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Corps pulsionnel des athlètes à  handicap moteur. Contre performance et motivation inconsciente

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par Amira Najah
Université de Tunis faculté des sciences humaines et sociales - Matser II recherche  2008
  

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II - Etats motivationnels en activité sportive :

Introduction :

Les préoccupations théoriques sur la motivation en contexte sportif ne datent pas d'aujourd'hui, son investigation représente l'une des modalités les plus fascinantes et les plus complexes de la psychologie. Fascinante dans le sens où la recherche et l'étude des facteurs et des processus déclencheurs et régulateurs des conduites détiennent quelque chose de magique. Complexe également, parce que le comportement humain sportif est traduit par une multitude de facteurs en interaction, ce qui confère à cette motivation un caractère particulièrement dynamique (Sarrazin, 2001).

1. Comprendre et évaluer la motivation en milieu sportif :

La volonté de comprendre le « pourquoi » des comportements en contexte sportif a fait l'objet de plusieurs recherches et investigations théoriques, intéressantes les unes que le autres et même complémentaires. La mise en évidence de certains modèles pourrait nous être bénéfique et permettre la compréhension des raisons de notre orientation théorique.

Sarrazin, (1995) un adepte de la théorie ?du but d'accomplissement? (à versant cognitivo-sociale), au cours de plusieurs études effectuées en contexte scolaire et sportif, avec l'aide de Famose et Cury (1995, 1997, 1998), a essayé d'établir « un profil motivationnel », via la passation de l'échelle QPSS (questionnaire de perception du succès en sport), sur différents groupes de sujets à pratiques sportives diversifiées (escalade, basket, hand-ball...). Ils ont pu confirmer ; l'existence d'un sentiment de compétence reposant à la fois sur des critères externes (la performance réalisée et l'effort fourni par autrui) et sur un processus de comparaison normative à un groupe social de référence, il s'agit « d'implication de l'ego » (ego involvement) (Nicholls, 1989, p.87), se traduisant par des préoccupations relatives à son positionnement dans une norme, (« suis-je bon ?», « où est-ce que je me situe par rapport aux autres? » etc...). Également, Le profil motivationnel et les facteurs déclencheurs du sentiment de performance jouent un rôle important dans la régulation de l'habilité sportive du sujet et dans l'évaluation auto-réflexive de ses propres capacités. Les diverse études exposées par la suite dans cette optique, valident empiriquement l'existence de liens de causalité potentiels entre les dispositions motivationnelles et les croyances sportives (Sarrazin, 1995).

Dans ce même contexte, François (1998), (en se référant aux travaux de Bundura, 1986, Rotter, 1955, Deci & Ryan, 1991) a tenté d'expliquer la motivation sportive, via ?la théorie de l'expectation?. Il évoque l'importance de l'expectation de résultat, quand une personne, évalue ses possibilités de succès ou d'échecs, en se basant sur les croyances relatives de ce qui survient (locus de contrôle). Il évoque deux types de locus ; le locus de contrôle interne (se qui se passe, performance ou contre performance, est de la responsabilité du sujet, qui reconnaît ses capacités d'influencer les événements), et le locus de contrôle externe (ce qui se passe, performance ou contre performance, ne dépend pas du sujet, mais des facteurs externes, avec une reconnaissance d'une incapacité totale) (François, 1998).

Cury, Schiano-Lomoriello et Da Fonséca, (2001), également dans le domaine du sport et de l'éducation physique ont proposé un renouvellement conceptuel de la théorie d'ajustement, en se basant sur la distinction conceptuelle entre motivation d'approche et motivation d'évitement. Ils postulent l'idée de deux buts distincts : le but d'approche de la performance dirigé vers la démonstration de compétence normative et le but d'évitement de la performance dirigé vers l'évitement de la démonstration d'incompétence normative (Gernigon et Cury, 2003). Ils en ajoutent après, un troisième but ; le but de la maîtrise de la performance, à tendance motivationnelle appétive. L'effort instrumental qu'ils ont pu mettre en place pour mesurer les trois orientations motivationnelles et l'attestation de la solidité psychométrique n'a pas suffit pour faire face aux critiques. Divers auteurs estiment que la définition du but de maîtrise reste à approfondir. Il faudrait, également, formaliser une tendance appétitive et une tendance aversive du but de maîtrise dans le domaine sportif. Les analyses psychométriques menées dans ce but, révèlent l'existence de quatre facteurs indépendants (les 4 buts d'accomplissement) et non de trois facteurs, reliés à des antécédents et des conséquences spécifiques et différenciées. La théorie du but d'accomplissement est jusqu'à ce jour discutable aux niveaux du caractère, bi, tri ou quadri dimensionnel (Gernigon et Cury, 2003).

Outre le courant cognitif et social, d'autres modèles théoriques abordèrent la notion de motivation et ont tenté de l'évaluer de manière particulière. Dans ses études sur la motivation, Famose (1997), met en avant deux questions fondamentales : à partir de quel indicateur comportemental peut on conclure qu'un sportif est motivé ou pas ? Et Quels sont les processus psychiques internes qui en sont responsables ? Pour répondre à la première question, l'auteur en désigne quatre indicateurs ; (1) L'intensité, comme quantité de ressources attentionnel que le sportif investit durant l'entrainement et la compétition. Il s'agit de la force de la vigueur dans la mobilisation de ses capacités dans la tâche à accomplir. (2) la persévérance, comme effort maintenu dans le temps. Dans ce cas, toute forme d'abandon et de non acharnement est témoin d'un manque de motivation. (3) La direction, dans le choix de l'activité sportive et la centration de l'attention du sportif sur les aspects les plus pertinents de la compétition. Les deux premiers indicateurs doivent, à l'intérieur d'une activité sportive, être dirigé vers l'accomplissement d'un résultat désiré pour déterminer ainsi le quatrième indicateur (4) La motivation continuée, qui se définie comme la volonté de poursuivre l'activité dans un cadre différent (lieu, entraineur, partenaire...). Pour ce qui est de la deuxième question ; Famose, parle de deux processus psychologiques. Le premier processus se réfère à la théorie de ?l'expectation de succès?, désigne les probabilités subjectives qui résulte de la comparaison entre, la performance désirée et celle anticipée (Exemple « si je veux gagner ce match, je pense que j'en suis capable »). Il s'agit en d'autre terme de la confiance en soi. Le deuxième processus, la valeur de la tâche, est l'intérêt qu'un sujet trouve dans son engagement dans une activité sportive, évalué par les conséquences positives qu'il espère retirer de cette activité. (Exemple « quelle importance a cette compétition pour moi ? »). Cependant Famose rejoint les autres théoriciens déjà cité au début de cette partie, et parle à son tour de l'importance de la dimension de croyance mais dans un autre contexte, celui de la valeur d'atteinte : quand le sportif se sent menacé dans son estime personnelle et dans le but de maintenir un schéma de soi positif, il adopte diverses stratégies motivationnelles, qui lui permettent de préserver son estime de soi. L'entraineur et les partenaires de jeux peuvent y parvenir dans cette dimension de croyances, selon l'importance qui lui en sont accordé (Famose, 1997).

Ces diverses études affirment, que dans l'activité sportive, la performance est reliée à la motivation et/ou à son augmentation alors que la contre performance est reliée à l'absence et/ou à l'insuffisance de motivation. Nous nous sommes interrogés sur ce rapport d'existence et d'absence et nous nous sommes demandés pourquoi faire disparaitre la motivation quand il s'agit de contre performance. Si la contre performance en elle-même, est une manifestation de quelque chose, une expression d'un « manque inconscient », comme nous l'avons déjà développé au début de ce travail, impliquerai elle forcément cette absence? Ne serait ce pas une manifestation d'un autre type de motivation ? Nous pouvons ainsi reprocher à ces différentes études le fait qu'elles ne prennent pas en compte la complexité réelle des différents processus psychiques qui alimentent la motivation. Celle ci ne constitue pas une dimension à part, mais fait partie intégrante de la personnalité et devrait en être analysée comme tel. La théorie psychodynamique, et l'approche psychanalytique sont des exemples parfaits de ce que nous tendons à montrer (Ben Rejeb, 2001).

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"Là où il n'y a pas d'espoir, nous devons l'inventer"   Albert Camus