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le développement du tourisme médical

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par Walid Ben Sghaier
Institut supérieur international du tourisme de Tanger - Administration et gestion des entreprises touristiques et hotelliéres 2007
  

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Le tourisme est trop souvent vu simplement à partir de sa finalité économique, c'est-à-dire l'industrie touristique. Pourtant, il recèle des dimensions humaines et sociales importantes. D'ailleurs, à ses origines, c'est par ses bienfaits sur les individus que l'on justifiait les déplacements qu'il suppose. Pouvoir médicinal et bienfaits thérapeutiques de l'air de la campagne, le prétexte de la santé domine donc initialement toutes préoccupations « touristiques » en rendant vertueux les déplacements des premiers touristes, tandis que l'ère du Romantisme viendra justifier le « plaisir » comme motif du voyage. Mais c'est avec l'histoire du temps libre et celle du loisir que l'on doit saisir le tourisme d'aujourd'hui.

Le tourisme se définit comme le fait de voyager et résider au moins une nuitée hors de son lieu de résidence habituel. Le tourisme de santé appelé aussi tourisme médical qu'il s'agisse de soins de confort et esthétique ou de traitements de pathologies lourdes (orthopédie, cardiologie, cancérologie), se définit comme le déplacement vers un pays autre que son pays de résidence pour s'y faire soigner.

Medlik1(*) (1995) définit par exemple le tourisme de bien-être, comme « une tentative de la part d'un prestataire ou d'une destination, d'attirer des touristes par la promotion délibérée de ses services et équipements de soins, en plus de ses services d'accueil traditionnels ». Pour Clift et Page (1996)2(*), le tourisme de santé, consiste en « des loisirs pris à étranger, dont l'un des objectifs est d'améliorer son état de santé ». Pollock et Williams3(*) (2000) associent également loisirs à distance et amélioration de l'état de santé pour définir le tourisme de santé. Ces différents auteurs mélangent la dimension loisirs, suivant les cas, avec les soins et la thérapie, les cures et autres traitements préventifs, les prestations de maintien et de remise en forme, les soins de beauté, etc.

Le développement des activités touristiques ainsi que la forte croissance démographique qu'a connu le monde durant les dernières décennies, ont occasionnés l'apparition de certains produits émergents qui répondent aux besoins d'une clientèle très différenciée et très exigeante. Et sur ce modèle que le tourisme de santé a fait son apparition comme un nouveau phénomène mondial combinant loisirs et soins corporels et dont sa demande ne cesse de s'exprimer et surtout pour certains pays comme la Tunisie ou il représente un créneau très porteur pour l'économie du pays ainsi que pour l'avenir du tourisme.

La Tunisie qui est un pays spécialisé dans le tourisme balnéaire, c'est bien engagé dans l'initiative de promouvoir un produit touristique qui lui permet de s'échapper de « ses bradages de prix » et d'essayer d'avantage d'augmenter ses recettes touristiques avec la diversification de son produit et la pénétration des marchés haute gamme.

Le tourisme en Tunisie est considéré comme l'une des plus larges activités économiques sources de richesse, d'abord, son expansion implique des avantages divers, sur l'emplois, les revenus de l'état etc. ainsi que des effets d'entraînement positifs sur plusieurs autres secteurs économiques comme celui des transports, des communications et d'autres types de services et de loisirs et ensuite comme étant un phénomène international puisqu'il constitue l'un des secteurs exportateurs les plus important au côtés d'autre industries extractives comme le pétrole. D'après une enquête de l'agence Française du développement sur les échanges Euro-méditerranéen , s'est bien avéré que la Tunisie est considéré parmi les exportateurs des services de santé les plus qualifiés dans le nord d'Afrique du a ses qualités fort développés du secteur de santé ainsi que pour son accueil des patients dans des cliniques spécialisées bien équipées .

A coté de ses compétences médicinaux , la Tunisie est la deuxième destination au monde pour la thalassothérapie avec plus que 24 centres opérationnels répartis sur tous l'ensemble du pays et d'autres en cours de construction.

Face donc aux mutations profondes et devant la montée de l'intérêt aux questions de la santé, quel rôle faut il attribuer aux acteurs en relations avec le secteur touristique dans la promotion d'un tourisme de santé ? Comment un pays, spécialement la Tunisie, pourra t il prendre d'avantages les opportunités qu'apporte ce nouveau type de tourisme ?

CHAPITRE PRELIMINAIRE : LE TOURISME DE SANTE VU PAR LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE

Le développement d'un tourisme à but médical fait couler beaucoup d'encre en Europe. Depuis plus d'un an, les principaux médias français , aussi bien spécialisés que généralistes, se font régulièrement l'écho de cette nouvelle tendance, très en vogue car très économique. Et pour cause : la délocalisation des soins, car c'est ce dont il s'agit, est censée révolutionner les habitudes des Occidentaux en matière de loisir et de chirurgie. Après quelques échanges de courriels (tout se fait par Internet) et quelques heures de voyage, il est en effet possible de subir l'opération de son choix à moindres frais.

Ce nouvel Eldorado fait grincer des dents les professionnels de la santé comme du tourisme, pendant que les cliniques et les agences de voyage « spécialisées » s'en frottent les mains. Le tourisme médical est une nouvelle tendance mondiale, en pleine croissance en Asie et dans les pays de l' Europe de l'est. Des personnes des pays riches partent dans des pays pauvres pour subir des opérations chirurgicales, généralement de chirurgie esthétique ou dentaire,d'en plus en plus d'Européens et d'Américains partent, par exemple, en Tunisie, en Inde, en Thaïlande, en Hongrie ou en Roumanie, pour subir des interventions de chirurgie esthétique ou dentaire et profiter du séjour, des packages chirurgies- vacances sont pré-établis par des agences de tourisme spécialisées dans ce domaine, il s'agit de proposer au patient des formules 2 en 1 comprenant l'acte chirurgical ou dentaire et le séjour de détente : le tout à un prix 3 à 5 fois moins cher qu'en Europe ou qu'aux États-Unis."

Depuis le tsunami de décembre 2004, plus personne n'ignore que des Occidentales se rendent dans la station balnéaire de Phuket, en Thaïlande, pour y faire refaire leur poitrine. On sait moins que des patients prennent aussi l'avion pour se faire opérer d'une hernie ou des ligaments du genou. Ces «malades voyageurs» sont de plus en plus nombreux, et leurs motivations, multiples. Certains cherchent ailleurs les équipements et les compétences qu'ils ne trouvent pas chez eux, d'autres veulent simplement alléger l'addition de l'intervention ou raccourcir le délai d'attente. Leur exil, en tout cas, est généralement motivé par des pathologies lourdes dans les domaines de la cardiologie, de la cancérologie ou de l'ophtalmologie. Un petit nombre de pays concentre l'essentiel de ces flux, selon l'analyse que vient de réaliser la direction de la société Europ Assistance. Le tiercé gagnant des pays les plus «hospitaliers»? L'Inde, Thaïlande et la Tunisie.

L'Inde est l'un des pays pionniers du secteur. Le tourisme médical aurait rapporté près de 300 millions d'euros en 2003, et pourrait peser près de 2 à 3 milliards d'euros d'ici à 2012, selon le cabinet d'études McKinsey. Les premiers touristes médicaux étaient des patients des nations voisines : Népal et Bangladesh et du Moyen-Orient. Désormais, ils viennent de plus en plus des anciennes Républiques soviétiques, de Grande-Bretagne, des Etats-Unis ou du Canada. L'Asie du sud-est continue d'engranger de bons résultats. 700 000 patients étrangers sont soignés tous les ans en Thaïlande. Le pays a ainsi généré près de 560 millions d'euros de revenus en 2005. L'Afrique du Sud et les pays du Maghreb ont également développé toute une gamme de soins qui vont de l'opération de la cataracte au Maroc à la chirurgie plastique en Tunisie et en Afrique du sud. La Hongrie et la Roumanie se sont, eux, spécialisés dans les séjours dentaires, recherchés de plus en plus par les patients en raison de l'explosion des prix dans les cabinets dentaires en Europe de l'ouest.

Pourquoi New Delhi plutôt que Londres ou Berlin ? Cet engouement s'explique d'abord par des prix alléchants. Les tarifs sont en moyenne de 40 à 70% inférieurs à ceux pratiqués dans un pays industrialisé : une chirurgie cardiaque coûte 30 000 dollars aux Etats-Unis tandis qu'elle coûte 6 000 dollars en Inde. Refaire les seins, va de 15 000 à 20 000 dollars aux Etats-Unis, tandis que cette opération revient à 2 500 dollars en Thaïlande. Pour un acte dentaire de 300 à 400 dollars aux USA, son équivalent en Inde est de 20 à 40 dollars. Un lifting complet du visage (voyage et hôtel compris) peut coûter 4 500 dollars en Afrique du sud, moitié moins qu'en Occident. Reste un obstacle de taille : la crainte des problèmes opératoires. Qui assurera le suivi des actes en cas de complication, une fois le patient rentré chez lui, dans son pays ? A terme, les hôpitaux étrangers et notamment indiens, cherchent à mettre en place un système international d'accréditions avec une certification qualité. Les assurances privées les encouragent d'ailleurs à apporter ces gages pour convaincre les patients de venir s'y soigner. De quoi réaliser de substantielles économies !

La réputation des chirurgiens indiens s'étend, en effet, bien au-delà des frontières de leur pays. Ces praticiens très qualifiés, nombreux à avoir travaillé à l'étranger, attirent depuis longtemps les patients des nations voisines et du Moyen-Orient. Depuis peu, des Britanniques découragés par les listes d'attente de leurs établissements nationaux débarquent à leur tour. Des Américains d'origine indienne font aussi le voyage. Outre-Atlantique, la couverture maladie se révèle minimale et les interventions sont très coûteuses. Une opération du coeur, par exemple, revient à environ 32 000 euros aux Etats-Unis et 16 000 euros en Europe, contre moins de 3 000 euros en Inde. Au total, 100 000 étrangers sont venus se faire soigner dans ce pays en 2003. .

Une combinaison de nombreux facteurs a permis de développer cette forme de tourisme :


- Cherté des soins de confort (chirurgie esthétique, chirurgie dentaire, etc...) non remboursés par les assurances maladies publiques dans les pays à haut revenu, liste d'attente dans certains pays comme l'Angleterre. .
- Forte démocratisation du voyage devenu très accessible même pour les longs courriers
- Amélioration du standard médicaux dans les pays récepteurs de touristes médicaux et taux de change qui leur est favorable

Les pays émetteurs de touristes médicaux ou patients internationaux résident généralement dans les pays industrialisés à haut revenu tel que les USA, le Canada, de Grande Bretagne, Europe de l'Ouest, d'Australie et du Moyen Orient. Les destinations médicales ou pays récepteurs de touristes médicaux sont certains pays émergents d'Amérique du Sud (Argentine, Mexique, Brésil...), d'Asie du Sud est (Thaïlande, Inde, Malaisie...) et de certains pays arabes (Tunisie, Maroc, Egypte, Liban) et l'Afrique du Sud. Dans le monde francophone, La Tunisie a une longue tradition de soigner des patients internationaux puisqu'elle accueille chaque année près de 40 000 patients venus des pays riverains tel que la Libye ou l'Algérie, depuis début 2004, pour aborder le marché international et notamment le marché européen, des tours opérateurs spécialisés dans le tourisme médical avec notamment Cosmetica Tour se sont mis en place et ont lancé le tourisme médical organisé, utilisant l'Internet. L'initiative Tunisienne a été rapidement suivie par le Maroc et fin 2005 par le Liban dont l'objectif est de devenir l'hôpital du Moyen-Orient.

Le tourisme médical est en passe de devenir un véritable petit phénomène à lui seul, venant bouleverser le secteur du tourisme traditionnel. Et en matière de chirurgie esthétique, il semblerait que la Tunisie ait particulièrement la cote auprès de la clientèle occidentale, 500 occidentaux ont effectué une intervention esthétique en Tunisie l'an dernier (contre 200 000 en France). Un chiffre qui peut paraître insignifiant mais qui pourtant ne cesse d'augmenter. Et pour cause, plusieurs agences de voyage se sont récemment spécialisées dans cette offre particulière et c'est le cas d'Estetika Tour : "Notre entreprise a été créée début 2004 et nous avons réellement démarré notre activité en septembre de la même année. A ce jour, 180 interventions ont été réalisées, dont 90 % chez des femmes et 10 % chez des hommes. En ce qui concerne la nationalité, 80 % des patients sont français, 10 % suisses et les autres sont anglais, italiens et belges", explique Amor Déhissy, gérant de l'agence.

Quant au détail de l'offre, il est plutôt attrayant. Tout se fait par internet. La patiente choisie sa clinique via le voyagiste sélectionné. Il suffit ensuite de faire suivre une demande avec photos et dossier médical qui sera transmis au chirurgien. C'est lui qui examinera la demande et établira un devis estimatif ; une fois accepté par la patiente et après un bilan préopératoire établit en France, une date d'intervention est fixée et les prestations annexes mises au point avec l'agence de voyage. Généralement, les packages comprennent l'intervention, les frais cliniques

, l'anesthésie, les nuitées d'hospitalisation, les soins et produits pharmaceutiques post-opératoires, le vol Aller-retour, les transferts et la pension complète (nuits et repas pour une ou deux semaines) dans l'un des hôtels partenaires. Et surtout, ce qui fait le charme de ces packages, ce sont les prix ultra compétitifs. S'il faut compter environ 6 000 € pour la seule pose de prothèses mammaires en France, elle n'est que de 2 600 € en moyenne en Tunisie, voyage compris. Idem pour une rhinoplastie, qui passe de 3 500  € en moyenne en France à seulement 2 300 € environ en Tunisie.

Pourquoi un tel écart de prix ? "Les prix ne sont pas bradés en Tunisie. C'est simplement que le personnel est moins coûteux et les charges sociales moins élevées. Sans compter que l'euro vaut une fois et demi le dinar tunisien, soit un taux de change très intéressant", Si la Tunisie est devenue une référence en matière de tourisme esthétique, c'est parce qu'elle s'en est donnée les moyens, elle dispose de cliniques privées qui répondent parfaitement aux normes européennes avec des équipes médicales et chirurgicales hautement qualifiées et spécialisées.

Chaque année,des millions de touristes se rendent à Casablanca et Rabat,surtout en provenance France, de Belgique de Suisse et même d'Afrique pour profiter du savoir-faire de spécialistes en chirurgie esthétique à petit prix. Le climat agréable, les magnifiques plage sou le large éventail de loisirs que propose le Maroc encouragent un afflux considérable d'Européens soucieux leur apparence.«La cliente envoie un cliché photos de la partie de son corps qu'elle souhaite refaire. Ensuite, le dossier médical est préparé au préalable avant le rendez-vous au Maroc».Toutefois, les chirurgiens esthéticiens marocains précisent qu'ils optent pour les interventions légères,qui ne nécessitent pas de soins particuliers ou une anesthésie générale,pour éviter toute complication.

Au Maroc, certaines produits d'offre touristique sont fortement demandée par les touristes mais demeurent très peu développés.les touristes dépensent en moyenne, par personne et par séjour, 10.000 dh en Egypte, mais seulement 5.000 dh au maroc. Le tourisme médical rapporte lui une moyenne de 7.500 dh par patient .Les spécialistes d un tourisme au Maroc ont prouvé que les seniors (tourisme de 3éme age) qui occupent la tête du peloton des visiteurs au Maroc, viennent spécialement pour des raisons sanitaires. Leur nombre dépassent chaque année le millions et dépensent une moyenne de 7.500 dH par entrée. Donc ce créneau est porteur et il est utile de le développer car le Maroc présent aussi bien des prédispositions dans l'infrastructure sanitaire que dans la qualité de la medium.

Afin d'avoir un cadre juridique plus sûr, le commissaire européen à la Santé, Markos Kyprianou, compte présenter fin 2007 ou courant 2008, un projet de directive «pour réglementer les prestations sur les soins transfrontaliers». Il vient d'en présenter les grandes lignes dans un entretien publié, lundi 5 février, par le quotidien Le Figaro. Avec ce texte, Markos Kyprianou entend notamment définir quand et comment un citoyen peut recevoir un traitement médical à l'étranger et quel système de sécurité sociale devra payer ces soins. En dehors des Pays-Bas, les 27 pays de l'Union européenne sont demandeurs d'un «cadre juridique plus clair», fait valoir Markos Kyprianou. Le commissaire à la Santé se défend de vouloir «libéraliser le secteur» et explique que seule «la jurisprudence de la Cour européenne de justice (CEJ) a créé cette concurrence, en particulier lorsqu'elle rappelle que les règles du marché intérieur, s'appliquent aux services de santé». A ce sujet, la jurisprudence de la CEJ demeure relativement floue. En 2006, une patiente britannique a obtenu de la CEJ que le National Health Service réexamine son refus de la rembourser d'une opération des hanches subie en France en 2003.  

Pour l'heure, le projet de directive n'en est qu'à ses débuts. Par ailleurs, la Commission réfléchit à la constitution de pôles européens de santé qui permettraient aux patients de mieux tirer parti des domaines de spécialité médicale propres à chaque pays. En effet, le tourisme médical explose. Chaque pays a sa spécialité. Opération du coeur en Inde, greffe du foie en Thaïlande, implants dentaires en Hongrie, réfection nasale en Tunisie, greffe de cheveux à l'île Maurice, chirurgie mammaire au Maroc et fécondation in vitro en Espagne. De plus en plus d'agences de voyages proposent des séjours «chirurgie-vacances» destinés à des clients soucieux d'économies, de rapidité et de discrétion. Partout, des tours opérateurs spécialisés proposent des offres qui associent «scalpels-safari» en Afrique du Sud, «bistouri-oasis» au Maroc et «lifting-plages de sable fin» en Thaïlande.

Selon l'association américaine National Coalition on Heath Care (Organisme National de Protection Sociale), plus de 500 000 américains ont voyagé à l'étranger pour subir des actes médicaux ou dentaires, les chiffres des autres pays sont tout aussi impressionnants. Le tourisme médical est un secteur en plein essor, qui ne montre pas de signes d'essoufflement. Chaque année, des milliers de patients du monde entier affluent vers les destinations de tourisme médical les plus en vue dans le monde pour recevoir un traitement cinq étoiles à des prix incroyables. En explorant le site Internet Santé et Tourisme Médical, vous pouvez participer à ce phénomène excitant. on vous donne les grandes lignes des étapes nécessaires pour préparer un séjour santé sûr, agréable et réussi dans l'une des destinations de tourisme médical les plus populaires. Et en fin de compte, la somme des factures médicales, billets d'avion et logement peut vous revenir moins cher que n'importe quelle charge et franchise que vous auriez à payer dans votre pays.

L'Organisation mondiale du tourisme ne dispose d'aucun chiffre. « Le phénomène est trop récent », explique-t-on au siège de Madrid. Cependant entre 100 000 et 150 000 étrangers partiraient se faire soigner en Inde chaque année. Un marché qui aurait rapporté 333 millions d'euros au pays en 2003. Et qui pourrait passer à 2 milliards en 2012. Ils seraient également entre 600 000 et un million à choisir la Thaïlande. Une manne évaluée, en y intégrant la chirurgie esthétique, à 561 millions d'euros l'an dernier. Certains en font un argument de politique économique, comme la Tunisie qui affirme que « le tourisme de santé est l'un des produits émergents » du pays. D'autres passent des accords avec des tour-opérateurs. C'est le cas de l'hôpital thaïlandais Bumrungrad International, qui s'est associé à Diethelm Travel, dont le siège est à Zurich. Partout, on propose des offres alléchantes « scalpels safaris » en Afrique du Sud, oasis au Maroc, plages de sable fin en Thaïlande... Rien de plus simple pourtant que de se débrouiller, sans même passer par Internet, où les offres pullulent. L'office de tourisme de l'Inde à Paris ne propose rien par lui-même, mais offre une luxueuse brochure, « Incredible India, the global healthcare destination » comprenant la liste des hôpitaux du pays avec leurs spécialités et propose de s'adresser à un agent de voyages britannique. « C'est un domaine en pleine expansion et nous avons d'excellents docteurs », confie un employé boulevard Haussmann. Celui de la Pologne, contacté par téléphone pour la pose d'implants, conseille un site Internet en français, une clinique « où le chirurgien a travaillé pour l'ambassade », avec le numéro de téléphone mobile de cette dernière, et deux agence de voyages... dont l'une est à Paris ! Celle-ci ne fait aucune difficulté pour se charger du billet d'avion, de l'hôtel et, via un prestataire sur place, du rendez-vous avec un spécialiste. « Vous souhaitez Varsovie ou ailleurs ? Il y a de bonnes cliniques dans toutes les grandes villes », précise une jeune femme. Même rapidité pour la Hongrie qui envoie en moins de vingt-quatre heures une brochure complète sur Budapest et le dépliant d'une clinique dentaire avec ses tarifs... et Michelin parmi ses clients de référence. Seuls les offices de tourisme de Thaïlande, du Maroc et de Tunisie déclareront ne rien pouvoir faire. Mais sur le site officiel de cette dernière, « Tunisie amie », un lien informatique renvoie sur le « premier spécialiste du tourisme médical ».

La Tunisie depuis 2005, a supprimé la TVA qui était de 6%, dont les étrangers devaient s'acquitter pour les soins médicaux. A noter que la Tunisie est le premier pays du Magheb, par le nombre d'interventions esthétiques pratiquées. La Thaïlande et l' Inde se sont spécialisés dans les greffes d'organes, les spécialités en cardiologie et les chirurgies à coeur ouvert. L'Espagne et la Belgique sont deux pays européens, qui eux sont spécialisés dans la fécondation in vitro, en France, la législation en matière de fécondation in vitro (FIV) est restée très stricte. Les règles de la Belgique et de l'Espagne sont beaucoup moins draconiennes que celles de l'hexagone. Pour la fécondation in vitro il faut compter en Belgique 4000 euros, en Espagne 3000 euros, frais de séjour non compris. La Hongrie et la Pologne, se sont spécialisés dans les soins dentaires, notamment les implants dentaires, les appareils dentaires etc...Dans ces pays d' Europe de l'est, les chirurgiens dentistes ont une excellente réputation, en la matière, ils ont encore de faibles charges professionnelles, ce qui fait que les soins pratiqués sont 50% moins chers qu'en France. Un bridge vous coûtera en moyenne 700 euros, une couronne en céramique de 160 à 170 euros.

La Direction Générale de la Santé, a lancé depuis quelque temps un cri d'alarme, au sujet du tourisme médical, en l'occurrence, elle demande aux candidats potentiels au tourisme santé, de prendre conscience des immenses risques qu'ils encourent en achetant le type de forfait "tourisme médical", mais le tourisme médical, est bien tentant de part les prix pratiqués en honoraires médicaux, les prix cassés sur des destinations de rêve, tant sur les billets d'avion que sur les hébergements dans les hôtels de luxe et de grandes classes.

En France les professionnels du tourisme n'ont pas le droit de vendre des actes chirurgicaux. Ils y perdraient leur licence et les assurances ne les couvriraient pas. La Direction générale de la santé demande en outre aux personnes qui seraient tentées par l'aventure de « prendre pleinement conscience des immenses risques qu'elles encourent en achetant ce type de forfait ». Georges Colson, président du Snav (Syndicat national des agents de voyages) est formel. « Pas question de tricher. Pourquoi ne pas se priver de vendre de la drogue et du tourisme sexuel pendant qu'on y est ? »

Depuis mai 2005, les assurés sociaux français peuvent se faire rembourser par l'assurance-maladie les soins reçus dans un autre état « membre de l'Union européenne ou partie à l'accord sur l'espace économique européen » sans autorisation préalable, comme si ces soins avaient été reçus en France. Peu le savent. La Commission européenne hésite à favoriser le tourisme médical Elle a lancé en septembre une consultation qui doit l'amener à faire une proposition dans le courant du premier semestre de l'an prochain. Elle redoute que le tourisme médical ne ruine les systèmes sociaux des pays européens. Difficile de fermer les yeux. « Le patient de ce début du XXIe siècle réclame désormais le droit de faire ses choix, en particulier sur le plan international », remarque une étude d'Europ assistance. « Les patients les plus informés se mettent à comparer les offres de soins et à exprimer leurs exigences comme lorsqu'ils consomment d'autres biens. » Mais la délocalisation de la santé agace aussi. Ainsi cet internaute qui s'insurge : « Libre à chacun d'aller se faire opérer où il veut, mais en cas de raté qu'il ne réclame rien ensuite ! »

Tourisme esthétique, séjour médical, package santé...les nominations foisonnent, mais désignent la même chose. Et le créneau est même lorgné par des professionnels de la chirurgie esthétique en Europe.

La notion de tourisme de santé est relativement récente et elle continue à évoluer graduellement dans les prochaines années. Le développent du tourisme de santé peut être comme étant la réconciliation entre les besoins des touristes en loisirs et ses besoins corporels.

Pour entretenir un tourisme de santé, un pays doit gérer toutes ses ressources d'infrastructures hôtelières et ses compétences en médecine de telle manière qu'il peut satisfaire ses besoins économiques et sociaux et bâtir une bonne réputation.

Les objectifs recherchés par le développement du tourisme de santé peuvent êtres résumés comme suit :

§ Développer une grande conscience et compréhension des contributions signifiantes qu'un tourisme de santé peut apporter à l'évènement et à l'économie

§ Promouvoir un certain équilibre dans le développement, entre les secteurs économiques d'une part et entre la population d'autre part

§ Promouvoir une haute qualité de découverte, d'expérience et de satisfaction pour le visiteur

§ Préserver la qualité de l'environnement

§ Développer une nouvelle gamme de tourisme afin de viser une nouvelle clientèle.

Le tourisme a un impact considérable sur les sociétés, les économies et les cultures des différents pays concernés, une métaphore s'impose pour sa comparaison il est comme la mer, on peut s'y baigner et prendre plaisir, comme on peut s'y noyer...

Cette phrase rend bien compte, d'une façon objective et simpliste, la réalité du tourisme -acteur de développement- pouvant générer à la fois bienfaits et méfaits. D'où l'importance d'une action collective faisant intervenir tous les acteurs liés d'une façon directe ou indirecte au secteur touristique.

Tel est l'objet de la première partie : on essaiera d'abord de situer le tourisme tunisien dans son environnement (économique et social) et mettre ensuite en exergue les conditions de promotion d'un tourisme de santé en identifiant à peu près le rôle de chacun dans cet objectif.

* 1 Medlik S. (1995), Managing tourism

* 2 Clift S. et Page J. (1996), Health and international Tourism,

* 3 Pollock, A. et Willims, P. (2000), «Health Tourism Trends: Closing the Gap between Health Care and Tourism»

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