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Contribution à  une étude sur la jouissance des droits de l'homme à  la santé mentale en République Démocratique du Congo: une approche clinique et psychosociologique des médecins aux CUK (Cliniques Universitaires de Kinshasa) de 2005 à  2010

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par Dieudonné NGALAMULUME BAKATUMANA
Université de Kinshasa - Diplôme d'études approfondies (DEA) 2010
  

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1.1.5. Droits de l'homme et sciences humaines

Dans le même ordre d'idées, R. Bruyer (1984), espère susciter chez les scientifiques et le grand public, par les informations publiées sur les droits de l'homme, une remise en question, une inquiétude critique et cruciale en cette période où les difficultés économiques, financières et l'insécurité sont énormes. Elles pourraient constituer, comme tant de fois jadis, le détonateur pour la construction de sociétés sans individu connu en tant que personne. Et de ce fait, Guillaumin cité par R. Bruyer (idem) démontre que « le concept » peut basculer de sciences humaines aux sciences biologiques. Il s'agit par exemple, du concept de race et de crime de génocide du régime Nazi en droit international ; et pour cela que l'inconsistance du concept ou vocable est difficile à évacuer de la représentation mentale des gens. De même, le concept de droits de l'homme est très ancien et on en trouve des traces dès les premiers textes de l'antiquité et tout au long de l'époque médiévale. Il s'agit d'abord de notion du « sens commun » dite dans la littérature générale et véhiculée dans la vie concrète au départ ; ensuite de l'inscription de la notion en textes officiels codifiés.

Par conséquent, une nouvelle conception vise la réalisation effective de ces droits : de droits passifs aux droits « actifs », c'est - à - dire les actions concrètes favorisant l'individu à l'exercice réel de ces droits « théoriques ». Les modifications profondes concernent les conceptions idéologiques du contenu des textes et des devoirs du sujet des droits : il ne s'agira plus de la « nature humaine » de l'homme « en soi » et éternel, mais bien plutôt de l'individu concret, vivant dans un contexte socio - culturel pleinement existant. On passe alors du « droit de ... » au « droit au... » ; de l'essence à l'existence, ici le rôle de l'intervention de l'Etat est dévolue, et consiste à assurer et à garantir la réalisation concrète des droits de l'homme. Tels sont ce qu'il est convenu d'appeler :

· Les droits politiques et sociaux. Les droits politiques représentent l'ensemble des droits qui permettent aux citoyens de participer effectivement à l'exercice du pouvoir démocratique ou de s'opposer au régime en place. Par exemple l'élection, le vote, la liberté ;

· Les droits sociaux constituent les bénéfices auxquels le citoyen doit pouvoir accéder, du fait de son appartenance à un système social ; parmi lesquels le droit de jouissance à la santé et aux bienfaits de la science médicale.

Pour R. Bruyer (op. cit, p.19), quoi qu'il en soit, la part de la perspective des droits politiques et sociaux est actuellement liée au type de démocratie en vigueur. Il est clair que les régimes à démocratie libérale mettent l'accent sur les droits politiques et laissent en veilleuse les droits sociaux ; inversement, les démocraties socialistes accentuent les droits sociaux au détriment des droits politiques. La question est donc de veiller au développement des droits sociaux dans les régimes libéraux et, de droits politiques dans les systèmes de démocraties socialisantes. Dans notre contexte de recherche, il relève d'une perspective de développement et de promotion des droits sociaux des citoyens congolais, car les gouvernants mettent l'accent sur les droits politiques au détriment des droits sociaux, à savoir : le droit à la santé des patients.

En RDC et dans le rapport annuel de l'Observatoire Congolais des Droits Humains (OCDH), rendu public en Janvier 2002 sur la question de torture, il a été démontré, après une enquête minutieuse sur terrain et de nombreux témoignages vivants, que la torture y est pratiquée de façon systématique et permanente depuis la colonisation du Congo -Belge jusqu'à nos jours.

Cette problématique relève des insuffisances en connaissances requises sur les droits de l'homme sur la question de torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains mais surtout sur les exigences juridiques de protection des droits des personnes contre les traitements inhumains et humiliants.

Pour Kayembe N'kolesha, S. et al. (OCDH, 2006), les atrocités constituent les violations des droits de l'homme ; ce qui exige la compréhension et l'explication de la notion même des droits humains en vue de saisir ses rouages, des maillons de toute la chaîne de droits de l'homme, ne fut - ce que sommaire. Ainsi, les principes des droits humains ne sont pas intégrés dans le traitement au travail des professionnels de santé en RDC, de manière à les réaliser au profit du citoyen congolais.

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"Soit réservé sans ostentation pour éviter de t'attirer l'incompréhension haineuse des ignorants"   Pythagore