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"patrimoine et musées; opportunités politiques, culturelles, économiques et touristiques au service des villes? Metz et l'arrivée du Centre Pompidou".


par Mathilde Jannot
Paris Diderot-Paris 7 - Master 2 politiques culturelles 2011
  

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Sommaire

I. Créer un patrimoine nouveau 13

A. Naissance d'un projet 13

B. La rencontre de deux ambitions 21

C. Une architecture porte-drapeau ' 27

II. Instrumentaliser la culture ' 36

A. Un consensus politique 36

B. Les scientifiques à l'ouvrage 40

 

1. Un musée sans collections ? ou comment perpétuer l'idée du Centre Georges

Pompidou. 40

 

2. Rester conventionnel avec Chefs-d'oeuvre ? '

 
 

47

 

3. La difficile question des publics

 
 

52

 

III.

Les résultats

 
 

58

A.

Médiatiser l'événement

 
 

58

 

1. Une campagne électorale pour un lieu culturel '

 
 

58

 

2. L'utilisation des Nouvelles Technologies de l'Information

et

de

la

 
 

Communication (NTIC)

 
 

62

B.

Des retombées économiques directes et indirectes

 
 

64

 

1. Une fréquentation phénoménale

 
 

64

 

2. Une économie indirecte

 
 

67

 

C.

La ville carte-postale, effacer les stéréotypes pour en recréer d'autres

 
 

73

 
 
 
 

4

Introduction

Lors de notre recherche en Master 11, nous avions effectué un travail de longue haleine cherchant à savoir au travers de l'exemple de Nancy et de ses grands rendez-vous, si la culture (dans un sens assez élargi)2 pouvait être un biais intéressant pour une collectivité territoriale aussi importante qu'une municipalité. On en retirait l'idée que la culture jouait un rôle au sein d'une politique globale. En s'insérant dans une politique événementielle, Nancy a su, grâce à la culture, instaurer un consensus autour du phénomène culturel, en créant du lien social, grâce à une dynamique touristique impliquant des flux économiques. Le patrimoine possédait une certaine aura créant une dynamique sociale. Les retombées économiques étaient envisagées sur du court terme mais des incidences symboliques s'avéraient plus pérennes. L'événement, émanant souvent du politique mais toujours établi par des professionnels, devenait un temps fort pour le musée s'inscrivant dans sa logique d'imprescriptibilité. Il nous semble intéressant, de reprendre ces éléments et de poursuivre cette entreprise avec Metz, qui se trouve dans une aire géographiquement proche (47 km). Cette ville, vient d'accueillir l'arrivée du Centre Pompidou-Metz, inauguré publiquement le 11 mai 2010. Notre sujet cette année est plus spécifique, car il se restreint au patrimoine et aux musées. Il s'agit en effet des éléments culturels qui avaient été étudiés en grande partie dans notre travail de l'an passé, que nous avions généralisé sous le terme de « culture ». Nous aurions souhaité en premier lieu, mener une étude comparative, qui nous a finalement paru trop colossale pour être menée.

Dans un contexte de concurrence de plus en plus âpre entre les villes, chacune d'entre elles cherche à véhiculer une image positive pour attirer des investisseurs et des nouveaux habitants. C'est dans cette optique que nous nous inscrivons en cherchant à trouver les objectifs qui ont poussé Metz à faire un tel pari avec le Centre Georges Pompidou.

1 La culture ; opportunité politique, économique, touristique et sociale au service des villes ? Exemple de la ville de Nancy et ses grands rendez-vous.

2 Nous avions retenu la définition adoptée par l'UNESCO à Mexico en 1982 : « l'ensemble des traits distinctifs spirituel et matériels, intellectuels et affectifs qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances ».

On souhaite présenter en préambule un bref condensé de l'histoire messine, afin de remettre en contexte l'arrivée du Centre Pompidou-Metz. Aucun territoire n'étant neutre, iinous paraît judicieux d'avoir un premier recul historique.

Les premières installations humaines sur le site de Metz sont attestées vers 3500 avant J.C. La période romaine favorise un essor fondé sur le commerce mais aussi sur des fonctions administratives et cultuelles. La prospérité est, notamment, soulignée par la construction de thermes et d'un des plus grands amphithéâtres de l'Empire. Metz devient en 561 la résidence des rois d'Austrasie. La cité est une capitale artistique, avec des ateliers de calligraphie et d'enluminure, des écoles de chant, mais aussi un important foyer de vie spirituelle. Après l'éclatement de l'empire de Charlemagne, la cité dépend théoriquement du Saint Empire Romain Germanique. Elle est gouvernée par des évêques qui exercent des droits souverains. En fait, Metz bénéficie d'une véritable indépendance tout au long du Moyen-age. En 1234, les bourgeois s'émancipent de la tutelle de l'évêque. Metz se constitue en ville libre avec à sa tête un maître échevin choisi parmi les Paraiges, association des familles patriciennes si puissantes et si riches qu'elles prêtent couramment aux ducs de Lorraine (localisés à Nancy), et même aux rois de France ou à l'Empereur. Peuplée d'environ 30 000 habitants, Metz n'a que très peu de villes concurrentes proches. Elle vit de ses activités de tannerie et de draperie, du commerce du vin et du sel, de l'élevage de chevaux, de l'échange d'objets luxueux (tissus précieux, épices) et de la vente d'armures. Changeurs et banquiers toscans ou lombards investissent les rues pour en faire une place financière européenne. Metz devient une ville française mais son rattachement n'est officiellement reconnu qu'au traité de Westphalie (1648). Metz renforce alors sa fonction militaire avec l'établissement d'une vaste citadelle à partir de 1561. La fonction militaire et administrative semble s'imposer dans la vie de la cité. A l'issue de plusieurs batailles en 1870, Metz est livrée au Reich. L'annexion provoque le départ de nombreux habitants. Metz conserve cependant un rôle militaire essentiel avec une garnison d'environ 20 000 hommes, ce qui nécessite la construction de 22 casernes. Elle redevient française en 1918. Metz est de nouveau annexée et libérée pendant la seconde guerre mondiale. Après la guerre, Metz retrouve sa tradition commerçante avec un centre-ville dynamique. Dans les années 1970, elle devient capitale de Région. Parallèlement, la municipalité décide de ré-urbaniser le centre et de créer de nombreux espaces verts, sous l'impulsion de Jean-Marie Pelt. Elle se dote de nouveaux services tant avec le technopôle qu'avec son

université et les grandes écoles (ENIM, SUPELEC...). Elle bénéficie de la construction européenne avec des relations franco-allemandes et franco-luxembourgeoises privilégiées. Metz compte aujourd'hui 125 000 habitants 3et son agglomération 230 000.4 Metz, on le constate est historiquement, une ville à l'âme commerçante et prospère plus qu'une ville de tradition culturelle. Sans renforcer la querelle « Nancy-Metz », éloignant les deux villes depuis l'après-guerre pour de multiples raisons, il n'est pas vain d'admettre que Nancy se revendique comme la capitale artistique et culturelle de la Lorraine, par antériorité, grâce à la présence au Moyen-âge des Ducs de Lorraine.

Nous souhaitons poser quelques jalons en revenant sur une chronologie linéaire5 , objective car factuelle, de la décision d'implantation du Centre Georges Pompidou à Metz. Au fil de notre étude, nous y reviendrons. Il s'agira ici de trouver des repères importants, que nous jugeons nécessaires d'avoir à l'esprit et qui pourront servir de vade-mecum.

9 janvier 2003 : Annonce par le Centre Pompidou et la Ville de Metz, en accord avec le ministère de la Culture et de la Communication, de la première décentralisation d'une institution culturelle nationale en France : le Centre Pompidou-Metz, institution soeur du Centre Pompidou, réalisée en partenariat avec les collectivités territoriales.

Mars 2003 : Lancement du concours international d'architecture.

15 décembre 2003 : Shigeru Ban (Tokyo), Jean de Gastines (Paris) et Philip Gumuchdjian (Londres) sont lauréats du concours international d'architecture.

Septembre 2005 : Obtention du permis de construire. 2006-2009 : Chantier de construction.


· Juin 2006
: Ouverture de la Maison du Projet, structure temporaire située aux abords du chantier, conçue par les architectes du Centre Pompidou-Metz, Shigeru

3 http://www.insee.fr/fr/ppp/basesdedonnees/recensement/populationslegales/commune.asp?annee=2008&dep com=57463 , Recensement de la population 2008.

4 http://www.metzmetropole.fr/site/institution_intercomm01.php

5 http://www.centrepompidou-metz.fr/les-grandes-etapes A ce titre, nous nous excusons auprès du lecteur de faire un récapitulatif événementiel un peu rébarbatif, au sens où - comme le définissent Louis-Marie Morfaux et Jean Lefranc- « la conception de l'histoire se réduit à un simple récit des faits dans leur filiation sérielle en s'interdisant toute recherche des causes ou toute interprétation d'ensemble.

Ban et Jean de Gastines. Elle informera le public sur le projet culturel et architectural du Centre Pompidou-Metz jusqu'en octobre 2009.

· 7 novembre 2006 : Pose de la première pierre du Centre Pompidou-Metz.

· 28 décembre 2007 : Signature de la convention préparatoire d'association entre le Centre Pompidou et le Centre Pompidou-Metz, avec la Communauté d'agglomération de Metz-Métropole.

· 15 mai-4 octobre 2009 : Constellation, manifestation de préfiguration du Centre Pompidou-Metz : plus de 300 000 visites en cinq mois sur dix-neuf lieux d'exposition, à Metz et en Lorraine.

10 novembre 2009 : Signature du protocole d'accord par Bernard Niquet, Préfet de la Région Lorraine et de la Moselle et Alain Seban, président du Centre Pompidou ; Jean-Pierre Masseret, président de la Région Lorraine, Philippe Leroy, président du Conseil Général de Moselle, Jean-Luc Bohl, président de Metz Métropole, Dominique Gros, Maire de Metz. Le protocole d'accord détermine les aspects statutaires, budgétaires et de gouvernance du Centre Pompidou-Metz, constitué en Établissement Public de Coopération Culturelle (EPCC) dont les membres sont Metz Métropole (40 communes), la Région Lorraine, la Ville de Metz, le Centre Georges Pompidou et l'État.

11 mai 2010 : Inauguration officielle du Centre Pompidou-Metz, par le président de la République.

12-16 mai 2010 : Ouverture au public en offrant cinq jours d'accès gratuit et de festivités. Le Centre Pompidou-Metz comprend :

- 5 020m2 de surface d'exposition, dont 3 galeries de 1150m2 d'exposition chacune, - Une grande nef de 1200 m2,

- Un auditorium de 144 places,

- Un studio de création de 196 places,

- Un café « Le 333 »6,

- Un restaurant « La voile blanche »,

6 Rappelant ainsi la distance kilométrique qui sépare Metz de Paris.

- Une librairie-boutique.7

Administrativement, les collectivités territoriales ont fait le choix du statut d'Etablissement Public de Coopération Culturelle. Ce statut8 permet de garantir à la fois l'autonomie des choix scientifiques et culturels de la nouvelle institution, l'engagement et le contrôle des collectivités territoriales, qui en assument le financement et la proximité avec le Centre Pompidou vis-à-vis de quoi le Centre Pompidou-Metz aura le statut d'organisme associé. Le Centre Pompidou et l'État détiennent ensemble le tiers des sièges au conseil d'administration du Centre Pompidou-Metz. Les autres sièges sont répartis entre Metz Métropole, la Région Lorraine et la Ville de Metz. Le président du Conseil Général de la Moselle participe au conseil d'administration en tant que personnalité qualifiée.

Le conseil d'administration est présidé par Alain Seban, président du Centre Pompidou. Le président de Metz Métropole, Jean-Luc Bohl, en est le vice-président.

Le directeur du Centre Pompidou-Metz est Laurent Le Bon, conservateur en chef au Musée national d'art moderne. Le directeur du Centre Pompidou-Metz jouit, conformément aux règles régissant le fonctionnement des EPCC, d'une large autonomie en matière culturelle et scientifique. Conformément au Code général des collectivités territoriales, il est nommé par le président de l'EPCC sur proposition du conseil d'administration statuant à la majorité des deux-tiers.

Le conseil d'administration de l'EPCC est composé de 26 membres, répartis comme-suit :

- Etat et Centre Georges Pompidou : 8 sièges ;

- Personnalité qualifiée désignée par le président du Centre Pompidou : 1 siège ; - Metz Métropole : 7 sièges ;

- Région Lorraine : 5 sièges ;

- Ville de Metz : 1 siège ;

- M. le Maire de Metz : 1 siège ;

- Représentants du personnel : 1 siège.

7 Alimenté par la librairie Flammarion.

8 http://www.centrepompidou-metz.fr/leppc

Il est à noter que l'association de préfiguration du Centre Pompidou-Metz était constituée en association de droit mosellan.9

Par ce statut, les collectivités partenaires prennent en charge intégralement le budget de fonctionnement du Centre Pompidou-Metz évalué pour la première année à 10 millions d'euros en dépenses, dont :

- 4,6 millions d'euros versés par Metz Métropole,

- 4 millions d'euros par la Région Lorraine,

- 400 000 euros par la Ville de Metz

- 1 million d'euros d'autofinancement,

- Le Conseil Général de la Moselle s'engage à étudier annuellement une convention de partenariat avec le Centre Pompidou-Metz.

Enfin, le projet culturel du Centre Pompidou-Metz repose sur quatre priorités10 :

- Faire découvrir la création artistique sous toutes ses formes,

- Donner des clés de lecture de l'histoire de l'art depuis 1905,

- Emouvoir et inviter le spectateur à appréhender le monde par le biais artistique, - Elargir la fréquentation à de nouveaux publics.

On essaiera de savoir, au fil de notre recherche, si, au travers de l'exemple messin, le patrimoine et les musées peuvent servir d'opportunités politiques, culturelles, économiques, touristiques aux villes ?

C'est dans ces circonstances que l'on cherchera à comprendre pourquoi une ville investit (et quel est l'intérêt d'investir) dans un patrimoine nouveau, porté par une architecture innovante et peu conventionnelle. On se demandera si la ville ne cherche pas à faire fi de son passé militaire et sidérurgique en se créant une nouvelle identité. Par cet aspect assimilable à une marque ou à un label culturel, que valorise-t-on ? Une collection nationale ou la rénovation et la régénération d'une ville ? Prête-t-on attention au patrimoine déjà existant ? Il s'agit également de penser la question de la décentralisation.

9 En effet, la Moselle bénéficie encore d'un régime juridique particulier suite à l'annexion allemande de 1870.

10 http://www.centrepompidou-metz.fr/la-vocation-du-cpm

En outre, il nous semble pertinent de savoir les moyens que la ville de Metz s'est donné. S'agit-il d'une volonté politique à visée électorale pour les élus en donnant à Metz une image attractive ? Peut-on parler d'opportunité, au sens positif du terme11, politique ? Dans quelle mesure le projet d'implantation d'un nouveau musée à Metz12, alors que la ville a déjà un « potentiel » patrimonial, implique les collectivités territoriales ? Comment y parvient-on ? De quelle aura médiatique, Metz a-t-elle bénéficié ? Dans quelle mesure le numérique est utilisé pour conforter la présence du Centre Pompidou-Metz ? S'il est questions des moyens, il est également question de fins en s'interrogeant sur les retombées tant sur le plan économique que symbolique. L'arrivée d'un établissement culturel en région est-elle un moyen d'attraction économique et touristique ? On veillera toutefois à ne pas se méprendre avec des chiffres trop flous, tout en sachant qu'il s'agit de la première année d'ouverture du Centre Pompidou-Metz.

Enfin, on cherchera à comprendre comment une volonté politique affirmée parvient à un consensus, outrepassant les partis politiques et s'il est fait mention d'une liberté quelconque vis-à-vis des scientifiques du musée. Quels regards portent les scientifiques en s'interrogeant sur cette forme hybride revitalisée d'un musée ? Comment les professionnels envisagent-ils la présentation de l'art contemporain ? Comment est prise en compte la question des publics ?

Au cours de notre recherche, on s'est essentiellement appuyés sur des entretiens avec des acteurs importants du projet. Nous avons rencontré, le directeur du Centre Pompidou-Metz, Laurent Le Bon, directeur du Centre Pompidou-Metz dont la vie du Centre dépend à présent ; l'ancien maire de Metz, à l'initiative de la décision d'implantation du Centre Pompidou à Metz. Nous voulions interroger le maire actuel de Metz, Dominique Gros, dont l'emploi du temps ne nous permettait pas de nous recevoir mais qui nous a fait la grâce de faire rencontrer son adjoint à la culture, Antoine Fonté. Rencontrer ces acteurs était pour nous une façon importante d'aborder notre sujet, beaucoup plus pertinente nous semble t'il, que de rester sur des paroles et récits rapportés. Notre analyse dépend en effet, de cette matière riche.

11 On définit ainsi l'opportunité par une occasion ou circonstance favorable, qui convient à la situation du moment. Par opportunisme, on entend, le comportement d'une personne qui agit en fonction des circonstances et sait favorablement exploiter les occasions.

12 Les musées de la Cour d'or (qui regroupent en fait, trois types de musées : musée d'archéologie, musée de beaux-arts et le musée d'architecture) existent depuis 1839.

Pour commencer, on s'interrogera sur la volonté de création d'un patrimoine nouveau. On reviendra tout d'abord sur les prémices du projet avec une mise en perspective des acteurs qui ont été parties prenantes. On analysera ensuite la rencontre des collectivités territoriales opérées avec un établissement national avant d'étudier l'opération architecturale, créatrice de ce nouveau patrimoine.

En poursuivant, on cherchera à savoir si la culture sert de prétexte. On observera d'emblée l'accord politique qui s'est produit avant de s'intéresser au travail scientifique des professionnels. On souhaite sonder le concept de musée pour savoir s'il s'agit à Metz d'une coquille vide et comment il est procédé au prolongement de l'idée du Centre Georges Pompidou. Après avoir cherché le fonctionnement de ce nouvel « objet » culturel, on analysera l'exposition inaugurale avant de se concentrer sur la question des publics.

En dernier lieu, on examinera les résultats et leurs causalités. On étudiera la médiatisation de l'événement obtenue grâce aux médias et aux nouveaux outils qui l'encouragent. On portera un intérét aux retombées économique, en s'attachant à la fréquentation du lieu et aux faits qu'il induit. Enfin, on observera les effets en termes d'image.

Toutes ces questions, nous souhaitons les poser dans un état d'esprit critique face à l'effervescence et l'engouement qu'ont généré le projet, puis l'ouverture du Centre Pompidou-Metz, en veillant à rester le plus partiale possible au regard de l'euphorie politique et journalistique qui ont été rendus. Nous gardons à l'esprit la formule d'Italo Calvino13 :

« Personne ne sait mieux que toi, sage Kublai, qu'il ne faut jamais confondre la ville avec le discours qui la décrit. »

et tenterons de faire au mieux pour garder un certain esprit critique.

Cette interrogation nous apparaît importante quant à notre avenir professionnel, que nous souhaitons effectuer dans ce domaine. Il nous semble légitime qu'à l'avenir nous soyons capables de distancier le théorique face aux réalités du terrain tout en restant dans un juste équilibre.

13 Italo Calvino, Les villes invisibles, Points, 1984, p.75.

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