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Potentiel et dynamique des stocks de carbone des savanes soudaniennes et soudano- guinéennes du Sénégal

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par Cheikh Mbow
Université Cheikh Anta Diop de Dakar - Doctorat d'état en sciences 2009
  

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Section 6.03 IV.1. Les fondamentaux écologiques

Pendant le processus de croissance, l'arbre modifie son milieu et utilise les ressources disponibles pour son développement, parfois au détriment d'autres plantes proches. La compétition entre les arbres est un facteur important qui au fil du temps impose une certaine structure et une composition des espèces dans un milieu donné. La compétition est plus rude quand le milieu est monospécifique (cas des plantations), puisque les plantes ont les mêmes besoins et développent les mêmes stratégies ou réponses aux différentes contraintes. Dans des milieux plus diversifiés sur le plan de la composition floristique, les capacités d'accès aux ressources varient en fonction des plantes du fait des différences dans les systèmes racinaires (profondeur, distribution), et des besoins en nutriments variables selon l'espèce (Waring et Running, 1998). Au niveau des écosystèmes, la compétition et les processus biophysiques qui se traduisent par une certaine structure de la végétation influent aussi directement sur les cycles des nutriments, du carbone et de l'eau.

Cependant, le développement d'une formation végétale ne peut s'appréhender qu'à travers des données historiques sur la composition et la croissance des espèces. L'obtention de ces types de données fait l'objet de mise en place dans différents écosystèmes, de dispositifs adaptés comme les parcelles de suivi de la végétation ligneuse (voir chapitre 3). Ces parcelles de suivi permettent non seulement de suivre les phénomènes de succession et la diversité biologique, mais constituent une bonne base pour évaluer les stocks de carbone de la biomasse sur pied utilisant les régressions allométriques. Mais pour arriver à reconstituer le cycle de croissance d'une formation forestière, il faut recourir à des modèles dynamiques qui permettent de prédire la croissance des arbres et les modifications de sa composition pendant plusieurs dizaines d'années.

En reprenant les étapes essentielles du développement d'un écosystème forestier, Waring et Running (1998), suggèrent 4 étapes suivant une dégradation totale des arbres dans un milieu :

- début de la production de biomasse avec des espèces pionnières (initiation, 1) - remplacement des espèces pionnières par d'autres espèces (exclusion, 2)

- développement de la régénération naturelle des espèces présentes (réinitiation, 3)

- maturité de la formation avec la présence d'individus au niveau de tous les étages (4)

(grands arbres, arbres moyens, régénération), figure 63.

Figure 63. Les 4 principales étapes de développement d'une formation forestière ; adaptée de Waring et Running (1998)

Au début, c'est-à-dire l'étape d'initiation (1), on a la mise en place des espèces pionnières (1). Avec la croissance des arbres et le développement de nouvelles espèces à travers un processus d'exclusion lié à la compétition, les espèces pionnières disparaissent (2). Les arbres devenus grands favorisent le développement de leur propre régénération naturelle (3). L'étape d'équilibre est atteinte à la maturité de l'écosystème caractérisée par la présence de toutes les strates (4).

Ces différentes étapes correspondent à des réponses fonctionnelles qui mènent toutes à la production de biomasse et à son accumulation dans différents réservoirs de l'écosystème forestier. À l'heure actuelle, les dynamiques des savanes sont étudiées en se basant sur la structure des classes de diamètres. Une population en bon état est celle qui n'est pas trop perturbée avec par conséquent une représentation des différentes classes de diamètre (Sambou, 2004). La disparition d'une classe de diamètre est un indicateur d'une perturbation à un moment donné. En foresterie, on utilise un indicateur plus général appelé la `qualité du site' (Waring et Running, 1998) ; laquelle est estimée par un indice de site `SI', représente la hauteur des individus dominants à un âge donné. Par exemple, SI(30)= 20 signifie que les individus dominants atteignent normalement la taille de 20 m à l'âge de 30 ans. Si à l'âge indiqué, les grands individus n'atteignent pas la moyenne de hauteur correspondante, le site présente alors des signes de dégradation. Pour cet indice il faut donc des données de suivi à long terme du genre collectées au niveau des parcelles de suivi de la végétation ligneuse.

i) L'un des grands défis de la modélisation est la prise en compte des réponses des écosystèmes (rétroactions) aux perturbations naturelles ou humaines (sécheresse, feux de brousse par exemple) et aux effets de certaines interventions comme une fertilisation additionnelle. Ainsi, la

simulation, dont les bases proviennent de stations expérimentales a été une voie largement explorée en foresterie pour reconstituer la dynamique des formations forestières.

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"Il y a des temps ou l'on doit dispenser son mépris qu'avec économie à cause du grand nombre de nécessiteux"   Chateaubriand