taux de change a entrainé une augmentation de prix de diamant de 0,01%. Il s'avère qu'il y a d'autres facteurs qui ne sont pas expliqués dans le modèle, qui ont fait baiser le prix de diamant de 0,06%.

Ceci veut dire que, l'augmentation de 1% de taux de change a exigé une diminution de 0,06% avant de l'ajouter ; c'est ce qui justifie la non influence de la variation du taux de change sur le prix de diamant durant l'époque sous étude. Cette lecture soutien de manière inverse la théorie de Frederick Engel sur la demande des biens inférieurs.

51 KABAMBA NTETA, Question Spéciales des théories et Politiques Monétaires, cours FSEG, inédit, 2010 - 2011,

CONCLUSION

Tout à la fin de ce travail, qui a été édifié selon une orientation axée sur l'influence du taux de change sur les prix relatifs des biens échangeables en République Démocratique du Congo de 1992 à 2009, en prenant le diamant comme l'échantillon des biens qui explique le fait.

Par ailleurs, nous avons vu l'intérêt qu'avait notre thème, de voir si en République Démocratique du Congo, une augmentation du taux de change peut avoir de l'impact sur tous les biens dits échangeables ou s'il peut y avoir d'autres variables qui peuvent aussi expliquer les variations de ceux-ci.

Ainsi, cette préoccupation a suscité des questions suivantes :

· Les prix réels des produits de base et les taux de change réels évoluent-ils en parallèle?

· Le régime de change influe-t-il sur la capacité de pays de faire face aux fluctuations des prix des produits de base induites par celui-ci?

· A quelle tendance le taux de change a - t - il eu des effets sur les prix relatifs de ces biens durant la période sous étude ?

Les hypothèses sont les suivantes :

Tout d'abord, nous avions présumé que le taux de change aurait été vu, depuis un certain temps, toujours à la hausse par rapport aux prix des produits de base. Et dans cette période d'étude, qu'il n'a existé aucun parallélisme entre le taux de change et les prix de biens dits échangeables. Enfin, sa tendance est supposée être ascendante par rapport au niveau des prix moyens des produits de base.

Pour la vérification de procédure qui a consisté à étudier de façon approfondie par observation minutieuse en confrontant à l'expérience de la validité de nos hypothèses, nous avons fait possession de méthode inductive avec la méthode de moindre carré ordinaire, laquelle nous a facilité de traiter nos données sous l'outil économétrique avec l'appui ultime du logiciel Eviews ; soutenue de la technique documentaire, qui a consisté à une consultation d'un bon nombre des rapports de la Banque Centrale du Congo et des différents rapports du Ministère des fonctions publiques et divers autres documents.

TAUX DE CHANGE ET LES PRIX RELATIFS DES BIENS ECHANGEABLES EN RDC OMWAMI V.

Notre recherche s'est articulée autour de trois chapitres sans compter l'introduction et la conclusion.

Le chapitre premier a porté sur les considérations théoriques ;

Le deuxième a pris soin d'une étude basée sur le fondement théorique et cadre méthodologique

Le troisième enfin, a porté sur présentation des données, traitement des données, analyse et interprétation des résultats.

Après analyse des données dans le logiciel Eviews, nous avons trouvé le modèle ci après :

DLPD = -0.06438247992 + 0.01266035898 * DLTC + 0.302282332 * DUM

Comme préciser ci haut, la variation du taux de change n'explique pas celle du prix de diamant. Cette approche confirme notre première hypothèse qui stipule que si le prix de diamant bouge, aucune explication n'est fournie par rapport au taux de change. Mais cela peut s'expliquer du fait que, lorsque le prix de diamant bouge, les facteurs qui l'expliquent ne sont pas pris par notre modèle.

Pour vérifier notre deuxième hypothèse, nous nous sommes inspirés de l'analyse des nouveaux débats en politique monétaire qui portent essentiellement sur les objectifs, les stratégies, les instruments de la politique monétaire et le dispositif institutionnel de la politique monétaire. Le consensus de ces débats est de lutter pour l'accession à l'indépendance de la Banque centrale ainsi que le flottement du taux de change et la fixité de celui-ci. Dans ce cas, nous voyons que si la Banque Centrale n'a pas une politique monétaire efficace, il y aura toujours une fluctuation non contrôlée du taux de change ; d'où la confirmation de la deuxième hypothèse.

A ce sujet, pour notre dernière hypothèse, nous avons abouti aux résultats selon lesquels toutes nos données ont été stationnaires avec différence première à 5% sous trend pour la variable DLPD et en différence secondaire à 5% avec trend, pour la variable DLTC. En moyenne, toutes les variables n'expliquent pas le modèle, car, le taux de change a un itinéraire qui n'est prend pas le même chemin que celui des biens.

Si nous observons nos données, nous remarquons qu'avant 1996, le TC avait atteint un point maximum de 1994 à 1995 et en 1996, il a atteint son point minimum de son évolution c'est-à-dire, en cette année sa variation était moins prononcée. Tandis que le

comportement du PD s'est manifesté selon l'explication se tournant autour de la moyenne avec une variance très minime. Autrement dit, étant donné que les données sont en à terme logarithmique, la variable exogène est prise en fonction de l'élasticité. Après tous les tests économiques et en se basant du modèle, nous concluons que, l'élasticité du taux de change a influencé le prix de diamant est 0,01 c'est-à-dire, lorsqu'il y a augmentation de 1% du taux de change, le prix de diamant ne subi qu'une variation de 0,01%. Il s'avère qu'il y a d'autres facteurs qui ne sont pas expliqués dans le modèle, qui feront baiser le prix de diamant de 0,06%.

Ceci veut dire que, la variation de 1% du taux de change exigera une diminution de 0,06% avant de l'ajouter. C'est ce qui justifie la non influence du taux de change sur le prix de diamant durant l'époque sous étude. Cette lecture soutien notre dernière hypothèse.

Au regard de ces résultats, nous suggérons, que le gouvernement congolais cherche comment parvenir à faire crédibiliser la Banque Centrale qui représente l'autorité monétaire, afin qu'elle soit indépendante dans son exercice de la politique monétaire qu'elle a assigné il y a longtemps, afin de permettre d'atteindre tous les objectifs de la politique économique d'ensemble.

Cette recherche étant une production humaine, il ne manque jamais d'imperfection. Pour cela, tout le monde qui aura accès à ce document, trouve ici une expression d'indulgence à notre faveur; et, étant donné que d'autres points n'ont pas été abordés, l'opportunité est offerte à tout chercheur aimerait les approfondir sous d'autres angle.

TAUX DE CHANGE ET LES PRIX RELATIFS DES BIENS ECHANGEABLES EN RDC OMWAMI V.

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· Les chiffres pour avril 1989, sont issus d'une enquête menée par les Autorités Monétaires en Australie, au Canada, aux USA, en France, en Grande-Bretagne, à Hong Kong, en Italie, au Japon, aux Pays Bas et à Singapour. L'enquête d'avril 2004 a été réalisée par 52 banques centrales.

· Monnaie forte : L'économie criminalisée des diamants dans la République Démocratique du Congo et les pays voisins, CHRSTIAN DIETRICH, 2002.

· MUNSALA BUAKASA, « Des milliards USD chinois à la portée de la RDC », Journal L'Observateur, n°2804 du 28 janvier 2008

· OCDE, Perspectives économiques en Afrique 2005, RDC

· PNUD, Site en Classement Des Pays Selon L'IDH 2007

· République Démocratique du Congo, Document de la stratégie de croissance et de la réduction de pauvreté, juillet 2006

TAUX DE CHANGE ET LES PRIX RELATIFS DES BIENS ECHANGEABLES EN RDC OMWAMI V.

· Selon le Forum économique mondial sur l'Afrique tenu du 13 au 15 juin 2007 : Rankings 2007

· MALINGUMU SYOSYO, Plaidoyer pour la création d'une bourse des valeurs en RDC, Journal le Potentiel, n°4224 du 22 janvier 2008

3. Travaux cités

· ENENE SONGO D., La dollarisation de l'économie congolaise : causes et effets, cas de la ville de Kisangani, Mémoire de licence, FSEG, UNIKS, 2005 - 2006, inédit.

· PARIDRI AVO P., La politique de change et ses effets sur la balance des paiements de la RDC de 1998 à 2006, Mémoire de licence, FSEG, UNIKIS, 2008 - 2009, inédit.

4. Cours

· KABAMBA NTETA, Questions Spéciales des théories et Politiques Monétaires, cours inédit, FSEG, UNIKIS, 2010 - 2011,

5. Webographie

· http://Usembay, state.gov./Paris-ars, consulté le 5 avril 2011 à 19:11

· http://www.dsrp-rdc.org/documents/Etatsdeslieux/Etats%20des%20lieux.swfRDC, Etats des lieux, consulté le 5 avril 2011 à 19:11

TAUX DE CHANGE ET LES PRIX RELATIFS DES BIENS ECHANGEABLES EN RDC OMWAMI V.

Table des matières

Dédicace ...... ... ...... ... ...... ... ...........i

Remerciements ii

0. INTRODUCTION 1

0.1. Etat de la question 1

0.2. Problématique 2

0.3. Hypothèse 5

0.4. Objectif de recherche 5

0.5. Délimitation spatio-temporelle 6

0.6. Méthodologie de recherche 6

0.7. Subdivision du travail 6

Section I : Définition des concepts 7

I.1. Taux de change 7

I.2. Marché 7

1.3. Régime de change 8

I.4. Prix 10

I.5. Devise 11

Section 2 : Généralités sur les concepts clés 12

A. Taux de change 12

B. Marché de change 17

1. Caractéristiques des marchés de change 17

2. Les acteurs de marché des changes 18

3. Intervention de la Banque Centrale sur le marché de change 19

4. Le marché de change au sens Néoclassique 21

C. Prix 22

D. Bien échangeable 22

a) Le problème des biens non échangeables 23

b) Prix relatif des biens non échangeables et compétitivité macroéconomique : deux dimensions

distinctes du change réel 24

Section 3 : Economie de la République Démocratique du Congo 24

3.1. Généralités 24

A. Quelques structures économiques 25

1. Exploitation minière 25

2. Accord de 2007 avec la Chine 27

3. Position extérieure 27

B. Rôle de l'Etat et son implication directe dans l'économie congolaise 28

TAUX DE CHANGE ET LES PRIX RELATIFS DES BIENS ECHANGEABLES EN RDC OMWAMI V.

1. Monnaie 29

2. Banques 30

3.2. Le régime de change congolais 31

A. Organisation et Fonctionnement de marché des changes en RDC 31

1. Organisation de marché des changes 32

2. Fonctionnement de marché des changes 32

B. Régime de change en République Démocratique du Congo 34

1. Détermination du taux de change 35

2. Prélèvement de la redevance de contrôle de change en RDC 37

3.3. Les biens échangeables congolais 38

Chapitre II : FONDEMENT THEORIQUE ET CADRE METHODOLOGIQUE 41

Section 1 : Fondement théorique du travail 42

Section 2 : Approche méthodologique du travail 42

A. Essence des données 43

B. Technique de récolte des données 43

C. Technique de traitement des données 44

D. Cadre d'analyse 44

Chapitre III: PRESENTATION DES DONNEES, ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS 45

Section 1: Présentation des données de la recherche 46

Section 2 : Traitement des données 49

A. Présentation des résultats 49

B. Test des paramètres 50

C. Tests économétriques 50

Section 2 : Analyses et interprétation des résultats 51

A. Analyse des données 51

1. Analyse statistique 51

2. Analyse de la stationnarité 51

3. Analyse graphique 52

4. Analyse économique 53

B. Interprétation des résultats 53

CONCLUSION 53

BIBLIOGRAPHIE 56

TABLE DES MATIERES 59

ANNEXES






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"Piètre disciple, qui ne surpasse pas son maitre !"   Léonard de Vinci