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à‰quilibre géopolitique entre les à‰tats-Unis et la Chine.

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par Alfred Lushimba
Université de Lubumbashi - Licence 2016
  

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6. Etat de la question

L'Etat de la question consiste en la revue de la littérature sur les

études déjà menées par nos prédécesseurs en rapport avec notre sujet d'étude sous examen. Il sert à éviter le redire sur la question déjà traitée. Il est une étape importante dans ce sens qu'il conduit l'étude à aboutir sur les résultats différents de ceux déjà trouvés.

Cislarus et Vlad disent que la revue de la littérature se veut être spécifiquement orientée vers la formulation d'une problématique et donc se propose de mettre en regard différents travaux, de faire ressortir les points d'accords et de désaccords ; bref, elle permet de bien formuler la

problématique et de faire ressortir l'originalité du travail de recherche tout en le situant par rapport aux autres travaux existants12.

Wenu Becker, lui a défini l'état de la question comme étant un inventaire des publications existantes dans le domaine de recherche concerné ayant des implications directes ou indirectes avec l'objet de l'étude13 .

En ce qui concerne nos prédécesseurs ayant examiné la même question, nous avons parcouru notre revue de la littérature en interrogeant 5 auteurs qui ont aussi mené leurs études sur les sujets en rapport avec le nôtre. En voici ces auteurs :

1. Pascal BONIFACE en abordant la question de « la géopolitique » et après avoir montré l'évolution des Etats-Unis depuis leur statut de superpuissance à la tête du monde dans plusieurs domaines, arrivant même à changer de statut, en partant de la superpuissance jusqu'à l'hyperpuissance. L'auteur montre comment le déclin américain avait été prédit plusieurs fois dans le passé, mais à tort. Il évoque l'an 1957 lors qu'URSS avait pu lancer un SPOUTNIK relevant le défi de la conquête de l'espace. Il ajoute encore en disant qu'ils les avaient été également lorsque, à partir de la fin des années 1950 par la mise au point des missiles intercontinentaux, les soviétiques pouvant menacer le territoire américain, mettant fin à la sanctuarisation dont ce dernier bénéficiait depuis la naissance du pays.

Il en était encore lors de l'enlisement de la guerre de Vietnam, puis à la fin de la convertibilité de dollar en or entre 1971 et 1973, en 1979 après l'entrée des soviétiques en Afghanistan et le renversement du Shar en Irak et à la fin des années 1980 lorsque les industries automobiles et électroniques japonaises donnaient le sentiment de tailler en pièces leurs homologues américains.

12 Cislarus, G., et alii, cités par Shomba, S., op.cit., p. 36

13 Wenu, B., op.cit., p. 19

11

Après avoir loué le leadership américain, l'auteur se pose la question : « on peut donc se demander si nouvelle annonce d'un déclin américain ne rejoindra pas les précédentes ? »14.

L'idée générale sur la réponse proposée par l'auteur en termes de l'hypothèse à sa problématique, consiste à dire que, les Etats-Unis ont pris le leadership au sortir de la guerre froide avant d'être en concurrence avec l'URSS. L'effondrement de cette dernière crée l'illusion de l'émergence d'un monde unipolaire, dominé par les seuls Etats-Unis. Mais la globalisation et l'émergence d'un monde marqué par l'accroissement d'autres puissances, ainsi que la diversification des formes de la puissance, va faire voler en éclats cette théorie.

En conclusion, l'auteur pense en évoquant la question de la redéfinition de la puissance, notamment américaine, que, la puissance dure dite hard-power ou pouvoir de contrainte, ne suffit plus aujourd'hui pour être une grande puissance. Le pouvoir d'influence dit soft-power est tout aussi nécessaire. Et que par obtention d'un soutien politique sur une base volontaire, il est même plus efficace. Mais pour être une véritable grande puissance, il faut pouvoir jouer sur les deux tableaux.

Le constate que cet auteur a fait sur le sujet, est que à chaque fois, note l'auteur, les Etats-Unis se sont toujours relevés pour continuer à faire la course en tête.

Quant à la démarcation entre l'étude faite par l'auteur et celle que nous allons devoir entamer, il s'avère de dire que nous allons aborder cette question juste pour démontre l'égalité ou l'inégalité entre les deux Etats concernés.

2. Michel NAZET, quant à lui, il a soulevé la question sous le thème « géopolitique et des Relations Internationales », en se référant à la dernière relève des dirigeants chinois (la 5e) qui s'effectuait en septembre 2012 à l'occasion du XVIIIe congrès du PCC, qui s'était

14 Boniface, P., op.cit., pp. 123-124

déroulé avec un mois de retard. La question porte sur fonds de scandales et inquiétudes sur la pérennité du modèle économique et social chinois. Ce modèle étant la cause de la puissance chinoise. Mais il se pose en suite la question de savoir, « est-ce justifié ? ».

En termes d'hypothèse, l'auteur se donne comme réponse à la question, en disant que : « si la Chine, devenue depuis 2009 la seconde puissance économique du monde semble bien toujours plus conséquente, ses ambiguïtés et ses fragilités sont malgré tout préoccupantes au point que son avenir, en dépit des inflexions de la politique économique chinoise, peut en effet sembler problématique15.

En conclusion, l'auteur dit que, aujourd'hui ne se pense pas comme une puissance comme les autres mais comme une puissance en capacité de régénérer le monde par la promotion d'un système présenté comme concurrent des Etats-Unis.

3. Philippe MOREAU DEFAEGE, lui a consacré cette étude sous le thème de « les équilibres géopolitiques planétaires bouleversés ». L'auteur analyse dans ses études, ce que nous pouvons appeler « obstacles épineux » qui, selon lui, sont à la base du déclin des Etats-Unis. C'est ainsi qu'il cite aussi la Chine dans le troisième point qu'il intitule « égalité de la puissance » : il évalue les évolutions de XVIIIe siècle, tant les sociétés que le système international. Ces évolutions inexorablement remodelées par la vague de fond de la reconnaissance de l'égalité, disposant des mêmes droits que les autres. Or l'idée démocratique implique notamment l'égalité des nations. Alors, comment lorsque l'on est la première puissance du monde, accepter d'être mis à l'égalité avec le plus petit des Etats16.

L'auteur poursuit en disant que les Etats-Unis sont le premier promoteur des organisations internationales (notamment à l'issu de la seconde guerre mondiale, constellation onusienne). Mais, comme tous les

15 Nazet, M., comprendre l'actualité : géopolitique et relations internationales, Paris, éd. Ellipses marketing, 2014, pp. 301-303

16 Moreau Défarge, P., les Relations Internationales : questions mondiales, Paris, éd. Seuil, 2010, p. 101

13

autres colosses (Chine, Inde, Russie), ils supportent mal d'être mis en cause par les « sans-grades » de la planète. Ainsi, l'auteur évoque cinq épreuves décisives des USA, parmi lesquelles la Chine principalement.

4. MEHDI TAJE, dans « la géopolitique de la Chine : enjeux et défis », il soulève la question de l'avenir de la Chine en ces termes : la Chine va-t-elle devenir une grande puissance responsable, coopèrent activement à l'établissement d'une sécurité régionale concertée ou au contraire, deviendra-t-elle une super puissance militaire visant à rétablir son hégémonie historique sur l'Asie17.

L'auteur poursuit et se propose de dire qu'il se réserve en pensant qu'il est difficile d'identifier avec certitude, les réelles intentions chinoises. Selon lui, la Chine reste imprévisible. Selon les chinois, il n'y a pas confusion possible entre modernisation et occidentalisation. La Chine conserve son identité culturelle tout en s'inscrivant dans la mondialisation des échanges. Elle a comme priorité d'assurer le développement économique du pays et en suite consolider la puissance régionale sans recourir à la force ou à la confrontation directe. Mais ceci n'exclut pas les moyens destinés au paraitre afin d'intimider et de dissuader toute action qui remettrait en cause les actions des chinois. Pour cela, les dirigeants chinois nourrissent l'ambition de recaler la Chine sur son centre.

5. ZBIGNIEW BRZEZINSKI, lui pose la question de savoir, quelle forme concrète et acceptable du point de vue américain, doit revêtir la montée de la Chine en tant que puissance régionale dominante et quelles limites doit-on fixer à ses aspirations au statut de grande puissance globale. L'histoire de la Chine est celle de la grandeur d'une nation, considérée par les chinois comme le centre naturel du monde. L'auteur dit qu'elle occupe une place centrale dans les affaires du monde où elle exerce de l'influence à travers les cercles concentriques ; d'où elle attend que les autres lui témoignent du respect. En effet, la Chine considère les Etats-Unis comme le principal

17 Mehdi, T., géopolitique de la Chine : enjeux et défis, Tunis, éd. Université Virtuelle de Tunis, 2008, p. 6

obstacle à sa quête d'une prééminence mondiale, mais également à l'affirmation de sa prédominance globale. Donc elle pense se servir des Etats-Unis pour accéder à sa puissance18 .

L'auteur poursuit en proposant comme réponse consacré cette fois en la réponse américaine en disant que, pour les Etats-Unis, il est impossible ou inévitable d'empêcher que la Chine ne devienne une puissance globale. Car, dit-il, les prévisions relatives à la Chine sont généralement prometteuses, bien qu'il existe certains facteurs d'incertitude tels que le rythme de la croissance économique et le montant des investissements étrangers parmi le plus élevé du monde. Mais la condition est que la Chine poursuive son unification et son expansion, dont le retour de Hong-Kong, Macao, Taiwan. Toutes fois, ajoute l'auteur, ceux qui prophétisent aujourd'hui l'invisible montée de la Chine en tant que puissance globale commettent la même erreur de raisonnement que celle commise pour le

Japon il y a quelques années en accordant la confiance aux statistiques.

Vu les analyses et les apports faits par nos prédécesseurs, qui, chacun en ce qui le concerne, quant à nous, il s'avère certain d'examiner ce sujet en référence des relations d'interdépendance, teintées des interactions évoluant dans un contexte de compétition dans certains domaines, et dans d'autres domaines, évoluant dans une tendance des conflits larvés. Ceci pour permettre la lecture partielle des rapports existants entre ces pays, c'est-à-dire, une autre manière de voir les choses, excluant la réalité ennemi-ennemi qui déboucherait sur la guerre.

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"Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années"   Corneille