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Performance du chou pomme à  base de bouse de porc et le chromolaena odorata à  base de kikwit.

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par Roger Kidima
Université de Kikwit  - Gradue en sciences agronomiques  2014
  

Disponible en mode multipage

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EPIGRAPHE

« Un peuple sans histoire est un peuple sans âme dit-on. C'est en révisant son histoire qu'il revérifie son âme, qu'il renforce son identité et sa cohésion, qu'il donne un sens à sa marche ».

Roger KIDIMA

DEDICACE

A toi Jésus-Christ qui nous a comblés de grâce en parcourant cette étape estudiantine.

A toi notre père Eddy KIDIMA qui a accepté de marcher pieds nus pour produire un beau fruit qui sera utile dans la société.

A toi femme africaine Nally SHISA pour m'avoir donné la vie et pour tes incontestables efforts.

A vous mes frères et soeurs pour vos efforts et pour la prière : Styve KIDIMA, Patrick KIDIMA et Stevine KIDIMA.

A vous mes tantes et oncles, neveux et nièces, cousins et cousines en général.

A vous mes grands parents : Paulin MANUELO, Kas MANUELO et FUMUNZANZA,

A vous mes frères et soeurs de la famille Gizel BAKI, Dieu MWATANGI, Junior, François KASANDJI et Paulin MANUELO, qui m'ont soutenu matériellement et moralement durant ces trois ans d'études.

Roger KIDIMA

REMERCIEMENTS

Je tiens tout particulièrement à remercier le Professeur Jacques TIARINA MESS pour avoir accepté de diriger ce travail de fin de cycle. En me faisant confiance, tu m'as permis d'appréhender plus sereinement mon futur scientifique.

L'assistant Jean KIHOSA, merci pour tes encouragements scientifiques, tes conseils et tes prises de décisions opportunes. Mais particulièrement, je tiens à te remercier pour m'avoir donné confiance en moi, à des moments où j'en avais besoin. Tes interventions ont été décisives pour mon travail de fin de cycle.

Je tiens à remercier tous les professeurs, Chef des Travaux, Assistants et CPP, de l'Université de Kikwit en général et ceux de la faculté des sciences Agronomiques en particulier pour leur encouragement, leur encadrement et leur conseil durant nos investigations.

Je remercie particulièrement le professeur NDUNGI ADINGITE de l'Institut Supérieur des Techniques Médiales de Kikwit et sa femme Constantine MUTUNGIDIMBU pour m'avoir soutenu matériellement et moralement durant mes études.

Merci aussi à tous ceux avec qui j'ai eu plaisir à travailler, je vous remercie pour votre aide et votre disponibilité : Steve NSAMPANGA, Jean WAZEYA, Pamuke MUSILA, Fabrice NDUNGI, Frère DIDO, Blanchard TUNGI-TUNGI, Clémence MUKANDA, Abbé Patrick NOVELE et Rachel KIMANANZIMBU.

Merci à tous ceux qui ont rendu le travail agréable. Je cite, en particulier, Jeancy MANANGA, Jean René LAGAZELLE, Joël IZUMBA, Dr Steve KIMBAU, Ir Don Béni POLOTO, La Joie MAKUMBIDI et Paterne MILOLO.

Je n'oublie pas ma tante paternelle Christine MANUELO qui m'a soutenue moralement et financièrement durant les trois ans à l'Université.

Pour finir, merci à ceux avec qui j'ai partagé des moments d'amitié : Olivier MABETE, Junior KUNUNGA, Johnson IBOLANDONGO, Prince LANGA, Jacques MAKAMBO, D'Artagnan DONZO, Joseph BULABULA, Phanie ISENGI, José BATANGU, Maxinho MUHINI, Panique NGANDU, KUPA Eric, Serge KASESE, Fatou LUKOKI, OLOM Henriette, Esther MAYELE, Me Patrick NZALALEMBA, Carine KAMBUNDI, PUMBULU Mvoloko, Jérémie KIMBWINI, Prince MUSASO, Fils HULUMUNA, Pierre KABUBA, Yves MWENGE, Princesse et Mère DETINA.

Encore merci pour votre soutien et bien sûr pour les bons et opportuns moments passés ensemble.

Roger KIDIMA

INTRODUCTION

1. Problématique

L'agriculture d'aujourd'hui est traditionnelle : elle produit peu sur des surfaces limitées. Les plantes cultivées puisent de grandes quantités de sels minéraux dans le sol. Lorsque les produits agricoles quittent le jardin ou le champ, ils entrainent avec eux les sels minéraux qu'ils contiennent. On dit qu'il y a exportation de sels minéraux hors du jardin.

Si l'exportation des produits agricoles hors du jardin se poursuit de saison en saison sans que rien ne vienne remplacer les sels minéraux puisés par les racines, la couche arable s'épuise et le rendement de la terre diminue (DUPRIEZ et DELEENER, 1983, 18 p).

Avec le problème que pose la RDC, celle de produire une gamme de production en quantité et en qualité (maximiser le rendement) il est nécessaire d'utiliser les matériels et les méthodes capables d'améliorer notre agriculture et de bien gérer le sol qui est le substrat la source nutritive de tous les végétaux terrestres.

Nous nous sommes posé des questions suivantes :

§ Est-ce que la fertilité du sol peut-elle avoir une influence sur l'augmentation de la production ?

§ Nous utilisons depuis longtemps le système traditionnel, pourquoi encore enrichir le sol pendant l'exploitation ?

2. Hypothèse

Pour éviter la baisse progressive du rendement, on doit donc reconstituer constamment dans la couche arable (cultivable) les réserves de sels minéraux assimilables par les plantes. Les sels sont surtout présents dans l'argile, l'humus, les fumiers, les cendres et engrais chimiques. Ils sont moins abondants dans les sables et graviers.

Les sols les plus fertiles sont en général ceux où tous ces éléments sont mélangés en bonne proportion. C'est elle qui détermine la structure du sol et une bonne structure est nécessaire pour qu'un sol soit fertile.

Entretenir la structure du sol est une condition du maintien de la fertilité aussi importante que la restitution des sels minéraux assimilables par les plantes. La fertilisation, c'est l'augmentation de la teneur en élément nutritif du sol, cela à pour but de maximiser le rendement (PULULU, 2013).

3. Intérêt et objectifs

Ce travail revêt un intérêt à la population agricultrice de faire une agriculture avec enfouissement surtout avec des engrais organiques pour assurer le meilleur rendement. C'est la raison pour laquelle ce travail s'intitule « performance du chou pommé sur la bouse de porc et Chromolaena odorata».

Les objectifs de ce travail sont de :

- Ressortir parmi les fertilisants du type végétal et animal, celui qui agit mieux sur le développement et la production du choux pommé ;

- D'informer aux agriculteurs, surtout ceux qui font la culture maraichère, de fertiliser le sol avec des matières organiques parce que ces dernières contiennent beaucoup d'éléments qui agissent sur la croissance et le développement de la plante.

4. Délimitation du travail

Tout travail scientifique est délimité en deux parties ; c'est pour cette raison que notre travail est délimité en deux parties : dans le temps et dans l'espace (TIARINA, 2013).

- Dans le temps : compte tenu du cycle végétatif de la plante et des opérations qui ont été effectuées sur terrain, ce travail est parti de 2013 - 2014.

- Dans l'espace : notre travail est effectué dans la ville de Kikwit, qui est l'une des villes de la République Démocratique du Congo, dans la Commune de Lukolela, Quartier Lunia, Avenue Nzundu n°20.

5. Division du travail

Hormis l'introduction et la conclusion, le présent travail est subdivisé en trois chapitres :

- Le premier chapitre abordera les généralités sur la culture du chou pommé et la fertilisation ;

- Le deuxième chapitre présentera le milieu d'étude, matériel et méthode et enfin

- Le troisième chapitre présentera les résultats obtenus et les perspectives d'amélioration.

CHAPITRE PREMIER : GENERALITES SUR LA CULTURE DU CHOU POMME

1.1. ORIGINE

Le chou (Brassica oleracea) est une plante comestible de la famille de Brassicacées, originaire du sud-ouest de l'Europe. Il s'agit d'une crucifère dont les feuilles formant une tête compacte ou « pomme » ; leur culture en tant que légume remonte à la plus haute Antiquité, à partir de formes sauvages originaires d'Europe de l'ouest ou méridionale ( http://fr.wikipedia.org/wiki/chou-commun).

1.2. AIRE DE CULTURE

Le chou cabus est une culture importante aussi bien en Afrique de l'ouest (Sénégal, Mauritanie, Burkina-faso) qu'en Afrique centrale (RDC, Congo, Gabon), en Afrique de l'Est (Kenya et Tanzanie) ou dans les zones septentrionales de l'Afrique australe (Malawi, Zimbabwe).

1.3. IMPORTANCE DE LA CULTURE

La plante est cultivée pour ses feuilles. Les feuilles et ses jeunes feuilles qui poussent sont cuisinées dans les sauces, dans les soupes ou comme légume d'accompagnement pour les consommateurs.

1.4. DESCRIPTION BOTANIQUE ET BIOLOGIQUE

1.4.1. Description botanique

Le chou cabus est le type le plus répandu en Afrique tropicale. C'est une espèce bisannuelle, mais qui est cultivée comme une plante annuelle. Ses feuilles sont ondulées, larges, épaisses, lisses ou frisées et recouvertes d'une substance cireuse. Réservées autour du bourgeon central sur une tige courte et trapue, elles constituent la "pomme". La plante adulte développe un système racinaire dont les racines secondaires issues de la racine principale sont situées entre 45 et 60 cm de profondeur.

Les inflorescences dont la structure est en grappes, comportent plusieurs milliers de fleurs bisexuées de couleur jaune. C'est une espèce essentiellement allogame en raison de l'existence d'un mécanisme d'auto-incompatibilité (auto-stérilité). La pollinisation entomophile est assurée en grande partie par des abeilles et les bourdons.

Les fruits siliques contiennent chacun 10 à 30 graines. Les graines qui sont petites (250 au gramme), rondes, ovoïdes et brunes ont une longévité d'environ 4 ans, en condition optimale de stockage. Le coefficient de multiplication sexuée du chou cabus est un des plus élevés après celui de l'Amarante (RAEMAEKERS, 2001, 441-442 p).

La famille de Brassicaceae compte plus ou moins 3000 espèces, selon l'APG III, reparties dans le monde entier ; elles sont beaucoup plus nombreuses dans l'hémisphère nord ; famille très homogène, très évoluée, la majorité de ses espèces sont facilement reconnaissables à partir de leurs fleurs, à pétales disposés en croix. Les Brassicacées réunissent des herbes, à feuilles isolées, riches en essences sulfurées. Inflorescence en grappes, K4, C4 disposés en croix, d'où le nom de crucifère qui lui a été donné (MASENS, 2013).

1.4.2. Description biologique

La partie comestible du chou pommé représente environs 85 % du poids total frais. Pour 100 g, elle contient 93 g d'eau, 1,6 g de protéines, 6,0 g de glucides totaux (dont 0,8 g de fer, 0,3 g de carotène, 0,06 mg de thiamine, 0,06 mg de riboflavine, 0,3 mg de niacine et 46 mg de vitamine C. La valeur énergétique du chou pommé est de 92 Kj (ou 22 Kcal) 100 g (RAEMAEKERS, Op. cit, 442 p).

Sa valeur nutritive (par jour de culture et par mètre carré) est légèrement inférieure à celle de la carotte et deux fois plus élevée que celle du concombre.

Les glucosinolates que contiennent toutes les espèces de Brassica peuvent subir une dégradation enzymatique et entrainer la formation de goitres chez les personnes qui consomment de grandes quantités. Si la consommation se limite à quelques semaines par an, les effets toxiques se manifestent rarement.

Ses graines ont toutefois une teneur élevée en acide érucique, qui est important à la consommation. C'est pourquoi, l'huile produite à partir de ses graines est principalement utilisée à des fins industrielles. Les graines contiennent 32 à 40% d'huile (SHIPPERS, 2004, 83 p).

1.5. SYSTEMATIQUE, VARIETES ET AMELIORATION DES VARIETES

I.5.1. Systématique

La plante appartient dans le clade de Malvidée ou Eurosidée II, ordre de Brassicales, genre Brassica, espèce Brassica oleraceae, variété capitata (chou cabus, chou rouge, et chou pommé) et dans la famille de Brassicaceae, anciennement appelée crucifère (MASENS, Op. cit).

1.5.2. Variétés

L'espèce Brassica oleracea appartient à la famille des Brassicaceae (syn. Criciferae). Elle est formée d'un ensemble de cultigroupes, dont B. O var. Capitata (L.) Alef (2n = 18) qui est caractérisé par des plantes à feuilles agglomérées recouvrantes. Dans celui-ci, on distingue deux groupes variétaux : var sabauda L. (chou de milan) et var capitata L. Alef qui comprend à son tour, sous l'appellation de chou pommé, deux morphotypes distincts. Il s'agit de Brassica oleraceae L. capitata (L) Alef var capitata L. f. alba DC (chou cabus ou chou pommé blanc) et Brassica oleracea convar (L.) Alef var capitata L rubra (L.) thell (chou rouge) (RAEMAEKERS, Op. cit, 442 p).

Les Brassicaceae rassemblent de nombreux genres et espèces, surtout des régions tempérées : Brassica (50 espèces, régions tempérées) : B. oleracea L. var capitata DC (chou cabus, blanc, rouge, pommé) ; B. oleracea L. var gemmifera zenker (chou de Bruxelles) ; B. oleracea L. var gongyloïdes L. (chou rave) ; B. oleracea L. var botrytis (chou fleur) ; B. napus L. var annua koch (colza de printemps) B. napus napobrassica (chou navet) B. campestris L. ; B. nigra (L.) koch (moutarde noire) ; sinapis (10 espèces Méditerranéennes) (MASENS, Op. cit).

1.5.3. Amélioration des variétés

Les variétés de choux cabus sont obtenues et maintenues par sélection massale (sélection phénotypique basée sur des caractères végétatifs) ou par sélection généalogique maternelle directe (sélection phénotypique complétée par des tests sur descendance et exploitant les avantages de la multiplication végétative des plantes mères).

Toutefois l'évolution actuelle en matière d'amélioration génétique s'oriente de plus en plus vers la création des variétés hybrides F1 (variétés obtenues par croisement entre deux lignés homozygotes), dont certaines présentent déjà une excellente adaptation aux conditions tropicales (KROLL, 1994, 24 p).

1.6. EXGIGENCES ECOLOGIQUES

Pour sa croissance et son développement, le chou cabus exige des températures journalières comprises entre 16° et 24° C. Il est donc préférable de la cultiver soit dans des régions de basses altitudes durant la saison fraiche et sèche, soit dans des régions situées à plus de 800 m d'altitude. Une différence de température de 5°C entre le jour et la nuit favorise le développement de la pomme.

Des rendements satisfaisants peuvent être obtenus avec certains hybrides en F1, lorsque les conditions de températures sont assez élevées (28°C). Une production est donc possible dans des régions de basses altitudes durant la saison chaude et pluvieuse ainsi que dans certaines régions à climat équatorial.

Le chou cabus présente d'importants besoins en lumière pendant toute la durée de sa croissance. Il préfère les sols riches en matières organiques, neutres (pH 6,5 à 7,0) et qui retiennent bien l'humidité. Il est très exigeant en soufre et très sensible aux carences en magnésium et en bore.

Comme tous les légumes, le chou valorise bien des apports de matière organique (avant la mise en place). Il est exigeant en azote et en potasse. Les apports sont fractionnés en trois parties pour l'azote et deux parties pour la potasse. Le sol doit être maintenu propre jusqu'à sa couverture par les feuilles.

Le chou cabus n'est pas sensible à la photopériode et l'initiation de la floraison est essentiellement conditionnée par la température. En effet, la montée en graines est obtenue lorsque les pommes sont soumises à l'action de basses températures inférieures à 10°C. En raison de cette exigence en réfrigération vernalisante, la production de semences est difficile à réaliser en conditions tropicales (ANONYME, 2001, 1033 p).

1.7. TECHNIQUES CULTURALES

Lorsqu'elles ont 5 à 6 feuilles (25 à 35 jours après le semis), les plantes sont repiquées en lignes espacées de 40 à 60 cm. Suivant la grosseur de la pomme à obtenir, on peut laisser 30 à 60 cm entre les plantes sur la ligne. Lors du repiquage, il convient d'enterrer les plants jusqu'à l'apparition des premières vraies feuilles.

Outre les traitements phytosanitaires courants contre les chenilles, les travaux d'entretien à effectuer sur la culture comprendront essentiellement le sarclo-binage ou le désherbage chimique.

Pour obtenir des résultats satisfaisants, il est recommandé d'incorporer une fumure organique de l'ordre de 20 à 30 t/ha au moment de la préparation du sol. Des engrais minéraux de proportion NPK 1-1-2 seront fractionnés en fumure de fond (40% de N, 100% de P, 40% de K) et en fumure de couverture à 20 et 35 jours après le repiquage (RAEMAEKERS, Op. cit, 443 p).

1.7.1. Semis

Le semis se fait en pépinière ou en place. S'il se fait en place, il faut procéder à l'éclaircissage afin de donner aux choux la place pour se développer. On paille et on arrose fréquemment (DUPRIEZ et DELEENER, Op. cit, 261 p).

1.7.2. Multiplication

En général, on multiplie le chou par graines. Le commerce fournit des graines de qualité souvent préférables à celles qu'on peut produire dans des jardins eux-mêmes étant donné que les climats tropicaux ne sont pas très favorables au développement des graines de choux pommé.

Certaines espèces de choux peuvent être multipliées par boutures lorsqu'on ne dispose pas des graines. Dans ce cas, les tiges sont laissées en terre après étêtage. Les rejets apparaissant au sommet des tiges coupées sont détachés et replantés. Ce mode de multiplication fournit en général des plantes moins belles que celles issues de graines.

En pépinière, on sème des graines en lignes distantes de 10 cm tous les 2 cm afin d'obtenir quarante plantes par mètre linéaire. Les plants sont repiqués au stade de trois feuilles (après vingt ou vingt cinq jours de pépinière), à des distances de 40 à 60 cm (ANONYME, Op. cit, 1033 p).

1.7.3. Soins d'entretien

Les opérations d'entretien à faire sont :

ü Arrosage,

ü Binage,

ü Sarclage,

ü Regarnissage,

ü Tuteurage.

1.7.4. Récolte

A l'automne, lorsque les pommes de choux sont bien formées, bien denses et ont atteint une grosseur acceptable (20 cm de diamètre au moins), il faut couper le chou en gardant une partie du pied, puis enlever les feuilles externes "ouvertes" (surtout si elles sont humides et jaunies) ( http://www.mon-bio-jardin.com/potager-bio/planter-et-recolter-des-choux-pommes-ou-cabus-9.html).

1.7.5. Rendement

Suivant la saison de culture et les cultivars utilisés, les rendements peuvent varier entre 10 et 40 t/ha. C'est durant la saison fraiche et sèche que l'on obtient les meilleurs résultats, avec des pommes pouvant peser 2 à 2,5 Kg. Durant la saison chaude et pluvieuse, les rendements sont moins élevés. Le poids moyen des pommes compris entre 1 et 1,5 Kg.

1.8. MALADIES ET RAVAGEURS

1.8.1. Maladies

Le mildiou est la maladie la plus courante pour le chou pommé. Il se reconnait par les tâches d'un blanc duveteux qu'il laisse sur les feuilles. Il convient alors de détruire les plants atteints. En prévention, pulvériser le Tisane de Prêle et la bouillie bordelaise ( http://www.mon-bio-jardin.com/potager-bio/planter-et-recolter-des-choux-pommes-ou-cabus-9.html).

Lorsque les conditions sont favorables à leur développement, certaines maladies cryptogamiques comme l'alternariose (Alternaria brassicola) peuvent occasionner les dégâts essentiellement le mildiou (Peronospora parasitica) et la pourriture du collet (Rhizoctonia solani).

La nervation noire des crucifères est une maladie bactérienne, causée par Xanthomonas campestris PV campestris. C'est probablement la maladie la plus importante sur les Brassicaceae dans les conditions chaudes et humides (saisons des pluies) d'Afrique tropicale.

Elle se transmet par les semences (comme Alternaria spp.) ou par le sol si celui-ci est contaminé par les résidus d'une culture précédente (crucifères) ou par l'homme (sarclage).

Comme méthode de lutte, on préconise l'utilisation de graines non infectées et de cultivars résistants ainsi que le recours à des rotations avec non crucifères (RAEMAEKERS, Op. cit, 444 p).

1.8.2. Ravageurs

Parmi les ravageurs, les chenilles sont les plus dévastatrices. La lutte à l'aide de Bacillus thuriengiensis est en général efficace contre Plutella xylostella. Les traitements d'insecticides doivent être faits avec des mouillants qui augmentent l'adhérence de la bouillie sur les feuilles (ANONYME, Op. cit, 1033 p).

La mouche du chou est un ravageur que l'on retrouve en Mai. Ses larves font des mines vers le bas des plantes, allant jusqu'à détruire les racines et faire mourir les choux. Là encore, pratiquer de compagnonnage avec des plantes aromatiques est un bon moyen de lutte préventive. Butter les jeunes plants et protéger leurs collets permet de réduire les risques. Enfin, placer un filet Anti-insectes lors de la mise en place des plants empêche les femelles d'y pondre les oeufs ( http://www.mon-bio-jardin.com/potager-bio/planter-et-recolter-des-choux-pommes-ou-cabus-9.html).

Les pertes de rendements les plus importantes sont dues à des attaques de chenilles qui rongent le plus, dévorent le coeur des plantules et creusent des galeries à l'intérieur des pommes. Il s'agit essentiellement de Agrotis spp (ver. Gris qui ronge le collet des plantules) de Crocidolonia binotalis (pyrae) de Hullula undalis (foreur ou borer du chou), de Plutella xylostella (teigne de crucifères), de spodoptera littoralis (chenille défoliatrice du cotonnier) et de Trichoplusiani (fausse arpenteuse du chou). La lutte contre ces insectes est basée sur l'utilisation de pyrethrinoïdes et d'insecticides biologiques (Bacillus thuriengiensis) (RAEMAEKERS, Op. cit, 444-445 p).

1.9. FERTILISATION

Pour leur métabolisme et leur croissance, les plantes ont besoin entre autres d'eau, de gaz carbonique et d'éléments nutritifs tels que l'azote, le phosphore, la potasse, le soufre, le calcium et le magnésium. Ces éléments se trouvent à l'état naturel dans le sol, mais souvent en faible quantité. Un apport artificiel de chacun de ces éléments est possible grâce aux engrais.

La fertilisation du sol et les exigences de la plante déterminent le besoin d'une plante en fertilisation.

1.9.1. Engrais d'origine végétale

Le paragraphe ne traite de l'engrais vert que dans le sens strict du mot, c'est-à-dire la culture d'une plante dans le but de l'utiliser pour l'augmentation de la fertilité du sol ou comme engrais pour la culture principale. La culture principale a souvent besoin d'azote et/ou de phosphate. L'engrais vert peut souvent satisfaire le besoin en azote et/ou en phosphate.

En général, la fertilisation par l'engrais vert est l'art de rendre les substances nutritives accumulées dans l'engrais vert disponibles pour la culture principale (BRANDJES, 1989, 10 p).

Pour faire profiter la culture principale de l'engrais vert avant, il est préférable de faire pousser l'engrais vert avant la culture principale. Le rapport carbone-azote des tiges et feuilles fraiches d'un engrais vert est bas (10-15). Au cours du procédé de décomposition, l'azote se libère et le phosphate et d'autres éléments nutritifs se libèrent également et deviennent ainsi disponibles pour d'autres plantes. C'est pour cette raison qu'il est recommandé de planter la culture principale quelques jours après avoir enfoui l'engrais vert dans le sol.

1.9.2. Engrais d'origine animal

Le fumier peut être une bonne source d'engrais, surtout dans la région où l'élevage et l'agriculture se côtoient. Comme le fumier est très volumineux, son prix de transport est élevé. La plupart du temps, la quantité de fumier disponible est limitée. Et, le plus souvent, une partie considérable se perd, surtout du fait que l'azote se volatilise. Ceci est dû à de mauvaises méthodes de ramassage et de stockage.

Les animaux qui pâturent ne peuvent pas fournir beaucoup de fumiers, la plupart des nutriments peuvent être obtenus à l'étable. Il est donc plus intéressant de garder le bétail dans un périmètre délimité ou à l'étable pour pouvoir tirer meilleur profit de leur fumier.

La contribution du fumier à l'augmentation de la teneur du sol en phosphate et en potasse peut être très significative. Pourtant, il faut veiller à ce que le lessivage n'occasionne pas de trop grandes pertes.

1.9.3. Déchets organiques

Il est possible de favoriser une bonne structure du sol en y augmentant la quantité de déchets organiques. Pour cela, un apport régulier d'engrais organique ou d'engrais vert est nécessaire. La teneur en matière organique d'un sol peut toujours être augmentée par un apport d'une grande quantité de fumier ou d'engrais vert.

CHAPITRE DEUXIEME: MILIEU D'ETUDE, MATERIEL ET METHODE

2.1. MILIEU

2.1.1. Situation géographique

La ville de Kikwit est bâtie près de la rivière Kwilu à 528 Km de la capitale de la République démocratique du Congo. Géographiquement, elle se situe à 5° 02' de latitude sud, 18° 45' de longitude Est et à 418 m d'altitude moyenne.

Sa superficie est d'environ 92 Km2 (MASENS, 2011).

Elle est limitée à l'Est par le Secteur Imbongo, au Sud par le secteur KIPUKA et à l'Ouest par ceux de KWENGE et KIPUKA, au Nord par le secteur Imbongo et Nkara (LUBINI A., 2012).

2.1.2. Organisation politique et administrative de la ville

L'origine de la ville de Kikwit remonte à 1893 avec la visite du directeur de la société Haut Congo, William Parminter (Kimoni, 2009).

En 1901, avec l'initiation et l'installation factorielle de la compagnie du Kasaï et de l'Equateur suivie par la fondation de la mission Catholique Sacré-Coeur par le révérend père le grand et la formation en 1919 par le lieutenant colonel Vermeuker (Kayiba, 2007, cité par Kibari, 2011).

Kikwit était considérée comme le chef lieu du district du Kwilu sous le colonisateur, avant d'aboutir à son statut actuel et sa stabilité, soit en 1960, Kikwit sera tour à tour chef lieu de la province du Kwilu-Kwango et du Maï-ndombe ; avec le transfert du chef lieu à Bandundu ville, la ville de Kikwit cesse et cessera d'être chef lieu de la province de Bandundu.

C'est par l'ordonnance loi n°95/70 du 15 mars 1970 que le statut de la ville à été conféré à Kikwit.

En tant que ville, Kikwit est subdivisée en 4 communes à savoir : communes de Kazamba, Lukemi, Nzinda et de Lukolela.

Les communes à leur tour sont également subdivisées en quartiers, en cellules et en avenues (Mutungu, 1990).

2.1.3. Le climat de la ville de Kikwit

Située dans la région du kwango-kwilu, la ville de Kikwit appartient à un climat du type tropical bien arrosé à tendance équatoriale (Anonyme, 1990).

Selon la classification de Köppen, ce climat est du type Aw3 caractérisé par deux grandes saisons : la saison pluvieuse qui, théoriquement, commence le 15 Août d'une année et se termine le 15 Mai de l'autre année et la saison sèche qui commence le 15 Mai et finit le 15 Août de la même année. La saison pluvieuse est interrompue par une période de sécheresse de janvier à février (Fehr, 1990) ; l'autre généralement de mi-mai à mi-août de la même année. Cette tendance des saisons permet deux campagnes agricoles par an. Le maxima de pluie s'observe au mois de novembre et le minima au mois de janvier, février et juillet.

La hauteur moyenne des précipitations varie entre 1200 et 1500 mm. Humidité relative de l'air est très élevée, soit de l'ordre de 85 % et ne varie que dans un petit intervalle de 15 à 20 % et la température moyenne annuelle est de 24,3° C à 25,6°C. Les régimes de températures à Kikwit sont conformes aux conditions thermiques du domaine climatique chaud de basse altitude, une température moyenne annuelle élevée de 25°C et une amplitude thermique journalière forte de l'ordre de 10 à 15° et amplitude faible inférieure à 8°C. (Fehr, 1990).

2.1.4. Sol et végétation

Lubini et Kusehuluka (1990), soutiennent que les sols de Kikwit sont très dégradés par l'action anthropique comprenant les déboisements, les pratiques de feu de brousse et l'extension considérable de la ville. Les sols de Kikwit sont du type ferralitique pauvre en éléments biogènes. Ils font partie de la série Masopo au sol rouge sablo-argileux à argilo-sablonneux profond et bien drainé (Deveo, Sys et Berce, 1963). L'horizon A bien développé, contient 1 à 22 % de carbone et présente une texture grumeleuse. Ces sols se prêtent bien à certaines cultures et à vocation économique telles que le maïs, le manioc, la courge, le millet et le palmier à huile (Mondjalis, 2013).

Le couvert végétal de Kikwit avait à l'origine, une végétation constituée de forêts mésophiles semi-caducifoliées sub équatoriale et péri Guinéen. (Masens, 1997).

L'extension de la ville à fait qu'actuellement, ces forêts puissent disparaitre et le paysage végétal initial du site de Kikwit à été modifié. Ainsi, la forêt primaire est remplacée par une végétation d'origine anthropique où les forêts secondaires comprennent notamment des palmeraies sub spontanées et des espèces comme : Tabernaemontana elacetum guinéensis, Markhassia, et Nietosum tomentosa, et les savanes herbeuses sont généralement formées des espèces comme : Panicum maximum, Hyparrhénia diplandra, H. cylindrica et Chromolaena odorata. Tandis que les recrus sont dominées par des espèces comme : Sapium cornatum et Caloncoba welwitchii. Dans les formations aquatiques, on dénote la présence de Limnoplilo calvinietum mymphellulae (Masens, Op. cit). Il ajoute encore que le développement phyto-géographique de la flore de Kikwit montre qu'il y a une prédominance d'élément de base guinéenne et pas des taxons endémiques et que la naissance évolutive des forêts de terre ferme débute par le stavuentes à Brachystegia laurentii et aux forêts denses mésophiles semi-décidues à Scorrodophloeus zenkeri, Piptadeniastrum africanum et celtis mildbraedii. Il y a l'intervention entropique.

En bref, la végétation de Kikwit évolue de façon négative et nous assistons à une végétation anthropique avec une flore exotique assez importante (Masens, Op. cit).

2.1.5. Forme de relief

La topographie de la ville de Kikwit n'est ni particulièrement horizontale, ni spécialement escarpée. Cette morphologie est celle d'un plateau montant un document vers le sud-ouest éventé par des vallées (Kakesa et Mubanga 1997 cité par Kapanga 2012).

2.1.6. Culture et économie

Cette ville est une agglomération d'ethnies innombrables dans l'équilibre de poussée démographique et besoins économiques.

Depuis 1996, s'est ajoutée l'immigration de Batetela et de Baluba dans la ville de Kikwit, qui fuyait la guerre de l'AFDL.

Les Batetela occupent aujourd'hui le quartier Mwangadibaya au sud de la ville de Kikwit.

Les Tetela qui sont un peu majoritaires et le Luba peuvent atteindre 2,8 % de la population totale.

En ce qui concerne les langues parlées dans la ville de Kikwit, on cite le Kikongo, le lingala, le Tshiluba, un peu de swahili et le français qui constitue une langue d'éducation et d'administration.

La population de la ville de Kikwit est très croyante. La religion catholique, et protestante sont les plus dominantes par rapport aux autres dans la ville de Kikwit et ses environs, représentant plus ou moins 78,5 % des femmes. Hormis ces religions citées ci-dessus, il existe d'autres telles que : Musulman, Kimbanguiste, Brahanam, Message du grâle, Néo apostolique, Témoins de Jéhovah, Fondation Olangi, et autres églises de réveil (Kibari, 2011 cité par Kapanga ; 2012).

Dans la ville de Kikwit, on note la présence des quelques institutions supérieures et universitaires telles que : UNIKIK, ISP, ISTM, ISSS, UCBA, CIDEP, ISIC, ISAMKI, ISC.

Du point de vue de la vie des garçons et des filles plusieurs, d'entre eux sont élèves, étudiants et exercent d'autres activités leur permettant de vivre. D'autres encore par manque des moyens et de soutient, partent en Angola et à Tshikapa pour chercher de quoi vivre.

La population de la ville de Kikwit est dépourvue d'activités industrielles. Elle vit de l'agriculture, l'administration, du commerce, de l'enseignement, d'élevage de petit bétail, et de la volaille, de cultures vivrières et maraichères, etc.

2.2. MATERIEL

Le matériel qui nous a servi pour l'expérimentation est :

ü Le matériel végétal : les graines : nous avons utilisé les semences de chou pommé de variété hybride AFRICA CROSS F1

ü Les fertilisants utilisés : Chromolaena odorata ainsi que la bouse de porc qui sont des matières enrichissantes.

Autres matériels aratoires qui nous ont servi sont :

- La machette,

- La bèche,

- La houe,

- Le maitre ruban,

- L'arrosoir,

- La balance.

2.3. METHODE

La présente expérimentation a été conduite dans un bloc randomisé, disposé au hasard de telle sorte que les unités expérimentales soient homogènes (Mayele, 2014).

T3

T1

T2

T0

T2

T1

T2

T0

T3

T1

T3

T0

BLOC 1

BLOC 2

BLOC 3

2.3.1. Dispositif expérimental

Légende :

T1 = Bouse de porc

T2 = Chromolaena odorata

T3 = Mélange de bouse de porc + Chromolaena odorata

T0 = Témoin (rien)

2.3.2. Conduite de la culture

Le terrain était couvert de Ipomoa batata et Amaranthus sp ; les travaux effectués étant le sarclage, la délimitation du terrain, le labour avec la houe.

Nous avons commencé par le semis le 12/01/2014 au germoir (pépinière), après 4 jours il y a eu levée de plants. L'apparition de premières feuilles proprement dites était faite après 2 jours de levée.

L'amendement avec engrais été réalisé 7 jours avant la mise en place définitive, soit le 08/02/2014. La transplantation a été réalisée le 15/02/2014 le soir, cela pour faciliter la bonne fixation des jeunes plants au sol. La récolte a eu lieu le 29/04/2014, soit 2 mois et demi après transplantation, selon le cycle végétatif de la plante.

2.3.3. Les paramètres observés

Les paramètres observés sont les paramètres de croissance et ceux de rendement suivants :

ü Le pourcentage de reprise,

ü La hauteur des plantes,

ü La circonférence des tiges au collet,

ü Le diamètre des voûtes,

ü Le nombre des plantes par parcelle,

ü Le poids parcellaire.

2.3.4. Calculs statistiques

Le présent travail a été réalisé avec les calculs statistiques qui est la moyenne, cela avait pour but de bien extrapoler les résultats de terrain.

Formule 1 =

Formule 2 =

Formule 3 =

Formule 4 =

Formule 5 : Pourcentage de reprise =

La somme de ces résultats changeait d'un paramètre à l'autre selon les résultats trouvés sur terrain.

2.3.5. Analyse documentaire

Nous avons utilisés les travaux de fin d'études, les ouvrages généraux et spécifiques d'agriculture qui nous ont servi de sources de référence pour ce travail.

2.3.6. Difficultés rencontrées

Comme dit Corneille, il n y a pas de rose sans épines. Tout travail scientifique n'est pas une chose facile à réaliser, nous avons vécu des difficultés pendant notre recherche sur la préparation du terrain, à la plantation, jusqu'à la récolte et la collecte des données.

CHAPITRE TROISIEME : PRESENTATION DES RESULTATS ET PERSPECTIVES D'AMELIORATION

3.1. RESULTATS DES OBSERVATIONS SUR LES PARAMETRES DE CROISSANCE

3.1.1. Pourcentage de reprise

Tableau n°1 : Résultats des observations sur le pourcentage de reprise

Traitement

Pourcentage de reprise

Témoin

74 %

Bouse de porc

81,4 %

Chromolaena odorata

79,9 %

Bouse de porc + Chromolaena odorata

85,1 %

Source : par nous à partir des résultats de terrain

Nos résultats des observations faites révèlent que le pourcentage moyen le plus élevé de reprise a été enregistré dans les parcelles fertilisées avec la bouse de porc plus Chromolaena odorata, soit une moyenne de 85,1% ; suivies des parcelles fertilisées avec la bouse de porc seule avec une moyenne de 81,4%. Le pourcentage le moins élevé de reprise a été enregistré dans les parcelles qui ont reçue le Chromolaena odorata avec une moyenne de 79,7%, les résultats les plus faibles sont enregistrés dans les parcelles témoins, soit 74%. Ces résultats sont présentés dans le tableau 1 ci-dessus.

Graphique n°1 : Pourcentage de reprise

3.1.2. Hauteur moyenne des plantes après 2 mois de transplantation

Tableau 2 : Hauteur moyenne des plantes après 2 mois de transplantation

Traitement

Hauteur moyenne des plantes

Témoin

12,7 Cm

Bouse de porc

15,7 Cm

Chromolaena odorata

15 Cm

Bouse de porc + Chromolaena odorata

16 Cm

Source : par nous à partir des résultats de terrain

L'examen de ce tableau révèle une différence significative entre les traitements expérimentaux.

Les résultats présentés dans le tableau 2 ci-dessus montrent que les plantes des parcelles fertilisées avec la Bouse de porc plus Chromolaena odorata ont une moyenne plus grande de croissance en taille, soit 16 Cm. Elles ont été suivies des plantes des parcelles fertilisées avec la Bouse de porc, avec une moyenne de croissance de 15,7 Cm, suivies des plantes des parcelles fertilisées avec Chromolaena odorata, avec une moyenne de croissance de 15 Cm et en dernière position les plantes des parcelles témoins avec une moyenne de 12,7 Cm.

Graphique n°2 : Hauteur moyenne des plantes

3.1.3. Circonférence moyenne des tiges au collet après 2 mois de transplantation

Tableau 3 : Circonférence moyenne des tiges au collet après 2 mois de transplantation

Traitement

Circonférence moyenne des tiges au collet

Témoin

2,8 Cm

Bouse de porc

3,4 Cm

Chromolaena odorata

3,3 Cm

Bouse de porc + Chromolaena odorata

3,8 Cm

Source : par nous à partir des résultats de terrain

Comme la hauteur des plantes, cette variable a été significativement influencée par les traitements en étude. Les résultats présentés dans le tableau 3 ci-dessus montrent que les plantes des parcelles fertilisées avec la Bouse de porc plus Chromolaena odorata ont eu en moyenne une grande circonférence des tiges au collet, soit 3,8 Cm, suivies des plantes des parcelles fertilisées avec la Bouse de porc seule avec une moyenne de 3,4 Cm, suivies des plantes des parcelles fertilisées avec le Chromolaena odorata, soit 3,3 Cm, et les résultats les plus faibles sont enregistrés dans les parcelles témoins, soit, 2,8 Cm.

Graphique n°3 : Circonférence moyenne des tiges au collet

3.1.4. Diamètre moyen des voutes après 2 mois de transplantation

Tableau4 : Diamètre moyen des voûtes après 2 mois de transplantation

Traitement

Diamètre moyen des voûtes

Témoin

9,6 Cm

Bouse de porc

12,2 Cm

Chromolaena odorata

11,1 Cm

Bouse de porc + Chromolaena odorata

12,7 Cm

Source : par nous à partir des résultats de terrain

Au regard de ce tableau, les traitements sont significativement influencés par le diamètre moyen des voutes des plante. Similairement aux variables précédentes, le diamètre le plus grand des voûtes a été enregistré dans les parcelles fertilisées avec la bouse de porc plus Chromolaena odorata, soit une moyenne de 12,7 Cm, suivies des plantes des parcelles fertilisées avec la bouse de porc, soit une moyenne de 12,2 Cm, suivies des plantes des parcelles fertilisées avec Chromolaena odorata, soit une moyenne de 11,1 Cm et le dernier le plus petit a été enregistré chez les plantes des parcelles témoins, soit une moyenne de 9,6 Cm.

Graphique n°4 : Diamètre moyen des voutes

3.2. RESULTATS DES OBSERVATIONS SUR LES PARAMETRES DE RENDEMENT

3.2.1. Poids parcellaire moyen par traitement après récolte

Rappelons que la récolte a eu lieu 2 mois après la transplantation

Tableau 5 : Poids parcellaire moyen après récolte

Traitement

Poids parcellaire par Kg

Témoin

0,97 Kg

Bouse de porc

0,93 Kg

Chromolaena odorata

1,1 Kg

Bouse de porc + Chromolaena odorata

0,63 Kg

Source : par nous à partir des résultats de terrain

L'examen de ce tableau 4 révèle une différence significative entre les traitements expérimentaux. Les résultats présentés dans le tableau 4 ci-dessus révèle que les parcelles qui ont reçu la bouse de porc plus Chromolaena odorata ont produit 1,1 Kg de chou, soit le poids le plus élevé de la récolte, suivies des plantes des parcelles fertilisées avec la bouse de porc seulement avec 0,97 Kg, suivies des plantes des parcelles fertilisées avec Chromolaena odorata, soit 0,93 Kg et en dernière position viennent les plantes des parcelles témoins avec 0,63 Kg de rendement.

Graphique n°5 : Poids moyen parcellaire

3.2.2. Nombre moyen des plantes récoltées par parcelle

Tableau 6 : Nombre moyen des plantes récoltées par parcelle

Traitement

Nombre moyen des plantes par parcelles

Témoin

7

Bouse de porc

7

Chromolaena odorata

8

Bouse de porc + Chromolaena odorata

8

Source : par nous à partir des résultats de terrain

L'examen de ce tableau révèle une différence non significative entre les traitements pour le nombre des plantes récoltées par parcelle utile. Les résultats consignés dans ce tableau montrent, cependant, que le nombre des plantes récoltées a été plus élevé sur les parcelles fertilisées avec Chromolaena odorata et de Bouse de porc + Chromolaena odorata avec une moyenne de 8 plantes. A la deuxième position se classent les parcelles qui ont reçu la Bouse de porc et du témoin, avec une moyenne de 7 plantes.

Graphique n°6 : Nombre moyen des plantes récoltées par parcelle

CONCLUSION

L'objectif de ce travail est de comparer la croissance et le rendement du chou pommé sur les différents traitements utilisés. C'est la raison pour laquelle il s'intitule « performance du chou pommé sur la bouse de porc et Chromolaena odorata ».

Après l'analyse des résultats faite sur les différents traitements, nous disons que la croissance et le rendement du chou pommé ont été obtenus dans les parcelles fertilisées en comparaison aux parcelles témoins.

Ces fertilisants organiques (bouse de porc et Chromolaena odorata) et leur combinaison rendent plus le sol fertile en apportant les éléments nutritifs qui favorisent la croissance et le rendement du chou pommé. En voyant tous ces résultats obtenus, nous confirmons notre hypothèse que les sols les plus riches sont en général ceux où tous ces éléments sont mélangés en bonne proportion.

En lisant les résultats obtenus sur les deux fertilisants organiques, la croissance et le rendement du chou étaient plus dans les parcelles fertilisées avec l'engrais d'origine animale que celle d'origine végétale. Et le mélange de deux fertilisants (bouse de porc plus Chromolaena odorata était toujours en tête sur la croissance et le rendement du chou pommé sur tous les traitements utilisés.

Nous concluons que plus l'on fertilise le sol, plus on augmente le rendement et la production. Et ceux qui font la culture maraichère doivent beaucoup fertiliser le sol pour leur permettre d'obtenir un bon rendement avec des matières organiques à faible coût.

BIBLIOGRAPHIE

1. OUVRAGES

1. ANONYME (2002), Mémento de l'agronome, éd. Librairie du Cirad, Paris, 1691 p.

2. BRANDJES P. et Cie, (1995), Engrais verts et autres formes d'amélioration du sol

dans les pays tropicaux, éd. CTA, Pays-Bas, 37 p.

3. DUPIEZ H et Cie, (1987), Jardins et vergers d'Afrique, éd. L'Harmattan, Paris,

354 p.

4. KROLL. R., (1994), Les cultures maraichères, éd. Maisonneuve et Larose, Paris,

219 p.

5. RAEMAEKERS R., (2001), Agriculture en Afrique tropicale, éd. DGCI, Belgique,

1634 p.

6. LUBINI et KUSEHULUKA, (1990), les jachères à Kikwit, piste et recherche, vol 5,

n°5 et 3 p p 398-400

7. SHIPPERS R., (2004), Légumes africains indigènes présentation des espèces

cultivées, éd. Magrat Publishers, Afrique, P. 481

2. THESE ET TRAVAIL DE FIN DE CYCLE

1. MASENS, D. M. Y. (1997), Etude de physiologique de la région de Kikwit (BDD- RD Congo) Bruxelles, Th, Doc., inédit, ULB.

2. Kapanga (2013), le rendement comparatif de la culture de l'épinard sur le Thitonia et la bouse de porc, UNIKIK, G3 agronomie, inédit

2. Mondo (2013), impact d'application d'engrais chimiques sur les champs du maïs de quelques agrimultiplicateus dans la ville de Kikwit, UNIKIK, G3 Agronomie, inédit

3. NOTES DE COURS

1. D. MAYELE, (2014), Notes de cours de statistique et biométrie, UNIKIK, G3

agronomie, inédit

2. G. PULULU, (2013), Notes de cours de physiologie végétale, UNIKIK, G2

agronomie, inédit.

3. J. TIARINA, (2013), Notes de cours d'Initiation à la Recherche Scientifique,

UNIKIK, G2 Agronomie, inédit.

4. MONDJALIS, (2013), Notes de cours de Pédologie tropicale, UNIKIK, G2

agronomie, inédit.

4. WEBOGRAPHIE

1. http://fr.wikipedia.org/wiki/chou-commun

2. http://www.mon-bio-jardin.com/potager-bio/planter-et-recolter-des-choux-pommes-ou-cabus-9.html

TABLE DES MATIERES

EPIGRAPHE i

DEDICACE ii

REMERCIEMENTS iii

INTRODUCTION 1

1. Problématique 1

2. Hypothèse 1

3. Intérêt et objectifs 2

4. Délimitation du travail 2

5. Division du travail 2

CHAPITRE PREMIER : GENERALITES SUR LA CULTURE DU CHOU POMME 3

1.1. ORIGINE 3

1.2. AIRE DE CULTURE 3

1.3. IMPORTANCE DE LA CULTURE 3

1.4. DESCRIPTION BOTANIQUE ET BIOLOGIQUE 3

1.4.1. Description botanique 3

1.4.2. Description biologique 4

1.5. SYSTEMATIQUE, VARIETES ET AMELIORATION DES VARIETES 5

I.5.1. Systématique 5

1.5.2. Variétés 5

1.5.3. Amélioration des variétés 5

1.6. EXGIGENCES ECOLOGIQUES 6

1.7. TECHNIQUES CULTURALES 6

1.7.1. Semis 7

1.7.2. Multiplication 7

1.7.3. Soins d'entretien 7

1.7.4. Récolte 8

1.7.5. Rendement 8

1.8. MALADIES ET RAVAGEURS 8

1.8.1. Maladies 8

1.8.2. Ravageurs 9

1.9. FERTILISATION 9

1.9.1. Engrais d'origine végétale 10

1.9.2. Engrais d'origine animal 10

1.9.3. Déchets organiques 11

CHAPITRE DEUXIEME: MILIEU D'ETUDE, MATERIEL ET METHODE 12

2.1. MILIEU 12

2.1.1. Situation géographique 12

2.1.2. Organisation politique et administrative de la ville 12

2.1.3. Le climat de la ville de Kikwit 13

2.1.4. Sol et végétation 13

2.1.5. Forme de relief 14

2.1.6. Culture et économie 14

2.2. MATERIEL 15

2.3. METHODE 16

2.3.1. Dispositif expérimental 16

2.3.2. Conduite de la culture 16

2.3.3. Les paramètres observés 17

2.3.4. Calculs statistiques 17

2.3.5. Analyse documentaire 17

2.3.6. Difficultés rencontrées 17

CHAPITRE TROISIEME : PRESENTATION DES RESULTATS ET PERSPECTIVES D'AMELIORATION 18

3.1. RESULTATS DES OBSERVATIONS SUR LES PARAMETRES DE CROISSANCE 18

3.1.1. Pourcentage de reprise 18

3.1.2. Hauteur moyenne des plantes après 2 mois de transplantation 19

3.1.3. Circonférence moyenne des tiges au collet après 2 mois de transplantation 20

3.1.4. Diamètre moyen des voutes après 2 mois de transplantation 21

3.2. RESULTATS DES OBSERVATIONS SUR LES PARAMETRES DE RENDEMENT 22

3.2.1. Poids parcellaire moyen par traitement après récolte 22

3.2.2. Nombre moyen des plantes récoltées par parcelle 23

CONCLUSION 25

BIBLIOGRAPHIE 26

TABLE DES MATIERES ................................................................................................................................. 27






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"Je voudrais vivre pour étudier, non pas étudier pour vivre"   Francis Bacon