WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

La pratique de l'audit interne dans l'activité bancaire. Cas de la Banque de l'Habitat du Sénégal (la B. H. S )

( Télécharger le fichier original )
par Ludovic GUELMBAYE
Institut africain de management de Dakar/ Sénégal - Master in business administration option: banque- finance 2008
  

précédent sommaire suivant

III- La phase de conclusion

Cette phase est la présentation au principal responsable de l'entité audité, des observations les plus importantes par le chef de mission.

Elle exige également et avant tout, une très grande faculté de synthèse, une aptitude certaine à la rédaction, encore que le dialogue ne soit pas absent de cette dernière période.

A- Le projet de rapport

Il est ainsi nommé pour trois raisons :

- les observations qu'il contient n'ont pas encore fait l'objet d'une validation générale, elles ne peuvent donc pas être considérées comme définitives ;

- ce document, s'il comporte déjà des recommandations, ne comprend pas les réponses des audités à ces recommandations. C'est donc un document incomplet ;

- enfin, il faut noter que le projet de rapport ne comporte pas encore de plan d'action qui est ce document joint au rapport définitif et sur lequel l'audité indique quand et par qui seront mises en oeuvre les recommandations qu'il a acceptées.

Il faut souligner que cette pratique entre en conformité avec la norme 2410 qui stipule que : « La communication doit inclure les objectifs et le champ de la mission, ainsi que les conclusions, recommandations et plans d'actions ».

B- La réunion de clôture

Elle réunit exactement les mêmes participations que la réunion d'ouverture, lesquels après s'être entendu dire ce que les auditeurs internes avaient l'intention de faire, vont s'entendre commenter ce qu'ils ont fait. Cette réunion suit cinq principes selon

Jacques RENARD (283 ; 2005) mais nous allons retenir que les plus importants :

- le principe du « livre ouvert » : c'est l'affirmation que rien ne saurait être écrit dans le rapport d'Audit Interne qui n'ait pas été au préalable présenté et commenté aux audités ;

- le principe de « la file d'attente » : premier service en matière d'information, c'est et ce doit être l'audité, le responsable direct avec lequel les informations sont validées.

C'est pourquoi, le projet de rapport et sont contenu ne sont ni diffusés, ni divulgués tant que la réunion de clôture (et de validation) n'est pas achevée. Rien n'est pire que la divulgation anticipée à la hiérarchie des constats d'audit et qui arrive ensuite sur l'audité en forme de reproches alors qu'il n'a pas été informé par les auditeurs et ne sait de quoi il retourne. Une telle méthode signe la condamnation de l'Audit Interne dans l'entreprise ;

- le principe de « la connaissance commune » : ce principe permet à l'auditeur de voir dans quelle mesure le dysfonctionnement est connu des audités, et s'assure alors que chaque participant ait bien conscience du fait que les autres participants sont aussi informés.

Soit il révèle aux acteurs des dysfonctionnements inconnus par ces derniers. Cette situation crée une dynamique et garantie la transmission des informations quelque soit le cas de figure. C'est à partir de là que l'auditeur interne va jouer son rôle de conseil et se démarque d'une attitude de simple contrôleur.

C- Le rapport d'Audit Interne

Le rapport d'Audit obéit à la norme 2440 qui stipule que « le responsable de l'Audit Interne doit diffuser les résultats aux destinataires appropriés ». Ce document est le dernier acte de la mission.

Le rapport d'Audit doit être un document d'information pour la hiérarchie. A la simple lecture du rapport, les supérieurs hiérarchiques doivent savoir si le domaine audité est ou non bien maîtrisé et qu'elles sont éventuellement les mesures importantes à prendre pour améliorer la situation, pour répondre à cette fonction.

Tableau N°1 : Le rapport d'Audit Interne

B.H.S S.A Mixte

AUDIT INTERNE

Objet :

Date :

RAPPORT D'AUDIT

RECOMMANDATIONS

DE L'AUDIT INTERNE

COMMENTAIRE DU

SERVICE

COMMENTAIRES DU

D.G ET ACTIONS A

PREVOIR

 
 
 

Source : B.H.S/Département d'Audit Interne

D- Les rapports de l'auditeur interne

La réglementation bancaire exige un certain nombre de documents que l'Audit Interne doit satisfaire, en outre la maison mère de la B.H.S exige aussi un certain nombre de documents.

Tableau N°2 : Liste des différents rapports

Rapport mensuel

Le rapport de vérification interne

Le rapport d'Audit Interne

Rapports trimestriels

Le rapport de contrôle interne à la Commission Bancaire

Le rapport de la révision du portefeuille

Rapport semestriel

Le rapport sur la révision globale du portefeuille à la Commission Bancaire

Rapport annuel

Le rapport sur l'évaluation du système de contrôle interne et sur la maîtrise des risques

Source : Structure de bonne gouvernance et fiche de poste de l'Audit Interne

Conclusion :

Ce chapitre nous a permis de voir les trois phases fondamentales de la mission d'Audit Interne avec dans un premier temps le lancement de la mission, puis sa réalisation et enfin la phase de conclusion.

Dans le prochain et dernier chapitre de cette première partie, nous aborderons la méthodologie de recherche à suivre pour atteindre les objectifs que nous nous sommes assignés.

précédent sommaire suivant











9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.