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Optimisation des méthodes de modélisation de la pollution du trafic automobile

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par Sadia REMILI
Université des sciences et technologie Mohamed Boudiaf d'Oran - Magister 2010
  

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3.2 Echelle méso

3.2.1 Echelles associées

La dynamique de l'atmosphère est décrite par les équations de Navier-Stokes qui reposent sur des concepts de conservation de masse, de quantité de mouvement et d'énergie. Par une analyse aux ordres de grandeur bâtie sur les échelles caractéristiques du mouvement (échelles spatiales horizontale et verticale, échelle temporelle), le système d'équations est modifié conduisant ainsi à des méthodes de résolution différentes en fonction des échelles étudiées.

Afin de rendre compte de la forte instationnarité des mouvements atmosphériques à l'échelle d'une agglomération ou d'un massif montagneux (échelle spatiale horizontale de l'ordre de quelques dizaines de kilomètres) et notamment l'importance de la représentation des effets convectifs liés au cycle diurne (alternance jour - nuit) qui agissent sur la variation de l'accélération verticale tout particulièrement en zone de relief marqué, la formulation non hydrostatique des équations de la dynamique de l'atmosphère s'impose.

Pour l'atmosphère urbaine, la gamme d'échelles se situe entre celles associées à un quartier (quelques , inférieur à 100m), jusqu'à celles d'une

agglomération (de l'ordre de quelques centaines de mètres). On s'attache par ailleurs à reproduire le cycle diurne complet afin de mettre en évidence le caractère fortement instationnaire de ces écoulements et de la réactivité associée.

3.2.2 Elément de dynamique de l'atmosphère urbaine

L'évaluation de la pollution induite par une zone urbaine impose la prise en considération d'un domaine d'échelles très étendues, depuis la méso-échelle (méso

OPTIMISATION DES METHODES DE MODELISATION DE LA POLLUTION DU TRAFIC AUTOMOBILE

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â, L= 200 km, T= quelques heures à un jour) jusqu'à l'échelle moléculaire des réactions chimiques, en passant par les échelles intermédiaires associées aux mouvements turbulents responsables des mélanges et de la dilution.

Au-dessus d'un sol homogène et plat, la couche de surface est définie comme étant la couche de quelques dizaines mètres à une centaine de mètres d'épaisseur où la force de Coriolis n'influe pas sur la structure de l'écoulement, les champs turbulents sont horizontalement homogènes et leurs distributions verticales dépendent essentiellement des conditions de surface (flux de quantité de mouvement, flux de chaleur). Dans cette couche, les flux de quantités transportés sont indépendants de l'altitude (cette couche est d'ailleurs appelée « couche à flux constant ») et, la répartition des vitesses moyennes suit une loi logarithmique. Au-dessus d'une zone urbaine, cette structure est fortement perturbée par l'hétérogénéité des surfaces conduisant ainsi au développement d'une succession de couches internes qui seraient déclenchées en considérant que le sol urbain serait formé d'une succession de quartiers relativement homogènes définis chacun par une hauteur de rugosité équivalent, une hauteur de déplacement et un flux de chaleur.

Une revue synthétique des différentes approches de la caractérisation du couvert urbain est présentée dans Mestayer and Anquetin (1994), trois échelles distinctes mais fortement imbriquées qui caractérisent la dynamique à l'échelle d'une agglomération : l'échelle de la rue (dont le rapport d'aspect hauteur / largeur conditionne la structure de l'écoulement et les capacités de mélange), l'échelle du quartier (groupe de bâtiments qui a des propriétés aérodynamiques et dispersives homogènes) et celle de l'agglomération. Ces échelles spatiales sont associées à des échelles temporelles propres qu'il convient de prendre en compte dans les modèles numériques.

Figure 12: perturbation des basses couches de l'atmosphère par un site urbanisé en
fonction des conditions météorologiques.

La figure 12 schématise la perturbation des basses couches de l'atmosphère par un site urbanisé en fonction des conditions météorologiques. Par conditions de vents forts (a), la ville sera "vue" comme une succession de sols aérodynamiquement différents qui conditionnent le développement de couches internes. Lorsque le vent est faible (b), on observe un couplage fort entre les effets thermiques et dynamiques. Les interactions entre l'intérieur et l'extérieur de la rue délimiteront l'échelle du quartier à laquelle se met en place un régime de vent analogue aux effets de brise à l'interface mer - terre. La combinaison de l'ensemble des quartiers crée alors au-dessus de l'agglomération un îlot qui délimite les échanges verticaux.

La dynamique de l'atmosphère qui se développe à cette échelle (L= quelques dizaines de mètres, T est de l'ordre de la minute) a un impact considérable sur la quantité de polluant inhalée par le piéton ainsi que sur la mouillabilité des surfaces bâties modifiant ainsi le bilan énergétique à ces échelles.

Les résultats de simulation obtenus avec des modèles statistiques (3D, moyenne de Reynolds) montrent que la structure des champs de vitesse et de turbulence dans la rue est un enjeu pour connaître la qualité de l'air respiré par les piétons.

Ces champs résultent de la combinaison de l'advection dynamique induite par le vent et de la convection thermique générée par les différences de température entre les surfaces de la rue (ensoleillement, type de matériau). Cette dynamique dépend donc de la géométrie de la rue et des conditions météorologiques locales (Sini et al, 1996). Les résultats principaux font apparaître l'influence du rapport de forme d'une rue (hauteur / largeur) sur la typologie de l'écoulement induit par le vent. Les seuils de

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transition des différentes configurations sont identifiés en termes de régime d'écoulement, de qualité de ventilation et d'échelle de temps de dispersion.

Figure 13 : régimes d'écoulement en fonction des échelles caractéristiques de la rue
(largeur W, hauteur H).

La figure 13 présente une schématisation des régimes d'écoulement en fonction des échelles caractéristiques de la rue (largeur W, hauteur H). Ces trois régimes aérodynamiques ((a) rugosité isolée (isolated roughness flow), (b) interférence de sillages (wake interference flow), (c) écoulement rasant (skimming flow)) mettent en évidence l'impact du rapport d'aspect de la rue (W/H) sur les échanges verticaux entre l'intérieur et l'extérieur de la rue. L'idée est donc de définir les bornes qui délimitent ces trois régimes afin de pouvoir quantifier les flux verticaux à la seule lecture du plan d'occupation des sols de la ville (Hussain and Lee, 1980).

Etude bibliographique / Partie 2 Chapire1 : Description générale du projet TRAPOS

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