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L'impact des revenus pétroliers sur l'économie d'un pays exportateur. Le cas du Gabon.

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par Sylvain ENGOANG
Université Pierre Mendès France de Grenoble II - Master 2 Finalité Recherche en Economie internationale et stratégies d'acteurs 2006
  

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Paragraphe 2 : La promotion d'un véritable secteur privé industriel

La promotion d'un secteur privé au Gabon repose sur la capacité des Autorités locales à surmonter les pesanteurs administratives et à mettre en oeuvre les réformes structurelles qui s'imposent, eu égard aux difficultés rencontrées par les acteurs privés. Ces réformes sont axées sur le désengagement de l'Etat du secteur productif et sur l'assainissement de l'environnement juridique et administratif des affaires en vue de favoriser l'expansion des petites et moyennes entreprises (PME).

L'Etat devrait se désengager des entreprises publiques en raison de leurs déficits chroniques qui pèsent lourdement sur les finances publiques en termes de subventions. Dans certains cas, la privatisation pourrait prendre la forme d'un contrat de gestion à travers lequel l'Etat cède uniquement la gestion de l'exploitation à des opérateurs privés, ce qui éviterait de brader le patrimoine national. En ce qui concerne la Société d'Energie et d'Eau du Gabon (SEEG), cette forme de privatisation a été un succès dans la mesure où l'entreprise réalise des bénéfices depuis sa mise en concession en 1997. Dans d'autres cas, l'Etat pourrait faire appel aux capitaux privés étrangers dont la décision d'investissement est réputée strictement basée sur les critères de rentabilité. C'est le cas, par exemple, de la compagnie Air Gabon dont la privatisation en cours prévoit la vente de 51 % du capital à la compagnie marocaine Royal Air Maroc (RAM), la part de 49 % du capital étant détenue par l'Etat gabonais. S'agissant de la société Gabon Télécoms, la privatisation se fera par la vente de 35 % du capital, couplée à un

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contrat de gestion. Dans l'optique de la réinsertion des agents licenciés, l'Etat devrait veiller à ce qu'un plan social soit élaboré par le Comité de privatisation de chaque entreprise en partenariat avec les employés.

Au Gabon, le dynamisme du secteur privé a beaucoup souffert de « l'environnement des affaires jugé actuellement défavorable »1 à l'expansion des petites et moyennes entreprises (PME). Cette situation résulte en partie du fait que la plupart des petites et moyennes entreprises (PME) présentes sur le territoire national appartiennent à des hommes proches du pouvoir qui en confient la gestion à des prête-noms, de nationalités française ou libanaise. Ainsi, afin d'éviter de soumettre à la concurrence leurs entreprises qu'ils soutiennent avec l'octroi arbitraire des avantages fiscaux et des marchés publics, les détenteurs du pouvoir étatique ont complexifié les procédures juridiques et administratives de création d'entreprises. Par conséquent, « il existe plusieurs interlocuteurs pour l'obtention d'un seul document. Le circuit de légalisation d'une entreprise implique au moins six administrations différentes »2, ce qui contribue à décourager la création d'entreprises. La promotion d'un secteur privé au Gabon exige donc que les pouvoirs publics soient à l'écoute des acteurs privés et que leur volonté de revenir d'une économie de redistribution de la rente à une économie de production compétitive se traduise par des actes concrets sur le terrain.

1 P. Metougue Nang (2001) : « Création d'entreprises et réformes économiques au Gabon. Observations des faits », Laboratoire Redéploiement Industriel et Innovation, Documents de travail, n° 48, décembre 2001, p. 12, http://www-heb.univ-littoral.fr/rii/Docs/doc48.pdf, consulté le 10/08/2006.

2 P. Metougue Nang (2001), Idem, p. 10.

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