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Contribution socio-économique des coopératives d'épargne et de crédit

( Télécharger le fichier original )
par Noella INGABIRE
Université Libre de Kigali - Licencie en sociologie 2011
  

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UNIVERSITE LIBRE DE KIGALI (ULK)

FACULTE DES SCIENCES SOCIALES
DEPARTEMENT DE SOCIOLOGIE
B.P 2280 KIGALI

 
 

CONTRIBUTION SOCIO-ECONOMIQUE DES COOPERATIVES D'EPARGNE ET DES CREDIT.

 
 

CAS UMWALIMU SACCO DE REMERA (2008-2010)

 
 

Mémoire préparé et défendu en vue de l'obtention du grade de licencié en sociologie

 

Par INGABIRE Noëlla

 

Directeur: CCA. RWIRASIRA Eugène

 
 

Kigali Août 2011

 
 
 
 
 
 
 
 
 

DEDICACE

A notre Dieu tout puissant
A notre famille ;
A vous notre père pour tant d'amour et de tendresse ;
A vous très chers frères et soeurs pour tant d'affection ;
A tous ceux qui nous sont chers ;
Et à tous ceux qui luttent pour le développement de notre pays.

REMERCIEMENTS

Le présent travail est le résultat des efforts fournis par de nombreuses personnes auxquelles nous voudrions exprimer nos sentiments de gratitude et de reconnaissance.

Notre respectueuse reconnaissance s'adresse en premier lieu au Professeur Docteur RWIGAMBA BALINDA, Président et Fondateur de l'ULK, pour son initiative grandiose de création de l'ULK, ce qui a permis de matérialiser nos réves d'études universitaires.

Nos sincères remerciements s'adressent également au Chargé de Cours Associé RWIRASIRA Eugène qui, malgré ses nombreuses tâches, a bien accepté d'assurer la direction de ce mémoire. Nous tenons à le remercier pour ses conseils, ses encouragements et ses corrections. Qu'il trouve ici l'expression de notre gratitude.

Nous ne pouvons, non plus passer sous silence l'effort de Monsieur MUGABO qui n'a pas hésité à lire notre mémoire et d'y porter quelques retouches. Qu'il trouve ici l'expression de notre profonde gratitude.

Nous exprimons notre gratitude au Directeur général d'Umwalimu SACCO de Remera et les Staff de la coopérative qui ont bien voulu nous faciliter la tâche d'enquête.

Nos profondes remerciements à notre bien aimée Papa pour son soutien matériel et moral, nos soeurs et frère, UWAMAHORO Gentille, NYIRABERA Gaudance, SHEMA qu'ils reçoivent le témoignage de notre profonde gratitude.

Nous sommes redevables envers nos amis HITIMANA Bienfait, UWIMANA Marine, pour leur soutien et leur encouragement chaleureux dans la préparation et la réalisation de ce travail.

INGABIRE Noëlla

SIGLES ET ABBREVIATIONS

AIC : Alliance Coopérative International

ACECA : Association des Coopératives d'épargne et de crédit en Afrique

ACDI : Agence Canadienne de Développement Internationale

BNR : Banque National du Rwanda

CGAP : Consultative Group to assist the poor

EWASA : Energy Water and Sanitation Authority

FMI : Fond Monetaire International

IMF : Instituts des micros finances

MINECOFIN : Ministere de l'Economie, des Coopératives et de Finances

MINICOM : Ministere de Commerce

MINALOC : Ministère de l'Administration locale

SACCO : Saving and Credit Cooperative

TSC : Teacher Services Commission

UBPR : Union des Banques Populaires du Rwanda

WOCCU : World Council for Credit Union

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1: Le sexe des répondants. 37

Tableau 2: L'âge des répondants 38

Tableau 3: Le niveau d'études des répondants 39

Tableau 4: Répartition des enquêtés selon la situation matrimonial 40

Tableau 5: Épargne chez les enquêtés 41

Tableau 6: Enquêtés ayant bénéficié de crédits. 42

Tableau 7: Les enseignants entrepreneurs ayant bénéficié de crédit. 45

Tableau 8: Evaluation de la contribution d'Umwalimu SACCO à la promotion des conditions

de vie. 46

Tableau 9: Adhésion a l'assurance maladie 47

Tableau 10 : Les dépenses dues à l'éducation 50

Tableau 11: Dépenses mensuelles sur le logement 51

Tableau 12: Changement au niveau de l'alimentation 52

Tableau 13: Différentes activités génératrice de revenus. 54

Tableau 14: Création d'emploi par le enseignants membres de SACCO 55

Tableau 15: Qualifications des gestionnaires des SACCO 60

Tableau 16: Poursuites judiciaires 63

Tableau 17: Information sur l'existence et les avantages de SACCO 65

Tableau 18: Perception sur le taux d'intérêt élevé 67

Tableau 19 : Avantages d'Umwalimu SACCO 69

Tableau 20 : Stratégies à adopter en vue d'améliorer le fonctionnement de SACCO 71

TABLE DES MATIERES

DEDICACE i

REMERCIEMENTS ii

SIGLES ET ABBREVIATIONS iii

LISTE DES TABLEAUX iv

TABLE DES MATIERES v

1. INTRODUCTION GENERALE 1

1.1. CHOIX ET INTERET DU SUJET 1

1.1.1. Choix du sujet 1

1.1.2. Intérêt personnel 1

1.1.3. Intérêt scientifique et académique 1

1.1.4. Intérêt académique 1

1.1.5. Intérêt social 2

1.2. Délimitation du sujet 2

1.2.1. Délimitation dans le temps 2

1.2.2. Délimitation dans l'espace 2

1.2.3. Délimitation dans le domaine 2

1.3. PROBLEMATIQUE 3

1.4. Hypothèse de recherche 6

1.5. Objectif de recherche 6

1.5.1. Objectif général 6

1.5.2. Objectifs spécifiques 6

1.6. Méthodologie de recherche 7

1.6.1. Techniques et collecte des données. 7

1.6.3. Les méthodes 9

1.7. Subdivision du travail 12

CHAPITRE I : CADRE CONCEPTUEL ET THEORIQUE 13

1.1. Définition des concepts clés 13

1.1.1. Définition d'une coopérative 13

1.1.2. L'épargne 14

1.1.3. Crédit 14

1.1.4. Définition, de SACCO 15

1.2. Les trais distinctifs d'une coopérative et les modes d'associations et d'entreprise 15

1.2.1. Distinction entre une société par actions et une coopérative 15

1.2.2. Différence entre la coopérative et les mouvements de solidarité 15

1.2.3. Différence entre la coopérative et l'association 16

1.2.4. Différence entre la coopérative et l'entreprise 16

1.3. Revue de la littérature 16

1.3.1. Historique des coopératives d'épargne et de crédit dans le monde 16

1.3.2. Historique des coopératives d'épargne et de crédit au Rwanda 20

1.3.3. Mohamed Yunus et la microfinance 21

1.3.4. Microfinance dans les pays développés : un moyen de lutter contre l'exclusion

bancaire 22

1.3.5. Les besoins financiers des pauvres 23

1.3.6. Critiques de la microfinance 24

1.4. Typologies des coopératives au Rwanda 25

1.5. Présentation sommaire d'UMWALIMU SACCO 26

1.4.10. Avantages de SACCO 28

1.4.10.3. Faible surcharge 29

1.4.11. Caractéristiques et services fournis par UMWALIMU SACCO au Rwanda 29

1.5. Les obstacles qui entravent le développement du SACCOS au Rwanda 30

1.5.4. Très peu d'éducation sur les SACCO 31

1.5.5. La mauvaise gouvernance et la petite capacité en ressources humaine: 31

1.5.6. Peu d'informations sur les mauvais clients de la COOPEC et IMF 32

1.5.7. Cadre juridique inapproprié et les taxes. 32

1.5.8. Manque des infrastructures adéquates (énergie, des routes, des bureaux, équipements) 32

1.5.9. Taux d'intérêt élevé 32

1.5.10. Insuffisance de la réglementation et la supervision 33

1.5.11. Dommages causés par un crédit externe 33

1.5.12. Contraintes liées à la législation et à la politique 33

1.5.13. Les contraintes de ressources 33

1.5.14. Les contraintes de l'institution 34

1.6. Capacité de réussite de SACCO 34

1.7. Le besoin de SACCO au Rwanda 34

1.8. Sources des fonds d'Umwalimu SACCO 35

1.9. PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE 35

1.9.1. Historique 35

1.9.2. Localisation géographique d'Umwalimu SACCO de Remera 35

CHAPITRE II. LA CONTRIBUTION DE LA COOPERATIVE UMWALIMU SACCO 37

2.1. Identification des enquêtés 37

2.1.1. Répartition des enquêtés par sexe 37

2.1.2. Répartition des enquêtés par âge 38

2.1.3. Répartition des enquêtés selon le niveau d'études 39

2.1.4. Répartition des enquêtés selon l'état matrimoniale 39

2.2. Activités exercées par Umwalimu SACCO à Remera 40

2.2.1. Epargne 40

2.2.2. Crédits 42

2.2.3. Crédit aux enseignants entrepreneurs 44
2.3. Contribution d'UMWALIMU SACCO à l'amélioration des conditions de vie de ses

membres. 46

2.3.1. Améliorations des conditions sociales 47

2.3.2. Amélioration sur le plan économiques . 53

CHAP III. LES CONTRAINTES AUXQUELLES FAIT FACE LA COOPERATIVE UMWALIMU

SACCO DE REMERA. 59

3.1. Contraintes rencontrées par Umwalimu SACCO de Remera 59

3.1.1. La mauvaise gouvernance et la faible capacité de ressources humaines 59

3.1.2. Manque d'information sur les mauvais clients 60

3.1.3. Cadre juridique inapproprié 63

3.1.5. Peu d'information sur le SACCO 65

3.1.6. Taux d'intérêt élevé 66

3.2. Avantages d'Umwalimu SACCO et stratégies pour améliorer son fonctionnement. 68

3.2.1. Avantages d'Umwalimu SACCO 68

3.2.2. Stratégies à adopter en vue d'améliorer le fonctionnement de SACCO 70

CONCLUSION GENERALE 73

2. Suggestions 76

BIBLIOGRAPHIE 78

ANNEXES 80

1. INTRODUCTION GENERALE

Cette partie introductive donne l'image de notre travail sur la contribution socio-économique de la coopérative d'épargne et de crédits, cas d'Umwalimu SACCO, en détaillant les éléments essentiels qu'il contient. Elle met en évidence la problématique de notre étude et les questions auxquelles elle va répondre.

Elle donne aussi les hypothèses de recherche, définit les objectifs de l'étude, décrit les méthodes et techniques utilisées dans la collecte et dans l'analyse des données et enfin elle montre sa subdivision en ses chapitres pour une meilleur compréhension.

1.1. CHOIX ET INTERET DU SUJET 1.1.1. Choix du sujet

Nous avons constaté une prolifération des SACCO au Rwanda. C'est dans ce cadre que nous avons choisi ce sujet pour vérifier l'impact de SACCO sur l'amélioration des conditions de vie des enseignants au Rwanda.

1.1.2. Intérêt personnel

Ce travail nous permettra d'avoir une vue sur l'esprit d'entreprenariat au Rwanda et aussi de mieux comprendre comment le système de crédit et d'épargne fonctionne pour améliorer les conditions de vie socio-économique et d'élaborer des plans viables. Cette étude nous permet tant que sociologue et actrice du développement communautaire de comprendre et expliquer le rôle de SACCO dans le développement socio-économique des enseignants.

1.1.3. Intérêt scientifique et académique

La communauté de l'ULK et d'autres chercheurs qui seront intéressés par ce domaine pourront utiliser les résultats de cette recherche pour acquérir des informations et des connaissances notamment sur le rôle de SACCO dans le développement économique du Rwanda.

1.1.4. Intérêt académique

Nous avons répondu à l'exigence académique qui prévoit qu'à la fin du second cycle l'étudiant soit capable de mener une recherche qui cadre avec sa formation, afin de relier les théories acquises aux réalités du milieu dans lequel l'étudiant va vivre.

1.1.5. Intérêt social

Ce travail est utile non seulement pour UMWALIMU SACCO Remera, mais aussi pour d'autres SACCO du pays. Au terme de cette recherche, les suggestions formulées serviront aux décideurs politiques qui pourront s'en inspirer pour améliorer la politique de développement des enseignants au Rwanda.

1.2. Délimitation du sujet

Notre travail est délimité dans le temps, dans l'espace et dans le domaine 1.2.1. Délimitation dans le temps

Dans le temps, notre recherche porte sur la période allant de 2008 à 2010. En d'autres termes, l'an 2008 marque le début d'UMWALIMU SACCO au Rwanda, pour affirmer le rôle des coopératives de crédit et d'épargne au Rwanda (et 2010)

1.2.2. Délimitation dans l'espace

Une telle recherche est nécessaire pour tout le pays. Cependant compte tenu des contraintes financières, notre recherche a été menée à UMWALIMU SACCO Remera. En choisissant UMWALIMU SACCO Remera, c'était pour des raisons financières, et son meilleur fonctionnement, un accès facile aux données et enfin c'est la ou ce trouve le siège `d'UMWALIMU SACCO.

1.2.3. Délimitation dans le domaine

Notre sujet s'inscrit dans les domaines de la sociologie du développement, la sociologie des organisations et dans la sociologie de l'éducation.

1.3. PROBLEMATIQUE

Les besoins économiques ont suscité la naissance du mouvement de microfinance d'abord en Ecosse. Des 1761, les artisans ont dû se regrouper pour combattre la concurrence de grandes entreprises industrielles. En 1844, les pionniers de ROCHDALE fondent les premières coopératives en Angleterre, dont les principes inspireront les mouvements de microfinance du monde entier. (RUTERAHAGUSHA, 2006...)

Pour DESROCHE, (1976 :55), les objectifs et les plans de cette société sont de prendre des dispositions pour désavantage pécuniaires et l'amélioration de la situation sociale et familiale de ses membres. Malgré les politiques et les progrès réalisés dans le domaine du développement, la pauvreté reste toujours un problème chronique pour le Rwanda et surtout dans le milieu rural. Pour faire face à ce problème qui a pris une grande ampleur, le Rwanda a mis sur pied des politiques et des stratégies pour la réduction de la pauvreté entre autres l'encouragement de la population rurale à se regrouper en coopératives d'où UMWALIMU SACCO, comme l'une des solutions pour la réduction de la pauvreté envue d'un développement rapide et durable.

C'est ainsi que nous nous sommes intéressés plus particulièrement aux coopératives d'épargne et de crédit. Toutefois, étant donné que la pauvreté frappe un grand nombre des Rwandais, surtout de classe moyenne, l'application du mouvement de coopérative demeure un problème, la microfinance et les coopératives d'épargne et de crédit au Rwanda font leur devoir, le problème qui se pose est qu'il y a mauvaise gestion de certaines d'entre elles, et par conséquent certains d'entre elles, ne durent pas longtemps.

Parce que les Banques commerciales au Rwanda se caractérisent également par l'évolution des taux d'intérêt relativement élevés, petits et moyens entrepreneurs ne peuvent pas trouver de gros crédits pour démarrer de petites entreprises surtout aussi que les Banques commerciales exigent normalement comme garantie des titres de valeur, qui sont dans la plupart des cas difficiles à obtenir.

En plus comme l'économie du Rwanda n'est pas en mesure de fournir des prêts et de l'emploi à tous les demandeurs, il est nécessaire de transformer les demandeurs d'emploi en créateurs d'emplois et cela ne peut être atteint que grâce à la promotion de l'entreprenariat. Il ya donc un besoin pour des prêts bon marché et facilement accessible, par exemple Umwalimu SACCO en vue d'intervenir et de fournir les besoin de services financiers.

La situation générale des enseignants au Rwanda est très précaire. Dans son éditorial l'Agence Rwandaise d'Information sonne encore l'alarme en ces termes:

Des promesses ont été données, des solutions proposées pour que les choses changent. Pourtant, le minimum vital pour l'enseignant en milieu rural laisse encore à désirer. Selon une enquête menée sur un échantillon de 191 enseignants dans les districts de Nyarugenge, Ruhango et Bugesera, le salaire d'un enseignant reste trop minime. Juste la valeur de quoi se nourrir pour une semaine, sans logement, ni assurance maladie, avec un horaire surchargé : Soixante douze heures de travail par semaine.

Comme remède aux multiples problèmes que rencontrent les enseignants, le gouvernement avait créé et soutenu, en 2008, la coopérative « Umwalimu Sacco »

Une autre approche pour résoudre le problème du bien être de l'enseignant est celle entreprise par les districts qui essayent de recruter les enseignants qui seront mieux payés que leurs collègues auparavant embauchés par le ministère de l'éducation.

Ces deux tentatives n'ont cependant pas apporté grand-chose. Les enseignants réclament toujours la majoration de leur maigre salaire. L'enseignant n'étant plus le modèle pour l'élève, sa vie minable a d'importantes répercussions sur la qualité de l'enseignement. (COTRAF Rwanda, 2009)

Au cours de cette recherche sur l'étude de la contribution socio-économique de COOPEC sur l'amélioration de condition de vie de ses membres, les réponses aux questions posées ont montré une perception générale des problèmes des enseignants vue par eux-mêmes et par les personnes qui ont été soumis à l'entretien.

Les unions des crédits SACCO n'ont rien de nouveau au Rwanda, les petites entreprises et la «Banque Popualaire du Rwanda" (BPR), ont fonctionné pendant de nombreuses années. Cependant, malgré une longue histoire, la couverture de SACCO restent très limitées, avec seulement 3% de la population d'enregistrement avec toutes les IMF en général, SACCO inclus.

Pour résoudre ce problème analysé comme un obstacle important au développement économique, un récent dialogue national qui s'est tenu en décembre 2008 a recommandé la création d'au moins un SACCO au niveau de chaque secteur administratif. Conformément à cette forte commission composée de représentants des institutions

gouvernementales diverses, en particulier du MINECOFIN, MINICOM, MINALOC, et de la BNR a été formée et a été affectée à proposer une stratégie pour mettre en oeuvre cette directive politique.

La stratégie proposée dans le présent document est conforme à la politique nationale de micro finance, à la mise en oeuvre de la politique nationale de la microfinance et à la stratégie récemment validée « stratégie nationale de mobilisation de l'épargne » vers ce but la structure de ce document est conçu comme suit, la première étape est d'expliquer ce que c'est une SACCO, quelles sont ses principales caractéristiques et les rôles, les avantages et les défis spécifiques. (KALINDA, 2005 :43)

Puis, après avoir analysé le niveau actuel de développement du SACCO qui couvre 18% des adultes de la population rwandaise, le document souligne les défis spécifiques majeurs qui freinent leur développement, qui sont très peu d'éducation sur Umwalimu SACCO, une mauvaise gouvernance, la faible capacité des ressources humaines, peu d'informations sur les mauvais clients; inadéquation du cadre juridique et des taxes, le manque d'infrastructures adéquates (énergie, routes, bureaux, équipements ...; rendement réel sur les dépôts peu ou négative. (BNR, 2009 :63)

Pour résoudre les problèmes analysés, la stratégie recommande l'élaboration d'un succès SACCO modèle en ligne avec les politiques nationales et les meilleures pratiques internationales, la stratégie propose un certain nombre d'actions à mettre en oeuvre en trois phases: une phase est liée à la création des SACCO, et une autre de les rendre opérationnelles, et la troisième phase est la phase de développement. (BNR,

2009 :63)

Une fois SACCO sera créé et efficace un plan opérationnel d'action détaillée pour toutes ces étapes, ainsi que le calendrier connexe, un budget et des responsabilités, sont proposés.

De nombreux économistes pensent, que la promotion de l'esprit d'entrepreneurs permettra de réduire la pauvreté, d'accroitre le revenu du ménage et d'améliorer le niveau de vie. Les partisans de l'esprit d'entreprise estiment que si les gens obtiennent des prêts à bon marché, plus d'entreprises seront mises en place et cela finira par conduire à la croissance économique, si d'autres facteurs d'ordre politique et des variables sociales, économiques et naturelles sont maintenu constant (JUDE et al 1998 :55)

Ainsi, en vue de bien aborder cette recherche et pour une bonne réussite de notre étude, nous nous sommes posé les questions suivantes :

· La coopérative UMWALIMU SACCO contribue-t-elle à l'amélioration des conditions de vie de ses membres ?

· Quelles sont les contraintes auxquelles fait face la coopérative UMWALIMU SACCO de Remera ?

1.4. Hypothèse de recherche

Selon QUIVY et COMPENHOUDT, (1995 :20), une hypothèse « est une affirmation, une proposition de réponse provisoire et anticipée pouvant être confirmée ou infirmée ». Notre sujet de recherche tentera de confirmer ou d'infirmer les hypothèses suivantes :

1. UMWALIMU SACCO contribue à améliorer les conditions de vie socio-économiques de ses membres dans la mesure où elle leur permet d'épargner, d'obtenir des crédits en vue de créer leurs propres entreprises, d'avoir un accès facile aux soins de santé, à l'éducation des enfants, l'améliorer de leur logement, etc.

2. Les contraintes rencontrées par la coopérative Umwalimu SACCO sont d'ordres financiers. Le niveau actuel du SACCO couvre 18% des adultes de la population rwandaise, les défis spécifiques majeurs qui freinent leur développement, qui sont très peu d'éducation sur Umwalimu SACCO, une mauvaise gouvernance, la faible capacité des ressources humaines, peu d'informations sur les mauvais clients; inadéquation du cadre juridique et des taxes, le manque d'infrastructures adéquates.

1.5. Objectif de recherche

Dans le cadre de cette recherche, nous avons poursuivi les objectifs de deux ordres à savoir, un objectif général et des objectifs spécifiques.

1.5.1. Objectif général

L'objectif global de notre recherche vise à analyser le rôle du SACCO dans la réduction de la pauvreté, surtout dans l'amélioration des conditions de vie socio-économique de l'enseignant du Rwanda.

1.5.2. Objectifs spécifiques

· Etudier la nature et l'étendue de la coopérative UMWALIMU SACCO de Remera.


· Analyser le rôle de la coopérative UMWALIMU SACCO dans l'amélioration des conditions de vie de ses membres.

· Examiner les contraintes rencontrées par UMWALIMU SACCO.

· Formuler des suggestions susceptibles d'aider à améliorer le fonctionnement
d'UMWALIMU SACCO.

1.6. Méthodologie de recherche

Dans tout travail scientifique, il est nécessaire de choisir les méthodes et techniques appropriées pour arriver à collecter et analyser les informations et les données en vue d'arriver à des conclusions fiables.

Ainsi, pour pouvoir vérifier nos hypothèses et atteindre les objectifs de cette étude, nous avons fait recours à certaines méthodes et techniques de recherche.

1.6.1. Techniques et collecte des données

Selon GRAWITZ (2001 :17) une technique est un ensemble des moyens et procédés permettant aux chercheurs de rassembler les données et les informations sur son sujet de recherche. Nous avons utilisé les techniques suivantes ; la technique documentaire, la technique du questionnaire, la technique d'interview, la technique d'échantillonnage et la technique d'observation.

1.6.1.1. Technique documentaire

Elle est une technique qui consiste à étudier et à analyser les documents écrits pour arriver à déterminer les faits et les idées que ces documents comprennent, les données et études compilées et disponibles dans les bibliothèques, centre de documentation et tout autre centre de recherche (KABEGA, 1997 :8).

Cette technique nous a permis de définir les concepts clés de notre sujet d'étude et de fixer un cadre théorique du travail en recourant aux ouvrages, aux brochures, aux journaux et revues, aux mémoires et à d'autres documents portant sur ce sujet. Dans notre recherche nous avons aussi consulté, les textes légaux et autres documents officiels relatifs à notre sujet.

1.6.1.2. Technique d'enquête par questionnaire

Selon PINTO et GRAWITZ (1971 :462), « le questionnaire est un moyen de communication entre l'enquêteur et l'enquêté. Il comporte une série des questions concernant les problèmes sur lesquels on attend de l'enquêté une information ». Le questionnaire est en d'autres termes l'ensemble des questions qu'on pose à des répondants le plus souvent représentatifs d'une population donnée. Cette technique nous a permis de recueillir des renseignements sur terrain. Enfin nous avons réuni les enquêtés dans une classe et nous leurs avons expliqué les objectifs de cette étude. Après cette préparation nous avons distribué un questionnaire qu'ils ont rempli directement.

1.6.1.3. Questions fermées

Selon JAVEAU repris par MALAYIKA (2007 :13) ces réponses permettent d'obtenir facilement certains renseignements pour juger de l'approbation d'une opinion donnée, de la position selon une gamme de jugement.

Ce sont celles qui définissent d'avance les différentes formes possibles et qui conduisent le sujet enquêté à choisir, entre les réponses préétablies, celle qui lui convient le mieux. Ces questions sont conçues pour guider le répondant et lui proposer des possibilités qu'il aurait peut être oubliées, et ceci dans le but de faciliter le dépouillement.

1.6.1.4. Questions ouvertes

Ces questions donnent au sujet enquêté la liberté de construire sa réponse et de s'exprimer dans ses mots ; elles sont indispensables pour recueillir des renseignements sur les problèmes délicats et donnent à la personne interrogée l'occasion de fournir des renseignements plus nuancés et plus détaillés, (MALAYIKA, 2007 :13).

1.6.2.1. Technique d'entretien

Selon GRAWITZ (1979 :58) c'est un procédé d'investigation scientifique utilisant un processus de communication verbale pour recueillir des informations en rapport avec le but fixé qui est la finalité de la recherche. La technique d'entretien comme technique de communication face à face nous a aidé à recueillir les informations précises.

1. 6.2.2. Technique d'observation

Selon MULUMBATI (1977 :26), « l'observation constitue la plus importante des techniques utilisées pour recueillir les données nécessaires à un travail de sociologie. Rien ne peut remplacer un contact direct de l'enquêteur avec son terrain et aucune technique n'est capable de suggérer autant d'idées nouvelles ". Certaines données nous ont été fournies par l'observation directe dans le milieu d'étude, ce qui nous a été utile dans l'analyse des informations reçues. Cette technique nous a permis de mieux observer le fonctionnement d'UMWALIMU SACCO de Remera, sa gestion, la participation de chaque membre, etc....

1.6.2.3. Technique d'échantillonnage

« Lorsque l'univers de l'enquête, qu'il s'agisse d'une population, d'un ensemble des sociétés, d'un ensemble des groupes ou des catégories, est grand, on choisit un échantillon, c'est-à-dire, un petit nombre d'individus représentatifs pour l'ensemble, de telle manière que l'on puisse valablement affirmer que les caractères observés sur cet échantillon sont également présents dans les mêmes proportions de la totalité de la population " (RUKINGAMA, 1999 :28).

Cette technique à porté sur l'échantillonnage de différents domaines en rapport avec la coopérative UMWALIMU SACCO. Elle nous a permis également de recueillir l'information quantifiée sur les collectivités importantes.

Critères de choix de l'échantillon

Il convient de préciser encore une fois que la recherche a été opérée au niveau de secteur Remera. Dans les études qualitatives, souligne QUIVY. Et CAMPENHOUDT L. « Il est possible d'obtenir une information fiable relative à une population de plusieurs dizaines de millions en interrogeant que quelques milliers d'entre eux ».

Ainsi, c'est le cas des enseignants rwandais du primaire et du secondaire car les problèmes sont presque semblables. En effet, sur un effectif total d'environ 42.000 enseignants du primaire et secondaire que compte Umwalimu SACCO de Remera, 60 enseignants ont répondu à notre questionnaire et ainsi ont fait objet de notre échantillon.

1.6.3. Les méthodes

Selon GRAWITZ, (2001 :17), une méthode est un ensemble d'opérations intellectuelles par lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu'elle poursuit, pour les démontrer et les vérifier.

La méthode est utilisée dans le sens de procédure particulière appliquée à l'un ou l'autre stade de la recherche. Au stade de la collecte comme à celui du traitement des données (RONGERE, 1971 :18).

1.6.3.1. Méthode qualitative

La méthode de la recherche qualitative n'est pas mathématique. Elle est plutôt intensive du fait qu'elle s'intéresse surtout à des cas et à des échantillons plus restreints mais étudiés en profondeur d'une manière générale. A cet effet, la recherche qualitative s'intéresse peu aux liens de causalité mais davantage aux valeurs, intentions, finalités, attitudes, croyances,. .des êtres humains.

Cette méthode nous a permis de recueillir en long et en large les idées, les opinions de nos répondants, où nous sommes intéressés par la qualité des idées.

1.6.4.2. Méthode statistique

Cette méthode utilise des variables, celles-ci sont des caractéristiques ou des renseignements, qui, dans une étude, prennent différentes valeurs et par conséquent sont mesurables. (DURKEIM, 1970 :30).

Cette méthode nous a aidés à quantifier les réponses d'enquête, à les synthétiser et à les présenter sous forme des tableaux.

1.6.4.3. Méthode structuro-fonctionnaliste

La méthode fonctionnelle ou fonctionnaliste part de la théorie selon laquelle tout élément d'un système social joue un rôle ou une fonction pour maintenir la continuité de ce système social, (AKTOUF, 1992 :220,) On désigne par le terme structure, une réalité constituée d'éléments ayant entre eux des relations déterminées de telle sorte que la modification d'une de ces relations transforme ou modifie l'ensemble de cette réalité (INTERAYAMAHANGA, 2007)

Cette méthode nous a aidés à savoir la structure, la fonction ou le rôle de la coopérative et des membres dans l'amélioration des conditions de vie de la population.

1.6.4.4. Méthode historico-comparative

Cette méthode historique consiste à remonter dans le temps jusqu'aux faits générateurs ou antécédents ou encore facteurs déclencheurs de ce fait social. Cela constitue l'approche génétique qui est la première étape de la méthode historique. La deuxième étape consiste à partir de ces faits générateurs ou antécédents et reconstituer l'évolution de ce phénomène social. Cette approche s'appelle « approche social (NZABANDORA, 2005)

Cette méthode nous a aidés à analyser des faits, des données de la période 2008-2009 de la coopérative Umwalimu SACCO. Elle nous a servi également à bien saisir, et à interpréter les faits passés d'Umwalimu SACCO afin de mieux comprendre les faits présents, et à projeter dans l'avenir.

1.6.4.5. Méthode synthétique

Elle permet de synthétiser, c'est-à-dire globaliser les éléments en un ensemble cohérent. L'esprit synthétique considère les différents éléments dans leur globalité ou ensemble (RWIGAMBA, 2001).

Cette méthode nous a servi à rassembler et synthétiser, c'est-à-dire globaliser les éléments en un ensemble cohérent.

1.6.4.6. Méthode analytique

L'aspect synthétique est complémentaire à l'aspect analytique. En effet, quand le chercheur commence par un thème ou un objet considéré comme un tout (ensemble), il devra utiliser la méthode analytique pour trouver les éléments constituant cet ensemble.

Selon LECOURT (2006 :13), la méthode analytique consiste à diviser un problème complexe en sous problèmes plus simples. Elle consiste à étudier séparément les cas en dehors de l'ensemble dont ils font parti. Elle permet d'analyser systématiquement toutes les informations ainsi que les données récoltées. Elle nous a permis d'analyser systématiquement toutes les données récoltées et les informations au cours de notre enquête. Aussi nous l'avons utilisée spécialement dans la vérification des hypothèses.

1.7.Subdivision du travail

Notre travail comprend une introduction générale composée des points suivants : choix et l'intérêt du sujet, la délimitation du sujet, la problématique, les hypothèses de l'étude, les objectifs de l'étude, les méthodes et techniques de recherche, et enfin la subdivision du travail.

· Le premier chapitre porte sur le cadre conceptuel et théorique. C'est dans cette partie que nous trouvons les définitions des concepts-clés,

· Le deuxième chapitre vérifie si la coopérative UMWALIMU SACCO contribue à l'amélioration des conditions de vie de ses membres.

· Le troisième chapitre traite des contraintes auxquelles fait face la coopérative UMWALIMU SACCO de Remera.

· Notre travail se termine par une conclusion générale constituée d'une synthèse du travail et des suggestions.

CHAPITRE I : CADRE CONCEPTUEL ET THEORIQUE

Pour orienter notre travail, il nous a paru impératif d'en circonscrire amplement quelques concepts, revisiter toutes la littérature écrite s'y rapportant. C'est dans cette optique que nous avons définit les concepts le plus utilisés. Il s'agit en effet des concepts ; coopérative, épargne, crédit, SACCO.

1.1. Définition des concepts clés

1.1.1. Définition d'une coopérative

> Selon FAUQUET (1996 :12), les coopératives sont : « des associations des personnes dont les membres poursuivent la satisfaction de leurs besoins personnels, familiaux ou professionnels au moyen d'une entreprise commune gérée par eux mémes et à leur risque, sur base de l'égalité de leurs droits et obligations ». Il insiste sur le social qui est l'association des personnes et sur l'économie qui est l'entreprise.

> Selon l'Alliance Coopérative international, (AIC), une coopérative est une association autonome des personnes volontairement réunies pour satisfaire leurs aspirations et besoins économiques, sociaux et culturels communs au moyen d'une entreprise dont la propriété est collective et/ou le pouvoir est exercé démocratiquement (ACI, 1995 :11)

> Une société coopérative est une association dont les membres se sont décidés à conjuguer leurs efforts, leurs activités voire même leurs biens non seulement au service de la société ainsi créée, mais aussi au service de chaque membre de la communauté. C'est une entreprise économique dirigée et contrôlée démocratiquement par des personnes libres associées en vue de la mettre à leur service ainsi qu'au service de tout le peuple (NYANDWI, 1990 :3)

Dans la communauté rwandaise, les coopératives ont un aspect social et économique. Comme une association des personnes ayant les mêmes aspirations et un aspect économique, comme une entreprise visant la satisfaction des besoins économiques.

Une coopérative est une association autonome de personnes volontairement réunies pour satisfaire leurs besoins économiques, sociaux et culturels et les aspirations à travers un ensemble- détenue et démocratiquement contrôlée par l'entreprise.

Les membres sont égaux en droits de participer démocratiquement à la gestion et
l'administration de la société dont ils partagent les fonctions et les avantages

proportionnellement à la transaction de chaque membre. Tous les membres actifs forment le corps en général qui choisit le conseil d'administration.

Le conseil nomme ses employés payés par la coopérative. L'inculcation de sauver l'habitude, de trouver des meilleures voies et moyens pour la création des petites et micro-entreprises de manière à créer des emplois et des revenus pour les membres est la stratégie des coopératives primaires.

L'objectif fondamental de la coopérative n'est pas "afin de maximiser les bénéfices" comme dans une société capitaliste, ni d'agir d'abord comme <acteur d'un changement social», comme dans les associations sans but lucratif, mais <pour maximiser les avantages que les utilisateurs membres peuvent obtenir de leurs transactions commerciales avec la coopérative.

En fait, avec leur coopérative, les membres tentent d'obtenir le maximum de personnes prestations par le type particulier des transactions commerciales qu'ils effectuent avec elle. Il est ainsi, par exemple, qu'un SACCO pourrait favoriser l'aide mutuelle, le bien-être économique et social de ses membres en leur octroyant des prêts pour couvrir leurs besoins économiques, en soutenant l'esprit d'initiative et agricole ou industrielle, le travail local, par l'utilisation prudente de l'épargne produite localement. (ACI, 1995 :20)

Selon DOMONIQUE. (1984 :47), la coopérative reste toujours caractérisée par son double visage, association des personnes et entreprise économique.

La coopérative est donc, une association des personnes d'abord ; car avant de créer une entreprise de coopérative il faut avoir formé une association, c'est-à-dire avoir fait des coopérateurs.

1.1.2. L'epargne

L'épargne est un produit qui permettra au propriétaire de pouvoir bénéficier d'intérêt et le remboursement de ses dépôts, et également fournir des nouvelles sources des revenus pour les particuliers et peuvent être réinvestis ou retirés pour utilisation. Ainsi, ils sont pour la plupart déduits du revenu du propriétaire en pourcentage. (STERIN, 1966 :93)

1.1.3. Credit

Le Crédit est défini comme la confiance dans la capacité de l'emprunteur et de l'intention de
rembourser. Les gens utilisent le crédit qu'ils ont envers les institutions financières et utilisent

les prêts pour acheter des biens et des services. Le revenu d'une personne est un indicateur de capacité de remboursement, en particulier par rapport au montant de la dette qu'ils ont déjà (LAROUSSE, 1999 :992)

1.1.4. Définition, de SACCO

SACCO est une institution financière sous forme de coopérative. Comme telle, elle est une coopérative qui opère dans le système financier, il est une personne morale, dans laquelle l'individu épargne son argent et peut obtenir des prêts afin d'investir dans des activités diverses. ( www.umwalimu.com avril 2010)

1.2. Les trais distinctifs d'une coopérative et les modes d'associations et d'entreprise

Le mouvement coopératif se distingue des autres modes d'association et d'entreprise non seulement par ses objectifs mais aussi par les principes qu'elle utilise pour atteindre son but.

1.2.1. Distinction entre une société par actions et une coopérative

Le fonctionnement interne d'une coopérative est l'une des différences la plus démarcative de l'autre entreprise, si non celle-ci est une entreprise comme les autres, soumise aux lois du marché, aux lois de l'économie. Notons enfin qu'une société par action n'est pas une coopérative, par le fait qu'elle viole les principes d'une coopérative, (RUTERAHAGUSHA, 2007 :30)

1.2.2. Différence entre la coopérative et les mouvements de solidarité

Compte tenu du caractère informel des mouvements de solidarité, ils ne sont ni association, ni entreprise capitaliste, ils sont tout simplement des mouvements. Ils sont fragilisés par leur propre élément autodestructeur qui est le « désintérêt » et ne peuvent de ce fait franchir leur sphère. Quant à la coopérative, elle est au départ une entreprise des personnes qui se sont volontairement regroupées pour répondre à un besoin commun.

En conclusion, les mouvements de solidarité ne sont pas des coopératives et la coopérative, non plus, n'est pas un mouvement de solidarité, (RUTERAHAGUSHA, 2007 :28)

1.2.3. Différence entre la coopérative et l'association

En bref, toute association n'est pas une coopérative mais toute coopérative est une association. Il est à noter que l'association est une organisation habituellement régie par un règlement d'ordre intérieur et ne respecte pas à la lettre les principes coopératifs.

Toutefois, elle peut devenir à la longue une coopérative à condition qu'elle réponde à toutes les exigences des coopératives. (RUTERAHAGUSHA, 2007 :23)

1.2.4. Différence entre la coopérative et l'entreprise

Les actions appellent les dividendes, le lucre ne dépend que du capital disponible, le profit n'a pas de limite fixe (profit spéculatif), le profit est un ajout individuel qui gonfle le volume du capital, l'entreprise dépend du capital disponible, les actions donnent l'importance aux propriétaires selon leur volume, les actions sont négociables, progressent et grâce aux capitaux cumulés et réinvestis tandis que dans la coopérative les parts sociales sont rémunérés à intérêt limité , le profit dépend des besoins des coopérateurs à satisfaire, le profit est conditionné par le seuil de rentabilité, le profit est affecté à divers services des membres.

Le capital dépend de l'esprit de l'entreprise des membres, de leur volonté de réussir, leur nombre augmentant les chances de leur succès, les parts sociales sont un outil et non une fin, la personne importe plus que ses parts sociales. La part sociale est une confirmation d'appartenance à la coopérative, les parts sociales sont (par respect aux principes coopératifs), progresse grâce à l'ampleur des transactions des membres, de leur nombre et l'inter coopération.

En conclusion, toute entreprise n'est pas coopérative mais toute coopérative est une entreprise, (IWACU, 1988 : 20).

1.3. Revue de la littérature

Nous allons passer en revue l'historique des coopératives d'épargne et de crédit ainsi que de la microfinance dans le monde, en Afrique, et au Rwanda.

1.3.1. Historique des coopératives d'épargne et de crédit dans le monde

Tout le monde s'accorde à dire que les coopératives d'épargne et de crédit sont les plus
anciennes des institutions de micro finance formelles et semi formelle. D'où, l'on ne saurait
comprendre le contexte d'émergence de la micro finance en dehors de celle des coopératives

d'épargnes et de crédit dont les origines sont lointaines et dépassent le cadre continental africain. (DESROCHE, 1976 :33)

En 1831, un philosophe et homme politique français Philippe BUCHEZ, un des inspirateurs du socialisme chrétien établit les règles de la coopération ouvrière de production. En 1844, un petit groupe de tisserands Anglais de la ville de Rochdale lança la première coopérative de consommation. Cette société coopérative qui s'occupait au départ d'une boutique des produits alimentaires et autres articles des ménages fut créée sur certaines règles dont le succès fut tel qu'elle se transforma en un mouvement national. Profitant ainsi de cette réussite des Anglais, les Français, dont le pays était le premier à créer la coopérative de production ont approfondi les recherches qui ont abouti en 1934 à la réalisation du système des coopératives de production qui est devenu mondial.

C'est en Allemagne que les premières formes de coopérative d'épargne et de crédit ont vu le jour au XIXe siècle. Mal payés, les ouvriers et les petits fonctionnaires avaient beaucoup de difficultés et de mal à nouer les deux bouts du mois. La sécurité sociale n'existait pas et pour octroyer les crédits, les banques exigeaient des garanties fortement coûteuses. Alors cette catégorie de personnes ne pouvait obtenir de crédits qu'en recourant aux services des usuriers qui pratiquaient des taux d'intérêts très élevés. (GITON et VITRY, 1995 :77)

Ainsi, pour venir en aide à cette masse des personnes, HERMANN CHULZE- DELITZSCH et FRIEDRICH WILHEM RAIFFENSEN, ont créé des coopératives permettant aux pauvres de mettre ensemble leurs économies pour avoir un crédit facilement et moins cher. Il s'agissait d'apprendre aux économistes faibles d'économiser non pas pour devenir riches, mais pour subvenir aux besoins primaires, ils devraient pour cela, mettre en commun des avoirs de chacun au profit de l'ensemble. (GITON et VITRY, 1995 :77)

Les actions de RAIFFEISEN se répandirent vite en Allemagne et poussèrent d'autres pays d'Europe à les adopter : en Italie sous l'impulsion de Léon WOLLEMBOURG, en Belgique sous la conduite de l'abbé MELLAERTS. En 1900, l'Europe comptait déjà quelque 8.000 sociétés coopératives d'épargne et de crédit. De l'Europe, le mouvement gagna le continent américain et surtout le Canada où en 1900 Alphonse Desjardins fonda la première caisse populaire à Lévis au Québec. (GITON et VITRY, 1995 :77)

Desjardins est considéré comme fondateur des coopératives d'épargne et de crédit tel que nous les connaissons aujourd'hui. Le mouvement Desjardins est conçu comme une synthèse originale des différents modèles d'institutions d'épargne et de crédit européennes.

Du Canada, les Coopec gagnèrent l'Australie, les Etats-Unis d'Amérique et l'Afrique. Les associations d'épargne et de crédit prennent différentes dénominations en Afrique :

Caisse populaire d'épargne et de crédit ; Caisse rurale d'épargne et de crédit ; Coopérative d'épargne et de crédit ; Coopérative de crédits mutuels ou mutuels de crédit ; banques populaires...

Malgré ces différentes dénominations, elles poursuivent toutes les mêmes objectifs à savoir : regrouper les gens d'une méme communauté qui veulent mettre ensemble leurs économies et les gérer ensemble. Les adjectifs populaires, ruraux, ou mutuels qui qualifient ces coopératives ou caisses ont un sens propre dans ce contexte.

Ces coopératives ou caisses sont populaires parce qu'elles sont organisées par des simples gens qui en sont propriétaires, les seuls gérants et les seuls bénéficiaires ; « populaires » parce qu'accessibles à tout le monde.

Elles deviennent « rurales » quand elles sont créées en milieux ruraux par des paysans. Elles sont gérées par les paysans eux mêmes, avec des personnes choisies parmi eux et par eux. L'adjectif « mutuel » met l'accent sur l'idée d'entraide sans but lucratif. Commission Européenne, (2000 :112)

1.3.1.1 En Afrique

1.3.1.1.1. En République Démocratique du Congo

Si pendant l'époque coloniale les coopératives d'épargne et de crédit avait été favorablement accueillie dans les colonies anglaises, au Congo par contre leur reconnaissance par l'autorité coloniale fut tardive et une place modeste leur fut réservée.

Que signifiait un tel oubli ? Exposant le problème de Coopec en RDC Moeller constata dans les années 40 l'inexistence d'endettement et de l'usure auprès des populations congolaises de la colonie belge.

Aussi ne croit-il guère pouvoir justifier la nécessité de la création de ce type d'organisation
coopérative, car selon lui, la Coopec n'est envisagée et conçue qu'en fonction d'un état

d'endettement et d'usure, au lieu de servir à fournir aux organisations indigènes les premières mises de fonds nécessaires à la formation de leur capital à l'installation, et à l'achat de matériel.

L'appréhension d'un échec l'écarta de cette voie afin qu'un désastre éventuel, estime-t-il ne détruise dans l'esprit de l'indigène tous les avantages de l'épargne. Cette position fut en fait celle du Conseil colonial lorsqu'il fut question des associations coopératives indigènes écartant ainsi le problème de la création des coopératives de crédit.

Quand l'opportunité d'une politique de crédit fut reconnue, elle fut préconisée que celle-ci sera réalisée par deux voies : un fonds spécial de crédit indigène qui permettrait de distribuer des crédits aux agriculteurs ; des caisses administratives qui pourraient aussi dans certains cas leur fournir des avantages.

Malgré les limites connues et imposées à ces deux institutions qui n'ont pas parvenues à être « populaires » et la conviction que des créations des coopératives de crédit telles que préconisées et réalisées en faveur des colonies anglaises constitueraient une excellente mesure, Mr Willaert écartait cette dernière solution, pour la très simple raison mais significative : « on pourrait arriver plus facilement au même résultat en créant au Congo une caisse d'épargne sur le modle de la caisse d'épargne et de retraite de Belgique »

Manifestement, le problème des coopératives d'épargne et de crédit était en rapport à la fois avec la politique de crédit et le financement des coopératives indigènes, (SHERBROOK, 1993 : 249)

1.3.1.1.2. En Afrique de l'OUEST et de l'EST

ASSOCIATION DE COOPERTAVE D'EPARGNE ET DE CREDIT en Afrique (ACECA). Le but de l'ACECA est d'aider les associations nationales à organiser la mobilisation des ressources locales, d'institutionnaliser l'épargne et les crédits aux fins de développement économique et social.

En Aoüt 1969, il s'est tenu une Assemblée générale de l'ACECA qui a élu le siège à Nairobi, au Kenya et son bureau régional pour l'Afrique de l'ouest à Lomé, au Togo. Les pays membres de l'ACECA sont les suivants : Bénin, Botswana, Burkina-Faso, Cameroun, Côte d'Ivoire, Ethiopie, Gambie, Ile Maurice, Kenya, Lesotho, Liberia, Malawi, Nigeria, Ouganda, RDC, Rwanda, Sénégal, Seychelles, Sierra Leone, Swaziland, Tanzanie, Togo, Zambie.

L'ACECA est affiliée au Conseil Mondial des Coopératives d'épargne et de crédit WOCCU (World Council of Crédit Union) créé en 1970 à Washington et qui comprend les associations régionales telles que ACCU (Asie) ACECA (Afrique) ; COLAC (Amérique Latine) CUNA (Etats-Unis d'Amérique..).

L'ACECA ayant bénéficié d'une aide financière de la part de l'Agence Canadienne de Développement International (ACDI) et de l'Aide Technique de NACOU (Association Canadienne de caisses de Crédit, le projet ACDI - ACECA - NACCU prit naissance. C'est ainsi que l'Association Canadienne de Caisse de Crédit sélectionna cinq experts canadiens pour la représenter en Afrique. Un coordonnateur délégué fut installé au siège de l'ACECA à Nairobi, les autres furent envoyés en Tanzanie, au Cameroun, au Burkina - Faso et en République Démocratique du Congo.

1.3.2. Historique des coopératives d'épargne et de crédit au Rwanda

Le secteur de la microfinance au Rwanda est relativement jeune. Bien que l'auto-paysan aide les petites organisations (telles que les tontines-ROSCA ou ibimina) ont existé pendant un certain temps, la croissance s'est accélérée avec la création des Banques Populaires ou de l'Union des Banques Populaires du Rwanda (UBPR) en 1975 dont le réseau domine la microfinance, l'industrie d'aujourd'hui.

Parmi les principaux objectifs de ces réformes figurent le renforcement de la Banque Nationale du Rwanda (BNR) les pouvoirs légaux de coordination et de supervision du système bancaire, l'introduction des nouveaux instruments financiers, la libéralisation des taux d'intérêt et l'ouverture de la structure bancaire aux banques étrangères.

En Juin 2006, la Banque central a décidé de fermer neuf majeurs IMF après le diagnostic suivant ; la gestion de ces institutions a été caractérisée par une mauvaise gouvernance d'entreprise, ces IMF ont subi des pertes importantes causées par l'organisation interne et une mauvaise gestion de leur portefeuille de prêts qui a causé d'importantes difficultés d'emprunt et de récupération; la perte de confiance de la population dans ces institutions a causé un retrait massif des dépôts accompagnés d'un arrêt complet de la création des nouveaux gisements graves problèmes des liquidités; Certaines de ces IMF ne pouvaient satisfaire aux conditions d'octroi des licences prévues par la Banque Nationale du Rwanda.

La liquidation de ces IMF qui totalise des dépôts de plus de 3 milliards de FRW a été gérée
par la BNR, avec l'aide d'une Commission ministérielle et technique ; les liquidateurs ont été

nommés par un tribunal de droit et le gouvernement a accordé un montant de 1,5 milliards de FRW à rembourser 50% de l'argent des déposants.

Des commissions ont été également mises en place au niveau des districts afin de soutenir les liquidateurs dans leurs efforts de rétablissement.

Fin Décembre 2008, 80% des dépôts ont été remboursés pour un montant supérieur à 1 milliards de FRW.

1.3.3. Mohamed Yunus et la microfinance

Dans les années 1970, avec la Gramen Bank, Muhammad Yunus développe la microfinance au Bangladesh ouvre la voie à de nombreuses autres expériences menées dans le monde entier. Des institutions sont créées pour fournir aux pauvres des moyens de créer leur gagnepain et les outils pour gérer le risque associé, c'est-à-dire les services financiers normaux qui sont proposés aux catégories les plus riches.

Le succès de la Gramen Bank qui compte maintenant comme clients plus de 7 millions de Bangladeshies pauvres a connu un écho dans le monde entier. Dans la pratique, il s'est avéré difficile de recopier cette expérience. Dans les pays où les densités de population sont plus faibles, il est beaucoup plus problématique de réunir les conditions de rentabilité pour créer des services et commerces de proximité.

Il n'empêche que la Gramen a démontré que non seulement les pauvres remboursent leurs crédits, mais qu'ils peuvent payer des intérêts élevés et que l'institution peut donc couvrir ses propres coûts. YUNUS (2003 :77)

A la fin des années 1980, les initiatives se multiplient. En Amérique latine, des institutions accordant des crédits en milieu urbain commencent à couvrir leurs frais sans subvention. L'ONG bolivienne PRODEM créée en 1986 décide de « filialiser » ses activités de microfinance sous forme de banque en créant la Banco Solario S.A, plus connue sous le nom de Banco Sol. C'est l'émergence d'une « industrie de la microfinance ».

Beaucoup de progrès ont été réalisés, mais tous les problèmes n'ont pas été résolus, et la grande majorité de la population qui gagne moins d'un euro par jour, spécialement dans les zones rurales, ne bénéficie toujours d'aucun accès au secteur financier normal.

Le secteur de la microfinance a connu une croissance régulière jusqu'à atteindre en 2007, 25 milliards de dollars pour l'ensemble des crédits relevant de la microfinance. Il en faudrait dix fois plus pour fournir aux populations pauvres le capital dont elles ont besoin. Le secteur de la microfinance a connu une forte croissance, au point qu'on a pu se demander s'il n'y avait pas un risque à laisser filer autant de capitaux vers un secteur qui n'était pas forcément géré correctement.

1.3.4. Microfinance dans les pays développés : un moyen de lutter contre l'exclusion bancaire

L'exemple de la France

La microfinance fait partie des moyens de lutter contre l'exclusion bancaire et sociale. En France en particulier, le microcrédit est présent sous deux formes :

Le microcrédit personnel accompagné est un prêt d'un montant généralement inférieur à 3 000€ accordé avec un taux d'intérêt faible (3,5% en moyenne) dont l'objectif consiste à financer des petits projets (voiture, permis, équipement...) portés par des personnes dont les ressources ne leur permettent pas de prétendre à un crédit à la consommation. Le microcrédit personnel, appelé aussi microcrédit social, se distingue du don car même si son obtention dépend de la situation sociale de l'emprunteur (chômage, contrat précaire...), il s'agit d'un prêt qui doit être remboursé. En cela, l'emprunteur est responsabilisé et revalorisé : c'est une relation de confiance qui s'instaure et surtout d'autonomie : une fois le microcrédit remboursé, l'emprunteur ne doit rien « à la société » MAURI A. (1995: 4).

Le microcrédit professionnel est un prêt d'un montant généralement inférieur à 25 000€ destiné à des personnes désirant créer ou reprendre une entreprise mais dont les ressources sont insuffisantes pour pouvoir prétendre à un prêt classique. Pour bénéficier d'un microcrédit, l'emprunteur doit être accompagné par un réseau d'accompagnement spécialisé et compétent comme par exemple : France Active, France Initiative, les Boutiques de Gestion ou encore la Fondation de la 2e Chance. Ces réseaux vont l'aider à monter son projet, à instruire sa demande de financement et à développer son activité. L'acteur principal est l'ADIE (Association pour le développement de l'initiative économique). MAURI A. (1995: 8).

Comme le soulignent des chercheurs de la chaire microfinance d'Audencia, « la microfinance
fait partie des engagements de la plupart des banques il existe de solides raisons économiques

de pénétrer le marché par le biais du microcrédit ». Le microcrédit est un moyen pour les banques de toucher une clientèle solvable mais jusque-là en marge du secteur bancaire. Comme le rappelle l'Inspection Générale des Finances, dans un rapport rendu public en décembre 2009, les banques possèdent l'expertise et les moyens suffisants pour développer cette activité en partenariat avec les associations et collectivités locales. Les banques peuvent être des acteurs de la microfinance de façon directe (c'est le cas des Caisses d'Epargne, de La Banque Postale, du Crédit Mutuel...) ou de façon indirecte (en finançant des IMF comme la Banques Populaires...) MAURI A. (1995: 15).

1.3.5. Les besoins financiers des pauvres

Dans les économies en voie de développement, et en particulier dans les zones rurales, beaucoup d'activités qui seraient considérées dans le monde développé relevant du secteur financier, ne sont pas monétisées, c'est-à-dire que ces activités peuvent être menées à bien sans recours à l'argent. Par définition, les pauvres ont très peu d'argent. Mais il arrive souvent que dans leur vie le besoin d'argent se fait sentir. (ROBINSON, 2006 :43)

RUTHERFORD (2000 :4) dresse une typologie des besoins des services financiers:

Les besoins du cycle de la vie comme les mariages, funérailles, naissances, éducation, logement, veuvage, vieillesse.

> Les catastrophes personnelles comme les maladies et blessures, le chômage, le vol, le harassement ou la mort.

> Les catastrophes de l'environnement, catastrophes naturelles comme les incendies, les inondations, les cyclones ou catastrophes résultant de l'action humaine comme la guerre ou la destruction des habitations.

> Les opportunités d'investir, création d'emploi ou développement de son activité, achat de terres ou de matériel, rénovation de son habitat, stabilisation de son emploi.

Les pauvres savent faire preuve d'imagination pour subvenir à leurs besoins, principalement à travers la création et l'échange des différentes formes des biens non monétaires. Les substituts à l'argent varient d'un pays à l'autre, mais il s'agit typiquement des bétails, des grains, des bijoux et de métaux précieux.

D'après Marguerite Robinson, les années 1980 ont montrés que « la microfinance pouvait
fournir une assistance à large échelle, et cela de façon profitable » et que dans les années

1990, « la microfinance commence à se développer comme une industrie ». Dans les années 2000, l'objectif de l'industrie de la microfinance est de satisfaire la demande insatisfaite à une large échelle et de jouer un rôle dans la réduction de la pauvreté. Alors que ces dernières décennies, beaucoup de progrès ont été réalisés par le développement d'un secteur de la microfinance viable, un certain nombre des questions restent à régler avant que cette industrie ne soit capable de satisfaire massivement la demande mondiale.

1.3.6. Critiques de la microfinance

Est-il évident que la microfinance réduit la pauvreté ?

Pour beaucoup de partisans de la microfinance, l'évidence que la microfinance est un outil efficace de lutte contre la pauvreté va de soi. Cette croyance a été l'objet d'un certain nombre des critiques. Le sociologue Jon Westover a trouvé que l'essentiel de l'évidence de l'efficacité de la microfinance à réduire la pauvreté reposait sur des études de cas anecdotiques.

Il a passé au crible 100 articles sur le sujet. Six articles seulement prenaient appui sur des données assez quantitatives pour être représentatives. Parmi ces 6 publications, l'une d'entre elles trouvait que la microfinance réduisait la pauvreté. Deux autres étaient dans l'incapacité de conclure que la microfinance réduisait la pauvreté bien que les auteurs attribuaient quelques effets positifs au programme considéré. Les 3 autres études parvenaient, en gros, à la même conclusion : une majorité des participants avaient le sentiment que leurs affaires financières avaient évolué favorablement mais certains avaient le sentiment inverse. (WESTOVER, 2000 : 54)

Le guide de la Microfinance de Boyé, Hardenberg et PURSAT (200 : 33), s'il reconnaît que certaines études ont conclu à l'absence d'impact ou à un impact négatif, ne leur donne guère de signification en raison de la fréquence trop faible de ces résultats. Les auteurs du guide retiennent que plusieurs études menées à des années d'écart et sur différents continents ont montré que l'action des IMF recueillait des résultats impressionnants, tant sur le plan économique avec des impacts sur le niveau de revenu et la capacité à épargner que sur le plan social avec des effets sur la scolarisation des enfants, l'accès aux soins et l'amélioration de l'habitat.

1.3.6.1. Taux d'intérêt élevé pour le microcrédit

Des critiques se sont également élevées sur les taux d'intérêt élevés auxquels devaient consentir les emprunteurs. En 2006, la moyenne des taux d'intérêt annuels se situait à 23,3% pour un échantillon de 704 IMF ayant accepté de soumettre leurs bilans au Micro Banking Bulletin. MOHAMMAD YUNUS s'est exprimé sur ce point dans l'édition 2007 d'un Monde sans Pauvreté. Pour le fondateur de la Gramen Bank, les IMF qui proposent des taux d'intérêt supérieurs à 15% pour des crédits à long terme, devraient être pénalisées.

1.3.6.2. Bonne utilisation de l'argent des donateurs

La bonne utilisation de l'argent des donateurs a également été mise en question. Le CGAP (Consultative Group to Assist the Poor) a récemment émis l'idée que « une large part de l'argent dépensé n'est pas utilisé efficacement, soit parce qu'il se retrouve raccroché à des mécanismes de financement compliqués, ou bien l'argent est confié à des partenaires dont les performances ne sont pas crédibles. Dans certains cas, des programmes mal conçus ont retardé le développement des systèmes financiers inclusifs en produisant des distorsions de marché et en détournant des initiatives commerciales domestiques vers de l'argent bon marché ou gratuit. » (CGAP 2008 :39)

1.3.6.3. Exploitation des bénéficiaires des microfinances

On a aussi reproché aux animateurs des IMF de ne pas porter assez d'attention aux conditions de travail des ménages pauvres, particulièrement lorsque les emprunteurs deviennent des quasi-salariés des IMF a qui, ils vendent de l'artisanat ou des produits agricoles qu'ils travaillent. La détermination des IMF aide les emprunteurs à diversifier et à accroître leurs revenus, a induit ce type de relation dans plusieurs pays, notamment au Bangladesh, où des centaines de milliers d'emprunteurs travaillent effectivement comme salariés pour des filiales commerciales de la Gramen Bank ou de la BRAC. Selon ces critiques, les horaires, les vacances, les conditions de travail ainsi que la sécurité ne seraient pas soumises à une quelconque réglementation et les contrôles pour débusquer les abus seraient exceptionnels.

1.4. Typologies des coopératives au Rwanda

L'article 4 de la loi no 31/1998 du 12 octobre 1988 portant organisation des sociétés coopératives, repartit les coopératives entre les catégories suivantes :

> Coopératives de production : constituées par des producteurs dans le but de produire des biens pour l'usage des membres et pour la commercialisation de leur intérêt des membres ;

> Coopératives de consommation : créées par les consommateurs en vue de vendre à leurs adhérents et leurs voisins les biens de consommation achetés ou fabriqués, et en vue de distribuer les bénéfices, aux membres au prorata des transactions ou les affecter à des oeuvres de solidarité dans les conditions définies par les statuts des coopératives ;

> Coopératives de, services : ayant pour mission d'exécuter certains travaux pour leur compte, ou pour le compte des tiers ;

> Coopératives mixtes : qui exercent des activités de diverses natures.

1.5. Présentation sommaire d'UMWALIMU SACCO

Umwalimu SACCO, a été agrée par le ministère du Commerce, de l'industrie et du tourisme en tant que coopérative, le 21 Juin 2006 et a été autorisée à fonctionner le 22 février 2008 par la Banque centrale (BNR), mais a commencé officiellement le 1er septembre 2008.

C'est une des initiatives mise en place par le gouvernement pour favoriser le développement socio- économique des enseignants. Umwalimu SACCO est une coopérative qui accorde des prêts aux enseignants pour leur permettre de mettre en place des projets générateurs des petits revenus afin de compléter leurs revenus professionnels réguliers.

Une des stratégies sectorielles de la politique du développement est d'installer un cadre pour la motivation qui permettra d'améliorer la situation socio- économique et professionnelle des enseignants. La principale préoccupation était la situation socio-économique des enseignants qui n'était pas ajustées à la réalité du jour.

L'insuffisance d'incitations financières appelle à une combinaison des prestations et incitations en tant que compléments aux maigres salaires. Cela contribuera à la rétention des enseignants, la stabilité, l'enseignement du curriculum efficace, et peut donner des effets positifs dans le développement communautaire à travers les interactions des petites entreprises, de co-entreprises et d'autres services et des compétences qui peuvent être offerts par des enseignants motivés. ( http://www.tsc.gov.rw/Mwalimu-SACCO.html mai 2011).

1.4.8.1. Mission

Pour mobiliser l'épargne des membres, et offrir des prêts à taux d'intérêt concurrentiels du personnel qualifié et habilité, en utilisant la technologie moderne qui est acceptable pour l'amélioration de l'efficacité de la gestion des ressources de SACCO,

1.4.8.2. Objectif

> Favoriser le bien-être socio-économique des enseignants rwandais

> Favoriser l'épargne parmi ses membres, en permettant de mettre en commun leurs économies.

> Diffuser des informations concernant l'utilisation prudente des préts et des meilleures méthodes et pratiques d'épargnes,

> Etablir un solide système de contrôle qui permettrait d'assurer la sécurité de l'épargne de membres.

1.4.8.3. But

Réaliser des économies faciles et accessibles des points de service de crédit pour les taux d'intérêt équitables.

1.4.9. Caractéristiques et rôle de SACCO

La structure de base de SACCO, ce qui la différencie des Banques, et qu'elle appartient aux
l'utilisateur intermédiaires financiers. Les membres ont généralement un «lien commun»
fondé sur la zone géographique, l'employeur, la collectivité, l'industrie ou d'autres affiliations.

Chaque membre a le droit de vote égal, indépendamment de leur montant du dépôt ou le nombre d'actions qu'ils possèdent. Leurs principaux produits sont l'épargne et le crédit, mais certains transferts d'argent, offrent des services de paiement et d'assurance. Les SACCOs parfois se joignent pour créer la deuxième association en vue de pallier aux fins de renforcement des capacités de gestion des liquidités, et refinancement; ces associations de second niveau peuvent jouer un rôle utile dans la surveillance (BRANCHA & KLAEHN, 2002...)

L'union des crédits SACCO est un lien nouveau pour les pays en développement et le
Rwanda n'est pas exclu. Des organismes tels que la Banque Populaire du Rwanda et autres
coopératives de crédit et UMWALIMU SACCO jouent un rôle vital dans le développement

socio-économique du pays en donnant accès à des services à tous les membres avec un accent particulier sur le faible revenu des membres et de sensibilisation de la microfinance ; augmenter la capacité, la gestion des liquidités et de refinancement.

La haute performance requise par la réglementation des autorités et une surveillance efficace se traduira nécessairement par une augmentation des capacités de gestion, notamment en matière des coûts, des liquidités et le risque de gestion.

L'accès aux structures secondaires est une autre question clé pour toutes les institutions financières considérables. SACCO à besoin d'être fortement soutenu sur le plan politique, tel que le ministère du Commerce et le ministère du Gouvernement locaux. En outre, le gouvernement doit faciliter la formation d'alliance entre les SACCO et IMF, les SACCO sont en mesure de déléguer des fonctions à leurs études secondaires respectifs et structures afin de bénéficier d'économies d'échelle et de gamme et aussi à leurs clients la possibilité de mise à niveau afin d'accéder à des prêts plus importants. (MINALOC, 2009...)

1.4.10. Avantages de SACCO

Les SACCO syndicats de crédit détiennent des avantages réels pour la sensibilisation et la microfinance de développement. Un SACCO est organisée:

> un moyen facile d'organiser une communauté, de sauvegarder et de recycler l'épargne.

> Puisque la nature d'un SACCO est locale, elle mobilise l'épargne locale, au sein de la

communauté, puis les profits sont retournés aux membres sous forme des prêts. L'argent

reste et travaille au sein de la composition et la région.

Ce succès obtenu mutuellement aide non seulement à créer un sentiment d'appartenance et de fierté dans une zone; il crée une culture de l'épargne et d'investissement.

1.4.10.1. Epargne

Un des éléments clés d'un SACCO est leur produit d'épargne. Contrairement à la plupart des microfinances les ONG et les institutions de crédit ils offrent un produit d'épargne qui offre un intérêt et un retour sur leurs dépôts, qui fournit une nouvelle source des revenus pour l'individu et peuvent être réinvestis ou retirés pour utilisation.

1.4.10.2. Facilité

SACCO peut démarrer avec une relative facilité. Elles sont généralement ouvertes par un groupe "commun" caution comme les agriculteurs, les enseignants, les artisans et ont tendance à avoir un peu de soutien externe majeur. Elles n'ont pas besoin de dons de ressources extérieures pour démarrer, car elle est financée par les membres des "dépôts, ce qui rend le processus de transmettre plus simple et plus droit.

1.4.10.2. Stabilité

En raison de sa nature, elles ont une base solide partant par des petits comptes d'épargne qui crée une source de financement stable et relativement peu coûteux. Cette stabilité crée la confiance dans les institutions et dans le secteur financier.

1.4.10.3. Faible surcharge

Les SACCO bien gérées sont connus pour avoir de bas frais généraux et coûts administratifs faibles, qui leur permettent de consentir des prêts à des taux d'intérêt qui sont inférieurs à ceux pratiqués par les fournisseurs de microcrédit.

1.4.11. Caractéristiques et services fournis par UMWALIMU SACCO au Rwanda 1.4.11.1. Caractéristiques

Les systèmes de crédit et d'épargne au Rwanda sont caractérisés par ce qui suit:

Les SACCOs ont exigence de garantie souple. En l'absence d'installations de garantie, l'évaluation du risque de crédit est faite par la gestion des risques des prêts axée sur la crédibilité de l'emprunteur, démontrée principalement dans ses plans d'épargne. SACCO offre des prêts qui a un coût relativement faible a ceux la donnent un grand nombre des petits prêts et de percevoir le remboursement sur le taux d'intérêt relativement bas AGEVI (2004 : 32)

1.4.11.2. Les services fournis par UMWALIMU SACCO

La coopérative d'épargne et de crédit offre des services aux enseignants Rwandais. L'épargne est la décision financière ou une action par une personne physique ou morale de conserver une partie de ses fonds excédentaires pour l'utilisation future ou pour les gains d'intérêt.

SACCO peut être utilisé pour surmonter le manque de capacité de production, faible
confiance en soi chez les entrepreneurs rwandais petits et moyens et leur permettre de se

perfectionner. Il ya cependant beaucoup de problèmes associés à des petits prêts ou des petites entreprises financées par des prêts.

1.5. Les obstacles qui entravent le développement du SACCOS au Rwanda

Une enquête réalisée par des experts, des consultations et des représentants du gouvernement depuis 1998 montrent que SACCO au Rwanda est confronté à plusieurs contraintes, (rapport UMWALIMU SACCO 2009).

Bien que les coopératives d'épargne et des crédits aient des avantages distincts aux banques en matière d'accès, ils doivent relever des défis que les banques ne sont normalement pas exposées.

1.5.1. Faible gouvernance

Les SACCO sont généralement régis par un conseil d'administration élu par les membres ; les petites, SACCO jeunes sont souvent entièrement gérées par des bénévoles. Comme ils grandissent et effectuent des opérations plus risquées, dont ils ont besoin des gestionnaires professionnels, il est à noter qu'à ce point les problèmes se produisent lorsque les administrateurs bénévoles continuent de prendre des décisions opérationnelles.

Il est difficile pour les membres du conseil d'équilibrer les intérêts des emprunteurs et des épargnants, parce qu'ils ont peu d'incitations pour assurer la discipline prudentielle ou de rentabilité, tandis que, les épargnants sont plus intéressés à protéger leurs dépôts et de gagner un taux avantageux de retour.

Principe "une personne, une voix" système de décision visent à garantir l' socio- économique égalité des intérêts des gens, dans certains cas, la communauté d'élites ou des emprunteurs nets dominent la structure pour leur propre profit.

Les SACCO bien gérées sont connus pour avoir des faibles frais généraux et coûts administratifs bas, qui leur permettent de consentir des prêts à des taux d'intérêt qui sont inférieurs à ceux pratiqués par les fournisseurs de microcrédit.

1.5.2. Le model SACCO

Malgré les difficultés rencontrées par les SACCO elles peuvent être un outil efficace si elles réglementent les meilleures pratiques, et si elles étaient guidées par les valeurs fondamentales

de l'auto-assistance, la responsabilité, la démocratie, l'équité, la solidarité, l'honnêteté, la transparence, la responsabilité sociale et l'altruisme.

Il existe une variété des modèles de SACCO à travers le monde et il n'y a pas un seul modèle qui s'applique à chaque pays ou groupe des personnes, mais il ya quelques uns des meilleurs pratiques et des normes. L'Alliance Coopérative Internationale (ICA) souligne que les SACCO sont essentiellement des coopératives. Les coopératives sont des organisations démocratiques contrôlées par leurs membres qui établissent leurs propres politiques. Par conséquent, ils sont autodéterminées et auto surveillance; ses politiques doivent être fixées par ses membres et ne doivent pas être gérés à l'extérieur.

1.5.3. L'éducation est la clé du succès

En raison de la nature de la démocratie au sein de SACCO, il est important d'avoir une connaissance des membres, un membre non informé de l'ICA est la plus grande menace pour toute SACCO. L'ACI souligne que les coopératives et les SACCO, en retour, devrait fournir l'éducation et la formation de leurs membres, des représentants élus, les gestionnaires et les employés afin qu'ils puissent contribuer efficacement au développement de leur coopérative. L'éducation des membres de la SACCO est une nécessité absolue pour le maintien de la démocratie, organe de commande et de transparence dans la SACCO.

1.5.4. Très peu d'éducation sur les SACCO

Seulement 18% de la population adulte sont membres de SACCO, et selon un récent sondage, seulement 3% de la population adulte a déclaré être enregistré avec des IMF. Ceci est un résultat de facteurs combinés tels que la culture des économies pauvres et de l'individualisme, peu d'éducation et la sensibilisation de la population, l'illettrisme financier, pas ou peu de l'appropriation par les collectivités locales, la mauvaise réputation (SACCO et les IMF en général sont caractérisées par la solvabilité faible, des créances élevées douteuses, peu de sécurité pour les dépôts, la corruption et la mauvaise gouvernance), l'image biaisée par les ONG "intervention qui a fait que la SACCO soit perçu comme fournisseurs de subventions, etc. ( rapport Umwalimu SACCO juillet 2009 : 25)

1.5.5. La mauvaise gouvernance et la petite capacité en ressources humaine:

Les lacunes dans les compétences observées pour le pays en général et pour le secteur financier en particulier, sont exacerbés par la nature et la taille de la COOPEC.

En effet, comme micro ou petites organisations communautaires d'entreprises détenues et gérées, la plupart des SACCO ont peu des ressources humaines qualifiées avec capacité de relever les défis liés au marché, l'innovation et l'adaptation aux changements, la gestion financière et le respect des règles prudentielles, etc. ( rapport Umwalimu SACCO juillet 2009 p 25)

1.5.6. Peu d'informations sur les mauvais clients de la COOPEC et IMF

Pour les IMF en général et en particulier pour les SACCO, l'absence de partage d'information sur les mauvais clients expose ces institutions à des risques élevés sur les prêts qui devraient être évités si les informations étaient mieux coordonnées et partagées au sein de la profession. Ce manque de partage d'information a été l'un des principaux facteurs qui a causé la faillite de certaines IMF, et dans la plupart des cas, cela a été combiné avec peu d'effort par le gouvernement local, la police et les autorités judiciaires à poursuivre les mauvais clients des IMF et SACCO.

1.5.7. Cadre juridique inapproprié et les taxes.

Par rapport à la capacité des juridictions les contrats liés aux prêts sont trop sophistiqués et trop difficiles à manipuler, en particulier par les juridictions Abunzi.

Ceci provoque un grand nombre de retards et exacerbe la perception négative de SACCO quand les gens qui détournent les fonds ne sont pas effectivement poursuivis.

1.5.8. Manque des infrastructures adéquates (énergie, des routes, des bureaux, équipements)

La plupart des COOPEC existantes n'ont pas de source d'énergie, d'entre eux ils ont peu d'accès sur le réseau de l'EWASA ou l'énergie solaire. Un pauvre réseau routier dans certaines régions éloignées. (Rapport Umwalimu SACCO juillet 2009 25)

1.5.9. Taux d'intérêt élevé

Pour être en mesure de mobiliser efficacement l'épargne, SACCO à proposé des véritables rendements positifs de l'épargne, ce qui n'était pas le cas pendant des nombreuses années. Cependant la tendance récente de l'inflation qui a baissé à presque zéro pour le dernier mois de 2008 est très encourageante.

Il est difficile pour les membres du conseil d'équilibrer les intérêts des emprunteurs et des épargnants, parce qu'ils ont peu d'incitations pour assurer la discipline prudentielle ou de rentabilité, tandis que, les épargnants sont plus intéressés à protéger leurs dépôts et de gagner un taux avantageux de retour.

Le principe "une personne, une voix" système de décision vise à garantir l'égalité des intérêts des gens, dans certains cas, la communauté d'élites ou des emprunteurs nets dominent la structure pour leur propre profit.

1.5.10. Insuffisance de la réglementation et la supervision

La compétence de régulation externe et la surveillance permet d'identifier, éviter et résoudre des nombreux problèmes communs rencontrés par les COOPEC et coopératives de crédit.

Dans de nombreux pays les SACCOs sont supervisés par le même organisme gouvernemental qui est responsable de tous les types de coopérative non financière, y compris l'agriculture la commercialisation, ces organismes n'ont pas les compétences financières ou l'indépendance politique nécessaire à la supervision intermédiaire financière de façon efficace.

En Amérique latine, la Banque surveille les départements de supervision pour SACCO, et en Afrique de l'Ouest, les banques centrales ont désigné un ministère, tels que microfinance, Pour superviser les COOPEC. (CGAP; Brian Brancha, WOCCU, août 2005)

1.5.11. Dommages causés par un crédit externe

Les donateurs ont fourni des fonds par le biais de SACCO pour cibler certains types de clients. L'expérience a montré que cette pratique tend à nuire SACCO; de réduire le fonds externe, les incitations à mobiliser les dépôts, l'inclinaison des incitations vers le filet d'emprunteur, ne sont pas gérées avec autant de soin que l'argent propre des membres.

1.5.12. Contraintes liées à la législation et à la politique

Les SACCO sont essentiellement des entreprises économiques exigeant un bon soutien législatif et politique visant à créer un environnement propice à un développement sain.

1.5.13. Les contraintes de ressources

Au Rwanda plusieurs SACCOs ont été fermés par la BNR suite à la mauvaise gestion, qui a
conduit à leur faillite et ne parvenaient pas à répondre aux besoins des clients. Les SACCO

qui ont reçu l'ordre de cesser leurs activités, sont notamment: SACCO Intambwe, Urumuri MF, MF Urugero, Ongera IMF, et SACCO Iwacu plus leurs branches. La décision de fermer les opérations des institutions de microfinance mentionnées ci-dessus a été prise par la BNR en collaboration avec le ministère des finances et du commerce en juin 2006.

La mauvaise gestion qui a conduit à la pénurie de liquidité est la principale raison de la fermeture de ces SACCO.

1.5.14. Les contraintes de l'institution

Il ya un problème de manque de sensibilisation et d'information par les membres du SACCO. Bien que les membres de SACCO aient considérablement augmentés, il ya absence de participation active des membres dans sa gestion.

Cela a conduit à l'apathie parmi les membres en matière de gestion et a détruit la nature démocratique des coopératives de base. D'autres problèmes rencontrés par les SACCO au Rwanda, sont notamment l'absence des prêts hypothécaires par SACCO, ce qui limite leur capacité d'acquérir des prêts à court terme auprès des Banques Commerciales. (Rapport Umwalimu SACCO juillet, 2009 :25)

1.6. Capacité de réussite de SACCO

Dans son message destiné à la journée mondiale de coopération, le 2 juillet 2005, le professeur Nshuti Manassé, ancien ministre de commerce a souligné qu'en dehors du développement économique, les SACCO sont des raccourcis à la réduction de la pauvreté ; le système de rotation de crédit ajouté à l'épargne est également une importante source bancaire.

Les SACCO ont contribué à améliorer le processus décisionnel et la création d'un bon investissement, meilleure méthode de prestation de services et de la responsabilité. (MINICOFIN, 2009)

1.7. Le besoin de SACCO au Rwanda

Le taux d'intérêt de SACCO a augmenté au cours des dernières décennies. Les agences multilatérales de prêt, des pays développés et des pays en développement et les organisations non gouvernementales appuient toute la promotion de SACCO.

Ceci est principalement dû au fait que la croissance des marchés financiers est réticente à fournir des services financiers efficaces et efficients, en particulier aux personnes à faible revenu.

La majorité des Rwandais sont des salariés à faible revenu, et ont peu ou pas accès aux services financiers et SACCO offre la possibilité de mobiliser et gérer les maigres ressources financières de manière efficace. L'octroi des petits prêts aux membres de ce segment de la population est justifiée pour des raisons diverses (UMASHANKAR et al 2004...)

Depuis 1994, le gouvernement du Rwanda a engagé des réformes du secteur financier en vue d'un système efficace et efficient. Les principaux éléments de la réforme du secteur financier ont consisté à renforcer le cadre réglementaire et de supervision du système bancaire, la libéralisation des taux d'intérêt, et la suppression des restrictions sur les restrictions du compte courant, des institutions financières, et permettant l'entrée des banques étrangères sur le marché financier. Les réformes ont eu un impact appréciable sur le développement du secteur financier. (Rapport de politique Rwandais de microfinance)b

1.8. Sources des fonds d'Umwalimu SACCO Les sources des fonds sont les suivants :

Les frais d'ouverture de comptabilité, partager des contributions, les dépôts des membres, les commissions, les intérêts sur emprunts, les fonds de réserve, l'excédent d'exploitation.

1.9. PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE

Avant d'entrer dans la partie pratique de notre travail, nous avons voulu présenter notre milieu d'étude, qui se trouve dans le District de Gasabo, secteur Remera.

1.9.1. Historique

Avec la loi no 04/2001 du 13 janvier 2001 portant organisation et fonctionnement du District, l'ancien secteur de commune Kacyiru a donné naissance en 2001 au district de Gasabo, (District de Gasabo 2008)

1.9.2. Localisation géographique d'Umwalimu SACCO de Remera

Avec son siège social à Remera, District de Gasabo, elle fonctionne actuellement avec des
succursales dans plus de 15 districts, y compris Gasabo, Gicumbi, Musanze, Muhanga,

Rubavu, Huye, Nyamagabe, Rusizi, Nyanza, Nyagatare, Kayonza, Rwamagana, Ngoma, Karongi, et Nyamata.

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