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Contribution à  l'étude de la niche écologique de la Cigogne blanche Ciconia ciconia L. , 1758 (Aves, Ciconiidae ) et du Héron garde- boeufs Bubulcus ibis L. , 1758 (Aves, Ardeidae ) dans la région de Batna


par Naoual BOUKHTACHE
Université El Hadj Lakhdar Batna Algérie - Magister en agronomie 2008
  

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8.5- Ponte

La taille de la ponte varie entre 2 et 6 oeufs, assez fréquemment de 4 (ETCHECOPAR et HÜE, 1964 ; GORIUP et SCHULZ, 1991 ; WHITFIELD et WALKER, 1999), rarement de 7 (BOLOGNA, 1980). SKOV (1991b), signale des cas de 8 oeufs au Danemark.

Ces oeufs sont pondus à 24 ou 48 heures d'intervalle (RIGHI, 1992 ; BOUKHEMZA, 2000). En cas de la destruction de la couvée, une deuxième ponte de remplacement peut rarement avoir lieu (GEROUDET, 1978).

La ponte est déposée au mois de février dans les plaines marocaines et elle se déroule entre le mois de mars et le mois d'avril en Algérie et en Tunisie (HEIM DE BALSAC et MAYAUD, 1962 ; ETCHECOPAR et HÜE, 1964). Cependant, la ponte est plus tardive en Europe centrale où elle s'étale surtout sur le mois de mai et parfois même jusqu'au mois de juin (SCHÜZ, 1936 ; GEROUDET, 1978).

Le nombre des oeufs par ponte paraît varier sensiblement et sans doute est-il en rapport avec l'abondance de la nourriture, singulièrement des criquets (HEIM DE BALSAC et MAYAUD, 1962). VALVERDE et al. (1960) in AMARA (2001), ont remarqué que les années où la sécheresse et la plus accusée, le nombre des pontes diminue, alors que les années caractérisées par d'abondantes précipitations corrèlent avec l'augmentation du nombre d'oeufs par ponte.

8.6- Couvaison et éclosion des oeufs

La couvaison commence après la ponte du deuxième oeuf ou avant que le dernier oeuf soit pondu (SCHÜZ, 1936 ; DORST, 1971a ; GEROUDET, 1978 ; HAMADACHE, 1991). Elle est assurée alternativement par les deux partenaires pendant 30 à 34 jours (SCHÜZ, 1936 ; DORST, 1971a ; BOLONGNA, 1980 ; WHITFIELD et WALKER, 1999). Ils se relaient à peu près toutes les deux heures, sauf la nuit où la femelle reste d'habitude sur les oeufs (GEROUDET, 1978).

D'après BOUKHEMZA (2000), 15 relais sont notés en 50 heures d'observation, soit 1 relais toutes les 3 heures et 30 minutes environ.

Les éclosions s'échelonnent sur une dizaine de jours à l'abri des adultes (GEROUDET, 1978), moment à partir duquel on observe un surcroît d'activité dans le nettoyage est l'élargissement du nid et une accélération dans les allées et venues au nid pour la recherche de la nourriture qui se fait tantôt individuellement tantôt en couple, cas le plus fréquent (BOUKHEMZA, 2000).

8.7- Nourrissage et élevage des jeunes

Les parents apportent la nourriture dans le jabot et la dégorgent toujours sur le nid où les petits la picorent, encore enrobée de salive (GEROUDET, 1978 ; BOUKHEMZA, 2000).

Peu à peu, cependant, les jeunes se développent et passent leur temps à se quereller, assis sur leurs tarses, ils accueillent l'arrivée du nourricier avec le bec ouvert, en miaulant et en agitant leurs moignons d'ailes. Accroupis en cercle, ils se hâtent d'engloutir la provende vomie en leur milieu dont le surplus éventuel est mangé par l'adulte. Par temps chaud, celui-ci apporte aussi de l'eau et la déverse directement dans leurs becs et asperge à gros bouillons, trempés par la chaleur (GEROUDET, 1978 ; SILLING et SCHMIDT, 1994 ; BOUKHEMZA, 2000).

Comme le dernier né a un retard assez important, il n'est pas rare qu'il demeure chétif et dépérisse, victime de ses frères et soeurs qui le réduisent à la famine, ou même de ses parents qui le tuent en le malmenant à coups de bec, il est alors jeté en bas de l'aire ou même dévoré par ses parents (GEROUDET, 1978).

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